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	<title>Archives des Calcul - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
	<lastBuildDate>Tue, 28 Oct 2025 14:25:23 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Calcul - Reeflexions</title>
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		<title>Solutions d&#039;(oligo)éléments DIY</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 23:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En aquariophilie récifale, l&#8217;équilibre chimique de l&#8217;eau est fondamental pour la santé des organismes, notamment des coraux. Les macroéléments constituent la base de l&#8217;eau de mer, tandis que les oligoéléments, bien que présents en infimes quantités, sont essentiels aux processus biologiques (croissance, calcification, reproduction). Les produits commerciaux, souvent multi composants, ne répondent pas toujours aux [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">En aquariophilie récifale, l&rsquo;équilibre chimique de l&rsquo;eau est fondamental pour la santé des organismes, notamment des coraux. Les macroéléments constituent la base de l&rsquo;eau de mer, tandis que les oligoéléments, bien que présents en infimes quantités, sont essentiels aux processus biologiques (croissance, calcification, reproduction).</p>
<p class="align-j">Les produits commerciaux, souvent multi composants, ne répondent pas toujours aux besoins spécifiques de l&rsquo;aquariophile. Cet article propose de comprendre l&rsquo;impact des composants, leur choix, pourquoi les utiliser, comprendre la chélation, les conditions d&rsquo;un apport efficace et propose une méthode pratique pour réaliser ses  solutions et contrôler les apports.
</p>
<h2 class="align-j">1. Macroéléments et oligoéléments</h2>
<p>L&rsquo;eau de mer est une solution complexe contenant une grande variété d&rsquo;éléments  dissous. Le tableau périodique (figure 1) les classe d&rsquo;un point de vue chimique   dans plusieurs groupes et familles, depuis les métaux alcalins, de transition, pauvres, les non métaux,  métalloïdes et halogènes. On peut aussi les distinguer selon leur concentration, leurs rôles ou le niveau de consommation biologique&#8230;  la liste qui suit n&rsquo;est qu&rsquo;informative :</p>
<ul>
<li> Les <strong>macro-éléments</strong>, présents en concentrations élevées (mg/l), responsables de la <strong>salinité</strong> S35, de <strong>l&rsquo;équilibre ionique</strong>, de l&rsquo;effet <strong>tampon </strong>(KH) ainsi que de la <strong>calcification</strong> des coraux et  autres organismes. Il s&rsquo;agit des   chlorures (Cl), sodium (Na), sulfates (SO4), magnésium (Mg), calcium (Ca), potassium (K), carbonates (CO3, HCO3), brome (Br), bore (B), strontium (Sr), fluor (F).</li>
<li>Les <strong> oligo-éléments</strong>, sont présents en très faibles concentrations (µg/l) mais essentiels au <strong>métabolisme des organismes</strong> et au <strong>bon fonctionnement de l&rsquo;aquarium</strong>&nbsp;: chrome (Cr),     cobalt (Co), cuivre (Cu), fer (Fe),    manganèse (Mn),    molybdène  (Mo), nickel (Ni), vanadium (V),  zinc (Zn),&nbsp; sélénium (Se), silicium (Si),   iode (I),      fluor (F)<strong>, </strong>lithium (Li)&#8230;<br />
    Parmi ces derniers, certains métaux (Cu, Zn, Cr, V, Ag) sont à la fois des oligo-éléments bénéfiques à  faible dose mais <strong>potentiellement  toxiques</strong> selon la concentration. Ils  méritent une grande attention lors du dosage.</li>
<li>Les <strong>nutriments</strong> :  essentiels à la croissance des organismes en  quantité moindre que les macro-éléments&nbsp;: azote (N), phosphore (P),  carbone (C).</li>
<li>Les <strong>métaux lourds, toxiques</strong> qui n&rsquo;ont aucune fonction biologique et que l&rsquo;on ne supplémente jamais&nbsp;: mercure (Hg), plomb (Pb), cadmium (Cd), thallium (Tl), arsenic (As), béryllium (Be)&#8230; </li>
</ul>
<p>Le protocole de supplémentation se soucie guère de la concentration. Par simplification, des macro éléments tels que brome (Br), bore (B), strontium (Sr), fluor (F)  à faible concentration dans l&rsquo;eau de mer (1 à 65&nbsp;mg/l) pourront être traités ici comme des oligoéléments.</p>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><figcaption class="grille-titre">Figure 1</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/2.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/2.jpg"></a></p>
<div class="copyright">Source : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tableau_périodique_des_éléments">Wikipédia</a></div>
</figure>
<h2 >2. Sources d'(oligo)éléments pour les organismes marins</h2>
<p class="align-j">Les oligo-éléments peuvent être assimilés selon deux voies principales : via la <strong>nourriture</strong> sous forme particulaire et par <strong>absorption</strong> directe depuis l&rsquo;eau sous forme dissoute. </p>
<h3>2.1. Capture de nourriture particulaire</h3>
<p>C&rsquo;est le <strong>mode d&rsquo;apport nourricier à privilégier</strong> dans notre aquarium. Les organismes de l&rsquo;aquarium&nbsp;:  coraux et autres invertébrés filtreurs ou non,  tirent  leurs oligo-éléments essentiellement à partir de leur nourriture. En effet, ils assimilent mieux certains métaux quand ils sont incorporés dans des composés organiques (enzymes, protéines, microalgues, bactéries, etc.). Par exemple les poissons et coraux absorbent mieux le fer lorsqu&rsquo;il est intégré dans des cellules vivantes (phytoplancton, zooplancton). </p>
<p>L&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-aquarium/">Alimentation des poissons marins en aquarium</a> traite largement de ce sujet et le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-nourriture-poissons-marins-aquarium/">Calculateur Nourriture des poissons marins d&rsquo;aquarium</a> permet d&rsquo;évaluer les apports pour chaque ingrédient. On y verra que poissons, céphalopodes, crustacés, planctons et algues proposent de nombreux oligoéléments biodisponibles, de manière équilibrée, selon le cas&nbsp;:  Ca,  Cu,  Fe, I, K, Mg, Mn, P, Se, Zn et bien d&rsquo;autres encore. Les coraux peuvent bénéficier  des mêmes avantages directement à partir de nourritures similaires finement broyées, ou indirectement comme maillon de la chaine alimentaire.</p>
<h3>2.1. Absorption de composés dissous</h3>
<p class="align-j">Les organismes marins ont à leur disposition des nourritures équilibrées. Il n&rsquo;en est pas de même avec les aliments aquariophiles aux compositions parfois mystérieuses. Les préparations plus équilibrées constituées de  produits marins (fruits de mer, algues&#8230;) présentent de meilleures  garanties. Cependant il existe le risque de proposer insuffisamment un constituant particulier pouvant conduire à une carence. Aussi <strong>on aura intérêt à proposer les oligoéléments assimilés par absorption</strong>.</p>
<p class="align-j">En effet, de nombreux invertébrés absorbent   des oligo-éléments sous forme dissoute dans l&rsquo;eau. Par exemple les coraux durs et les mollusques à coquille y puisent Ca, Sr, Mg, Mn&#8230; pour la calcification de leur squelette ou  coquille. L&rsquo;absorption de certains éléments se déroule au travers des parois cellulaires externes mais plus généralement par absorption interne après ingestion de l&rsquo;eau. C&rsquo;est en partie le cas des coraux.</p>
<p class="align-j">Si certains éléments sous forme ionique simple (Ca²⁺, Mg²⁺, Sr²⁺, Mn2+, Zn²⁺, Cu²⁺&#8230;) sont facilement absorbés, ce n&rsquo;est pas le cas de ceux qui se présentent sous des formes peu biodisponibles pour des raisons diverses (Fe³⁺, Mn³⁺, MnO2&#8230;). Le fer étant le plus difficilement disponible et d&rsquo;ailleurs souvent carencé en aquarium. Ces derniers,  indispensables au métabolisme, peuvent toutefois être absorbés quand ils sont naturellement complexés  avec des anions présents dans l&rsquo;eau de mer : les ligands, tels que les acides aminés et les acides organiques. </p>
<p class="align-j">Les éléments dissous sont également, et plus facilement, absorbés par les microorganismes  tels que les bactéries, protozoaires, planctons&#8230; constituant la nourriture des coraux. Ces derniers bénéficient ainsi indirectement des oligoéléments disponibles dans l&rsquo;eau. </p>
<p class="align-j">En aquarium on aura donc intérêt à  proposer les oligoéléments dissous en quantité suffisante et sous formes assimilables liées à des composants organiques.</p>
<h2 class="align-j">3. Pourquoi utiliser des solutions d'(oligo)éléments</h2>
<p class="align-j">L&rsquo;aquarium est le siège  de nombreuses réactions chimiques ou biochimiques telles que les transformations de l&rsquo;azote, les changements d&rsquo;états du carbone inorganique, les précipitations, les réactions d&rsquo;oxydoréduction, la photosynthèse des algues, la respiration des organismes, la dismutation de l&rsquo;iode&#8230;. La qualité de l&rsquo;eau est ainsi en constante évolution. </p>
<p class="align-j">Ses constituants et leur concentration, nous l&rsquo;avons abordé, jouent  un rôle souvent important sur les processus métaboliques des organismes. Le récifaliste doit donc <strong>surveiller régulièrement la présence des oligoéléments en quantité nécessaire</strong>. L&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/traitements-eau-recifale/">Traitements de l&rsquo;eau récifale</a> définit, pour les principaux éléments mesurés, le taux normal et l&rsquo;impact  d&rsquo;une carence ou d&rsquo;un excès sur les coraux. Le récifaliste accorde un intérêt particulier aux coraux que l&rsquo;on sait sensibles aux dérives. Ce faisant c&rsquo;est l&rsquo;ensemble des habitants (invertébrés et poissons), et plus globalement l&rsquo;équilibre de l&rsquo;aquarium qui en bénéficient.</p>
<p class="align-j">Les fluctuations de la qualité de l&rsquo;eau  se traduisent à l&rsquo;équilibre par un bilan de consommation des différents constituant  que révèlent les analyses chimiques ICP au moment du prélèvement.  Le récifaliste est donc en mesure de corriger les carences observées au cas par cas avec <strong>complémentation ponctuelle</strong>.     S&rsquo;il exploite différentes analyses ICP sur une période il peut en déduire les consommations journalières en microgrammes d&rsquo;élément par litre d&rsquo;aquarium   (µg/l/j) et les anticiper par des <strong>supplémentations régulières</strong>. </p>
<p class="align-j">Ces ajouts se réalisent au moyen de solutions contenant les éléments (majeurs ou à l&rsquo;état de traces) visés. Il dispose de produits commerciaux et, s&rsquo;il le juge pertinent, de solutions qu&rsquo;il peut lui-même préparer.</p>
<h3>3.1. Produits commerciaux</h3>
<p class="align-j">Le commerce propose de  nombreux produits. Ils ne sont malheureusement pas toujours adaptés à une supplémentation ciblée,  soit que le produit est composé de différents oligoéléments non identifiés, ni quantifiés,  soit que la gamme proposée est incomplète (ex. limitée à l&rsquo;iode). </p>
<p class="align-j">On le constate sur les réseaux sociaux, la  supplémentation axée sur les seuls éléments en carence convainc de plus en plus d&rsquo;aquariophiles lassés par les dérives inéluctablement engendrées par des produits multiéléments. Quelques enseignes proposent heureusement des oligoéléments individuels, tels que les produits Tridacna, les gammes ATI Trace Elements, Fauna Marin Elementals, et plus récemment d&rsquo;autres enseignent ont emboité la démarche.</p>
<p class="align-j">Plus récemment on peut saluer l&rsquo;offre de la société <a href="https://turtle-system.fr/categorie-produit/supplements/">Turtle System</a> qui propose  une gamme très complète  de solutions  concentrées et de composition connue, en kits économiquement attractifs. L&rsquo;aquariophile peut enfin savoir ce qu&rsquo;il introduit et combien. Cette société a mis en place un protocole <em><a href="https://turtle-system.fr/protocole-oligos/">No water change</a></em> (NWC) réduisant à l&rsquo;extrême les changements d&rsquo;eau. Son soutien personnalisé démocratise  une aquariophilie récifale réfléchie et maitrisée.</p>
<p class="align-j">Selon les fiches techniques, on peut regretter que de nombreux oligoéléments ne soient pas chélatés. Ce traitement parait pourtant essentiel avec certains métaux, dans le contexte récifal, comme on le verra. Il pourrait expliquer une certaine instabilité  et le fait qu&rsquo;ils ne sont jamais détectables à l&rsquo;ICP malgré des apports quotidiens parfois importants.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);">
<div class="grille-titre ">Quelques produits commerciaux.</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/5.jpg"><figcaption class="figlegende"  >Gamme Supplements de ATI </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/6.jpg"><figcaption class="figlegende"  >Gamme Elementals de Fauna Marin </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/7.jpg"><figcaption class="figlegende"  > Gamme complète OLIGO de Turtle System</figcaption></figure>
</div>
<h3>3.2. Solutions d&rsquo;oligoéléments  DIY</h3>
<p class="align-j">En France, l&rsquo;offre proposée récemment par la société <a href="https://turtle-system.fr/#">Turtle System</a> présente tant d&rsquo;avantages qu&rsquo;on  peut légitimement s&rsquo;interroger sur l&rsquo;intérêt de réaliser soi-même ses solutions. En effet,  il faut trouver les fournisseurs au détail, choisir parmi les nombreuses molécules celles qui sont acceptables,  avec le niveau de  pureté adéquat et garanti,   disponibles en petite quantité, à coût abordable&#8230; certains composés étant  difficile à trouver. Il est nécessaire de conserver les produits sans altération, peser avec du matériel  de précision, homogénéiser avec rigueur, procéder à des couplages chimiques, approvisionner des récipients adaptés, conditionner sans contamination&#8230; le tout en considérant le caractère dangereux, voire toxique, de cetains produits chimiques. De quoi investir dans du matériel et pourvoir malgré soi, et inutilement, à 20&nbsp;ans de supplémentation. Ce qui suit montrera que<strong> réaliser ses propres solutions s&rsquo;avère une démarche chronophage </strong>finalement plus<strong> coûteuse </strong>que  certaines solutions prêtes à l&#8217;emploi<strong>.</strong></p>
<p class="align-j">La  majorité des aquariophiles pourra donc arrêter ici sa lecture, sauf à titre documentaire. Cet article s&rsquo;adresse à la petite minorité  de ceux qui ne trouveraient pas satisfaction dans l&rsquo;offre professionnelle, que les volumes à traiter ne soient pas adaptés, le budget  très serré, que l&rsquo;on soit un irréductible adepte du DIY ou simplement comme moi, qui ont besoin d&rsquo;expérimenter pour comprendre.</p>
<h2>4. Choix des éléments</h2>
<p class="align-j">Les éléments ne sont pas administrés sous leur forme pure, soit parce qu&rsquo;ils sont insolubles et donc non biodisponibles (Fe, Mn, V), soit qu&rsquo;ils sont hautement réactifs et pour certains, explosifs au contact de l&rsquo;eau et de l&rsquo;oxygène (Na, K), inflammables  (Mg),   toxiques à l&rsquo;état pur (Cu, I<sub>2</sub>) ou qu&rsquo;ils ne sont tout simplement pas assimilables (fer ferrique Fe³⁺).</p>
<p class="align-j">Le processus d&rsquo;absorption des organismes marins nécessite des <strong>formes dissoutes </strong>et parfois<strong> complexes</strong> (liés à d&rsquo;autres ions ou molécules, inorganiques ou organiques)  pour qu&rsquo;ils soient <strong>biodisponibles</strong> et exploitables. Plusieurs critères influencent le choix des composés.</p>
<h3>4.1. Critères de choix des composés </h3>
<p class="align-j">Il importe de sélectionner les composés  les plus adaptés selon plusieurs critères :</p>
<figure class="figfloat"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/8.jpg"><figcaption class="figlegende"  >Fig. 3 : Composés proposés en VPC.</figcaption></figure>
<ul>
<li><strong>Biodisponibilité</strong> : Une forme chimique d&rsquo;un oligoélément peut être mieux absorbée  par les organismes marins que d&rsquo;autres. Par exemple un fer chélaté   est mieux absorbé par les coraux.</li>
<li><strong>Stabilité chimique</strong> : Une molécule stable assure que l&rsquo;oligoélément reste disponible  sur une longue période, sans se dégrader par des précipitations ou des réactions chimiques indésirables au pH de l&rsquo;eau de mer.</li>
<li><strong>Compatibilité </strong>avec les autres composants de l&rsquo;eau : Certaines molécules peuvent réagir avec des éléments de l&rsquo;eau et conduire à des précipitations et une perte de l&rsquo;oligoélément. Les sulfates de fer ou de manganèse sont relativement stables et n&rsquo;interfèrent pas avec les autres ions majeurs de l&rsquo;eau de mer   (calcium, magnésium, sodium&#8230;).</li>
<li><strong>Toxicité pour les animaux</strong>&nbsp;:  Certains éléments sont toxiques pour les coraux et d&rsquo;autres organismes marins, même en faible quantité. Les formes chélatées de zinc ou de cuivre sont moins toxiques que leur formes ioniques (Zn<sup>2+</sup>, Cu<sup>2+</sup>).</li>
<li><strong>Dangerosité pour l&rsquo;homme</strong> : certaines molécules présentent des risques importants pour l&rsquo;homme. On pourra privilégier les moins agressives pour un même métal.</li>
<li><strong>Solubilité dans l&rsquo;eau osmosée</strong> : Les  oligoéléments préparés  à des concentrations très faibles doivent pouvoir se diluer facilement. Par exemple, l&rsquo;iode  devient  rapidement toxique à faible concentration. La solubilité de certains produits  est parfois si faible que leur forme n&rsquo;est pas envisageable. <span class="align-j">On préfère <strong>utiliser les sels des métaux (chlorures, sulfates..)  et les formes hydratées</strong> pour leur meilleure solubilité en eau osmosée et marine.</span></li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Solubilité dans l&rsquo;eau de mer</strong> : Les molécules doivent également être suffisamment solubles au pH de l&rsquo;eau de mer  pour que l&rsquo;oligoélément reste dissous et disponible pour les organismes marins. Les sulfates ou les complexes chélatés sont plus solubles dans l&rsquo;eau que d&rsquo;autres.</li>
<li><strong>Offre commerciale</strong> : Certaines molécules sont peu disponibles pour un achat en petite quantité par un particulier amateur.</li>
<li><strong>Coût </strong>: Les conditionnements et  le niveau de pureté peuvent être si importants que le produit devient prohibitif. Les sulfates et chlorures sont généralement plus accessibles.</li>
</ul>
<h3>4.2. Niveaux de pureté</h3>
<p class="align-j">Faire soi-même ne signifie pas introduire n&rsquo;importe quoi. De nombreuses normes déterminent les taux de pureté exigés pour les produits chimiques. Les  normes nationales ne sont cependant pas toujours harmonisées, et les règlements   ne précisent des limites acceptables que pour un secteur d&rsquo;activités. Ainsi le niveau de pureté des produits chimiques dépend essentiellement du domaine d&rsquo;utilisation et peut varier de manière importante de l&rsquo;un à l&rsquo;autre. Le tableau 1 propose une évaluation globale des niveaux de pureté selon le cas.</p>
<table class="tableau" >
<caption class="tableau-titre">
  Tableau  1 : Niveau de pureté selon l&rsquo;utilisation<br />
  </caption>
<thead>
<tr>
<th><strong>Domaine</strong></th>
<th><strong>Pureté typique</strong></th>
<th><strong>Cas  d&rsquo;utilisation</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Industriel</td>
<td align="center">70-95 %</td>
<td>Usages non critiques</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Alimentaire</strong></td>
<td align="center"><strong>95 &#8211; 98 %</strong></td>
<td><strong>Additifs, aliments</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Pharmaceutique</strong></td>
<td align="center"><strong>≥ 99 %</strong></td>
<td><strong>Médicaments</strong></td>
</tr>
<tr>
<td>Analytique</td>
<td align="center">≥ 99 %</td>
<td>Laboratoires, analyses chimiques</td>
</tr>
<tr>
<td>HPLC</td>
<td align="center">&gt; 99,9 %</td>
<td>Chromatographie</td>
</tr>
<tr>
<td>Ultrapur</td>
<td align="center">&gt; 99,99 %</td>
<td>Spectroscopie, recherche avancée, étalonnages</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="align-j">Dans le cadre de la supplémentation on visera les produits de pureté de 98 à 99&nbsp;% destinés à un usage <strong>pharmaceutique</strong> ou <strong>alimentaire</strong>. Leurs  normes  strictes limitent la concentration de contaminants tels que l&rsquo;arsenic et le plomb, à des niveaux extrêmement faibles (ex. &le;&nbsp;1-2 ppm). Leur impact sera alors indétectable par ICP  compte tenu des faibles dosages introduits.</p>
<p class="align-j">Contrairement à des éléments comme le nitrate ou le phosphate, les  produits toxiques ne sont toutefois pas toujours facilement éliminés par les processus biologiques. Il peut se produire une <strong>bioaccumulation</strong> des métaux lourds dans les organismes (poissons et invertébrés). Cependant, celle-ci  a peu de risque de devenir critique  à long terme aux très faibles concentrations utilisées. Pour s&rsquo;en assurer il convient de réaliser au minimum une <strong>analyse ICP annuelle</strong> permettant de détecter une éventuelle dérive.</p>
<h2 class="align-j">5. Risques associés aux produits chimiques</h2>
