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	<title>Archives des eau - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
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	<title>Archives des eau - Reeflexions</title>
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		<title>Osmolateur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2018 23:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bricolage]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[capteur]]></category>
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		<category><![CDATA[niveau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au risque de vexer les immortels qui n&#8217;ont pas accepté le mot osmolation dans le dictionnaire de l&#8217;Académie française, nous récifalistes, continuerons à l&#8217;utiliser pour évoquer le système de régulation du niveau de l&#8217;eau dans l&#8217;aquarium. Une fonction essentielle pour la vie des animaux hébergés. Du montage le plus simple aux systèmes connectés réalisés et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Au risque de vexer les immortels qui n&rsquo;ont pas accepté le mot <em>osmolation</em> dans le dictionnaire de l&rsquo;Académie française, nous récifalistes, continuerons à l&rsquo;utiliser pour évoquer le système de régulation du niveau de l&rsquo;eau dans l&rsquo;aquarium. Une fonction essentielle pour la vie des animaux hébergés. Du montage le plus simple aux systèmes connectés réalisés et partagés par des bricoleurs compétents, au fil du temps cet article propose des équipements à réaliser soi-même, en s&rsquo;imposant quelques principes de base.</p>
<h2>1. Principes généraux</h2>
<h3>1.1. Osmorégulation et osmolation </h3>
<p class="align-j">La concentration  des sels dissous dans l&rsquo;eau étant différente de celle qui existe dans les tissus des  animaux marins, il se produit des échanges d&rsquo;un milieu vers l&rsquo;autre (osmose). Ces derniers   régulent la concentration osmotique dans les tissus (osmolarité), en adaptant la pression interne (pression osmotique) des fluides transporteurs, par un processus dit d&rsquo;osmorégulation. La salinité marine évolue plus ou moins selon la localisation : peu au large et sur les récifs, plus à proximité des estuaires. La capacité d&rsquo;osmorégulation de chaque espèce est donc variable selon son biotope mais toujours limitée. Pour ne pas atteindre un seuil qui serait létal,  celle d&rsquo;un aquarium marin devrait être maintenue à plus ou moins une unité autour de la moyenne mesurée proche de la surface du lieu d&rsquo;origine : Mer Baltique : S7 à S12&nbsp;; Atlantique S36 à S37&nbsp;; Indopacifique S35 à S37&nbsp;&nbsp;; Méditerranée S38&nbsp;; Mer rouge S39 à S41.</p>
<h3>1.2. Evaporation et osmolation </h3>
<p class="align-j">Cependant, l&rsquo;eau d&rsquo;un  aquarium  tropical s&rsquo;évapore continuellement, d&rsquo;autant plus que la différence de température entre celle-ci et le milieu environnant  est importante. Aussi, l&rsquo;aquariophile doit régulièrement compenser l&rsquo;eau douce évaporée par des ajout d&rsquo;eau pure (déminéralisée, de pluie, distillée, osmosée&#8230;), mais jamais d&rsquo;eau minérale (de conduite, de source), ce qui conduirait à déséquilibrer la composition de l&rsquo;eau de mer.   La conservation de l&rsquo;osmolarité au sein des animaux étant le but ultime, après une certaine contorsion cérébrale, il n&rsquo;en fallait pas plus pour nommer la méthode de régulation du volume d&rsquo;eau  pour y parvenir : <em>osmolation</em>.  Et comme une bonne régulation suppose un système automatique, c&rsquo;est ainsi  que le simple régulateur de niveau est devenu chez les aquariophiles marin  : <em>l&rsquo;osmolateur</em>.</p>
<h3>1.3. L&rsquo;osmolateur</h3>
<p class="align-j">Le marché aquariophile propose nombre de régulateurs de niveau plus ou moins complexes tels que <a href="http://neo3plus.com/fr/osmolateur/340-commande-d-osmolation-smartosmo.html">Smartosmo+++ pompe de Neo3Plus</a>, <a href="https://www.tunze.com/FR/fr/catalogue/katalog-ii.html?user_tunzeprod_pi1%5Bpredid%5D=-infoxunter036"> Osmolator de Tunze</a>, <a href="http://www.blau-aquaristic.com/levelcontrol.html">Level Controller  de Blau</a>, <a href="http://www.autoaqua.com.tw/en/sls-100.html">Smart Level Security d&rsquo;AutoAqua</a>, <a href="https://www.aqua-medic.de/index.php?r=catalog/product&amp;id=396&amp;cid=41">Refill-System Pro</a> ou <a href="https://www.aqua-medic.de/index.php?r=catalog/product&amp;id=167&amp;cid=3">Aquaniveau d&rsquo;Aquamedic,</a> <a href="https://www.preis-aquaristik.de/en/products/technical-stuff-equipment/nano-water-controller.html">Nano Water Controller de Preis</a>&#8230; </p>
<p class="align-j">Nous aborderons ici les possibilités d&rsquo;en bricoler soi-même. Plusieurs méthodes permettent de réaliser un système d&rsquo;osmolation, mais quelques principes éprouvés en aquariophilie marine restent incontournables.</p>
<ul>
<li  class="align-j"><strong>Dérive de salinité</strong> : la  quantité journalière d&rsquo;eau osmosée disponible doit être limitée. L&rsquo;usage d&rsquo;une réserve tampon est préférable à un osmoseur débitant directement dans la cuve. En général, le volume d&rsquo;eau de la réserve représente  1 à 2 jours d&rsquo;évaporation soit 1 à 1,5&nbsp;% de celui  de l&rsquo;installation, de telle sorte qu&rsquo;un vidage total  de la réserve représenterait une dérive  de salinité ΔS&nbsp;inférieure à 0,5, le temps d&rsquo;intervenir sur dans les deux à trois jours.</li>
<li class="align-j"><strong>Sécurité électrique</strong>&nbsp;: bien sûr aux normes, dans un environnement d&rsquo;eau de mer il est préférable d&rsquo;utiliser autant que possible des équipements en très basse tension de sécurité&nbsp;: 12 ou 24 Volt en courant continu.</li>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/12.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/12.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Ingénieuse protection du flotteur contre les intrusions animales.</figcaption><figcaption class="copyright"><a href="http://www.aquario-poitou-charentes.fr/viewtopic.php?t=632">xfifi</a></figcaption></figure>
<li class="align-j"><strong>Contaminations</strong> : la réserve d&rsquo;eau osmosée  est fermée et en matériau non toxique.</li>
<li class="align-j"><strong>Sécurité de fonctionnement</strong> : l&rsquo;osmolation étant une fonction critique, le capteur de niveau, organe essentiel, est en principe doublé d&rsquo;un second capteur de secours monté décalé en hauteur de 1&nbsp;cm. On peut également protéger les capteurs au moyen d&rsquo;un carter, de toute intrusion d&rsquo;un animal (gastéropode, Bernard l’ermite&#8230;) pouvant en bloquer le fonctionnement. Ce carter atténue également  l&rsquo;effet des vaguelettes à proximité.</li>
<li  class="align-j"><strong>Fiabilité de la pompe</strong>&nbsp;: sauf utilisation d&rsquo;une pompe à détection de marche à sec, un capteur de niveau bas dans la réserve d&rsquo;eau osmosée permet d&rsquo;arrêter la pompe, évitant ainsi tout risque de détérioration.</li>
<li  class="align-j"><strong>Anti retour</strong> : à l&rsquo;arrêt de la pompe d&rsquo;injection,  le tuyau ne doit pas siphonner  l&rsquo;eau de la cuve technique. Pour ce, l&rsquo;extrémité du tuyau est fixée au-dessus de la surface de la cuve. Un clapet antiretour pourrait faire l&rsquo;affaire s&rsquo;il ne présente pas de risque d&rsquo;obturation.</li>
<li  class="align-j"><strong>Positionnement</strong> : Les capteurs de niveau doivent être positionnés exactement à la hauteur souhaitée. Un support réglable permet de s&rsquo;adapter aux évolutions de la configuration. Il doivent également conserver leur position en toutes circonstances, il faut donc privilégier une fixation mécanique aux aimants, et proscrire les ventouses.</li>
</ul>
<p></p>
<h3 class="align-j">1.2. Rappel sur le montage des capteurs de niveau à flotteurs</h3>
<p class="align-j">Nombre de  capteurs  sont possibles selon leurs performances&nbsp;: à flotteurs,    optiques, capacitifs, inductifs, à ultrasons, transmetteurs de pression&#8230;  . Les premiers présentent un bon rapport performance/fiabilité/prix pour notre usage.</p>
<div class="grille pos-centre" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr); ">
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/05a.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/05a.jpg"></a></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/05b.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/05b.jpg"></a></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Les capteurs peuvent être fixés directement à la paroi du contenant après perçage d&rsquo;un orifice. Si cette technique permet de les démonter de l&rsquo;extérieur en présence de  cuves volumineuses que l&rsquo;on peut vider,  l&rsquo;aquariophile préfère les fixer de manière fiable à un emplacement choisi au moyen d&rsquo;un support de préférence réglable en hauteur.</p>
<p class="align-j">Les capteurs de niveau à flotteurs, verticaux coulissants ou horizontaux à leviers, sont pourvus d&rsquo;un interrupteur à lames souples ou interrupteur Reed (ILS). Leur axe central comporte deux lames attirées l&rsquo;une vers l&rsquo;autre, lors du rapprochement de l&rsquo;aimant inclus dans le flotteur. La nature du contact normalement ouvert (NO) ou normalement fermé (NO), obtenu en l&rsquo;absence de poussée hydrostatique, dépend du montage du capteur (suspendu ou supporté) et de la position de l&rsquo;aimant dans le flotteur. Dans les capteurs verticaux, ce dernier peut être inversé après démontage d&rsquo;un circlips. Les modèles haut de gamme disposent d&rsquo;un repère sur le flotteur. En son absence il convient d&rsquo;en vérifier le sens  avant montage.</p>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/01.png" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/01.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Montage d&rsquo;un capteur de niveau à flotteur : la nature du contact varie selon le montage du capteur et le sens du flotteur.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2 class="align-j">2. Osmolateur  simple, sans relais ajouté</h2>
<p class="align-j">Il n&rsquo;est pas d’équipement plus simple quand on utilise une pompe d&rsquo;osmolatio  très basse tension (12V CC), facilement réalisable, pour une quinzaine d&rsquo;euros : un capteur de niveau commande un contacteur (type ILS inclus dans le capteur flotteur) qui actionne une pompe à eau. Il s’agit alors d’un système basique, indépendant qui fonctionnera quoi qu’il advienne, sauf à le débrancher. </p>
<h3>2.1 &#8211; Matériel</h3>
<ul>
<li class="align-j">Une alimentation 12V CC 1 à 1,5 A selon la pompe choisie, à environ 3&nbsp;€. </li>
<li class="align-j"> Deux capteurs de niveau pour la cuve à 1&nbsp;€ pièce&nbsp;: 1 pour le maintien du niveau, un second en sécurité. </li>
<li class="align-j"> Un capteur de niveau bas pour la réserve : une option si la pompe ne dispose pas de sécurité de fonctionnement à sec. </li>
<li class="align-j"> Une pompe à eau 12V CC à 5&nbsp;€ avec éventuellement une sécurité de fonctionnement à sec. </li>
<li class="align-j">Un boîtier de connexions électrique ABS 85x60x35&nbsp;mm à 2&nbsp;€ et passe-câbles.</li>
</ul>
<div class="grille pos-centre" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);">
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04a.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Alimentation 12&nbsp;VCC.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04b.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Capteur de niveau<a href="http://www.marin86.com/t1026-osmolateur-pour-pas-cher"></a>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04c.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04c.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Pompe 12&nbsp;VCC.</figcaption></figure>
</div>
<h3>2.2 &#8211; Montage d&rsquo;un osmolateur sans relai</h3>
<p dir="ltr">Les connexions sont rassemblées dans un boîtier étanche. Les deux capteurs de cuve sont montés NF (normalement fermés, quand ils ne flottent pas), en série. La pompe s&rsquo;arrête quand l&rsquo;un de ces flotteurs passe en position haute (le contact s&rsquo;ouvre). Le capteur de réserve est monté NO (normalement ouvert, quand il ne flotte pas). La pompe s&rsquo;arrête en l&rsquo;absence d&rsquo;eau et s&rsquo;active quand ce flotteur est en position haute.</p>
<p class="align-j">Ce montage de base permet de faire fonctionner capteur et pompe sur la même ligne 12&nbsp;VCC.
</p>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/02.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/02.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Montage d&rsquo;un osmolateur automatique simple en très basse tension de sécurité (12 VCC).</figcaption></figure>
<h2>3. Osmolateur  avec relais ajouté</h2>
<p class="align-j">Le relais permet de dissocier le circuit de commande (capteur) avec celui de puissance (pompe). Il offre une meilleure protection contre les surtensions.</p>
<h3>3.1 Utilisation d&rsquo;un relais basique</h3>
<p class="align-j">Ce montage également 12&nbsp;VCC  dissocie capteur et pompe. Un commutateur permet un fonctionnement manuel pour injecter de l&rsquo;eau, automatique et arrêt. Les diodes de roue libre (respecter le sens de branchement), optionnelles, évitent la détérioration du relais en cas de surtension. Le relais est du type SRD 12VDC SL-C.
</p>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/02b.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/02b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Montage d&rsquo;un osmolateur automatique en très basse tension de sécurité (12 VCC) avec relais.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>3.2. Utilisation d&rsquo;un module relais optocoupleur</h3>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04e.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04e.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Module relais avec optocoupleur.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le schéma précédent nécessite quelques soudures. Le commerce propose des&nbsp; modules prêts à câbler, avec toute l&rsquo;électronique de protection intégrée. Il en est un particulièrement apprécié par le bricoleur,  déclenché par un <strong>optocoupleur</strong>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un commutateur optique ne nécessitant qu&rsquo;un  courant  très faible, donc pilotable  directement par la sortie d&rsquo;un microprocesseur. De plus l&rsquo;optocoupleur établit une barrière franche entre la commande (capteur) et le relais qui commande la pompe, que cette dernière  soit en très basse tension de sécurité 12, 24, 32&nbsp;V ou 230&nbsp;V. </p>
<p class="align-j">Le schéma qui suit utilise un tel module. Ce dernier étant prévu pour un usage avec microprocesseur, il faut adapter les connexions à notre cas. L&rsquo;usage montre que l&rsquo;on a parfois besoin de déconnecter l&rsquo;osmolateur (interventions dans l&rsquo;aquarium) ou au contraire le faire fonctionner manuellement (rattrapage de niveau). D&rsquo;où l&rsquo;interrupeteur et les voyants optionnels. On peut noter que :</p>
<ul>
<li>La commande IN est reliée à l&rsquo;alimentation DC+. En effet, n&rsquo;étant pas piloté par un microprocesseur, l&rsquo;optocoupleur doit être alimenté pour que le module fonctionne lorsque le courant est établi par les capteurs de niveau (flotteurs).</li>
<li>Le cavalier est enfiché en position HIGH. En effet le relais doit s&rsquo;activer lorsque l&rsquo;optocoupleur est alimenté en courant.</li>
<li>La pompe est connectée à la sortie 12 VCC NO (normalement ouvert. En effet la pompe ne fonctionne pas normalement quand le capteur ne détecte pas le niveau bas. </li>
<li>Bien entendu les capteurs de niveau sont en position NO. Si tel n&rsquo;est pas le cas, on peut retourner le flotteur comme précisé plus haut.</li>
<li>Les connexions à l&rsquo;interrupteur et aux  voyants Auto et Marche sont optionnelles si l&rsquo;on souhaite un système ne fonctionnant qu&rsquo;en mode automatique.</li>
</ul>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/14.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/14.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Montage d&rsquo;un osmolateur automatique 12 VCC avec relais-optocoupleur.</figcaption></figure>
<h3>3.3. Réalisations personnelles.</h3>
<div class="grille pos-centre" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);">
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10b.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10b.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photos : <a href="http://www.marin86.com/t1026-osmolateur-pour-pas-cher">Montage de xo86</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10c.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10c.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photos :<a href="http://www.reef-guardian.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=462">Montage de Laurent</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10e.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10e.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photos :Inconnu</figcaption></figure>
</div>
<div class="grille pos-centre" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);">
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10f.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10f.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photos : <a href="http://www.recifalgeneve.com/l27osmolateur.html">RécifalGenève</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10a.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10a.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photos : <a href="http://www.cap-recifal.com/topic/690-osmolateur-diy-de-natanaelsolo/">Osmolateur DIY de natanaelsolo</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10d.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10d.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photos : <a href="http://aqua-21.forumactif.com/t4477-osmolateur-maison-fabrication">Montage de José71</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10g.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/10g.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photos : Denis Tournassat</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2>4. Osmolateur programmé avec Arduino</h2>
<p class="align-j">On peut souhaiter gérer la pompe de mise à niveau en fonction d&rsquo;autres paramètres (détection de dysfonctionnement ou de fuites d&rsquo;eau, plage horaires, asservissement à un osmoseur&#8230;). Dans ce cas, l&rsquo;osmolateur doit pouvoir communiquer des informations (état d&rsquo;un capteur…) à un automate qui sera lui-même en mesure de piloter le maintien du niveau en fonction d&rsquo;un ensemble de critères. Quel automate permet d&rsquo;entrer doucement dans le monde de la robotique sinon le microcontrôleur Arduino.</p>
<p class="align-j">Cet osmolateur d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;euros est ici programmé sur carte Arduino. Une première étape avant d&rsquo;aborder d&rsquo;autres options plus complexes.</p>
<h3>4.1. Matériel</h3>
<ul>
<li> Une carte Arduino UNO :<a href="https://store.arduino.cc/arduino-uno-rev3"> l&rsquo;original UNO rev3 </a> ou un clone à environ 4 €, avec communication Atmega 16U2 d&rsquo;origine. </li>
<li> Une carte relais  5&nbsp;VCC 1 voie à 1 €. De nombreux  relais sont commandés par une bobine. D&rsquo;autres commandés par optocoupleur ont l&rsquo;avantage de nécessiter un faible courant 5&nbsp;mA qui permet de les brancher directement sur la carte. C&rsquo;est intéresant pour les systèmes simples comme celui-ci. Ces derniers peuvent être à signal haut (contact quand le courant passe) ou bas, ou les deux, le programme est adapté selon le cas.</li>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/11.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/11.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Polarités de l&rsquo;alimentation sur la carte Arduino Uno.</figcaption></figure>
<li> Des fils de connexions mâles/femelle ( 1 €). </li>
<li> Deux capteurs de niveau (1 € pièce) en polypropylene, montés décalés d&rsquo;un centimètre. Des capteurs optiques ou capacitifs pourraient convenir). </li>
<li>Un capteur de niveau identique pour la réserve d&rsquo;eau.</li>
<li> Une alimentation électrique 12V 2A (3 €). Le choix de cette tension maximum autorisée, au lieu de 9&nbsp;V, permet d&rsquo;y connecter la pompe sans besoin d&rsquo;une autre alimentation et sans surchauffe du microcontrôleur.</li>
<li> Une pompe à eau 12 V CC, environ 1 A, H 3 m, 400  l/h à 5 €. La photo ci-contre repère les polarités de l&rsquo;alimentation du microcontrôleur si l&rsquo;on préfère y souder les fils de pompe.</li>
<li> Un commutateur à bascule (0,5 €), optionnel pour désactiver l&rsquo;osmolation sans arrêter le µcontrôleur.</li>
<li>Un boîtier de connexions électrique ABS 115x90x55&nbsp;mm à 2&nbsp;€<span class="align-j"> et passe-câbles</span> dans lequel on percera les trous de connexion USB (éventuellement pour mettre à jour le programme), de l&rsquo;alimentation 12&nbsp;VCC et des accessoires.</li>
<li>Connecteurs Jack mâles et femelles 5,5&#215;2,1&nbsp;mm, éventuellement, pour démonter facilement le boitier, les capteurs et la pompe lors des maintenances.</li>
</ul>
<div class="grille pos-centre" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);">
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04d.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04d.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Carte microcontrôleurArduino Uno.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne "><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04e.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04e.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Relais 5&nbsp;V à optocoupleur signal haut/bas par cavalier.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04f.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04f.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Câbles de connexions.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04g.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/04g.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Commutateur à bascule.</figcaption></figure>
</div>
<h3>4.2. Montage</h3>
<figure class="figcolonne pos-centre"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/03.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmolateur/03.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Montage d&rsquo;un osmolateur automatique avec microcontrôleur type Arduino Uno.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto;">
<p><strong>Pratique</strong></p>
<p>  <span class="align-j">Les courants  circulant dans un microcontrôleur ou les circuits de commande peuvent être très faibles et facilement perturbés, rendant rapidement le programme inopérant. Il est essentiel de réaliser un montage isolé dans un boitier, sans contact parasite, avec des  connexions fiables, surtout au niveau des masses  ou Gnd (ground) communes. La carte est fixée, éventuellement rehaussée par des entretoises vissées, de même que le module relais. <br />
  Les connexions de broches individuelles directement insérés dans les pins d&rsquo;une carte Arduino, habituellement utilisées pour tester les programmes,  ne sont pas sûres lors d&rsquo;un usage de longue durée. Pour ce type de fabication unitaire, on peut utiliser une plaque d&rsquo;expérimentation intermédiare pour y souder les broches (pins mâles) et des accessoires tels que les relais basse tension ou les connecteurs. Cette dernière est alors simplement embrochée sur la carte microcontrôleur, facilitant les montages et démontages.</span> </div>
<h3>4.3. Code Arduino du programme d&rsquo;osmolation</h3>
<h4 class="align-j">4.3.1. Paramétrage de la carte</h4>
<p class="align-j">A ce stade on sait connecter une carte Arduino au PC, paramétrer l&rsquo;IDE (Environnement de développement intégré) de l&rsquo;Arduino ou un autre et téléverser le programme dans le microcontrôleur (MCU). A défaut, ce tuto<a href="https://www.carnetdumaker.net/articles/installation-et-prise-en-main-de-environnement-de-developpement-arduino-genuino/"> Installation et prise en main de l&rsquo;IDE Arduino</a> sera utile. On connaît également les rudiments du langage Arduino. Il  suffit ici de savoir quelques instructions et leur syntaxe, sinon un simple copier/coller du code ci-dessous fera l&rsquo;affaire si on utilise les mêmes matériels.
