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	<title>Archives des poisson - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
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	<title>Archives des poisson - Reeflexions</title>
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	<item>
		<title>Peroxyde d&#8217;hydrogène en aquariophilie récifale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 May 2024 13:35:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[assainir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le peroxyde d&#8217;hydrogène H2O2 en solution aqueuse, l&#8217;eau oxygénée, est source de dioxygène O2. L&#8217;oxygène est utilisé par les micro-organismes dans leurs processus métaboliques. O2 est aussi un oxydant puissant, similaire à l&#8217;action des UV, de l&#8217;ozone, du permanganate&#8230; cette caractéristique est ici exploitée dans divers traitements. Nous allons tenter de comprendre comment le peroxyde [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Le peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en solution aqueuse, l&rsquo;eau oxygénée, est source de dioxygène O<sub>2</sub>. L&rsquo;oxygène est utilisé par les micro-organismes dans leurs processus métaboliques. O<sub>2</sub> est aussi un oxydant puissant, similaire à l&rsquo;action des UV, de l&rsquo;ozone, du permanganate&#8230; cette caractéristique est ici exploitée dans divers traitements. Nous allons tenter de comprendre  comment le peroxyde d&rsquo;hydrogène agit sur les coraux, la résistance des organismes, les dosages pour  la désinfection des coraux, ou l&rsquo;assainissement de l&rsquo;aquarium&#8230; </p>
<h2>1. Le peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></h2>
<h3>1.1. Composant chimique oxydant</h3>
<p class="align-j">Le peroxyde d&rsquo;hydrogène, ou eau oxygénée,  en contact avec de la matière organique,  se décompose en eau H<sub>2</sub>O et en dioxygène O<sub>2</sub>. Ce dernier oxyde les composés organiques (tissus, algues, bactéries&#8230;). C&rsquo;est à dire qu&rsquo;il les dépossède d&rsquo;électrons entraînant des changements chimiques dans leur structure. Ces réactions varient en fonction de la nature  de la matière organique (protéines, lipides, glucides etc.) et des conditions de réaction  (concentration d&rsquo;eau oxygénée,  température,  pH, etc.). Par exemple, les membranes cellulaires des algues étant principalement composées de lipides, l&rsquo;eau oxygénée réagit avec eux pour former des peroxydes lipidiques, créant des dommages oxydatifs aux membranes cellulaires. Ces dernières deviennent plus perméables, leur structure se désintègre,  conduisant à la  mort cellulaire.</p>
<h3>1.2. Utilisations du peroxyde d&rsquo;hydrogène</h3>
<p class="align-j">En général, l&rsquo;eau oxygénée est utilisée comme agent oxydant pour la désinfection, le blanchiment, ou  dans certaines réactions chimiques. Cependant son utilisation doit être contrôlée et surveillée car elle peut être corrosive et causer des dommages pour les organismes,  comme pour l&rsquo;homme.</p>
<p class="align-j"> Le peroxyde d&rsquo;hydrogène doit être manipulé avec précaution selon les préconisations techniques. Il est d’autant plus corrosif qu’il est concentré. Il faut donc se protéger  des projections (lunettes, gants…), se nettoyer à l’eau douce en cas de contact.</p>
<p class="align-j">Le peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> est  instable. Il est dit qu&rsquo;il se désactive rapidement, dans les premières heures après dilution. Plus exactement, la rapidité avec laquelle il se  désactive  dépend  de plusieurs facteurs :   un taux important de matières organiques accélère sa décomposition&nbsp;; il est plus stable quand sa concentration est plus forte&nbsp;;  quand à  température est plus faible ou  dans un environnement légèrement acide&nbsp;; il est sensible à la lumière, notamment aux UV, et à certains matériaux (métaux lourds Fe, Cu&#8230;) ou à des enzymes agissant comme des catalyseurs&nbsp;;  un brassage dynamique favorise sa décomposition. Ainsi il est recommandé de le stocker dans un contenant opaque, étanche à l&rsquo;air, à  température peu élevée.</p>
<p class="align-j">A l&rsquo;achat, prendre soin de vérifier que la composition ne comporte que du peroxyde d&rsquo;hydrogène et de l&rsquo;eau. En effet de nombreux produits ainsi nommés contiennent des additifs destinés à des usages particuliers (anti algues pour piscine, cosmétiques), certes en faibles quantité mais aux effets inconnus sur les invertébrés.<br />
  La concentration des solutions de peroxyde d&rsquo;hydrogène du commerce est habituellement indiquée en pourcentage ou en « volumes ». 1 litre d&rsquo;eau oxygénée à x volumes est susceptible de dégager x litres de gaz dioxygène O<sub>2</sub>. Ainsi le peroxyde d&rsquo;hydrogène à 30 volumes est 3 fois plus concentré que celui à 10 volume et il faudra en utiliser 3 fois moins pour le même effet. Le tableau 1 permet de  convertir des concentrations différentes, pour obtenir le même pouvoir oxydant. Par exemple  10 ml  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (3&nbsp;%) a le même pouvoir oxydant que 0,9 ml   H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 130V (35&nbsp;%). La désinfection des organismes vivants  utilise des produits aux plus faibles concentrations, les plus fortes étant destinés aux matériels (tableau 1).</p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 1 : Correspondances des concentrations de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub><br />
  </caption>
<tr>
<th align="center">Pouvoir oxydant</th>
<th>H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</th>
<th>Equivalence</th>
<th align="center">Usage</th>
</tr>
<tr>
<td  align="center">10 vol.</td>
<td  align="center">3 %</td>
<td  align="center">V&nbsp;</td>
<td>Désinfectant cutané</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">20 vol.</td>
<td align="center">6 %</td>
<td align="center">V/2</td>
<td rowspan="3">Décolorant, caustique pour la peau</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">30 vol.</td>
<td align="center">9  %</td>
<td align="center">V/3</td>
</tr>
<tr align="center">
<td>40 vol.</td>
<td>12 %</td>
<td>V/4</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">&#x2248; 100 vol.</td>
<td align="center">30 %</td>
<td align="center">V/10</td>
<td rowspan="3">Usage industriel, très oxydant, dangereux</td>
</tr>
<tr align="center">
<td>&#x2248; 130 vol.</td>
<td>35 %</td>
<td>V/13</td>
</tr>
<tr align="center">
<td>&#x2248; 167 vol.</td>
<td>50 %</td>
<td>V/16,7</td>
</tr>
</table>
<h2>2. Le peroxyde d&rsquo;hydrogène avec les coraux et autres organismes</h2>
<h3>2.1. Les coraux réduisent ou produisent du peroxyde d&rsquo;hydrogène</h3>
<p class="align-j">Les coraux réagissent aux stress environnants. Selon la situation, ce sont  des puits et des sources d&rsquo;oxygène, parfois simultanées. Ils peuvent&nbsp;: </p>
<ul>
<li>Déclencher une <strong>activité antioxydante</strong> en présence de stress oxydatifs comme par exemple l&rsquo;augmentation de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> par réactions photochimiques sous l&rsquo;effet de la lumière dans une lagune à marée basse, la pluie,  le ruissellement ou des réactions d&rsquo;oxydoréduction avec les métaux constituants de l&rsquo;eau etc. Ces effets sont même mesurables dans le voisinage des massifs coralliens. </li>
<li>Au contraire ils peuvent <strong>produire H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></strong> en réaction à des agressions diverse (parasites, algues&#8230;). La production de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> par le corail est toutefois limitée quotidiennement&nbsp;: elle augmente  les premières heures,  se stabilise, et puis s&rsquo;arrête après environ 5 à 7 heures. Les fluctuations dans  un lagon sont environ 50 fois supérieure à celles en dehors du récif et ce, essentiellement du fait des coraux.</li>
</ul>
<p class="align-j">Les cellules sont donc continuellement sollicitées dans des échanges oxydants. Cependant elles peuvent se dégrader  au-delà  d&rsquo;un certain   stress oxydatif lié à la concentration et à la durée d&rsquo;exposition. Le corail peut alors subir à son tour des effets néfastes irréversibles pouvant conduire à sa mort. Le stress se traduit sous plusieurs formes&nbsp;:</p>
<ol>
<li> <strong>Blanchissement des coraux</strong> : La mort des zooxanthelles oxydées entraine  la décoloration. </li>
<li><strong>Affaiblissement des coraux   :</strong> l&rsquo;efficacité de la photosynthèse des zooxanthelles  endommagées diminue et avec elle, la source d&rsquo;énergie des coraux. Ils sont alors  plus vulnérables aux stress environnementaux.</li>
<li> <strong>Déséquilibre microbiologique :</strong> le microbiome du corail aux rôles  multiples (santé, protection, digestion&#8230;)  est essentiel à sa santé. L&rsquo;eau oxygénée  peut tuer des micro-organismes bénéfiques ou favoriser la croissance d&rsquo;autres, pathogènes. Le  déséquilibre  de la communauté microbienne  est source de stress,  d&rsquo;infections et  de maladies. </li>
<li> <strong>Dommages aux tissus :</strong> L&rsquo;eau oxygénée déstructure les tissus et leur fonctionnement entraînant  des lésions tissulaires,  des nécroses et même la mort cellulaire.</li>
</ol>
<h3>2.2. Résistance des organismes</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;eau oxygénée oxyde les matières organiques  plus ou moins résistantes. Il s&rsquo;avère que <strong>les algues sont plus sensibles que les tissus des coraux.</strong> Ainsi, à dosage ciblé et contrôlé elle permet de désintégrer des algues envahissant un corail sans lui nuire.</p>
<p class="align-j">Les organismes  meurent au-delà  d&rsquo;un seuil létal en dessous duquel il ne se passe rien (une concentration létale C<sub>L</sub>95 exprime la concentration de produit  causant la mort de 95&nbsp;% de la population). Des tests sous microscope et en aquarium, corrélés  avec quelques données scientifiques, permettent d&rsquo;établir un niveau  de résistance des organismes marins. La concentration d&rsquo;H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> n&rsquo;étant pas maintenue constante, l&rsquo;effet du peroxyde d&rsquo;hydrogène s&rsquo;amenuise au fil des heures. Les observations après  48&nbsp;h ne sont pas significatives. Il en serait autrement lors d&rsquo;une exposition prolongée, maintenue sur plusieurs jours.</p>
<p class="align-j">Le tableau 2 synthétise la résistance approximative des organismes (*) selon la concentration. Pour faciliter la compréhension par les aquariophiles, <strong>la concentration de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> est toujours exprimée avec la solution à 10 volumes</strong> (10 Vol H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> = 3&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>). </p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 2 : Utilisation de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 volumes (3%) dilué avec/dans l&rsquo;eau  de l&rsquo;aquarium<br />
  </caption>
<tr>
<th colspan="2">Solution H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</th>
<th width="10%"><em>&#x2248; H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></em></th>
<th>Utilisation</th>
</tr>
<tr>
<th colspan="2" align="center">Eau douce</th>
<td align="center"><em>&#8211;</em></td>
<td><strong>Eradication  des organismes</strong> marins.</td>
</tr>
<tr>
<th width="12%" align="center">1 l/l</th>
<th width="10%" align="center">50%</th>
<td align="center"><em>1,5&nbsp;%</em></td>
<td><strong>Déparasitage du substrat (roches, sable)</strong>, mort  des microorganismes marins  en quelques secondes.<strong><br />
<a href="https://reeflexion.fr/recycler-pierres-usagees-mortes/">Recyclage des pierre usagées</a></strong>, dégradation des MO (éponges, vers)..</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">170 ml/l</th>
<th align="center">17%</th>
<td align="center"><em> 0,5%</em></td>
<td><strong>Désinfection petit matériel</strong> : épuisettes, cuve hopital&#8230;</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">50 à &gt;150 ml/l</th>
<th align="center">5 à &gt;15%</th>
<td align="center"><em>0,15 à 0,45&nbsp;%</em></td>
<td><strong>Désinfection, déparasitage des coraux non fragiles en bains</strong> (svt. <strong>tableau 3</strong>) et supports&nbsp;: dinoflagellés, méiofaune (parasites) meurent en moins de 5 mn.<br />
    Algues meurent ou régressent plus tard.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">10-40&nbsp;ml/l</th>
<th align="center">1-4%</th>
<td align="center"><em>0,03-0,12%</em></td>
<td><strong>Désinfection des coraux  fragiles en bains</strong> (svt. <strong>tableau 3</strong>)</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">5 ml/l</th>
<th align="center">0,5%</th>
<td align="center">0,015%</td>
<td><strong>Désinfection totale de l&rsquo;eau</strong> en 15&nbsp;mn</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">2 ml/l</th>
<th align="center">0,20%</th>
<td align="center"><em>0,006%</em></td>
<td><strong>Désinfection de l&rsquo;eau  et du sable siphonnés</strong><br />
      Dinoflagellés meurent, en 15&nbsp;mn. Eau et sable sont réutilisables avec la méiofaune intacte. Des coraux sont affectés sur la durée.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">1 ml/l</th>
<th height="25" align="center">0,10%</th>
<td align="center"><em>0,003%</em></td>
<td><strong>Désinfection aquarium récifal sans coraux</strong><br />
      Dinoflagellés meurent  en grande partie.<br />
      Mort ou réduction des algues (pas les filamenteuses)<br />
      Certains coraux se ternissent et se contractent, il est préférable de les  isoler.<br />
      Méiofaune, crustacés, gastéropodes, anémones&#8230; résistent.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">30-50 ml/100l</th>
<th align="center">0,03-0,05%</th>
<td align="center"><em>0,001-0,0015%</em></td>
<td><strong>Traitement des poissons  FO  </strong><br />
      Dosage journalier, réparti en 3 x dans la journée. <br />
      Contribue au traitement  contre : points blancs, Oodinium, Cryptocarion, protozoaires, bactéries, virus&#8230; </td>
</tr>
<tr>
<th align="center">25&nbsp;ml/100l</th>
<th align="center">0,025%</th>
<td align="center">0,00075%</td>
<td><strong>Assainissement d&rsquo;un aquarim récifal</strong> (avec coraux)<br />
      <strong>Réduction des algues</strong> dont les filamenteuses.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">6&nbsp;ml/100l</th>
<th align="center">0,006%</th>
<td align="center"><em>0.0002%</em></td>
<td><strong>Assainissement d&rsquo;un aquarium FO</strong><br />
      Traitement préventif aquacole pour limiter bactéries pathogènes, virus.</td>
</tr>
<caption class="tableau-legende">
  * Microfaune : microorganismes tels que dinoflagellés, larves diverses&#8230; Méiofaune regroupe copépodes, ostracodes, nématodes, plathelminthes, parasites&#8230;<br />
  </caption>
</table>
<h2>3. Désinfection des coraux et leurs supports</h2>
<h3>3.1. Désinfection des coraux et  supports en bains</h3>
<p>Il s&rsquo;agit de traitements en bains annexes ou en dehors du bain (à l&rsquo;air). Le protocole a plusieurs buts&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong><span class="align-j"><strong>Traiter des maladies</strong></span></strong><span class="align-j"> : contribuer au traitement  d&rsquo;infections bactériennes (STN), gelée brune, voire parasitaires (RTN), algues envahissantes. </span></li>
<li><strong>Désinfecter à faible dosage </strong>: o<span class="align-j">xyder les matières organiques</span> <span class="align-j">mortes et les résidus du corail.</span></li>
<li><strong>Déparasiter selon le dosage</strong> : vers, plathelminthes, nudibranches, copépodes (black bug, red bug) etc.</li>
<li>Eliminer ou réduire certaines <strong>algues</strong> présentes sur les supports des coraux sans (trop) les affecter. <span class="align-j"><br />
  </span></li>
</ul>
<p>La marge est d&rsquo;autant plus réduite que la concentration est forte.  Le mode opératoire qui suit propose   de diluer le produit pour pouvoir réaliser un bain suffisamment prolongé de 5 à 10&nbsp;mn. Ce faisant, on a le temps de visualiser l&rsquo;effet sur le corail afin d&rsquo;arrêter le trempage si besoin. De plus une  légère erreur a moins d&rsquo;incidence négative sur le résultat.</p>
<p class="align-j"><strong>Mode opératoire</strong> :</p>
<ol>
<li><strong>Dosage : </strong>Mélanger le volume de peroxyde hydrogène 10V (3 %), <strong>selon le tableau&nbsp;3,</strong> dans un récipient propre. En l&rsquo;absence d&rsquo;information ou d&rsquo;expérience il convient de r<span class="align-j">éaliser des tests préalables en augmentant progressivement la dose et la durée. </span><br />
    <span class="align-j">Etant donnée l’agressivité du peroxyde d’hydrogène sur les tissus et  son action rapide, il est dangereux de s’approcher de la limite de tolérance. Privilégier des bains plus dilués et de plus longue durée.</span> </li>
<li>Homogénéiser la solution en remuant.</li>
<li>Traiter le corail et son support&nbsp; : </li>
<ul>
<li><strong>En bain, par immersion</strong> :
<ul>
<li>Immerger le corail à traiter selon sa tolérance (tableau 3). </li>
<li>Observer attentivement le dégagement des bulles d&rsquo;oxygène. <strong>En cas de très forte production  de bulles  stopper</strong> immédiatement le traitement. </li>
<li>Dégager les matières dégradées et les parasites (plathelminthes, copépodes&#8230;) par jet, avec une pipette, seringue&#8230;</li>
</ul>
</li>
<li><strong>A l&rsquo;air</strong> :
<ul>
<li>Opérer en l&rsquo;absence de courant d&rsquo;air ou de chaleur. </li>
<li>Appliquer localement sur le support avec une pipette, un pinceau, une mini brosse. </li>
<li>Nettoyer autour du corail <strong>sans jamais toucher les tissus</strong>.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<li>Poursuivre jusqu&rsquo;à la fin de la <strong>durée du traitement</strong> (tableau 3), voire <span class="align-j"> quelques minutes si besoin après observation.</span></li>
<li>Rincer le corail dans de l’eau issue du bac.</li>
<li>Ne pas réutiliser l’eau de trempage après utilisation. En effet l&rsquo;oxygène ayant réagi, sa concentration est plus faible et inconnue. De plus, inutile de risquer le transfert  de parasites qui auraient survécu, d&rsquo;un corail à un autre.</li>
</ol>
<p>Le tableau 3 définit les dosages destinés à la désinfection des coraux et de leurs supports. Il est établi d&rsquo;après des sources Internet et quelques expérimentations personnelles. La liste de Justin Credabel  lors de sa conférence <a href="https://www.youtube.com/watch?v=GnUjT02eEQE&#038;t=3090s"><em>Coral Grafting and Fusion &#8211; Macna 2016</em></a> s&rsquo;avère globalement sévère dans la pratique.<strong></strong> Les retours expérimentaux étant encore  peu fréquents, un test préalable sur l&rsquo;espèce à traiter s&rsquo;imposent.. </p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 3 : Désinfection des coraux et plots avec H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 vol (3%) dilué dans l&rsquo;eau de mer<br />
  </caption>
<tr>
<th width="15%">Tolérance</th>
<th colspan="2">Solution H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</th>
<th width="10%">Durée</th>
<th>Utilisation</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">Non tolérant</td>
<td width="10%" align="center">&#8211;</td>
<td width="10%" align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td>Gorgone jaune <em>Pseudopterogorgia sp</em>. </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Très faible</td>
<td align="center">&le; 5&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">&le; 0,5&nbsp;%</td>
<td align="center">&le; 5&nbsp;mn </td>
<td>Acropora (très sensible), Montipora, </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Faible</td>
<td align="center">≈ 20&nbsp;ml/l </td>
<td align="center">2&nbsp;%</td>
<td align="center">≈ 5&nbsp;mn </td>
<td>Astreopora,    Duncanopsammia, Euphyllia,    Turbinaria, Galaxea, Cyphastrea, (*Alveopora)(**Hydnophora)    Echinophyllia, Mycedium, Oxypora, Tubastrea </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Moyenne</td>
<td align="center">≈ 50&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">5 %</td>
<td align="center">5 &#8211; 10&nbsp;mn </td>
<td>Zoanthidés,    Palythoa</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="5" align="left">Valeurs de la liste de Justin Credabel <em>à confirmer expérimentalement</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" align="center">Moyenne</td>
<td align="center">≈ 50&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">5 %</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Pocillopora,    Seriatopora, Stylophora, Caulastrea, Clavularia, Pachyclavularia,    Sympodium&nbsp;???, Cespitularia, Coraux cuirs jaunes, Pachyseris,    Echinopora, Leptoseris, Pectinia, Psammocora</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">≈ 100&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">10&nbsp;%</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Porites,    Xenia, Coraux cuirs bruns, Pavona, Fungia, Heliofungia, Gorgones symbiotique    OK</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" align="center">Haute</td>
<td height="44" align="center">≈ 150&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">15&nbsp;%</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Goniopora,    Favia, Favites, Goniastrea, Platygyra, Leptastrea, Blastomussa, Cynarina,    Physogyra, Plerogyra, Symphyllia, Sinularia, Corallimorphaires (anémone    champignon)</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">≈ 300&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">30&nbsp;%</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Scolymia, Acanthastrea, Micromussa, Lobophyllia, Catalaphyllia, Trachyphyllia</td>
</tr>
</table>
<h3>3.2. Désinfection par vaporisation hors aquarium</h3>
<p class="align-j">Certaines vidéos présentent un traitement avec peroxyde d&rsquo;hydrogène  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> à 3% vaporisé hors eau sur les coraux, laissés en l&rsquo;état 2 minutes avant réimmersion  dans le bac à bouture. Cette méthode n&rsquo;étant pas suffisamment déployée et maitrisée, elle n&rsquo;est  pas développée ici.</p>
<h2 class="align-j">4. Désinfection  des substrats (roche, sable)</h2>
<h3>4.1 Désinfection locale des substrats (algues) dans l&rsquo;aquarium</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;objectif est d&rsquo;éradiquer en général  des nids d&rsquo;<strong>algues</strong>, de <strong>cyanobactéries</strong>, éloignés des coraux et des autres invertébrés à épargner. </p>
<ol>
<li><span class="align-j">&Eacute;teindre  les pompes (brassage, remontée) pour éviter tout mouvement d&rsquo;eau dans l&rsquo;aquarium</span></li>
<li><span class="align-j"><strong>Dosage</strong> : </span>injecter doucement à la seringue <strong>1 à 2&nbsp;ml</strong> d&rsquo;H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (3%) dans chaque touffe d&rsquo;algue<span class="align-j"> ou au-dessus des zones à traiter</span> <strong>sans dépasser 25&nbsp;ml / 100 l par jour</strong>.</li>
<li><span class="align-j">Le peroxyde agit en une à deux&nbsp;minutes  en dégageant des bulles d’oxygène.</span></li>
<li>Le nid d&rsquo;algues (si elle est intolérante) ou de cyanobactéries, se dissout et se désagrège dans les jours qui suivent.</li>
<li>Répéter le traitement plusieurs jours et régulièrement pour conntenir l&rsquo;invasion.</li>
</ol>
<h3>4.2 Désinfection hors aquarium du sable et de l&rsquo;eau siphonnés </h3>
<p class="align-j">Après avoir siphoné une partie du sable avec de l&rsquo;eau, on peut souhaiter réintroduire le sable et parfois l&rsquo;eau siphonée, débarassés des organismes vivants. Deux cas se présentent&nbsp;éradiquer tous les organismes vivants ou préserver l&rsquo;essentiel  la microfaune et  de la méiofaune&nbsp;: </p>
<h4>4.2.1. &Eacute;radiquer quasiment tous les organismes vivants du    sable<br />
</h4>
<ol>
<li>Brasser   plusieurs fois le sable à <strong>l&rsquo;eau douce</strong> du réseau. L&rsquo;essentiel des microorganismes superficiels sont anéantis en quelques secondes.</li>
<li>Rincer puis éliminer l&rsquo;eau douce.</li>
<li>Réintroduire doucement le sable dans l&rsquo;aquarium, brassage éteint.</li>
<li>Réensemencer l&rsquo;aquarium avec des bactéries selon le volume nettoyé.</li>
</ol>
<h4>4.2.2. &Eacute;radiquer seulement les microorganismes vivants les plus sensibles </h4>
<p>Un tel traitement oxydant ne doit en aucun cas se réaliser dans l&rsquo;aquarium, il stresserait sérieusement les coraux et pourrait provoquer des lésions tissulaires. &Agrave;  la concentration indiquée, hors aquarium, l&rsquo;eau oxygénée affecte les microrganismes les plus sensibles&nbsp;: bactéries, cyanobactéries, dinoflagellés&#8230;, sans nuire au reste de la microfaune&nbsp;à plus forte biomasse : nématodes, ostracodes, larves de crustacés et gastéropodes&#8230; et la méiofaune&nbsp;: copépodes, amphipodes, vers. </p>
<ol>
<li>Siphoner : introduire dans un seau l&rsquo;eau et le sable siphonnés</li>
<li>Désinfecter :  introduire H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (3%) au <strong>dosage : 2 ml/l</strong> d&rsquo;eau de mer (0,20&nbsp;%).</li>
<li> Brasser : l&rsquo;eau et surtout le sable de manière à atteindre la surface de tous les grains de sable.</li>
<li>Décanter : laisser reposer  15 minutes.</li>
<li>Filtrer l&rsquo;eau décantée et désinfectée  sur micron filtre (200&nbsp;µm).</li>
<li>Vider éventuellement l&rsquo;eau filtrée et désinfectée dans l&rsquo;aquarium.</li>
<li>Rincer le sable restant à l&rsquo;eau de mer, éliminer l&rsquo;eau de rinçage.</li>
<li>Réintroduire sans tarder et doucement le sable dans l&rsquo;aquarium, brassage éteint.</li>
<li>Réensemencer l&rsquo;aquarium avec des bactéries selon le volume traité.</li>
</ol>
<h2>5. Désinfections  de l&rsquo;aquarium en eau</h2>
<h3>5.1 &Eacute;limination de dinoflagellés avec H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></h3>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit d&rsquo;éliminer une grande partie des dinoflagellés (Prorocentrum, Ostreopsis&#8230;) par l&rsquo;administration de peroxyde d&rsquo;hydrogène dans l&rsquo;aquarium récifal. Ce traitement ne suffit pas à éradiquer les envahisseurs à lui seul. Il ne devrait être envisagé qu&rsquo;en dernier recours, quand l&rsquo;invasion de dinoflagellés atteint un stade ingérable. Il  permet toutefois de retrouver une situation permettant d&rsquo;envisager des actions plus classiques sans lesquelles les dinoflagellés poseront les mêmes problèmes.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;utilisation de l&rsquo;eau oxygénée directement dans l&rsquo;aquarium  n&rsquo;est pas une pratique courante. Elle n&rsquo;est pas  documentée. Je témoigne d&rsquo;une expérience personnelle  détaillée dans l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/dinoflagelles-eau-oxygenee/">Dinoflagellés, traitement à l&rsquo;eau oxygénée</a>. </p>
<p class="align-j">La concentration utilisée 0,10&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V, soit 100&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V pour 100 litres d&rsquo;eau du bac,  est à la limite du tolérable pour certains coraux. Il est donc conseillé de les isoler durant les premières heures d&rsquo;action du peroxyde d&rsquo;hydrogène. La  méiofaune (copépodes, amphipodes, micro ophiures&#8230;) n&rsquo;est pas atteinte. Une grande partie des algues meurent, certaines réapparaissent quelques semaines plus tard. On ne constate pas de dérive du redox ni du pH, l&rsquo;oxygène produit s&rsquo;étant lié et rapidement devenu inactif. Il est probable que la faune bactérienne soit réduite et partiellement déséquilibrée bien que je n&rsquo;aie personnellement pas noté de dérive NO3 ni PO4. Par précaution, le protocole prévoit l&rsquo;ajout d&rsquo;une population de bactéries préalablement développée. </p>
<p class="align-j">L&rsquo;injection  doit se faire en respectant  le dosage, en éliminant les autres sources de stress oxydatif (lumière, ozone&#8230;) sur les coraux et en suivant la méthode décrite.</p>
<p class="align-j">Signalons cette autre méthode avec <a href="https://reeflexion.fr/balai-uv-c-germicide/">Balai UV-C germicide</a> efficace et moins agressive pour réduire notablement, voire éliminer, les dinoflagellés bentiques sur le fond de l&rsquo;aquarium (sable).</p>
<h3>5.2. Assainissement général de l&rsquo;aquarium</h3>
<h4>5.2.1. Assainissement d&rsquo;un bac récifal avec coraux</h4>
<p class="align-j">On souhaite ici maintenir un niveau de <strong>désinfection de l&rsquo;eau</strong> et <strong>contenir des algues</strong>, notamment fiamenteuses. &Agrave; titre documentaire, certains aquariophiles  évoquent un dosage de 2,7&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V par 100 litres (0,0027&nbsp;%) si faible qu&rsquo;il ne présente  aucun risque pour les habitants de l&rsquo;aquarium, quels qu&rsquo;il soient : animaux et végétaux, dont l&rsquo;efficacité assainissante n&rsquo;est pas prouvée. Le dosage proposé contribue à la réduction visible des  algues sur les supports.</p>
<ol>
<li> <strong>Dosage : 25&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V par 100 litres </strong>(0,025&nbsp;%), par jour. 