<h3>5.1. Risques sanitaires</h3>
<p>Certains composés sont <strong>irritants</strong> en contact cutané ou des yeux, <strong>toxiques</strong> voire <strong>cancérogènes</strong> en cas d&rsquo;ingestion ou inhalation, ou <strong>toxiques pour la reproduction. </strong>Ils  affectent alors la capacité à concevoir ou nuisent au développement du fœtus chez l&rsquo;humain ou d&rsquo;autres espèces. En présence de risques potentiels pour la santé, la règlementation limite parfois la vente  à de faibles concentrations (acide borique) ou  aux professionnels.</p>
<p>Le tableau 2 situe les niveaux de risques. Il convient de consulter et respecter <span class="align-j">les fiches de données de sécurité  spécifiques à chaque composé. </span></p>
<div>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau  2 : Risques sanitaires de divers composés<br />
    </caption>
<thead>
<tr>
<th width="5%">Elt.</th>
<th>Composé</th>
<th width="10%">Irritant</th>
<th width="10%">Toxique</th>
<th width="10%">Cancer</th>
<th width="10%">Repro</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td align="center">B</td>
<td>Acide borique</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Ba</td>
<td>Chlorure de baryum  dihydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Br</td>
<td>Bromure de sodium</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Ca</td>
<td>Chlorure de calcium dihydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">.</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Co</td>
<td>Chlorure de cobalt (II) hexahydraté</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Cr</td>
<td>Chlorure de chrome (III) hexahydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Cu</td>
<td>Sulfate de cuivre  pentahydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">F</td>
<td>Fluorure de sodium  hydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x.</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Fe</td>
<td>Sulfate de fer (II) heptahydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">I</td>
<td>Iodure de potassium</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">K</td>
<td>Chlorure de potassium</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Li</td>
<td>Chlorure de lithium hydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Mg</td>
<td>Chlorure de magnésium  hexahydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">.</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Mn</td>
<td>Sulfate de manganèse (II) monohydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x.</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Mo</td>
<td>Molybdate de sodium  dihydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Na</td>
<td>Chlorure de sodium</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Ni</td>
<td>Sulfate de nickel hexahydraté</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">NO3</td>
<td>Nitrate de calcium ou de potassium</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">.</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Se</td>
<td>Sélénite de sodium</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Sr</td>
<td>Chlorure de strontium hexahydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">V</td>
<td>Orthovanadate de sodium</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Zn</td>
<td>Sulfate de zinc heptahydraté</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<h3>5.2. Précautions d&rsquo;utilisation</h3>
<p class="align-j">En présence de risques potentiels pour la santé humaine et animale <strong>les produits chimiques doivent toujours  être manipulés avec soin</strong>, sans risque de contact avec les muqueuses, d&rsquo;inhalation ou d&rsquo;ingestion. Consulter  les notices techniques et les fiches de données de sécurité et respecter les instructions spécifiques à chaque composé. Plus globalement&nbsp;:</p>
<ul data-start="4646" data-end="5149">
<li data-start="5007" data-end="5149">Stocker  dans des conditions sûres, dans des contenants étiquetés et hors de portée des enfants et des adultes non autorisés.</li>
<li>Stocker à une température modérée à l&rsquo;abri de la lumière. Indépendamment de leur dégradation certains composés (nitrate de calcium ou sodium) deviennent explosifs à haute dose en présence de chaleur.</li>
<li data-start="4646" data-end="4764">Œuvrer  dans un espace ventilé, hors courants d&rsquo;airs.</li>
<li>Éviter toute exposition directe.</li>
<li>Manipuler  avec des équipements de protection adaptés (gants, lunettes, masques).</li>
<li data-start="4918" data-end="5006">Respecter les doses recommandées.</li>
<li>Éviter les déversements dans l&rsquo;environnement.</li>
</ul>
<h2>6. La chélation</h2>
<h3>6.1. Chélation d&rsquo;un métal</h3>
<p class="align-j">Un métal est dit chélaté (Fe chélaté) quand il est lié à une autre molécule, le chélateur, dont la structure   entoure l&rsquo;élément métallique (figure&nbsp;2), l&#8217;empêchant ainsi de se dissocier en ions libres, avec de nombreux effets bénéfiques.</p>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/3.jpg"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/3.jpg"></a><figcaption class="figlegende"  >Fig. 2 : Le chélateur organique EDTA enveloppe l&rsquo;ion métallique Fe.</figcaption></figure>
<p class="align-j">L&rsquo;eau de mer contient de  nombreux métaux (Al, Ba, Co, Cu, Fe, Li, Mn, Mo, Ni, Ru, Sr, V, Zn&#8230;). Son caractère ionique facilite la dissolution de  composés divers. Mais ce n&rsquo;est pas le cas de l&rsquo;eau pure utilisée pour préparer les solutions, dans laquelle des composés métalliques s&rsquo;y dissolvent sous leur forme élémentaire. C&rsquo;est le cas des ions Fe, Mn, Zn, Cu, Ni, Co et V. Pour cette raison on privilégie leurs  formes de sels  (chlorures, sulfates, nitrates, etc.) qui améliorent grandement leur taux de solubilité dans l&rsquo;eau douce (osmosée) à 25°C  comme le montre le tableau 3.</p>
<p class="align-j">Cependant d&rsquo;autres aspects rendent la chélation conseillée et parfois indispensable&nbsp;: pour conserver leur état dissous et leur stabilité au pH de l&rsquo;eau de mer, ou bien lors d&rsquo;associations multiéléments (ex. Fe + Mn + Zn&#8230;).</p>
<p class="align-j">Le principe de la chélation est ainsi exploité dans de nombreux domaines tels que la médecine&nbsp;: détoxication des métaux lourds&nbsp;; l&rsquo;agriculture  : apport de micronutriments&nbsp;; l&rsquo;alimentaire&nbsp;: pour éviter l&rsquo;oxydation des huiles et boissons&#8230;<br />
  En aquariophilie des conditionneurs d&rsquo;eau neutralisent les  métaux lourds présents dans l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium ou du robinet,  diminuent la toxicité de l&rsquo;ammoniac et des nitrites. La chélation permet aussi de détoxifier les métaux lourds et divers polluants  accumulés en aquarium (ex. Turtle System <a href="https://turtle-system.fr/produit/heavy-metal-remover/">Heavy Metal REMOVER</a>). Ses effets sont en bien des points positifs dans les solutions d&rsquo;oligo-éléments. </p>
<h3>6.2. Effets de la chélation</h3>
<p class="align-j">Bien qu&rsquo;il soit possible de combiner des solutions non chélatées de métaux à de très faibles concentrations, dans certains cas cela présente des <strong>risques accrus</strong> de précipitation, d&rsquo;oxydation, de non biodisponibilité, de biodisponibilité éphémère et de toxicité. L&rsquo;utilisation de chélateurs est alors fortement recommandée. Elle présente plusieurs avantages qui peuvent la rendre utile, voire incontournable lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de combiner plusieurs métaux&nbsp;:</p>
<h4>Avantages de la chélation</h4>
<ul>
<li><strong>Solubilité</strong> :  la chélation améliore la solubilité des ions métalliques lorsque les conditions s&rsquo;écartent de l&rsquo;optimum.</li>
<li><strong>Stabilité</strong> : Réduction des risques  de précipitation à pH élevé
<ul>
<li><strong>Réduction des risques  de précipitation</strong> :<br />
        Même à très faible concentration, la probabilité qu&rsquo;un ion métallique rencontre des ions  compétiteurs en très grande concentration dans l&rsquo;eau de mer, est élevée. Ainsi, les solutions non chélatées de métaux peuvent précipiter sous forme de sels métalliques insolubles en présence    d&rsquo;ions chlorures, sulfates, carbonates voire phosphates. Par exemple, le fer (Fe²⁺ et Fe³⁺), le cuivre (Cu²⁺),  précipitent sous forme d&rsquo;hydroxydes ou d&rsquo;oxydes avec l&rsquo;augmentation du pH, de même que le zinc, le manganèse et le nickel ou le chrome  qui peut se convertir en hydroxydes, se complexer   avec des  carbonates, phosphates ou coprécipiter en présence d&rsquo;autres métaux (Fe, Mn&#8230;) sous des formes insolubles.</li>
<li><strong>Stabilité du chélateur à pH élevé : </strong> Les chélateurs sont donc choisis pour assurer la stabilité du composé au pH d&rsquo;utilisation de l&rsquo;eau de mer&nbsp;jusqu&rsquo;à pH&nbsp;8,5.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Prévention de l&rsquo;oxydation : </strong> Certains chélateurs   protègent  les métaux contre l&rsquo;oxydation rapide, les conservant sous forme soluble, sur une période plus longue. Ils évitent  l&rsquo;utilisation de stabilisants (acide citrique&#8230;) dont l&rsquo;effet antioxydant s&rsquo;amenuise à pH élevé marin.</li>
<li><strong>Biodisponibilité</strong> : Les métaux maintenus sous une forme soluble et stable améliore leur disponibilité pour les organismes marins, sur une plus longue période.</li>
<li><strong>Assimilation</strong>&nbsp;: nous avons vu que les complexes de métaux et de molécules organiques sont plus facilement assimilés par les organismes. Il en est ainsi avec les chélateurs que l&rsquo;on choisira organiques (naturels ou synthétiques).</li>
<li><strong>Réduction du risque  de   toxicité</strong> : L&rsquo;amélioration de la solubilité et de la stabilité prévient les concentrations excessives du métal   à taux toxiques (ex. Cu)<strong>.</strong></li>
<li><strong>Prévention des carences </strong>:  le métal chélaté, disponible plus longtemps et consommé progressivement, réduit le risque de  carences.</li>
<li><strong>Compatibilités multiéléments </strong>: Les très faibles concentrations, en deçà  de la limite de solution du composé, contribuent  à obtenir sa dissolution complète dans l&rsquo;eau osmosée. Cependant, en l&rsquo;absence de chélation certaines combinaisons de métaux   peuvent réagir entre-elles. C&rsquo;est le cas du  fer ou du cuivre qui peuvent s&rsquo;oxyder ou interagir avec des ions compétiteurs, formant des complexes qui ne sont pas nécessaires ou souhaitables, ou pouvant se  dégrader et devenir moins disponibles, voire inactifs ou toxiques. Si ce n&rsquo;est pas immédiat, cela peut se produire   dans la durée, en attente de distribution.<br />
    Ainsi la chélation des métaux sensibles est fortement conseillée (tableau 2) pour les solutions d&rsquo;éléments multiples destinées à la supplémentation par microdosage, </li>
</ul>
<p class="align-j">Cependant, ces  avantages ne valent que si les chélateurs sont <strong>dosés au juste nécessaire</strong>. En effet un surdosage peut renforcer les liaisons du complexe réduisant ainsi  sa solubilité et sa disponibilité à moyen terme.
</p>
<h4>Risques liés à la non chélation</h4>
<ul>
<li><strong>Le métal peut s&rsquo;accumuler sans être détectable</strong> : Le paragraphe précédent a déjà évoqué de nombreux risques. Plus spécifiquement en aquariophilie récifale le métal non chélaté (quand il est nécessaire ou conseillé) peut s&rsquo;accumuler sur les substrats après sa précipitation au pH de l&rsquo;eau de mer. Il n&rsquo;est alors que partiellement consommé par les organismes. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;oligoélément peut devenir rapidement <strong>indétectable par l&rsquo;analyse ICP</strong>,  et qu&rsquo;en toute bonne foi l&rsquo;aquariophile supplémente inconsidérément, sans pour autant noter d&rsquo;impact négatif sur l&rsquo;équilibre de l&rsquo;aquarium et de ses habitants.</li>
<li><strong>Re dissolution du métal accumulé à un niveau toxique</strong>&nbsp;: Les précipités en question  sont heureusement généralement stables  au pH normal d&rsquo;un aquarium récifal. Cependant, outre leur inefficacité, leur accumulation présente un risque latent si des changements chimiques surviennent tels qu&rsquo;une chute rapide ou locale du pH. L&rsquo;élément accumulé peut se remettre en solution et voir son <strong>taux atteindre un niveau toxique</strong>.</li>
</ul>
<p>Pour minimiser ces risques, il convient de maintenir une bonne stabilité chimique dans le bac, d&rsquo;éviter l&rsquo;accumulation  de précipités et de surveiller les concentrations en oligoéléments. La chélation est un élément de cette stratégie. La logique conduit à  chélater les métaux supplémentés dès lors qu&rsquo;ils présentent un risque.</p>
<h2>7. Les chélateurs dosages, usages</h2>
<h3>7.1. Chélateurs recommandés</h3>
<p class="align-j">Il existe de nombreux  chélatants organiques (tableau&nbsp;3). Ils se différencient  selon le pH optimal de mise en solution, leur stabilité au pH de l&rsquo;eau de mer, leur compatibilité et  efficacité en présence de certains métaux, leur biodisponibilité et leur facilité d&rsquo;assimilation&#8230; ce qui limite le champ des possibles dans le contexte de l&rsquo;aquariophile récifale&nbsp;:</p>
<h4>7.1.1 Gluconates</h4>
<p> Le <strong>gluconate de sodium</strong> (C<sub>6</sub>H<sub>11</sub>NaO<sub>7</sub>), un dérivé de l&rsquo;acide gluconique produit naturellement par certaines bactéries et champignons, est obtenu ici par synthèse. C&rsquo;est un <strong>excellent choix pour une supplémentation douce et contrôlée</strong>. Il est cependant moins efficace en présence de métaux s&rsquo;oxydant rapidement à pH alcalin supérieur à 8,0. Les gluconates étant très biodisponibles et facilement dégradés par les bactéries dans la durée, il est préférable de les doser en aquarium quotidiennement, en petites quantités.</p>
<h4>7.1.2. Polygluconates</h4>
<p>Les <strong>polygluconates  de sodium ou de calcium</strong> sont stables au pH de l&rsquo;aquarium, et également très biodisponibles pour les organismes algues, invertébrés, bactéries. Ils seraient le meilleur choix s&rsquo;ils étaient disponibles dans le commerce pour les particuliers.</p>
<h4>7.1.3. Citrate de sodium</h4>
<p>Le <strong>citrate de sodium </strong> (ex. le citrate de sodium tribasique dihydraté  C<sub>6</sub>H<sub>5</sub>Na<sub>3</sub>O<sub>7</sub>) offre des liaisons fortes, voire trop fortes avec de nombreux métaux qui ne seraient plus assimilables. Il est donc essentiel de ne pas le surdoser. Il est mieux adapté aux métaux facilement oxydables à  pH&nbsp;8 tels que Fe, Cu, Cr, V, les rendant plus stables au pH de l&rsquo;aquarium marin et disponibles plus longtemps.</p>
<h4>7.1.4. Association gluconate  et citrate</h4>
<p>Combinés dans un ratio d&rsquo;environ 50/50, le gluconate de sodium et le citrate de sodium  agissent  indépendamment, proposant les avantages de chacun en synergie. <strong>Cette association revêt un intérêt en présence de  métaux peu solubles ou facilement oxydables</strong> (Fe, Cu, Cr, V)  que le citrate stabilise aux pH 8 à 8,5. Le complexe chélateur-métal reste alors fonctionnel et biodégradable plus longtemps.</p>
<h4>7.1.5. Acides humiques</h4>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/12.jpg"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/12.jpg"></a><figcaption class="figlegende"  >Fig. 4 : Coloration très foncée des acides humiques.</figcaption></figure>
<p>Ils <span class="align-j"> sont constitués d&rsquo;acide humique et d&rsquo;acide fulvique, deux éléments de l&rsquo;humus issu de la décomposition des débris végétaux. Acide humique et fulvique sont proposés seuls ou en association. </span></p>
<p>Pas facile à trouver en vente si l&rsquo;on évite les produits à usage agricole ou phytothérapique qui contiennent de nombreuses  substances inconnues. Certaines enseignes proposent des produits aquariophiles tels que <a href="https://dennerle.com/fr/products/humin-elixir">Dennerle Humin </a><a href="https://dennerle.com/fr/products/humin-elixir">Elixir</a>, Prodibio Humic&rsquo;water, mais sans mentionner la concentration, indispensable pour calculer le dosage. D&rsquo;autres indiquent le taux humique (<a href="https://terralba.eu/shop/acides-humiques-et-fulviques-racinaire-tous-cycles-20#attr=1049">Terralba </a> 16,6&nbsp;%, <a href="https://www.auxine-shop.fr/produit/fertilisation/engrais-biologique-professionnel/acides-humiques-et-fulviques-tco/">Hufu</a> 25%) sans toutefois préciser la neutralité des adjuvants  (eau osmosée et autres). Dans le doute, privilégions les plus concentrés et ceux à caractère alimentaire bio. </p>
<p class="align-j">Les acides humiques se présentent sous les formes :</p>
<ul>
<li><strong>Solution </strong>garantie sans produits toxiques (bio) de concentration connue (&asymp; 25&nbsp;%). Le risque de contamination  de l&rsquo;aquarium par les résidus est alors quasi nul à la concentration de quelques µg/l/j.</li>
<li><strong>Acide humique sec</strong> de composition garantie, de concentration connue (&asymp;40&nbsp;%). Si besoin, broyer le granulat  trop grossier pour faciliter la solution. Durant 24 à 48 h tremper 1 kg de granulat dans 1 litre d&rsquo;eau osmosée ramenée à pH 8-9, par exemple avec &asymp; 1&nbsp;g de  bicarbonate de sodium, à environ 30°C, sous agitation légère ou régulière. Filtrer ensuite cette  infusion  (filtre à café) pour  extraire  70 à 90&nbsp;% des 40&nbsp;% d&rsquo;acides initiaux et obtenir une solution  contenant 32 à 40&nbsp;% d&rsquo;acide humique et/ou fulvique. <br />
    <span class="align-j">Nota : il n&rsquo;est pas conseillé de pousser les filtrations successives jusqu&rsquo;à obtenir une eau très claire, ces dernières pouvant éliminer trop de composés moléculaires  lourds, plus efficaces pour lier les métaux. </span> </li>
</ul>
<p class="align-j">La chélation par les acides humiques  offre de nombreux avantages. Les liaisons de l&rsquo;acide humique étant plus fortes jusqu&rsquo;à pH 8,5. L&rsquo;acide fulvique quant à lui est  plus soluble et stable  jusqu&rsquo;à pH&nbsp;9. Il peut être  judicieux de les combiner.</p>
<p class="align-j">Les acides humiques  pourraient être de<strong> bons compromis</strong> pour la préparation de solutions d&rsquo;oligoéléments. Même en présence de métaux difficiles (Fe, Mn, Zn). Malgré tous leurs avantages ils ont l&rsquo;inconvénient d&rsquo;être de <strong> concentration  toujours incertaine</strong> et constitués d&rsquo;une chaîne de molécules différentes en nombre variable. Dès lors il est impossible de déterminer le dosage nécessaire pour exploiter tous leurs sites réactifs. Par ailleurs leur <strong>forte couleur</strong>, même à faible concentration, rend impossible l&rsquo;observation du contenu, par exemple pour déceler une précipitation. Ces raisons me font préférer les gluconates.</p>
<h3>7.2. Chélateurs à éviter</h3>
<p class="align-j">Certains chélateurs synthétiques fréquemment cités ne s&rsquo;avèrent pas adaptés à un usage en aquariophilie récifale.</p>
<ul>
<li><strong>Acide diéthylène triamine penta acétique (DTPA)</strong> : Il offre des liaisons fortes, stables jusqu&rsquo;à pH &lt;&nbsp;8,5. En contrepartie, elles limitent la biodisponibilité de nombreux métaux avec possible accumulation et interaction avec métaux lourds.  Plus hydrophile et écumable que l&rsquo;acide humique. Le DTPA trouve un intérêt avec les métaux oxydables, pouvant précipiter, tels que Fe, Mn, Zn. Les chélates d&rsquo;EDTA supportent mieux l&rsquo;exposition aux UU d&rsquo;un filtre. Cependant, utilisé en aquaculture on n&rsquo;a  pas  le recul suffisant pour estimer les effets d&rsquo;une accumulation liée à sa grande stabilité dans un aquarium hébergeant des invertébrés. </li>
<li><strong>Acide éthylènediaminetétraacétique disodique (EDTA 2Na)</strong> : Il est peu stable au-dessus de pH&nbsp;8. </li>
<li><strong>L&rsquo;éthylène diamine di-hydroxyphénylacétique  (EDDHA)</strong>&nbsp;: Il réalise des liaisons trop fortes et trop stables pour être suffisament biodisponible.</li>
</ul>
<h3>7.3. Caractéristiques des chélateurs</h3>
<p class="align-j">Le tableau 3 propose un résumé des propriétés particulières à chaque type de chélateur.</p>
<table class="tableau" >
<caption class="tableau-titre">
  Tableau  3 : Caractéristiques de chélateurs<br />
  </caption>
<thead>
<tr>
<th width="15%"><strong>Chélateur</strong></th>
<th><strong>pH solution</strong></th>
<th>Rap. mol.<br />
        Mét/chél.</th>
<th><strong>Bio disponibilité</strong></th>
<th width="12%"><strong>Stabilité en eau de mer</strong></th>
<th><strong>Eléments possibles</strong></th>
<th width="30%"><strong>Observations</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Polygluconates</strong></td>
<td align="center">7-8</td>
<td align="center">1:1 à 1:2</td>
<td><strong>Très bonne</strong></td>
<td><strong>Bonne pH &lt; 8,5</strong></td>
<td><strong>Co, Fe, Mn, Ni, Zn,</strong><br />
        <strong>Cr, Cu,  Mo, Se, Sr, V.</strong></td>
<td><strong>Polyvalent. Biodisponible</strong>. Relativement <strong>stable en eau de mer</strong>.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Gluconate Na</strong></td>