</p>
<h4>4.3.2. Code du programme</h4>
<p class="align-j">Il maintient le niveau d&rsquo;eau de la cuve par injections d&rsquo;eau de réserve durant un temps minimum déterminé par l&rsquo;aquariophilie, selon son installation, de manière à préserver la pompe. Le code est prévu pour un relais à signal haut (le passage du courant active le relais). La fonction millis() assure des temporisations sans bloquer le programme.</p>
<div class="figcolonne" style="width:80%; "><figcaption class="grille-titre">Programme 1 : µcontrôleur Arduino Uno, capteur cuve, relais pompe réserve, durée d&rsquo;injection paramétrable</figcaption><pre class="figcolonne" style="max-height:300px; overflow:auto; border:1px solid #666; word-wrap:break-word">
  <code> 
<span style="color:green;">/* Programme pour osmolation d&#39;un aquarium : */ </span>
<span style="color:green;">/* Maintien le niveau d&#39;eau au moyen de capteurs de niveau, par injections d&#39;une pompe placée dans une réserve d&#39;eau. La durée d&#39;injection prédéfinie évite les déclenchements intempestifs et préserve la pompe.</span><span style="color:green;">*/</span>
<span style="color:green;">//&nbsp;Paramétrage</span>
<span style="color:blue;">const</span>&nbsp;<span style="color:blue;">unsigned</span>&nbsp;<span style="color:blue;">long</span>&nbsp;DUREE_MIN_OSMOL&nbsp;=&nbsp;20000;&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Durée&nbsp;minimum&nbsp;d&#39;osmolation&nbsp;en&nbsp;milliseconde&nbsp;(20000ms&nbsp;=&nbsp;20s)</span>
<span style="color:green;">//&nbsp;Déclarations&nbsp;des&nbsp;connexions&nbsp;sur&nbsp;carte&nbsp;et&nbsp;des&nbsp;variables</span>
<span style="color:blue;">const</span>&nbsp;<span style="color:#2b91af;">byte</span>&nbsp;PIN_RELAIS&nbsp;=&nbsp;12;&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Numéro&nbsp;du&nbsp;pin&nbsp;pour&nbsp;le&nbsp;relais</span>
<span style="color:blue;">const</span>&nbsp;<span style="color:#2b91af;">byte</span>&nbsp;PIN_CAPTEUR&nbsp;=&nbsp;9;&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Numéro&nbsp;du&nbsp;pin&nbsp;pour&nbsp;les&nbsp;capteurs&nbsp;de&nbsp;niveau</span>
<span style="color:blue;">unsigned</span>&nbsp;<span style="color:blue;">long</span>&nbsp;temps_debut_osmolation;&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Variable&nbsp;de&nbsp;type&nbsp;long&nbsp;non&nbsp;signée&nbsp;pour&nbsp;enregristrer&nbsp;un&nbsp;temps</span>
<span style="color:blue;">void</span>&nbsp;setup()&nbsp;{&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Initialisation&nbsp;du&nbsp;programme</span>
	pinMode(PIN_CAPTEUR,&nbsp;<span style="color:#6f008a;">INPUT_PULLUP</span>);&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Affecte&nbsp;le&nbsp;mode&nbsp;Entrée&nbsp;au&nbsp;pin&nbsp;capteur.&nbsp;En&nbsp;l&#39;absence&nbsp;de&nbsp;branchement,&nbsp;la&nbsp;résistance&nbsp;interne&nbsp;Pullup&nbsp;tire&nbsp;vers&nbsp;un&nbsp;état&nbsp;HIGH&nbsp;non&nbsp;aléatoire.</span>
	pinMode(PIN_RELAIS,&nbsp;<span style="color:#6f008a;">OUTPUT</span>);&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Affecte&nbsp;le&nbsp;mode&nbsp;Sortie&nbsp;(envoi&nbsp;d&#39;un&nbsp;signal)&nbsp;au&nbsp;pin&nbsp;du&nbsp;relais</span>
}
<span style="color:blue;">void</span>&nbsp;loop()&nbsp;{&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Programme&nbsp;en&nbsp;boucle</span>
	<span style="color:blue;">if</span>&nbsp;(digitalRead(PIN_CAPTEUR)&nbsp;==&nbsp;<span style="color:#6f008a;">LOW</span>)&nbsp;{&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Si&nbsp;le&nbsp;pin&nbsp;du&nbsp;capteur&nbsp;est&nbsp;LOW&nbsp;(contact&nbsp;pullup&nbsp;fermé,&nbsp;flotteur&nbsp;bas)</span>
		digitalWrite(PIN_RELAIS,&nbsp;<span style="color:#6f008a;">HIGH</span>);&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Envoie&nbsp;du&nbsp;courant&nbsp;au&nbsp;pin&nbsp;relais,&nbsp;la&nbsp;pompe&nbsp;injecte&nbsp;de&nbsp;l&#39;eau</span>
		temps_debut_osmolation&nbsp;=&nbsp;millis();&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Affecte&nbsp;le&nbsp;temps&nbsp;actuel&nbsp;au&nbsp;début&nbsp;d&#39;osmolation</span>
	}
	<span style="color:blue;">else</span>&nbsp;{&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Sinon,&nbsp;si&nbsp;le&nbsp;flotteur&nbsp;est&nbsp;en&nbsp;haut</span>
		<span style="color:blue;">if</span>&nbsp;(millis()&nbsp;&gt;&nbsp;temps_debut_osmolation&nbsp;+&nbsp;DUREE_MIN_OSMOL)&nbsp;{&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;Si&nbsp;la&nbsp;durée&nbsp;d&#39;osmolation&nbsp;dépasse&nbsp;la&nbsp;durée&nbsp;min</span>
			digitalWrite(PIN_RELAIS,&nbsp;<span style="color:#6f008a;">LOW</span>);&nbsp;<span style="color:green;">//&nbsp;N&#39;envoie&nbsp;plus&nbsp;de&nbsp;courant&nbsp;sur&nbsp;le&nbsp;pin&nbsp;relais,&nbsp;la&nbsp;pompe&nbsp;s&#39;arrête</span>
		}
	}
}      
  </code>
</pre>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2 class="align-j">5. Autres options à venir&#8230;</h2>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p align="right">Frenatus, Denis TOURNASSAT, Olivier WIDAR</p>
<p align="center"><em>Article publié sur Cap récifal le 13 mars 2018 avec l&rsquo;aimable autorisation des contributeurs et mis à jour.</em></p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/osmolateur-niveau-eau-aquarium/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/osmolateur-niveau-eau-aquarium/">Osmolateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Circuit d&#8217;eau : 2 Dimensionnement de la canalisation (remontée, descente)</title>
		<link>https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/</link>
					<comments>https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2017 23:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[circuit]]></category>
		<category><![CDATA[descente]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[remontée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La première partie de cet article a permis d&#8217;acquérir la mallette du bon petit physicien. Super ! Mais l&#8217;aquariophile doit répondre à des questions bien plus concrètes. Le diamètre choisi sera-t-il suffisant ? Les coudes et vannes réduiront-ils dangereusement le débit ? Le tuyau sera-t-il plein et quelle marge restera-t-il ? Existe-t-il des risques d&#8217;engorgements [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/">Circuit d&rsquo;eau : 2 Dimensionnement de la canalisation (remontée, descente)</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
     .imgformule {
         width:100%;
         max-width:250px;}
    </style>
<p class="align-j">La première partie  de cet article a permis d&rsquo;acquérir la mallette du bon petit physicien. Super ! Mais l&rsquo;aquariophile   doit répondre à des questions bien plus concrètes. Le diamètre choisi sera-t-il suffisant ? Les coudes et vannes réduiront-ils dangereusement le débit ?  Le tuyau sera-t-il plein et quelle marge restera-t-il ? Existe-t-il des risques d&rsquo;engorgements ? Cette seconde partie  répond à toutes ces questions avec, en prime, des calculateurs bien utiles !</p>
<p class="align-c"><a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-donnees-calcul/" target="_self" rel="noopener">1 : Données de calcul</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/" target="_self" rel="noopener">2 : Dimensionnement</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-realisation-systeme-remontee-descente/" target="_self" rel="noopener">3 : Réalisation</a></p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le dimensionnement de la canalisation est le processus de calcul permettant, à partir des données imposées et choisies, de déterminer les caractéristiques de l&rsquo;écoulement, de manière à valider ces données ou de les reconsidérer. Il s&rsquo;agit de répondre à des questions précises  :</p>
<ul>
<li>Quel diamètre<strong> </strong>dois-je adopter pour évacuer le débit  prévu, compte tenu du circuit envisagé  (matériau, diamètre, longueur, hauteur et accessoires) ? </li>
<li>Quel sera alors le taux de remplissage du conduit ; sera-t-il plein ou aéré au débit maximum  ?</li>
<li>Serai-je confronté à des phénomènes perturbants ?</li>
</ul>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1c.png" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1c.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 1 : Seconde  étape, le dimensionnement permet de calculer les caractéristiques de l&rsquo;écoulement et de le valider par rapport aux objectifs initiaux.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp; </p>
<p class="align-j">Il nous faut maintenant endosser la tenue du petit hydraulicien pour avancer dans le processus de dimensionnement rappelé ici (fig.&nbsp;2).</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"><figcaption class="grille-titre">figure 2    : Processus général de dimensionnement d&rsquo;une canalisation</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/24.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/24.png"></a><br /><figcaption class="figlegende">Ce processus représente le cas général de dimensionnement d&rsquo;une canalisation. Complexe pour les circuits d&rsquo;évacuation gravitaire, partiellement pleins, il est plus simple pour des circuits d&rsquo;alimentation sous pression.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2 class="align-j">1. Taux de remplissage  et diamètre hydraulique  d&rsquo;une canalisation</h2>
<p class="align-j"><span class="align-j">Un écoulement à  surface libre qui occupe partiellement la canalisation se définit par son <em>taux de remplissage</em>. Le diamètre intérieur du conduit n&rsquo;étant plus la référence, c&rsquo;est le taux de remplissage  qui définit la section réelle de l&rsquo;écoulement et qui permet de procéder aux calculs. De plus,  des  évènements plus ou moins prévisibles, peuvent  générer un engorgement  de la canalisation d&rsquo;évacuation. La sécurité  impose donc de calculer la section d&rsquo;une canalisation qui soit en mesure d&rsquo;absorber une augmentation momentanée du débit tout en conservant, autant que possible, le régime d&rsquo;écoulement. Le taux de remplissage permet alors d&rsquo;évaluer la criticité de ces évènements.</span></p>
<h4>1.1 Taux de remplissage</h4>
<p class="align-j">En hydraulique, le taux de remplissage T<sub>r</sub> d&rsquo;un conduit ne s&rsquo;exprime pas, comme on pourrait l&rsquo;imaginer, en fonction de  la proportion de la section immergée.  Les hydrauliciens définissent ce   taux      comme le rapport de la hauteur de remplissage <em>h</em> au diamètre intérieur <em>D<sub>i</sub></em> du conduit. La figure&nbsp;2 représente cette hauteur dans une canalisation circulaire. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"    alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f21.png"> </div>
<div class="textrangee"
      
  

<td>T<sub>r</sub> : Taux de remplissage par le liquide [%] <br />
    h: Hauteur du liquide [m]<br />
    D<sub>i</sub> : Diamètre intérieur [m]
</div><figcaption class="figlegende">Formule 1</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Dans la pratique,  les circuits des évacuations naturelles gravitaires sont calculés de telle sorte que  le taux de remplissage soit, selon leur fonction, de 50&nbsp;% à 85&nbsp;% maximum, de manière à assurer le transport des particules,  tout en se réservant une marge pour éviter les engorgements et le siphonage  dans les conduites  inclinées. Certains aquariophiles choisissent délibérément de noyer la canalisation de descente gravitaire, le taux de remplissage est alors de 100&nbsp;%.</p>
<h5 class="align-j">Taux de remplissage&#8230; théorique !</h5>
<p class="align-j">Mais, <em>direz-vous</em>, comment calculer le taux de remplissage <em>T<sub>r</sub> </em>quand on ne connait pas la hauteur <em>h</em> ? Bonne question, car c&rsquo;est bien la situation la plus fréquente quand il n&rsquo;est pas imposé. Dans ce cas, on débute un premier calcul avec  un taux théorique et puis on vérifie que le débit obtenu est celui souhaité. Dans la négative, on recommence avec une valeur plus approchante et ainsi de suite. C&rsquo;est l&rsquo;itération C de la figure 1.</p>
<div class="commentaire"><strong>Rayon et rayon</strong></p>
<p>  Prudence ! Il ne faut jamais assimiler le rayon hydraulique  R<sub>h</sub> au rayon géométrique R<sub>i</sub>. <strong>R<sub>h</sub> est toujours différent de R<sub>i</sub></strong>, même si la canalisation est pleine.  En effet :</p>
<p class="align-j"> &#8211; Le rayon  d&rsquo;une canalisation circulaire vaut bien la moitié de son diamètre (R<sub>i</sub>&nbsp;=&nbsp;D<sub>i</sub>/2),  mais son rayon hydraulique vaut le quart du diamètre hydraulique (R<sub>h</sub> = D<sub>h</sub>/4). <br />
    &#8211;<br />
    Dans un conduit   en charge,   la hauteur h est  égale au diamètre du conduit Di. Dans ce cas, D<sub>h</sub>&nbsp;= D<sub>i</sub> mais R<sub>h</sub> &nbsp;= R<sub>i</sub> /2.</p>
</div>
<h3>1.2. Diamètre hydraulique, rayon hydraulique</h3>
<p class="align-j">Le débit  d&rsquo;un liquide dans une canalisation pleine dépend de sa section (ou du diamètre) et de la vitesse moyenne du fluide, laquelle est en relation avec  la surface de frottement, autrement dit son périmètre mouillé <em>P<sub>m</sub></em>. Mais, comment  calculer un débit avec les dimensions de cette même canalisation quand elle est incomplètement remplie ? Les hydrauliciens raisonnent  à partir d&rsquo;une section circulaire théorique, quelle que soit d&rsquo;ailleurs la  forme géométrique du conduit,   qui engendrerait la même perte de pression linéique pour une même vitesse. Le   diamètre de ce cercle  est appelé <em>diamètre hydraulique</em> <em>D<sub>h</sub></em>. Par définition, le rayon hydraulique <em>R<sub>h</sub></em>. est le rapport entre la <em>surface mouillée</em> Sm et le <em>périmètre mouillé</em> <em>P<sub>m</sub></em>.  Le taux de remplissage est pris en compte avec l&rsquo;angle <em>θ</em> (thêta), exprimé en radian, formé par la hauteur <em>h</em>. La figure 3 précise toutes les formules nécessaires. Les calculs hydrauliques  des écoulements  à surface libre   utilisent le rayon  hydraulique et non le rayon géométrique du conduit. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/5.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/5.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 3 : Expression du rayon  hydraulique et du diamètre hydraulique à partir de la hauteur h représentant le taux de remplissage.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j"><span class="align-j">Le rayon hydraulique représente en quelque sorte, l&rsquo;ampleur des frottements superficiels : plus le rayon hydraulique augmente, plus la section s&rsquo;écoulant augmente par rapport à la surface frottante des parois. De ce fait, la perte de charge </span>est  d&rsquo;autant plus faible que le rayon hydraulique est grand. On peut  alors comprendre cette notion parfois difficile à assimiler :</p>
<ul>
<li>Dans l&rsquo;écoulement libre   d&rsquo;un conduit circulaire, à débit constant la vitesse   augmente avec le diamètre.</li>
<li>Dans l&rsquo;écoulement en charge d&rsquo;un conduit circulaire, à débit constant la vitesse   diminue avec le diamètre.</li>
</ul>
<h2 class="align-j">2. Vitesse d&rsquo;écoulement</h2>
<p class="align-j">Nous avons vu que les vitesses  se répartissent  irrégulièrement dans la section du conduit. Elles sont faibles au plus près de la surface de la canalisation  et même nulles au contact, du fait des frottements dus aux aspérités superficielles. Dans cette zone, la <em>couche limite</em> (fig.&nbsp;3 et 4), les vitesses atteignent des valeurs propices aux sédimentations. C&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;en hydraulique urbaine, on préconise des vitesses supérieures à 0,7 m/s.</p>
<p class="align-j">Dans la pratique, pour procéder aux calculs, on  considère  la vitesse moyenne V (formule&nbsp;2).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"> <strong>V = Q<sub>v</sub> / S</strong> </div>