  </li>
<li>Verser lentement, éclairage éteint, dans un courant important, idéalement devant la pompe de remontée.</li>
<li>Durée :  5 jours</li>
<li>Réensemencer en bactéries.</li>
</ol>
<h4>5.2.2. Traiter des poissons infectés en FO</h4>
<p class="align-j">Pratique aquacole pour traiter dans la cuve les<strong> poissons infectés</strong> par des parasites installés (protozoaires, plathelminthes, ciliés&#8230;), des <strong>maladies</strong> (bactéries, virus, points blancs), des <strong>infections</strong> et <strong>blessures</strong> sur des poissons.</p>
<ul>
<li><strong>Dosage : 30 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 vol /100 litres</strong> (0,03&nbsp;%) (ou 10 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30 vol / 100 litres).</li>
<li>Répartir cette dose en 3 fois dans la journée.</li>
</ul>
<h4>5.2.3. Assainissement préventif d&rsquo;un aquarium de poissons</h4>
<p class="align-j">Pratique aquacole pour <strong>assainir la cuve</strong> et limiter préventivement  la prolifération de bactéries pathogènes, virus, parasites.</p>
<ul>
<li><strong>Dosage : 6</strong><strong> ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 vol /100 litres</strong> (0,006&nbsp;%) (ou 2 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V / 100&nbsp;l)</li>
</ul>
<h2>6. Désinfection du matériel d&rsquo;aquarium</h2>
<p>Certains équipements doivent être stérilisé  systématiquement après utilisation. C&rsquo;est  le cas des épuisettes, des aquariums hopital, des boites de transport et d&rsquo;autres  petits outils d&rsquo;aquarium&#8230; qui ne doivent pas transmettre de bactéries pathogènes ni parasites à un autre poisson ou invertébré lors de la prochaine utilisation.        </p>
<p>Protocole de stérilisation avec H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</p>
<ol>
<li><strong>Dosage</strong> : diluer<strong> 1 partie H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V avec 5  parties d&rsquo;eau  </strong>(solution 170&nbsp;mg/l soit 17% <span class="align-j">H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</span> ce qui représente 0,5&nbsp;%  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>)</li>
<li><strong>Tremper</strong> :  l&rsquo;accessoire dans la solution  10 à 15 minutes, durée  généralement suffisante pour tuer la plupart des micro-organismes.          </li>
<li><strong>Rincer</strong> :  rincer abondamment  à l&rsquo;eau claire pour éliminer tout résidu de peroxyde d&rsquo;hydrogène</li>
<li><strong>Sécher</strong> : laissez  sécher l&rsquo;équipement à l&rsquo;air libre pour être sûr qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de H2O2 actif sur la surface.          </li>
</ol>
<p>Le peroxyde d&rsquo;hydrogène étant un  oxydant puissant,  éviter de l&rsquo;utiliser trop fréquemment sur du matériel non résistant (certains élastomères et métaux&#8230;)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bonne maintenance !</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0144860920301862" class="align-j">Capacité d&rsquo;oxygénation et de désinfection du peroxyde d&rsquo;hydrogène dans les systèmes d&rsquo;aquaculture en recirculation</a> <span _istranslated="1">Desislava</span> <span _istranslated="1">Bögner</span> &#8211; Science Direct, 02/2021</li>
<li><a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/15287394.2017.1352182">Acute hydrogen peroxide (H2O2) exposure does not cause oxidative stress in late-copepodite stage of <em>Calanus finmarchicus</em></a> </li>
<li> <a href="https://www.mdpi.com/2076-3921/13/5/524">H2O2-Induced Oxidative Stress Responses in Eriocheir sinensis: Antioxidant Defense and Immune Gene Expression Dynamics</a> xx </li>
<li><a href="https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2013JG002483">Dynamics of hydrogen peroxide in a coral reef: Sources and sinks</a></li>
<li> <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0022098108005893">The effects of hydrogen peroxide on metabolism in the coral <em>Goniastrea aspera</em></a> </li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/peroxyde-hydrogene-aquariophilie-recifale/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/peroxyde-hydrogene-aquariophilie-recifale/">Peroxyde d&rsquo;hydrogène en aquariophilie récifale</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Alimentation des poissons marins en aquarium</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Apr 2024 22:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[marin]]></category>
		<category><![CDATA[nourriture]]></category>
		<category><![CDATA[nutrition]]></category>
		<category><![CDATA[poisson]]></category>
		<category><![CDATA[proteine]]></category>
		<category><![CDATA[recette]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La maintenance des organismes marins impose de connaitre leurs besoins nutritionnels et les aliments permettant de les assurer. Le précédent article Alimentation des poissons marins en milieu naturel définit déjà quelques pistes. Il s&#8217;agit ici de répondre à ces besoins, avec les moyens à disposition, l&#8217;objectif étant d&#8217;assurer la croissance, la santé et le bien-être [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-aquarium/">Alimentation des poissons marins en aquarium</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j"> La maintenance des organismes marins impose de connaitre  leurs besoins nutritionnels et les aliments permettant de les assurer.  Le précédent article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-milieu-naturel/">Alimentation des poissons marins en milieu naturel</a> définit déjà quelques pistes. Il s&rsquo;agit ici  de répondre à ces besoins, avec les moyens à disposition, l&rsquo;objectif étant d&rsquo;assurer la  croissance, la  santé et le bien-être du poisson hébergé en aquarium. Ces principes de nutrition valent quels que soient les animaux captifs, en intégrant les particularités de l&rsquo;espèce depuis le stade de larve pour les éleveurs, ou juvénile lors de l&rsquo;acquisition d&rsquo;un spécimen, jusqu&rsquo;à celui d&rsquo;adulte. Les préparations  culinaires peuvent s&rsquo;écarter des produits issus du milieu marin tant que les objectifs en apports nutritifs sont atteints. C&rsquo;est ce que nous allons développer.</p>
<h2>1. Nutrition des poissons </h2>
<h3>1.1. Modes de nutrition des poisons</h3>
<p class="align-j">Les poissons assimilent les éléments nutritifs par deux moyens : </p>
<ul>
<li><strong>Branchies :</strong> ces organes respiratoires  jouent également un rôle dans l&rsquo;absorption de  nutriments dissous. L&rsquo;eau  pénètre par la bouche et traverse les branchies pourvues de membranes  riches en vaisseaux sanguins dont la grande  surface d&rsquo;échange permet l&rsquo;absorption de l&rsquo;oxygène et de  nutriments dissous dans l&rsquo;eau.</li>
<li><strong>Système digestif :</strong> constitué de l&rsquo;estomac, l&rsquo;intestin grêle et le gros intestin. L&rsquo;intestin grêle est le lieu essentiel de l&rsquo;absorption. La nourriture ingérée contient les  nutriments&nbsp;:  protéines,  graisses, glucides,  vitamines et  minéraux,  décomposés en fines particules  par les enzymes digestives. Ces particules  absorbées à travers la paroi intestinale sont transportées via la circulation sanguine et distribuées aux cellules de l&rsquo;organisme.</li>
</ul>
<h3>1.2. Nutrition des poissons en aquaculture</h3>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/02.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Dépenses d'énérgie"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/02.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 1 : Aquaculture en pleine mer.</figcaption></figure>
<p class="align-j">L&rsquo;aquariophile dispose de peu de données sur les exigences des poissons sauvages. Par contre, les impératifs économiques de l&rsquo;aquaculture à des fins alimentaires humaines ont nécessité des recherches sur leurs  besoins  nutritionnels. Ces travaux constituent une formidable source d&rsquo;informations pour tous, les objectifs étant cependant particuliers à ce secteur&nbsp;:   nourrir  les  animaux  au  moindre  coût,  assurant une bonne  croissance, en conservant une bonne  santé  du  poisson  et  la qualité  de la chair. L&rsquo;industrie aquacole a dû également se pencher sur l&rsquo;impact écologique de l&rsquo;élevage intensif pour minimiser, via la nourriture, l&rsquo;impact des rejets sur  l&rsquo;environnement.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;aquaculture s&rsquo;est concentrée sur quelques groupes  de  poissons  les  moins  demandeurs en matières premières peu disponibles   ou  onéreuses. En  occident elle privilégie les espèces carnivores (truite) et surtout marines (saumon, bar, daurade royale, turbot&#8230;) appréciées par le consommateur. Ainsi les recherches récentes constituent une base riche de données en partie transposables à nos poissons marins d&rsquo;aquarium sous quelques réserves.</p>
<p>  L&rsquo;aquaculture mesure son rendement par un <strong>indice de conversion alimentaire</strong> <em>(IC&nbsp;= aliment distribué (kg) / gain de masse corporelle (kg)</em>.  Un poisson d&rsquo;élevage nécessitait de 2 à 4 kg de poissons pour obtenir 1 kg de poisson. Il a diminué pour avoisiner 1,5 voire 0,8  dans certains cas.<br />
  La forte demande en protéines des espèces carnivores avec, de plus, l&rsquo;objectif d&rsquo;une croissance rapide, n&rsquo;a pu être résolue qu&rsquo;avec l&#8217;emploi de  farines  de poissons produites à partir de petites espèces sauvages (sprat, anchois…). Ces farines concentrent des taux importants de protéines, de 50&nbsp;% à plus de 70&nbsp;%. Face à la forte pollution engendrée par les déjections et à l&rsquo;apprauvrissement des ressources marines, d&rsquo;autres voies ont vu le jour. Par exemple l&rsquo;augmentation des lipides (voire des glucides digestibles) pour minimiser l&rsquo;énergie puisée dans les  protéines, l&#8217;emploi de farines d&rsquo;animaux terrestres ou à base de larves d&rsquo;insectes. Des choix qui imposent parfois la stabulation des poissons pour retrouver des qualités nutritives acceptables, compatibles avec leur commercialisation. Les  poissons consommés  (bar, daurades) contiennent entre 45 et 48% de protéines pour 12 à 22% de lipides. </p>
<h3>1.3. Nutrition des poissons en aquarium</h3>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/01.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Dépenses d'énérgie"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/01.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 2 : MaastiK pâte autocollante à fixer sur un support.</figcaption><div class="copyright">Source : Easyreefs</div>
</figure>
<p class="align-j">Maintenir des poissons récifaux en bonne santé dans l&rsquo;environnement artificiel d&rsquo;un aquarium est aujourd&rsquo;hui facilité  par les progrès des méthodes et des moyens aquariophiles. Il est maintenant possible de conserver des espèces autrefois impensables.</p>
<p class="align-j">Pourtant la nutrition  est l&rsquo;un des aspects les plus mal compris du récifaliste. Il fait une obsession des paramètres chimiques de l&rsquo;eau. A l&rsquo;affut de la moindre innovation technologique il investit dans du matériel à peine éprouvé, il dépense sans compter pour un corail remarquable à ses yeux, mais il ignore le besoin nutritionnel de ses compagnons. Il oublie  qu&rsquo;un poisson en bonne santé, bien nourri, est plus résistant aux stress et qu&rsquo;il  tolère mieux les dérives  du milieu. L&rsquo;aquariophile se contente, bien souvent, de suivre aveuglément les discours léchés des pubs commerciales de produits alimentaires. Heureusement, les fabricants ont beaucoup évolué avec une nourriture mieux équilibrée qu&rsquo;autrefois ou au contraire plus ciblée. Mais  les besoins réels sont-ils réellement assouvis, les formes adaptées et les quantités ajustées aux individus et aux espèces variées ?</p>
<p><span class="align-j">Si  les résultats très instructifs des recherches aquacoles permettent de mieux comprendre la nutrition en captivité,  les orientations de cette industrie ne sont pas  toutes recommandables pour notre hobby. En  effet,  les taux importants de protéines ci-dessus concernent  des poissons actifs pour lesquels on souhaite une croissance rapide avec un minimum de nourriture. Cette situation est bien loin de nos spécimens essentiellement omnivores, parfois à connotation herbivores, ou plutôt alguivores puisque qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;herbe en milieu marin. Les dépenses d&rsquo;énergies dans leur espace clos y sont moindres, les animaux sont acquis au stade post juvénile voire adulte dont la croissance est quasi stabilisée, et la vitesse de croissance n&rsquo;est pas un objectif. </span></p>
<h2>2. Besoins énergétiques des poissons</h2>
<p class="align-j">Le rôle de chaque macronutriment, nutriment, oligoélément, vitamine a largement été abordé dans l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-milieu-naturel/">Alimentation des poissons marins en milieu naturel</a>. Ne seront développés ici  que les aspects particuliers à la maintenance en captivité des poissons marin en aquarium de présentation.</p>
<p class="align-j">Les éléments nutritionnels  doivent-ils provenir seulement du milieu marin ? La question n&rsquo;est plus à l&rsquo;ordre du jour&nbsp;: tout ce qui répond aux besoins, nutritifs, quelle que soit son origine, marine ou terrestre, qui est accepté, peut répondre aux objectifs de développement, de santé et de bien-être du poisson.  Une fois passé, souvent rapidement, le stade de l&rsquo;acclimatation, le poisson accepte des végétaux terrestres (céréales, légumes, voire des épices) comportant acides aminés, minéraux et  vitamines,  appréciés et correctement assimilés. La difficulté pour l&rsquo;aquariophile réside plus à proposer  des aliments adaptés à sa morphologie et des  nutriments de manière équilibrée. On le verra, un amateur qui réalise sa nourriture atteindra plus facilement cet objectif avec des produits issus de la mer.</p>
<h3>2.1. Facteurs impactant les besoins énergétiques </h3>
<p class="align-j">L&rsquo;alimentation doit permettre le fonctionnement de nombreux processus biologiques. L&rsquo;énergie alors dépensée est liée à plusieurs facteurs tels que&nbsp;: </p>
<ul>
<li><strong>Métabolisme de base :</strong> il s&rsquo;agit de l&rsquo;énergie  pour maintenir les fonctions vitales  au repos (respiration, circulation sanguine, régulation de la température corporelle&#8230;).</li>
<li><strong>Taille et poids corporel :</strong> les  plus gros poissons dépensent plus d&rsquo;énergie pour  leur métabolisme de base et  les activités quotidiennes.</li>
<li><strong>Activité physique :</strong> les poissons de pleine eau, qui nagent constamment dépensent plus que ceux inféodés au récif.</li>
<li><strong>Température de l&rsquo;eau :</strong> les poissons sont des animaux à sang froid (ectothermes), dont la température corporelle est  liée à   leur environnement. Des températures plus élevées  accélèrent le métabolisme et  la dépense énergétique.</li>
<li><strong>Disponibilité de la nourriture :</strong> moins disponible,  le poisson doit se déplacer plus pour la trouver.</li>
<li><strong>Croissance</strong> : la dépense énergétique en phase de croissance est proportionnellement 3 à 4 fois supérieure qu&rsquo;au stade adulte.</li>
<li><strong>Reproduction :</strong> c&rsquo;est une activité énergivore qui impose parfois la construction de nids, la fécondation des œufs et la protection des alevins.</li>
<li><strong>Stress</strong> : ils sont nombreux, environnementaux, relationnels inter ou intraspécifiques, luttes contre les parasites, maladies etc.</li>
</ul>
<p><span class="align-j">L&rsquo;inventaire est long et le calcul du besoin énergétique rendu difficile dans un contexte qui évolue dans le milieu naturel. </span></p>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/energiepoissons.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Dépenses d'énérgie"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/energiepoissons.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 3 : Devenir de l&rsquo;énergie chez les poissons.</figcaption></figure>
<h3>2.2. Besoin énergétique en aquaculture</h3>
<p class="align-j">Dans le cadre maitrisé d&rsquo;une aquaculture le calcul des besoins énergétiques devient possible. La quantité d&rsquo;énergie thermique libérée lors de la combustion des aliments dans le corps s&rsquo;exprime en  kilojoule   (kJ) ou mégajoule (MJ). L&rsquo;ancienne unité  kilocalorie (kcal), parfois nommée calorie, reste très employée avec la relation 1&nbsp;kJ =  4,184&nbsp;kcal.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;énergie brute fournie par les aliments (figure ci-contre) est évacuée en partie en   déjections, le reste environ 75&nbsp;% disponible sous forme d&rsquo;énergie digestible. En aquaculture de poissons marins, l&rsquo;énergie digestible des  aliments   se situe entre 16 et 22&nbsp;MJ/kg. Environ 50&nbsp;% de cette dernière est disponible sous forme d&rsquo;énergie métabolisable utilisée pour les processus métaboliques et l&rsquo;activité du poisson. Connaissant le besoin  on peut déterminer la capacité énergétique permise par la composition de nourriture. C&rsquo;est toutefois une démarche complexe qui nécessite l&rsquo;accès à des données.</p>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/ic-ombrine.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Indice de conversion"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/ic-ombrine.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 4 : Evolution de l&rsquo;indice de conversion d&rsquo;un élevage d&rsquo;ombrine <em>Sciaenops ocellatus</em>.</figcaption></figure>
<p class="align-j"> Une autre approche consiste, pour une préparation connue, à alimenter quotidiennement selon un <strong>taux d&rsquo;alimentation</strong> ou de nutrition <strong>(TA)</strong>, ratio  poids  sec de nourriture / poids de poisson vif (ou biomasse), de déterminer celui qui fournit le meilleur indice de conversion alimentaire (IC) pour en déduire   un profil de nourrissage idéal pour la production. Par exemple la figure&nbsp;4 représente l&rsquo;évolution du taux de nutrition selon la masse de l&rsquo;ombrine <em>Sciaenops ocellatus, </em> une espèce carnivore, dans un élevage à la Martinique. Comme toujours le taux est beaucoup plus important en présence de juvéniles, puis se stabilise après quelques mois à une valeur variable de l&rsquo;ordre de 1,5 à 3&nbsp;% selon l&rsquo;espèce, voire plus de 10&nbsp;% selon les objectifs des fermes aquacoles.</p>
<h3>2.3. Besoin énergétique en aquarium</h3>
<p class="align-j">Dans le contexte de l&rsquo;aquarium d&rsquo;ornement, à température tropicale, sans souci de productivité et en présence de poissons essentiellement omnivores ayant une activité très moyenne,    selon l&rsquo;estimation d&rsquo;un aquariophile biologiste marin aquaculteur, nous pourrions viser  un TA de 0.8&nbsp;% à 1,0&nbsp;% avec du granulé très protéiné. Cette valeur n&rsquo;est pas exploitable en aquariophilie avec des recettes multi-ingrédients beaucoup plus humides   (tableau 1). Nous pouvons par contre la traduire en taux de protéines Tprot, c&rsquo;est à dire en poids de protéines par poids de poisson vif (Pvif) ou biomasse. Par exemple,  un taux d&rsquo;alimentation (TA) de 1,0&nbsp;% avec des granulés à 45&nbsp;%  de protéines et 10&nbsp;% d&rsquo;humidité représente, Tprot = 0,01 x 0,45 x 0,90 = 0,4&nbsp;%. Ce taux de protéines permet de déduire en calcul inverse la ration journalière de notre recette, qu&rsquo;elle soit mono ou multi-ingrédients.</p>
<table class="tableau"  align="center" style="max-width: 700px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 1 : Taux de protéines des poissons en aquarium<br />
  </caption>
<tr>
<th width="18%">Régime</th>
<th width="40%">Nourriture</th>
<th>Taux alimentation (nutrition) TA</th>
<th>Taux protéine Tprot</th>
</tr>
<tr>
<th>Carnivore</th>
<td>Granulé (45% protéines, 10 % eau)</td>
<td align="center">1,2 %</td>
<td align="center">0,54 % Pvif</td>
</tr>
<tr>
<th>Omnivore</th>
<td>Granulé (45% protéines, 10 % eau)</td>
<td align="center">1,0&nbsp;%</td>
<td align="center">0.4 % Pvif</td>
</tr>
<tr>
<th>Omnivore</th>
<td>Préparation surgelée (20% protéines, 75% eau)</td>
<td align="center">0,25 %</td>
<td align="center">0,4% Pvif</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">Ce taux est un objectif. L&rsquo;atteindre, nécessite de connaitre la valeur protéinique de la recette, c&rsquo;est à dire celle de chaque ingrédient. Cet aspect, complexe en soi, est résolu avec le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-nourriture-poissons-marins-aquarium/">Calculateur Nourriture des poissons marins d&rsquo;aquarium</a>. Il permet de déterminer les valeurs nutritives (macronutriment : protéines, lipides, glucide puis fibres, ainsi que vitamines et minéraux) d&rsquo;une composition d&rsquo;ingrédients, ainsi que  la ration journalière selon la biomasse à nourrir. Cette dernière étant évaluée avec le calculateur <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/">Poids des poissons marins d&rsquo;aquarium</a>.</p>
<p class="align-j">Bien entendu il s&rsquo;agit ici de la ration totalement capturée, destinée aux seuls poissons. Il y a toujours quelques pertes. L&rsquo;aquariophile l&rsquo;adaptera, si besoin, en fonction de  ses objectifs de nutrition pour l&rsquo;ensemble des habitants de l&rsquo;aquarium, notamment les  invertébrés (crustacés détritivores,  omnivores opportunistes&#8230;).</p>
<h2>3. Apports  nutritifs en aquarium</h2>
<p class="align-j">La  part des éléments nutritifs dissous dans l&rsquo;eau de mer  (ions,  minéraux&#8230;)  absorbée par les branchies est probablement insuffisante pour subvenir au besoin des poissons. La nourriture est donc un complément indispensable. Son équilibre à tous les niveaux : macronutriments, vitamines, minéraux, dépend des ingrédients utilisés. Le tableau 2 résume les rôles et les sources des apports relatifs aux principaux. Pour plus de détails vous pourriez consulter l&rsquo;article <span class="align-j"> <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-milieu-naturel/">Alimentation des poissons marins en milieu naturel</a>.</span>
</p>
<h3>3.1. Eléments nutritifs et leurs sources</h3>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 2 : Principes et sources de nutriments<br />
  </caption>
<tbody>
<tr>
<th width="15%" scope="col">Elément</th>
<th width="50%" scope="col">Principes</th>
<th scope="col">Sources</th>
</tr>
<tr>
<th>Protéines<br />
        (AA)</th>
<td>Facilement digérées, les protéines sont la base de  la nourriture des poissons,  essentiellement calculée selon son taux protéinique. Le commerce propose des granulés à fort taux de protéines  40 à 50&nbsp;%. Il en faut peu pour subvenir aux besoins des poissons en aquarium.</p>
<ul>