<td align="center">7-8</td>
<td align="center">1:1 à 1:3</td>
<td><strong>Haute</strong></td>
<td><strong>Bonne</strong> pH&nbsp;&lt;8<strong><br />
        Moyenne</strong> pH &lt;8,5</td>
<td><strong>Co, Cu, Mn, Ni, Zn.</strong></td>
<td>Biodégradable. Stable à pH  &asymp;8. Stable pH <strong>&asymp;</strong>8,5 avec métaux peu solubles en association avec citrates.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Citrate Na</strong></td>
<td align="center">6-8</td>
<td align="center">1:1 à 1:2</td>
<td>Bonne</td>
<td><strong>Bonne pH &lt; 8,5</strong></td>
<td><strong>Fe, Cu, Cr, V, </strong>Zn, Mn, Co, Ni. .</td>
<td><strong>(trop) stable à pH  &lt;&nbsp;8,5</strong> avec métaux facilement solubles</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Gluconate Na + citrate Na</strong></td>
<td align="center">7-8</td>
<td align="center">1:1:1 à 1:1:3</td>
<td><strong>Très bonne</strong></td>
<td><strong>Bonne pH &lt; 8,5</strong></td>
<td><strong>Fe, Cu, Cr, V, </strong>Zn.</td>
<td>Équilibre  entre stabilité jusqu&rsquo;à ph 8,5 et biodisponibilité des métaux peu solubles en ratios Glu/cit 50/50 (Fe, Cu, Cr, V), voire 90/10 (Zn).</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>AH, AF</strong></td>
<td align="center">6-7</td>
<td align="center">1:0,1 à 1:0,2</td>
<td><strong>Excellente</strong></td>
<td><strong>Très bonne &gt; 8,5</strong></td>
<td><strong>Co, Fe, Mn, Ni, Zn, </strong><br />
        <strong>Cr, Cu,  Mo, Se, Sr, V.</strong></td>
<td><strong>Polyvalent. Très biodisponible</strong>. Naturellement présent  et <strong>stable en eau de mer</strong>. Bonne résistance à l&rsquo;écumage. Forte couleur.</td>
</tr>
<tr>
<td height="42"><strong>DTPA</strong></td>
<td align="center">6-7</td>
<td align="center">1:1 à 1:2</td>
<td><strong>Très bonne</strong></td>
<td><strong>Bonne pH &lt; 8,5</strong></td>
<td><strong>Fe,</strong> <strong>Zn</strong>, <strong>Mn</strong>, Co, Cu, Ni.</td>
<td><strong>Stable jusqu&rsquo;à pH 8.5.</strong> <strong>Fortes liaisons</strong> avec métaux Fe, Zn, Mn. <strong>Possible accumulation</strong> et interaction avec métaux lourds. Supporte les UV. Difficile à acquérir</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>EDTA 2Na</strong></td>
<td align="center">7-8</td>
<td align="center">1:1 à 1:1,5</td>
<td>Bonne</td>
<td>Moyenne</td>
<td><strong>Co, Cu, </strong><strong>Mn, Ni, Zn</strong>, Fe, V.</td>
<td>Fe : moins efficace à  pH&nbsp;&gt;8<br />
        Autres métaux : OK pH &lt;8,5</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>EDDHA</strong></td>
<td align="center">7,5 &#8211; 12</td>
<td align="center">1:1 à 1:1,2 </td>
<td>Faible</td>
<td>Trop élevée</td>
<td>Fe, Zn, Cu, Mn, Ni, Co.</td>
<td>
<p>Forte stabilité en edm peut limiter la biodisponibilité. Résistant aux UV.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
<caption class="tableau-legende">
  * En gras :1er choix, () non recommandé en eau de mer.<br />
  </caption>
</table>
<h3>7.4. Chélateurs possibles</h3>
<p class="align-j">Le tableau 4 énumère les produits compatibles avec divers composés d&rsquo;oligoéléments parmi les plus utilisés.</p>
<table class="tableau" >
<caption class="tableau-titre">
  Tableau  4 : Chélateurs possibles de composés chimiques<br />
  </caption>
<thead>
<tr>
<th width="5%">Elt.</th>
<th width="22%"><strong>Composé</strong></th>
<th width="15%">Solubilité<br />
        25°C g/l</th>
<th width="25%"><strong>Chélateurs</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td align="center"><strong>Co</strong></td>
<td>Chlorure Co (II) hexahydraté</td>
<td align="center">600</td>
<td>AHF, PG, DTPA, gluconate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Cr</strong></td>
<td>Chlorure Cr (III) hexahydraté</td>
<td align="center">585</td>
<td>AHF, PG, DTPA, gluconate + citrate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Cu</strong></td>
<td>Sulfate Cu pentahydraté</td>
<td align="center">316</td>
<td>DTPA, AHF, PG, gluconate + citrate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Fe</strong></td>
<td>Sulfate Fe (II) heptahydraté</td>
<td align="center">250</td>
<td>DTPA, AHF, PG, gluconate + citrate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Mn</strong></td>
<td>Sulfate Mn (II) monohydraté</td>
<td align="center">520</td>
<td>DTPA, AHF, PG, gluconate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Ni</strong></td>
<td>Sulfate Ni hexahydraté</td>
<td align="center">760</td>
<td>AHF, PG, DTPA, gluconate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Se</strong></td>
<td>Sélénite Na</td>
<td align="center">85</td>
<td>AHF, PG, DTPA, gluconate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Sr</strong></td>
<td>Chlorure Sr hexahydraté</td>
<td align="center">538</td>
<td>AHF, PG, DTPA, gluconate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>V</strong></td>
<td>Vanadates sous formes diverses</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td>DTPA, PG, gluconate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Zn</strong></td>
<td>Sulfate Zn heptahydraté</td>
<td align="center">960</td>
<td>DTPA, AHF, PG, gluconate.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>7.4. Quantité de  chélateur</h3>
<p class="align-j">La quantité de  chélateur dépend des spécificités du métal, de ses interactions avec le chélateur et de l&rsquo;objectif à atteindre. Dans le cadre d&rsquo;une supplémentation en aquarium récifal,  le complexe métal/chélateur doit être stable, mais pas trop pour rester facilement disponible. Un léger excès aurait pour inconvénient de retarder la biodisponibilité du métal. Bref il en faut mais pas trop.</p>
<p class="align-j">La quantité de chélateur découle du rapport molaire  (moles de chélateur  par mole de métal) à adapter selon le composé métallique utilisé, le milieu (pH, présence d&rsquo;autres ions concurrents, durée d&rsquo;action), le chélateur&nbsp;(molécules,  sites de liaisons) et le complexe métal-chélateur (constante de stabilité). Le  tableau 5 propose une estimation  théorique que l&rsquo;expérimentation permettra d&rsquo;afiner.</p>
<h4>7.4.1. Ratios élément/chélateur</h4>
<p class="align-j">Respecter le ratio molaire élément métal/chélateur impose de calculer  le nombre de moles de chacun pour le traduire en masse. Pas de panique, le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/">Calculateur supplémentation monoélément</a> s&rsquo;en charge.</p>
<h4>7.4.2. Exemple de ratios métal/gluconate/citrate</h4>
<p class="align-j">Le gluconate de sodium et son association avec le citrate de sodium s&rsquo;avère un bon compromis pour certains métaux.</p>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau  5 : Ratios élément / gluconate Na / citrate Na<br />
  </caption>
<thead>
<tr>
<th width="8%">Elt.</th>
<th width="60%">Métal</th>
<th>Ratio Molaire<br />
        Métal:Glu:Cit</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td align="center">Ba</td>
<td>Baryum</td>
<td align="center">1 : 3 : 0</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Co</td>
<td>Cobalt</td>
<td align="center">1 : 2 : 0</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Cr</td>
<td>Chrome</td>
<td align="center">1 : 1 : 1</td>
</tr>
<tr data-start="763" data-end="857">
<td align="center">Cu</td>
<td>Cuivre</td>
<td align="center">1 : 3 : 1</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Fe</td>
<td>Fer</td>
<td align="center">1 : 3 : 2</td>
</tr>
<tr data-start="950" data-end="1042">
<td align="center">Mn</td>
<td>Manganèse</td>
<td align="center">1 : 2 : 0</td>
</tr>
<tr data-start="1131" data-end="1221">
<td align="center">Ni</td>
<td>Nickel</td>
<td align="center">1 : 2 : 0</td>
</tr>
<tr data-start="1294" data-end="1372">
<td align="center">Sr</td>
<td>Strontium</td>
<td align="center">1 : 1 : 0</td>
</tr>
<tr data-start="1373" data-end="1464">
<td align="center">V</td>
<td>Vanadium</td>
<td align="center">1 : 2 : 0</td>
</tr>
<tr data-start="1373" data-end="1464">
<td align="center">Zn</td>
<td>Zinc</td>
<td align="center">1 : 3 : 0</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>7.5. Conserver les chélateurs</h3>
<p class="align-j">Conserver les chélateurs   à température ambiante voire plutôt fraîche, dans des contenants hermétiques à l&rsquo;abri de la lumière. Les formes sèches pourront être conservées 2 à 5 ans, et les solutions&nbsp;de 6 mois à 2 ans. Agiter le produit en solution avant utilisation.</p>
<h3>7.6. Chélater un composé métallique</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;opération est relativement simple et consiste&nbsp;:</p>
<ol>
<li><strong>Dans un premier temps dissoudre le chélateur</strong> dans de l&rsquo;eau purifiée, osmosée. Il est alors prêt à complexer  les ions métalliques dès leur introduction.</li>
<li> <strong>Dans un second temps introduire et dissoudre le composé </strong> tout en respectant quelques points, comme on le verra dans le protocole de réalisation. </li>
</ol>
<h2>8. Quels composés chélater</h2>
<h3>8.1. Nutriments : pas de chélation</h3>
<p class="align-j">Les nutriments  N, P peuvent faire l&rsquo;objet d&rsquo;ajouts ciblés, notamment&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Azote N</strong> : Les nitrates (nitrate de calcium ou de potassium) ainsi que  l&rsquo;ammonium NH4 (chlorure, sulfate ou nitrate d&rsquo;ammonium) sont très stable, sans risque de réaction ne se chélatent pas.</li>
<li><strong>Phosphore</strong>&nbsp;: sous forme de phosphates (ex. hydrogénophosphate de potassium) qui peut floculer  voire précipiter au taux supérieur à&nbsp;0,05&nbsp;mg/l, au contact de l&rsquo;eau de mer concentrée en Ca²⁺ et Mg²⁺. Leur administration diluée et lente ne nécessite pas de chélation. </li>
</ul>
<h3>8.2. Macroéléments : pas de chélation</h3>
<p>Les macroéléments Na, Cl, Mg, SO4, Ca, K,  HCO3/CO3 sont utilisés sous des formes complexes (chlorures, sulfates, carbonates&#8230;.).  Stables à forte concentration, ilsne sont <strong>jamais chélatés</strong>. On utilise en général les combinaisons suivantes en respectant les équilibres ioniques&nbsp;: </p>
<ul>
<li><strong>Solution 1 calcium</strong> (Ca) :   chlorure de calcium CaCl2    (on ne mélange jamais calcium et carbonates).</li>
<li><strong>Solution 2 carbonates</strong> (KH) :  bicarbonates et carbonates  sous formes diverses telles que bicarbonate de sodium NaHCO3, carbonate de sodium Na2CO3.</li>
<li><strong>Solution 3 magnésium</strong> (Mg) + autres :  chlorure de magnésium  MgCl2, sulfate de magnésium MgSO4, chlorure de potassium KCl ou sulfate de potassium K2SO4 etc.<br />
    Certaines méthodes (Balling light ou Tropic Marin) incluent  aussi des microéléments chélatés dans la solution 3, mais elles ne sont pas dans l&rsquo;esprit de cet article qui vise à maitriser totalement ses supplémentations.</li>
</ul>
<p class="align-j">Ces éléments sont pris en compte dans le cadre de la gestion de base de l&rsquo;aquarium récifal. Non combinés à des oligoéléments leur usage ne sera  pas développé ici.</p>
<h3>8.3. Oligoélément : selon le cas</h3>
<p class="align-j">C&rsquo;est selon  le cas, comme nous allons le détailler.</p>
<h2>9.  Quels (oligo)éléments chélater</h2>
<h3>9.1. Risques et contexte </h3>
<p class="align-j">La nécessité de chélater dépend des risques&nbsp;dans le contexte particulier de la supplémentation en aquariophilie récifale.</p>
<p><strong>Contexte spécifique à la supplémentation</strong>&nbsp;: </p>
<p>Les préconisations qui vont suivre dans cet article supposent de <strong>respecter certaines conditions</strong> :</p>
<ul>
<li>Chaque composé d&rsquo;oligoélément est préparé dans un <strong>conditionnement individuel.</strong></li>
<li>Les solutions sont très <strong>peu concentrées</strong>, de l&rsquo;ordre de quelques µg/l. Les estimations  prennent en compte les   cas de solutions moins concentrées de l&rsquo;ordre de quelques mg/l (ex. Fluor).</li>
<li>Les composés chélatés sont conservés à <strong>pH adapté</strong>.</li>
<li>Chaque solution est <strong>conservée dans de bonnes conditions</strong> qui seront développées (péremption, température&#8230;).</li>
<li>Les solutions d&rsquo;oligoéléments sont introduites par microdosages, dans un flux important de courant, rapidement dispersées dans l&rsquo;aquarium.</li>
<li>La quantité  diluée destinée à la supplémentation est  réduite pour une période de 2 à 3 mois. </li>
</ul>
<p><strong>Risques liés à la non chélation</strong></p>
<ul>
<li>Stabilité de la solution monocomposant au stockage : risques d&rsquo;oxydation, de précipitation lors de la conservation dans l&rsquo;eau osmosée.</li>
<li>Stabilité de la solution au diluée avant supplémentation.</li>
<li>Interactions entre oligoéléments.</li>
<li>Réactions potentielles au pH de l&rsquo;eau de mer avec ses macroéléments.</li>
</ul>
<p><strong>Nécessité de chélater certains éléments</strong></p>
<p class="align-j">Parmi les composés d'(oligo)éléments B, Ba, Br, Co,  Cr,  Cu,  F, Fe, I,  Li, Mn,   Mo,  Ni, Se, Sr, V, Zn, Si&#8230;   tous ne nécessitent pas de chélation. Selon le niveau du risque la chélation peut être&nbsp;:</p>
<ol>
<li><strong>Inutile</strong>&nbsp;: aucune interaction, conservation sûre. Certaines molécules ou ions sont très stables seuls, en solution à très faible concentration,  ou au contact de l&rsquo;eau de mer avec ou sans microdosages</li>
<li><strong>Envisageable</strong>&nbsp;: interactions faibles, potentielles à faible concentration, selon la situation.</li>
<li><strong>Conseillée</strong>&nbsp;: risque modéré, instable dans le temps. <span class="align-j">En l&rsquo;absence de suffisamment de retours pratiques, difficiles à évaluer, il est impossible de déterminer avec certitude la nécessité de chélater certains composés. </span>C&rsquo;est notamment le cas des <strong>solutions multicoposants</strong><span class="align-j"> (cocktails).</span> Dans l&rsquo;association il  suffit parfois de chélater  les composés concernés, à l&rsquo;origine de réactions. </li>
<li><strong>Impérative</strong>&nbsp;: risque élevé de précipitation ou de réactions, notamment pour les ions qui précipitent ou s&rsquo;oxydent facilement même conservés en solution monocomposant dans l&rsquo;eau osmosée et a fortiori au contact de l&rsquo;eau de mer.</li>
</ol>
<h3>9.2. Cas des solutions monoélément</h3>
<p><span class="align-j">Chaque fois que possible la supplémentation de solution monoélément est  à privilégier.</span></p>
<ul>
<li><span class="align-j"><strong>Risques réduits : </strong>moins d&rsquo;interactions entre éléments.</span></li>
<li><span class="align-j"><strong>&Eacute;léments peu consommés</strong>&nbsp;: les analyses ICP pourront révéler une faible variation de certains éléments tels que B, Ba, Br, Co, Cr, Cu, Mo, Ni, V&#8230;   sur plusieurs mois. On peut donc se contenter de <strong>complémenter  manuellement </strong>les oligoéléments concernés lors de la  remise à niveau   après les tests ICP, à condition que leur périodicité soit raisonnable, de 2 à 4 mois.</span></li>
<li>Fortement recommandée avec les <strong>métaux oxydants non chélatés</strong> Co, Cr, Fe, Mn, Ni, Zn&#8230;</li>
</ul>
<h4>9.2.1. Besoin de chélation en monoélément</h4>
<p class="align-j">Le besoin de chélater une solution monocomposant dépend uniquement&nbsp;:</p>
<ul>
<li>De  la  stabilité de la solution lors de sa conservation.</li>
<li>Des  réactions potentielles au contact de l&rsquo;eau de mer. En effet, <strong>la faible concentration de la solution n&rsquo;exclue pas </strong>statistiquement<strong> des interférences</strong> avec des ions (sulfates, carbonates&#8230;) fortement présents dans l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium marin. La chélation s&rsquo;impose alors.</li>
</ul>
<table class="tableau" >
<caption class="tableau-titre">
  Tableau  6 : Besoins de chélation selon le composé chimique utilisé seul.<br />
  </caption>
<thead>
<tr>
<th width="8%">Oligo.</th>
<th width="22%"><strong>Composé</strong></th>
<th width="12%">Chélation</th>
<th>Observations</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td align="center"><strong>B</strong></td>
<td>Acide borique</td>
<td align="center">Inutile</td>
<td>Soluble et très stable  sous forme de borates en eau de mer. </td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Ba</strong></td>
<td>Chlorure Ba dihydraté</td>
<td align="center">Inutile</td>
<td>Peut précipiter en forte proportions avec SO4²⁻ ou F⁻, et à pH&nbsp;&gt;8</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Br</strong></td>
<td>Bromure Na</td>
<td align="center">Inutile</td>
<td>Très soluble et stable en solution.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Co</strong></td>
<td>Chlorure Co (II) hexahydraté</td>
<td align="center"><strong>Impératif</strong></td>
<td>Très soluble mais peut précipiter en hydroxydes et non biodisponible à pH&gt;8</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Cr</strong></td>
<td>Chlorure Cr (III) hexahydraté</td>
<td align="center"><strong>Impératif</strong></td>
<td>Soluble. Hydrolyse lente en milieu aqueux, peu biodisponible sans chélate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Cu</strong></td>
<td>Sulfate Cu pentahydraté</td>
<td align="center"><strong>Impératif</strong></td>
<td>Risque de précipitation, faible biodisponibilité à pH&nbsp;&gt;8 sans chélate.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>F</strong></td>
<td>Fluorure Na hydraté</td>
<td align="center">Inutile</td>
<td>Stable, peu de risque de précipitation à faible concentration sauf à pH acide.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Fe</strong></td>
<td>Sulfate Fe (II) heptahydraté</td>
<td align="center"><strong>Impératif</strong></td>
<td>Très instable, s&rsquo;oxyde rapidement en Fe³⁺ insoluble.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>I</strong></td>
<td>Iodure K</td>
<td align="center">Inutile</td>
<td>Très soluble, stable  en eau douce et naturellement biodisponible en mer.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Li</strong></td>
<td>Chlorure Li hydraté</td>
<td align="center">Inutile</td>
<td>Très soluble et stable en eau douce et eau de mer.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Mn</strong></td>
<td>Sulfate Mn (II) monohydraté</td>
<td align="center"><strong>Impératif</strong></td>
<td>S&rsquo;oxyde en Mn⁴⁺ insoluble au contact de l&rsquo;air. Instable au pH marin. La chélation améliore la biodisponibilité.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Mo</strong></td>
<td>Molybdate Na dihydraté</td>
<td align="center">Inutile</td>
<td>Stable  en  solution diluée. à pH ≥ 6.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Ni</strong></td>
<td>Sulfate Ni hexahydraté</td>
<td align="center"><strong>Impératif</strong></td>
<td>Précipite en présence de bases faibles ou de PO₄³⁻.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Se</strong></td>
<td>Sélénite Na</td>
<td align="center">Inutile</td>
<td>Solution stable à pH neutre si non exposée à lumière/oxygène. À utiliser rapidement.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Sr</strong></td>
<td>Chlorure Sr hexahydraté</td>
<td align="center">Inutile</td>
<td>Stable seul à concentration &lt; 10% Sr, soit &lt; 300 g/l SrCl2.6H2O</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>V</strong></td>
<td>Orthovanadate Na</td>
<td align="center">Inutile</td>
<td>Stable à pH &gt; 8,5. Chélater  certains composé de vanadium.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Zn</strong></td>
<td>Sulfate Zn heptahydraté</td>
<td align="center"><strong>Impératif</strong></td>
<td>Précipite facilement en eau de mer à pH &gt;8 (ions sulfates, phosphates, carbonates)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>9.3. Cas des solutions multiéléments (cocktails)</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;aquarium consomme de  nombreux éléments qu&rsquo;il faut supplémenter régulièrement, généralement par  microdosage.  Afin de réduire le nombre de pompes péristaltiques on souhaitera parfois diluer ensemble plusieurs solutions d&rsquo;éléments différents. On pourra aussi <strong>limiter la supplémentation  aux seuls oligoéléments les plus consommés</strong>. La maintenance ainsi simplifiée réduira les risques d&rsquo;interférences entre composés.</p>
<h4>9.3.1. Incompatibilités des associations sans chélation</h4>
<p class="align-j"> Les différentes formes chimiques des oligoéléments ne sont malheureusement pas toutes compatibles  pour être  mixées en l&rsquo;état. Certaines espèces chimiques présentent des risques dès lors qu&rsquo;elles sont associées, pour diverses raisons&nbsp;: solubilité restreinte, précipitation, oxydation,  compatibilité réduite au pH &asymp;7  de leur dilution.  Par  exemple&nbsp;le fluorure de sodium (NaF) interagit avec le chlorure de baryum (BaCl<sub>2</sub>)  en fluorure de baryum (BaF<sub>2</sub>)  ou bien avec le chlorure de strontium (SrCl<sub>2</sub>) pour former du fluorure de strontium (SrF<sub>2</sub>), deux sels très peu solubles dans l&rsquo;eau conduisant à des précipitations même dans l&rsquo;eau osmosée.</p>