<div class="textrangee">V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    Q<sub>v</sub> : Débit volumique <span class="align-j">[m<sup>3</sup>.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    S : Surface de la section [m<sup>2</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 2</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p class="align-j"> La vitesse minimum limite de sédimentation est  normalement dépassée dans les circuits d&rsquo;un aquarium en  PVC rigide dont la  rugosité est très faible, à condition que le diamètre ne soit pas trop important dans des zones à faible déclivité. Mais les vitesses  sont propices au développement de nombreux organismes, des bactéries aux vers filtreurs, qui s&rsquo;y développent, augmentant ainsi la perte de charge. L&rsquo;aquariophile ne peut échapper à la corvée du nettoyage annuel des canalisations.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h5 class="align-j">Vitesse&#8230; théorique !</h5>
<p class="align-j">De même que pour le taux de remplissage d&rsquo;un écoulement à surface libre, comment calculer la vitesse V si la section mouillée est inconnue&nbsp;? Dans cette situation, on utilise le taux de remplissage théorique ci-dessus pour calculer une vitesse théorique qui donne un certain débit. Puis on recommence le calcul avec un autre taux, donc une autre vitesse, jusqu&rsquo;à ce que le débit calculé soit identique au débit souhaité. C&rsquo;est toujours l&rsquo;itération C de la figure 1.</p>
<h2>3. Régimes d&rsquo;écoulements : laminaire, turbulent, permanent, transitoire</h2>
<h4>3.1. Régime d&rsquo;écoulement permanent</h4>
<p class="align-j">Un régime d&rsquo;écoulement est dit <em>permanent</em> (ou <em>stationnaire</em><strong><em>)</em></strong> si ses caractéristiques physiques (pression,   température, vitesse, masse volumique&#8230;) sont indépendantes du temps.  La vitesse locale est indépendante du temps,  elle peut être variable entre deux zones du fait de  la géométrie. Les calculs d&rsquo;un système d&rsquo;écoulement  sont effectués en supposant le régime permanent. Il  doit donc être conçu pour tendre vers cet état, ce qui n&rsquo;est pas toujours facile comme on va le voir.</p>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16a.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16a.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 4 : Profil de vitesses  en régime  laminaire.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Un régime d&rsquo;écoulement  permanent, peut se structurer sous deux états : <em>laminaire</em> ou <em>turbulent</em>.</p>
<p class="align-j"><em>Laminaire</em> (fig&nbsp;4) : Un écoulement est dit laminaire lorsque la vitesse des particules est faible et que les lignes de courant sont régulières,  parallèles aux parois du contenant. Le profil de vitesse se répartit de manière hyperbolique dans la section du conduit. Dans cette configuration, les forces visqueuses de cisaillement sont supérieures aux forces de frottement. Les calculs de conservation de l&rsquo;énergie peuvent être traités par le théorème de Bernouilli adapté à l&rsquo;étude de tels écoulements. </p>
<div style="clear:both"></div>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16b.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16b.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 5: Profil de vitesses  en régime  turbulent.</figcaption></figure>
<p class="align-j"><em>Turbulent</em> (fig.&nbsp;5) : un écoulement est turbulent lorsque les directions des  particules se déplacent en tourbillons, dont la taille, la localisation et l&rsquo;orientation varient constamment, de manière désordonnée. <span class="align-j">Ils apparaissent lorsque la vitesse est importante par rapport aux forces de viscosité. Les écoulements turbulents restent difficilement prévisibles du fait de leurs variations  de lieu et de temps et beaucoup plus difficiles à traiter par le calcul, mais l</span>a dissipation des énergies génère finalement un <span class="align-j"> profil des vitesses  plutôt régulier.  Dans cette configuration, la vitesse décroit de manière brutale au plus près des parois.</span>
</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie<br />
  </strong><br />
  Les écoulements  d&rsquo;un aquarium sont rarement laminaires. On les obtient  en amont du déversoir et parfois dans des grosses canalisations rectilignes,  à faible déclivité et partiellement remplies.<br />
  Dans le circuit de remontée d&rsquo;eau vers l&rsquo;aquarium, dont les diamètres sont étroits, et dans les circuits d&rsquo;évacuation  souvent fortement inclinés, où les vitesses sont importantes, le régime d&rsquo;écoulement est exclusivement turbulent.</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>3.2. Régime d&rsquo;écoulement transitoire</h3>
<p class="align-j">Un régime d&rsquo;écoulement est dit <em>transitoire</em> quand il n&rsquo;a pas encore atteint un état stable, permanent. Un régime transitoire peut apparaître lors d&rsquo;une modification d&rsquo;un système, quand l&rsquo;eau passe par des stades de pressions et de dépressions engendrant des phénomènes d&rsquo;instabilités. Si les écoulements permanents  sont pris en compte dans des formules établies, il en est autrement pour les régimes transitoires. La part d&rsquo;incertitude est prise en compte, le cas échéant, par  des coefficients de sécurité.</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p class="align-j">Des transitions d&rsquo;écoulement, plus ou moins temporaires, peuvent être dues à l&rsquo;obturation partielle d&rsquo;une conduite, à l&rsquo;évolution de tensions interfaciales, aux fluctuations occasionnées par le brassage&#8230; Le circuit de descente d&rsquo;un aquarium est constitué de coudes, de tronçons courbes et rectilignes plus ou moins inclinés, parfois verticaux, de l&rsquo;air se mêlant à l&rsquo;eau, tout cela génére des phases transitoires. Le système d&rsquo;écoulement de l&rsquo;aquarium doit être conçu pour éviter ces situations ou au moins limiter leurs impacts. <br />
    Les logiciels de simulation ne savent pas considérer les phénomènes transitoires, on imagine donc la difficulté à prévoir les débits dans une descente gravitaire d&rsquo;aquarium.</p>
</div>
<h3 class="align-j">3.3. Modèles d&rsquo;écoulements </h3>
<p class="align-j">La figure&nbsp;6 présente  différents régimes d&rsquo;écoulement :  un écoulement à surface libre à régime permanent laminaire<em> </em>(a) des  écoulements en charge dans différents régimes transitoires (b à h) et un écoulement  en  régime permanent, turbulent (i).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns:repeat(3,1fr);  width: 80%;"><figcaption class="grille-titre">figure 6 : Régimes de transition d&rsquo;un écoulement à surface libre à un écoulement en charge</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2a.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2a.png"></a><figcaption class="figlegende">a : Régime permanent. Écoulement laminaire   à surface libre. Les phases gazeuse  et liquide sont stratifiées.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2b.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2b.png"></a><figcaption class="figlegende">b : Régime transitoire. L&rsquo;interface entre phases liquide et gazeuse est ondulé.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2c.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2c.png"></a><figcaption class="figlegende">c : Régime transitoire. La phase gazeuse se sépare en bouchons indépendants, sur la section.<br />
    </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2d.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2d.png"></a><figcaption class="figlegende">d : Régime transitoire. Des poches se dispersent dans la partie supérieure du tuyau.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2e.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2e.png"></a><figcaption class="figlegende">e : Régime transitoire. Des bulles sont dispersées de manière uniforme.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2f.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2f.png"></a><figcaption class="figlegende">f : Régime transitoire. Une cheminée de  gaz pousse le liquide  de manière annulaire sur la surface du tuyau.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2g.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2g.png"></a><figcaption class="figlegende">g : Régime transitoire. Un spray, de fines gouttes gazeuses se disperse dans la phase liquide.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2h.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2h.png"></a><figcaption class="figlegende">h : Régime transitoire. De grosses bulles forment une mousse dans le conduit.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2i.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2i.png"></a><figcaption class="figlegende">i :Régime permanent. Cas d&rsquo;un écoulement turbulent,   en charge. Le conduit est rempli de liquide  progressant en tourbillonnant</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">3.4. Identifier le régime d&rsquo;écoulement  : Reynolds</h3>
<p class="align-j">Pour une section de canalisation, lorsque la vitesse d&rsquo;un fluide d&rsquo;une certaine viscosité augmente, son régime passe successivement d&rsquo;un stade laminaire, puis atteint un seuil critique de transition pour se stabiliser dans un régime turbulent. Les calculs étant différents selon les régimes d&rsquo;écoulement, il est impératif d&rsquo;en connaitre la nature dans la configuration  présente. Osborne Reynolds a défini une formule mettant en jeu ces paramètres, qui représente le rapport entre les forces d&rsquo;inertie et les forces visqueuses. La formule 3 est celle admise pour les conduits cylindriques.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"   alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f22.png"> </div>
<div class="textrangee">Re : Nombre de Reynolds [-]<br />
    V : Vitesse moyenne dans la section [m.s<sup>-1</sup>]<br />
    D<sub>h</sub> : Diamètre hydraulique  du conduit [m]<br />
    ν = Viscosité cinématique [m<sup>2</sup>.s<sup>-1</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 3</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le nombre de Reynolds définit le régime d&rsquo;écoulement pour des conduites en charge&nbsp;; ces limites restent cependant approximatives :</p>
<ul>
<li>Re ≤ 2000 : régime laminaire&nbsp;(valeur admise pour les parois lisses) ;</li>
<li>2000 &lt; Re &lt; 3000 : régime transitoire&nbsp;;</li>
<li>Re ≥ 3000 : Régime turbulent.</li>
</ul>
<h2 class="align-j">4. Pertes de charges</h2>
<p class="align-j">Nous avons vu qu&rsquo;il existe des freins au bon écoulement de l&rsquo;eau, à l&rsquo;origine de  chutes de pression autrement appelées <em>pertes de charge</em>. Ces dernières dépendent :</p>
<ul>
<li>Des frictions intermoléculaires  en relation avec la viscosité du fluide&nbsp;;</li>
<li>des frottements superficiels contre les parois de la canalisation&nbsp;;</li>
<li> des obstacles  qui créent des variations géométriques. </li>
</ul>
<p class="align-j">Dans la pratique, on a l&rsquo;habitude de traiter  dans le cadre de pertes de charges régulières (ou linéaires), les  frictions visqueuses et les frottements liés à la longueur de la canalisation, et pertes de charge singulières celles qui apparaissent en présence d&rsquo;obstacles de formes particulières (ou singularités).</p>
<h3>4.1. Pertes de charges régulières (linéaires)</h3>
<p>Frictions, frottements&#8230; ces termes sont souvent employés  l&rsquo;un pour l&rsquo;autre. Mais en milieu liquide, ne tentons pas trop de les  différencier puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit finalement du même phénomène : le cisaillement  moléculaire&nbsp;; seule la cause diffère. Si les frictions intramoléculaires  font intervenir la viscosité du fluide, les frottements superficiels sont liés  à la rugosité des surfaces.</p>
<h4 class="align-j">Coefficient de perte de charge régulière</h4>
<div class="commentaire">
<p><strong>La saga lambda</strong></p>
<p>    Antoine Chezy ,  Robert Manning, John Thomas Fanning, Darcy, Julius Ludwig Weisbach, Ludwig Prandtl, Gaspard Prony,  Heinrich Blasius, Prandlt, Moody, Nikuradsé, Serghides, Eck, Colebrook, Altschoul, C. Citrini, S.E. Haaland, Swamee–Jain, Hazen Williams, Churchill&#8230; Français, Irlandais, Anglais, Allemands, Suisses&#8230;  Depuis 1775 jusqu&rsquo;à nos jours, ces mathématiciens hydrauliciens ont écrit l&rsquo;histoire du coefficient de rugosité λ. Des cours d&rsquo;eau naturels aux canalisations urbaines jusqu&rsquo;au circuits domestiques, ils ont cherché la meilleure expression, équation ou représentation graphique de ce rugueux inconnu. </p>
<p>    Des formules plus ou moins sophistiquées, limitées, théoriques ou expérimentales, l&rsquo;expression de C. M. Colebrook et C. F. White de 1937 est la plus utilisée. Nous lui préférons celle de l&rsquo;états-unien Stuart W. Churchill datant de 1977,  plus facilement exploitable et couvrant de manière précise tout le champ des écoulements,  laminaires et turbulents.</p>
</div>
<p class="align-j">Nous connaissons la viscosité du fluide et la rugosité du matériau, nous disposons donc de tous les éléments pour savoir comment elles vont s&rsquo;opposer à l&rsquo;écoulement. Cette opposition est  est représentée par le coefficient  λ (lambda) de perte de charge linéaire. </p>
<figure class="figfloat" style="float:left; "> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/25.png" data-ipsLightbox><img style="border-style:solid; border-color:#CCC; border-width:1px"  alt="" width="250" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/25.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 7 : Diagramme de Moody exprimant le coefficient lambda selon les régimes d&rsquo;écoulement.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les nombreuses formules de calcul mettent en jeu l&rsquo;effet de la viscosité (au travers du nombre de Reynolds Re) et celui de la rugosité (au travers de l&rsquo;indice de rugosité absolue ε) et ce, plus ou moins selon le régime d&rsquo;écoulement. Sans rentrer dans les détails, les formules (ou une partie d&rsquo;elles-mêmes) sont adaptées selon le régime d&rsquo;écoulement : laminaire (Poiseuille) avec Re ≤ 2000 (rare en aquariophilie), transitoire, ou bien turbulent lisse ou rugueux (Colebrook-White) avec Re &gt; 2000 (très fréquent dans les circuits d&rsquo;alimentation et d&rsquo;évacuation de nos aquariums. Face à la difficulté des calculs, une représentation graphique de ces équations, le diagramme de Moody (fig. 7), permet d&rsquo;approximer le coefficient λ.</p>
<p class="align-j"> Parmi toutes ces formules, la récente formule de Stuart W. Churchill proposée ci-dessous, présente le grand avantage d&rsquo;être explicite (contrairement à l&rsquo;expression de Colebrook-White très répandue). Elle et ne  se résout pas par itérations (succession de calculs en boucles où le résultat du précédent sert pour le suivant) (itération B de la figure 1) et de plus, elle est exploitable quel que soit le régime d&rsquo;écoulement, du  laminaire au plus turbulent.</p>
<div style="clear:both"> </div>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"  alt=""   / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f8.png"> </div>
<div class="textrangee">λ : Coefficient de perte de charge régulière  [-]<br />
    Re : Nombre de Reynolds [-]<br />
    ε/Dh : Indice de rugosité relative [-]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 4 : Formule de Stuart W. Churchill de calcul du coefficient de pertes de charges régulières pour tous types d&rsquo;écoulements.</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Pas besoin de sortir la calculette, plus besoin d&rsquo;utiliser le diagramme de Moody, inutile de concocter une itération sur tableur, le calculateur de Cap récifal <strong><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/">Calcul du circuit d&rsquo;évacuation pour aquarium</a></strong> se charge du job avec une précision suffisante.</p>
<h4>Perte  de charge régulière, totale</h4>
<p class="align-j">La perte de charge régulière  s&rsquo;exprime suivant le besoin,  en fonction d&rsquo;une variation de hauteur ΔH<sub>R</sub> en mètre de colonne d&rsquo;eau mCE ou de pression Δps en Pascal. Dans cet article, l&rsquo;unité choisie est le mCE (1 mCE = 9807 Pa).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"    alt=""    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f11.png"> </div>
<div class="textrangee">ΔH<sub>R</sub> : Perte de charge régulière  [mCE]<br />
    λ : Coef. de perte de charge régulière [-] <br />
    L : Longueur de la conduite [m] <br />