<li>Limiter au nécessaire : chargées de 16&nbsp;% d&rsquo;azote, les protéines non assimilées   (déchets) conduisent à la production d&rsquo;ammoniaque et  de nitrates.</li>
<li>Ajuster les  nourritures DIY : exemptes d&rsquo;additifs protéinés elles avoisineront plutôt 18 à 25&nbsp;% de protéines. La ration sera plus importante, distribuée en plusieurs fois, dans la limite de la satiété du poisson et de la pollution.</li>
<li>Ajuster au régime : réduire l&rsquo;apport pour les herbivores.</li>
<li>Un excès de protéines exacerbe l&rsquo;agressivité du poisson.</li>
</ul>
</td>
<td>Toutes formes d&rsquo;alimentation  naturelle&nbsp;:  algues,  poissons,  gastéropodes (escargots), bivalves (moules, huîtres, coquilles Saint-Jacques), céphalopodes (calmars,  seiches), crustacés (crevettes, crabes&#8230;), plancton (krill), faune benthique (vers)&#8230;<br />
        Eventuellement : farines  de   poissons très concentrées en protéines, microalgues (spiruline).</td>
</tr>
<tr>
<th>Lipides</th>
<td>
<p>L&rsquo;aquaculture  augmente le taux de lipides réduisant ainsi celui de protéines plus pollueuses. <span class="align-j">Les plus énergétiques sont les phospholipides.<br />
          </span>En aquarium où l&rsquo;activité est moindre, un excès génère vite <span class="align-j"> des problèmes hépatiques et digestif. Le </span><span class="align-j">syndrome du poisson gras, trop nourri, avec une nourriture trop riche, est fréquent en aquarium.<br />
          Le</span> taux doit rester faible  (tableau 3) sans jamais dépasser  10% chez les omnivores et herbivores.<br />
          Assurer un apport en acides gras polyinsaturés (AGPI) particulièrement important chez les poissons (oméga-3).</p>
</td>
<td><span class="align-j"> Phospholipides et AGPI ω3 : huiles de poisson (foie de morue) voire de céréales (soja), dans une moindre mesure : poissons gras et leurs farines,  œufs  de poissons.</span></td>
</tr>
<tr>
<th>Glucides</th>
<td> Sans grand intérêt  chez les poissons, leur taux doit rester bas.</td>
<td>Végétaux, carapace chitineuse des crustacés.</td>
</tr>
<tr>
<th>Minéraux</th>
<td>L&rsquo;absorption des minéraux dissous par les branchies est importante mais peut ne pas répondre totalement  aux besoins, d&rsquo;où l&rsquo;intérêt d&rsquo;une  nourriture  équilibrée à base d&rsquo;algues et de produits marins. <br />
        Le poisson est en mesure de réguler son absorption, cependant des concentrations excessives de certains minéraux peuvent entraîner des perturbations osmotiques, des troubles métaboliques ou des dommages aux tissus. Un oligoélément en excès    peut devenir toxique.</td>
<td>Minéraux en solution dans l&rsquo;eau de mer.<br />
        Poissons maigres ou gras,  crustacés (crevettes,  crabes), mollusques (palourdes, moules, huîtres), zooplancton (krill)<br />
        Algues, phytoplancton, spiruline<br />
        Eventuellement des végétaux terrestres.</td>
</tr>
<tr>
<th>Vitamines</th>
<td>
<p>Vitamines A, B2, B3, B5, B6, B9, B12, D, E&#8230; <br />
          La vitamine C peu présente  est bénéfique (antistress) à plus haute dose qu&rsquo;en milieu naturel. Elle contribue à éviter nombre de problèmes dont les plus visibles : décoloration, cicatrisation, déformations osseuses, affaiblissement.  <br />
          Vit. C et E nécessitent un appoint. La vitamine C ne présente pas de risque en surdosage.</p>
</td>
<td>Quasi toutes apportée  par la nourriture. <br />
        Poissons gras riches en vitamine D. Nourritures marines ci-dessus, spiruline.<br />
        Solution polyvitaminée.</td>
</tr>
<tr>
<th>Fibres</th>
<td>Selon le régime alimentaire  les fibres régulent le transit.</p>
<ul>
<li>Carnivores : néfaste au delà de 10&nbsp;% du fait d&rsquo;un tube digestif court, et faible flore intestinale limitant la dégradation.</li>
<li>Herbivores jusqu&rsquo;à 15&nbsp;%</li>
</ul>
</td>
<td>Algues, microalgue (spiruline).<br />
        Potentiellement farines de poissons, de céréales.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>3.2. Principes  de nutrition en aquarium selon le régime alimentaire</h3>
<p><span class="align-j">Le régime alimentaire des poissons dépend de leurs habitudes, selon qu&rsquo;ils se nourrissent essentiellement de  chair, d&rsquo;algues ou des deux. La fréquence de nourrissage est liée au type de proies, vivantes ou inertes, de leur disponibilité, de la qualité nutritionnelle des aliments. A ces éléments il faut rajouter la taille des aliments essentiellement liée à la bouche et l&rsquo;âge du spécimen. Le tableau&nbsp;3  résume quelques principes permettant de mieux cibler la nourriture à proposer. </span></p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 3 : Régimes alimentaires des poissons tropicaux en aquarium<br />
  </caption>
<tr>
<th width="15%">Régime alim.</th>
<th align="center">Carnivore</th>
<th align="center">Herbivore</th>
<th align="center">Limivore</th>
<th align="center">Omnivore</th>
<th align="center">Planctonivores</th>
</tr>
<tr>
<th>Estomac &#8211; Intestin</th>
<td align="center">Gros &#8211; Court</td>
<td align="center">Petit &#8211;  Long</td>
<td align="center">Petit &#8211; Long</td>
<td align="center">Moyen</td>
<td align="center">Moyen</td>
</tr>
<tr>
<th>Fréquence</th>
<td align="center">1 à 2 / jour</td>
<td align="center">Continu</td>
<td align="center">Continu</td>
<td align="center">1 à 3 / jour</td>
<td align="center">2 à 5  / jour</td>
</tr>
<tr>
<th>Type</th>
<td align="center">Poissons, crustacés</td>
<td align="center">Algues, animalcules</td>
<td align="center">Matières organiques, animalcules</td>
<td align="center">Proies et végétaux</td>
<td align="center">Planctons, particules fines</td>
</tr>
<tr>
<th>Protéines</th>
<td align="center"> 40 &#8211; 55&nbsp;%</td>
<td align="center">25 -30&nbsp;% </td>
<td align="center">25 &#8211; 40&nbsp;%</td>
<td align="center">30 &#8211; 40&nbsp;%</td>
<td align="center">35  &#8211; 50&nbsp;%</td>
</tr>
<tr>
<th>Taux prot.</th>
<td align="center">0,54&nbsp;%</td>
<td align="center">0,36&nbsp;%</td>
<td align="center">0,45&nbsp;%</td>
<td align="center">0,45&nbsp;%</td>
<td align="center">0,50&nbsp;%</td>
</tr>
<tr>
<th>Lipides</th>
<td align="center">5 &#8211; 15&nbsp;%</td>
<td align="center">0,2 &#8211; 5&nbsp;%</td>
<td align="center">5 &#8211; 20&nbsp;%</td>
<td align="center">1- 8&nbsp;%</td>
<td align="center">5 &#8211; 15&nbsp;%</td>
</tr>
<tr>
<th>Glucides</th>
<td align="center">5 &#8211; 10&nbsp;%</td>
<td align="center">2 &#8211; 10&nbsp;%</td>
<td align="center">2 &#8211; 10&nbsp;%</td>
<td align="center">2 &#8211; 10&nbsp;%</td>
<td align="center">2 &#8211; 10&nbsp;%</td>
</tr>
<tr>
<th>Fibres</th>
<td align="center">1 -5&nbsp;%</td>
<td align="center">5-15&nbsp;%</td>
<td align="center">0 &#8211; 5&nbsp;%</td>
<td align="center">3 &#8211; 8&nbsp;%</td>
<td align="center">&lt;&nbsp;5&nbsp;%</td>
</tr>
<tr>
<th>Cendres</th>
<td colspan="5" align="center">&lt;&nbsp;10%</td>
</tr>
<tr>
<th>Vitamines</th>
<td colspan="5" align="center">A, B1, B2, B3, B4, B5, B6, B9, B12, C, D, E, K1</td>
</tr>
<tr>
<th>Minéraux</th>
<td colspan="5" align="center">&nbsp;Ca, Cu, Fe, I, Mg, Mn, P, K, Zn, Se</td>
</tr>
<caption class="tableau-legende">
  Valeurs moyennes.<br />
  </caption>
</table>
<h2>4. Aliments pour aquarium</h2>
<h3>4.1. Caractéristiques demandées aux aliments en aquarium</h3>
<p><span class="align-j">On peut résumer  l&rsquo;objectif de la nourriture en aquarium amateur </span>&nbsp;: </p>
<ul class="align-j">
<li><strong>Répondre au besoin des espèces : </strong>
<ul>
<li><strong>Régimes alimentaires</strong> des espèces hébergées (omnivores, herbivores&#8230;). Eviter les aliments contenant des charges inutiles sources de pollution de l&rsquo;eau. </li>
<li><strong>Morphologie</strong> :   selon la position de sa bouche il gobe, déchiquette, picore dans les anfracttuosités avec un rostre&#8230;</li>
<li><strong>Température</strong>&nbsp;: elle est sans effet dans la plage restreinte autorisée par la maintenance des poissons tropicaux. Elle peut être un facteur en présence d&rsquo;espèces d&rsquo;eaux froides (Méditerranée, Atlantique).</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Répondre au besoin des individus : </strong></li>
<ul>
<li><strong>Taille</strong> :  aliments adaptés à la taille des poissons marins, leur bouche et leur biomasse.</li>
<li><strong>Âge :</strong> les juvéniles nécessitent une alimentation plus fréquente, des particules plus petites et des apports protéiniques, vitaminiques et minéraux  plus important que les  adultes.</li>
<li><strong>Acclimatation</strong> : un nouvel arrivant encore stressé risque de jeuner et accroitre  son affaiblissement. Il faut faire preuve d&rsquo;imagination et parfois adopter temporairement  des aliments peu équlibrés destinés à enclencher le réflexe de manger (huitre, algue maintenue sur un caillou&#8230;).</li>
<li><strong>Reproducteurs</strong> : ils nécéssitent des attentions spécifiques.</li>
</ul>
<li><strong>Protéines et suppléments</strong> :  les nourritures hyper protéinées ne sont pas indispensables et peuvent être remplacées par d&rsquo;autres qui le sont moins. Le tableau 3 définit les lignes directrices. L&rsquo;énergie étant essentiellement issue des protéines et en moindre mesure des lipides, ce sont les premières cibles. La recette peut nécessiter des suppléments nutritionnels tels que des vitamines, des minéraux et des acides gras essentiels. Le calculateur <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-nourriture-poissons-aquarium-marin/">Nourriture des poissons marins en aquarium</a> permet de vérifier la valeur nutritive nécessaire à la biomasse des poissons issue du Calculateur <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/">Poids des poissons marins d&rsquo;aquarium</a></li>
<li><strong>Acceptés facilement</strong> : l&rsquo;appétence dépend de plusieurs facteurs : gout, forme, taille des particules, texture&#8230;</li>
<li><strong>Flottabilité</strong> : permettant l&rsquo;alimentation selon les espèces, en surface (rarement) dans la colonne d&rsquo;eau ou sur le fond.</li>
<li><strong>Non polluant</strong> : un aliment n&rsquo;est jamais polluant. Il peut être inadapté ou mal distribué, la pollution est alors le fait de l&rsquo;aquariophile.</li>
<li><strong>Aliments sains</strong>&nbsp;:
<ul>
<li>Secs :  l&rsquo;aliment  ne devrait présenter aucune trace de moisissure et  stocké moins de trois mois.</li>
<li>Surgelés : le  respect de la chaine du froid est essentiel, bien que difficile à vérifier par l&rsquo;aquariophile. L&rsquo;introduction de <strong>bactéries pathogène</strong> peut conduire à la naissance de maladies pour tous les organismes de l&rsquo;aquarium, poissons et coraux inclus.</li>
<li>Les fruits de mer devraient  être cuits ou congelés pour éliminer les parasites potentiels.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Conditionnements</strong> :  étanches, permettant une distribution aisée (ouverture facile, dosages&#8230;).</li>
</ul>
<h3>4.2. Principes de nourrissage</h3>
<ul class="align-j">
<li> <strong>Variété alimentaire, ou pas</strong>&nbsp;: aucun aliment ne remplissant toutes les cases, ont peut varier les aliments pour assurer l&rsquo;équilibre nutritif ou d&rsquo;autres exigences. Ceci dit, il est préférable de s&rsquo;en tenir à un seul aliment bien équilibré et adapté (c&rsquo;est le choix de l&rsquo;aquaculture) que de varier avec des produits  nutritionnellement déficients tels que des artémias peu nutritifs parfois vidés de leur contenu. </li>
<li><strong>Ration</strong> :   le poids distribué varie dans un rapport 1 à 10 selon que l&rsquo;aliment est sec ou frais. Le calculateur de nourriture permet d&rsquo;en tenir compte. Elle devrait se limiter à ce qui est consommé dans les premières minutes, les détritivores se chargeant du reste.</li>
<li><strong>Fréquence </strong> : les aliments très protéinés peuvent répondent rapidement aux besoins nutritionnels, même en faible quantité  distribuée en une seule fois. Ce principe répond au besoin des carnivores dont certains peuvent passer des distributions. Les herbivores sauvages, quant à eux, doivent paître toute la journée  pour subvenir à leurs besoins, leurs déchets sont constants, dilués dans la masse océanique, plus régulièrement traités que dans un aquarium.  Il est donc  fortement conseillé de répartir avec de petites quantités, sur 2 à 4 distributions par jour, voire plus en présence de planctonivores. C&rsquo;est aussi la garantie d&rsquo;une moindre pollution. <br />
  Les aliments secs, peu lubrifiés en l&rsquo;absence d&rsquo;adjuvants spécifiques, imposent une distribution plus répartie que d&rsquo;autres humides.</li>
<li><strong>Taille  des aliments</strong> : pour la raison qui précède, on peut s&rsquo;orienter vers des granulés de petite taille que même nos plus gros poissons acceptent en général.</li>
<li><strong>Mode de distribution</strong> : La forme de la présentation dépend du<br />
    mode d&rsquo;alimentation des poissons essentiellement lié à la taille et la forme de la bouche (bouche en avant, ventrale, rostre&#8230;), de la vitesse de préhension : certains prenant le temps de cibler la proie, du milieu : la proie flottant en pleine en pleine eau ou posée sur le substrat. Les aliments peuvent nécessiter une découpe appropriée, parfois dispersés ou liés par un  gélifiant.</li>
<li><strong>Accessoires</strong> : adapter les modes de distribution aux habitudes des spécimens. Cela peut passer par des lests, des grilles pour faciliter la mise à disposition, l&rsquo;accessibilité et la capture par les poissons, comme par exemple <a href="https://reeflexion.fr/nourrir-chelmon-rostratus/">Nourrir Chelmon rostratus</a>.</li>
<li><strong>Comportement alimentaire</strong> : la hiérarchie inter et intraspécifique peut limiter l&rsquo;accès de certains spécimens à la nourriture. La distribution est le bon moment pour observer  leur comportement alimentaire, qu&rsquo;ils soient timides ou agressifs.</li>
</ul>
<p class="align-j">Et quelques réflexes&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Péremption</strong> : <span class="align-j">acquérir  des petites quantités permettant de </span>respecter la date de péremption</li>
<li><strong>Intégrité&nbsp;(cohésion et  graisses)</strong> des granulés : Alain Duday suggère d&rsquo;introduire une languette de papier dans le récipient pour vérifier que les matières grasses ne diffusent pas, et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas  désagrégation, signe que le granulé n&rsquo;a pas une qualité nutritive homogène.<span class="align-j"><br />
    La présence de granulés partiels dénote une inadéquation entre farines et  taille du granulé,  des granulés étant volontairement « brisés » pour obtenir la  taille souhaitée.</span></li>
<li><strong>Stockage</strong> des nourritures sèches :  dans un endroit frais et sec pour éviter qu&rsquo;elles se détériorent. <span class="align-j">Conserver  les récipients fermés pour éviter  l&rsquo;oxydation des graisses</span>.</li>
<li><strong>Choix des marques et aliments</strong>
<ul>
<li>Le circuit de distribution doit respecter  la chaine du froid pour le surgelé (commercial ou préparé soi-même).</li>
<li>Certains fabricants intègrent  l&rsquo;appétence, la texture  (la palatibilité) pour les poissons plus difficiles. </li>
<li> S&rsquo;orienter vers les marques qui conçoivent  pour les poissons marins. </li>
<li>Les aliments de haute qualité sont généralement plus digestibles, ce qui minimise les déchets non consommés. </li>
</ul>
</li>
</ul>
<h3>4.3. Produits commerciaux</h3>
<h4>4.3.1. Nourritures du commerce</h4>
<p class="align-j">Le commerce aquariophile propose  aujourd&rsquo;hui un choix important de nourritures en flocons, sachets ou sous d&rsquo;autres formes (surgelés,  gels&#8230;). Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;objet de les passer tous en revue. Personnellement je privilégie les marques qui annoncent la composition du produit et leurs valeurs nutritives. On peut regretter l&rsquo;absence de directives sur les quantités chiffrées à distribuer.</p>
<p class="align-j">Les fiches techniques dévoilent globalement un bon équilibre des macronutriments PLG.  Toutefois ces compositions issues de l&rsquo;aquaculture sont fortement protéinées et répondent plutôt aux régimes carnivores. Ces taux sont bien souvent obtenus avec des farines concentrées. Les lipides y sont parfois importants, plus que besoin compte tenu de la faible activité des poissons en aquarium tropical. De toute évidence, il en faut très peu pour subvenir aux besoins des poissons, plus encore aux omnivores et herbivores. Gare à ceux qui ne dosent pas leurs apports en fonction des recommandations&#8230; que le fabricant ne fournit malheureusement pas.</p>
<p><strong>⚠ Prémix industriels et métaux poisons</strong></p>
<p class="align-j">Les aliments commerciaux aquariophiles sont fréquemment issus des préparations aquacoles. Ces dernières contiennent des  prémixs. Un mélange concentré d&rsquo;additifs nutritionnels  afin de garantir un profil nutritionnel complet et équilibré. On y trouve des vitamines, minéraux, oligoéléments, acides aminés, enzymes, probiotiques dont parfois des métaux&nbsp;: zinc (sulfate et d&rsquo;oxyde de zinc), fer (sulfate ferreux), cuivre (	sulfate cuivrique),<br />
manganèse (sulfate de manganèse), sélénium (sélénite de sodium),<br />
iode (iodure ou iodate de potassium), cobalt (chlorure ou sulfate de cobalt),<br />
molybdène.</p>
<p class="align-j">Dans le circuit fermé d&rsquo;un aquarium, certains de <strong>ces métaux</strong> Cu, Zn&#8230; <strong>peuvent atteindre un niveau extrêmement toxique</strong> pour les invertébrés. Les préparations commerciales proposées s&rsquo;avèrent disparates. Heureusement des fabricants semblent aujourd&rsquo;hui attentifs aux exigences du récifal. Mon expérience se limite aux granulés Tropical Bionautic qui ne génèrent pas de dérive particulière. D&rsquo;autres marques sont appréciées des utilisateurs: Océan Nutrition gamme Formula, Elos, Baasler&#8230;
</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);">
<div class="grille-titre ">Figure 5 : Granulés commerciaux</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/20.jpg"> </figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/21.jpg"> </figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/22.jpg"> </figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/23.jpg"> </figure>
</div>
<h4>4.3.2. Additifs du commerce </h4>
<p>Le commerce aquariophile propose aujourd&rsquo;hui des additifs visant à améliorer les caractéristiques de la nourriture parmi lesquels&nbsp;:</p>
<ul class="align-j">
<li>Nourritures pour <strong>juvéniles</strong></li>
<li><strong>Caroténoïdes</strong> : <span class="figlegende"> &#x3B2;-carotènes, </span>astaxanthine pour renforcer la couleur et l&rsquo;immunité des poissons.</li>
<li><strong>Superoxyde dismutase</strong> : il s&rsquo;agit de protéines riches en métaux (ex. Cu, Zn, Mn, Fe, Ni), des enzymes aux effets antioxydants et anti-inflammatoires renforçant la protection contre les stress oxydatifs.</li>
<li><strong>Vitamines, minéraux, acides aminés</strong> : ces complexes multivitaminés associés parfois à des minéraux,  AA, prébiotiques, probiotiques&#8230; en complément aux apports algaux renforcent le système immunitaire, la santé et la résistance des poissons.</li>
<li><strong>Allicine</strong> : un principe actif de l&rsquo;ail, antibactérien, antiseptique, vermifuge, antifongique, améliore la résistance aux maladies et l&rsquo;appétibilité de la nourriture.</li>
<li><strong>Liants, gélifiants, floculants</strong> :  végétaux (agar-agar, amidons&#8230;), minéraux (bentonite, montmorillonite), synthétique (polyacrylate de sodium)	permettent d&rsquo;obtenir des gels agglomérant les   aliments. Citons aussi les produits floculants parfois nommés  &quot;neige marine&quot; (Tropic marin Pro Coral Reef snow) qui agglomèrent des particules de nourriture. Sans valeur nutritionnelle propre,   ils  modifient la forme de la nourriture et réduisent sa dispersion et les pertes.</li>
<li><strong>Bactéries</strong> :  les bactéries lactiques  convertissent les carbohydrates complexes, peu-digestes, favorisent l&rsquo;équilibre du microbiote, la maturité intestinale, et l&rsquo;efficacité digestive.</li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);">
<div class="grille-titre ">Figure 6 : Additifs commerciaux</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/10.jpg"><figcaption class="figlegende">Aquaforest AF Protéin Power adapté aux poissons juvéniles</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/11.jpg"><figcaption class="figlegende">DKI  β-carotènes : caroténoïdes à ajouter à la nourriture pour renforcer les couleurs.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/12.jpg"><figcaption class="figlegende">Easy reefs dKI Superoxide dismutase contre les stress oxydants.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/13.jpg"><figcaption class="figlegende">Fauna Marin essence d&rsquo;ail</figcaption></figure>
</div>
<h2>5. Préparation de recettes personnelles</h2>
<p class="align-j">La nécessité de préparer soi-même sa nourriture peut se justifier par la recherche d&rsquo;un équilibre nutritionnel plus adapté, le besoin de contrôler la qualité des ingrédients, rechercher une forme particulière de nourriture, le doute pesant sur certains circuits de distribution, l&rsquo;absence d&rsquo;informations&#8230; Pour ce, l&rsquo;aquariophile doit bien comprendre la relation entre les composants d&rsquo;aliments à disposition et leurs intérêts.</p>
<h3>5.1. Choix des ingrédients, leurs apports</h3>
<p class="align-j">Le tableau 4 liste les principaux ingrédients utilisés et leurs apports nutritionnels. Il est préférable d&rsquo;utiliser des produits frais et si possible bio. </p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 4 : Caractéristiques de quelques ingrédients<br />
  </caption>
<tbody>
<tr>
<th width="12%" scope="col">Aliment</th>
<th width="45%" scope="col"> Propriétés, sources</th>
<th scope="col">Intérêts, apports</th>
</tr>
<tr>
<th>Poissons</th>
<td>Selon l&rsquo;objectif de nutrition on peut privilégier les chairs de poissons maigres ou gras, chacun ayant des avantages :</p>
<ul>
<li>Poissons maigres&nbsp;: morue, merlu,   merlan, raie, sole, limande, églefin, colin, cabillaud, julienne etc. </li>
<li>Poissons  mi-gras :  rouget, bar, truite, daurade, turbot etc. </li>
<li> Poissons gras : saumon, hareng, sardine, maquereau, anguille etc. </li>
</ul>
<p>Le calcul des apports nutritifs des composants de    la nourriture permet de privilégier l&rsquo;un, l&rsquo;autre ou les deux. </p>
</td>
<td>Protéines de haute qualité, lipides tels que les acides gras oméga-3 et oméga-6,  minéraux (Ca, P, Mg)  et des oligo-éléments (Zn, Cu, Fe, Mn&#8230;) . Vitamines notamment A, D, E et K et  du groupe B. <strong><br />
        </strong>Poissons maigres</p>
<ul>
<li>Source de protéines de haute qualité.</li>
<li>Faible teneur en matières grasses.</li>
<li> Minéraux essentiels (P, K, Se).