<p class="align-j">Le tableau&nbsp;7 identifie le niveau de compatibilité des composés dans les conditions citées auparavant. Toute combinaison à risque doit être administrée individuellement. Le risque particulier du fluor plus concentré (quelques g/l) est pris en compte face à d&rsquo;autres oligoéléments moins concentrés.</p>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><figcaption class="grille-titre">Tableau 7 : Risques en l&rsquo;absence de chélation</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/18.jpg"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/18.jpg"></a><br />
</figure>
<h4>9.3.2. Compatibilités des associations avec chélation</h4>
<p class="align-j">De nombreuses combinaisons sont cependant rendues possibles par la chélation (tableau 8) qui devient indispensable. Il suffit parfois de ne chélater correctement que l&rsquo;élément perturbateur pour obtenir une combinaison suffisamment stable. Par exemple, dans l&rsquo;exemple précédent&nbsp;: le chlorure de baryum et le chlorure de strontium. </p>
<p class="align-j">Le tableau&nbsp;8  dresse l&rsquo;inventaire des compatibilités avec chélation adaptée des métaux les plus instables&nbsp;: Cu, Fe, Mn, Zn, Ni, Co, Cr.</p>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><figcaption class="grille-titre">Tableau 8 : Compatibilités avec chélation</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/19.jpg"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/19.jpg"></a><br />
</figure>
<h4>9.3.3 Combinaisons multi-éléments</h4>
<p class="align-j">Si certains composés chimiques sont compatibles&nbsp;et stables, &nbsp;le tableau 7  déconseille les combinaisons d&rsquo;autres (cases&nbsp;rouges). La prudence recommanderait donc de diluer individuellement ces métaux. Cependant les risques sont considérablement réduits  dans notre cas pour les raisons suivantes&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Chélation</strong> : Elle réduit notablement tous les risques.<span class="align-j"> Le tableau 8 à dominante verte permet d&rsquo;envisager de nombreuses associations.</span></li>
<li><strong>Solutions  diluées</strong>&nbsp;: Les concentrations extrêmement faibles des métaux limitent la probabilité d&rsquo;interactions   entre les différents éléments métalliques. De plus la  capacité de chélation  dépasse  le besoin des sites réactifs du  métal. </li>
<li><strong>Eau osmosée</strong> : La solution se réalise dans de l&rsquo;eau osmosée exempte d&rsquo;ions compétiteurs.</li>
<li><strong>Précipitation et compétition réduites</strong>&nbsp;: les faibles concentrations, bien en deçà des seuils de saturation,  le risque de précipitation des métaux (sous forme d&rsquo;oxydes ou de hydroxydes) est minime. De plus il n&rsquo;existe pas de réelle compétition pour les sites de chélation. En effet, bien que certains métaux aient une plus forte affinité pour les sites de chélation (Fe, Cu), à des concentrations très faibles les sites de chélation restent largement disponibles, et la compétition devient négligeable.</li>
</ul>
<p class="align-j">Ainsi, <strong>il  devient tout à fait possible d&rsquo;assembler des solutions chélatées de métaux</strong> (Fe, Cu, Zn&#8230;) sans risque majeur dans les conditions préalablement évoquées (concentration des chélateurs, mélangeage, pH, conditionnement, stockage et péremption)  pour éviter toute altération (oxydation, complexation&#8230;).</p>
<p class="align-j">Pourquoi donc ne pas diluer toutes les solutions d&rsquo;oligoéléments  dans un même contenant,  tant les couples du tableau 8 semblent possibles ? Cependant, associer dix composés multiplie les risques dont l&rsquo;estimation est théorique, dans des conditions particulières. L&rsquo;aquariophile n&rsquo;est pas à l&rsquo;abri d&rsquo;un écart qui pourrait l&rsquo;écarter de la situation idéale. De plus la chélation dans le cadre du récifal est un juste équilibre entre stabilité chimique et biodisponibilité  qu&rsquo;il est difficile d&rsquo;appréhender avec certitude. La supplémentation  étant une opération cruciale pour la maintenance  de l&rsquo;aquarium et  la santé des animaux, on se limite à quelques combinaisons en cocktails. </p>
<p class="align-j">Le tableau 9 propose trois cocktails&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Cocktail 1 : éléments légers non métalliques.</li>
<li>Cocktail 2 : métaux chélatés.</li>
<li>Cocktail 3 : ions métalliques lourds, sensibles en présence de carbonates, sulfates ou hydroxydes.</li>
</ul>
<p>Nota : les éléments <span class="align-j">B, Co, Cr, Mo, Ni, V</span> peuvent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une complémentation ponctuelle s&rsquo;ils sont peu consommés entre deux analyses ICP.</p>
<table class="tableau" >
<caption class="tableau-titre">
  Tableau  9 : Exemples de cocktails possibles<br />
  </caption>
<thead>
<tr>
<th width="8%">Oligo.</th>
<th width="22%"><strong>Composé</strong></th>
<th width="8%">Chélaté</th>
<th width="8%"> 1</th>
<th width="8%">2</th>
<th width="8%">3</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td align="center"><strong>B</strong></td>
<td>Acide borique</td>
<td align="center">Non</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Ba</strong></td>
<td>Chlorure Ba dihydraté</td>
<td align="center">Non</td>
<td align="center">/</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Br</strong></td>
<td>Bromure Na</td>
<td align="center">Non</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Co</strong></td>
<td>Chlorure Co (II) hexahydraté</td>
<td align="center"><strong>Oui</strong></td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Cr</strong></td>
<td>Chlorure Cr (III) hexahydraté</td>
<td align="center"><strong>Oui</strong></td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Cu</strong></td>
<td>Sulfate Cu pentahydraté</td>
<td align="center"><strong>Oui</strong></td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>F</strong></td>
<td>Fluorure Na hydraté</td>
<td align="center">Non</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">/</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Fe</strong></td>
<td>Sulfate Fe (II) heptahydraté</td>
<td align="center"><strong>Oui</strong></td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>I</strong></td>
<td>Iodure K</td>
<td align="center">Non</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Li</strong></td>
<td>Chlorure Li hydraté</td>
<td align="center">Non</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Mn</strong></td>
<td>Sulfate Mn (II) monohydraté</td>
<td align="center"><strong>Oui</strong></td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Mo</strong></td>
<td>Molybdate Na dihydraté</td>
<td align="center">Non</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Ni</strong></td>
<td>Sulfate Ni hexahydraté</td>
<td align="center"><strong>Oui</strong></td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Se</strong></td>
<td>Sélénite Na</td>
<td align="center">Non</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Sr</strong></td>
<td>Chlorure Sr hexahydraté</td>
<td align="center">Non</td>
<td align="center">/</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>V</strong></td>
<td>Vanadate DIY</td>
<td align="center"><strong>Oui</strong></td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Zn</strong></td>
<td>Sulfate Zn heptahydraté</td>
<td align="center"><strong>Oui</strong></td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>10. Conditions pour réaliser une solution</h2>
<h3>10.1 Dosages : pesées  et solutions mères </h3>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/17.jpg"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/17.jpg"></a><figcaption class="figlegende"  >Fig. 5 : Modèle de balance simple, précis, reproductible et étalonnable.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les concentrations des solutions sont très faibles, quelques grammes par litre d&rsquo;eau osmosée, voire moins de l&rsquo;ordre de 0,1 gramme par litre pour certains. Le dosage doit être d&rsquo;autant plus précis. La précision peut s&rsquo;obtenir de plusieurs manières&nbsp;:</p>
<ul>
<li> <strong>Balance de précision</strong>&nbsp;: La règle veut que la  balance soit 10 fois plus précise que  la pesée. Par exemple peser 1,54&nbsp;g (au centième de gramme) avec une précision de 0,001 g (au millième de gramme). Dans ce dernier cas la pesée nécessite  quelques précautions&nbsp;: pas de courant d&rsquo;air, support stable sans vibrations.</li>
<li><strong>Solutions mères</strong>&nbsp;: En l&rsquo;absence de balance suffisamment précise, on peut avoir recours à une solution mère plus concentrée. Par exemple, p<span class="align-j">our obtenir 0,1&nbsp;g de composé, p</span>eser 10 fois plus, soit 1&nbsp;g (balance à 0,1&nbsp;g) et diluer dans 1 litre d&rsquo;eau.  100&nbsp;ml de cette solution mère à 1&nbsp;g/l  contiennent  0,1&nbsp;g de composé dissous. Ces 100&nbsp;ml mélangés ensuite à 900&nbsp;ml d&rsquo;eau osmosée  constituent 1 litre à la concentration 0,1&nbsp;g/l (100&nbsp;µg/l). </li>
</ul>
<h3>10.2. Ajustement  du pH de la solution</h3>
<p class="align-j">C&rsquo;est un aspect <strong>très important</strong>. En effet, chaque chélateur trouve son efficacité dans une plage de pH défini par le tableau 3, sans quoi les métaux peuvent précipiter, se combiner avec des effets inefficaces ou inattendus. Le pH doit être ajusté à son optimum, que la solution soit mono composant pour sa bonne conservation, et plus encore si elle est multi composants. En effet, même chélatés certains complexes métalliques peuvent se déstabiliser et subir une lente précipitation à pH &gt; 8. <strong>Ne pas ajuster le pH conduit à réduire les avantages de la chélation à néant.</strong></p>
<p class="align-j">L&rsquo;ajustement se réalise en ajoutant une solution acide ou basique, doucement, au goutte à goutte, en remuant doucement, et en mesurant constamment l&rsquo;évolution du  pH. Quelques gouttes suffisent parfois pour passer du mini au maxi de la plage optimale. La nécessité d&rsquo;ajuster plus ou moins dépend de l&rsquo;association chélateur-chélaté. Le pH-mètre  est recommandé &nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Abaisser le pH : </strong>au moyen d&rsquo;un acide faible (acide citrique,) ou d&rsquo;un acide concentré (acide chlorhydrique) permettant de limiter le nombre de gouttes. Par exemple, une solution d&rsquo;acide chlorhydrique 23% (HCl) dilué à 50&nbsp;% dans l&rsquo;eau osmosée.</li>
<li><strong>Augmenter le pH :</strong> Au moyen d&rsquo;hydroxyde de sodium dit soude caustique (NaOH) ; d&rsquo;acétate de sodium plus doux et stable ou de carbonate de sodium (Na<sub>2</sub>CO<sub>3</sub>). Par exemple  2&nbsp;g de carbonate de sodium dans 100&nbsp;ml d&rsquo;eau osmosée produit une solution &asymp;pH&nbsp;10.</li>
</ul>
<h3>10.3. Dissolution, homogénéisation</h3>
<p class="align-j">Les faibles concentrations imposent que les solutions  soient particulièrement bien homogénéisées, <strong>manuellement</strong> avec un bâtonnet en verre ou une spatule métallique propre, ou de préférence au moyen d&rsquo;un <strong>agitateur</strong> (ex. agitateur magnétique à barreau). La dissolution est  plus aisée à température ambiante, voire légèrement plus élevée  40°C maximum. <strong>Remuer de 5 à 10&nbsp;mn </strong> pour 1 litre, régulièrement, en mouvements circulaires et à vitesse  modérée pour limiter  l&rsquo;introduction  d&rsquo;air.</p>
<p class="align-j">La solution doit être claire (ambrée en présence d&rsquo;acide humique), homogène, sans particule visible au fond du récipient. Le visuel n&rsquo;est toutefois pas suffisamment significatif pour de très faibles concentrations, aussi faut-il soigner l&rsquo;agitation jusqu&rsquo;à son terme.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);"><figcaption class="grille-titre">Figure 6 : Étapes  de réalisation d&rsquo;une solution.</figcaption><figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/13.jpg"><figcaption class="figlegende"  >Pesée de précision.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/14.jpg"><figcaption class="figlegende"  >Homogénéisation avec agitateur magnétique. Les acides humiques ne permettent aucune observation.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/20.jpg"><figcaption class="figlegende"  >Le chélateur gluconate permet l&rsquo;observation dans le récipient.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/11.jpg"><figcaption class="figlegende"  >Ajustement impératif du pH après chélation  (l&rsquo;acide humique ici, n&rsquo;a finalement pas été retenu).</figcaption></figure>
</div>
<h3>10.4. Matériel nécessaire</h3>
<p>Pour la solution&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Le composé  en poudre. </li>
<li>Eau osmosée et déionisée (conductivité &lt; 10&nbsp;µS/cm, TDS &lt; 5 mg/l). </li>
<li>Balance de précision à 0,01&nbsp;g voire 0,001&nbsp;g. </li>
<li>Pipettes volumétriques précises (1 ml, 10 ml)</li>
<li>Béchers de 500&nbsp;ml ou 1&nbsp;l,  propres, résistants et inertes (PEHD, PP, verre).</li>
<li>Agitateur magnétique (recommandé).</li>
<li>Gants et  matériel stérile pour éviter la contamination.</li>
</ul>
<p>De plus, pour la chélation&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Le chélateur (ex. gluconate, citrate de sodium).</li>
<li>pH-mètre  étalonné.</li>
<li>Solutions d&rsquo;une base et d&rsquo;un acide faible.</li>
</ul>
<h2>11. Réaliser une solution DIY d'(oligo)élément </h2>
<h3>11.1. Protocole pour une solution de 1 litre</h3>
<figure class="figfloat"><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/10.jpg"></a><figcaption class="figlegende"  >Fig. 7 : Calculateur mono élément.</figcaption></figure>
<ol>
<li><strong>Définir la concentration du composé métallique</strong>&nbsp;: Le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/">Calculateur supplémentation monoélément</a> (figure 7) permet de déterminer le poids du composé en fonction de la concentration souhaitée de l&rsquo;élément métal. Le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation/">Calculateur Supplémentation</a> propose un tableur à télécharger, intégrant plusieurs composés chimiques. 
  </li>
<li><strong>Définir le poids de chélateur</strong> (si besoin) : Avec le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/">Calculateur supplémentation monoélément</a> selon le besoin spécifique de l&rsquo;élément chimique (tableau&nbsp;3) et le ratio maxi élément/chélateur (tableau&nbsp;2).</li>
<li><strong>Préparer la solution mono-composant chélatée</strong> :
<ol>
<li><strong>Préparer</strong> environ 300&nbsp;ml d&rsquo;<strong>eau osmosée </strong>tempérée à 25 &#8211; 40&nbsp;°C.</li>
<li><strong>Introduire progressivement le poids de chélateur</strong> (si préconisé)</li>
<li><strong>Remuer doucement </strong><strong> &asymp;5  mn</strong>,  jusqu&rsquo;à  dissolution et homogénéisation complètes.</li>
<li><strong>Compléter ensuite avec  le poids du composé chimique </strong> (sous forme de poudre ou de solution mère)  dans ces 300&nbsp;ml..</li>
<li>Continuer à<strong> agiter  &asymp;5&nbsp;mn</strong>, doucement jusqu&rsquo;à  dissolution et homogénéisation complètes.</li>
</ol>
</li>
<li><strong>Compléter le volume</strong> :  Ajoutez de l&rsquo;eau osmosée jusqu&rsquo;à atteindre le volume final de 1 litre.</li>
<li><strong>Vérifier la solubilité</strong> : La solution reste homogène et stable. </li>
<li><strong>Vérifier et ajuster le pH de la solution</strong> selon le tableau 3 (gluconate pH 7-8).</li>
<li><strong>Remuer  la solution</strong> durant  &asymp;5&nbsp;mn pour assurer une homogénéité complète.</li>
</ol>
<h3>11.2. Cas particulier de composés peu solubles</h3>
<h4>11.2.1. Solution  de Vanadium</h4>
<p class="align-j">Les formes solubles commerciales de vanadium telles que l&rsquo;orthovanadate de sodium sont  peu accessibles à l&rsquo;amateur.  Le pentoxyde de vanadium  (V<sub>2</sub>O<sub>5</sub>) parfois proposé est malheureusement quasi insoluble dans l&rsquo;eau osmosée.  Il peut toutefois être dissout  à très faible concentration, en milieu acide (HCl) et oxydant (H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>). <br />
  Autant l&rsquo;orthovanadate de sodium est stable en l&rsquo;état, autant cette préparation nécessite d&rsquo;être<strong> chélatée</strong> (ex. gluconate de Na) pour une meilleure stablilité, compatibilité et biodisponibilité.<br />
  Attention&nbsp;! Une telle manipulation nécessite   beaucoup de rigueur  et des précautions liées à la <strong>toxicité</strong> du pentoxyde de vanadium   potentiellement cancérogène puis à l&rsquo;utilisation d&rsquo;acide et de soude.</p>
<p><strong>Ingrédients nécessaires</strong> :</p>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/16.jpg"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/16.jpg"></a><figcaption class="figlegende"  >Fig. 8 : Solution de vanadium aboutie.</figcaption></figure>
<ul>
<li>Eau osmosée</li>
<li>Acide chlorhydrique concentré (HCl à 23 %).</li>
<li>Peroxyde d&rsquo;hydrogène <span class="align-j">(H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></span> 40V à 12 %).</li>
<li>Pentoxyde de vanadium <span class="align-j">(V<sub>2</sub>O<sub>5</sub>)</span> pur, en poudre fine.</li>
<li>Gluconate de sodium pur.</li>
<li>Soude caustique (NaOH) diluée pour ajuster le pH</li>
</ul>
<p><strong>Protocole de préparation</strong> :</p>
<p class="align-j">Préparation de 500&nbsp;ml  de solution à 0,02% de vanadium (0,2&nbsp;g/l). Le protocole doit être  scrupuleusement suivi, les phases acides, la régularité d&rsquo;incorporation et les durées d&rsquo;agitation étant primordiales pour obtenir une solution exempte de résidus.</p>
<ol>
<li>Préparer 50 à 100 ml  d’eau osmosée dans un bécher (PEHD, PP, verre)  de 500&nbsp;ml.</li>
<li>Agiter  le bain avec agitateur magnétique.</li>
<li>Ajouter 0,6&nbsp;ml HCl à 23%, agiter 1&nbsp;mn.</li>
<li>Ajouter au goutte à goutte 2&nbsp;ml de peroxyde d&rsquo;hydrogène  (<span class="align-j">H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></span> à 12%), homogénéiser 1&nbsp;mn.</li>
<li>Incorporer <strong>progressivement</strong> 0,180&nbsp;g  de pentoxyde de vanadium (<span class="align-j">V<sub>2</sub>O<sub>5</sub></span>) en poudre fine. La couleur est orange-foncé.</li>
<li>Continuer l&rsquo;agitation  &gt; 1&nbsp;h à 2&nbsp;h  jusqu&rsquo;à dissolution complète. La solution est limpide, homogène.</li>
<li>Disperser lentement 0,450 g de gluconate de sodium (moles V/Glu. 1:2), homogénéiser 5&nbsp;mn.</li>
<li>Compléter à 500&nbsp;ml avec de l’eau osmosée et homogénéiser 5&nbsp;mn. La solution  prend une teinte jaune pâle (photo), signe de stabilité sous forme de  complexes solubles. </li>
<li>Ajuster  à <strong>pH 6,5 &#8211; 7</strong> avec quelques gouttes de  soude caustique (NaOH) dissoute.</li>
<li>Laisser reposer 1 heure, l&rsquo;éventuel dépôt doit être faible, prélever la solution  limpide.</li>
<li>Stocker et conserver avec les précautions évoquées ci-après.</li>
<li>Utiliser : <strong>1 ml de solution dans 100&nbsp;l augmente l&rsquo;élément vanadium V de 2 µg/l. </strong></li>
</ol>
<h3>11.3. Stockage et conservation des solutions</h3>
<ul>
<li><strong>Conditionner</strong> la solution dans un flacon opaque (PEHD, P, verre) et hermétique sans échange d’oxygène.</li>
<li><strong>Stocker</strong> dans un endroit frais à température stable (15-25 °C), à l&rsquo;abri de la lumière directe.</li>
<li><strong>Vérifier le pH</strong> : en cas de doute (dépôts, couleur).</li>
<li><strong>Péremption</strong> : la solution peut se dégrader avec le temps même en présence de solutions très diluées. On peut tester  la stabilité des solutions en observant la présence de précipités ou le pH.
<ul>
<li><strong>Solution mono composant</strong> : Préparer uniquement la quantité nécessaire pour 3 à 6  mois. </li>
<li><strong>Solution multi élément</strong> : environ 2 mois. </li>
</ul>
</li>
</ul>
<h2>12. Réaliser un  cocktail multiéléments</h2>
<figure class="figfloat"><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation/"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/9.jpg"></a><figcaption class="figlegende"  >Fig. 9 : Calculateur multi éléments.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/">Calculateur supplémentation monoélément</a> permet de déterminer pour chaque élément les doses  à distribuer quotidiennement en une ou plusieurs doses pour atteindre un objectif de supplémentation journalière en µg/l/j. La forme tableur du <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation/">Calculateur Supplémentation</a> permet les mêmes calculs. Il a l&rsquo;avantage de visualiser ensemble les seuls éléments concernés par la dilution multiéléments.</p>
<p class="align-j">Lors de l&rsquo;assemblage, introduire en  premier les  métaux chélatés, le cas échéant.</p>
<h2>13. Maintenance relative aux oligoéléments</h2>
<p>La gestion des oligoéléments ne se limite pas à leur ajout. Elle intègre certaines considérations : </p>
<ul>
<li><strong>A quel moment supplémenter</strong> : La seconde partie de <strong>la nuit</strong> est propice. En effet, à pH bas (&lt;&nbsp;8,2) certains métaux (Fe, Mn, Zn, Cu) restent  plus solubles et assimilables. D&rsquo;autre part cela réduit  les interactions indésirables avec les macroéléments (KH, Ca, Mg)  souvent réalisés en journée pour limiter la précipitation.