    Dh : diamètre hydraulique (ou intérieur) du conduit [m]<br />
    V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 5</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j"><strong>Conduites en série</strong> : Lorsque la conduite est composée de plusieurs tronçons de diamètres différents en série, la perte de charge est la somme des pertes de charge de chaque tronçon.</p>
<p class="align-j"><strong>Conduites en parallèle</strong> : Lorsque le réseau est formé de plusieurs conduites  en parallèle, la perte de charge est la même pour toutes les conduites et le débit global est égal à la somme des débits.</p>
<h3>4.2. Pertes de charges singulières</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/26.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/26.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 8 : Toute singularité (obstacle) génère des zones de perturbation à l&rsquo;origine de pertes d&rsquo;énergie (ou de charge).</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les pertes de charge singulières (ou locales) se produisent en présence d&rsquo;obstacles, lorsque au moins une  partie des lignes de courant s’écartent de la direction principale de l’écoulement. Il y a alors  décollement de la paroi ou  formation de zones de recirculation, par exemple au niveau des  changement de direction (coudes, raccords en Y ou en T, grilles&#8230;), ou de sections (jonctions, clapets, vannes, à l&rsquo;entrée ou en sortie de conduite&#8230;). Ces accessoires produisent une chute d&rsquo;énergie rapide ; vitesse et  pression diminuent sur une distance plus ou moins importante. Cette chute  d&rsquo;énergie impacte bien évidemment partiellement les  pertes de charges régulières de même que celles d&rsquo;un accessoire placé immédiatement en aval&nbsp;; cet aspect est cependant négligé par simplification. </p>
<h4 class="align-j">Coefficients de pertes de charges singulières</h4>
<p class="align-j">Chaque accessoire est affecté d&rsquo;un coefficient de perte de charge singulière ξ (xi), établi par le calcul et l&rsquo;expérimentation ; sa valeur peut varier selon le constructeur. Le coefficient ξ est destiné à soustraire une partie de l&rsquo;énergie cinétique, il est donc toujours compris entre 0 et&nbsp;1.</p>
<p class="align-j">La perte de charge singulière  est le produit du coefficient de perte de charge ξ de l&rsquo;obstacle  par la représentation de l&rsquo;énergie cinétique. On l&rsquo;exprime suivant le besoin, en fonction d&rsquo;une variation de hauteur Δhs en mètre de colonne d&rsquo;eau [mCE] ou de pression Δps en Pascal.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img alt=""   class="imgformule lws-optimize-lazyload"    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f9.png"> </div>
<div class="textrangee">Δh<sub>s</sub> : Perte de charge singulière (mCE)<br />
    ξ (xi) : Coef. de perte de charge singulière de l&rsquo;accessoire [-]<br />
    V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 (m.s<sup>-2</sup>)</div><figcaption class="grille-legende">Formule 6</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Noter que la perte de charge singulière d&rsquo;un accessoire est parfois déterminée par le constructeur en fonction d&rsquo;une longueur virtuelle de conduit.</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p><em>Mais</em>, direz-vous, <em>les coefficients ξ ont été étudiés pour les canalisations en charge, comme la remontée d&rsquo;eau par une pompe. Qu&rsquo;en est-il des écoulements à surface libre, jalonnés d&rsquo;obstacles, comme une évacuation vers la cuve technique&nbsp;?</em> Et vous n&rsquo;aurez pas tort. En écoulement à surface libre, l&rsquo;obstacle se comporte comme s&rsquo;il était en charge  jusqu&rsquo;à un certain seuil (nombre de Froude   inférieur à 0,7 (Hager 1999)). L&rsquo;assimilation est erronée au delà, comme dans les descentes à fortes déclivités. Dans ce cas d&rsquo;autres phénomènes apparaissent plus rédhibitoires, qui guideront nos décisions comme on le verra.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">Perte  totale de charges  singulières</h4>
<p class="align-j">La perte de charges singulière totale du circuit équipé des accessoires 1, 2,3&#8230; est la somme des pertes de charges individuelles de tous les accessoires.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>ΣΔH<sub>S</sub> = ΔH<sub>S</sub>1 + ΔH<sub>S</sub>2 + ΔH<sub>S</sub>3 +&#8230;</strong> </div>
<div class="textrangee">ΣΔH<sub>S</sub> : Perte de charges singulières totale [mCE]<br />
    ΔH<sub>S </sub>1 : Perte de charge singulière de l&rsquo;accessoire 1 [mCE]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 7</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp; </p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong> Les conduits en PVC utilisés en aquariophilie, plutôt lisses, induisent peu de perte de charge. Cependant, dans nos circuits d&rsquo;alimentation  en charge, elle peut s&rsquo;élever rapidement avec des débits importants. Un bon compromis  diamètre/débit est obtenu avec une perte de charge régulière de 50 à 100&nbsp;mmCE par mètre de longueur.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>4.3. Perte totale de charges</h3>
<p class="align-j">Dans un circuit en ligne, la perte totale de charges   ΔH<sub>T</sub> du circuit est, on s&rsquo;en doute, la somme des pertes de charges régulière  et  singulières. Selon le besoin les pressions sont exprimées,  en hauteur d&rsquo;eau [mCE] ou en pascal [Pa].</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>ΔH<sub>T</sub> = ΔH<sub>R</sub> + ΣΔH<sub>S</sub></p>
<p>    Δp<sub>T</sub> = Δp<sub>R</sub> + ΣΔp<sub>S</sub></strong> </div>
<div class="textrangee"> ΔH<sub>T</sub> : Perte totale de charges  [mCE]<br />
    ΔH<sub>R</sub> : perte totale de charges régulières  [mCE]<br />
    ΣΔH<sub>S</sub> : perte totale de charges singulières  [mCE]<br />
    Δp : perte totale de  charges [Pa] <br />
    Δp<sub>R</sub> : perte totale de charge régulière [Pa] <br />
    ΣΔp<sub>S</sub> : perte totale de charge singulière [Pa] </div><figcaption class="grille-legende">Formule 8</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Dans la pratique, la perte totale de charges  est majorée de 10&nbsp;% pour compenser les approximations liées à la détermination des coefficients   de pertes de charges singulières&nbsp;ξ.</p>
<h2 class="align-j">5. Bilan énergétique</h2>
<h3 class="align-j">5.1. Travail et énergies</h3>
<h4>Travail</h4>
<p class="align-j">Nous avons abordé les différentes forces pouvant entrer en jeu dans un écoulement. Un écoulement ! nous sommes donc dans le mouvement. Une force qui se déplace effectue un travail. La distance considérée est celle du  trajet parcouru par le point d&rsquo;application de la force.   Le travail (<em>work</em> en anglais) s&rsquo;écrit W. Dans le système SI, il s&rsquo;exprime en joule dont le symbole est J, parfois en kilowatt-heure (kW.h). 1&nbsp;J = 1 N.m = 1 kg.m<sup>2</sup>.s<sup>-2</sup> = 2,78.10-7 kW.h. Le tarvail se formule ainsi&nbsp;:</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>W = F<sub>T</sub> / d</strong> </div>
<div class="textrangee">W : Travail [J]<br />
    F<sub>T</sub> : force tangente à la trajectoire [N]<br />
    d : Distance parcourue [m]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 9</figcaption></div>
<h4 class="align-j">Énergie</h4>
<p class="align-j">L&rsquo;énergie  E  (on parle d&rsquo;énergie mécanique) s&rsquo;exprime en joule, avec la même unité que le travail. C&rsquo;est normal, il faut considérer qu&rsquo;avant son déplacement l&rsquo;objet  (un élément de liquide) dispose  d&rsquo;une certaine quantité d&rsquo;énergie. Son déplacement produit un travail, c&rsquo;est à dire une dépense (une transformation) d&rsquo;énergie. A son arrivée, il dispose d&rsquo;une énergie résiduelle, disponible pour un autre travail.<br />
  L&rsquo;énergie est la capacité à réaliser un travail&nbsp;;  le travail  génère une dépense de l&rsquo;énergie initialement disponible. Le travail  fourni représente alors la différence d&rsquo;énergie ∆E  avant et après sa réalisation, tout cela en joule :</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>∆E = W = Ei + Ef</strong> </div>
<div class="textrangee">∆E&nbsp;: Perte  d&rsquo;énergie (J)<br />
    W : Travail (J)<br />
    E<sub>i</sub> : Énergie initiale (J) <br />
    E<sub>f</sub> : Énergie finale (J)</div><figcaption class="grille-legende">Formule 10</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">5.2. Sources d&rsquo;énergies</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;hydraulicien identifie plusieurs types d&rsquo;énergies susceptibles d&rsquo;être échangées :</p>
<ul>
<li><strong>Énergie potentielle de gravité (ou de pesanteur) Ez </strong>: c&rsquo;est l&rsquo;énergie qui est potentiellement libérable, immédiatement disponible du fait de sa position dans le champ gravitationnel.  Par exemple, l&rsquo;eau d&rsquo;un aquarium  retenue en amont du déversoir, chute dès  qu&rsquo;elle passe le seuil du déversoir. L&rsquo;énergie   disponible dépend ici, de l&rsquo;altitude de l&rsquo;eau. Notons que, puisque l&rsquo;énergie de pesanteur dépend de la hauteur, elle diminue au fur et à mesure de la chute.
  </li>
<li><strong>Énergie de pression Ep</strong> : c&rsquo;est l&rsquo;énergie qui dépend de la pression exercée sur le fluide.</li>
<li><strong>Énergie cinétique Ec</strong> : c&rsquo;est l&rsquo;énergie qui dépend du mouvement, celle que l&rsquo;objet acquiert de par sa vitesse. L&rsquo;eau qui tombe prend de la vitesse, son énergie cinétique augmente au fur et à mesure que sa hauteur diminue&#8230; dans le même temps, son énergie potentielle diminue. On assiste à la transformation d&rsquo;une forme d&rsquo;énergie potentielle en une autre, cinétique.</li>
</ul>
<p class="align-j">En présence de fluides parfaits, sans viscosité et en l&rsquo;absence d&rsquo;obstacle, il peut y avoir des transferts d&rsquo;énergie d&rsquo;une forme vers l&rsquo;autre, mais la somme de ces énergies reste constante. C&rsquo;est l&rsquo;équation de Bernouilli dont la formule 11 est une expression parmi d&rsquo;autres&nbsp;:</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img alt=""  class="imgformule lws-optimize-lazyload"    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f23.png"> </div>
<div class="textrangee">z : Altitude  du point [m]<br />
    p : Pression en un point [Pa]<br />
    ρ : Masse volumique [kg.m<sup>-3</sup>]<br />
    g : accélération de la pesanteur  = 9.81 (m.s<sup>-2</sup>) <br />
    V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    Cte : Valeur constante</div><figcaption class="grille-legende">Formule 11 : Théorème de Bernouilli</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">5.3. Bilan énergétique : l&rsquo;équation généralisée</h3>
<p class="align-j">Le monde des fluides parfaits n&rsquo;est pas le nôtre. L&rsquo;écoulement est perturbé par<span class="align-j"> les pertes de charges (glissements,  frictions,  frottements,  chocs)</span>. D&rsquo;autre part, la canalisation dispose parfois de moyen d&rsquo;élévation de la charge (pompes). Tout ceci s&rsquo;équilibre dans ce que l&rsquo;on nomme l&rsquo;équation de Bernouilli généralisée dont la formule 12 en présente une expression utilisée en hydraulique, en énergie par unité de pression, dont les grandeurs sont homogènes à des longueurs [m].</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"   alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f25.png"> </div>
<div class="textrangee">z<sub>1</sub>, z<sub>2</sub>: Altitude  du point 1 ou 2 [m]<br />
    p<sub>1</sub>, p<sub>2</sub>: Pression au point 1 ou 2 [Pa]<br />
    ρ : Masse volumique [kg.m<sup>-3</sup>]<br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]<br />
    V<sub>1</sub>, V<sub>2</sub>: : Vitesse moy. dans la section <span class="align-j">1 ou 2 [m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    H<sub>m</sub> : Hauteur manométrique [mCE]<br />
    ΔH<sub>T</sub> : Perte  de charge   totale [mCE]<br />
    ΔH<sub>R</sub> : Perte  de charge régulière   [mCE]<br />
    ΣΔH<sub>S</sub> : Perte de charge singulière totale  [mCE]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 12 : Théorème généralisé de Bernouilli</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le bilan des énergies (charges énergétiques + pertes de charges énergétiques) reste constant dans toute la canalisation. Les charges énergétiques se transforment les unes sous la forme d&rsquo;autres et se dissipent partiellement (pertes thermiques…). La figure 9 montre comment peut évoluer la répartition des sources d&rsquo;énergie et la perte de charge totale dans un circuit d&rsquo;évacuation gravitaire d&rsquo;aquarium. On constate que la source d&rsquo;énergie de pesanteur, majeure en haut du circuit, se transforme essentiellement en énergie cinétique au fur et à mesure de la descente.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"><figcaption class="grille-titre">figure 9 : Échanges   énergétiques dans le circuit d&rsquo;évacuation gravitaire d&rsquo;un aquarium</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/charges.gif" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/charges.gif"></a><figcaption class="figlegende">Évolution possible des différentes énergies dans l&rsquo;évacuation gravitaire. Le bilan des énergies reste constant. L&rsquo;énergie potentielle de gravité diminue, transformée essentiellement sous forme d&rsquo;énergie cinétique et partiellement dissipée  provoquant une perte de charge.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">5.4. Bilans énergétiques appliqués à l&rsquo;aquariophilie</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;aquariophile est confronté à quelques situations dont voici les plus fréquentes.</p>
<h4 class="align-j">Cas 1 : Calcul du débit gravitaire d&rsquo;une canalisation de diamètre imposé, rejetant à l&rsquo;air libre</h4>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit de calculer le débit volumique Q<sub>v</sub> pouvant descendre par gravité dans une canalisation de section circulaire, de diamètre intérieur D<sub>i</sub> donné. Le rejet se fait bouche bée, au-dessus de la surface de l&rsquo;eau de la cuve technique. Ce calcul est le même quel que soit le taux de remplissage de la canalisation. Pour un taux de remplissage T<sub>r</sub> = 100%, alors D<sub>h</sub>&nbsp;=&nbsp;D<sub>i</sub>.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f26.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f26.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 10 : Évacuation gravitaire avec rejet à l&rsquo;air libre ; processus de calcul du débit en fonction du diamètre.</figcaption></figure>
<p class="align-j">On le constate, ce  processus de calcul nécessite des itérations imbriquées qui rendent les opérations fastidieuses. Le calculateur Cap récifal permet de répondre simplement à la question.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4>Cas 2 : Calcul du diamètre  pour un débit imposé,  d&rsquo;une évacuation gravitaire rejetant à l&rsquo;air libre</h4>
<p class="align-j">C&rsquo;est un titre qui accroche&nbsp;! Malheureusement aucune réponse ne peut  être donnée à cette question. En effet, comment calculer un écoulement  dans une conduite dont on ignore la section ? Par contre on peut calculer le taux de remplissage T<sub>r</sub> d&rsquo;un conduit de diamètre D<sub>i</sub> choisi, et vérifier s&rsquo;il permet le débit volumique Q<sub>v</sub> souhaité. Le titre devient donc : <strong>Validation  du diamètre d&rsquo;un conduit d&rsquo;évacuation gravitaire pour un débit imposé</strong>. Liberté à l&rsquo;aquariophile de valider ou non le diamètre, sachant que l&rsquo;on préconise un taux de 50 à 85&nbsp;%, et de choisir le diamètre normalisé correspondant. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f27.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f27.png"></a><figcaption class="figlegende">figure11 : Évacuation gravitaire avec rejet à l&rsquo;air libre ; processus de calcul du diamètre en fonction du débit.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le bilan énergétique est identique   au cas 1. A la fin du processus de calcul, s&rsquo;ajoute une phase de validation du taux de remplissage et, si besoin, un recalcul avec un autre diamètre. Le calculateur Cap récifal <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/"><strong>Calcul d&rsquo;évacuation d&rsquo;aquarium</strong></a> « 2 &#8211; Taux de remplissage pour un débit connu »  permet de répondre  à cette question.</p>