          </li>
<p>          Poissons gras :</p>
<li> Plus riches en acides gras oméga-3.</li>
<li> Plus riches vitamines liposolubles (A et D). </li>
<li> Plus d&rsquo;énergie (due aux lipides) à portion égale.</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<th>Farines de poisson</th>
<td>
<p>Incontournables dans les   préparations très protéinées. Leurs performances sont celles des chairs de poissons, équilibrées et concentrées.<br />
          Disponibles dans le commerce piscicole professionnel. Eviter les farines  de composants inconnus, destinées aux appâts de pêche.</p>
</td>
<td>Très riches en protéines, avec   les AA  essentiels, acides gras dont oméga-3, vitamines (B12&#8230;) et minéraux essentiels.<br />
        Apporte appétibilité<strong>, </strong>digestibilité</td>
</tr>
<tr>
<th>Huiles de poisson</th>
<td>Issues de   poissons gras (huile de foie de morue),   proposées dans le  commerce alimentaire.</td>
<td>Riches en AG notamment AGPI oméga-3</td>
</tr>
<tr>
<th>Céphalopodes</th>
<td>Calmars,  seiches, poulpes cuits ou surgelés mais non crus pour éliminer bactéries et parasites.</td>
<td> Riches en protéines et AA  essentiels. AG  oméga-3  (moins que les poisons gras). Minéraux Fe, Zn, Cu</td>
</tr>
<tr>
<th>Crustacés</th>
<td>
<p>Les crevettes  ont un<br />
          profil nutritionnel  intéressant. Facilement disponibles utiliser les formes cuites ou surgelées exemptes de parasites. <br />
          Elles sont appétentes. La chair est très digeste. La chitine fibreuse de la carapace   contribue au renforcement de l&rsquo;exosquelette mais elle est  difficile à digérer par les plus petites espèces. </p>
</td>
<td> Protéines,  acides gras essentiels oméga-3 oméga-6,  minéraux P, Zn, Cu, Se et vitamines (B12&#8230;).</td>
</tr>
<tr>
<th>Micro-crustacés</th>
<td>Le zooplancton (krill, calanus, mysis,  copépodes&#8230;) est une  alternative intéressante, proposés vivant ou surgelé.  Il est souvent utilisé pour améliorer la couleur des poissons et maintenir leur santé.</td>
<td>Protéines,  lipides, acides gras oméga-3, caroténoïdes (astaxanthine).</td>
</tr>
<tr>
<th>Gastéropodes</th>
<td> Escargots (turbo), bivalves (palourdes, moules, huîtres, Saint-Jacques) apportent un certain nombre d&rsquo;éléments mais moins que d&rsquo;autres nourritures (crustacés, céphalopodes) ne présentant    pas le  risque de bioaccumulation de métaux lourds.</td>
<td>
<p>Protéines, lipides,  minéraux Ca</p>
</td>
</tr>
<tr>
<th>Algues</th>
<td> Nori, wakamé, dulse&#8230;<br />
        Les algues : contribuent à la santé générale, la croissance et  le développement&nbsp;; renforcent le système immunitaire (maladies, infections)&nbsp;; favorisent la digestion et le transit intestinal&nbsp;; renforcent la coloration (rouge)&nbsp;;  réduisent le stress en tant que nourriture naturelle.</td>
<td>Nutriments essentiels :  protéines,  acides gras essentiels (oméga-3),  vitamines (C,  K, B), minéraux (Ca, Fe, Mg), polysaccharides et  antioxydants,  fibres. Pigments naturels (chlorophylle, caroténoïdes phycobiliprotéines).</td>
</tr>
<tr>
<th>Microalgues</th>
<td>Spiruline : micro algue d&rsquo;eau douce en  poudre  pour  la pigmentation,   avec antioxydants pour le système immunitaire, stimule la croissance.</td>
<td>Protéines de haute qualité, acides aminés essentiels nécessaires, acides gras essentiels oméga-3,  nombreuses vitamines (A, K&#8230;) et minéraux (Fe, Ca, Mg) et pigments naturels</td>
</tr>
<tr>
<th>Légumes</th>
<td>
<p>Epinards :    antioxydant (antistress oxydatif), renforce la pigmentation (rouge).<br />
          Les végétaux terrestres présentent peu d&rsquo;intérêts comparativement aux algues. </p>
</td>
<td>Vitamines (A, K) et minéraux (Fe, Ca&#8230;).<br />
        Caroténoïdes (bèta carotène, canthaxantine, astaxanthine)</td>
</tr>
<tr>
<th>Ail, allicine</th>
<td>
<p>Antioxydant, antibactérien, purgatif, antiparasite (vers intestinaux). Renforce le système immunitaire. Il apporte de l&rsquo;appétence à la nourriture. <br />
          Cet élément d&rsquo;origine non marine s&rsquo;avère incontournable.
        </p>
</td>
<td>Composés soufrés  (allicine, ajoènes, allylsulfides&#8230;) antioxydants. L&rsquo;allicine possède  des propriétés  antibactériennes, antivirales et antifongiques.<br />
        Ail du marché  dosé à environ 3 à 8&nbsp;% des matières sèches.<br />
        Produit aquariophile concentré d&rsquo;allicine.</td>
</tr>
<tr>
<th>Solutions vitaminées</th>
<td>Solution multivitaminée aquariophile. <br />
        Elles ne devraient être apportées que si nécessaire, pour compléter les apports assurés par les aliments, notamment les algues.</td>
<td>Vitamines A, B2, B3, B5, B6, B9, B12, D, E&#8230; sont apportée  par la nourriture. Plus particulièrement les poissons gras pour la vitamine D. <br />
        La vitamine<br />
        C peu présente  est bénéfique (antistress) à plus haute dose qu&rsquo;en milieu naturel. Vit. C et E nécessitent un appoint.<br />
        Limiter les vitamines liposolubles A, D, E, K  pouvant  s&rsquo;accumuler dans l&rsquo;organisme jusqu&rsquo;à des taux toxiques.</td>
</tr>
<tr>
<th>Paprika</th>
<td>Intensifie les couleurs (rouges, oranges ou jaunes), appétant, vitaminé. </td>
<td>Pigments caroténoïdes (capsanthéine) et  béta-carotène. Vitamines (A, E), antioxydants.</td>
</tr>
<tr>
<th>Gélifiant</th>
<td>L&rsquo;agar-agar puissant gélifiant polysaccharide extrait  d&rsquo;algues rouges, rend la nourriture moins  dispersable.</td>
<td>Agar-agar en poudre (sachet 2&nbsp;g). Pas d&rsquo;apport nutritif.</td>
</tr>
<tr>
<th>Adjuvants</th>
<td>Caroténoïdes (carotène, canthaxantine, astaxanthine)</td>
<td>confèrent la couleur rouge. L&rsquo;astaxanthine, est un puissant antioxydant (antistress oxydatif).</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>5.2. Peu de protéines en recette maison</h3>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/30.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Indice de conversion"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/30.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 7 : Calculateur de nourriture.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La principale difficulté d&rsquo;une nourriture faite maison est d&rsquo;atteindre un niveau de protéine suffisant. En effet, le taux protéique des aliments issus de la mer est faible, même pour les plus concentrés, d&rsquo;autant plus  qu&rsquo;une partie de l&rsquo;énergie brute fournie par les protéines est perdue dans les fèces, les excrétions branchiales et   urinaires, non métabolisée par le poisson.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;aquaculture utilise des farines de poisson (anchois) et d&rsquo;autres formes concentrées (graines d&rsquo;oléagineux : soja, colza, tournesol ;  céréales : maïs, blé) et bientôt des farines d&rsquo;insectes.  De tels produits ne sont pas distribués par le commerce aquariophile. On pourra compenser par une quantité de nourriture plus importante, en évitant toutefois les problèmes digestifs ou de comportement et la pollution de l&rsquo;eau.</p>
<h3>5.3. Calculer l&rsquo;équilibre nutritionnel</h3>
<p>Le <span class="align-j"> <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-nourriture-poissons-marins-aquarium/">Calculateur Nourriture des poissons marins d&rsquo;aquarium</a> </span>(figure 7) est l&rsquo;outil idéal pour concevoir sa propre recette maison parmi une liste d&rsquo;ingrédients. Il exploite les caractéristiques de chaque élément (taux d&rsquo;humidité, valeurs énergétiques&#8230;) pour déterminer les caractéristiques finales de la recette. De plus il calcule le poids de la ration quotidienne selon l&rsquo;objectif de nutrition.</p>
<p>Dans l&rsquo;impossibilité de  satisfaire toutes ses recommandations le calculateur permet de situer le niveau des carences et des excès et de répondre à un compromis.</p>
<h3>5.4. Peser </h3>
<p class="align-j">Un poids est toujours difficile à apprécier et très différent selon le type de nourriture (figure 8). Peser au moins une fois, ne serait-ce que pour évaluer le volume de la ration nécessaire sans risque  d&rsquo;une envolée des nitrates et phosphates.  Dans le cas d&rsquo;un dosage automatique,  utiliser un distributeur fiable, régulier dans le temps et l&rsquo;étalonner. </p>
<h3>5.5. Modes de préparation des ingrédients </h3>
<figure   class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/03.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Indice de conversion"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/03.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 8 : Poids différents pour une même valeur protéique.</figcaption></figure>
<ul>
<li><strong>Agar-agar</strong> : diluer la poudre dans l&rsquo;eau osmosée tempérée, légèrement préchauffée, à raison de 4 à 6 g/l. Remuer fortement jusqu&rsquo;à dilution complète. Introduire progressivement la dilution au cours de la préparation en remuant rapidement, elle gélifiera en refroidissant. </li>
<li><strong>Crustacés, crevettes</strong> : le squelette des crustacés en chitine est source de fibres. Il est cependant très difficile à broyer au risque de dénaturer la chair, les morceaux non broyés se dispersent et sédimentent, aussi il est préférable de les décortiquer. </li>
<li><strong>Eau</strong> : elle est nécessaire au broyage de certains aliments et doit être juste adaptée pour pouvoir verser la recette dans les sacs de congélation. </li>
<li><strong>Légumes frais</strong> :  cuire les légumes (épinards, courgettes, pois, carottes) jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils soient tendres pour faciliter la digestion des poissons.</li>
<li><strong>Huitres</strong> : une huitre fine classe 3 de moyenne 75&nbsp;g contient environ 9 grammes de chair.</li>
<li><strong>Vitamines</strong>  : elles s&rsquo;oxydent rapidement à la chaleur et en présence de lumière ainsi qu&rsquo;au moment où elles sont remises en solution dans l&rsquo;eau. Il convient de les incorporer en dernier lieu et de préférence imprégnées dans un support, par exemple un peu de granulés secs.</li>
<li><span class="align-j"><strong>Produits surgelés</strong> : ils seront certes <strong>décongelés, puis recongelés</strong>, ce qui n&rsquo;est pas recommandé pour des raisons sanitaires liées au risque d&rsquo;infection bactérienne. Toutefois, la pratique montre que, s&rsquo;agissant de produits congelés sur le bateau juste après la pêche, cela ne pose pas de problème pour nos poissons et invertébrés.</span> Il faudra limiter le réchauffement lors du malaxage et recongeler sans délai.</li>
</ul>
<h3>5.6. Recette pour poissons marins omnivores </h3>
<h4>5.6.1. Ingrédients </h4>
<p>Recette   1,5&nbsp;kg destinée à   200&nbsp;grammes de poissons sur 2 à 3&nbsp;mois.</p>
<ul>
<li>250 g de filets de poisson gras  (saumon),</li>
<li> 250 g de filets de poisson  maigre (cabillaud)</li>
<li>100 g de calamars surgelés</li>
<li> 100 g de moules surgelées</li>
<li> 100 g de crevettes surgel&eacute;es décortiquées4</li>
<li>0 g de nori</li>
<li> 40 g de gousses d&rsquo;ail haché</li>
<li>15 g de spiruline en poudre</li>
<li>20 ml  Multivitamines  (    JBL Atvitol  ) imprégnées dans un peu de nourriture granulée sèche.</li>
<li> 1 cuiller&eacute;e &agrave; caf&eacute; (4&nbsp;g) d&rsquo;agar agar en poudre
  </li>
<li> 600 ml d&rsquo;eau osmosée.</li>
<li>5 sacs cong&eacute;lation 18 x 20&nbsp;cm &agrave; fermeture zip ou sachets ou bacs à glaçons.</li>
</ul>
<h4>5.6.2 Pr&eacute;paration</h4>
<figure class="figfloat" >
  <video poster="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/04.jpg"  controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/vid01.webm"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-aqua/vid01.mp4"></video><figcaption class="figlegende">En général, ils apprécient ! </figcaption></figure>
<ol>
<li><strong>Diluer l&rsquo;agar-agar</strong> en poudre dans l&rsquo;eau osmosée tempérée, légèrement préchauffée. Remuer fortement jusqu&rsquo;à dilution.</li>
<li><strong>Hacher les ingr&eacute;dients</strong> au niveau de finesse adapté à la population de poissons, en commençant par les plus rigides&nbsp;: nori, ail, fruits de mer, poissons, puis spiruline.</li>
<li><strong>Ajouter l&rsquo;eau + agar-agar,</strong> progressivement, à la quantité nécessaire pour faciliter le mixage.</li>
<li><strong>Ajouter les vitamines</strong> préalablement <strong>imprégnées</strong> dans un peu de nourriture granulée sèche.</li>
<li><strong>Homogénéiser</strong> l&#8217;ensemble, compléter avec le restant de l&rsquo;eau pour<br />
    obtenir une pur&eacute;e fluide, homogène.</li>
<li><strong>R&eacute;partir</strong> dans le conditionnement prévu (sachet, bac&#8230;). S&rsquo;il s&rsquo;agit de plaques, elles  seront fines, environ 5 mm, pour une découpe aisée.</li>
<li><strong>Empiler</strong> les conditionnements, éventuellement à plat dans un récitent plastique.</li>
<li><strong>Congeler</strong> au plus vite.<br />
    &#8230;
  </li>
<li> <strong>D&eacute;couper</strong> la ration congelée du jour.</li>
<li><strong>Distribuer</strong> selon le besoin : congel&eacute; ou d&eacute;congel&eacute;,<br />
    en morceaux plus ou moins fins, fixés ou en pleine eau.</li>
</ol>
<h3>5.7. Recette pour planctonophages, poissons et invert&eacute;br&eacute;s marins</h3>
<p>Une pr&eacute;paration destinée aux poissons planctonophages pourrait être constituée d&rsquo;ingrédients pouvant être broyés très fins, en évitant les bivalves potentiellement chargés de métaux lourds. La charge protéinique est obtenue avec  poisson gras et  spiruline. Cette préparation, suffisamment fine pourrait satisfaire aussi les invertébrés essentiellement zooplanctonophages tels que les coraux scléractiniaires (SPS et LPS)  ainsi que des organismes hétérotrophes.</p>
<h4>5.7.1. Ingrédients</h4>
<ul>
<li>100&nbsp;g de crevettes fraîches d&eacute;cortiqu&eacute;es, avec leurs œufs.</li>
<li> 100 g de sardines en boite, égouttées.</li>
<li> 70 g de spiruline en poudre.</li>
<li>10&nbsp;g de multivitamines aquariophile.</li>
<li>250 ml d&#8217;eau osmos&eacute;e.</li>
</ul>
<h4>5.7.2. Pr&eacute;paration et administration</h4>
<ul>
<li><strong>Broyer</strong> tr&egrave;s finement en présence d&rsquo;eau<br />
    osmos&eacute;e jusqu&#8217;&agrave; obtenir un lait épais.</li>
<li><strong>Remplir les contenants</strong>, par exemple des sacs à glaçon avec un entonnoir.</li>
<li> <strong>Congeler</strong>.</li>
<li>Introduire des <strong>acides amin&eacute;s</strong> 2 h avant le nourrissage d&rsquo;invertébrés</li>
<li><strong>Arr&ecirc;ter la pompe</strong> de circulation</li>
<li><strong>Décongeler</strong> dans un récipient </li>
<li><strong>Disperser</strong> dans l&rsquo;eau pour les poissons, ou &agrave; proximit&eacute; des invertébrés sessiles (coraux), si besoin<br />
    avec une seringue, voire sous cloche.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article peut ne rien changer au nourrissage habituel, peut-être permettra-t-il simplement de mieux le comprendre. C&rsquo;est le but.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.fao.org/3/af014f/AF014F11.htm">Alimentation des poissons marins besoins des espèces méditerranéennes</a>, J. Guillaume</li>
<li><a href="https://hal.science/hal-01607152v1/document">Bases de la nutrition et formulation en aquaculture</a>,   Christine Burel</li>
<li><a href="http://www.aquaculture-engineering.com/aquaculture-engineering/les-grands-principes-de-la-nutrition-des-poissons-a-11.html">Les grands principes de la nutrition des poissons</a>, Aqualog.</li>
<li><a href="https://revues.cirad.fr/index.php/cahiers-agricultures/article/view/30777/30537">Les sources protéiques dans les aliments pour les poissons d&rsquo;élevage</a>, Françoise Médale, Sadasivam Kaushik</li>
<li><a href="https://archimer.ifremer.fr/doc/1931/publication-5899.pdf">Valeur alimentaire du poisson de mer des crustacés et mollusques marins comestibles</a>,  Gustave Hinard</li>
<li><a href="https://ciqual.anses.fr/">Ciqual (anses.fr)</a> (composition nutritive des aliments)</li>
<li><a href="https://www.feedspectrum.com/nutriti">Facts About Fish Nutrition </a>&#8211;  New Life Spectrum </li>
<li><a href="https://www.researchgate.net/publication/281456067_Tamaru_and_Ako_109_USING_COMMERCIAL_FEEDS_FOR_THE_CULTURE_OF_FRESHWATER_ORNAMENTAL_FISHES_IN_HAWAI'I">Using commercial feeds for the culture of freshwater ornamental fishes in hawaï</a>, Clyde S. T amaru</li>
<li><a href="https://www.researchgate.net/publication/226118713_Feeding_Electivity_Indices_in_Surgeonfish_Acanthuridae_of_The_Florida_Keys">Feeding Electivity Indices in Surgeonfish (Acanthuridae) of The Florida Keys</a>, G. Christopher Tilghman &#8211; 01/2001</li>
<li><a href="https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers11-10/010018552.pdf">Régimes alimentaires et réseaux trophiques, Les poissons des eaux continentales africaines</a>,  Didier Paugy, Christian Lévêque</li>
<li><a href="https://hal.science/hal-01019139/">Des aliments à base de végétaux pour les poissons   d&rsquo;élevage</a>,  Françoise Médale, Richard Le Boucher, Mathilde Dupont-Nivet, Edwige Quillet, Joël Aubin, et al &#8211;  INRA Productions Animales, 2013, 26   (4), pp.303-316. </li>
<li><a href="https://productions-animales.org/article/view/3593/11399">Domestication et fonction nutrition chez les poissons</a>, Chantal Cahu &#8211; Ifremer, 2004</li>
<li><a href="https://archimer.ifremer.fr/doc/2006/rapport-2086.pdf">Nutrition, digestion et développement    des larves de crevettes et poissons marins</a>,  Chantal Cahu &#8211; Université de Bretagne Occidentale,- Ifremer- 06/2006</li>
<li>Nutrition et alimentation des poissons et crustacés, J. Guillaume, S. Kaushik, P. Bergot, R. Métailler &#8211; Ifremer 1999</li>
<li><a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2006sa0035Ra.pdf">Consommation des poissons, mollusques et crustacés : aspects nutritionnels et sanitaires pour l&rsquo;Homme</a>, </li>
<li><a href="https://archimer.ifremer.fr/doc/00487/59912/63093.pdf">Poissons de manche et sud mer du nord courbes de croissance en longueur totale et poids entier âge de maturité sexuelle</a> &#8211; IFREMER</li>
<li> <a href="https://www.ocl-journal.org/articles/ocl/pdf/2010/04/ocl2010174p209.pdf">Les lipides des poissons d&rsquo;aquaculture et leurs facteurs de variation</a>, Stéphanie Fontagné-Dicharry,   Françoise Médale &#8211; OCL VOL. 17 N° 4 07/2010</li>
<li> <a href="https://hal.inrae.fr/hal-02662628/document">Pratiques d&rsquo;élevage et qualité nutritionnelle des lipides des poissons</a>, Françoise Médale &#8211; INRA 09/2010</li>
<li><a href="https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_6/divers1/010025474.pdf">Couverture des besoins énergétiques    des poissons tropicaux    en aquaculture</a>, Yann MOREAU &#8211; Thèse Univesité Aix-Marseille, 02/2001</li>
<li> <a href="https://coastfish.spc.int/News/MRC/11/RMC11.pdf#page=19">Aptitude à l&rsquo;élevage des post-larves de poissons   coralliens</a>, Patrick Durville1, Pierre Bosc, René Galzin, Chantal Conand &#8211; Ressources marines et commercialisation , 09/2003</li>
<li><a href="https://archimer.ifremer.fr/doc/00712/82434/87257.pdf">L&rsquo;élevage de l&rsquo;ombrine (Sciaenops ocellata)   en Martinique :   II &#8211; Grossissement   en cages flottantes</a> J.C. Falguiere, B.Rosine, E.Goyard &#8211; Ifremer , 1992</li>
<li><a href="https://borea.mnhn.fr/sites/default/files/thèse_Marie_Robert.pdf">Développement d&rsquo;hydrolysats pour l&rsquo;alimentation des   animaux d&rsquo;aquaculture : caractérisation moléculaire et   fonctionnelle</a>, Marie Robert &#8211; Thèse, Université de Caen 11/2014
  </li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-aquarium/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-aquarium/">Alimentation des poissons marins en aquarium</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Calculateur Nourriture des poissons marins d&#8217;aquarium</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 22:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[calculateur]]></category>
		<category><![CDATA[marin]]></category>
		<category><![CDATA[nourriture]]></category>
		<category><![CDATA[nutriment]]></category>
		<category><![CDATA[poisson]]></category>
		<category><![CDATA[ration]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Calcul des composants nutritionnels d&#8217;une recette de nourriture. Mode d&#8217;emploi du calculateur Ce calculateur exploite des données issues de l&#8217;aquaculture, généralement intensive, de poissons marins carnivores d&#8217;eaux froides. Il est adapté pour un contexte d&#8217;aquariophilie marine tropicale de poissons adultes dont la croissance est stabilisée, avec l&#8217;activité permise dans un milieu captif, à une température [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Calcul des composants nutritionnels d&rsquo;une recette de nourriture.</p>
<h2>Mode d&#8217;emploi du calculateur</h2>
<p class="align-j">Ce calculateur exploite des données issues de l&rsquo;aquaculture, généralement intensive, de poissons marins carnivores d&rsquo;eaux froides. Il est adapté pour un contexte d&rsquo;aquariophilie marine tropicale de poissons adultes dont la croissance est stabilisée, avec l&rsquo;activité permise dans un milieu captif, à une température tempérée.</p>
<ol>
<li>Renseigner le <strong>régime alimentaire</strong> des poissons (omnivore, herbivore ou carnivore stricts&#8230;).</li>
<li>Renseigner  (cases jaunes) <strong>l&rsquo;aliment</strong>, ou un aliment similaire de la liste.</li>
<li>Renseigner le <strong>poids</strong> de l&rsquo;aliment. </li>
<li>S&rsquo;affichent le pourcentage de macronutriments (protéines, lipides, glucides et le taux de fibres ainsi que le taux de vitamines et minéraux de la recette.</li>
<li>Ajuster si besoin la recette pour répondre aux valeurs recommandées.<br />
    Nota : un taux de protéines important ne peut être obtenu qu&rsquo;avec des ingrédients hautement protéinés (farines de poissons).<br />
  Un taux plus faible sera compensé par une ration plus importante répartie au cours de la journée.</li>
<li>Renseigner le <strong>poids des poissons</strong> vifs (biomasse) au moyen du calculateur <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/">Poids des poissons  marins d&rsquo;aquarium</a>.</li>
<li>Renseigner le <strong>taux de protéines</strong> quotidien souhaité selon le cas. <br />
  La recommandation concerne le régime alimentaire sélectionné, dans les conditions énumérées ci-dessus. </li>
<li>S&rsquo;affiche le poids, humidité incluse, de la <strong>ration quotidienne</strong> correspondant à la recette.</li>
<li>Pour info, le taux d&rsquo;alimentation correspond au poids quotidien d&rsquo;aliments par rapport au poids vif.<br />
    Cet indicateur d&rsquo;aquaculture  perd son intérêt  en aquariophilie, compte tenu du taux d&rsquo;humidité très variable des  recettes.