  </li>
<li><strong>Où supplémenter</strong> : en aval de l&rsquo;écumeur  et des  traitements, dans une zone brassée au niveau de la pompe de remontée.</li>
<li><strong>Éviter l&rsquo;accumulation et le déséquilibre</strong> : Certains métaux peuvent se carencer ou s&rsquo;accumuler et devenir toxiques. Des précipités insolubles peuvent se dissoudre plus tard de façon incontrôlée. <strong>Mesurer à l&rsquo;ICP</strong> les niveaux d&rsquo;oligoélément, notamment I, Fe, Mn, Zn, Mo, V. Ne pas doser à l&rsquo;aveugle. Adapter les ajouts selon les apports, par exemple via la nourriture, le phytoplancton.</li>
<li><strong>Observer les coraux</strong> : La perte de couleur peut résulter d&rsquo;une carence, ou certaines pigmentations d&rsquo;un  excès.</li>
<li> <strong>Comment supplémenter&nbsp;: </strong>Doser en<strong> petites doses</strong> répétées si possible avec une pompe doseuse, plutôt qu&rsquo;un grand ajout, pour une meilleure stabilité, une absorption  progressive. Le <span class="align-j"> <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/">Calculateur supplémentation monoélément</a></span> définit le dosage maxi journalier.</li>
<li><strong>Traiter à bon escient et sans excès</strong> :
<ul>
<li><strong>Résines anti-phosphates</strong> : Elles peuvent fixer à leur surface les ions Fe³⁺ et d&rsquo;autres métaux. Complémenter après  l&rsquo;utilisation de résines.</li>
<li><strong>Charbon actif</strong> :  Le charbon actif possède une grande capacité d&rsquo;adsorption. Bien que son affinité pour les métaux libres soit faible, il peut capter certains complexes métalliques  (Fe, Cu, Zn&#8230;), l&rsquo;iode, et impacter leur concentration le temps de son activité.</li>
<li><strong>Produits Oxydants</strong> Les oxydants couramment utilisés en récifal (ozone, peroxyde d&rsquo;hydrogène, UV)  peuvent dégrader certains chélateurs organiques, modifier l&rsquo;état d&rsquo;oxydation de certains métaux (Fe, Mn), précipiter sous forme d&rsquo;hydroxydes ou d&rsquo;oxydes insolubles et  libérer les métaux sous forme libre à un niveau plus toxique. Limiter l&rsquo;exposition aux  oxydants.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<figure   class="figcolonne pos-centre" > <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/15.jpg"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/oligoelements_diy/15.jpg"></a><figcaption class="figlegende"  >Fig. 10 : Gamme de solutions d&rsquo;oligoéléments DIY.</figcaption></figure>
<h2 class="align-j">14. Pour résumer</h2>
<p class="align-j">Réussir sa supplémentation d&rsquo;(oligo)éléments repose sur quelques recommandations &nbsp;:</p>
<ul>
<li>Si vous utilisez des produits commerciaux, choisissez des <strong>solutions bien dosées</strong>, idéalement chélatées</li>
<li>Si vous réalisez vos propres solutions, privilégiez des produits de <strong>haute pureté</strong> et utilisez des <strong>chélateurs adaptés</strong> (gluconate, citrate, acide humique).</li>
<li>Éviter les erreurs courantes : <strong>surdosage</strong>, absence de chélation pour certains métaux, utilisation de produits inadaptés</li>
<li><strong>Surveiller les paramètres</strong> avec des analyses régulières (ICP) pour ajuster les dosages.</li>
</ul>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">La réalisation de solutions d&rsquo;oligoéléments est  plus complexe qu&rsquo;il  parait  de prime abord. Si cet article n&rsquo;a pas convaincu de se lancer dans cette opération, à juste titre, peut être permettra-t-il de mieux comprendre les enjeux et les limites de la supplémentation.</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.elsevier-masson.fr/media/wysiwyg/PDF/FR/9782294779862.pdf" class="align-j">Réactions et équilibres de complexation en milieu aqueux</a></li>
<li><a href="https://fac.umc.edu.dz/fse/assets/img/Chapitre-complexe%20de%20coordination.pdf">Complexes de coordination</a></li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/solutions-oligoelements/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/solutions-oligoelements/">Solutions d&#039;(oligo)éléments DIY</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Calculateur Poids des poissons marins d&#8217;aquarium</title>
		<link>https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/</link>
					<comments>https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 22:31:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[biomasse]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[poids]]></category>
		<category><![CDATA[poisson]]></category>
		<category><![CDATA[taille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Calcul de la biomasse d&#8217;un poisson ou d&#8217;une communauté de poisons marins d&#8217;aquarium à partir de la longueur des individus. Mode d&#8217;emploi du calculateur Figure 1 : Types de mesures de la longueur des poissons Mesurer la longueur standard (SL) en centimètre de chaque individu (figure 1). Renseigner (cases jaune) le genre du poisson. Renseigner [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/">Calculateur Poids des poissons marins d&rsquo;aquarium</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Calcul de la biomasse d&rsquo;un poisson ou d&rsquo;une communauté de poisons marins d&rsquo;aquarium à partir de la longueur des individus.</p>
<h2>Mode d&#8217;emploi du calculateur</h2>
<figure   class="figcolonne pos-centre" style="width:80%; max-width: 500px"><figcaption class="grille-titre">Figure 1 : Types de mesures de la longueur des poissons</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc-poidspoissons/longueurpoisson.jpg" data-ipsLightbox><img alt="type de longueur des poissons"  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_poidspoissons/longueurpoisson.jpg"></a></p>
</figure>
<ol>
<li>Mesurer la longueur standard (SL) en centimètre de chaque individu (figure 1).</li>
<li>Renseigner (cases jaune) le genre du poisson.</li>
<li>Renseigner le nombre d&rsquo;individus similaires. </li>
<li>Sur chaque ligne s&rsquo;affichent le type de mesure utilisé  et le poids des poissons calculé selon le profil de croissance du  genre.</li>
<li>Le total détermine la biomasse du ou des poissons.</li>
</ol>
<p>La biomasse permet de calculer la ration de nourriture quotidienne à partir de la nourriture proposée (simple ou composée) d&rsquo;après le calculateur <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-nourriture-poissons-aquarium-marin/">Nourriture des poissons d&rsquo;aquarium marin</a>. Pour de plus amples renseignements consulter l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-aquarium/">Alimentation des poissons marins en aquarium</a>.</p>
<h2>Calculateur de poids</h2>
<div style="text-align:center">
  <!-- https important --><br />
  <iframe  width="420" height="740" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_poidspoissons/poidspoissons/poidspoissons.htm"></p>
<p>Your browser does not support iframes.</p>
<p>  </iframe>
</div>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/">Calculateur Poids des poissons marins d&rsquo;aquarium</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Calculateur supplémentation monoélément DIY</title>
		<link>https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/</link>
					<comments>https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 16:12:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[eau de mer]]></category>
		<category><![CDATA[oligoelement]]></category>
		<category><![CDATA[recifal]]></category>
		<category><![CDATA[supplementation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Complémenter ou supplémenter des éléments dans l&#8217;eau de l&#8217;aquarium, c&#8217;est introduire la stricte quantité nécessaire du produit, ni plus, ni moins. Ce type de calcul est semé d&#8217;embûches&#160;: le taux de l&#8217;élément actif, la concentration du produit, le niveau de dilution de la préparation, les doses à injecter, les transpositions entre poids et volumes, jusqu&#8217;à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/">Calculateur supplémentation monoélément DIY</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="align-j">Complémenter ou supplémenter des éléments dans l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium, c&rsquo;est introduire la stricte quantité nécessaire du produit, ni plus, ni moins. Ce type de calcul est semé d&#8217;embûches&nbsp;: le taux de l&rsquo;élément actif, la concentration du produit, le niveau de dilution de la préparation, les doses à injecter, les transpositions entre poids et volumes, jusqu&rsquo;à définir la quantité à injecter selon le volume d&rsquo;eau avec les options de chélation du métal&nbsp; Le risque d&rsquo;erreur est important et peut être dramatique pour les animaux. Ce tableur simplifie les calculs sans risque&nbsp; &nbsp;.</p>
<p class="align-j">Ce calculateur  est assocé à l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/realiser-solutions-oligoelements/">Solutions d&#39;(oligo)éléments</a> il permet de </p>
<ul>
<li><strong>Calculer les dosages pour réaliser une solution DIY d'(oligo)éléments</strong> : le volume de l&rsquo;élément.</li>
<li><strong>Calculer le dosage du  chélateur</strong>, ou des chélateurs, si besoin. </li>
<li><strong>Déterminer la quantité </strong>de solution nécessaire pour <strong>complémenter ponctuellement.</strong></li>
<li><strong>Déterminer la  dilution</strong> de la solution  pour  supplémenter régulièrement l'(oligo)élément dans l&rsquo;aquarium selon son volume, lle volume de dilution, la durée de suppléméntation.</li>
<li><strong>Déterminer les dosages du&rsquo;une solution multiélément</strong> (cocktail). Répété pour différents élements dans la même condition de dulition, il permet de déterminer la formule du cocktail. Il est essentiel de lire l&rsquo;article cité en lien pour déterminer les associations possibles.</li>
</ul>
<p class="align-j">Afin de pouvoir comparer les consommations/supplémentations de n&rsquo;importe quel aquarium, l&rsquo;unité de quantité consommée choisie est ici le microgramme par litre par jour (µg/l/j). Ainsi, du plus petit volume de bac au plus grand, on peut comparer la consommation et la mettre en relation avec la densité et les espèces d&rsquo;animaux consommateurs, hermatypiques ou pas.</p>
<p class="align-j">Ce calculateur simplifié s&rsquo;applique à un seul élément à la fois. Pour traiter plusieurs éléments simultanément consulter le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation/">Calculateur Supplémentation</a>, plus adapté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Calculateur mono-élément</h2>
<p>        <!-- Début calculateur Spreadsheet Iframe start --></p>
<div style="text-align:center">
  <!-- https important --><br />
  <iframe  width="610" height="1050" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplmono/calcul_supplmono/calcul_supplmono.htm">      </p>
<p>Your browser does not support iframes.</p>
<p></iframe>
</div>
<p><!--Fin du calculateur--> </p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/">Calculateur supplémentation monoélément DIY</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Calculateur Magnésium</title>
		<link>https://reeflexion.fr/calculateur-magnesium/</link>
					<comments>https://reeflexion.fr/calculateur-magnesium/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Dec 2023 12:17:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[chlorure magnesium]]></category>
		<category><![CDATA[dosage]]></category>
		<category><![CDATA[eau de mer]]></category>
		<category><![CDATA[magnesium]]></category>
		<category><![CDATA[sulfate magnesium]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://reeflexion.fr/?p=2813</guid>

					<description><![CDATA[<p>Calcul du dosage d&#8217;une composition de chlorure et sulfate de magnésium afin de remonter le niveau de l&#8217;élément&#160; &#160; Généralités sur le magnésium L&#8217;article Magnésium pourra répondre à quelques interrogations sur cet élément essentiel. Préparation pour remonter ponctuellement le magnésium On utilise du sulfate de magn&#233;sium et/ou du chlorure de magn&#233;sium (MgCl2). Eviter les formes [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-magnesium/">Calculateur Magnésium</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Calcul du dosage d&rsquo;une composition de chlorure et sulfate de magnésium afin de remonter le niveau de l&rsquo;élément&nbsp; &nbsp; </p>
<h2>Généralités sur le magnésium</h2>
<p class="align-j">L&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/magnesium/">Magnésium</a> pourra répondre à quelques interrogations sur cet élément essentiel.</p>
<h2 class="align-j">Préparation pour remonter ponctuellement le  magnésium</h2>
<p class="align-j">On utilise du sulfate de magn&eacute;sium  et/ou du chlorure de magn&eacute;sium (MgCl<sub>2</sub>). Eviter les formes anhydres, instables, telles que le chlorure de magn&eacute;sium anhydre (MgCl<sub>2</sub>). Parmi les formes hydratées  plus facilement solubles et disponibles :  le sulfate de magn&eacute;sium heptahydrate (MgSO<sub>4</sub>7H<sub>2</sub>O) (9,86&nbsp;% Mg),<br />
  et le chlorure de magn&eacute;sium hexahydrate (MgCl<sub>2</sub>6H<sub>2</sub>O) (11,96&nbsp;% Mg). Utiliser des produits de qualité pharmaceutique,  de pureté environ 98-99&nbsp;%, disponibles en pharmacie ou dans le commerce aquariophile (Tridacna&#8230;). <br />
Il est préférable d&rsquo;associer  les deux anions sulfates et chlorures dans le ratio de l&rsquo;eau de mer SO<sub>4</sub><sup>2-</sup> / Cl<sup>+&nbsp;</sup>=&nbsp;7,14 en masse, soit un ratio   MgCl<sub>2</sub>.6H<sub>2</sub>O / MgSO<sub>4</sub>7H<sub>2</sub>O = 7,98. En masse, ce ratio contient 11,68%&nbsp;Mg dont  88,86&nbsp;% apporté par le chlorure de magn&eacute;sium hexahydrate et 11,14&nbsp;% par le sulfate de magn&eacute;sium heptahydrate.</p>
<h2><strong>Mode d&#8217;emploi</strong></h2>
<ol>
<li>Choisir l&rsquo;option de traitement.</li>
<li>Doser  le poids des composants avec calculateur magnésium.</li>
<li>Diluer les poudres en remuant dans environ 4 fois le poids d&#8217;eau<br />
    distill&eacute;e, d&eacute;ionis&eacute;e ou osmos&eacute;e. Les deux produits<br />
    sont facilement solubles, la dilution d&rsquo;une quantit&eacute; importante de<br />
    chlorure de calcium provoquant un l&eacute;ger d&eacute;gagement de chaleur<br />
    utiliser un r&eacute;cipient qui ne ramolisse pas.</li>
<li> Incorporer dans le bac ou la d&eacute;cantation doucement de pr&eacute;f&eacute;rence<br />
    en goutte &agrave; goutte dans une zone brass&eacute;e</li>
<li>Ne pas d&eacute;passer la quantit&eacute; pour remonter 100 mg/l par jour.</li>
<li>Conservation : la préparation est  stable, conservée dans un récipient opaque et fermé. Il est préférable de  pr&eacute;parer la<br />
  quantit&eacute; juste n&eacute;cessaire.</li>
</ol>
<h4>Calculateur magnésium</h4>
<p>	<!-- Début calculateur Spreadsheet Iframe start --></p>
<div style="text-align:center">
  <!-- https important --><br />
  <iframe  width="460" height="500" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_magnesium/calculmagesium/calculmagesium.htm"></p>
<p>Your browser does not support iframes.</p>
<p>  </iframe>
</div>
<p><!--Fin du calculateur--></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Calculateur Supplémentation</title>
		<link>https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation/</link>
					<comments>https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 01:06:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[oligoélément]]></category>
		<category><![CDATA[supplementation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Supplémenter régulièrement des éléments dans l&#8217;eau de l&#8217;aquarium, c&#8217;est introduire la stricte quantité nécessaire du produit, ni plus, ni moins. Un sujet abordé dans l&#8217;article Réaliser des solutions d&#39;(oligo)éléments. Le calcul est semé de difficultés&#160;: le taux de l&#8217;élément actif, la concentration du produit, le niveau de dilution de la préparation, les doses à injecter, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Supplémenter régulièrement des éléments dans l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium, c&rsquo;est introduire la stricte quantité nécessaire du produit, ni plus, ni moins. Un sujet abordé dans l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/realiser-solutions-oligoelements/">Réaliser des solutions d&#39;(oligo)éléments</a>. Le calcul est semé de difficultés&nbsp;: le taux de l&rsquo;élément actif, la concentration du produit, le niveau de dilution de la préparation, les doses à injecter, les transpositions des poids et des volumes jusqu&rsquo;à définir la quantité à injecter selon le volume d&rsquo;eau. Le risque d&rsquo;erreur est grand et peut être dramatique pour les animaux. Le tableur ci-joint  simplifie les calculs sans risque.</p>
<p class="align-j">Pour  répondre au maximum de cas, j&rsquo;ai dû faire des choix&nbsp;:</p>
<ul>
<li>L&rsquo;unité de quantité  est  le microgramme par litre par jour (µg/l/j), permettant de comparer les consommations/supplémentations de n&rsquo;importe quel aquarium,   du plus petit volume au plus grand,  et de les mettre en relation avec la densité et les espèces d&rsquo;animaux consommateurs.</li>
<li>Le calculateur utilise la même unité, quel que soit l&rsquo;élément (oligoélément ou macroélément), pour comparer les consommations de n&rsquo;importe quel élément. La contrepartie est la longueur de certains nombres.</li>
</ul>
<p class="align-j">Ce calculateur complet traite  plusieurs éléments en tableau. Il aborde le sujet sous plusieurs angles, depuis la définition du produit,  les dosages pour l&rsquo;aquarium, jusqu&rsquo;à la quantité à acquérir  pour une période. </p>
<div style="text-align:center;">
  <input class="bouton" type="button" style="text-align:center" onclick="window.location.href = 'https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/calcsupplementation.xlsx';" value="Charger le calculateur"/>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Un autre  <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation-monoelement/">Calculateur Supplémentation mono élément</a> plus convivial, se concentre sur un élément à la fois et détermine les quantités de chélateurs pour réaliser sa propre solution chélatée DIY.</p>
<h2>1. Tableur complet</h2>
<figure   class="figcolonne" style="width:80%; height:250px; overflow: hidden;"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc-supplementation/tablgeneral.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/tablgeneral.jpg"></a> </figure>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2>2. Mode d&#8217;emploi</h2>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 70% 1fr; width: 90%; ">
<div class="textrangee">
<h3>1. Volume</h3>
<p class="align-j">Les calculs considère le volume d&rsquo;eau. C&rsquo;est à dire celui de toutes les cuves connectées</p>
</p></div>
<figure   class="figrangee"> <img alt=""  class="imgratio43 lws-optimize-lazyload"  data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/tabl1.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">
<h3>2. Elément</h3>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit de l&rsquo;élément, oligoélément (ex. I) ou macro élément (ex Mg)) dont on souhaite augmenter le taux. Il faut bien différencier cet élément, le seul qui nous intéresse, du produit que l&rsquo;on utilise, composé d&rsquo;une ou plusieurs molécules (ex. KI, ou Chlorure strontium hexahydrate (SrCl<sub>2</sub>&nbsp; 6H<sub>2</sub>O).</p>
</p></div>
<figure   class="figrangee"> <img alt=""  class="imgratio43 lws-optimize-lazyload"  data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/tabl2.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">
<h3>3. Taux objectif</h3>
<p class="align-j">Ce sont, pour un élément donné, les valeurs de l&rsquo;eau de mer et celles habituellement admises en aquarium récifal. Elles sont issues d&rsquo;un ensemble d&rsquo;informations&nbsp;: des préconisations commerciales, parfois divergentes, des données statistiques sur la composition de l&rsquo;eau de mer et de rares études traitant de la toxicité.</p>
</p></div>
<figure   class="figrangee"><img alt=""  class="imgratio43 lws-optimize-lazyload"  data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/tabl3.jpg"></figure>
<div class="textrangee">
<h3>4. Définir le produit utilisé</h3>
<p class="align-j">C&rsquo;est une phase essentielle, on ne supplémente rien dans l&rsquo;aquarium avec quelquechose qui ne serait pas connu. Se reporter aux informations du commerçant ou réaliser sa propre préparation.&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong class="align-j">Produit utilisé</strong>&nbsp;: il s&rsquo;agit de la molécule utilisée dans la préparation pour complémenter ou supplémenter. Par exemple la molécule de chlorure de strontium hexahydrate (SrCl<sub>2</sub>&nbsp; 6H<sub>2</sub>O) pour supplémenter le strontium Sr. </li>
<li><strong class="align-j">% de l&rsquo;élément</strong>&nbsp;: dans le produit (la molécule). Par exemple la masse d&rsquo;iode I dans de l&rsquo;iodure de potassium KI est 73&nbsp;%. il suffit de calculer le ratio de la masse molaire de l&rsquo;élément dans la formule du composé chimique , par exemple avec ce calculateur sympa&nbsp;&nbsp;<a href="https://fr.planetcalc.com/329/">Masse molaire d&rsquo;un composé chimique</a>.</li>
</ul></div>
<figure   class="figrangee"> <img alt=""  class="imgratio43 lws-optimize-lazyload"   data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/tabl4.jpg"></figure>
<div class="textrangee">
<h3>5. Solution utilisée</h3>
<p class="align-j">La solution contient une quantité de produit ce dernier étant constitué d&rsquo;un certain taux de l&rsquo;élément considéré. L&rsquo;objectif est de préparer une solution du produit avec, pour objectif un taux spécifiqu  de l&rsquo;élément. </p>
<ul>
<li><strong class="align-j">La concentration de l&rsquo;élément actif</strong> : c&rsquo;est le taux objectif de l&rsquo;élément que l&rsquo;on souhaite atteindre dans la solution utilisée. Cette concentration est utile pour les calculs de complémentation, supplémentation.</li>
<li><strong class="align-j">La solution du produit</strong> en (g/l), est le poids de produit  (g) dilué dans de l&rsquo;eau osmosée (litre) pour obtenir la concentration  de l&rsquo;élément. Ce taux de solution n&rsquo;est utile que pour préparer la solution.</li>
</ul>
</div>
<figure   class="figrangee"><img alt=""  class="imgratio43 lws-optimize-lazyload"  data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/tabl5.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">
<h3>6. Augmentation de l&rsquo;élément</h3>
<p class="align-j">De l&rsquo;étape qui précède, on peut déduire l&rsquo;impact du volume  du produit ajouté sur l&rsquo;élément considéré. <br />
    C&rsquo;est aussi un bon moyen de confirmer   les dosages de la notice commerciale.</p>
</p></div>
<figure   class="figrangee"> <img alt=""  class="imgratio43 lws-optimize-lazyload"  data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/tabl6.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">
<h3>7. Complémenter un élément ponctuellement</h3>
<p class="align-j">On peut avoir besoin de réaliser un rattrapage d&rsquo;une eau en carence. Cette rubrique  définit le volume de solution à ajouter pour augmenter l&rsquo;élément d&rsquo;une certaine concentration dans l&rsquo;aquarium. Elle précise également la quantité journalière maximum à injecter.</p>
</p></div>
<figure   class="figrangee"> <img alt=""  class="imgratio43 lws-optimize-lazyload"  data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/tabl7.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">
<h3>8. Supplémenter régulièrement</h3>
<p class="align-j">Les différentes analyses ICP ont permis d&rsquo;évaluer la consommation particulière de l&rsquo;aquarium et d&rsquo;en approximer les besoins journaliers. en divers éléments. Celle-ci devenant plus précise au fil des analyses et de la maitrise de sa maintenance.</p>
<ul>
<li><strong>Supplémenter</strong>&nbsp;: indiquer la quantité journalière pour maintenir l&rsquo;élément.</li>
<li><strong>Dosage de la solution</strong> : c&rsquo;est le volume de produit à distribuer. <span class="align-j">Il suffit de préciser la fréquence de supplémentation en jours (injection tous les jours, tous les deux jours&#8230;) et comment se répartit cette quantité (en une fois, deux fois&#8230;) dans la période précédemment définie.  </span></li>
<li><strong>Dilution</strong>&nbsp;: <span class="align-j">La solution dont on dispose peut être encore trop concentrée pour une distribution journalière en très faibles quantité. Il faut alors la diluer. On prépare don  une solution pour une durée et dans un volume à renseigner. Cette dilution peut être mono ou multiéléments que l&rsquo;on peut combiner, pour autant qu&rsquo;ils soient compatibles, pour une période et dans un contenant défini (0,5&nbsp;l, 1&nbsp;l, 10&nbsp;l&#8230;). Le calculateur détermine la quantité de chaque produit à diluer dans ce contenant pour répondre au besoin. Il précise le dosage quotidien de cet dilution multiéléments. Ce dosage   doit compatible avec les  possibilités de l&rsquo;appareil de distribution (pompe péristaltique).</span></li>
</ul></div>
<figure   class="figrangee"> <img alt=""  class="imgratio43 lws-optimize-lazyload"  data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/tabl8.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">
<h3>9. Besoin en produits, à acquérir</h3>
<p class="align-j">Le calculateur détermine la quantité de produit, commercial ou à préparer soi-même, sec ou en solution, à acquérir pour répondre à une consommation sur la période à renseigner.</p>
</p></div>
<figure   class="figrangee"><img alt="" class="imgratio43 lws-optimize-lazyload"  data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_supplementation/tabl9.jpg"> </figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Calculateur Déversoir</title>
		<link>https://reeflexion.fr/calculateur-deversoir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2018 22:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[deversoir]]></category>
		<category><![CDATA[nappe eau]]></category>
		<category><![CDATA[surverse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce calculateur permet d&#8217;évaluer la hauteur de la nappe d&#8217;eau (Hn) et le volume (Vn) de cette nappe en amont d&#8217;un déversoir d&#8217;aquarium. De ces deux éléments de conception d&#8217;un aquarium, le premier détermine le risque de débordement de la cuve à la mise en route de la pompe de remontée et le second, le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css">
.schema1 {
	width: 100%;
	max-width: 100px;
		}
</style>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/3.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/3.png"></a></figure>
<p class="align-j">Ce calculateur permet d&rsquo;évaluer la hauteur de la nappe d&rsquo;eau   (Hn) et le volume (Vn) de cette nappe   en amont d&rsquo;un déversoir d&rsquo;aquarium. De ces deux éléments de conception d&rsquo;un aquarium, le premier détermine le risque de débordement de la cuve à la mise en route de la pompe de remontée et le second, le volume d&rsquo;eau déversé dans la cuve technique lors de l&rsquo;arrêt de cette même pompe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">Ces valeurs dépendent essentiellement du débit se déversant et de la forme du déversoir. Les  formules  basées sur la loi de Bernouilli et la conservation des énergies déterminent une relation entre la hauteur de nappe  et le débit. La formule de Poleni  fait  appel à un coefficient µ calculé selon  la SIA (Société suisse des Ingénieurs et Architectes) qui intègre certaines conditions.  Le coefficient µ  oscille bien souvent autour de 0.40, des  tests expérimentaux  montrent que la valeur de 0,50 est plus adaptée à nos aquariums   de 100 à 2000 litres.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr; width: 60%; ">
<figure class="figrangee"><img  alt="" class="formule lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/f1.png"></figure>
<div class="textrangee"> Q : Débit (m<sup>3</sup>/s)<br />
    µ :  Coefficient relatif au  débit du déversoir.<br />
    Ls :  Largeur du seuil déversant  (m)<br />
    Cv : Coefficient de vitesse d&rsquo;approche<br />
    Hn : Hauteur de  nappe d&rsquo;eau   (m)<br />
    g : Gravité terrestre = 9.81(m/s<sup>2</sup>) </div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">Connaissant le débit réel au niveau du déversoir, on peut donc calculer la hauteur de nappe Hn&#8230;</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr; width: 60%; ">
<figure class="figrangee"><img  alt="" class="formule lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/f2.png"></figure>
<div class="textrangee">Hn :  Hauteur de  nappe d&rsquo;eau   (m)<br />
    Q : Débit (m<sup>3</sup>/s)<br />
    Ls :  Largeur du seuil du déversoir  (m)<br />
    g : Gravité terrestre = 9.81<br />
    (m/s<sup>2</sup>)<br />
    µ :  Coefficient relatif au  débit du déversoir. </div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">&#8230;et en déduire  le volume de la nappe d&rsquo;eau Vn.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr; width: 60%; ">
<figure class="figrangee"><img  alt="" class="formule lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/f3.png"></figure>
<div class="textrangee">Vn : Volume de la nappe d&rsquo;eau (m<sup>3</sup>)<br />
    Hn : Hauteur de la nappe d&rsquo;eau (m)<br />
    Lc : Longueur de cuve (m)<br />
    lc : largeur de cuve (m)<br />
    k : Coeffficient de sécurité </div>
</div>
<p>&nbsp; </p>
<h2><strong>Mode d&#8217;emploi</strong></h2>
<p class="align-j">Ces  formules sont établies pour des déversoirs fluviaux dont certains sont de véritables instruments de mesure permettant de calculer les débits des rivières. Ils répondent à des critères stricts (tableau 1). Bien que nos surverses soient bien plus petites, les modèles de calculs   sont  applicables quand ils ils ne s&rsquo;éloignent pas du modèle.</p>
<p class="align-j"> C&rsquo;est à dire  de  type &quot;dénoyé, à paroi mince et contraction latérale&quot;, avec une approximation d&rsquo;environ 10 à 20 %. Pour les autres cas fréquents, il convient d&rsquo;appliquer un coefficient de sécurité.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 1fr 40%; width: 90%; ">
<div class="grille-titre">Tableau 1 : Conditions d&rsquo;utilisation du modèle de calcul de déversoir </div>
<div class="grille-entete">Condition</div>
<div class="grille-entete">Interprétation</div>
<div class="textrangee" > <strong>La viscosité est supposée constante:</strong><br />
    La viscosité choise est celle de l&rsquo;eau, mais elle peut évoluer par exemple lors de la distribution de certaines nourritures. <br />
    <strong>Les surfaces des matériaux sont peu rugueuses :</strong><br />
    Le coefficient de friction correspond à des surfaces lisses   (PVC, verre). Cependant il peut évoluer au fil du temps avec les dépôts de corallines, coquilles, film bactérien et influer notablement sur le coefficient µ adopté. <br />
    <strong>La  turbulence est  constante </strong>:<br />
    Ce n&rsquo;est pas  vrai quand une pompe à oscillateur ou une boite à vagues  perturbe la situation. Le calcul représente une situation moyenne.