<h4 class="align-j">Cas 3 : Calcul du diamètre  pour un débit donné,  d&rsquo;une canalisation rejetant dans l&rsquo;eau</h4>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit de calculer le débit volumique Q<sub>v</sub> pouvant descendre par gravité dans une canalisation de section circulaire, de diamètre intérieur D<sub>i</sub> donné. Le rejet se fait sous la surface de l&rsquo;eau de la cuve technique. Ce calcul est le même quel que soit le taux de remplissage de la canalisation. Pour un T<sub>r</sub> = 100%, D<sub>i</sub>&nbsp;=&nbsp;D<sub>h</sub>. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f28.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f28.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 12 : Évacuation gravitaire avec rejet dans l&rsquo;eau ; processus de calcul du débit en fonction du diamètre.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le processus de calcul est le même que celui du cas 1, seul le bilan énergétique diffère avec la formule de calcul du débit.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">Cas 4 : Calcul de la hauteur manométrique H<sub>m</sub> d&rsquo;une pompe  rejetant à l&rsquo;air libre</h4>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit de calculer la hauteur manométrique H<sub>m</sub> d&rsquo;une pompe pour relever l&rsquo;eau avec un débit volumique Q<sub>v</sub>, d&rsquo;une hauteur H entre la cuve technique et l&rsquo;aquarium, dans une canalisation de diamètre intérieur D<sub>i</sub>&nbsp;, comportant des pertes de charges régulières et singulières.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f29.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f29.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 13 : Alimentation en eau sous pression  avec rejet à l&rsquo;air libre ; processus de calcul de la hauteur manométrique de la pompe pour un diamètre et un débit imposés.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le processus de calcul est relativement simple. Le calculateur Cap récifal <a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/"><strong>Calcul d&rsquo;alimentation en eau d&rsquo;aquarium</strong></a> permet de réaliser des simulations rapides pour choisir la pompe qui pourra débiter le volume Q<sub>v</sub> souhaité à la hauteur manométrique H<sub>m </sub>calculée.</p>
<h3 class="align-j">5.5. Courbe réseau</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/34.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/34.png"></a><figcaption class="figlegende">figure14 : Courbe réseau.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La courbe du réseau (ou caractéristique du circuit) représente l&rsquo;énergie    à fournir au fluide, compte tenu de toutes ses pertes de charges,  pour  le faire circuler  sur une hauteur H<sub>m</sub> avec un débit <span id="MathJax-Element-3-Frame" role="textbox" aria-readonly="true"></span> Q<sub>v</sub>. Cette énergie est ici exprimée  en énergie par unité de pression, en <span id="MathJax-Element-1-Frame" role="textbox" aria-readonly="true"></span> mCE<sub></sub>. Elle augmente quand le débit augmente, suivant une courbe (fig.24), donnant H<sub>m</sub> en fonction de Q<sub>v</sub> selon la formule 22. </p>
<p class="align-j">La dernière formule de la figure 14 donne la relation existant entre Hm et Qv pour la canalisation d&rsquo;alimentation en charge d&rsquo;un aquarium.</p>
<p class="align-j">Ainsi une pompe donnée mise en place sur un circuit donné ne peut fournir qu&rsquo;un et un seul débit. La courbe du réseau est essentiellement utilisée dans les circuits en charge, pour vérifier la compatibilité d&rsquo;une pompe avec le circuit, comme on le verra plus loin dans la 3ème parie de cet article au chapitre traitant des pompes. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"     alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f17.png"> </div>
<div class="textrangee">H<sub>m</sub> : Hauteur manométrique [mCE]<br />
    H: Différence de niveau =z2- z1 [mCE] <br />
    a : Valeur constante<br />
    Q<sub>v</sub> : Débit volumique [m<sup>3</sup>.s<sup>-1</sup>]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 13</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2>6. Validation des résultats : engorgements et autoaération</h2>
<p class="align-j">Les valeurs cherchées étant obtenues (selon le cas : débit, diamètre, taux de remplissage),   pour un écoulement il faut vérifier qu&rsquo;il ne génère pas des phénomènes perturbateurs (chocs et autoaération) qui peuvent imposer de reconsidérer la canalisation.</p>
<h3>6.1. Phénomène de choc :  engorgement  et yoyo</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27a.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27a.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 15 : Phénomène de chocs, l&rsquo;écoulement libre se met en charge localement.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Dans les conduites à surface libre (non complètement remplies) et fortement inclinées, la turbulence de l’écoulement génère une onde à la surface de l’eau qui évolue selon le ratio énergie cinétique (vitesse) / énergie potentielle gravitationnelle (forces de pesanteur). Au-delà d&rsquo;une certaine perturbation, l&rsquo;eau vient choquer la paroi du conduit. L&rsquo;écoulement libre devient momentanément un écoulement en charge ; sa vitesse diminue localement pour former un bouchon (fig. 15).</p>
<p class="align-j">Le risque d&rsquo;apparition de ce  phénomène peut se quantifier  par l&rsquo;approche du χ (khi).  Willi H. Hager, hydraulicien Suisse, a récemment déterminé ce coefficient valable aussi pour les canalisations circulaires à forte pente. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"       alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f20.png"> </div>
<div class="textrangee">χ : Coefficient de rugosité  (Hager) [-]<br />
    K : Coefficient de frottement de Strickler<br />
    J : Déclivité J = H/ L [-]<br />
    D<sub>i</sub> : Diamètre intérieur [m]<br />
    g : Accélération de la pesanteur = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 14</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Afin d&rsquo;éviter le phénomène de choc le taux de remplissage doit se limiter à 80&nbsp;% pour χ&nbsp;=&nbsp;5 et à 70&nbsp;% pour χ&nbsp;=&nbsp;10</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>Dans une installation classique aquariophile ou les déclivités de plus de 45° ne sont pas rares, le phénomène de chocs n&rsquo;est pas négligeable. Il est à l&rsquo;origine d&rsquo;un mouvement alternatif de yoyo que fait la surface de l&rsquo;eau. Cette dernière remonte bien au-dessus du déversoir sous l&rsquo;effet du bouchon, puis s&rsquo;engouffre de nouveau dans le conduit sous l&rsquo;effet conjoint du siphonage, jusqu&rsquo;à ce que le bouchon se libère dans la cuve technique, et de la pression de la nappe d&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium, devenue plus épaisse.<br />
    On peut favoriser le désamorçage du siphon par une prise d&rsquo;air dans le circuit. <br />
    À l&rsquo;extrême, lorsque le diamètre est trop petit (la perte de charge est plus importante) pour que le bouchon se désintègre, la conduite se remplit définitivement « en charge », et la nappe d&rsquo;eau étant devenue plus épaisse, l&rsquo;évacuation se réalise alors par un siphonage continu de l&rsquo;eau en aval. C&rsquo;est ce phénomène que l&rsquo;on exploite quand on installe une vanne partiellement fermée en aval du conduit d&rsquo;évacuation. </p>
</div>
<h3>6.2. Phénomène d&rsquo;autoaération : engorgement et glouglou</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27b.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27b.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 16 : Autoaération, la mise en charge s&rsquo;accentue.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Dans les écoulements très turbulents, lorsque la déclivité est importante, l&rsquo;onde superficielle déferle. De l&rsquo;air s&rsquo;introduit alors dans l&rsquo;eau et se disperse intimement sous forme de microbulles pour prendre, à l&rsquo;extrême, une couleur blanchâtre (fig. 16). Si le phénomène d&rsquo;autoaération est aujourd&rsquo;hui très maitrisé dans les conduites à surface libre ouverte (barrages, échelles à pertes d&rsquo;énergie, déversoirs&#8230;), ce n&rsquo;est pas le cas des conduits fermés dont le comportement s&rsquo;écarte du précédent cas. On doit à Hager, encore lui, quelques propositions issues de ses expérimentations. Les formules ci-dessous conservent quelques parts d&rsquo;incertitudes, notamment pour les très fortes déclivités.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;autoération débute pour χ&nbsp;=&nbsp;8, la déclivité avoisine alors   15°. Le fluide chargé d&rsquo;un mélange d&rsquo;eau et d&rsquo;air est devenu biphasique et voit ses caractéristiques modifiées qui se stabilisent ensuite. La déclivité est le facteur essentiel, la rugosité du matériau n&rsquo;intervenant pas. Dans le même temps, le volume du mélange biphasique augmente, amplifiant le phénomène de choc ci-dessus. La formule&nbsp;15 donne la hauteur  h<sub>b</sub> du mélange biphase dans un conduit circulaire. Elle met en jeu le coefficient de Strickler <em>K</em> établi pour les canaux naturels et malheureusement plus rarement déterminé pour les matériaux synthétiques. Pour le PVC rigide, K&nbsp;≈&nbsp;110. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img style="width:100%"     alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f13e.png"> </div>
<div class="textrangee">h<sub>b</sub> : Hauteur du fluide biphasique (m)<br />
    h : Hauteur du fluide  (m)<br />
    K : Coefficient de frottement  de Strickler<br />
    J : Déclivité du conduit (-)<br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 (m.s<sup>-2</sup>)</div><figcaption class="grille-legende">Formule 15</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Cette hauteur    h<sub>b</sub> permet de calculer le nouveau taux de remplissage du mélange biphase T<sub>xb</sub> dans le conduit  (formule 16).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"     alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f13f.png"> </div>
<div class="textrangee">T<sub>rb</sub> : Taux de remplisage du fluide biphasique [%] <br />
    h<sub>b</sub> : Hauteur du fluide biphasique [m]<br />
    D<sub>i</sub> : Diamètre intérieur   [m]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 16</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Quand T<sub>xb</sub> approche  de la valeur 100&nbsp;%, il est nécessaire de reconsidérer les paramètres initiaux de la canalisation : augmenter le diamètre, diminuer le débit ou la pente puis procéder à un nouveau calcul jusqu&rsquo;à validation de l&rsquo;engorgement et de l&rsquo;autoaération (fig. 2). </p>
<div class="artcommentaire-c">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p class="align-j">L&rsquo;autoaération se produit dans la majorité des situations. Par exemple, dans une évacuation  gravitaire en PVC de  40&nbsp;mm conçue pour un taux de remplissage à 70&nbsp;% d&rsquo;eau seule, l&rsquo;autoaération débute avec une inclinaison de 10°. Cette même évacuation inclinée à seulement 33°,  le taux de remplissage atteindra 100&nbsp;%. Comment dire&#8230; il est prudent de conserver la serpillère à portée de main&nbsp;! La section du tuyau ne permet plus d&rsquo;absorber le mélange air-eau, et le niveau de l&rsquo;aquarium  peut monter. Si toutefois ce stade critique n&rsquo;est pas atteint et que l&rsquo;aquariophile n&rsquo;est pas perturbé pas l&rsquo;effet yoyo exposé plus haut,  sous les deux effets cumulés un gros bruit de glouglou s&rsquo;installe, qui plombe l&rsquo;ambiance du logis.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2 class="align-j">7. La calculette, c&rsquo;est bien&#8230; le calculateur, c&rsquo;est mieux</h2>
<figure class="figfloat" ><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><img style="max-height:200px; overflow: hidden;"  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/32.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 18 : Calculateur du circuit d&rsquo;évacuation  d&rsquo;eau.</figcaption></figure>
<figure class="figfloat" ><a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><img style="max-height:200px; overflow: hidden;"  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/31.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure17 : Calculateur du circuit d&rsquo;alimentation en eau.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Tout ça pour quoi ? On voit bien l&rsquo;intérêt de calculer au préalable le circuit d&rsquo;alimentation et d&rsquo;évacuation de l&rsquo;aquarium, surtout dans des installations complexes ou la cuve technique se situe à la cave avec des canalisations longues. On a pu constater aussi que ces calculs sont difficiles avec une simple calculette et les risques d&rsquo;erreurs nombreux. Pas de panique&nbsp;! Cap récifal propose deux calculateurs qui appliquent exactement tout ce qui a été décrit ci-dessus&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Le calculateur<a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calcul d&rsquo;alimentation en eau d&rsquo;aquarium</strong></a> (fig.&nbsp;17) est destiné à chiffrer la hauteur manométrique de la pompe en présence des coudes  qui ne manquent pas de freiner notablement l&rsquo;écoulement sous pression.</li>
<li>Le calculateur<a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calcul d&rsquo;évacuation d&rsquo;aquarium</strong></a> (fig.&nbsp;18) permet de résoudre deux types de problèmes : la détermination du débit pour un diamètre et un taux de remplissage connus et la détermination du taux de remplissage pour un débit imposé et un diamètre choisi.</li>
</ul>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Nous en avons terminé avec le dimensionnement de la canalisation. Il est temps de réfléchir aux différents choix qui s&rsquo;offrent pour sa réalisation.</p>
<h2>8. En savoir plus</h2>
<ul>
<li>S. BENNIS. <em><a href="http://www.puq.ca/catalogue/livres/hydraulique-hydrologie-edition-2659.html" target="_blank" rel="noopener">Hydraulique et hydrologie</a></em>. Université du Québec, Ecole de technologie supérieure. Presses de l&rsquo;université du Québec. 3ème édition, 2014.</li>
<li><a href="https://books.google.fr/books?id=v9eYiGtTTscC&amp;pg=PA16&amp;lpg=PA16&amp;dq=Prandtl-Colebrook+calcul&amp;source=bl&amp;ots=jgWsIgquQa&amp;sig=t0IJCuzVpT0cOGWtrTuZ9GdvOfQ&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CFEQ6AEwBzgKahUKEwjnz7z_oOTGAhXMVxQKHaofBEE#v=onepage&amp;q=Prandtl-Colebrook%20calcul&amp;f=false" target="_blank" rel="noopener">Conduites et canaux en charge</a> Calcul des conduites et canaux par la MMR.</li>
<li>J. CARBONNET &#8211; M. ROQUES. Cours <a href="http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/physique/PHYS/Term/Mecaflu/Poly-mecaflu.PDF" target="_blank" rel="noopener"><em>Mécanique des fluides Terminale STL.</em></a> Académie de Nancy-Metz.</li>
<li>M. ROQUES. Cours <a href="http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/physique/PHYS/Bts-Cira/mecaflu/Mecaflu_BTS.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Mécanique des fluides BTS Industriels.</em></a> Académie de Nancy-Metz 2005.</li>
<li>M. DUFRESNE, J. VAZQUEZ. <em><a href="http://docslide.fr/documents/hydraulique-pour-les-techniciens-et-les-ingenieurs.html">Hydraulique pour le technicien et l&rsquo;ingénieur</a></em><a href="http://docslide.fr/documents/hydraulique-pour-les-techniciens-et-les-ingenieurs.html"></a>. 2013.</li>
<li>J. VAZQUEZ. <a href="http://www-engees.u-strasbg.fr/site/fileadmin/user_upload/pdf/shu/cours_HSL_FI_2006.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Hydraulique à surface libre</em></a> &#8211; Ecole Nationale du Génie de l&rsquo;eau  et de l&rsquo;environnement de Strasbourg.</li>
<li><a href="../../../../transferer/circulation_eau/images/Hydraulique_urbaine_I.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Hydraulique urbaine I</em></a> &#8211;  Prof. Jacques Bonvin &#8211; Ecole d&rsquo;Ingénieurs du canton de Vaud 2005.