  </li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour de plus amples renseignements consulter l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-aquarium/">Alimentation des poissons marins en aquarium</a>.</p>
<h2>Calculateur</h2>
<p>Conçu pour écran PC. Contactez moi pour inclure un ingrédient de composition définie.</p>
<div style="text-align:center">
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<p>  </iframe>
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		<title>Alimentation des poissons marins en milieu naturel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 22:43:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[lipide]]></category>
		<category><![CDATA[marin]]></category>
		<category><![CDATA[nutriment]]></category>
		<category><![CDATA[poisson]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme tout animal, les organismes marins font de la quête de nourriture l&#8217;une de leurs activités essentielles. En effet, leurs besoins nutritionnels conditionnent leur croissance, leur reproduction et leur survie. Chaque espèce, du plus petit planctonophage au plus grand prédateur, a développé des exigences en nutriments. Des protéines de qualité aux acides gras essentiels, ces [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Comme tout animal, les organismes marins font de la quête de nourriture l&rsquo;une de leurs activités essentielles.  En effet, leurs besoins nutritionnels conditionnent  leur croissance, leur reproduction et leur survie. Chaque espèce, du plus petit planctonophage au plus grand prédateur, a développé des exigences  en nutriments. Des  protéines de qualité aux acides gras essentiels, ces créatures marines dépendent d&rsquo;une alimentation spécifique pour soutenir leurs processus biologiques complexes et maintenir leur équilibre. Cet article évoquera les besoins nutritionnels des poissons marins tropicaux,  comment ils façonnent leur comportement, leur santé. Cet autre article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-aquarium/">Alimentation des poissons marins en aquarium</a> expose plus spécifiquement les conditions liées au milieu captif.</p>
<h2>1. La chaîne alimentaire marine</h2>
<p> En milieu marin, les poissons dépendent  des ressources alimentaires naturelles présentes dans leur environnement&nbsp;: plancton,  invertébrés marins, poissons plus petits&#8230; La disponibilité de ces ressources  influence directement leur nutrition. Tantôt consommateurs et tantôt consommés, ils sont des maillons de la chaîne alimentaire. Cette dernière définit les relations de nutrition entre les espèces   et illustre la manière dont l&rsquo;énergie et les nutriments se déplacent à travers les différents niveaux trophiques.  Les interactions  dynamiques entre les trois niveaux trophiques&nbsp;: producteurs, consommateurs et  décomposeurs (figure 1) sont complexes. Leur hiérarchie peut être simplifiée ainsi &nbsp;:</p>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/plancton.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Dentition du requin Mako"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/plancton.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Zooplancton, constitué d&rsquo;une variété d&rsquo;animaux, un consommateur primaire, base de la nutrition des poissons consommateurs secondaires.</figcaption><div class="copyright">NOAA Fisheries.</div>
</figure>
<ol>
<li> <strong>Producteurs primaires</strong> :  c&rsquo;est la base de la chaîne alimentaire marine,&nbsp; constituée&nbsp; des organismes autotrophes en mesure de produire leurs propres nutriments par photosynthèse. Il s&rsquo;agit essentiellement du <strong>phytoplancton</strong> constitué des micro-organismes   en suspension  dans l&rsquo;eau tels que diatomées,  dinoflagellés,  cyanobactéries, d&rsquo;<strong>algues</strong> et plus localement de quelques <strong>plantes</strong> (posidonies, zostères). </li>
<li> <strong>Consommateurs</strong> : organismes  se nourrissant d&rsquo;autres organismes. Ils occupent différents niveaux trophiques dans la  hiérarchie de la chaîne alimentaire  :
<ol>
<li> <strong>Consommateurs primaires </strong>: ils se nourrissent  directement de la production primaire dont les algues ne constituent qu&rsquo;une partie. Il s&rsquo;agit essentiellement du <strong>zooplancton</strong> (copépodes, méduses, larves de crustacés et poissons, krill), des <strong>échinodermes</strong> (oursins), des <strong>mollusques</strong> (gastéropodes, moules, huitres), de <strong>petits poissons</strong> partiellement alguivores (siganidés, chirurgiens, nasons, poissons-perroquets).</li>
<li> <strong>Consommateurs secondaires (carnivores, zoophages) :</strong> Ces <strong>petits prédateurs</strong> se nourrissent de zooplancton, de petits poissons et autres organismes herbivores. Il s&rsquo;agit de  <strong>petits poissons</strong> (anchois, sardines, harengs), échinodermes  (étoiles de mer), <strong>crustacés</strong> (crevettes). </li>
<li><strong>Consommateurs tertiaires</strong> : ces <strong>prédateurs intermédiaires</strong>&nbsp; consomment  petits poissons, crustacés et  d&rsquo;autres prédateurs intermédiaires. On y trouve les <strong>poissons benthiques</strong> (poissons-scorpion, congre, murène), inféodés au récif (mérous, poisons perroquet, balistes) ou <strong>pélagiques</strong> (maquereaux, barracudas, caranges, thons) ainsi que  les céphalopodes (calmars, pieuvres).<br />
      On peut inclure les oiseaux marins, prédateurs de  poissons. Leurs déjections   produites par de fortes colonies côtières  enrichissent l&rsquo;environnement en nutriments, participant à la croissance locale d&rsquo;algues  et de phytoplancton. </li>
<li><strong>Grands prédateurs :</strong> ils occupent le niveau trophique supérieur, se nourrissant de prédateurs intermédiaires ou petits. Il s&rsquo;agit des  <strong>mammifères marins</strong> (orques,  cachalots), de <strong>grands poissons</strong> (requins, thons, espadons), d&rsquo;invertébrés (calamar géant).
      </li>
</ol>
</li>
<li><strong>Décomposeurs :</strong> ils incluent ceux qui mangent (invertébrés détritivores) et qui décomposent (bactéries aérobies,  champignons) les matières organiques  mortes, les sécrétions d&rsquo;autres organismes, et  les minéralisent sous forme de nutriments azotés, phosphorés et minéraux. Ces éléments retournent dans l&rsquo;écosystème marin, de nouveau  disponibles pour les producteurs primaires.</li>
</ol>
<p>Dans cette chaîne alimentaire naturelle  l&rsquo;impact de l&rsquo;Homme n&rsquo;est plus négligeable. Sa surpêche  épuise des stocks de poissons, mettant en péril les espèces dépendantes. Ses activités polluantes, contribuent aux perturbations climatiques, amplifiant encore les déséquilibres qu&rsquo;il a initiés, sans aucun profit pour le monde animal.</p>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><figcaption class="grille-titre">Figure 1 : Réseaux trophiques en milieu marin</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/chaine-alimentaire.jpg" data-ipsLightbox><img alt="chaine alimentaire marine"  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/chaine-alimentaire.jpg"></a> </figure>
<h2>2. Régimes alimentaires  des poissons marins en milieu naturel</h2>
<p class="align-j">Equilibre des écosystèmes marins et nutrition des poissons  sont étroitement liés&nbsp;: Les poissons  contribuent au contrôle des populations d&rsquo;autres espèces, et la disponibilité en nourriture leur permet de maintenir leur position dans la chaîne alimentaire.</p>
<h3>2.1. Différents régimes alimentaires</h3>
<p class="align-j"> Les régimes alimentaires des poissons sont variés selon l&rsquo;espèce, leur habitat et  leur stade de vie. On distingue principalement&nbsp;les régimes suivants :</p>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/maquereau.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Dentition du requin Mako"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/maquereau.jpg"></a><figcaption class="figlegende">En banc serré, ces maquereaux des Indes <em>Rastrelliger kanagurta</em> avancent gueules grandes ouvertes en quête du zooplancton de Mer Rouge.</figcaption></figure>
<ul>
<li><strong>Planctonivores</strong>
<ul>
<li><strong>Alimentation</strong> : Leur alimentation consiste  en phytoplancton, zooplancton et des matières organiques inertes en suspension.</li>
<li><strong>Habitat</strong> :  variable,  dans les zones pélagiques, les remontées de courants de fond,  les zones côtières où le plancton se concentre.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Détritivores</strong>
<ul>
<li><strong>Alimentation</strong> :  organismes en décomposition déposés dans les anfractuosités des substrats rocheux. En milieu marin ils exploitent plutôt les déchets inclus entre et sur les grains de sable (limivores) comme le font certains gobies, les raies, parfois les mulets.</li>
<li><strong>Habitat</strong> :   souvent associés aux fonds marins, les zones de sédimentations et les récifs coralliens rocheux chargés de débris organiques et de particules alimentaires.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Herbivores, alguivores</strong>
<ul>
<li><strong>Alimentation</strong> : principalement à base de végétaux, d&rsquo;algues et d&rsquo;animalcules. Le broutage des algues   (ex. labres,  poissons-lapin) permet de capturer également  des nourritures carnées constituées de petits invertébrés, et  des matières organiques particulaires, ce qui impose de relativiser la notion d&rsquo;alguivore : les alguivores sont bien souvent des omnivores.</li>
<li><strong>Habitat</strong> :  associés aux zones riches en végétation marine, les substrats rocheux des zones  côtières, les récifs,  les herbiers.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Omnivores</strong>
<ul>
<li><strong>Alimentation</strong> : opportunistes,  leur alimentation est mixte, végétale et animale. Leur préférence peut être indifférente ou avec une certaine préférence (mulet…). Ils représentent l&rsquo;essentiel des poissons, même ceux qui pourraient donner l&rsquo;impression d&rsquo;être spécialisés. O<span class="align-j">n évoque plutôt la tendance à appartenir à une   catégories, par exemple &quot;omnivore à tendance alguivore&quot;.</span> Par exemple les Balistes ingèrent algues,  crustacés et  petits poissons, les poissons-chirurgiens se nourrissent d&rsquo;algues, de débris organiques et parfois d&rsquo;invertébrés, certains poissons-anges s&rsquo;alimentent d&rsquo;éponges, d&rsquo;algues, de polypes de coraux et de petits invertébrés. </li>
<li><strong>Habitat</strong> :  ils occupent une variété d&rsquo;habitats :  récifs coralliens, zones rocheuses,  herbiers marins et zones intertidales. </li>
</ul>
</li>
<li><strong>Carnivores</strong>
<ul>
<li><strong>Alimentation</strong> : ils s&rsquo;alimentent  d&rsquo;autres poissons (piscivores) et d&rsquo;invertébrés (crustacés, mollusques). Par exemple véritables prédateurs, les bars, barracudas, scorpénidés, chassent principalement d&rsquo;autres poissons. Les saumons, les thons  se nourrissent de petits poissons, calamars et  crevettes. Les requins chassent poissons,  phoques,  calamars et d&rsquo;autres animaux marins, les daurades apprécient les mollusques, <br />
        Au sommet de la pyramide alimentaire, ils ont besoin d&rsquo;une grande quantité de proies issues des niveaux trophiques inférieurs. Leur présence est donc le signe d&rsquo;une forte biodiversité.<br />
        Bien que se nourrissant essentiellement de chair animale, les carnivores  obtiennent des nutriments d&rsquo;origine végétale à partir du contenu du tube digestif de leurs proies parfois chargées d&rsquo;éléments organiques issus du phytoplancton et du zooplancton.</li>
<li><strong>Habitat</strong> : ils occupent des espèces où la proie est abondante : récifs coralliens,  zones rocheuses,  estuaires,  mangroves ainsi que les zones pélagiques où ils peuvent chasser  poissons plus petits, crustacés et céphalopodes. </li>
</ul>
</li>
</ul>
<h3>2.2. Le régime alimentaire d&rsquo;une espèce peut	évoluer </h3>
<p class="align-j">En effet, on  peut constater une certaine variabilité dans le régime alimentaire au sein d&rsquo;une même espèce, en fonction de plusieurs facteurs  essentiellement liés à la disponibilité des proies, par exemple&nbsp;:</p>
<ol>
<li><strong>Stade de développement :</strong> Le poisson a  des besoins nutritionnels différents à ses différents stades  vie, juvénile ou adulte. La larve d&rsquo;un poisson herbivore pouvant s&rsquo;alimenter en zooplancton. Proportionnellement à sa biomasse, en période de croissance le  besoin est très supérieur en quantité et qualité énergétique. </li>
<li> <strong>Migration :</strong> <span class="align-j">selon les saisons, certaines espèces migrent   en suivant les courants océaniques, entre  différents écosystèmes, pour trouver des zones de reproduction, de nourrissage riches en proies, ou de repos.  A</span>u long de leur parcours et sur place, ils doivent  ajuster temporairement leurs besoins nutritionnels selon la disponibilité des proies.
  </li>
<li> <strong>Concurrence alimentaire :</strong> la concurrence alimentaire peut conduire à des ajustements dans le régime alimentaire pour éviter la compétition directe. </li>
<li><strong>Facteurs environnementaux :</strong> Des changements dans les conditions environnementales telles que la température de l&rsquo;eau, la salinité, et la qualité de l&rsquo;eau influencent la distribution des proies et, par conséquent, le régime alimentaire des poissons.