  </div>
<div class="textrangee">Un coefficient de sécurité k de 20 % prend en compte l&rsquo;augmentation  du volume Vn de la nappe  qui se dévesera dans la cuve technique lors de l&rsquo;arrêt de la pompe de remontée.</div>
<div class="textrangee" ><strong>La  vitesse d&rsquo;approche est  constante Cv </strong>:<br />
    C&rsquo;est le cas en aquarium, le déversoir étant localisé dans une zone calme, </div>
<div class="textrangee" > En aquarium, le  coefficient Cv est  établi à 1 </div>
<div class="textrangee" > <strong>Le seuil est  rectangulaire :</strong>La base est horizontale et plane. Tout autre forme appelle d&rsquo;autres formules de calcul. </div>
<div> <img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s1.png"><img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s7.png"><img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s8.png"> </div>
<div class="textrangee" > <strong>La crête du seuil est mince :</strong>L&rsquo;épaisseur du seuil : e  &lt; H/2. C&rsquo;est en général le cas avec les déversoirs d&rsquo;aquarium. Si besoin réaliser un chanfrein à 45° pour réduire l&rsquo;épaisseur. <br />
    Cette condition est obtenue lorsqu&rsquo;il y a présence d&rsquo;air entre le seuil et la chute d&rsquo;eau. <strong>Les calculs ne s&rsquo;appliquent donc pas au système durso.</strong> </div>
<div> <img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s9.png"><img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s10.png"><img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s11.png"> </div>
<div class="textrangee" ><strong>Le seuil est sans contraction latérale :</strong><br />
    La  contraction, doit être telle que 0.3 &lt; Ls/L1 &lt; 0.8. Avec Ls : largeur du seuil et <br />
    L1 : largeur à une distance d&rsquo;environ 4 x H en amont du seuil. En aquarium, les déversoirs sont considérés &quot;avec contraction latérale&quot;. Cette condition est prise en compte dans le coefficient µ.</div>
<div> <img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s4.png"><img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s1.png"></div>
<div class="textrangee" ><strong>Cas des déversoirs-peigne</strong> : Le peigne détermine la hauteur de la nappe. La largeur du seuil Ls est la somme des intervalles i entre les dents du peigne <strong>Ls&nbsp;=&nbsp;Σi</strong>. </div>
<div> <img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s17.png"><img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s16.png"> </div>
<div class="textrangee" ><strong>Cas des déversoirs circulaires</strong> : L&rsquo;eau se déverse  dans un tube vertical de diamètre D, dont la position détermine le niveau d&rsquo;eau dans la cuve.  La largeur Ls est la circonférence du tube. <strong>Ls = πD</strong>. </div>
<div> <img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s6.png"> <img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s3.png"> </div>
<div class="textrangee"><strong>Le déversoir  est dénoyé : </strong>Les déversoirs en aquarium  sont en principe dénoyés et non pas noyés. C&rsquo;est à dire que le niveau de l&rsquo;eau en aval  se situe sous le seuil du déversoir. Le calculateur prend en compte cette situation avec le coefficient µ.<br />
    Pour cette raison encore, les calculs ne s&rsquo;appliquent  pas au système durso. </div>
<div> <img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s13.png"><img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s15.png"><img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s14.png"> </div>
<div class="textrangee" ><strong>Coefficient µ :</strong> Le calcul du  coefficient µ dont la valeur est environ 0.40 est applicable si :<br />
    &#8211; Hauteur de nappe Hn  : 0.025 L1/Ls  &lt; Hn &lt; 0.8 m. Cette condition n&rsquo;est jamais  remplie dans nos aquariums*. <br />
    &#8211; Hauteur de nappe Hn ≤ P. Cette condition est en  remplie en aquarium. <br />
    &#8211; Profondeur en amont P &gt; 0.3 m; Cette condition mesurée à une distance de 5 x Hn est  en général remplie dans les bacs de présentation. Elle influe peu sur le résultat.</p>
<p>    Un coefficient µ = 0,50, issu de tests pratiques, s&rsquo;avère plus adapté. </p></div>
<div> <img  alt="" class="schema1 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/s12.png"> </div>
</div>
<p>    <!-- https important --></p>
<h2>Calculateur</h2>
<p class="align-j">Renseigner les cases jaunes. </p>
<p>  <!-- SpreadsheetConverter Iframe start --></p>
<div style="text-align:center">
<p>  <iframe  width="524" height="500" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_deversoir/caluldeversoir/caluldeversoir.htm"></p>
<p>Your browser does not support iframes.</p>
<p></iframe>
</div>
<p><!--Fin du calculateur--> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Calculateur Epaisseur de verre d&#8217;aquarium</title>
		<link>https://reeflexion.fr/calcul-epaisseur-verre-aquarium/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2018 22:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[epaisseur]]></category>
		<category><![CDATA[verre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce calculateur permet de déterminer l&#8217;épaisseur du verre des différents vitrages d&#8217;un aquarium et de dimensionner ses renforts. Il est établi suivant les normes prEN&#160;13474 et les Eurocodes. Il intègre les risques liés à l&#8217;environnement, la durabilité, la fragilité du verre et l&#8217;usage&#8230; au travers de coefficients partiels définis dans les Eurocodes. Ce calculateur est [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Ce calculateur  permet de déterminer l&rsquo;épaisseur du verre des différents vitrages d&rsquo;un aquarium  et de dimensionner ses renforts. Il est établi suivant les normes prEN&nbsp;13474 et les Eurocodes. Il intègre les risques liés à l&rsquo;environnement,  la durabilité,  la fragilité du verre et  l&rsquo;usage&#8230; au travers de coefficients partiels définis dans les Eurocodes. Ce calculateur est en relation avec l&rsquo;article <strong><a href="https://reeflexion.fr/aquarium-verre-conception-realisation/"><em>Aquarium en verre : conception, réalisation</em></a></strong>, sur Cap récifal. Les résultats de ce tableur ont été confrontés à des analyses en simulations 3D, exposées dans l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/aquarium-verre-cuve/"><em><strong>Aquarium en verre : au cœur de la cuve</strong></em></a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Mode d&#8217;emploi</h2>
<p class="align-j">&#8211; Prendre connaissance, en fin de calculateur, des observations relatives aux indices entre parenthèse.<br />
  &#8211; La section gauche suffit à l&rsquo;utilisation. La section droite permet  de consulter les coefficients choisis et les valeurs intermédiaires.<br />
  &#8211; Entrer les données dans les cases jaunes, le calcul se met à jour après  saisie.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 1fr 50% 1fr;  width: 70%;">
<figure alt="" class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/1.jpg" data-ipsLightbox><img  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/1.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Fig 1 : Assemblage faces et fond.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" style="vertical-align:bottom"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/2.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/2.png"></a><figcaption class="figlegende">Fig 2 : Appuis sur 3 côtés et 4 côtés avec renforts par raidisseurs et traverses.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/3.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/3.png"></a><figcaption class="figlegende">Fig 3 : Collage en bourrelet.</figcaption></figure>
</p></div>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/4.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/4.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Fig 4 : Raidisseurs &quot;bout à bout&quot;.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/5.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/5.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Fig 5 : Raidisseurs croisés.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/6.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/6.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Fig 6 : Traverse à simple collage.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/7.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/7.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Fig 7 : Traverse à collage doublé.</figcaption></figure>
</div>
<p><!-- Début calculateur Spreadsheet Iframe start --></p>
<div style="text-align:center">
  <!-- https important --><br />
  <iframe  width="810" height="1500" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_epvitrage/calcul-epvitreeurocode_v1/calcul-epvitreeurocode_v1.htm">      </p>
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<p></iframe>
</div>
<p><!--Fin du calculateur--> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Calculateur Salinité</title>
		<link>https://reeflexion.fr/calcul-salinite-aquarium/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 23:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[densite]]></category>
		<category><![CDATA[masse volumique]]></category>
		<category><![CDATA[salinite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce calculateur convertit salinité et masse volumique à pression atmosphérique et à une température donnée selon l&#8217;Equation d&#8217;état de l&#8217;eau de mer 1980. Il donne également, à titre d&#8217;information pour les aquariophiles, la densité par rapport à la masse volumique de l&#8217;eau douce de référence à 4 °C, à 25 °C (comme le font certains [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Ce calculateur convertit salinité et masse volumique à pression atmosphérique et à une température donnée selon <a href="https://www.jodc.go.jp/jodcweb/info/ioc_doc/UNESCO_tech/046148eb.pdf">l&rsquo;Equation d&rsquo;état de l&rsquo;eau de mer  1980.</a> Il donne également, à titre d&rsquo;information pour les aquariophiles, la densité par rapport à la masse volumique de l&rsquo;eau douce de référence à 4 °C, à 25 °C (comme le font certains aréomètres) et 20 °C (comme nombre de réfractomètres). Pour plus d&rsquo;indormations consulter les articles <a href="https://reeflexion.fr/salinite/">Salinité</a> et  <a href="https://reeflexion.fr/refraction-refractometre/">Réfraction, réfractomètre</a>.</p>
<p><em>This calculator converts salinity and density at atmospheric pressure and a given temperature according to the <a href="https://www.jodc.go.jp/jodcweb/info/ioc_doc/UNESCO_tech/046148eb.pdf">Equation of State of Sea Water 1980</a>. For  aquarists, it also gives the specific gravity relative to density of standard fresh water at 4 °C, at 25 °C (as some hydrometers) and 20 °C (as many refractometers). Read more about salinity and refraction in the articles <a href="https://reeflexion.fr/salinite/">Salinité</a></em> and  <a href="https://reeflexion.fr/refraction-refractometre/">Réfraction, réfractomètre</a>.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<div style="text-align:center">
  <!-- https important --><br />
  <iframe  width="490" height="530" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_salinite/calculsalinite/calculsalinite.htm"></p>
<p>Your browser does not support iframes.</p>
<p>  </iframe>
</div>
<p class="align-j">La réfraction  d&rsquo;une eau salée, réalisée avec du chlorure de sodium NaCl, diffère de celle d&rsquo;une eau de mer (naturelle ou reconstituée) aux multiples composants. La valeur  de la salinité d&rsquo;une eau de mer  lue sur un réfractomètre eau salée NaCl est plus élevée et  doit  être réduite de 1,5. à 1,8 points.</p>
<p>            <em>The refraction of a salt water made with sodium chloride NaCl, differs from that of a sea water (natural or reconstituted) with   several components. The  sea water salinity value, read on a refractometer designed for salt water NaCl, is higher and should be reduced from 1.5 to 1.8 points.</em></p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/calcul-salinite-aquarium/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/calcul-salinite-aquarium/">Calculateur Salinité</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Circuit d&#8217;eau : 2 Dimensionnement de la canalisation (remontée, descente)</title>
		<link>https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2017 23:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[circuit]]></category>
		<category><![CDATA[descente]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[remontée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La première partie de cet article a permis d&#8217;acquérir la mallette du bon petit physicien. Super ! Mais l&#8217;aquariophile doit répondre à des questions bien plus concrètes. Le diamètre choisi sera-t-il suffisant ? Les coudes et vannes réduiront-ils dangereusement le débit ? Le tuyau sera-t-il plein et quelle marge restera-t-il ? Existe-t-il des risques d&#8217;engorgements [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/">Circuit d&rsquo;eau : 2 Dimensionnement de la canalisation (remontée, descente)</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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         max-width:250px;}
    </style>
<p class="align-j">La première partie  de cet article a permis d&rsquo;acquérir la mallette du bon petit physicien. Super ! Mais l&rsquo;aquariophile   doit répondre à des questions bien plus concrètes. Le diamètre choisi sera-t-il suffisant ? Les coudes et vannes réduiront-ils dangereusement le débit ?  Le tuyau sera-t-il plein et quelle marge restera-t-il ? Existe-t-il des risques d&rsquo;engorgements ? Cette seconde partie  répond à toutes ces questions avec, en prime, des calculateurs bien utiles !</p>
<p class="align-c"><a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-donnees-calcul/" target="_self" rel="noopener">1 : Données de calcul</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/" target="_self" rel="noopener">2 : Dimensionnement</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-realisation-systeme-remontee-descente/" target="_self" rel="noopener">3 : Réalisation</a></p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le dimensionnement de la canalisation est le processus de calcul permettant, à partir des données imposées et choisies, de déterminer les caractéristiques de l&rsquo;écoulement, de manière à valider ces données ou de les reconsidérer. Il s&rsquo;agit de répondre à des questions précises  :</p>
<ul>
<li>Quel diamètre<strong> </strong>dois-je adopter pour évacuer le débit  prévu, compte tenu du circuit envisagé  (matériau, diamètre, longueur, hauteur et accessoires) ? </li>
<li>Quel sera alors le taux de remplissage du conduit ; sera-t-il plein ou aéré au débit maximum  ?</li>
<li>Serai-je confronté à des phénomènes perturbants ?</li>
</ul>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1c.png" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1c.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 1 : Seconde  étape, le dimensionnement permet de calculer les caractéristiques de l&rsquo;écoulement et de le valider par rapport aux objectifs initiaux.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp; </p>
<p class="align-j">Il nous faut maintenant endosser la tenue du petit hydraulicien pour avancer dans le processus de dimensionnement rappelé ici (fig.&nbsp;2).</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"><figcaption class="grille-titre">figure 2    : Processus général de dimensionnement d&rsquo;une canalisation</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/24.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/24.png"></a><br /><figcaption class="figlegende">Ce processus représente le cas général de dimensionnement d&rsquo;une canalisation. Complexe pour les circuits d&rsquo;évacuation gravitaire, partiellement pleins, il est plus simple pour des circuits d&rsquo;alimentation sous pression.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2 class="align-j">1. Taux de remplissage  et diamètre hydraulique  d&rsquo;une canalisation</h2>
<p class="align-j"><span class="align-j">Un écoulement à  surface libre qui occupe partiellement la canalisation se définit par son <em>taux de remplissage</em>. Le diamètre intérieur du conduit n&rsquo;étant plus la référence, c&rsquo;est le taux de remplissage  qui définit la section réelle de l&rsquo;écoulement et qui permet de procéder aux calculs. De plus,  des  évènements plus ou moins prévisibles, peuvent  générer un engorgement  de la canalisation d&rsquo;évacuation. La sécurité  impose donc de calculer la section d&rsquo;une canalisation qui soit en mesure d&rsquo;absorber une augmentation momentanée du débit tout en conservant, autant que possible, le régime d&rsquo;écoulement. Le taux de remplissage permet alors d&rsquo;évaluer la criticité de ces évènements.</span></p>
<h4>1.1 Taux de remplissage</h4>
<p class="align-j">En hydraulique, le taux de remplissage T<sub>r</sub> d&rsquo;un conduit ne s&rsquo;exprime pas, comme on pourrait l&rsquo;imaginer, en fonction de  la proportion de la section immergée.  Les hydrauliciens définissent ce   taux      comme le rapport de la hauteur de remplissage <em>h</em> au diamètre intérieur <em>D<sub>i</sub></em> du conduit. La figure&nbsp;2 représente cette hauteur dans une canalisation circulaire. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"    alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f21.png"> </div>
<div class="textrangee"
      
  

<td>T<sub>r</sub> : Taux de remplissage par le liquide [%] <br />
    h: Hauteur du liquide [m]<br />
    D<sub>i</sub> : Diamètre intérieur [m]
</div><figcaption class="figlegende">Formule 1</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Dans la pratique,  les circuits des évacuations naturelles gravitaires sont calculés de telle sorte que  le taux de remplissage soit, selon leur fonction, de 50&nbsp;% à 85&nbsp;% maximum, de manière à assurer le transport des particules,  tout en se réservant une marge pour éviter les engorgements et le siphonage  dans les conduites  inclinées. Certains aquariophiles choisissent délibérément de noyer la canalisation de descente gravitaire, le taux de remplissage est alors de 100&nbsp;%.</p>
<h5 class="align-j">Taux de remplissage&#8230; théorique !</h5>
<p class="align-j">Mais, <em>direz-vous</em>, comment calculer le taux de remplissage <em>T<sub>r</sub> </em>quand on ne connait pas la hauteur <em>h</em> ? Bonne question, car c&rsquo;est bien la situation la plus fréquente quand il n&rsquo;est pas imposé. Dans ce cas, on débute un premier calcul avec  un taux théorique et puis on vérifie que le débit obtenu est celui souhaité. Dans la négative, on recommence avec une valeur plus approchante et ainsi de suite. C&rsquo;est l&rsquo;itération C de la figure 1.</p>
<div class="commentaire"><strong>Rayon et rayon</strong></p>
<p>  Prudence ! Il ne faut jamais assimiler le rayon hydraulique  R<sub>h</sub> au rayon géométrique R<sub>i</sub>. <strong>R<sub>h</sub> est toujours différent de R<sub>i</sub></strong>, même si la canalisation est pleine.  En effet :</p>
<p class="align-j"> &#8211; Le rayon  d&rsquo;une canalisation circulaire vaut bien la moitié de son diamètre (R<sub>i</sub>&nbsp;=&nbsp;D<sub>i</sub>/2),  mais son rayon hydraulique vaut le quart du diamètre hydraulique (R<sub>h</sub> = D<sub>h</sub>/4). <br />
    &#8211;<br />
    Dans un conduit   en charge,   la hauteur h est  égale au diamètre du conduit Di. Dans ce cas, D<sub>h</sub>&nbsp;= D<sub>i</sub> mais R<sub>h</sub> &nbsp;= R<sub>i</sub> /2.</p>
</div>
<h3>1.2. Diamètre hydraulique, rayon hydraulique</h3>
<p class="align-j">Le débit  d&rsquo;un liquide dans une canalisation pleine dépend de sa section (ou du diamètre) et de la vitesse moyenne du fluide, laquelle est en relation avec  la surface de frottement, autrement dit son périmètre mouillé <em>P<sub>m</sub></em>. Mais, comment  calculer un débit avec les dimensions de cette même canalisation quand elle est incomplètement remplie ? Les hydrauliciens raisonnent  à partir d&rsquo;une section circulaire théorique, quelle que soit d&rsquo;ailleurs la  forme géométrique du conduit,   qui engendrerait la même perte de pression linéique pour une même vitesse. Le   diamètre de ce cercle  est appelé <em>diamètre hydraulique</em> <em>D<sub>h</sub></em>. Par définition, le rayon hydraulique <em>R<sub>h</sub></em>. est le rapport entre la <em>surface mouillée</em> Sm et le <em>périmètre mouillé</em> <em>P<sub>m</sub></em>.  Le taux de remplissage est pris en compte avec l&rsquo;angle <em>θ</em> (thêta), exprimé en radian, formé par la hauteur <em>h</em>. La figure 3 précise toutes les formules nécessaires. Les calculs hydrauliques  des écoulements  à surface libre   utilisent le rayon  hydraulique et non le rayon géométrique du conduit. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/5.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/5.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 3 : Expression du rayon  hydraulique et du diamètre hydraulique à partir de la hauteur h représentant le taux de remplissage.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j"><span class="align-j">Le rayon hydraulique représente en quelque sorte, l&rsquo;ampleur des frottements superficiels : plus le rayon hydraulique augmente, plus la section s&rsquo;écoulant augmente par rapport à la surface frottante des parois. De ce fait, la perte de charge </span>est  d&rsquo;autant plus faible que le rayon hydraulique est grand. On peut  alors comprendre cette notion parfois difficile à assimiler :</p>
<ul>
<li>Dans l&rsquo;écoulement libre   d&rsquo;un conduit circulaire, à débit constant la vitesse   augmente avec le diamètre.</li>
<li>Dans l&rsquo;écoulement en charge d&rsquo;un conduit circulaire, à débit constant la vitesse   diminue avec le diamètre.</li>
</ul>
<h2 class="align-j">2. Vitesse d&rsquo;écoulement</h2>
<p class="align-j">Nous avons vu que les vitesses  se répartissent  irrégulièrement dans la section du conduit. Elles sont faibles au plus près de la surface de la canalisation  et même nulles au contact, du fait des frottements dus aux aspérités superficielles. Dans cette zone, la <em>couche limite</em> (fig.&nbsp;3 et 4), les vitesses atteignent des valeurs propices aux sédimentations. C&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;en hydraulique urbaine, on préconise des vitesses supérieures à 0,7 m/s.</p>
<p class="align-j">Dans la pratique, pour procéder aux calculs, on  considère  la vitesse moyenne V (formule&nbsp;2).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"> <strong>V = Q<sub>v</sub> / S</strong> </div>
<div class="textrangee">V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    Q<sub>v</sub> : Débit volumique <span class="align-j">[m<sup>3</sup>.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    S : Surface de la section [m<sup>2</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 2</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p class="align-j"> La vitesse minimum limite de sédimentation est  normalement dépassée dans les circuits d&rsquo;un aquarium en  PVC rigide dont la  rugosité est très faible, à condition que le diamètre ne soit pas trop important dans des zones à faible déclivité. Mais les vitesses  sont propices au développement de nombreux organismes, des bactéries aux vers filtreurs, qui s&rsquo;y développent, augmentant ainsi la perte de charge. L&rsquo;aquariophile ne peut échapper à la corvée du nettoyage annuel des canalisations.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h5 class="align-j">Vitesse&#8230; théorique !</h5>
<p class="align-j">De même que pour le taux de remplissage d&rsquo;un écoulement à surface libre, comment calculer la vitesse V si la section mouillée est inconnue&nbsp;? Dans cette situation, on utilise le taux de remplissage théorique ci-dessus pour calculer une vitesse théorique qui donne un certain débit. Puis on recommence le calcul avec un autre taux, donc une autre vitesse, jusqu&rsquo;à ce que le débit calculé soit identique au débit souhaité. C&rsquo;est toujours l&rsquo;itération C de la figure 1.</p>
<h2>3. Régimes d&rsquo;écoulements : laminaire, turbulent, permanent, transitoire</h2>