  </li>
<li>Saint Gobain PAM canalisation. <a href="http://www.saint-gobain-pam.pt/images/add/formulaire/hydrauli.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Formulaire</em></a>. 1989.</li>
<li>J. VAZQUEZ . <a href="http://engees.unistra.fr/fileadmin/user_upload/pdf/shu/COURS_hydraulique_generale_MEPA.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Hydraulique<br />
    générale</em>.</a> Ecole nationale du génie de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement de Strabourg.. Laboratoire Systèmes Hydrauliques Urbains, Formation CES/Mastère Eau potable et assainissement.</li>
<li>M Hanif Chaudhry. <a href="https://books.google.fr/books?id=-vqD7cYhX1oC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=isbn:0387686487&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjzrrCzpuPQAhVB2RoKHYMGBEsQ6AEIHDAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false"><em>Open-Channel Flow</em></a>. Second edition.  Springer Science &amp; Business Media.</li>
<li>Pravarini. <a href="http://pravarini.free.fr/Hydrodynamic2.htm"><em>Pertes de charges singulières</em></a>. Site internet</li>
<li>W. H. Hager. <em><a href="http://www.springer.com/la/book/9783642113826">Wastewater Hydraulics: Theory and Practice</a></em>. Springer-verlag Berlin Heidelberg 2010.</li>
</ul>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p align="center"><em>Article publié sur Cap récifal le 10 février 2017</em></p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/">Circuit d&rsquo;eau : 2 Dimensionnement de la canalisation (remontée, descente)</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Calculateur Evacuation d&#8217;eau d&#8217;un aquarium</title>
		<link>https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2017 23:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
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		<category><![CDATA[évacuation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce calculateur permet de dimensionner l&#8217;évacuation gravitaire (l&#8217;eau coule par son propre poids) d&#8217;un aquarium. Il prend en compte les caractéristiques du milieu, de l&#8217;eau et de la canalisation, plus précisemment, ses dimensions, la rugosité du materiau et la présence éventuelle de singularités (coudes, vannes ou clapets&#8230;). &#160; Il permet de déterminer le débit maximum [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_evacuation/1.png" data-ipsLightbox><img  alt="" width="100%"/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_evacuation/1.png"></a></figure>
<p class="align-j">Ce calculateur permet de dimensionner l&rsquo;évacuation gravitaire (l&rsquo;eau coule par son propre poids) d&rsquo;un aquarium. Il prend en compte les caractéristiques du milieu, de l&rsquo;eau et de la canalisation, plus précisemment, ses dimensions, la rugosité du materiau  et la présence éventuelle de singularités (coudes, vannes ou clapets&#8230;).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">Il permet  de déterminer le débit maximum (calcul 1) à partir d&rsquo;un diamètre donné et d&rsquo;un taux de remplissage défini, ou bien en connaissant le débit et le diamètre, de savoir s&rsquo;il sera suffisant et quel sera son taux de remplissage  (calcul 2). Enfin, le calculateur évalue les risques d&rsquo;engorgement des canalisation non pleines (écoulement à surface libre),  du fait de l&rsquo;eau  ou du fait de l&rsquo;autoaspiration d&rsquo;air qui en augmente le volume.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Conditions d&#8217;emploi </h2>
<p class="align-j">Les calculs sont établis pour une canalisation qui prélève son eau proche de la surface et qui la rejette directement dans l&rsquo;air (bouche bée), selon le schéma ci-contre. Son conduit est de section circulaire, d&rsquo;égal diamètre et rempli à plus de 25&nbsp;% du diamètre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Singularités</strong></p>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_evacuation/2.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_evacuation/2.png"></a></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mode d&#8217;emploi</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="clear:both"></div>
<p>    <!-- Début calculateur Spreadsheet Iframe start --></p>
<div style="text-align:center">
  <!-- https important --><br />
  <iframe  width="850" height="1100" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_evacuation/calculevacuation/calculevacuation.htm"></p>
<p>Your browser does not support iframes.</p>
<p></iframe>
</div>
<p><!--Fin du calculateur--> </p>
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		<title>Circuit d&#8217;eau : 1 Données de calcul remontée et évacuation</title>
		<link>https://reeflexion.fr/circuit-eau-donnees-calcul/</link>
					<comments>https://reeflexion.fr/circuit-eau-donnees-calcul/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2017 23:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[circulation]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle pompe pour faire circuler l&#8217;eau de mon aquarium&#160;? Quel diamètre de tuyau choisir&#160;? Quel volume d&#8217;eau se déversera en cas d&#8217;arrêt et le déversoir remplira t-il sa fonction&#8230; ? Des questions simples, et peu de réponses. C&#8217;est compréhensible&#160;: les phénomènes hydrauliques sont complexes. Pourtant, les décisions qui en découlent sont lourdes de conséquences pour [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Quelle pompe pour faire circuler l&rsquo;eau de mon aquarium&nbsp;? Quel diamètre de tuyau choisir&nbsp;? Quel volume d&rsquo;eau se déversera  en cas d&rsquo;arrêt et le déversoir remplira t-il sa fonction&#8230; ? Des questions simples, et peu de réponses. C&rsquo;est compréhensible&nbsp;: les phénomènes hydrauliques sont complexes.   Pourtant, les décisions qui en découlent sont lourdes de conséquences pour la vie de l&rsquo;installation. Dans le doute, choisir une dimension bien supérieure est-elle une bonne solution ? Cet article en trois parties contribuera, souhaitons-le, à clarifier les choses.</p>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1a.png" data-ipsLightbox></a><figcaption class="figlegende">Du contexte à la réalisation..</figcaption></figure>
<p class="align-j">La maintenance de nos animaux aquatiques impose de leur offrir la meilleure eau. Celle-ci doit subir des traitements que l&rsquo;on doit bien souvent réaliser dans une cuve technique annexe. Dès lors, il devient nécessaire de mettre en place un circuit  d&rsquo;eau, d&rsquo;une part pour alimenter l&rsquo;aquarium principal (circuit d&rsquo;admission) et d&rsquo;autre part pour l&rsquo;évacuer (circuit d&rsquo;évacuation) vers la cuve technique. </p>
<p class="align-j">Avant de procéder à la <em>réalisation</em> de ce circuit (partie. 3), il nous faut calculer ses caractéristiques d&rsquo;écoulement  et vérifier qu&rsquo;elles sont conformes aux impératifs c&rsquo;est le <em>dimensionnement</em> (partie. 2). Cette vérification impose de définir les <em>données</em> (partie&nbsp;1), c&rsquo;est à dire les contraintes imposées ou choisies nécessaires au calcul.</p>
<p class="align-c"><a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-donnees-calcul/" target="_self" rel="noopener">1 : Données de calcul</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/" target="_self" rel="noopener">2 : Dimensionnement</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-realisation-systeme-remontee-descente/" target="_self" rel="noopener">3 : Réalisation</a></p>
<h2>1. Processus de calcul</h2>
<p class="align-j">Certaines  données de calcul sont imposées par le  contexte de l&rsquo;installation : l&rsquo;environnement de l&rsquo;aquarium, le fluide considéré, et puis d&rsquo;autres données, choisies selon les objectifs d&rsquo;écoulement (débit, taux de remplissage) et les options de canalisation possibles (diamètre, longueur, matériau&#8230;).</p>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1b.png" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1b.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 1 : Première étape, l&rsquo;inventaire des données nécessaires aux calculs..</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j"> Le dimensionnement consiste à déterminer les dimensions de la canalisation propres à répondre aux objectifs d&rsquo;écoulement, notamment le débit du fluide. Pour mieux comprendre l&rsquo;interaction des données dans le calcul, le synoptique (figure 2)  représente le processus général de ce dimensionnement.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%;"><figcaption class="grille-titre" >figure 2 : Processus général de dimensionnement d&rsquo;une canalisation</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/24.png" data-ipsLightbox><img alt=""  width="800" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/24.png"></a><br /><figcaption class="figlegende">Ce processus représente le cas général de dimensionnement d&rsquo;une canalisation. Complexe pour les circuits d&rsquo;évacuation gravitaire, partiellement pleins, il est plus simple pour des circuits d&rsquo;alimentation sous pression.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Toutes ces données interfèrent les unes sur les autres et  nécessitent parfois des recalculs (itérations) qui rendent la démarche parfois  complexe. Nous aborderons donc, pas à pas, les composantes de ces calculs en  s&rsquo;attardant sur les situations spécifiques à un aquarium et, pour mieux les  comprendre, ce sera aussi l&rsquo;occasion de nous remémorer quelques notions simples  de physique.</p>
<h2 class="align-j">2. Données sur l&rsquo;environnement</h2>
<h3>2.1. Attraction terrestre : gravité</h3>
<div class="commentaire" > <strong>Mémo d&rsquo;écriture mathématique</strong><br />
  1/1000 = 1/10<sup>3</sup> = 10<sup>-3</sup><br />
  m<sup>3</sup>/s = m<sup>3</sup>. s<sup>-1</sup><br />
  <sup>2</sup>&radic;x<sup>5</sup> = x<sup>5/2</sup> = x<sup>2,5</sup> </div>
<p class="align-j">&quot;Ce gars là est grave&quot;, d&rsquo;autres diraient de lui qu&rsquo;il est lourd. C&rsquo;est aussi tout naturellement que le Grec Aristote a associé  à la gravité &quot;<em>barus</em>&quot; (qui a donné <em>gravis</em> en latin) signifiant  lourd, à sa première observation d&rsquo;un objet qui tombe vers le centre de la terre. Newton nous a expliqué plus tard que la terre ne fait pas exception et que tout objet (terrestre et céleste) formant une masse, exerce une attraction  sur les autres, pour peu qu&rsquo;ils se trouvent dans un espace relativement proche, le champ gravitationnel. Cette attraction est une accélération, donc exprimée en m/s<sup>2</sup>. Sur terre, la gravité terrestre se nomme <em>g </em>et vaut 9,81 m.s<sup>-2</sup>.</p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>  Dans le champ  terrestre, la gravité  ou pesanteur, agit sur toutes les masses : sur les gaz qui nous entourent (l&rsquo;atmosphere), et sur les liquides. Elle est l&rsquo;essence même de notre hobby puisque c&rsquo;est elle qui permet de rassembler l&rsquo;eau des océans ou celle de notre aquarium. C&rsquo;est elle aussi qui permet l&rsquo;écoulement gravitaire  dans la canalisation. C&rsquo;est elle  enfin, qui impose l&rsquo;utilisation de pompes pour remonter l&rsquo;eau. </p></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>2.2. Force et pression</h3>
<h4>2.2.1. Force</h4>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/18.png" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/18.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 3 :  La force F  résulte de l&rsquo;accélération imposée à une masse (a). Le seau (b) étant en équilibre, à la force de gravité (poids), s&rsquo;oppose la force de réaction du crochet (b2).</figcaption></figure>
<p class="align-j"> L&rsquo;interaction de la masse d&rsquo;un objet sur la masse d&rsquo;un autre, s&rsquo;appelle  force. Une  force F est le produit de sa masse <em>m</em> par une accélération et  s&rsquo;exprime en newton (1 N&nbsp;= 1 kg.m.s<sup>-2</sup>). Ainsi, tout  corps    est soumis à une ou plusieurs forces,  qu&rsquo;elles agissent à distance ou par contact.</p>
<p class="align-j">Parmi les forces à distance il en est une, particulière : le poids. Le poids <em>P</em> (Fig.&nbsp;3a) d&rsquo;un corps de masse <em>m</em> est  la force de  pesanteur exercée par l&rsquo;attraction terrestre <em>g</em> sur cette masse. Elle est donc verticale, orientée de haut en bas, appliquée au centre de gravité de la masse et d&rsquo;intensité  selon la formule 1. </p>
<p class="align-j">A des forces d&rsquo;action d&rsquo;un corps (1) sur un corps (2), s&rsquo;opposent des forces de réaction inverses, du corps (2) sur le corps (1). Lorsque le bilan des forces n&rsquo;est pas nul  la force résultante génère le mouvement, comme la chute d&rsquo;une goutte d&rsquo;eau (fig. 3a). Lorsque le bilan de toutes ces forces est nul, le corps (1) est dans une situation d&rsquo;équilibre statique, comme un seau d&rsquo;eau suspendu à un crochet (fig. 3b). </p>
<div style="clear:both"></div>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 30% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"><strong>P = mg</strong></div>
<div class="textrangee">P  : Poids [N ou kg.m.s<sup>-2</sup>]<br />
    m&nbsp;: Masse du corps [kg]<br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 1</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto">
<p> <strong>En aquariophilie </strong></p>
<p>Le système hydraulique d&rsquo;un aquarium met en jeu plusieurs forces dont : </p>
<ul>
<li>Des forces à distance : des forces de pesanteur (poids);&nbsp; des forces d&rsquo;attraction électrostatiques  intermoléculaires (viscosité), des forces d&rsquo;inertie issues  du déplacement de la masse d&rsquo;eau (chute d&rsquo;eau).</li>
<li>Des forces de  contact : force de réaction d&rsquo;une paroi (un coude, un tube)&nbsp;; forces de frottement sur les aspérités d&rsquo;une surface (PVC rigide, neuf ou incrusté d&rsquo;animalcules). </li>
</ul>
</div>
<div style="clear:both"></div>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/17.png" data-ipsLightbox><img  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/17.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 4 : Décomposition d&rsquo;une force F entre deux fluides  (1) et (2).</figcaption></figure>
<p class="align-j">On peut toujours décomposer une force en d&rsquo;autres et ce, quels que soient les milieux (solides, liquides&#8230;.).<br />
  La figure&nbsp;4 montre l&rsquo;action d&rsquo;un corps 1 au contact d&rsquo;un corps 2. Le corps 1 exerce une  force <em>F</em> sur élément de surface S à leur interface. La force <em>F</em> peut être décomposée en  une composante normale <em>F<sub>N</sub></em> , perpendiculaire à la surface d&rsquo;appui, et une composante tangentielle <em>F<sub>T</sub></em> parallèle à la surface d&rsquo;appui. La  composante normale assure le contact entre les deux corps, la composante tangentielle représente la force de mouvement de 1 par rapport à 2, parallèle à la surface de contact. Si le corps 1 est de l&rsquo;eau et 2 un tube PVC, on tient là une forme des pertes de charges (d&rsquo;énergie) lors de l&rsquo;écoulement dans une canalisation.</p>
<h4>2.2.2. Pression</h4>
<p class="align-j">Lorsque la force ne s&rsquo;applique pas localement mais se répartit sur une surface, on parle de pression (formule 2). </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 30% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"><strong>p = F / S </strong></div>
<div class="textrangee">p  : Pression [Pa&nbsp;ou N/m<sup>2</sup>]<br />
    F: Force résultante [N]<br />
    S : Surface ou élément de surface [m<sup>2</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 2</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<div class="commentaire" > <strong>Unités de pression</strong><br />
  1&nbsp;Pa = 1&nbsp;N/m<sup>2</sup> = 10<sup>-5</sup>&nbsp;bar = 1.02 10<sup>-4</sup> mCE<br />
  1 &nbsp;mCE&nbsp;= 9807 Pa ≈ 98,1 mbar<br />
  1 atm = 101325&nbsp;Pa ≈ 10<sup>5</sup>Pa<br />
  1&nbsp;bar&nbsp;(cité pour mémoire) = 10<sup>5</sup> Pa&nbsp;≈ 10,19&nbsp;mCE<br />
  1&nbsp;mbar&nbsp;= 1&nbsp;hPa&nbsp;= 10<sup>2</sup> Pa </div>
<p class="align-j">C&rsquo;est le cas des liquides qui sont par nature  déformables. Les efforts <em>F</em> qui leurs sont appliqués se répartissent sur une surface <em>S</em> . La surface (fig.&nbsp;4) peut être un élément du conduit ou un élément de ce liquide, ainsi chaque élément d&rsquo;un fluide  en équilibre statique subit une pression qui s&rsquo;exerce de toutes parts.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:50%; margin:auto;"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/11.png" data-ipsLightbox><img  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/11.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 5 : Pressions  sur un liquide statique.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Dans le système international d&rsquo;unités (SI), la pression s&rsquo;exprime en Pascal [Pa] ou [kg.m<sup>-1</sup>.s<sup>-2</sup>]. Cependant de nombreuses  unités dérivées ont cours&nbsp;: on l&rsquo;exprime parfois par rapport à la pression atmosphérique [atm]&nbsp;; en aquariophilie, on utilise  souvent  le <em>mètre de colonne d&rsquo;eau</em> [mCE] ou mètre de fluide [mCF]. Attention : si un mètre d&rsquo;eau exprime une distance, un mètre de colonne d&rsquo;eau exprime une pression. Dans cet article, les formules adoptent une expression qui utilise la pression en  mCE, une unité très &quot;parlante&quot;. L&rsquo;encadré ci-dessus permet de faire la relation avec d&rsquo;autres unités.
</p>