<ul>
<li><strong>Les courants océaniques</strong> déplacent les masses d&rsquo;eau, redistribuant ainsi les larves, le plancton et d&rsquo;autres proies. Les <strong>courants issus des eaux profondes</strong> riches en nutriments  (upwelling)  sont propices à la croissance du phytoplancton. Les  herbivores ou  planctonivores peuvent ainsi ajuster leur régime alimentaire pour tirer parti de l&rsquo;abondance  de ces proies. </li>
<li><strong>La saison</strong> : En hiver certaines espèces réduisent leur activité alimentaire. Les poissons  se déplacent vers des zones plus profondes dont la température est plus stable et  la disponibilité des proies,  différente de la surface. Au printemps les poissons   profitent de  la disponibilité des larves, des petits crustacés et  zooplanctons.</li>
<li><strong>Les conditions météorologiques</strong> :  les tempêtes, les précipitations entraînent le ruissellement des nutriments vers les écosystèmes marins, stimulant la croissance de phytoplanctons.  </li>
</ul>
</li>
</ol>
<h2>3. Morphologies liées aux régimes alimentaires</h2>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/12-requin-mako.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Dentition du requin Mako"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/12-requin-mako.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Requin mako, une dentition de carnivore.</figcaption><div class="copyright"><a href="https://animauxmarins.fr/requins/gros-plan-dent-de-requin/">Animaux marins</a></div>
</figure>
<p class="align-j">Les poissons marins ont développé des adaptations physiologiques de capture, d&rsquo;ingestion, de digestion et d&rsquo;assimilation des proies, pour répondre aux variations nutritionnelles dans leur environnement. Certains peuvent migrer sur de longues distances à la recherche de zones riches en nutriments, tandis que d&rsquo;autres ont des régimes alimentaires spécifiques selon les saisons ou les conditions environnementales.</p>
<ul>
<li>Un estomac<br />
    puissant permet de traiter des viandes,  un petit estomac suffit à traiter de petites quantités plus fréquentes.</li>
<li> L&rsquo;intestin peut être court compte tenu de la bonne digestibilité des viandes permettant de consommer des quantités substantielles  de nourriture à de fréquences espacées. Un intestin  long s&rsquo;impose pour la digestion plus lente des aliments fibreux. Ces fibres  jouent plusieurs rôles dans la nutrition. Elles stimulent l&rsquo;activité intestinale,  favorisent la croissance de bactéries bénéfiques à la digestion, préviennent la constipation en améliorant le transit intestinal. Certaines fibres sont également fermentées dans le côlon, produisant des acides gras à chaîne courte, source d&rsquo;énergie.</li>
</ul>
<p class="align-j">Cet éventail de situations se résume  en général à cinq catégories (tableau 2).</p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:95%;">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 1 : Morphologie adaptée aux régimes alimentaires<br />
  </caption>
<tr>
<th width="10%">Régime</th>
<th width="40%" align="center"><strong>Bouche</strong></th>
<th align="center"><strong>Dentition</strong></th>
<th width="12%" align="center"><strong>Estomac-<br />
      Intestin</strong></th>
</tr>
<tr>
<td><strong>Carnivore</strong></td>
<td align="left">Très variable selon les proies</p>
<ul>
<li> Terminale ou inférieure&nbsp;:    proies en pleine haut ou proches de la surface. </li>
<li> Large et extensible : proies de grande taille.</li>
<li>Supérieure  : poissons statiques à l&rsquo;affut.</li>
<li>Protactile : surprendre les proies</li>
<li>Etroite et allongée :    capture dans des fissures.</li>
</ul>
</td>
<td align="left">
<ul>
<li>Pointue pour perforer, saisir et retenir leurs  proies,</li>
<li>Acérée pour déchirer la chair.</li>
<li>Plate : quand il s&rsquo;agit de broyer des mollusques (moules, escargots&#8230;).</li>
</ul>
</td>
<td align="center">Gros-Court</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Herbivore</strong></td>
<td align="left">
<ul>
<li>Bec ou lèvres larges pour brouter, arracher ou couper les végétaux.</li>
<li>Orientée vers le bas pour un meilleur accès aux algues.</li>
</ul>
</td>
<td align="left">Plate ou en  peigne : râcler les surfaces dures et extraire les algues.</td>
<td align="center">Petit-Long</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Détritivore</strong></td>
<td align="left">
<ul>
<li> Inférieure : capture de proies de fond, parfois pourvue de barbillons sensoriels de détection des particules.</li>
<li>Rostre : capturer dans les anfractuosités</li>
</ul>
</td>
<td align="left">
<p><strong> </strong> Plate ou en  brosse : rassembler et consommer débris organiques,  particules et algues  sur les surfaces.</p>
</td>
<td align="center">Petit-Long</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Omnivore</strong></td>
<td align="left"> En général terminale,  capable de gérer une gamme de proies et de matières végétales.</td>
<td align="left"> Polyvalente : combinaison de dents pointues (capture) et   plates (broyage)</td>
<td align="center">Moyens</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Planctonivore</strong></td>
<td align="left"> Large pour filtrer le plancton, parfois  dotée de structures de filtration (fanons branchiaux).</td>
<td align="left"> Peu développée</td>
<td align="center">Moyen-Long</td>
</tr>
</table>
<h2>4. Macronutriments : rôles et sources alimentaires</h2>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/11-parupenus.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Poisson rouget"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/11-parupenus.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Les rougets limivores du genre <em>Parupenus </em> fouinent la surface du sable avec leurs barbiches et s&rsquo;enfoncent profondément pour en extraire les particules nutritives.</figcaption></figure>
<h3> 4.1. Dépenses d&rsquo;énergie chez les poissons</h3>
<p> Le monde vivant dépense au quotidien de l&rsquo;énergie pour le fonctionnement de ses processus biologiques. Les dépenses énergétiques du poisson  sont nettement inférieures à celle des vertébrés supérieurs terrestres. Ceci est dû à leur flottabilité qui limite le travail musculaire quasi nul à l&rsquo;état de repos, et au fait qu&rsquo;ectothermes, ils ne produisent pas ou peu de chaleur. Il en est autrement en période de croissance durant laquelle les dépenses énergétiques sont beaucoup plus importantes, similaires aux vertébrés terrestres.</p>
<h3>4.2. Sources d&rsquo;énergie : les macronutriments PLG</h3>
<p class="align-j">Comme tous les animaux, les poissons tirent leur énergie de trois types de molécules, formant l&rsquo;organisme, les macronutriments&nbsp;: <strong>protéines</strong>, <strong>lipides</strong> et <strong>glucides</strong>. Leur digestion  assurée par des   enzymes similaires à ceux des mammifères,    conduit aux mêmes molécules, respectivement&nbsp;: les acides aminés, les acides gras et les sucres simples. Les principales sources d&rsquo;énergie des poissons sont les protéines et lipides et dans une moindre mesure les glucides. </p>
<p class="align-j">L&rsquo;humain, qui consomme essentiellement le filet du poisson,  a l&rsquo;habitude d&rsquo;évoquer les pourcentages des macronutriments dans les poissons selon le contenu de leurs muscles (tableau 2).	 C&rsquo;est une vision de consommateur, elle ne reflète pas toujours la répartition et la quantité des sources d&rsquo;énergie  dans le poisson. </p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:80%; max-width: 600px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 2 : Macronutriments dans les muscles (filets) des poissons<br />
  </caption>
<tr>
<th width="10%">Molécules</th>
<th width="45%">Constituants</th>
<th>Concentration</th>
</tr>
<tr>
<th>Protéines</th>
<td align="center">Matières azotées (acides aminés)</td>
<td align="center">16 à 22&nbsp;%<br />
      moyenne 18,5&nbsp;% <br />
      extrêmes  6 à 28&nbsp;%</td>
</tr>
<tr>
<th>Lipides</th>
<td align="center">Matières grasses (acides gras)</td>
<td align="center">0,2 à 25&nbsp;%<br />
      extrêmes 0,1 à 67 %</td>
</tr>
<tr>
<th>Glucides</th>
<td align="center">Matières hydrocarbonées (sucres)</td>
<td align="center">&lt;&nbsp;0,5&nbsp;%</td>
</tr>
</table>
<p>Les processus d&rsquo;assimilation des invertébrés terrestres sont en grande partie extrapolables aux poissons. La protéine du poisson a sensiblement   la même composition élémentaire que celle des animaux à sang chaud (16&nbsp;% d&rsquo;azote) avec un pouvoir calorifique  à peine plus élevé. Toutefois leur aptitude  à digérer les macronutriments,  variable   selon l&rsquo;espèce, n&rsquo;est pas la même : les   poissons digèrent très bien les protéines alimentaires, de façon plus variable les   lipides (les lipides saturés, solides à basse température étant mal digérés) et de   façon médiocre, quoique très variable selon les espèces, certains glucides complexes issus des algues.</p>
<p>Les poissons sont constitués essentiellement d&rsquo;eau (70 à 80&nbsp;%). Elle n&rsquo;est pas source d&rsquo;énergie mais, bien plus qu&rsquo;un simple milieu dans lequel évoluent les poissons. Elle joue des rôles fondamentaux dans les processus biologiques et physiologiques. Parmi lesquels le transport des nutriments et l&rsquo;élimination des déchets  sous forme d&rsquo;ammoniac par leurs branchies. Sa qualité  est  cruciale pour assurer la santé et la prospérité des populations de poissons.</p>
<h4>4.2.1. Protéines</h4>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/11-requin-baleine.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Dentition du requin Mako"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/11-requin-baleine.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Le requin baleine, zoo planctonivore, doté de dents minuscules, ne peut que filtrer le plancton (1&nbsp;t/j) dont des microcrustacés  (krill).</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les protéines sont des macromolécules biologiques dont la structure tridimensionnelle complexe est constituée par l&rsquo;agencement de séquences d&rsquo;une ou plusieurs chaînes (briques élémentaires) <strong>d&rsquo;acides aminés</strong>.  Les protéines étant le macronutriment le plus facilement digéré, les acides aminés (azotés) qui les constituent majoritairement, sont  des nutriments essentiels  pour  la production d’énergie.  Cependant, une partie de l&rsquo;énergie peut également être puisée dans les lipides si les protéines devaient diminuer.<br />
La chair des animaux marins est donc avant tout une source d&rsquo;azote, élément essentiel de la structure des protéines. Celle de   nombreux  poissons est presque uniquement constituée de matières protéiques (protides)  sous la forme d&rsquo;un gel colloïdal gorgé d&rsquo;eau. </p>
<h5>Rôle des  acides aminés</h5>
<p> Les protéines interfèrent dans de nombreux processus biologiques étant étroitement liés à la structure tridimensionnelle formée par les acides aminés. Parmi les fonctions impliquées &nbsp;:</p>
<ul>
<li> <strong>Synthèse des protéines</strong>&nbsp;: les AA  contribuent à la formation des cellules (tissus,  synthèse des organes) à leur croissance, au développement durant la vie et plus particulièrement  au satde larvaire, et au maintien des tissus. Ils sont nécessaires à la synthèse des protéines musculaires, des enzymes, des hormones et d&rsquo;autres protéines fonctionnelles.</li>
<li><strong>Production d&rsquo;énergie</strong>&nbsp;: décomposés pour produire de l&rsquo;énergie. Cela est particulièrement important dans des situations de stress, comme lors de changements de température, de salinité ou d&rsquo;autres conditions environnementales.</li>
<li><strong>Fonction musculaire</strong>&nbsp;: contraction et  mouvement des muscles. </li>
<li><strong>Système immunitaire</strong>&nbsp;: certains AA jouent un rôle important dans le soutien du système immunitaire contre les infections et les maladies (agents pathogènes,  cicatrisation des plaies&#8230;).</li>
<li> <strong>Transport des nutriments</strong>&nbsp;: intracellulaires,  oxygène dans le sang, dans les intestins.</li>
<li> <strong>Réactions chimiques métaboliques</strong> : digestion des aliments, production d&rsquo;énergie.</li>
<li><strong>Osmorégulation</strong>&nbsp;: participent à la régulation osmotique, aidant les poissons à maintenir l&rsquo;équilibre hydrique dans leur corps.</li>
<li><strong>Adaptation  à l&rsquo;environnement</strong>&nbsp;: salinité,  eaux froides. </li>
<li> <strong>Pigmentation</strong>&nbsp;: formation de pigments, qui peuvent influencer la couleur et la pigmentation des poissons marins. </li>
</ul>
<h5>Sources des acides aminés</h5>
<p class="align-j">L&rsquo;énumération qui précède suffit à prendre conscience de l&rsquo;importance des apports protéiniques. Les acides aminés sont tous indispensables à des degrés divers selon les fonctions : synthèse des protéines, croissance,  reproduction,  développement, réparation tissulaire, immunité&#8230; Cependant, les poissons marins ne peuvent pas produire tous les acides aminés nécessaires. Les acides aminés dits essentiels, ne sont pas synthétisés par le poisson et doivent être impérativement fournis par l&rsquo;alimentation.</p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:80%; max-width: 600px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 3 : Acides aminés<br />
  </caption>
<tr>
<th width="12%" height="15%">AA</th>
<th width="40%">Rôle</th>
<th>Sources</th>
</tr>
<tr>
<th align="center">10 AA<br />
      Essentiels</th>
<td>Arginine, Histidine, Isoleucine, Leucine, Lysine, Méthionine, Phénylalanine, Thréonine, Tryptophane, Valine. </td>
<td>Toutes formes d&rsquo;alimentation  naturelle&nbsp;: essentiellement algues, puis  poissons,  gastéropodes (escargots), bivalves (moules, huîtres, coquilles Saint-Jacques), céphalopodes (calmars,  seiches), crustacés (crevettes, crabes&#8230;), plancton (krill), faune benthique (vers)&#8230;</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">AA<br />
      Non essentiels</th>
<td>Alanine, Asparagine, Aspartate (acide aspartique),      Cystéine, Glutamate (acide glutamique), Glutamine, Glycine, Proline, Serine, Tyrosine</td>
<td> Synthétisés par le poisson à partir des autres AA essentiels</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">Les poissons carnivores en milieu naturel répondent à des besoins nutritionnels élevés en protéines. La manière dont ils subviennent à leurs besoins est   complexe et non entièrement comprise. Les  carnivores  compenseraient leurs besoins nutritionnels en ajustant la quantité de nourriture consommée. Cela signifie qu&rsquo;ils peuvent avoir besoin de manger plus fréquemment ou en plus grande quantité pour obtenir les nutriments nécessaires, y compris les protéines,  si la proie individuelle ne répond pas aux exigences.</p>
<h4>4.2.2. Lipides</h4>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/11-labre.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Dentition du requin Mako"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/11-labre.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Les dents pointues en peigne de nombreux labres omnivores oportunistes leur permet de racler les algues rases ainsi que les animalcules et détritus qui s&rsquo;y trouvent.</figcaption><div class="copyright"><a href="https://www.tetiaroasociety.org/fr/nature-notes/les-poissons-herbivores-et-le-recif-corallien">Tetiaroa Society</a></div>
</figure>
<h5>Rôle des lipides</h5>
<p class="align-j">La chair des   poissons  contient une proportion plus ou moins abondante de matières grasses, celle   des crustacés et des mollusques étant généralement très pauvre. Les lipides sont également<strong> source d&rsquo;énergie</strong>. Il s&rsquo;agit des graisses parmi lesquelles les acides gras essentiels oméga-3 et potentiellement oméga-6 que le poisson ne sait pas fabriquer, indispensables pour <strong>synthétiser les autres AG</strong> et essentiels à la synthèse d&rsquo;hormones et à la structure des membranes cellulaires.  Les phospholipides interviennent dans les transports intracellulaires, sur la structure et  la flexibilité des membranes en fonction de la température et de la pression hydraulique.</p>
<p class="align-j">La teneur en lipides varie de manière importante dans les tissus, essentiellement liée à l&rsquo;alimentation du poisson, selon les espèces : dans le foie (morue, bar), le muscle  (anguille, maquereau, salmonidés), les tissus adipeux sous-cutané (turbot). Les poissons  de consommation humaine sont d&rsquo;ailleurs classés de maigres à gras selon le taux lipidique de leurs muscles (les filets). Cette classification utile pour le consommateur, ne représente en rien les besoins des poissons. Néanmoins, elle  sera  exploitée lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agira de réaliser des nourritures pour poissons.</p>
<ul>
<li><strong>Poissons maigres</strong> ou blanc&nbsp;(0,2 à 2&nbsp;% de lipides dans le muscle) : morue, merlu,   merlan, raie, sole, limande, églefin, colin, cabillaud, julienne etc. Ils déposent massivement les lipides dans le tissu hépatique (jusqu&rsquo;à 75% du poids du foie). C&rsquo;est ainsi que les lipides  concentrés dans le foie de la morue représentent 60&nbsp;% d&rsquo;huile,  soit 30&nbsp;% du poids de son corps. C&rsquo;est un poisson maigre, mais globalement très gras.</li>
<li><strong>Poissons intermédiaires</strong> ou mi-gras (2 % à 8 % de lipides) :  rouget, bar, truite, daurade, turbot etc.   Ils déposent les lipides dans le muscle mais aussi dans d&rsquo;autres sites tels que le tissu adipeux péri viscéral, c&rsquo;est le cas des salmonidés</li>
<li> <strong>Poissons gras</strong> (lipides &gt;&nbsp;8&nbsp;% de lipides) : saumon, hareng, sardine, maquereau, anguille etc. Le taux de lipides varie selon  l&rsquo;espèce, la période de frai,&nbsp; &nbsp;l&rsquo;âge. Ainsi la sardine est constituée de 3 % de lipides au stade alevin et 5 à 15&nbsp;% adulte. Les poissons gras sont particulièrement riches en&nbsp; AG&nbsp; oméga 3.</li>
</ul>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/11-baliste.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Dentition du requin Mako"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/11-baliste.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><em>Balistoides viridescens</em> ou baliste titan, carnassier, se nourrit de petits poissons et d&rsquo;invertébrés benthiques. Ses puissantes mâchoires brisent les coquilles des mollusques, crustacés, oursins, étoiles de mer et les coraux.</figcaption></figure>
<p class="align-j">
Chez toutes les espèces, la teneur en lipides du muscle augmente avec l&rsquo;âge et la taille des individus alors que la teneur en eau diminue. Les réserves lipidiques musculaires varient également au cours du cycle sexuel, diminuée de 50&nbsp;% chez les saumons avant la ponte.</p>
<h5>Lipides chez les poissons tropicaux </h5>
<p class="align-j">Les espèces des eaux  tempérées exigent moins de graisses. Le besoin des espèces pélagiques ou les plus actives constamment en mouvement (Acanthurus&#8230;) étant plus important  que celles inféodées à un lieu (poissons-clowns, blennies). Une surcharge entraînerait des complications : la mort  à la suite d&rsquo;une dégénérescence graisseuse du foie.</p>
<p class="align-j"> Les poissons sont les principales sources d&rsquo;<strong>acides gras longs polyinsaturés</strong> (AGP) <strong>oméga 3</strong> dans l&rsquo;alimentation humaine. La concentration des AG augmente avec la teneur en lipides de la chair. </p>
<h5>Sources des lipides</h5>
<p class="align-j">Poissons, invertébrés, microalgues   planctoniques fixent les lipides et les  poissons gras, le krill, les bivalves, tout comme les algues : des  acides gras polyinsaturés omega-3.
</p>
<h4>4.2.3. Glucides</h4>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/11-poisson-perroquet.jpg" data-ipsLightbox><img alt="Poisson perroquet"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourriture-mer/11-poisson-perroquet.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Scarus ferrugineus, un poisson-perroquet herbivore dont la forte dentition permet de racler le substrat et les algues qui le colonisent, et accessoirement de grignoter du corail.</figcaption><div class="copyright"><a href="https://www.goodplanet.info/2016/04/07/diminuer-peche-poisson-perroquet-sauver-recifs-coralliens/">Tarik TINAZAY</a></div>
</figure>
<p class="align-j">Peu présents chez les poissons, un excès de sucres lents  et rapides   entraine la dérégulation de la glycémie, une hypertrophie du foie, un ralentissement de la croissance etc. Les glucides constituent peu d&rsquo;intérêt, leur taux doit rester faible.</p>
<p class="align-j">En tant qu&rsquo;aliments des poissons, chez les mollusques l&rsquo;aliment de réserve n&rsquo;est plus l&rsquo;huile mais le glycogène accumulé dans le foie et variable (8 à 2&nbsp;% chez les huitres en fin de frai).  La chair des   crustacés en contient une petite quantité. Ainsi, avec quelques poissons  herbivores qui tirent une partie de leur énergie des algues, le taux de glucides est plus élevé chez  les espèces consommatrices de mollusques riches en glycogène (daurade, baliste&#8230;). </p>
<h5>Sources de glucides</h5>
<p class="align-j">Végétaux, algues, mollusques, carapace chitineuse des crustacés</p>
<h2>5. Micronutriments essentiels : minéraux, vitamines</h2>
<h3>5.1. Minéraux</h3>
<p class="align-j">Les poissons assimilent les macro-minéraux (Ca, Na, K, Cl) et les oligoéléments (Mg, I,  Fe, Zn,  Cu, Mn, Se), essentiels pour leurs fonctions physiologiques. Les minéraux dissous dans l&rsquo;eau, absorbés par les branchies, sont  la source principale.  La  nourriture pouvant compléter, notamment en cas de variation des paramètres environnementaux. Le poisson assure une certaine régulation même en cas de dérive supérieure, mais ceci dans une certaine limite.</p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:95%; ">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 4 : Rôles et sources des minéraux chez les poissons marins<br />
  </caption>
<tbody>
<tr>
<th width="15%" scope="col">Minéraux</th>
<th scope="col">Rôle</th>
<th scope="col">Sources</th>
</tr>
<tr>
<th>Calcium</th>
<td>Formation des os et  écailles, fonctionnement des muscles,  transmission nerveuse et  coagulation sanguine. </td>
<td>Sardines (arêtes), saumon, crevettes, krill, huîtres, algues.</td>
</tr>
<tr>
<th>Phosphore</th>
<td>C&rsquo;est l&rsquo;élément le plus important pour de nombreux processus métaboliques du poisson&nbsp;: formation de l&rsquo;ADN, de l&rsquo;ARN, des os, production d&rsquo;énergie&#8230;</td>
<td>Poissons gras (saumon, thon, morue), moules, crevettes, krill, algues. </td>
</tr>
<tr>
<th>Sodium</th>
<td>Equilibre osmotique et  régulation de l&rsquo;eau, essentiellement assimilé   à partir de l&rsquo;eau de mer.</td>
<td>Composant de tous les organismes marins.</td>
</tr>
<tr>
<th>Potassium</th>
<td>Equilibre osmotique et ionique des cellules, régulation du pH, fonctionnement des cellules musculaires et nerveuses.</td>
<td>Poissons gras (morue, saumon, thon), huîtres, moules, crevettes, krill.</td>
</tr>
<tr>
<th>Chlore</th>
<td>Les chlorures sont essentiellement absorbé par les branchies, pour l&rsquo;équilibre hydrique et la régulation osmotique.</td>
<td>Chlorures  issus de l&rsquo;eau de mer. Nourriture d&rsquo;algues, saumon, mollusques (moules, huîtres), crustacés (crevettes, krill).</td>
</tr>
<tr>
<th>Magnésium</th>
<td>Formation des os et  dents, et métabolisme cellulaire.</td>
<td>
<p>Crustacés (crevettes,  crabes), mollusques (moules, huîtres, petits poissons, algues, phytoplancton et zooplancton.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<th>Iode</th>
<td>L&rsquo;iodure agit dans la production d&rsquo;hormones thyroïdiennes qui régulent des processus métaboliques. </td>
<td>Très forte concentration dans les algues (varech, wakamé, nori), poissons gras (morue, saumon), crevettes.</td>
</tr>
<tr>
<th>Fer</th>
<td>Besoin faible mais indispensable   pour la formation de l&rsquo;hémoglobine  (transport d&rsquo;oxygène  sanguin), et autres processus biologiques.</td>
<td>Moules, palourdes, crevettes, sardines, thon.</td>
</tr>
<tr>
<th>Cuivre</th>
<td>Composant des enzymes impliqués dans des processus métaboliques vitaux.</td>
<td>Huîtres, moules, crustacés (crabes&#8230;).</td>
</tr>
<tr>
<th>Zinc</th>
<td>Oligoélément utilisé dans  diverses fonctions métaboliques.</td>
<td>Huîtres, crevettes, crabes, thon, sardines.</td>
</tr>
<tr>
<th>Manganèse</th>
<td>Oligoélément utilisé dans  diverses fonctions métaboliques.</td>
<td>Algues, moules, saumon</td>
</tr>
<tr>
<th>
<p>Sélénium</p>
</th>
<td>Antioxydant, système Immunitaire, fonction thyroïdienne, croissance,  détoxification des métaux lourds.</td>
<td>Poissons gras (thon, morue, sardines),  fruits de mer (crevettes,  crabes,  moules,  palourdes, huîtres), algues.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>5.2. Vitamines </h3>
<p class="align-j">De nombreuses vitamines sont utilisées avec des rôles bien différents (tableau 5), certaines synthétisables par les poissons (vit. A, D, K) et d&rsquo;autres peu ou non synthétisées  qu&rsquo;il faut impérativement apporter via la nourriture ou en solution dans l&rsquo;eau (vit. C, B9, B12&#8230;). Même si l&rsquo;on sait  peu  sur les besoins quantitatifs, ces vitamines s&rsquo;avèrent   indispensables avec quelques incertitudes sur le rôle direct des  vitamines D et K.</p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:95%; ">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 5 : Rôles et sources des vitamines pour les poissons marins<br />
  </caption>
<tbody>
<tr>
<th width="10%" scope="col"><strong>Vitamine</strong></th>
<th width="50%" scope="col">Rôle</th>
<th scope="col">Sources</th>
</tr>
<tr>
<th>A</th>
<td>Agit sur la <strong>vision</strong> (formation de la rétine, synthèse de pigments visuels), la <strong>croissance</strong> et le <strong>développement</strong> des poissons, y compris  organes internes,  os et de  peau, le <strong>système Immunitaire </strong> (résistance aux infections),<br />
        réparation des <strong>tissus</strong>, régulation cellulaire, <strong>reproduction</strong> et  développement  des œufs et des larves. </td>
<td>Petits crustacés,  krill, zooplanctons et  poissons. Certains poissons marins peuvent également stocker la vitamine A dans leur foie.</td>
</tr>
<tr>
<th>B</th>
<td><strong>B1 (Thiamine) :</strong> production d&rsquo;énergie à partir des glucides, importante pour le système nerveux. <br />
        <strong>B2 (Riboflavine) :</strong> métabolisme des glucides, lipides et protéines, production d&rsquo;énergie, croissance et développement. <br />
        <strong> B3 (Niacine) :</strong> métabolisme des glucides,  lipides et protéines, production d&rsquo;énergie et santé de la peau. <br />
        <strong>B5 (Acide pantothénique) :</strong> synthèse des acides gras et métabolisme des protéines, production d&rsquo;énergie et croissance. <br />
        <strong>B6 (Pyridoxine) :</strong> métabolisme des acides aminés et  synthèse des neurotransmetteurs, soutient le métabolisme des protéines, importante pour le système nerveux. <br />
        <strong>B7 (Biotine) :</strong> métabolisme des glucides,  lipides et protéines, pour la production d&rsquo;énergie et la santé de l&rsquo;épiderme. <br />
        <strong>B9 (Acide folique) :</strong> synthèse de l&rsquo;ADN et la division cellulaire. Rôle dans la croissance, le développement embryonnaire et la santé cellulaire. <br />
        <strong>B12 (Cobalamine) :</strong> formation des globules rouges et fonctionnement du système nerveux.</td>
<td>Vitamines B : Algues, poissons  maigres, bivalves (moules, huîtres, palourdes), coquillages (turbos…), crustacés (crevettes,  krill, crabes)<br />
        Vitamines B2, B3, B5, B6, B9, B12 : poissons gras (thon, morue, saumon, maquereau).</td>
</tr>
<tr>
<th><strong> C</strong></th>
<td>
<p>Les poissons synthétisent leur  vitamine C, mais leur besoin peut augmenter en situation de  stress, maladies ou de mauvaise maintenance. Elle améliore  le <strong>système immunitaire</strong> contre les infections. En tant qu&rsquo;<strong>antioxydant</strong> elle neutralise les radicaux libres  prévenant les dommages cellulaires, facilite la cicatrisation des plaies et maintien  la santé des tissus.