<h4>3.1. Régime d&rsquo;écoulement permanent</h4>
<p class="align-j">Un régime d&rsquo;écoulement est dit <em>permanent</em> (ou <em>stationnaire</em><strong><em>)</em></strong> si ses caractéristiques physiques (pression,   température, vitesse, masse volumique&#8230;) sont indépendantes du temps.  La vitesse locale est indépendante du temps,  elle peut être variable entre deux zones du fait de  la géométrie. Les calculs d&rsquo;un système d&rsquo;écoulement  sont effectués en supposant le régime permanent. Il  doit donc être conçu pour tendre vers cet état, ce qui n&rsquo;est pas toujours facile comme on va le voir.</p>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16a.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16a.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 4 : Profil de vitesses  en régime  laminaire.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Un régime d&rsquo;écoulement  permanent, peut se structurer sous deux états : <em>laminaire</em> ou <em>turbulent</em>.</p>
<p class="align-j"><em>Laminaire</em> (fig&nbsp;4) : Un écoulement est dit laminaire lorsque la vitesse des particules est faible et que les lignes de courant sont régulières,  parallèles aux parois du contenant. Le profil de vitesse se répartit de manière hyperbolique dans la section du conduit. Dans cette configuration, les forces visqueuses de cisaillement sont supérieures aux forces de frottement. Les calculs de conservation de l&rsquo;énergie peuvent être traités par le théorème de Bernouilli adapté à l&rsquo;étude de tels écoulements. </p>
<div style="clear:both"></div>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16b.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16b.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 5: Profil de vitesses  en régime  turbulent.</figcaption></figure>
<p class="align-j"><em>Turbulent</em> (fig.&nbsp;5) : un écoulement est turbulent lorsque les directions des  particules se déplacent en tourbillons, dont la taille, la localisation et l&rsquo;orientation varient constamment, de manière désordonnée. <span class="align-j">Ils apparaissent lorsque la vitesse est importante par rapport aux forces de viscosité. Les écoulements turbulents restent difficilement prévisibles du fait de leurs variations  de lieu et de temps et beaucoup plus difficiles à traiter par le calcul, mais l</span>a dissipation des énergies génère finalement un <span class="align-j"> profil des vitesses  plutôt régulier.  Dans cette configuration, la vitesse décroit de manière brutale au plus près des parois.</span>
</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie<br />
  </strong><br />
  Les écoulements  d&rsquo;un aquarium sont rarement laminaires. On les obtient  en amont du déversoir et parfois dans des grosses canalisations rectilignes,  à faible déclivité et partiellement remplies.<br />
  Dans le circuit de remontée d&rsquo;eau vers l&rsquo;aquarium, dont les diamètres sont étroits, et dans les circuits d&rsquo;évacuation  souvent fortement inclinés, où les vitesses sont importantes, le régime d&rsquo;écoulement est exclusivement turbulent.</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>3.2. Régime d&rsquo;écoulement transitoire</h3>
<p class="align-j">Un régime d&rsquo;écoulement est dit <em>transitoire</em> quand il n&rsquo;a pas encore atteint un état stable, permanent. Un régime transitoire peut apparaître lors d&rsquo;une modification d&rsquo;un système, quand l&rsquo;eau passe par des stades de pressions et de dépressions engendrant des phénomènes d&rsquo;instabilités. Si les écoulements permanents  sont pris en compte dans des formules établies, il en est autrement pour les régimes transitoires. La part d&rsquo;incertitude est prise en compte, le cas échéant, par  des coefficients de sécurité.</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p class="align-j">Des transitions d&rsquo;écoulement, plus ou moins temporaires, peuvent être dues à l&rsquo;obturation partielle d&rsquo;une conduite, à l&rsquo;évolution de tensions interfaciales, aux fluctuations occasionnées par le brassage&#8230; Le circuit de descente d&rsquo;un aquarium est constitué de coudes, de tronçons courbes et rectilignes plus ou moins inclinés, parfois verticaux, de l&rsquo;air se mêlant à l&rsquo;eau, tout cela génére des phases transitoires. Le système d&rsquo;écoulement de l&rsquo;aquarium doit être conçu pour éviter ces situations ou au moins limiter leurs impacts. <br />
    Les logiciels de simulation ne savent pas considérer les phénomènes transitoires, on imagine donc la difficulté à prévoir les débits dans une descente gravitaire d&rsquo;aquarium.</p>
</div>
<h3 class="align-j">3.3. Modèles d&rsquo;écoulements </h3>
<p class="align-j">La figure&nbsp;6 présente  différents régimes d&rsquo;écoulement :  un écoulement à surface libre à régime permanent laminaire<em> </em>(a) des  écoulements en charge dans différents régimes transitoires (b à h) et un écoulement  en  régime permanent, turbulent (i).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns:repeat(3,1fr);  width: 80%;"><figcaption class="grille-titre">figure 6 : Régimes de transition d&rsquo;un écoulement à surface libre à un écoulement en charge</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2a.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2a.png"></a><figcaption class="figlegende">a : Régime permanent. Écoulement laminaire   à surface libre. Les phases gazeuse  et liquide sont stratifiées.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2b.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2b.png"></a><figcaption class="figlegende">b : Régime transitoire. L&rsquo;interface entre phases liquide et gazeuse est ondulé.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2c.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2c.png"></a><figcaption class="figlegende">c : Régime transitoire. La phase gazeuse se sépare en bouchons indépendants, sur la section.<br />
    </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2d.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2d.png"></a><figcaption class="figlegende">d : Régime transitoire. Des poches se dispersent dans la partie supérieure du tuyau.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2e.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2e.png"></a><figcaption class="figlegende">e : Régime transitoire. Des bulles sont dispersées de manière uniforme.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2f.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2f.png"></a><figcaption class="figlegende">f : Régime transitoire. Une cheminée de  gaz pousse le liquide  de manière annulaire sur la surface du tuyau.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2g.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2g.png"></a><figcaption class="figlegende">g : Régime transitoire. Un spray, de fines gouttes gazeuses se disperse dans la phase liquide.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2h.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2h.png"></a><figcaption class="figlegende">h : Régime transitoire. De grosses bulles forment une mousse dans le conduit.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2i.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2i.png"></a><figcaption class="figlegende">i :Régime permanent. Cas d&rsquo;un écoulement turbulent,   en charge. Le conduit est rempli de liquide  progressant en tourbillonnant</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">3.4. Identifier le régime d&rsquo;écoulement  : Reynolds</h3>
<p class="align-j">Pour une section de canalisation, lorsque la vitesse d&rsquo;un fluide d&rsquo;une certaine viscosité augmente, son régime passe successivement d&rsquo;un stade laminaire, puis atteint un seuil critique de transition pour se stabiliser dans un régime turbulent. Les calculs étant différents selon les régimes d&rsquo;écoulement, il est impératif d&rsquo;en connaitre la nature dans la configuration  présente. Osborne Reynolds a défini une formule mettant en jeu ces paramètres, qui représente le rapport entre les forces d&rsquo;inertie et les forces visqueuses. La formule 3 est celle admise pour les conduits cylindriques.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"   alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f22.png"> </div>
<div class="textrangee">Re : Nombre de Reynolds [-]<br />
    V : Vitesse moyenne dans la section [m.s<sup>-1</sup>]<br />
    D<sub>h</sub> : Diamètre hydraulique  du conduit [m]<br />
    ν = Viscosité cinématique [m<sup>2</sup>.s<sup>-1</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 3</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le nombre de Reynolds définit le régime d&rsquo;écoulement pour des conduites en charge&nbsp;; ces limites restent cependant approximatives :</p>
<ul>
<li>Re ≤ 2000 : régime laminaire&nbsp;(valeur admise pour les parois lisses) ;</li>
<li>2000 &lt; Re &lt; 3000 : régime transitoire&nbsp;;</li>
<li>Re ≥ 3000 : Régime turbulent.</li>
</ul>
<h2 class="align-j">4. Pertes de charges</h2>
<p class="align-j">Nous avons vu qu&rsquo;il existe des freins au bon écoulement de l&rsquo;eau, à l&rsquo;origine de  chutes de pression autrement appelées <em>pertes de charge</em>. Ces dernières dépendent :</p>
<ul>
<li>Des frictions intermoléculaires  en relation avec la viscosité du fluide&nbsp;;</li>
<li>des frottements superficiels contre les parois de la canalisation&nbsp;;</li>
<li> des obstacles  qui créent des variations géométriques. </li>
</ul>
<p class="align-j">Dans la pratique, on a l&rsquo;habitude de traiter  dans le cadre de pertes de charges régulières (ou linéaires), les  frictions visqueuses et les frottements liés à la longueur de la canalisation, et pertes de charge singulières celles qui apparaissent en présence d&rsquo;obstacles de formes particulières (ou singularités).</p>
<h3>4.1. Pertes de charges régulières (linéaires)</h3>
<p>Frictions, frottements&#8230; ces termes sont souvent employés  l&rsquo;un pour l&rsquo;autre. Mais en milieu liquide, ne tentons pas trop de les  différencier puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit finalement du même phénomène : le cisaillement  moléculaire&nbsp;; seule la cause diffère. Si les frictions intramoléculaires  font intervenir la viscosité du fluide, les frottements superficiels sont liés  à la rugosité des surfaces.</p>
<h4 class="align-j">Coefficient de perte de charge régulière</h4>
<div class="commentaire">
<p><strong>La saga lambda</strong></p>
<p>    Antoine Chezy ,  Robert Manning, John Thomas Fanning, Darcy, Julius Ludwig Weisbach, Ludwig Prandtl, Gaspard Prony,  Heinrich Blasius, Prandlt, Moody, Nikuradsé, Serghides, Eck, Colebrook, Altschoul, C. Citrini, S.E. Haaland, Swamee–Jain, Hazen Williams, Churchill&#8230; Français, Irlandais, Anglais, Allemands, Suisses&#8230;  Depuis 1775 jusqu&rsquo;à nos jours, ces mathématiciens hydrauliciens ont écrit l&rsquo;histoire du coefficient de rugosité λ. Des cours d&rsquo;eau naturels aux canalisations urbaines jusqu&rsquo;au circuits domestiques, ils ont cherché la meilleure expression, équation ou représentation graphique de ce rugueux inconnu. </p>
<p>    Des formules plus ou moins sophistiquées, limitées, théoriques ou expérimentales, l&rsquo;expression de C. M. Colebrook et C. F. White de 1937 est la plus utilisée. Nous lui préférons celle de l&rsquo;états-unien Stuart W. Churchill datant de 1977,  plus facilement exploitable et couvrant de manière précise tout le champ des écoulements,  laminaires et turbulents.</p>
</div>
<p class="align-j">Nous connaissons la viscosité du fluide et la rugosité du matériau, nous disposons donc de tous les éléments pour savoir comment elles vont s&rsquo;opposer à l&rsquo;écoulement. Cette opposition est  est représentée par le coefficient  λ (lambda) de perte de charge linéaire. </p>
<figure class="figfloat" style="float:left; "> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/25.png" data-ipsLightbox><img style="border-style:solid; border-color:#CCC; border-width:1px"  alt="" width="250" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/25.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 7 : Diagramme de Moody exprimant le coefficient lambda selon les régimes d&rsquo;écoulement.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les nombreuses formules de calcul mettent en jeu l&rsquo;effet de la viscosité (au travers du nombre de Reynolds Re) et celui de la rugosité (au travers de l&rsquo;indice de rugosité absolue ε) et ce, plus ou moins selon le régime d&rsquo;écoulement. Sans rentrer dans les détails, les formules (ou une partie d&rsquo;elles-mêmes) sont adaptées selon le régime d&rsquo;écoulement : laminaire (Poiseuille) avec Re ≤ 2000 (rare en aquariophilie), transitoire, ou bien turbulent lisse ou rugueux (Colebrook-White) avec Re &gt; 2000 (très fréquent dans les circuits d&rsquo;alimentation et d&rsquo;évacuation de nos aquariums. Face à la difficulté des calculs, une représentation graphique de ces équations, le diagramme de Moody (fig. 7), permet d&rsquo;approximer le coefficient λ.</p>
<p class="align-j"> Parmi toutes ces formules, la récente formule de Stuart W. Churchill proposée ci-dessous, présente le grand avantage d&rsquo;être explicite (contrairement à l&rsquo;expression de Colebrook-White très répandue). Elle et ne  se résout pas par itérations (succession de calculs en boucles où le résultat du précédent sert pour le suivant) (itération B de la figure 1) et de plus, elle est exploitable quel que soit le régime d&rsquo;écoulement, du  laminaire au plus turbulent.</p>
<div style="clear:both"> </div>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"  alt=""   / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f8.png"> </div>
<div class="textrangee">λ : Coefficient de perte de charge régulière  [-]<br />
    Re : Nombre de Reynolds [-]<br />
    ε/Dh : Indice de rugosité relative [-]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 4 : Formule de Stuart W. Churchill de calcul du coefficient de pertes de charges régulières pour tous types d&rsquo;écoulements.</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Pas besoin de sortir la calculette, plus besoin d&rsquo;utiliser le diagramme de Moody, inutile de concocter une itération sur tableur, le calculateur de Cap récifal <strong><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/">Calcul du circuit d&rsquo;évacuation pour aquarium</a></strong> se charge du job avec une précision suffisante.</p>
<h4>Perte  de charge régulière, totale</h4>
<p class="align-j">La perte de charge régulière  s&rsquo;exprime suivant le besoin,  en fonction d&rsquo;une variation de hauteur ΔH<sub>R</sub> en mètre de colonne d&rsquo;eau mCE ou de pression Δps en Pascal. Dans cet article, l&rsquo;unité choisie est le mCE (1 mCE = 9807 Pa).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"    alt=""    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f11.png"> </div>
<div class="textrangee">ΔH<sub>R</sub> : Perte de charge régulière  [mCE]<br />
    λ : Coef. de perte de charge régulière [-] <br />
    L : Longueur de la conduite [m] <br />
    Dh : diamètre hydraulique (ou intérieur) du conduit [m]<br />
    V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 5</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j"><strong>Conduites en série</strong> : Lorsque la conduite est composée de plusieurs tronçons de diamètres différents en série, la perte de charge est la somme des pertes de charge de chaque tronçon.</p>
<p class="align-j"><strong>Conduites en parallèle</strong> : Lorsque le réseau est formé de plusieurs conduites  en parallèle, la perte de charge est la même pour toutes les conduites et le débit global est égal à la somme des débits.</p>
<h3>4.2. Pertes de charges singulières</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/26.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/26.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 8 : Toute singularité (obstacle) génère des zones de perturbation à l&rsquo;origine de pertes d&rsquo;énergie (ou de charge).</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les pertes de charge singulières (ou locales) se produisent en présence d&rsquo;obstacles, lorsque au moins une  partie des lignes de courant s’écartent de la direction principale de l’écoulement. Il y a alors  décollement de la paroi ou  formation de zones de recirculation, par exemple au niveau des  changement de direction (coudes, raccords en Y ou en T, grilles&#8230;), ou de sections (jonctions, clapets, vannes, à l&rsquo;entrée ou en sortie de conduite&#8230;). Ces accessoires produisent une chute d&rsquo;énergie rapide ; vitesse et  pression diminuent sur une distance plus ou moins importante. Cette chute  d&rsquo;énergie impacte bien évidemment partiellement les  pertes de charges régulières de même que celles d&rsquo;un accessoire placé immédiatement en aval&nbsp;; cet aspect est cependant négligé par simplification. </p>
<h4 class="align-j">Coefficients de pertes de charges singulières</h4>
<p class="align-j">Chaque accessoire est affecté d&rsquo;un coefficient de perte de charge singulière ξ (xi), établi par le calcul et l&rsquo;expérimentation ; sa valeur peut varier selon le constructeur. Le coefficient ξ est destiné à soustraire une partie de l&rsquo;énergie cinétique, il est donc toujours compris entre 0 et&nbsp;1.</p>
<p class="align-j">La perte de charge singulière  est le produit du coefficient de perte de charge ξ de l&rsquo;obstacle  par la représentation de l&rsquo;énergie cinétique. On l&rsquo;exprime suivant le besoin, en fonction d&rsquo;une variation de hauteur Δhs en mètre de colonne d&rsquo;eau [mCE] ou de pression Δps en Pascal.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img alt=""   class="imgformule lws-optimize-lazyload"    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f9.png"> </div>
<div class="textrangee">Δh<sub>s</sub> : Perte de charge singulière (mCE)<br />
    ξ (xi) : Coef. de perte de charge singulière de l&rsquo;accessoire [-]<br />
    V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 (m.s<sup>-2</sup>)</div><figcaption class="grille-legende">Formule 6</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Noter que la perte de charge singulière d&rsquo;un accessoire est parfois déterminée par le constructeur en fonction d&rsquo;une longueur virtuelle de conduit.</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p><em>Mais</em>, direz-vous, <em>les coefficients ξ ont été étudiés pour les canalisations en charge, comme la remontée d&rsquo;eau par une pompe. Qu&rsquo;en est-il des écoulements à surface libre, jalonnés d&rsquo;obstacles, comme une évacuation vers la cuve technique&nbsp;?</em> Et vous n&rsquo;aurez pas tort. En écoulement à surface libre, l&rsquo;obstacle se comporte comme s&rsquo;il était en charge  jusqu&rsquo;à un certain seuil (nombre de Froude   inférieur à 0,7 (Hager 1999)). L&rsquo;assimilation est erronée au delà, comme dans les descentes à fortes déclivités. Dans ce cas d&rsquo;autres phénomènes apparaissent plus rédhibitoires, qui guideront nos décisions comme on le verra.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">Perte  totale de charges  singulières</h4>
<p class="align-j">La perte de charges singulière totale du circuit équipé des accessoires 1, 2,3&#8230; est la somme des pertes de charges individuelles de tous les accessoires.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>ΣΔH<sub>S</sub> = ΔH<sub>S</sub>1 + ΔH<sub>S</sub>2 + ΔH<sub>S</sub>3 +&#8230;</strong> </div>
<div class="textrangee">ΣΔH<sub>S</sub> : Perte de charges singulières totale [mCE]<br />
    ΔH<sub>S </sub>1 : Perte de charge singulière de l&rsquo;accessoire 1 [mCE]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 7</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp; </p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong> Les conduits en PVC utilisés en aquariophilie, plutôt lisses, induisent peu de perte de charge. Cependant, dans nos circuits d&rsquo;alimentation  en charge, elle peut s&rsquo;élever rapidement avec des débits importants. Un bon compromis  diamètre/débit est obtenu avec une perte de charge régulière de 50 à 100&nbsp;mmCE par mètre de longueur.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>4.3. Perte totale de charges</h3>
<p class="align-j">Dans un circuit en ligne, la perte totale de charges   ΔH<sub>T</sub> du circuit est, on s&rsquo;en doute, la somme des pertes de charges régulière  et  singulières. Selon le besoin les pressions sont exprimées,  en hauteur d&rsquo;eau [mCE] ou en pascal [Pa].</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>ΔH<sub>T</sub> = ΔH<sub>R</sub> + ΣΔH<sub>S</sub></p>
<p>    Δp<sub>T</sub> = Δp<sub>R</sub> + ΣΔp<sub>S</sub></strong> </div>
<div class="textrangee"> ΔH<sub>T</sub> : Perte totale de charges  [mCE]<br />
    ΔH<sub>R</sub> : perte totale de charges régulières  [mCE]<br />
    ΣΔH<sub>S</sub> : perte totale de charges singulières  [mCE]<br />
    Δp : perte totale de  charges [Pa] <br />
    Δp<sub>R</sub> : perte totale de charge régulière [Pa] <br />
    ΣΔp<sub>S</sub> : perte totale de charge singulière [Pa] </div><figcaption class="grille-legende">Formule 8</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Dans la pratique, la perte totale de charges  est majorée de 10&nbsp;% pour compenser les approximations liées à la détermination des coefficients   de pertes de charges singulières&nbsp;ξ.</p>
<h2 class="align-j">5. Bilan énergétique</h2>
<h3 class="align-j">5.1. Travail et énergies</h3>
<h4>Travail</h4>
<p class="align-j">Nous avons abordé les différentes forces pouvant entrer en jeu dans un écoulement. Un écoulement ! nous sommes donc dans le mouvement. Une force qui se déplace effectue un travail. La distance considérée est celle du  trajet parcouru par le point d&rsquo;application de la force.   Le travail (<em>work</em> en anglais) s&rsquo;écrit W. Dans le système SI, il s&rsquo;exprime en joule dont le symbole est J, parfois en kilowatt-heure (kW.h). 1&nbsp;J = 1 N.m = 1 kg.m<sup>2</sup>.s<sup>-2</sup> = 2,78.10-7 kW.h. Le tarvail se formule ainsi&nbsp;:</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>W = F<sub>T</sub> / d</strong> </div>
<div class="textrangee">W : Travail [J]<br />
    F<sub>T</sub> : force tangente à la trajectoire [N]<br />
    d : Distance parcourue [m]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 9</figcaption></div>
<h4 class="align-j">Énergie</h4>
<p class="align-j">L&rsquo;énergie  E  (on parle d&rsquo;énergie mécanique) s&rsquo;exprime en joule, avec la même unité que le travail. C&rsquo;est normal, il faut considérer qu&rsquo;avant son déplacement l&rsquo;objet  (un élément de liquide) dispose  d&rsquo;une certaine quantité d&rsquo;énergie. Son déplacement produit un travail, c&rsquo;est à dire une dépense (une transformation) d&rsquo;énergie. A son arrivée, il dispose d&rsquo;une énergie résiduelle, disponible pour un autre travail.<br />
  L&rsquo;énergie est la capacité à réaliser un travail&nbsp;;  le travail  génère une dépense de l&rsquo;énergie initialement disponible. Le travail  fourni représente alors la différence d&rsquo;énergie ∆E  avant et après sa réalisation, tout cela en joule :</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>∆E = W = Ei + Ef</strong> </div>
<div class="textrangee">∆E&nbsp;: Perte  d&rsquo;énergie (J)<br />
    W : Travail (J)<br />
    E<sub>i</sub> : Énergie initiale (J) <br />
    E<sub>f</sub> : Énergie finale (J)</div><figcaption class="grille-legende">Formule 10</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">5.2. Sources d&rsquo;énergies</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;hydraulicien identifie plusieurs types d&rsquo;énergies susceptibles d&rsquo;être échangées :</p>
<ul>
<li><strong>Énergie potentielle de gravité (ou de pesanteur) Ez </strong>: c&rsquo;est l&rsquo;énergie qui est potentiellement libérable, immédiatement disponible du fait de sa position dans le champ gravitationnel.  Par exemple, l&rsquo;eau d&rsquo;un aquarium  retenue en amont du déversoir, chute dès  qu&rsquo;elle passe le seuil du déversoir. L&rsquo;énergie   disponible dépend ici, de l&rsquo;altitude de l&rsquo;eau. Notons que, puisque l&rsquo;énergie de pesanteur dépend de la hauteur, elle diminue au fur et à mesure de la chute.