<p class="align-j" style="clear:both"><em>Pression absolue</em> :  l »attraction terrestre se répercute sur chaque élément de masse d&rsquo;eau, en une pression absolue p<sub>abs</sub>, résultant des effets cumulés  des masses qu&rsquo;il supporte : celle de d&rsquo;air (pression atmosphérique p<sub>atm</sub>,)   et celle du liquide   (pression hydrostatique&nbsp;P<sub>rel</sub>.) (fig.&nbsp;5).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 30% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"><strong>p<sub>abs</sub> = p<sub>atm</sub> + p<sub>hyd</sub></strong></div>
<div class="textrangee">p<sub>abs</sub> : Pression absolue [p<sub>abs</sub> du vide total = 0&nbsp;Pa]<br />
    p<sub>atm</sub>: Pression atmosphérique&nbsp;;  altitude zéro 1&nbsp;atm ≈ 10<sup>5</sup>&nbsp;Pa<br />
    p<sub>hyd</sub> : Pression hydrostatique [Pa]</div><figcaption class="figlegende">Formule 3</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/13.png" data-ipsLightbox><img  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/13.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 6: La différence de pression hydrostatique dépend de la hauteur h entre les deux points 1 et 2.</figcaption></figure>
<p class="align-j"><em><strong>Pression atmosphérique</strong></em> p<sub>atm&nbsp;&nbsp;</sub>: c&rsquo;est la pression exercée par  la masse de la colonne d&rsquo;air au dessus d&rsquo;un élément de liquide. L’air étant un fluide compressible, se comportant comme un gaz parfait, la  pression atmosphérique varie en fonction de l’altitude,  la température&#8230; En ce qui nous concerne, les conditions étant stables et sans incidence sur les résultats, nous pouvons utiliser  la pression atmosphérique   au niveau de la mer  101325 Pa,  à sa valeur arrondie p<sub>atm</sub> &nbsp;= 10<sup>5</sup>&nbsp;Pa.</p>
<p class="align-j"><em><strong>Pression hydrostatique</strong></em> p<sub>hyd</sub> : c&rsquo;est la pression au sein d&rsquo;un  liquide en équilibre statique, due à son propre poids. Chaque élément de ce liquide, de surface <em>S</em>, supporte le poids <em>P</em> de la colonne d&rsquo;eau au-dessus de lui, sous forme de pression    p<sub>hyd&nbsp;</sub> (p<sub>hyd&nbsp;</sub>= P/S). Cette relation met en jeu la masse <em>m</em> de la colonne d&rsquo;eau et la gravité <em>g</em> (P = m . g). La masse <em>m</em> étant liée au volume et à la masse volumique du liquide (m&nbsp;=&nbsp;ρ&nbsp;.&nbsp;V)   c&rsquo;est à dire à  la hauteur de la colonne d&rsquo;eau <em>h</em> et la surface <em>(</em>m&nbsp;=&nbsp;ρ.S.h), la formule&nbsp;4 définit  la relation finale pour p<sub>hyd</sub>.</p>
<p class="align-j">De la même manière, la différence de pression hydrostatique ∆p<sub>hyd</sub> entre deux points 1 et 2 à l&rsquo;intérieur du fluide hydraulique statique (fig.&nbsp;6), dépend de la hauteur h (formule&nbsp;4).</p>
<div style="clear:both"></div>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 60%;">
<div class="textrangee"><strong>∆p<sub>hyd</sub> =  p<sub>hyd2</sub>-p<sub>hyd1</sub> = ρ.g.h </strong></div>
<div class="textrangee">∆p<sub>hyd</sub> : Différence de pression hydrostatique [Pa]<br />
    p<sub>hyd</sub> : Pression hydrostatique [Pa] <br />
    ρ: Masse volumique du corps [kg/m<sup>3</sup>]<br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]<br />
    h : Hauteur   entre les deux points [m]</div><figcaption class="figlegende">Formule 4</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Autrement écrit, la pression p<sub>2</sub> d&rsquo;un liquide en équilibre statique est constante à même profondeur <em>h</em> de la surface (fig. 6) (formule 5)&nbsp;:</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 60%;">
<div class="textrangee"><strong>p<sub>2</sub>= p<sub>1</sub> + ρ.g.h = Cte</strong></div>
<div class="textrangee">p<sub>1</sub> et p<sub>2</sub> : Pression aux point 1 et 2 [Pa]<br />
    ρ: Masse volumique du corps [kg.m<sup>-3</sup>]<br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]<br />
    h : Hauteur   entre les deux points [m]</div><figcaption class="figlegende">Formule 5</figcaption></div>
<div style="clear:both"></div>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/12.png" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/12.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 7 : La pression hydrostatique à la hauteur h est identique sur toutes les surfaces S, quelles que soient leur orientation et le contenant.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Cette pression est la même (Fig.&nbsp;7), quelle que soit l&rsquo;orientation de la surface élémentaire analysée, c&rsquo;est le <em>Principe de Pascal</em>, et quelle que soit la forme du contenant. C&rsquo;est le <em>Paradoxe hydrostatique</em>. C&rsquo;est ainsi, que cette surface élémentaire soit au sein du fluide ou sur une paroi du contenant.</p>
<div style="clear:both"></div>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie<br />
  </strong><br />
  Nos systèmes hydrauliques sont peu imposants, tout au plus leur hauteur est celle d&rsquo;un étage d&rsquo;habitation. Les différences de pressions sont faibles. Même très faibles dans le cas d&rsquo;évacuations gravitaires, elles sont pourtant essentielles pour générer et entretenir les écoulements. Nous ne pouvons pas les ignorer !</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2>3. Données sur le  liquide : l&rsquo;eau</h2>
<h3 class="align-j">3.1. L&rsquo;eau, fluide  incompressible</h3>
<p class="align-j">Avant d&rsquo;aborder les caractéristiques nécessaires au calcul de l&rsquo;écoulement, il convient d&rsquo;en évoquer deux  que l&rsquo;on oublie, parce déjà intégrées dans les formules usuelles : </p>
<ul class="align-j">
<li>L&rsquo;eau est un fluide : comme tous les fluides, elle est constituée  d&rsquo;un grand nombre de particules matérielles,  très petites et libres de se déplacer les unes par rapport aux autres, de manière désordonnée. C&rsquo;est donc un élément matériel continu qui peut s&rsquo;écouler, c&rsquo;est à dire subir des grandes déformations,  même sous l’effet de petites forces, en épousant  la forme de son contenant.</li>
<li>l&rsquo;eau est incompressible : contrairement à un gaz, l&rsquo;eau est incompressible. Pour être plus précis, sa compressibilité   est extrêmement faible : c = 5.04.10<sup>-10</sup> Pa<sup>-1</sup> à 0°C et négligeable. Cette incompressibilité, que nous ne développerons pas plus, est cependant de première importance dans l&rsquo;analyse des écoulements  puisqu&rsquo;elle   permet d&rsquo;affirmer que la même quantité de notre fluide favori  entrant dans le circuit de l&rsquo;aquarium&#8230; en sort, et dans le même temps. Un postulat bien pratique pour le calcul futur des  débits. Oui, le débit d&rsquo;une canalisation d&rsquo;évacuation en sortie d&rsquo;aquarium est celui de la pompe d&rsquo;alimentation.</li>
</ul>
<p class="align-j">Le comportement d&rsquo;un fluide dépend  de  nombreuses propriétés intrinsèques.  Voyons les  caractéristiques physiques de l&rsquo;eau, douce ou salée, qui interviennent dans les calculs d&rsquo;écoulements qui nous intéressent.</p>
<h3>3.2. Température</h3>
<p class="align-j">La température influe sur les caractéristiques des fluides (air, eau) et leur comportement. En toute logique  on utilise les valeurs à la température du biotope envisagé.</p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie<br />
  </strong> <br />
  Un écart de quelques degrés  aura un faible impact sur les écoulements, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;installations destinées à accueillir des méduses de l&rsquo;Arctique ou des invertébrés de mer Rouge. Entre 10 et 30° la variation de débit d&rsquo;une même installation standard aquariophile se situe entre 0.5 et 1,0&nbsp;%. </div>
<h3 class="align-j">3.3. Salinité</h3>
<figure class="figfloat" >
<table class="tableau"><figcaption class="tableau-titre"> Tableau 1 : Salinité des eaux </figcaption><tr>
<th width="60%" align="center"><strong>Localisation</strong></th>
<th  align="center"><strong>Salinit&eacute;</strong></th>
</tr>
<tr>
<td>Eaux douces continentales</td>
<td align="center">0 &agrave; 0.5</td>
</tr>
<tr>
<td>Atlantique nord</td>
<td align="center">30.0</td>
</tr>
<tr>
<td>Oc&eacute;an Pacifique</td>
<td align="center">35.0</td>
</tr>
<tr>
<td>Oc&eacute;an indien</td>
<td align="center">36.5</td>
</tr>
<tr>
<td>Oc&eacute;an Atlantique</td>
<td align="center">36.5</td>
</tr>
<tr>
<td>Mer M&eacute;diterran&eacute;e</td>
<td align="center">38.5</td>
</tr>
<tr>
<td>Mer rouge</td>
<td align="center">39.7</td>
</tr>
</table>
</figure>
<p class="align-j">La salinité, notée&nbsp;<em>S, </em> sans unité, traduit le taux de sels dissous. Elle est quasi nulle  dans les rivières (quasi parce que la situation n&rsquo;est pas si simple) et peut atteindre des taux extrêmes dans les lacs ou les mers fermées où la vie peine à se développer. Dans les biotopes marins qui nous intéressent <em>S</em> varie  de 30 en Atlantique à 40 en mer Rouge. la salinité influe sur d&rsquo;autres caractéristiques essentielles&nbsp;: la masse volumique et la viscosité. </p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>  L’impact de la salinité est négligeable aux valeurs qui nous concernent. Les calculs hydrauliques pour aquariums récifaux se satisfont d&rsquo;une approximation qui consiste à considérer l&rsquo;eau salée comme si elle était douce. </p></div>
<h3 class="align-j">3.4. Masse volumique</h3>
<p class="align-j">La<em> masse volumique</em> (en anglais : <em>density</em>) caractérise la masse d&rsquo;un matériau par unité de volume (formule 6). On l&rsquo;a vu, c&rsquo;est cette masse qui va engendrer les  forces de gravité que nous utiliserons. Notée  ρ (<em>rhô</em>), dans le système international (S.I.) elle s&rsquo;exprime en kilogramme par mètre cube (kg/m<sup>3</sup>).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 60%;">
<div  class="textrangee"><strong>ρ = m / v</strong> </div>
<div class="textrangee">m : Masse de la substance homogène [kg]<br />
    v : Volume occupé par cette masse [m<sup>3</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 6</figcaption></div>
<div style="clear:both"></div>
<figure class="figfloat" >
<table class="tableau"><figcaption class="tableau-titre">Tabl. 2 : MV eau de mer S35 </figcaption><tr>
<th width="60%" align="center"><strong>Température</strong></th>
<th  align="center"><strong>MV</strong></th>
</tr>
<tr>
<td align="center">10&nbsp;°C</td>
<td align="center">10269 kg/m3</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">15&nbsp;°C</td>
<td align="center">10260  kg/m3</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">20&nbsp;°C</td>
<td align="center">10247  kg/m3</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">25&nbsp;°C</td>
<td align="center">10233  kg/m3</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">30&nbsp;°C</td>
<td align="center">10217  kg/m3</td>
</tr>
</table>
</figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">A l&rsquo;altitude zéro, à 25°C, la   masse volumique de l&rsquo;eau douce est 997&nbsp;kg/m<sup>3</sup>, celle de l&rsquo;eau de mer  varie de 1020 à 1030&nbsp;kg/m<sup>3</sup>. Cette dernière dépend de sa salinité <em>S</em>, de la pression <em>p</em> et de la température <em>T</em>,  ces paramètres interviennent de manière très inégale dans nos calculs. Voyons comment et&#8230; relativisons.</p>
<div style="clear:both"></div>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto;"> <strong>En aquariophilie</strong><br />
  <em><strong>Pression p</strong></em> : La pression de l&rsquo;eau influe sur sa masse volumique, elle est en relation directe avec la profondeur. Mais il faut atteindre des profondeurs abyssales pour que la pression ait un impact sur les écoulements d&rsquo;eau de mer. En évacuationomme en alimentation d&rsquo;aquarium, les pressions restent faibles, aussi nous utilisons toujours la masse volumique de surface.<br />
  <em><strong>Température</strong></em> : cette dernière influe sensiblement sur la masse volumique (tableau ci-contre). Concernant un aquarium dont la température moyenne peut varier de 18 à 30&nbsp;°C, son impact sur les débits sera inférieur à 1&nbsp;%. On peut se baser sur une valeur à 25&nbsp;°C. <br />
  <em><strong>Salinité S</strong></em> : la masse volumique d&rsquo;une eau dépend grandement de sa constitution chimique et notamment de la quantité des différents sels dissous. L&rsquo;écart de salinité de 2.5&nbsp;% entre une eau douce et une eau de mer à S35 se traduit, dans notre champ d&rsquo;application, par des écarts inférieurs à 0,05 % sur les débits. L&rsquo;aquariophile qui souhaite se simplifier les calculs pourra donc utiliser la masse volumique de l&rsquo;eau douce à 20/25&nbsp;°C. </div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">3.5. Viscosité</h3>
<p class="align-j">La viscosité est la propriété qui traduit la résistance d’un fluide à son déplacement (on parle alors de fluide réel, en opposition au fluide parfait, sans viscosité, parfois utilisé dans les calculs). Elle est due aux frottements qui s&rsquo;opposent au glissement des couches fluides les unes sur les autres. Les phénomènes dus à la viscosité   ne se produisent que lorsque les fluides sont en mouvement&nbsp;; lorsque la viscosité augmente, la capacité du fluide à s&rsquo;écouler diminue.  On caractérise la viscosité par   la viscosité dynamique ou la viscosité cinématique, en relation l&rsquo;une avec l&rsquo;autre.
</p>
<h5 class="align-j">Viscosité dynamique</h5>
<figure class="figfloat" >
<table class="tableau" >
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 3 : Visc.  dyn. eau<br />
    S:35<br />
    </caption>
<tr>
<th width="50%">Température (°C)</th>
<th>η (Pa·s)</th>
</tr>
<tr>
<td>15 °C</td>
<td>1,211·x 10<sup>–3</sup></td>
</tr>
<tr>
<td>20 °C</td>
<td>1,070·x 10<sup>–3</sup></td>
</tr>
<tr>
<td>25 °C</td>
<td>0,955·x 10<sup>–3</sup></td>
</tr>
<tr>
<td>30 °C</td>
<td>0,868·x 10<sup>–3</sup></td>
</tr>
<tr>
<td>35&nbsp;°C</td>
<td>0,777·x 10<sup>–3</sup></td>
</tr>
</table>
</figure>
<p class="align-j"> En mécanique des fluides, la viscosité dynamique est notée η (êta), parfois μ (<em>mu</em>). C&rsquo;est une donnée connue, indispensable pour nos calculs. Dans le système international (SI), l&rsquo;unité  est le Pascal seconde (Pa.s)  : 1 Pa·s = 1&nbsp;kg.m<sup>-1</sup>.s<sup>-1</sup>.</p>
<p class="align-j">Mais de quoi s&rsquo;agit-il ? Le fluide est constitué de molécules (un agencement d&rsquo;atomes) plus ou moins longues. Ces dernières sont  maintenues entre-elles par des forces  intermoléculaires, celles qui entretiennent la phase liquide. Ces forces de liaison étant peu puissantes (moins que celles des solides ou celles entre les atomes de la molécule elle-même). Les molécules du liquide,  peuvent donc glisser  les unes le long des autres, de manière plus ou moins ordonnée, permettant au fluide d&rsquo;épouser la forme de son contenant. La molécule en se déplaçant,   tire  tangentiellement ses voisines proches, lesquelles opposent une certaine résistance.  Ainsi, la viscosité est la relation qui existe entre les forces résistantes d&rsquo;une part, et d&rsquo;autre part leur surface, leur vitesse  et  leur éloignement.</p>
<p class="align-j">On peut  retenir que  :</p>
<ul class="align-j">
<li>La viscosité est représentative des frottements visqueux (internes). Elle est à l&rsquo;origine de déperdition d&rsquo;énergie (pertes de charges régulières) dans les écoulements.  Son impact sur les pertes d&rsquo;énergie dépend de la section de la conduite. Il est proportionnel à la longueur du conduit et la perte de charge décroit donc régulièrement le long de la canalisation. La viscosité  entre dans la définition d&rsquo;un coefficient de perte de charge régulière λ (lambda) que l&rsquo;on abordera ultérieurement.</li>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/10.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/10.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 8 : Profil de répartition des vitesses dans des canalisations.</figcaption></figure>
<li>Elle<span class="align-j"> est</span> d&rsquo;autant plus importante que la surface moléculaire est  grande (longueur <span class="align-j">des molécules, agencement, agglomération&#8230;).</span></li>
<li><span class="align-j">La viscosité d&rsquo;un liquide tend généralement à diminuer lorsque la température augmente, à l&rsquo;inverse des gaz.</span> Celle de l&rsquo;eau douce,  évolue de 9&nbsp;% entre 25 et 30&nbsp;°C (tableau&nbsp;1). </li>
<li><span class="align-j">la viscosité est</span> d&rsquo;autant plus importante que la vitesse relative des molécules est importante&nbsp;; <span class="align-j">Ainsi, dans la section  d&rsquo;un écoulement, il existe un profil de  répartition des vitesses (Fig.&nbsp;8 ), croissant depuis la surface  jusqu&rsquo;à atteindre une valeur maximale au plus loin (le centre du tuyau, la surface d&rsquo;un court d&rsquo;eau). On utilise la vitesse moyenne d&rsquo;écoulement pour le calcul des régimes d&rsquo;écoulement et du  débit. </span>La vitesse proche de la surface du conduit est ainsi fortement ralentie dans une zone nommée <em>couche limite</em>. Elle est même nulle à son contact (du fait également de la rugosité). On retient déjà que l&rsquo;impact de cette couche limite (perte de charge) diminue quand le diamètre du conduit augmente.</li>
<li> <span class="align-j">La viscosité est d&rsquo;autant plus faible que les molécules sont espacées ; au-delà d&rsquo;une certaine distance, il y a séparation de la matière.</span></li>
<li><span class="align-j">La viscosité est sans relation avec la densité : elle ne s&rsquo;accroît pas nécessairement avec la densité &nbsp;; par exemple, l&rsquo;huile est nettement plus visqueuse et moins dense que l&rsquo;eau.</span></li>
</ul>
<h5 class="align-j">Viscosité cinématique</h5>
<p class="align-j">On exprime également la viscosité par la viscosité cinématique ν (lettre grecque <em>nu</em>). C&rsquo;est le rapport de la viscosité dynamique et de la masse volumique.