        </p>
</td>
<td>
<p>Pauvre dans les produits  de la mer. Présente dans l&rsquo;huile de foie de morue  avec vit. D. Un peu dans les huîtres, crabes et crevettes. <br />
          Plus  présente dans les fruits et légumes frais (agrumes, poivrons,  épinards&#8230; <br />
          On peu enrichir la nourriture avec des solutions multivitaminées.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<th>D</th>
<td>D2, D3 :  absorption intestinale du calcium et du phosphore pour la minéralisation des os et la croissance des  poissons, amélioration du système immunitaire&nbsp;et résistance aux  infections et  maladies. </td>
<td>Les poissons  synthétisent la vitamine D lorsqu&rsquo;ils  sont exposés à la lumière UV et solaire. <br />
        Concentrée dans les poissons gras (saumon, thon, maquereau)  et l&rsquo;huile extraite de ces poissons (morue). Faible quantité dans les crustacés (crevettes, krill).</td>
</tr>
<tr>
<th>E</th>
<td>Antioxydant contre les  radicaux libres, soutient le  système immunitaire pour résister aux infections et  maintenir la santé,  impliquée dans la reproduction le développement  des œufs et des larves. </td>
<td>En quantités modérées dans les poissons gras (saumon, thon, maquereau), l&rsquo;huile de foie  (morue),<br />
        alevins de crustacés (crevettes, krill), moules.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Cet article a résumé les grands principes d&rsquo;alimentation des poissons marins, sauvages, dans leur milieu naturel. Peut-être permettra-t-il  de mieux appréhender le nourrissage des poissons dans nos aquariums marins, un sujet développé dans l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-aquarium/">Alimentation des poissons marins en aquarium</a>.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.fao.org/3/af014f/AF014F11.htm">Alimentation des poissons marins besoins des espèces méditerranéennes</a>, J. Guillaume</li>
<li><a href="https://archimer.ifremer.fr/doc/1931/publication-5899.pdf">Valeur alimentaire du poisson de mer des crustacés et mollusques marins comestibles</a>,  Gustave Hinard</li>
<li><a href="https://www.feedspectrum.com/nutriti">Facts About Fish Nutrition </a>&#8211;  New Life Spectrum </li>
<li><a href="https://www.researchgate.net/publication/226118713_Feeding_Electivity_Indices_in_Surgeonfish_Acanthuridae_of_The_Florida_Keys">Feeding Electivity Indices in Surgeonfish (Acanthuridae) of The Florida Keys</a>, G. Christopher Tilghman &#8211; 01/2001</li>
<li><a href="https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers11-10/010018552.pdf">Régimes alimentaires et réseaux trophiques, Les poissons des eaux continentales africaines</a>,  Didier Paugy, Christian Lévêque</li>
<li><a href="https://archimer.ifremer.fr/doc/2006/rapport-2086.pdf">Nutrition, digestion et développement    des larves de crevettes et poissons marins</a>,  Chantal Cahu &#8211; Université de Bretagne Occidentale,- Ifremer- 06/2006</li>
<li>Nutrition et alimentation des poissons et crustacés, J. Guillaume, S. Kaushik, P. Bergot, R. Métailler &#8211; Ifremer 1999</li>
<li><a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2006sa0035Ra.pdf">Consommation des poissons, mollusques et crustacés : aspects nutritionnels et sanitaires pour l&rsquo;Homme</a>, </li>
<li><a href="https://archimer.ifremer.fr/doc/00487/59912/63093.pdf">Poissons de manche et sud mer du nord courbes de croissance en longueur totale et poids entier âge de maturité sexuelle</a> &#8211; IFREMER</li>
<li><a href="https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/2021-05/42544.pdf">Ecologie   et biologie marines   Introduction a l&rsquo;halieutique</a>,  Jean Collignon  &#8211; Masson 1991
  </li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-milieu-naturel/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-milieu-naturel/">Alimentation des poissons marins en milieu naturel</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<item>
		<title>Calculateur Poids des poissons marins d&#8217;aquarium</title>
		<link>https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 22:31:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[biomasse]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[poids]]></category>
		<category><![CDATA[poisson]]></category>
		<category><![CDATA[taille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Calcul de la biomasse d&#8217;un poisson ou d&#8217;une communauté de poisons marins d&#8217;aquarium à partir de la longueur des individus. Mode d&#8217;emploi du calculateur Figure 1 : Types de mesures de la longueur des poissons Mesurer la longueur standard (SL) en centimètre de chaque individu (figure 1). Renseigner (cases jaune) le genre du poisson. Renseigner [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Calcul de la biomasse d&rsquo;un poisson ou d&rsquo;une communauté de poisons marins d&rsquo;aquarium à partir de la longueur des individus.</p>
<h2>Mode d&#8217;emploi du calculateur</h2>
<figure   class="figcolonne pos-centre" style="width:80%; max-width: 500px"><figcaption class="grille-titre">Figure 1 : Types de mesures de la longueur des poissons</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc-poidspoissons/longueurpoisson.jpg" data-ipsLightbox><img alt="type de longueur des poissons"  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_poidspoissons/longueurpoisson.jpg"></a></p>
</figure>
<ol>
<li>Mesurer la longueur standard (SL) en centimètre de chaque individu (figure 1).</li>
<li>Renseigner (cases jaune) le genre du poisson.</li>
<li>Renseigner le nombre d&rsquo;individus similaires. </li>
<li>Sur chaque ligne s&rsquo;affichent le type de mesure utilisé  et le poids des poissons calculé selon le profil de croissance du  genre.</li>
<li>Le total détermine la biomasse du ou des poissons.</li>
</ol>
<p>La biomasse permet de calculer la ration de nourriture quotidienne à partir de la nourriture proposée (simple ou composée) d&rsquo;après le calculateur <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-nourriture-poissons-aquarium-marin/">Nourriture des poissons d&rsquo;aquarium marin</a>. Pour de plus amples renseignements consulter l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/alimentation-des-poissons-marins-en-aquarium/">Alimentation des poissons marins en aquarium</a>.</p>
<h2>Calculateur de poids</h2>
<div style="text-align:center">
  <!-- https important --><br />
  <iframe  width="420" height="740" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_poidspoissons/poidspoissons/poidspoissons.htm"></p>
<p>Your browser does not support iframes.</p>
<p>  </iframe>
</div>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-poids-poissons-marins-aquarium/">Calculateur Poids des poissons marins d&rsquo;aquarium</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Distributeur de nourriture pour poissons DIY</title>
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					<comments>https://reeflexion.fr/distributeur-de-nourriture-pour-poissons-diy/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jan 2024 14:47:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bricolage]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[bricolage]]></category>
		<category><![CDATA[distributeur]]></category>
		<category><![CDATA[diy]]></category>
		<category><![CDATA[nourriture]]></category>
		<category><![CDATA[poisson]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nourrissage des poissons en cas d&#8217;absence ne doit pas déroger aux exigences pour conserver la bonne santé des poissons tout comme l&#8217;équilibre de l&#8217;aquarium. Certes, le choix des aliments est plus restreint mais la nutrition doit être assurée, régulière sans altérer le taux de nutriments dans l&#8217;aquarium. 1. Distributeurs testés Le commerce propose de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Le nourrissage des poissons en cas d&rsquo;absence ne doit pas déroger aux exigences pour conserver la bonne santé des poissons tout comme l&rsquo;équilibre de l&rsquo;aquarium. Certes, le choix des aliments est plus restreint mais la nutrition doit être assurée, régulière sans altérer le taux de nutriments dans l&rsquo;aquarium.</p>
<h2 class="align-j">1. Distributeurs  testés</h2>
<p class="align-j">Le commerce propose de nombreux distributeurs automatiques aux concepts variés&nbsp;notamment le carrousel à godets et le barillet tournant. Ni l&rsquo;un, ni l&rsquo;autre ne répondent à mes besoins. Le premier par son encombrement et la limitation du nombre de distributions,  le second par son exceptionnelle irrégularité entre le début et la fin de la réserve. J&rsquo;ai pu mesurer des écarts jusqu&rsquo;à 30&nbsp;%. C&rsquo;est bien évidemment inacceptable  sur une période au-delà d&rsquo;une  semaine. D&rsquo;où le besoin de réaliser un appareil plus fiable. Voici quelques distributeurs que j&rsquo;ai pu utiliser et qui ne m&rsquo;ont pas donné satisfaction. Les marques citées proposent des modèles similaires, probablement plus élaborés que je ne peux commenter, ne les ayant pas testés.&nbsp; &nbsp;</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);">
<div class="grille-titre ">Parmi les distributeurs de nourriture testés</div>
<figure class="figcolonne"><img c  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/1.jpg"><figcaption class="figlegende">Rondomatic, un carrousel à godets. Il permet de délivrer les doses  en quantité exacte voulues, de varier les doses. Cet ancien modèle est long à paramétrer, à préparer, encombrant. Les godets sont nombreux, mais limité. J&rsquo;ai pu noter des problèmes avec le déversement des godets.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/2.jpg"><figcaption class="figlegende">Modèle chinois à barillet. Il présente de nombreux intérêts mais les distributions sont très irrégulières.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"> <img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/3.jpg"><figcaption class="figlegende">Modèle Eheim 3581, hyper fiable, robuste, à toute épreuve. Malheureusement la tirette de réglage de la quantité de nourriture est très imprécise et les distributions d&rsquo;une grande irrégularité dans le temps. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"> <img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/4.jpg"><figcaption class="figlegende">Modèle chinois, ingénieux, moyennement précis, convient aux granulés gros à moyens. Les microgranulés s&rsquo;immiscent entre les pièces en mouvement.</figcaption></figure>
</div>
<h2>2. Besoins pour le fonctionnement</h2>
<p class="align-j">Les exigences ne sont pas nombreuses&nbsp;:</p>
<ul>
<li> <strong>Régularité des distributions</strong> : les dérives des doses  doivent rester dans marge approximative de plus ou moins 5% </li>
<li><strong>Paramétrer facilement </strong>&nbsp;: quantité, nombre, voire période des distributions.</li>
<li><strong>Polyvalent</strong> : en mesure d&rsquo;accepter des nourritures sèches en granulés de différentes tailles, des plus gros pour poissons d&rsquo;aquarium de particulier, jusqu&rsquo;aux microgranulés pour suspensivores microphages, et également en flocons.</li>
<li><strong>Quantité distribuée</strong>&nbsp; : chiffrer les doses, quel que soit le type de nourriture choisi.</li>
<li><strong>Période variable</strong> : les distribution peuvent durer de quelque jours à plus d&rsquo;un mois.</li>
<li><strong>Nettoyage facile</strong> : démontable aisément pour un rinçage sous l&rsquo;eau.</li>
<li><strong>Alimentation électrique sûre</strong> : ne pas dépendre d&rsquo;une fin de batterie et pouvoir repartir en cas d&rsquo;arrêt de courant.</li>
</ul>
<h2>3. Choix de réalisation</h2>
<p><span class="align-j">Fort d&rsquo;une première expérience avec la réalisation d&rsquo;un réacteur à nauplies d&rsquo;artémia DIY, qui délivrait de manière très satisfaisante des cystes déshydratés, j&rsquo;ai opté pour une réalisation similaire de plus grande taille basée sur une vis sans fin pilotée par un moteur pas à pas.</span></p>
<p>La réflexion a duré quelques mois&nbsp; durant lesquels j&rsquo;ai pu découvrir l&rsquo;existence du&nbsp; modèle JBL Pronovo AutoFood présentant des options innovantes et intéressantes, notamment une alimentation par double vis sans fin, acceptant granulés et paillettes. A l&rsquo;analyse des caractéristiques, je n&rsquo;ai pas eu la garantie de pouvoir délivrer des petites quantités, très régulières, de granulés moyens.</p>
<p>Au moment où j&rsquo;écris ces lignes, bien après ma réalisation, d&rsquo;autres modèles commerciaux sont proposés présentant des options qui m&rsquo;auraient séduit, avec pour certains un bon rapport qualité/possibilités/prix.   &nbsp;</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);">
<div class="grille-titre ">Distributeurs récents avec vis sans fin</div>
<figure class="figcolonne"><img c  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/5.jpg"><figcaption class="figlegende">JBL Pronovo AutoFood avec double vis sans fin, 4 distributions journalière, granulés 3mm, paillettes, 375 ml, à piles.&nbsp; </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/6.jpg"><figcaption class="figlegende">JECOD AF-500 ou 250, à pile, 250 ou 500 ml, 6distributions par jour. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"> <img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/7.jpg"><figcaption class="figlegende">Eheim&nbsp;TWIN 3582 2 x 80 m, piles.&nbsp; </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"> <img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/8.jpg"><figcaption class="figlegende">Chefpro 3 distributions par jour, contenance 100 ml , à piles </figcaption></figure>
</div>
<p>Dois-je regretter mon investissement au vu de leurs performances ? Non, bien entendu, le bricoleur s&rsquo;enrichit toujours de ses réalisations et, à tout comparer, si&nbsp; ces équipements sont séduisants à plus d&rsquo;un titre, aucun ne répond mieux à mon besoin. On peut notamment regretter à ce jour, l&rsquo;impossibilité de distribuer de très petites quantités de nourriture.&nbsp;</p>
<p>Après plusieurs prototypes, voici le cheminement de cette réalisation avec, pour commencer les différents choix&nbsp;:</p>
<ul>
<li> <strong>Régularité des distributions</strong> : une vis d&rsquo;Archimède entrainée par un moteur pas à pas (au dixième de degrés). En raison de difficulté d&rsquo;impression 3D et  résistance, la vis a ensuite été remplacée par un ressort en acier inoxydable.</li>
<li><strong>Paramétrer facilement, quantités, période</strong>&nbsp;:
<ul>
<li>Commande par microprocesseur  ESP32 pour sa compacité, la Wifi intégrée, les performances.<br />
        Pilotage via smartphone des quantités, nombre,  période des distributions.</li>
<li>Paramétrage via Smartphone du poids de dosage, jusqu&rsquo;à 5 distributions par jour, à la seconde près, sur n&rsquo;importe quelle période (mise à l&rsquo;heure auto et décalages horaires), </li>
<li>Etalonnage pour chaque aliment spécifique.</li>
<li>Sauvegarde des paramètres utilisateur.</li>
<li>Mode auto / manuel / paramétrage / étalonnage</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Polyvalent</strong> :
<ul>
<li>Stockage dans une trémie (plusieurs tailles possible) selon la periode de distribution.</li>
<li>Nourritures sèches en granulés de 0,3 mm à 3 mm, flocons de taille moyenne.  </li>
</ul>
</li>
<li><strong>Nettoyage facile</strong> : démontable de la trémie et de la vis par emboitement. Lavage à l&rsquo;eau.</li>
<li><strong>Alimentation électrique sûre</strong> : alimentation 12V. Mémorisation des paramètres si coupure de courant, redémarrage automatique.</li>
<li><strong>Fiabilité</strong> :
<ul>
<li>Mécanique  : solidité, remplacement, absence de bourrage de granulés&#8230;</li>
<li>Electrique : protection des composants, sécurité en cas d&rsquo;immersion dans l&rsquo;aquarium&#8230;</li>
<li>Logicielle : les protocoles de connexion du processeur au réseau Wifi (mode STA), en direct (mode AP), à distance (serveur DNS), au serveur de temps (NTP) ou avec le Smartphone (Virtuino) ne doivent pas impacter le redémarrage ni le fonctionnement en cas de coupure  de courant ou d&rsquo;absence de résau Wifi.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h2>4. Conception CAO</h2>
<p class="align-j">La  CAO s&rsquo;impose pour concevoir la partie stockage (trémie, couvercle) et acheminement (vis, corps). Le moteur et microprocesseur intègrent un boitier du commerce.</p>
<figure class="figcolonne pos-centre" style="width:40%; min-width:200px;" >
   <video style="width:100%; height:auto;" controls="controls" muted="muted" autoplay="autoplay"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/video1.mp4"><source type="video/webm" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/video1.webm"></video><br />
</figure>
<p class="align-j">Le dossier des&nbsp;fichiers SolidWorks  : SLDPRT des pièces individuelles et SLDASM des sous-ensembles et de l&rsquo;assemblage final peut être téléchargé.</p>
<p class="align-j">.</p>
<figure class="figcolonne pos-centre"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/Distributeur-3D-V3.zip"><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/9.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Inventaire des fichiers CAO SolidWorks. </figcaption></figure>
<div style="clear:both"></div>
<p>	      <!-- xxxxxxxx BOUTON xxxxxxxxxxxxxx --></p>
<div class="bouton" style="max-width:200px"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/Distributeur-3D-V3.zip" style="color:#fff;" target="new">Dossier CAO SolidWorks </a> </div>
<p>      <!-- xxxxxxxx BOUTON xxxxxxxxxxxxxx --> </p>
<h2>5. Réalisation</h2>
<h3>5.1. Impression 3D</h3>
<p class="align-j">Les pièces CAO ont été  imprimées en 3D avec PLA. Le dossier des fichiers STL d&rsquo;impression 3D pour les&nbsp;  pièces  peut&nbsp; être téléchargé. La plus grande diffficulté a été de trouver un compromis entre la forme de la vis sans fin et l&rsquo;impression.&nbsp;</p>
<div style="clear:both"></div>
<p>	      <!-- xxxxxxxx BOUTON xxxxxxxxxxxxxx --></p>
<div class="bouton" style="max-width:200px"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/Distributeur-STL-v3.zip" style="color:#fff;" target="new">Dossier STL impression 3D</a> </div>
<p>      <!-- xxxxxxxx BOUTON xxxxxxxxxxxxxx --> </p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>5.2 Robotique</h3>
<p class="align-j">Le microprocesseur, ESP32 se programme comme un Arduino à quelques détails près.</p>
<h4 class="align-j">Logigramme du programme</h4>
<figure class="figcolonne pos-centre">
		<a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/11.jpg"><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/11.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Logigramme de programme</figcaption></figure>
<h4 class="align-j">Programmes</h4>
<p class="align-j">Comme toujours, un programme doit répondre aux voeux du concepteur, mais aussi aux contraintes de la réalté des tests. Par exemple  un léger retour arrière avant distribution évite le bourrage par des granulés. Le programme a fortement évolué au fil du temps, mieux structuré, intégrant des sécurités et surtout évitant les bugs de connexions réseau que l&rsquo;on constate parfois sur du matériel professionnel.</p>
<p class="align-j">Le dossier téléchargeable contient le programme et ses classes dans sa dernière version 2025. Spécifique à l&rsquo;environnement PlatformIO (IDE, il est exploitable avec l&rsquo;interface IDE Arduino moyennant les petites modifications de nom qui s&rsquo;imposent.</p>
<ul>
<li><span class="align-j">main.cpp (le .ino des Arduinoistes)</span>&nbsp;: gestion des distributions de nourriture.</li>
<li>ecranTFT&nbsp;:  écran tactile (ne sert qu&rsquo;à visionner les séquences de démarrage dans cette configuration.</li>
<li>Free-Fonts : affichage des polices sur écran TFT.</li>
<li>moteurPAP&nbsp;: moteur pas à pas.</li>
<li>pin&nbsp;: brochage des connexions.</li>
<li>rtcLocal&nbsp;: gestion de l&rsquo;horloge RTC, remise à l&rsquo;heure (NTP),  temps local (eZTime) et  changement d&rsquo;heure  été/hiver (DST).</li>
<li>virtuinoConnect&nbsp;: synchronisation entre ESP32 et app Smartphone Virtuino.</li>
<li>wifiConnect : connexions Wifi (STA) et direct (AP), mise à jour des identifiants&#8230;</li>
<li>sauveParametres&nbsp;: sauvegardes sur mémoire ESP32.</li>
</ul>
<figure class="figcolonne pos-centre">
	  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/12.jpg"><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/12.jpg"></a><figcaption class="figlegende"></figcaption></figure>
<p>	      <!-- xxxxxxxx BOUTON xxxxxxxxxxxxxx --></p>
<div class="bouton" style="max-width:300px"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/distributeur-nourriture.zip" style="color:#fff;" target="new">Dossier programmes ESP32</a> </div>
<p>      <!-- xxxxxxxx BOUTON xxxxxxxxxxxxxx --> </p>
<h3 class="align-j">5.3. Branchements électriques</h3>
<p class="align-j">Le schéma détaille les références des matériels.</p>
<figure class="figcolonne pos-centre"><figcaption class="grille-titre">
<h4>Schéma de branchement</h4>
</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/13.jpg"><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/13.jpg"></a><figcaption class="figlegende"></figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">5.4. Paramétrage Smartphone</h4>
<p class="align-j">La communication et l&rsquo;affichage sur Smartphone Android utilisent l&rsquo;application <a href="https://virtuino.com/forum/portal.php">Virtuino</a>. Elle permet</p>
<ul>
<li>Le paramétrage des connexions Wifi en mode AP (Acces point) pour affecter les identifiants Wifi et en mode STA (station) pour communiquer  entre processeur ESP32 et Smartphone pour les échanges (paramétrages, données, commandes).</li>
<li>La création des écrans de saisie et d&rsquo;information. La mise en page peut être installée en un clic avec le code ci-dessous.&nbsp; <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/AquaDT.vrt6">&nbsp;</a> </li>
</ul>
<p>		      <!-- xxxxxxxx BOUTON xxxxxxxxxxxxxx --></p>
<div class="bouton" style="max-width:200px"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/AquaDT.vrt6" style="color:#fff;" target="new">Fichier AquaDT.vrt6</a> </div>
<p>      <!-- xxxxxxxx BOUTON xxxxxxxxxxxxxx --> </p>
<figure class="figcolonne pos-centre" style="max-width:300px"><figcaption class="grille-titre">Ecran de communication Smartphone &#8211; Distributeur</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/14.jpg"><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/14.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Ecran de communication avec différentes fonctions pour le fonctionnement manuel, automatique, le paramétrage des distribution et l&rsquo;étalonnage  du poids selon la nourriture.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2 class="align-j">6. Assemblage du distributeur </h2>
<p class="align-j">Un boitier, quelques vis, une alimentation 12V 2A supplémentaire, tout est prêt pour l&rsquo;assemblage.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 1fr 1fr;  width: 70%;">
<figure class="figcolonne">
	    <img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/20.jpg"><figcaption class="figlegende">1 &#8211; Eléments connectés&nbsp; </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/21.jpg"><figcaption class="figlegende">2 &#8211; Eléments en place </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/22.jpg"><figcaption class="figlegende">3 &#8211; Prêt à assembler </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/23.jpg"><figcaption class="figlegende">4 &#8211; Côté vis sans fin </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/24.jpg"><figcaption class="figlegende">5 &#8211; Vue de l&rsquo;arière </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/25.jpg"><figcaption class="figlegende">6 &#8211; Distributeur fonctionnel </figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2 class="align-j">À quel coût ?</h2>
<figure class="figfloat"><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/distribnourriture/15.jpg"></p>
</figure>
<p class="align-j"> Une telle réalisation représente de la réflexion, du travail et des heures à corriger les erreurs. Tout cela vaut-il le coùt. Oui, en tant qu&rsquo;expérience, je me suis exprimé là-dessus. Mais à quel budget ?</p>
<p class="align-j">Le petit tableau ci-contre totalise une cinquantaine d&rsquo;euros. Les derniers modèles exposés plus haut sont à peine plus chers, voire bien moins chers, pour une finition beaucoup plus soignée. Alors, si on souhaite faire des économies, c&rsquo;est un très mauvais calcul. Pour plein d&rsquo;autres raisons que seul le bricoleur peut comprendre, c&rsquo;est un investissement enrichissant qui permet d&rsquo;aborder CAO, impression 3D, théories sur le stockage en silots, concepts de vis d&rsquo;Archimède, robotique, le moteur PàP, programmation C++ / Arduino, soudure, robotique, modules électroniques, connexions réseau Wifi local en local et à distance, configuration d&rsquo;écran Smartphone et tactile&#8230;</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Cet exemplaire permettra peut  être à des bricoleurs d&rsquo;aller plus loin.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/distributeur-de-nourriture-pour-poissons-diy/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/distributeur-de-nourriture-pour-poissons-diy/">Distributeur de nourriture pour poissons DIY</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Ostraciidae &#8211; Poissons coffres</title>
		<link>https://reeflexion.fr/ostraciidae-poissons-coffres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2018 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vivant]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[coffre]]></category>
		<category><![CDATA[lactoria]]></category>
		<category><![CDATA[ostraciidae]]></category>
		<category><![CDATA[ostracion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Ostraciidae, ou poissons coffres, sont des poissons fascinants et atypiques, souvent convoités par les aquariophiles récifaux. Leur morphologie les distingue des autres espèces. De plus, ils arborent des couleurs vives et des motifs variés qui ajoutent à leur intérêt. Cependant, ces poissons demandent une attention particulière en captivité. Un environnement adapté, des compagnons non [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Les Ostraciidae, ou poissons coffres, sont des poissons fascinants et atypiques, souvent convoités par les aquariophiles récifaux. Leur morphologie les distingue des autres espèces. De plus, ils arborent des couleurs vives et des motifs variés qui ajoutent à leur intérêt. Cependant, ces poissons demandent une attention particulière en captivité. Un environnement adapté, des compagnons non agressifs et une alimentation variée. Cet article en résume les grandes lignes pour ieux les connaître.</p>
<h2>Identité</h2>
<p class="align-j"><strong>Ordre : </strong>Tetraodontiformes. <br />
  <strong>Famille :</strong> Ostraciidae  (poissons-coffres)<strong><br />
  </strong><strong>Genres</strong> : La famille  des<strong> </strong>Ostraciidae  poss&egrave;de une dizaine de genres dont les plus connus sont les Lactoria et Ostracion.</p>
<h2>Espèces</h2>
<p class="align-j">Parmi les espèces les plus communes en aquariophilie.</p>
<h3><em>Ostracion cubicum</em></h3>
<p class="align-j">Autrefois nommé <em>Ostracion cubicus</em>, cette appellation ne respectait pas les règles taxonomiques actuelles régissant les accords grammaticaux latins. Ainsi le nouveau nom <em>Ostracion cubicum</em> est reconnu comme le nom valide dans les bases de données taxonomiques (ex. WoRMS).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ostraciidae/ostracion_cubicum_juvenile.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Ostracion cubicum</em> juvénile.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ostraciidae/ostracion_cubicum_adulte.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Ostracion cubicum</em> adulte.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ostraciidae/ostracion_cubicum_vieux.jpg"><figcaption class="figlegende">Vieux spécimen d&rsquo;<em>Ostracion cubicum</em> adulte.</figcaption><div class="copyright">Source : <a href="https://doris.ffessm.fr/Especes/Ostracion-cubicum-Poisson-coffre-jaune-2245">Doris, Renat VAGNOTTI</a></div>
</figure>
</div>
<p class="align-j"><strong>Distribution g&eacute;ographique</strong> : Indo-Pacifique; Nouvelle-Z&eacute;lande, jusqu&rsquo;&agrave; Hawa&iuml;, Afrique  orientale, Mer rouge, Afrique du Sud jusque dans l&rsquo;Atlantique <br />
  <strong>Taille adulte</strong> : 45 cm.<br />
  <strong>Couleurs communes, formes</strong> : Les juv&eacute;niles  sont jaune lumineux et couverts de points noirs et d&eacute;veloppent des anneaux  blancs en grandissant. La coloration devient jaune p&acirc;le, jusqu&rsquo;&agrave; devenir gris  bleu. Les vieux sp&eacute;cimens peuvent d&eacute;velopper une bosse saillante au-dessus de  leur l&egrave;vre sup&eacute;rieure. &nbsp;<br />
  <strong>Particularit&eacute;s :</strong> parmi les  plus commun dans le commerce.