  </li>
<li><strong>Énergie de pression Ep</strong> : c&rsquo;est l&rsquo;énergie qui dépend de la pression exercée sur le fluide.</li>
<li><strong>Énergie cinétique Ec</strong> : c&rsquo;est l&rsquo;énergie qui dépend du mouvement, celle que l&rsquo;objet acquiert de par sa vitesse. L&rsquo;eau qui tombe prend de la vitesse, son énergie cinétique augmente au fur et à mesure que sa hauteur diminue&#8230; dans le même temps, son énergie potentielle diminue. On assiste à la transformation d&rsquo;une forme d&rsquo;énergie potentielle en une autre, cinétique.</li>
</ul>
<p class="align-j">En présence de fluides parfaits, sans viscosité et en l&rsquo;absence d&rsquo;obstacle, il peut y avoir des transferts d&rsquo;énergie d&rsquo;une forme vers l&rsquo;autre, mais la somme de ces énergies reste constante. C&rsquo;est l&rsquo;équation de Bernouilli dont la formule 11 est une expression parmi d&rsquo;autres&nbsp;:</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img alt=""  class="imgformule lws-optimize-lazyload"    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f23.png"> </div>
<div class="textrangee">z : Altitude  du point [m]<br />
    p : Pression en un point [Pa]<br />
    ρ : Masse volumique [kg.m<sup>-3</sup>]<br />
    g : accélération de la pesanteur  = 9.81 (m.s<sup>-2</sup>) <br />
    V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    Cte : Valeur constante</div><figcaption class="grille-legende">Formule 11 : Théorème de Bernouilli</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">5.3. Bilan énergétique : l&rsquo;équation généralisée</h3>
<p class="align-j">Le monde des fluides parfaits n&rsquo;est pas le nôtre. L&rsquo;écoulement est perturbé par<span class="align-j"> les pertes de charges (glissements,  frictions,  frottements,  chocs)</span>. D&rsquo;autre part, la canalisation dispose parfois de moyen d&rsquo;élévation de la charge (pompes). Tout ceci s&rsquo;équilibre dans ce que l&rsquo;on nomme l&rsquo;équation de Bernouilli généralisée dont la formule 12 en présente une expression utilisée en hydraulique, en énergie par unité de pression, dont les grandeurs sont homogènes à des longueurs [m].</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"   alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f25.png"> </div>
<div class="textrangee">z<sub>1</sub>, z<sub>2</sub>: Altitude  du point 1 ou 2 [m]<br />
    p<sub>1</sub>, p<sub>2</sub>: Pression au point 1 ou 2 [Pa]<br />
    ρ : Masse volumique [kg.m<sup>-3</sup>]<br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]<br />
    V<sub>1</sub>, V<sub>2</sub>: : Vitesse moy. dans la section <span class="align-j">1 ou 2 [m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    H<sub>m</sub> : Hauteur manométrique [mCE]<br />
    ΔH<sub>T</sub> : Perte  de charge   totale [mCE]<br />
    ΔH<sub>R</sub> : Perte  de charge régulière   [mCE]<br />
    ΣΔH<sub>S</sub> : Perte de charge singulière totale  [mCE]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 12 : Théorème généralisé de Bernouilli</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le bilan des énergies (charges énergétiques + pertes de charges énergétiques) reste constant dans toute la canalisation. Les charges énergétiques se transforment les unes sous la forme d&rsquo;autres et se dissipent partiellement (pertes thermiques…). La figure 9 montre comment peut évoluer la répartition des sources d&rsquo;énergie et la perte de charge totale dans un circuit d&rsquo;évacuation gravitaire d&rsquo;aquarium. On constate que la source d&rsquo;énergie de pesanteur, majeure en haut du circuit, se transforme essentiellement en énergie cinétique au fur et à mesure de la descente.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"><figcaption class="grille-titre">figure 9 : Échanges   énergétiques dans le circuit d&rsquo;évacuation gravitaire d&rsquo;un aquarium</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/charges.gif" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/charges.gif"></a><figcaption class="figlegende">Évolution possible des différentes énergies dans l&rsquo;évacuation gravitaire. Le bilan des énergies reste constant. L&rsquo;énergie potentielle de gravité diminue, transformée essentiellement sous forme d&rsquo;énergie cinétique et partiellement dissipée  provoquant une perte de charge.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">5.4. Bilans énergétiques appliqués à l&rsquo;aquariophilie</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;aquariophile est confronté à quelques situations dont voici les plus fréquentes.</p>
<h4 class="align-j">Cas 1 : Calcul du débit gravitaire d&rsquo;une canalisation de diamètre imposé, rejetant à l&rsquo;air libre</h4>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit de calculer le débit volumique Q<sub>v</sub> pouvant descendre par gravité dans une canalisation de section circulaire, de diamètre intérieur D<sub>i</sub> donné. Le rejet se fait bouche bée, au-dessus de la surface de l&rsquo;eau de la cuve technique. Ce calcul est le même quel que soit le taux de remplissage de la canalisation. Pour un taux de remplissage T<sub>r</sub> = 100%, alors D<sub>h</sub>&nbsp;=&nbsp;D<sub>i</sub>.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f26.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f26.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 10 : Évacuation gravitaire avec rejet à l&rsquo;air libre ; processus de calcul du débit en fonction du diamètre.</figcaption></figure>
<p class="align-j">On le constate, ce  processus de calcul nécessite des itérations imbriquées qui rendent les opérations fastidieuses. Le calculateur Cap récifal permet de répondre simplement à la question.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4>Cas 2 : Calcul du diamètre  pour un débit imposé,  d&rsquo;une évacuation gravitaire rejetant à l&rsquo;air libre</h4>
<p class="align-j">C&rsquo;est un titre qui accroche&nbsp;! Malheureusement aucune réponse ne peut  être donnée à cette question. En effet, comment calculer un écoulement  dans une conduite dont on ignore la section ? Par contre on peut calculer le taux de remplissage T<sub>r</sub> d&rsquo;un conduit de diamètre D<sub>i</sub> choisi, et vérifier s&rsquo;il permet le débit volumique Q<sub>v</sub> souhaité. Le titre devient donc : <strong>Validation  du diamètre d&rsquo;un conduit d&rsquo;évacuation gravitaire pour un débit imposé</strong>. Liberté à l&rsquo;aquariophile de valider ou non le diamètre, sachant que l&rsquo;on préconise un taux de 50 à 85&nbsp;%, et de choisir le diamètre normalisé correspondant. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f27.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f27.png"></a><figcaption class="figlegende">figure11 : Évacuation gravitaire avec rejet à l&rsquo;air libre ; processus de calcul du diamètre en fonction du débit.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le bilan énergétique est identique   au cas 1. A la fin du processus de calcul, s&rsquo;ajoute une phase de validation du taux de remplissage et, si besoin, un recalcul avec un autre diamètre. Le calculateur Cap récifal <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/"><strong>Calcul d&rsquo;évacuation d&rsquo;aquarium</strong></a> « 2 &#8211; Taux de remplissage pour un débit connu »  permet de répondre  à cette question.</p>
<h4 class="align-j">Cas 3 : Calcul du diamètre  pour un débit donné,  d&rsquo;une canalisation rejetant dans l&rsquo;eau</h4>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit de calculer le débit volumique Q<sub>v</sub> pouvant descendre par gravité dans une canalisation de section circulaire, de diamètre intérieur D<sub>i</sub> donné. Le rejet se fait sous la surface de l&rsquo;eau de la cuve technique. Ce calcul est le même quel que soit le taux de remplissage de la canalisation. Pour un T<sub>r</sub> = 100%, D<sub>i</sub>&nbsp;=&nbsp;D<sub>h</sub>. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f28.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f28.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 12 : Évacuation gravitaire avec rejet dans l&rsquo;eau ; processus de calcul du débit en fonction du diamètre.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le processus de calcul est le même que celui du cas 1, seul le bilan énergétique diffère avec la formule de calcul du débit.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">Cas 4 : Calcul de la hauteur manométrique H<sub>m</sub> d&rsquo;une pompe  rejetant à l&rsquo;air libre</h4>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit de calculer la hauteur manométrique H<sub>m</sub> d&rsquo;une pompe pour relever l&rsquo;eau avec un débit volumique Q<sub>v</sub>, d&rsquo;une hauteur H entre la cuve technique et l&rsquo;aquarium, dans une canalisation de diamètre intérieur D<sub>i</sub>&nbsp;, comportant des pertes de charges régulières et singulières.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f29.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f29.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 13 : Alimentation en eau sous pression  avec rejet à l&rsquo;air libre ; processus de calcul de la hauteur manométrique de la pompe pour un diamètre et un débit imposés.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le processus de calcul est relativement simple. Le calculateur Cap récifal <a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/"><strong>Calcul d&rsquo;alimentation en eau d&rsquo;aquarium</strong></a> permet de réaliser des simulations rapides pour choisir la pompe qui pourra débiter le volume Q<sub>v</sub> souhaité à la hauteur manométrique H<sub>m </sub>calculée.</p>
<h3 class="align-j">5.5. Courbe réseau</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/34.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/34.png"></a><figcaption class="figlegende">figure14 : Courbe réseau.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La courbe du réseau (ou caractéristique du circuit) représente l&rsquo;énergie    à fournir au fluide, compte tenu de toutes ses pertes de charges,  pour  le faire circuler  sur une hauteur H<sub>m</sub> avec un débit <span id="MathJax-Element-3-Frame" role="textbox" aria-readonly="true"></span> Q<sub>v</sub>. Cette énergie est ici exprimée  en énergie par unité de pression, en <span id="MathJax-Element-1-Frame" role="textbox" aria-readonly="true"></span> mCE<sub></sub>. Elle augmente quand le débit augmente, suivant une courbe (fig.24), donnant H<sub>m</sub> en fonction de Q<sub>v</sub> selon la formule 22. </p>
<p class="align-j">La dernière formule de la figure 14 donne la relation existant entre Hm et Qv pour la canalisation d&rsquo;alimentation en charge d&rsquo;un aquarium.</p>
<p class="align-j">Ainsi une pompe donnée mise en place sur un circuit donné ne peut fournir qu&rsquo;un et un seul débit. La courbe du réseau est essentiellement utilisée dans les circuits en charge, pour vérifier la compatibilité d&rsquo;une pompe avec le circuit, comme on le verra plus loin dans la 3ème parie de cet article au chapitre traitant des pompes. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"     alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f17.png"> </div>
<div class="textrangee">H<sub>m</sub> : Hauteur manométrique [mCE]<br />
    H: Différence de niveau =z2- z1 [mCE] <br />
    a : Valeur constante<br />
    Q<sub>v</sub> : Débit volumique [m<sup>3</sup>.s<sup>-1</sup>]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 13</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2>6. Validation des résultats : engorgements et autoaération</h2>
<p class="align-j">Les valeurs cherchées étant obtenues (selon le cas : débit, diamètre, taux de remplissage),   pour un écoulement il faut vérifier qu&rsquo;il ne génère pas des phénomènes perturbateurs (chocs et autoaération) qui peuvent imposer de reconsidérer la canalisation.</p>
<h3>6.1. Phénomène de choc :  engorgement  et yoyo</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27a.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27a.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 15 : Phénomène de chocs, l&rsquo;écoulement libre se met en charge localement.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Dans les conduites à surface libre (non complètement remplies) et fortement inclinées, la turbulence de l’écoulement génère une onde à la surface de l’eau qui évolue selon le ratio énergie cinétique (vitesse) / énergie potentielle gravitationnelle (forces de pesanteur). Au-delà d&rsquo;une certaine perturbation, l&rsquo;eau vient choquer la paroi du conduit. L&rsquo;écoulement libre devient momentanément un écoulement en charge ; sa vitesse diminue localement pour former un bouchon (fig. 15).</p>
<p class="align-j">Le risque d&rsquo;apparition de ce  phénomène peut se quantifier  par l&rsquo;approche du χ (khi).  Willi H. Hager, hydraulicien Suisse, a récemment déterminé ce coefficient valable aussi pour les canalisations circulaires à forte pente. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"       alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f20.png"> </div>
<div class="textrangee">χ : Coefficient de rugosité  (Hager) [-]<br />
    K : Coefficient de frottement de Strickler<br />
    J : Déclivité J = H/ L [-]<br />
    D<sub>i</sub> : Diamètre intérieur [m]<br />
    g : Accélération de la pesanteur = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 14</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Afin d&rsquo;éviter le phénomène de choc le taux de remplissage doit se limiter à 80&nbsp;% pour χ&nbsp;=&nbsp;5 et à 70&nbsp;% pour χ&nbsp;=&nbsp;10</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>Dans une installation classique aquariophile ou les déclivités de plus de 45° ne sont pas rares, le phénomène de chocs n&rsquo;est pas négligeable. Il est à l&rsquo;origine d&rsquo;un mouvement alternatif de yoyo que fait la surface de l&rsquo;eau. Cette dernière remonte bien au-dessus du déversoir sous l&rsquo;effet du bouchon, puis s&rsquo;engouffre de nouveau dans le conduit sous l&rsquo;effet conjoint du siphonage, jusqu&rsquo;à ce que le bouchon se libère dans la cuve technique, et de la pression de la nappe d&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium, devenue plus épaisse.<br />
    On peut favoriser le désamorçage du siphon par une prise d&rsquo;air dans le circuit. <br />
    À l&rsquo;extrême, lorsque le diamètre est trop petit (la perte de charge est plus importante) pour que le bouchon se désintègre, la conduite se remplit définitivement « en charge », et la nappe d&rsquo;eau étant devenue plus épaisse, l&rsquo;évacuation se réalise alors par un siphonage continu de l&rsquo;eau en aval. C&rsquo;est ce phénomène que l&rsquo;on exploite quand on installe une vanne partiellement fermée en aval du conduit d&rsquo;évacuation. </p>
</div>
<h3>6.2. Phénomène d&rsquo;autoaération : engorgement et glouglou</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27b.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27b.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 16 : Autoaération, la mise en charge s&rsquo;accentue.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Dans les écoulements très turbulents, lorsque la déclivité est importante, l&rsquo;onde superficielle déferle. De l&rsquo;air s&rsquo;introduit alors dans l&rsquo;eau et se disperse intimement sous forme de microbulles pour prendre, à l&rsquo;extrême, une couleur blanchâtre (fig. 16). Si le phénomène d&rsquo;autoaération est aujourd&rsquo;hui très maitrisé dans les conduites à surface libre ouverte (barrages, échelles à pertes d&rsquo;énergie, déversoirs&#8230;), ce n&rsquo;est pas le cas des conduits fermés dont le comportement s&rsquo;écarte du précédent cas. On doit à Hager, encore lui, quelques propositions issues de ses expérimentations. Les formules ci-dessous conservent quelques parts d&rsquo;incertitudes, notamment pour les très fortes déclivités.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;autoération débute pour χ&nbsp;=&nbsp;8, la déclivité avoisine alors   15°. Le fluide chargé d&rsquo;un mélange d&rsquo;eau et d&rsquo;air est devenu biphasique et voit ses caractéristiques modifiées qui se stabilisent ensuite. La déclivité est le facteur essentiel, la rugosité du matériau n&rsquo;intervenant pas. Dans le même temps, le volume du mélange biphasique augmente, amplifiant le phénomène de choc ci-dessus. La formule&nbsp;15 donne la hauteur  h<sub>b</sub> du mélange biphase dans un conduit circulaire. Elle met en jeu le coefficient de Strickler <em>K</em> établi pour les canaux naturels et malheureusement plus rarement déterminé pour les matériaux synthétiques. Pour le PVC rigide, K&nbsp;≈&nbsp;110. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img style="width:100%"     alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f13e.png"> </div>
<div class="textrangee">h<sub>b</sub> : Hauteur du fluide biphasique (m)<br />
    h : Hauteur du fluide  (m)<br />
    K : Coefficient de frottement  de Strickler<br />
    J : Déclivité du conduit (-)<br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 (m.s<sup>-2</sup>)</div><figcaption class="grille-legende">Formule 15</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Cette hauteur    h<sub>b</sub> permet de calculer le nouveau taux de remplissage du mélange biphase T<sub>xb</sub> dans le conduit  (formule 16).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"     alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f13f.png"> </div>
<div class="textrangee">T<sub>rb</sub> : Taux de remplisage du fluide biphasique [%] <br />
    h<sub>b</sub> : Hauteur du fluide biphasique [m]<br />
    D<sub>i</sub> : Diamètre intérieur   [m]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 16</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Quand T<sub>xb</sub> approche  de la valeur 100&nbsp;%, il est nécessaire de reconsidérer les paramètres initiaux de la canalisation : augmenter le diamètre, diminuer le débit ou la pente puis procéder à un nouveau calcul jusqu&rsquo;à validation de l&rsquo;engorgement et de l&rsquo;autoaération (fig. 2). </p>
<div class="artcommentaire-c">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p class="align-j">L&rsquo;autoaération se produit dans la majorité des situations. Par exemple, dans une évacuation  gravitaire en PVC de  40&nbsp;mm conçue pour un taux de remplissage à 70&nbsp;% d&rsquo;eau seule, l&rsquo;autoaération débute avec une inclinaison de 10°. Cette même évacuation inclinée à seulement 33°,  le taux de remplissage atteindra 100&nbsp;%. Comment dire&#8230; il est prudent de conserver la serpillère à portée de main&nbsp;! La section du tuyau ne permet plus d&rsquo;absorber le mélange air-eau, et le niveau de l&rsquo;aquarium  peut monter. Si toutefois ce stade critique n&rsquo;est pas atteint et que l&rsquo;aquariophile n&rsquo;est pas perturbé pas l&rsquo;effet yoyo exposé plus haut,  sous les deux effets cumulés un gros bruit de glouglou s&rsquo;installe, qui plombe l&rsquo;ambiance du logis.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2 class="align-j">7. La calculette, c&rsquo;est bien&#8230; le calculateur, c&rsquo;est mieux</h2>
<figure class="figfloat" ><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><img style="max-height:200px; overflow: hidden;"  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/32.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 18 : Calculateur du circuit d&rsquo;évacuation  d&rsquo;eau.</figcaption></figure>
<figure class="figfloat" ><a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><img style="max-height:200px; overflow: hidden;"  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/31.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure17 : Calculateur du circuit d&rsquo;alimentation en eau.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Tout ça pour quoi ? On voit bien l&rsquo;intérêt de calculer au préalable le circuit d&rsquo;alimentation et d&rsquo;évacuation de l&rsquo;aquarium, surtout dans des installations complexes ou la cuve technique se situe à la cave avec des canalisations longues. On a pu constater aussi que ces calculs sont difficiles avec une simple calculette et les risques d&rsquo;erreurs nombreux. Pas de panique&nbsp;! Cap récifal propose deux calculateurs qui appliquent exactement tout ce qui a été décrit ci-dessus&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Le calculateur<a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calcul d&rsquo;alimentation en eau d&rsquo;aquarium</strong></a> (fig.&nbsp;17) est destiné à chiffrer la hauteur manométrique de la pompe en présence des coudes  qui ne manquent pas de freiner notablement l&rsquo;écoulement sous pression.</li>
<li>Le calculateur<a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calcul d&rsquo;évacuation d&rsquo;aquarium</strong></a> (fig.&nbsp;18) permet de résoudre deux types de problèmes : la détermination du débit pour un diamètre et un taux de remplissage connus et la détermination du taux de remplissage pour un débit imposé et un diamètre choisi.</li>
</ul>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Nous en avons terminé avec le dimensionnement de la canalisation. Il est temps de réfléchir aux différents choix qui s&rsquo;offrent pour sa réalisation.</p>
<h2>8. En savoir plus</h2>
<ul>
<li>S. BENNIS. <em><a href="http://www.puq.ca/catalogue/livres/hydraulique-hydrologie-edition-2659.html" target="_blank" rel="noopener">Hydraulique et hydrologie</a></em>. Université du Québec, Ecole de technologie supérieure. Presses de l&rsquo;université du Québec. 3ème édition, 2014.</li>
<li><a href="https://books.google.fr/books?id=v9eYiGtTTscC&amp;pg=PA16&amp;lpg=PA16&amp;dq=Prandtl-Colebrook+calcul&amp;source=bl&amp;ots=jgWsIgquQa&amp;sig=t0IJCuzVpT0cOGWtrTuZ9GdvOfQ&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CFEQ6AEwBzgKahUKEwjnz7z_oOTGAhXMVxQKHaofBEE#v=onepage&amp;q=Prandtl-Colebrook%20calcul&amp;f=false" target="_blank" rel="noopener">Conduites et canaux en charge</a> Calcul des conduites et canaux par la MMR.</li>
<li>J. CARBONNET &#8211; M. ROQUES. Cours <a href="http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/physique/PHYS/Term/Mecaflu/Poly-mecaflu.PDF" target="_blank" rel="noopener"><em>Mécanique des fluides Terminale STL.</em></a> Académie de Nancy-Metz.</li>
<li>M. ROQUES. Cours <a href="http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/physique/PHYS/Bts-Cira/mecaflu/Mecaflu_BTS.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Mécanique des fluides BTS Industriels.</em></a> Académie de Nancy-Metz 2005.</li>
<li>M. DUFRESNE, J. VAZQUEZ. <em><a href="http://docslide.fr/documents/hydraulique-pour-les-techniciens-et-les-ingenieurs.html">Hydraulique pour le technicien et l&rsquo;ingénieur</a></em><a href="http://docslide.fr/documents/hydraulique-pour-les-techniciens-et-les-ingenieurs.html"></a>. 2013.</li>
<li>J. VAZQUEZ. <a href="http://www-engees.u-strasbg.fr/site/fileadmin/user_upload/pdf/shu/cours_HSL_FI_2006.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Hydraulique à surface libre</em></a> &#8211; Ecole Nationale du Génie de l&rsquo;eau  et de l&rsquo;environnement de Strasbourg.</li>
<li><a href="../../../../transferer/circulation_eau/images/Hydraulique_urbaine_I.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Hydraulique urbaine I</em></a> &#8211;  Prof. Jacques Bonvin &#8211; Ecole d&rsquo;Ingénieurs du canton de Vaud 2005.
  </li>
<li>Saint Gobain PAM canalisation. <a href="http://www.saint-gobain-pam.pt/images/add/formulaire/hydrauli.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Formulaire</em></a>. 1989.</li>
<li>J. VAZQUEZ . <a href="http://engees.unistra.fr/fileadmin/user_upload/pdf/shu/COURS_hydraulique_generale_MEPA.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Hydraulique<br />
    générale</em>.</a> Ecole nationale du génie de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement de Strabourg.. Laboratoire Systèmes Hydrauliques Urbains, Formation CES/Mastère Eau potable et assainissement.</li>
<li>M Hanif Chaudhry. <a href="https://books.google.fr/books?id=-vqD7cYhX1oC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=isbn:0387686487&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjzrrCzpuPQAhVB2RoKHYMGBEsQ6AEIHDAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false"><em>Open-Channel Flow</em></a>. Second edition.  Springer Science &amp; Business Media.</li>
<li>Pravarini. <a href="http://pravarini.free.fr/Hydrodynamic2.htm"><em>Pertes de charges singulières</em></a>. Site internet</li>
<li>W. H. Hager. <em><a href="http://www.springer.com/la/book/9783642113826">Wastewater Hydraulics: Theory and Practice</a></em>. Springer-verlag Berlin Heidelberg 2010.</li>
</ul>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p align="center"><em>Article publié sur Cap récifal le 10 février 2017</em></p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/">Circuit d&rsquo;eau : 2 Dimensionnement de la canalisation (remontée, descente)</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Calculateur Evacuation d&#8217;eau d&#8217;un aquarium</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2017 23:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[descente]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[évacuation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce calculateur permet de dimensionner l&#8217;évacuation gravitaire (l&#8217;eau coule par son propre poids) d&#8217;un aquarium. Il prend en compte les caractéristiques du milieu, de l&#8217;eau et de la canalisation, plus précisemment, ses dimensions, la rugosité du materiau et la présence éventuelle de singularités (coudes, vannes ou clapets&#8230;). &#160; Il permet de déterminer le débit maximum [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_evacuation/1.png" data-ipsLightbox><img  alt="" width="100%"/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_evacuation/1.png"></a></figure>
<p class="align-j">Ce calculateur permet de dimensionner l&rsquo;évacuation gravitaire (l&rsquo;eau coule par son propre poids) d&rsquo;un aquarium. Il prend en compte les caractéristiques du milieu, de l&rsquo;eau et de la canalisation, plus précisemment, ses dimensions, la rugosité du materiau  et la présence éventuelle de singularités (coudes, vannes ou clapets&#8230;).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">Il permet  de déterminer le débit maximum (calcul 1) à partir d&rsquo;un diamètre donné et d&rsquo;un taux de remplissage défini, ou bien en connaissant le débit et le diamètre, de savoir s&rsquo;il sera suffisant et quel sera son taux de remplissage  (calcul 2). Enfin, le calculateur évalue les risques d&rsquo;engorgement des canalisation non pleines (écoulement à surface libre),  du fait de l&rsquo;eau  ou du fait de l&rsquo;autoaspiration d&rsquo;air qui en augmente le volume.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Conditions d&#8217;emploi </h2>
<p class="align-j">Les calculs sont établis pour une canalisation qui prélève son eau proche de la surface et qui la rejette directement dans l&rsquo;air (bouche bée), selon le schéma ci-contre. Son conduit est de section circulaire, d&rsquo;égal diamètre et rempli à plus de 25&nbsp;% du diamètre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Singularités</strong></p>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_evacuation/2.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_evacuation/2.png"></a></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mode d&#8217;emploi</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="clear:both"></div>
<p>    <!-- Début calculateur Spreadsheet Iframe start --></p>
<div style="text-align:center">
  <!-- https important --><br />
  <iframe  width="850" height="1100" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_evacuation/calculevacuation/calculevacuation.htm"></p>
<p>Your browser does not support iframes.</p>
<p></iframe>
</div>
<p><!--Fin du calculateur--> </p>
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