</p>
<h3><em>Ostracion meleagris</em></h3>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ostraciidae/ostracion_meleagris_juvenile.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Ostracion meleagris</em> juvénile.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ostraciidae/ostracion_meleagris_adulte.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Ostracion meleagris</em> adulte mâle.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j"><strong>Nom commun fran&ccedil;ais</strong> : poisson-coffre pintade, poisson-coffre noir ou &agrave;  taches blanches.<strong><br />
  Distribution g&eacute;ographique</strong> : Indopacifique, Japon, <strong><br />
  Taille adulte</strong> : 15 cm<br />
  <strong>Couleurs communes, formes</strong> : les couleurs  varient selon le sexe. Les m&acirc;les sont bleu &agrave;  taches lat&eacute;rales et points orange et le dos noir  ponctu&eacute; de blanc. Les juv&eacute;niles et les femelles  sont noires &agrave; points blancs.<br />
  <strong>Particularit&eacute;s</strong> : parmi les plus petits des poissons-coffres.</p>
<h3 class="align-j"><em>Lactoria cornuta</em></h3>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ostraciidae/lactoria_cornuta_juvenile.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Lactoria cornuta</em> juvénile.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ostraciidae/lactoria_cornuta_adulte.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Lactoria cornuta</em> adulte.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j"><strong>Nom commun</strong> <strong>fran&ccedil;ais </strong>: Poisson-Vache &agrave; longues cornes&nbsp;<strong><br />
  Distribution g&eacute;ographique</strong> : Indo-Pacifique, Mer rouge, Afrique  orientale.<strong><br />
  Taille adulte</strong> : 40 cm.<strong><br />
  Couleurs communes, formes</strong> : L.  cornuta poss&egrave;de 2 paires de cornes souvent plus petites en captivit&eacute;. Pas de livr&eacute;e juv&eacute;nile, pas de dimorphisme sexuel. Selon le r&eacute;gime, l&rsquo;&acirc;ge, l&rsquo;&eacute;clairage, la  qualit&eacute; de l&rsquo;eau, et l&rsquo;humeur la coloration varie de jaune p&acirc;le ou fonc&eacute; jusqu&rsquo;&agrave;  l&rsquo;olive avec des points blancs ou bleus.<strong> <br />
  Particularit&eacute;s</strong> : La  forme, le comportement de ce poisson attendrissant a la faveur de nombreux  aquariophiles. </p>
<div style="clear:both;"></div>
<h3><em>Ostracion cyanurus</em></h3>
<p class="align-j"><strong>Nom commun fran&ccedil;ais</strong> : Poisson-coffre  bleu<strong><br />
  Distribution g&eacute;ographique</strong> : Mer Rouge<strong><br />
  Taille adulte</strong> : &asymp;15 cm.<strong><br />
  Couleurs communes, formes :</strong> Les m&acirc;les sont magnifiquement ponctu&eacute;s de petites taches noires sur les flancs  bleu ciel (d&rsquo;o&ugrave; son nom de cyanurus). La femelle, plus petite est jaune à points noirs. Le  dimorphisme sexuel est lié à leur patron de couleur.<br />
  <strong>Particularit&eacute;s</strong> :</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ostraciidae/ostracion_cyanurus_juvenile.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Ostracion cyanurus</em> juvénile mâle.</figcaption><div class="copyright">Source : <a href="https://reeflifesurvey.com/species/ostracion-cyanurus/">Rick Stuart-Smith</a></div>
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<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ostraciidae/ostracion_cyanurus_adulte.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Ostracion cyanurus</em> mâle adulte.</figcaption><div class="copyright">Source : <a href="https://redsealife.com/nl/hurghada/duikplaatsen/small-giftun/ostracion-cyanurus-ruppell-1828-ostraciidae/">RedSeaLife</a></div>
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<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ostraciidae/ostracion_cyanurus_femelle.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Ostracion cyanurus</em> femelle adulte.</figcaption><div class="copyright">Source : <a href="https://fishbase.mnhn.fr/photos/PicturesSummary.php?resultPage=1&#038;ID=12743&#038;what=species">Fishbase, Field, R.</a></div>
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<div style="clear:both;"></div>
<h2>Description</h2>
<p class="align-j">Dans la litt&eacute;rature, on cite souvent les ostracionid&eacute;s en se r&eacute;f&eacute;rant, parfois par erreur, au  seul genre Ostracion. Dans cet article, j&rsquo;&eacute;voquerai la  famille enti&egrave;re  des ostracid&eacute;s, puisque les observations sur les  esp&egrave;ces qui la composent sont   similaires. </p>
<p class="align-j">Les  Ostraciidae, dont le nom vient du grec &laquo;&nbsp;ostracum&nbsp;&raquo; qui signifie &quot;coquille&quot;,  ont des formes anguleuses  &agrave; tendance cubique. Ils se caract&eacute;risent par la pr&eacute;sence  sous la peau, de plaques osseuses rigides qui constituent un moyen de d&eacute;fense  contre leurs pr&eacute;dateurs. Les ou&iuml;es sont de simples fentes sans opercule, qui  les rendent plus sensibles aux parasites branchiaux. Leurs dents sont soud&eacute;es  en une tr&egrave;s solide plaque dentaire. Comme les balistes, les yeux sph&eacute;riques se meuvent ind&eacute;pendamment  l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Les petites nageoires lat&eacute;rales donnent aux poissons-coffres l&rsquo;impression particuli&egrave;re  de flotter et glisser dans l&rsquo;eau. </p>
<p class="align-j">Les Ostraciidae dont  la taille peut atteindre 50 cm  pour certains, sont souvent vendus tr&egrave;s petits et grandissent rapidement jusqu&rsquo;&agrave; 25 &ndash; 30 cm en captivit&eacute;</p>
<h2>Comportement et maintenance</h2>
<p class="align-j">Surgissant du d&eacute;cor, comme par magie et de surcro&icirc;t peu farouches, ils s&rsquo;offrent &agrave; la vue  comme des petits paquets cadeaux et sont toujours tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;s des aquariophiles.</p>
<p class="align-j">Les Ostraciidae occupent les lagunes, les prairies d&rsquo;algues et les r&eacute;cifs jusque dans la zone des 35m  de profondeur. Les  jeunes forment de petits groupes, mais les adultes deviennent solitaires. Ils  sont calmes peu rapides mais tr&egrave;s mobiles et capables de tourner sur eux-m&ecirc;mes.  Ils nagent en pleine eau et se propulsent par mouvements ondulatoires des  nageoires dorsale et anale, la caudale servant de gouvernail. </p>
<p class="align-j">Lorsqu&rsquo;ils  sont effray&eacute;s stress&eacute;s ou malades, ils sont capables de s&eacute;cr&eacute;ter par la peau  une substance chimique toxique, l&rsquo;ostracitoxine, un autre moyen de repousser les  pr&eacute;dateurs.</p>
<p class="align-j">Pour &eacute;viter les d&eacute;gagements de toxine, il faut  porter une attention particuli&egrave;re lors des transferts et durant&nbsp; l&rsquo;acclimatation&nbsp;: &eacute;viter de le brusquer  le poisson, utiliser une glaci&egrave;re opaque ferm&eacute;e et l&rsquo;introduire calmement, &eacute;clairage  &eacute;teint jusqu&rsquo;au lendemain.</p>
<p class="align-j">Ce poisson n&rsquo;est ni particuli&egrave;rement  agressif ni paisible. Sauf en couple, leurs relations intra sp&eacute;cifiques sont  mauvaises. Les esp&egrave;ces n&rsquo;ont malheureusement pas un dimorphisme sexuel marqu&eacute;,  donc &agrave; moins de les introduire dans un grand volume il est pr&eacute;f&eacute;rable de s&rsquo;en  tenir &agrave; un sp&eacute;cimen puisque les&nbsp;  ostracionid&eacute;s d&rsquo;esp&egrave;ces diff&eacute;rentes se supportent bien. Leurs relations  inter sp&eacute;cifiques sont bonnes mais ne pas les&nbsp;  introduire avec des hippocampes qu&rsquo;ils agressent en les confondant avec  des algues et dont le r&eacute;gime alimentaire est similaire. </p>
<p class="align-j">Les  Ostraciidae se maintiennent &nbsp;sans  difficult&eacute; lorsque les conditions sont respect&eacute;es. Pr&eacute;voir un bac de 500 litres minimum avec  de grands espaces et des PV am&eacute;nag&eacute;es en grottes pour cr&eacute;er des caches. Ces poissons effray&eacute;s peuvent sauter hors de l&rsquo;eau. On peut  pr&eacute;voir une protection, ou bien un&nbsp; bac  profond et &eacute;viter de  les associer avec des poissons turbulents en&nbsp;  conservant une densit&eacute; de population raisonnable.&nbsp; Dans  la nature ils ne s&rsquo;exposent&nbsp; pas &agrave; de  forts ensoleillements, un &eacute;clairage fluorescent en lumi&egrave;re du  jour est id&eacute;al et un bac &eacute;clair&eacute; en HQI disposera de zones d&rsquo;ombres. </p>
<p class="align-j">Dans  l&rsquo;aquarium, l&rsquo;ostracitoxine peut incommoder les autres poissons et m&ecirc;me  provoquer leur mort ainsi que celles des autres poissons-coffres. En cas de  s&eacute;cr&eacute;tion abondante  d&rsquo;ostracitoxine on peut constater la pr&eacute;sence d&rsquo;&eacute;cume en  surface et un e opacification de l&rsquo;eau.&nbsp; Cette  situation est toutefois assez rare et concerne plut&ocirc;t les poissons de grande  taille, confin&eacute;s dans un petit volume. Les poissons intoxiqu&eacute;s, perdent leur  &eacute;quilibre, planent ou d&eacute;vient sur le fond en pr&eacute;sentant des signes  d&rsquo;essoufflement. il faut les sortir de l&rsquo;eau, les placer rapidement dans une eau  saine et puis proc&eacute;der &agrave; un changement d&rsquo;eau de 50% avec filtration sur charbon  actif durant deux &agrave; trois jours au terme desquels le charbon sera jet&eacute;.&nbsp;</p>
<h2>Alimentation</h2>
<p class="align-j">Leur  nage lente et surtout l&rsquo;attention qu&rsquo;ils portent &agrave; la nourriture avant de  l&rsquo;avaler les rend sensibles &agrave; la concurrence alimentaire.</p>
<p class="align-j">Leurs  dents sont soud&eacute;es en une tr&egrave;s solide plaque dentaire permettant de fendre les coquilles des bivalves et des Bernard l&rsquo;ermite. Ils se nourrissent aussi d&rsquo;&eacute;ponges, de  tuniciers, de vers, algues, gast&eacute;ropodes, mollusques, &eacute;toiles de mer, crustac&eacute;s (crevettes, certains crabe) et parfois des petits poissons (demoiselles,  labres&hellip;).  Omnivores ils ne sont pas difficiles &agrave; alimenter, mais compte tenu de leur  lenteur, il faut &ecirc;tre attentif &agrave; ce qu&rsquo;ils se nourrissent suffisamment,  notamment lors de l&rsquo;acclimatation, si besoin par&nbsp; par des distributions&nbsp; fr&eacute;quentes, cibl&eacute;s avec des mysis, art&eacute;mias  ou des vers. Ils acceptent assez rapidement des morceaux de poisson, calmar, poulpe,  moule, de tubifex, krill ou de crevettes fra&icirc;ches ou lyophilis&eacute;es. Les poison-coffre  appr&eacute;cient aussi les v&eacute;g&eacute;taux qui doivent constituer la moiti&eacute; des apports alimentaires&nbsp;:  algues du refuge ou s&egrave;ches, spiruline, &eacute;pinards, salade. </p>
<p class="align-j">Constamment &agrave; la  recherche de micro faune, amphipodes et cop&eacute;podes, ils projettent un jet d&rsquo;eau  sur le sable pour mettre &agrave; jour les invert&eacute;br&eacute;s &agrave; picorer, et font de m&ecirc;me &agrave; la  surface. &Eacute;galement corallivores, ils ne sont pas recommand&eacute;s en bac r&eacute;cifal. Cette  notion est &agrave; relativiser selon l&rsquo;esp&egrave;ce et on le voit, le risque devient&nbsp; important avec les grands sp&eacute;cimens.</p>
<h2>Maladies</h2>
<p class="align-j">Leur  peau d&eacute;nu&eacute;e d&rsquo;&eacute;caille les rend plus sensibles aux parasites, champignons, maladies  virales et notamment &agrave; &nbsp;<em>Cryptocaryon  Irritans</em>, <em>Amyloodinium ocellatum</em>. Ils sont fr&eacute;quemment sujet aux infections  intestinales en cas d&rsquo;affaiblissement ou d&rsquo;agressions r&eacute;p&eacute;t&eacute;es. Ils sont  sensibles &agrave; la qualit&eacute; de l&rsquo;eau. Les renouvellements doivent &ecirc;tre respectueux,  avec une eau proche de l&rsquo;eau du bac. </p>
<p class="align-j">Le traitement de l&rsquo;eau doit &ecirc;tre d&rsquo;autant  plus efficace qu&rsquo;ils &nbsp;produisent une forte  charge organique et qu&rsquo;il plane toujours le risque de s&eacute;cr&eacute;tion d&rsquo;ostracitoxine. Les param&egrave;tres d&rsquo;un aquarium r&eacute;cifal sont id&eacute;als  mais bien difficile &agrave; obtenir avec les grands sp&eacute;cimens. Ammoniaque et de  nitrite avoisineront z&eacute;ro et les nitrates inf&eacute;rieurs &agrave; &nbsp;40 ppm avec un pH sup&eacute;rieur &agrave; 8.&nbsp; Il est pr&eacute;f&eacute;rable de mettre en place une  filtration efficace, de traiter l&rsquo;eau sur charbon actif &agrave; titre pr&eacute;ventif et  d&rsquo;opter pour des renouvellements r&eacute;guliers de l&rsquo;eau. On s&rsquo;assurera de faibles  &eacute;carts de temp&eacute;rature et si besoin un traitement UV.</p>
<h2>Reproduction</h2>
<p class="align-j">La  reproduction n&rsquo;est pas r&eacute;alis&eacute;e &agrave; ce jour. Dans la nature, les Ostraciidae vivent  en harem. Le m&acirc;le garde jalousement plusieurs femelles soumises, dispers&eacute;es sur  son territoire.&nbsp; Il leur rend visite  quotidiennement, et vers le mois d&rsquo;octobre en p&eacute;riode de frai, les couples remontent  de 30 m&egrave;tres plusieurs fois vers la surface pour s&rsquo;accoupler, et ainsi de suite  avec chaque femelle. Les conditions naturelles sont difficiles &agrave; reproduire tant  du point de vue de l&rsquo;alimentation que de la maintenance (&eacute;clairement&hellip;), et m&ecirc;me  dans un grand bac et il est peu probable que l&rsquo;on voit un jour des poissons-  coffres d&rsquo;&eacute;levage.</p>
<h2>Mon exp&eacute;rience</h2>
<p class="align-j">Malgr&eacute;  les avertissements habituels de la communaut&eacute; r&eacute;cifale, j&rsquo;ai fais  l&rsquo;acquisition d&rsquo;un <em>Ostracion cubicum</em> juv&eacute;nile. Le caract&egrave;re attrayant du  poisson autant que le d&eacute;sir d&rsquo;en savoir plus sur ce poisson m&rsquo;ont d&eacute;cid&eacute;. </p>
<p class="align-j">Introduit dans un bac de 700 litre mature, j&rsquo;ai rapidement constat&eacute; l&rsquo;aisance  de ce poisson &agrave; se mouvoir dans les courants des pompes à large flux. &Ccedil;a concordait avec les  observations que j&rsquo;avais pu faire un peu plus t&ocirc;t d&rsquo;un petit <em>Lactoria cornuta</em> dans les remous, d&rsquo;un r&eacute;cif frangeant de Mer rouge. Le poisson, ballott&eacute; dans  les vagues pr&egrave;s du bord, ne semblait pas le moins du monde incommod&eacute; pour  chercher sa pitance. <em>O. cubicum</em>,  a pris tr&egrave;s rapidement ses rep&egrave;res en ignorant  les autres qui sont venus l&rsquo;observer tour &agrave; tour. Il cherchait sa nourriture  sur le d&eacute;cor, s&rsquo;est int&eacute;ress&eacute;, sans plus, &agrave; quelques &eacute;ponges et mangeait tout  ce que je lui offrais, &agrave; condition de le distribuer pompes &eacute;teintes. Il faut  avouer que s&rsquo;il &eacute;tait pugnace pour poursuivre et avaler sa p&acirc;t&eacute;e surgel&eacute;e &agrave;  base de poisson, v&eacute;g&eacute;taux, bivalves et c&eacute;phalopode, dans le m&ecirc;me temps il en absorbait dix fois moins que  les autres. Le petit <em>O. cubicum</em> semblait s&rsquo;&ecirc;tre parfaitement adapt&eacute; dans son  nouvel environnement&#8230; et pourtant j&rsquo;ai constaté sa disparition un mois plus  tard, sans signe apparent de maladie ou d&rsquo;affaiblissement. Avec du recul je  suppose que, nourrissant moyennement&nbsp; une  fois par jour, il a dû succomber &agrave; une insuffisance alimentaire que sa carapace n&rsquo;a pas laiss&eacute; para&icirc;tre.</p>
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		<title>Nourrir Chelmon rostratus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2016 23:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[Vivant]]></category>
		<category><![CDATA[chelmon]]></category>
		<category><![CDATA[marin]]></category>
		<category><![CDATA[nourrir]]></category>
		<category><![CDATA[poisson]]></category>
		<category><![CDATA[rostratus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chelmon, besoin d&#8217;attentions Chelmon Rostratus est un poisson réputé difficile &#224; maintenir. Les bacs ne sont pas toujours suffisamment fournis en méiofaune pour subvenir &#224; leurs besoins. La premi&#232;re difficult&#233; est celle de trouver en magasin un spécimen déjà acclimaté à une première nourriture de substition. C&#8217;est en effet le rôle du vendeur de démontrer [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2> Chelmon, besoin d&rsquo;attentions</h2>
<p class="align-j">Chelmon Rostratus est un poisson réputé difficile &agrave; maintenir. Les bacs ne sont pas toujours suffisamment fournis en méiofaune pour subvenir &agrave; leurs besoins. </p>
<p class="align-j">La premi&egrave;re difficult&eacute; est celle de trouver en magasin un spécimen déjà acclimaté à une première nourriture de substition. C&rsquo;est en effet le rôle du vendeur de démontrer que le spécimen est commercialisable, c&rsquo;est à dire acclimaté pour la vente,  par exemple en procédant à une distribution d&rsquo;artémias devant le futur acheteur. </p>
<p class="align-j">Il convient à ce dernier d&rsquo;acclimater le nouvel arrivant une vie en communauté, et la tâche n&rsquo;est pas facile. Les artémias ne sont pas très riches en protéines. Certes le poisson a de l&rsquo;appétit, mais il ne pourra pas  vivre sur ses réserves. Chelmon doit pouvoir assimiler une nourriiture plus riche, mais il doit aussi pouvoir s&rsquo;alimenter de manière autonome dans un bac communautaire. En présence  de poissons véloces, <em>Chelmon rostratus</em> a peu de chance de survie. En effet <em>Chelmon</em> avant tout,  picore sur le substrat. Il  observe sa proie, l&rsquo;analyse, se met à bonne distance, oriente son rostre&#8230; Ce protocole prend du temps. Une fois décidé  &agrave;  gober ce qu&rsquo;il convoite, un autre poisson  l&rsquo;aura probablement subtilisé.</p>
<p class="align-j"> Il est donc indispensable d&rsquo;aider ce poisson à se nourrir de manière plus variée et ce, dès les premiers jours. Une fois bien rétabli, il saura tirer parti des nourrissages collectifs. Je présente ici une méthode simple qui a fait ses preuves. Elle donne plus de chance au spécimen de s&rsquo;accoutumer à des conditions nouvelles pour lui. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 1fr 50%; width:90%; ">
<div class="grille-titre">Mangeoire pour Chelmon rostratus</div>
<div class="textrangee">Voici un petit montage qui laissera à votre poisson tout le loisir de manger à son rythme.</div>
<figure class="figrangee"> <img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/img01.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">Un tube d&rsquo;aspirine ou tout autre tube en plastique opaque. Une grille concave dans le couvercle pour maintenir la nourriture légèrement en arrière de l&rsquo;orifice.Une grille au fond pour maintenir la nourriture proche de la grille précédente. (l&rsquo;article est ancien, je me suis amélioré avec un système impression 3D au bout d&rsquo;un tube convoyeur depuis la surface du bac). </p>
<p>    Ça rappelle une fable de La Fontaine !</p></div>
<figure class="figrangee"> <img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/img02.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">Une fois le tube coincé dans le décor, ouverture vers le bas, Chelmon curieux s&rsquo;interroge sur les vertus de l&rsquo;acide salicylique, surtout quand il est remplacé par un cube d&rsquo;artémias congelés.</div>
<figure class="figrangee"> <img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/img03.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">En général il comprend vite l&rsquo;intérêt du système.</div>
<figure class="figrangee"> <img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/img04.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">Les autres un peu moins,</div>
<figure class="figrangee"> <img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/img05.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">Ils récupèrent cependant quelques miettes.&nbsp;</div>
<figure class="figrangee"> <img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/img06.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">Les poissons sont bien intéresssés par ce qui sort du tube, mais seul C. rostratus peut aller à la source.</div>
<p>  <video style="width:100%; height:auto;" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/aspirine.webm"><source type="video/mp4" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/aspirine.mp4"></video><figcaption class="copyright">Vidéo : Denis TOURNASSAT</figcaption><div class="textrangee">Après quelques temps, ainsi bien nourri et acclimaté peut être acceptera t-il votre préparation maison congelée.</div>
<p>  <video style="width:100%; height:auto;" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/chelmon.webm"><source type="video/mp4" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/chelmon.mp4"></video><figcaption class="copyright">Vidéo : Denis TOURNASSAT</figcaption><div class="textrangee">Après un certain temps, ainsi bien nourri et acclimaté, peut être acceptera t-il votre préparation maison congelée, même posée  sur le raidisseur, à l&rsquo;extérieur du bac. La vidéo est courte, mais cet  instant furtif est réel, capté par mon ami Fred.</div>
<p>  <video style="width:100%; height:auto;" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/videofred.webm"><source type="video/mp4" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nourrirchelmon/videofred.mp4"></video><figcaption class="copyright">Vidéo : Fred SCHOTTER</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">On l&rsquo;a déjà vu,  Chelmon correctement acclimaté à un nourrissage communautaire peut même se nourrir de paillettes en pleine eau. Mais n&rsquo;en demandons pas trop ! </p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/nourrir-chelmon-rostratus/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/nourrir-chelmon-rostratus/">Nourrir Chelmon rostratus</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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