</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 60%;">
<div  class="textrangee"><strong>ν = <span class="align-j">η</span> / ρ</strong> </div>
<div class="textrangee">ν = viscosité cinématique [m<sup>2</sup>.s<sup>-1</sup>]<br />
    <span class="align-j">η</span> : viscosité dynamique [Pa.s ou kg.m<sup>-1</sup>.s<sup>-1</sup>]<br />
    ρ : Masse volumique [kg.m<sup>-3</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 7</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>  La faible viscosité de l&rsquo;eau, douce ou marine, permet de rentrer dans le champ d&rsquo;application de nombreux calculs d&rsquo;écoulement. De plus son impact sur les forces visqueuses est faible. </p>
<p>  Cependant, la couche limite de fort ralentissement, près de la surface, favorise  les dépôts (calcaire, boues&#8230;) superficiels, et  le développement d&rsquo;une micro/meiofaune ou  d&rsquo;une population bactérienne qui peuvent réduire sensiblement les écoulements, même au sein de canalisations lisses comme celles en PVC. </p></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">3.6. Tensions  interfaciale et superficielle</h3>
<div class="commentaire"><strong>Effet de la nourriture</strong></p>
<p>  Alain alias Nitrobacter avait conçu une nourriture destinée aux filtreurs, constituée de fines particules de produits fermentés. Le dosage pourtant respecté, l&rsquo;eau est devenue opaque. Alerté par le bruit de la pompe de remontée, le niveau de la cuve technique était au plus bas. Je n&rsquo;avais pas vu que le niveau de l&rsquo;eau montait subitement dans l&rsquo;aquarium. Quelques dizaines de minutes plus tard, tout était revenu en ordre, après une vraie montée de  tension&#8230; interfaciale due à la nourriture&nbsp;!</p></div>
<p class="align-j">La tension interfaciale   n&rsquo;apparait pas dans les calculs d&rsquo;écoulement, simplement parce que l&rsquo;on considère le fluide comme étant toujours le même. En est-il toujours ainsi&nbsp;dans nos aquariums ? </p>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/14.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/14.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 9 : La proximité de molécules différentes induit des tensions en surface et à l&rsquo;interface des  fluides.</figcaption></figure>
<p class="align-j"> On l&rsquo;a vu, chaque  molécule du fluide exerce des forces d’attraction sur les molécules voisines. Au sein du même fluide, homogène, ces forces s&rsquo;équilibrent. Il en autrement à l&rsquo;interface avec un autre fluide non miscible où les molécules  se repoussent.  Les molécules ne sont plus soumises à l’action de forces symétriques, puisqu’elles ne sont plus entourées symétriquement par d’autres molécules de même nature. Ainsi la résultante des forces moléculaires n’est plus nulle, elle génère des tensions qui tendent à séparer les phases de fluides différents (fig.&nbsp;9).</p>
<p class="align-j"><em>Tension superficielle</em> : on parle de tension superficielle lorsque les forces cohésives se situent à la surface du liquide (contact liquide/gaz ou liquide/solide). Cette tension est à l&rsquo;origine des phénomènes de capillarité. La tension  superficielle air/eau est faible (0,0724&nbsp;N/m à 20°C) et le PVC possède également une très faible énergie de surface. Ses effets  ne sont pas importants dans les écoulements d&rsquo;eau et il n&rsquo;y a pas lieu de la prendre en compte,   sauf dans le cas de très petites sections qui déborderaient du cadre de cet article.</p>
<p class="align-j"><em>Tension interfaciale</em> : dans ce cas, les forces  se situent au sein du liquide, entre les molécules de natures différentes (fig. 8 : points verts et points bleus),  c&rsquo;est le principe des agents tensioactifs. </p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>  On n&rsquo;a pas l&rsquo;habitude de prendre  en compte les effets  pouvant survenir en présence de produits divers introduits, ponctuellement ou pas, dans l&rsquo;aquarium. Pourtant, les liaisons intermoléculaires peuvent être affectées de manière non négligeable par la présence d&rsquo;autres molécules (nourrissage, plancton, ponte d&rsquo;invertébrés&#8230;) et engendrer des variations momentanées des vitesses d&rsquo;évacuation de l&rsquo;eau. Ces dernières peuvent se traduire par  une montée du niveau dans le bac. Cela justifie d&rsquo;affecter les calculs d&rsquo;un coefficient de sécurité   et/ou de mettre en place des équipements de détection ad hoc. </p></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/30.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/30.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 10 : Profil de répartition des vitesses dans des canalisations.</figcaption></figure>
<h2 class="align-j">4. Données sur la canalisation</h2>
<h3>4.1. Longueur, hauteur&#8230; déclivité</h3>
<p class="align-j">La longueur de la canalisation et la hauteur (selon le cas, entre entrée et sortie ou entre les surfaces des fluides), sont fixées par  l&#8217;emplacement de la cuve technique par rapport à au bac principal. Elles  s&rsquo;imposent bien souvent à l&rsquo;aquariophile. </p>
<p class="align-j">Le rapport de la hauteur <em>H</em> sur la longueur<em> L</em> de la canalisation détermine sa déclivité <em>J</em> qui forme un angle α par rapport à l&rsquo;horizontale. On parle bien de déclivité (définie par le sinus de l&rsquo;angle α) et non de pente (habituellement définie  par la tangente de l&rsquo;angle).</p>
<div style="clear:both"></div>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 60%;">
<div class="textrangee"><strong>j = H/L = sin(α)</strong></div>
<div class="textrangee">J : Déclivité [-]<br />
    L : Longueur [m]<br />
    H : Hauteur entre entrée et sortie [m]<br />
    α : Angle de déclivité [rad]</div><figcaption class="figlegende">Formule 8</figcaption></div>
<h3>4.2. Diamètre (interne)</h3>
<p class="align-j">Le diamètre est parfois une donnée connue lorsqu&rsquo;on cherche le débit maximum possible en évacuation gravitaire, ou une inconnue lorsqu&rsquo;on cherche le diamètre approprié à un débit imposé. Nous verrons plus loin les deux approches de calcul. Bien entendu, le diamètre utilisé est à choisir parmi les diamètres commerciaux.</p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>  Il est toujours question du diamètre interne du conduit. Avec nos canalisations dont l&rsquo;épaisseur est proportionnellement importante, raisonner à partir du diamètre externe serait débuter les calculs avec une erreur parfois supérieure à 30 %. <br />
  Pour les canalisations d&rsquo;alimentation des aquariums, le choix du bon diamètre sera validé lorsque l&rsquo;objectif d’écoulement sera atteint (débit à la hauteur considérée, taux de remplissage&#8230;) avec une perte de charge régulière linéaire acceptable. Ce  sera abordé dans les parties  2 et 3 de cet article. </div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>4.3. Matériau, rugosité</h3>
<h5>Matériau</h5>
<p class="align-j">PVC rigide, souple, PE lisse ou annelé&#8230; le matériau de la tuyauterie n&rsquo;a pas d&rsquo;importance sur les écoulements. Il est pourtant nécessaire de le connaitre afin d&rsquo;utiliser la plage de rugosité qui lui est associée.</p>
<h5>Rugosité absolue</h5>
<figure class="figfloat" >
<table  class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 4 : Rugosité absolue ε<br />
    </caption>
<tr>
<th width="61%">Matériau</th>
<th> ε [mm]</th>
</tr>
<tr>
<td align="left">Verre</td>
<td align="center">0.0015 à 0.010</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Plast. rigide lisse &#8211; usagé</td>
<td align="center">0.0015 &#8211; 0.030</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Plastique  souple</td>
<td align="center">0.020</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Acier étiré / inox</td>
<td align="center">0.020</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Ciment lisse</td>
<td align="center">0.300</td>
</tr>
</table>
</figure>
<p class="align-j">La rugosité des surfaces est une des causes de pertes d&rsquo;énergies comme on va le voir. La rugosité ε (epsilon) de    l&rsquo;hydraulicien  n&rsquo;a pas grand-chose à voir avec celle du mécanicien. C&rsquo;est une grandeur issue d&rsquo;expériences et ne représente aucune propriété physique spécifique.  Elle exprime une combinaison de caractéristiques (profondeur,  densité et  forme) des aspérités, propres à servir les modèles de calculs.  Cette grandeur trouve son origine dans l&rsquo;indice ks (s pour <em>sand</em>) issu des travaux  de Nikuradsé qui, en 1932, a simulé des rugosités à partir de sables de granulométries différentes. Le coefficient actuel ε exprimé en millimètre,   a  évolué pour s&rsquo;étendre à de nombreux matériaux. Il est normalement fourni par les fabricants ou obtenu dans des tables, pour différents stades  d&rsquo;usure.</p>
<h5 class="align-j">Rugosité relative</h5>
<p class="align-j">Les formules utilisent parfois la rugosité relative <em>ε/D<sub>i</sub></em>, sans dimension, exprimée par rapport au diamètre intérieur <em>Di</em> du conduit, ou du diamètre hydraulique <em>D<sub>h</sub></em> (abordé plus loin) quand ce dernier est partiellement rempli. La rugosité a un impact négligeable en présence de régimes laminaires mais  il est d&rsquo;autant plus important que le régime est turbulent. Autrement dit, en présence de vitesses importantes et de petits diamètres dont le ratio périmètre mouillé sur section mouillée, est proportionnellement plus important.</p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>  Les valeurs de rugosité absolue <em>ε</em> proposées varient  dans une plage parfois importante. L&rsquo;indice <em>ε</em> du PVC extrudé neuf est  d&rsquo;environ 0,0015&nbsp;mm et 0,010&nbsp;mm usagé. Choisir la valeur maximum n&rsquo;est pas pénalisant,  son exploitation logarithmique (cf. partie 2) réduit  l&rsquo;impact sur le résultat. Toujours est-il que la rugosité du PVC rigide utilisé en aquariophilie est extrêmement faible et présage que les pertes de charges à l&rsquo;intérieur de  tubes droits en PVC ont peu d&rsquo;impact dans les écoulements, le plus souvent turbulents, face aux autres sources de pertes d&rsquo;énergies.<br />
  Toutefois, la prolifération d&rsquo;organismes filtreurs à la surface des conduits d&rsquo;évacuation tend à augmenter sa rugosité d&rsquo;une manière difficile à chiffrer. Celle-ci se traduit par l&rsquo;augmentation progressive de la hauteur de nappe d&rsquo;eau en amont de l&rsquo;entrée. </div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">La rugosité des parois influe sur l&rsquo;écoulement. Son impact sur les pertes d&rsquo;énergie dépend de la section de la conduite.  Il est donc proportionnel à sa longueur et la  charge (énergie) décroit donc régulièrement le long de la tuyauterie.  Le coefficient de rugosité ε <br />
  entre dans la définition d&rsquo;un coefficient de perte de charge régulière <span>λ</span> (lambda) que l&rsquo;on abordera ultérieurement.</p>
<h3>4.4. Singularités</h3>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/26.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/26.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 11 : Perturbations dans une entrée de conduite, source de perte de charge.</figcaption></figure>
<p class="align-j">On appelle singularité les accessoires autres que les portions droites de conduits qui composent la canalisation : coudes, connexions en T, en Y, entrée et sortie de conduit, élargissements, rétrécissements, vannes, clapets, robinets&#8230; Ils forment des incidents de parcours qui impactent l&rsquo;écoulement d&rsquo;une manière qui leur est propre.  A leur passage, le fluide subit localement des accélérations, des décélérations, des compressions ou des dépressions&#8230;   qui se traduisent par une transformation de l&rsquo;énergie cinétique sous forme de chaleur : la perte de charge singulière. Ainsi, chaque accessoire est affecté d&rsquo;un coefficient de perte de charge ξ (xi) adimensionnel, déterminé par le calcul ou expérimentalement, qui permet de calculer la perte de vitesse correspondante.</p>
<div style="clear:both"></div>
<table align="center" class="tableau"  style="width:100%; max-width:600px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 5 : Exemples de valeurs de ξ pour différentes singularités<br />
  </caption>
<caption>
  <strong> Coude arrondi</strong><br />
  </caption>
<tr>
<td width="30%" rowspan="6"><img / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/28a.png"></td>
<th>R/Di</th>
<th>α=22,5°</th>
<th>α=30°</th>
<th>α=45°</th>
<th>α=60°</th>
<th>α=90°</th>
</tr>
<tr>
<td height="2" align="center">1</td>
<td align="center">0,05</td>
<td align="center">0,07</td>
<td align="center">0,14</td>
<td align="center">0,19</td>
<td align="center">0,21</td>
</tr>
<tr>
<td height="2" align="center">2</td>
<td align="center">0,05</td>
<td align="center">0,06</td>
<td align="center">0,10</td>
<td align="center">0,12</td>
<td align="center">0,14</td>
</tr>
<tr>
<td height="2" align="center">3</td>
<td align="center">0,05</td>
<td align="center">0,06</td>
<td align="center">0,09</td>
<td align="center">0,11</td>
<td align="center">0,12</td>
</tr>
<tr>
<td height="2" align="center">4</td>
<td align="center">0,05</td>
<td align="center">0,06</td>
<td align="center">0,08</td>
<td align="center">0,10</td>
<td align="center">0,11</td>
</tr>
<tr>
<td height="2" align="center">5</td>
<td align="center">0,05</td>
<td align="center">0,05</td>
<td align="center">0,08</td>
<td align="center">0,09</td>
<td align="center">0,09</td>
</tr>
</table>
<table align="center" class="tableau"  style="width:100%; max-width:600px">
<caption>
  <strong> Vanne papillon</strong><br />
  </caption>
<tr>
<td width="30%" rowspan="2"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/28b.png"></td>
<th>α=0</th>
<th>α=10</th>
<th>α=20</th>
<th>α=30</th>
<th>α=45</th>
<th>α=60</th>
<th>α=70</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">0,25</td>
<td align="center">0,52</td>
<td align="center">1,54</td>
<td align="center">3,91</td>
<td align="center">18,7</td>
<td align="center">118</td>
<td align="center">751</td>
</tr>
</table>
<table align="center" class="tableau"  style="width:100%; max-width:600px">
<caption>
  <strong> Entrées et sorties</strong><br />
  </caption>
<tr>
<td width="30%" align="center"><img  width="100%" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/28c.png"></td>
<td align="center">Entrée courbe</td>
<td align="center">0,05</td>
<td td width="30%" align="center"><img  width="100%" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/28e.png"></td>
<td align="center">Entrée en saillie</td>
<td align="center">1,00 </td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><img  width="100%" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/28d.png"></td>
<td align="center">Entrée à angle droit</td>
<td align="center">0,58</td>
<td align="center"><img  width="100%" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/28f.png"></td>
<td align="center">Sortie en gueule bée</td>
<td align="center">1,00</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Pour une même singularité, le coefficient ξ varie selon la courbure (pour les coudes, T et Y, entrée de conduit), selon le degré d&rsquo;obturation (vannes, clapets, robinets&#8230;). </p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>  La disponibilité des raccords en tous genres et leur facilité d&rsquo;assemblage ne doit pas être une raison de les multiplier. Il va sans dire que les courbures larges sont préférables pour de meilleurs écoulements. Par exemple, le coefficient de perte de charge  d&rsquo;un coude 90° court est 3 fois plus important que pour le même  coude long, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;il ralentira l&rsquo;écoulement 3 fois plus. <br />
  Lors des bilans d&rsquo;énergie, même en l&rsquo;absence d&rsquo;accessoire particulier, il ne faut pas oublier d&rsquo;inclure systématiquement  les entrées et sorties de conduits qui se comportent singulièrement selon leur forme. </div>
<p class="align-j">
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/36.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/36.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 12 : La pompe doit délivrer le débit souhaité Q<sub>v2</sub> à la hauteur manométrique calculée H<sub>m2</sub>.</figcaption></figure>
<h3>4.5. Pompe et hauteur manométrique</h3>
<p class="align-j">Les pompes volumétriques sont les plus adaptées pour remonter de l&rsquo;eau sous pression à grand débit. A ce stade de la conception de la canalisation d&rsquo;alimentation, les caractéristiques de la pompe ne sont pas une donnée de calcul. Bien au contraire, ce sont les calculs de la canalisation qui vont déterminer le choix de la pompe. En effet,  la pompe doit permettre le  débit volumique <em>Q<sub>v</sub></em> souhaité après qu&rsquo;il soit ralenti par le poids et l&rsquo;inertie de  la masse d&rsquo;eau sur la hauteur <em>H</em> à remonter et par les sources diverses de pertes de charge<em> ΔH<sub>T</sub></em> abordées plus tard. C&rsquo;est à dire qu&rsquo;il faut déterminer la  hauteur manométrique <em>H<sub>m</sub></em> équivalente (fig.&nbsp;12). Nous aborderons ce calcul au chapitre des bilans d&rsquo;énergies. La pression <em>H<sub>m</sub></em> exprimée en mCE est donc toujours supérieure à la hauteur <em>H </em>exprimée en m. La pompe devra débiter <em>Q<sub>v</sub></em> à  la hauteur <em>H<sub>m</sub></em>. C&rsquo;est ce que la courbe caractéristique (abordée au 3ème chapitre de cet article) de la pompe permet de vérifier.</p>
<h2 class="align-j">5. Données sur l&rsquo;écoulement</h2>
<h3>5.1. Types d&rsquo;écoulements : <em>à surface libre</em> ou <em>en charge</em></h3>
<h5 class="align-j">Ecoulement à surface libre</h5>
<p class="align-j">L&rsquo;écoulement est à surface libre lorsque la surface de l&rsquo;eau est en contact avec l&rsquo;air ambiant, à la pression atmosphérique. Il se produit par simple gravité, l&rsquo;écoulement est alors conditionné par la pente ; c&rsquo;est le cas des cours d’eau naturels ou d’irrigation, des égouts, des évacuations pluviales etc. Il s&rsquo;agit en général d&rsquo;écoulements dont la hauteur et la section sont petites par rapport à la longueur. Dans cette configuration, hors évènements dépendant du temps (météo) ou spatial (ressauts&#8230;), le régime est permanent (vitesse et hauteur d&rsquo;eau constantes). L&rsquo;écoulement est alors essentiellement laminaire&#8230; sauf dans le cas d’évacuations en pente, fréquentes en aquariophilie.</p>
<h5>Ecoulement en charge</h5>
<p class="align-j">L&rsquo;écoulement est en charge quand la conduite est pleine. On assiste à des frottements superficiels lesquels, absorbant l&rsquo;énergie, deviennent prépondérants sur les forces de glissement et génèrent des turbulences. L&rsquo;écoulement est conditionné par l&rsquo;évolution de la  pression. Il peut être gravitaire ou engendré par une pompe.</p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie </strong></p>
<p>  Dans un circuit d&rsquo;alimenation au moyen d&rsquo;une pompe de remontée, la question ne se pose pas : le conduit est plein, en charge.</p>
<p>  Pour  une évacuation gravitaire,  les deux options sont possibles :<br />
  &#8211; Mettre le conduit en charge, on noie alors le tuyau au moyen d&rsquo;une vanne  partiellement fermée, en aval. Cette option, qui présente d&#8217;emblée un risque de débordement est cependant plus facile à calculer et génère moins de bruits d&rsquo;écoulement.<br />
  &#8211; Utiliser un conduit partiellement  rempli, à surface libre, en mesure d&rsquo;absorber plus que le débit prévu. Cette option est  plus sécurisante surtout avec de faibles déclivités quand l&rsquo;écoulement est laminaire. En présence de fortes déclivités, la situation est plus  difficilement prévisible, l&rsquo;écoulement pouvant présenter quelques instabilités. <br />
  Selon l&rsquo;option des précautions s&rsquo;imposeront, abordées dans la partie 3 relative à la réalisation de la canalisation. </div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">5.2. Débit souhaité</h3>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>  Puisque la canalisation est conçue pour un système de maintenance, c&rsquo;est ce dernier qui impose  le débit souhaité, minimum, devant être pris en charge par les canalisations.</p>
<p>  Il dépend  des divers traitements envisagés et de la nature même des modes de traitements. En effet, un écumeur ne peut traiter qu&rsquo;un certain volume d&rsquo;eau par heure&nbsp;; dès lors, est-il nécessaire de lui proposer plus d&rsquo;eau qu&rsquo;il ne peut traiter&nbsp;? Un traitement basé sur une décantation impose des vitesses faibles et donc un débit ajusté à ses dimensions. Tout ceci se traduit pour l&rsquo;aquariophile, à rechercher en fonction de critères divers un certain taux de renouvellement (<em>turn over</em>) de l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium. La réponse exacte ne peut être fournie ici tant  il est spécifique à l&rsquo;installation. Retenons qu&rsquo;il représente bien souvent entre 3 et 5 fois le volume net d&rsquo;un aquarium récifal. </div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h5 class="align-j">Débit volumique</h5>
<p class="align-j">Le débit est le quotient de la quantité de fluide   qui traverse une section droite de la conduite par la durée de cet   écoulement. En présence d&rsquo;un fluide liquide, homogène et (quasiment) incompressible comme l&rsquo;eau, la quantité de fluide est souvent exprimée en volume et non en masse. On parle alors de  débit volumique <em>Qv</em> (formule&nbsp;9), par opposition au débit massique. Dans le système international (S.I.),  on l&rsquo;exprime en   mètre cube par seconde&nbsp;[m<sup>3</sup>.s<sup>-1</sup>]. Pour des raisons pratiques, l&rsquo;aquariophile utilise plutôt le litre par heure [l.h<sup>-1</sup>]. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 60%;">
<div class="textrangee"><strong>Q<sub>v</sub> = </strong><strong>v / t</strong></div>
<div class="textrangee">Q<sub>v</sub> : Débit volumique <span class="align-j">[m<sup>3</sup>.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    v : Volume  [m<sup>3</sup>]<br />
    t : Temps [s ] </div><figcaption class="figlegende">Formule 9</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Lorsque la vitesse de l&rsquo;écoulement <em>V</em> est constante dans une section <em>S</em> perpendiculaire, le débit volumique  peut s&rsquo;exprimer en fonction de la vitesse et de la section (formule&nbsp;10). </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 60%;">
<div class="textrangee"><strong>Q<sub>v</sub> = </strong><strong>V x S</strong></div>
<div class="textrangee">Q<sub>v</sub> : Débit volumique <span class="align-j">[m<sup>3</sup>.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    V : Vitesse moyenne de l&rsquo;écoulement <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    S : Section du conduit [m<sup>2</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 10</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h5>Tout se transforme&#8230; dans la continuité</h5>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/15.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/15.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 13 : Profil de répartition des vitesses dans des canalisations.</figcaption></figure>
<p class="align-j"><em>L&rsquo;équation de continuité</em> est une base des calculs d&rsquo;écoulement. C&rsquo;est une forme de l&rsquo;expression chère à Lavoisier &quot;<em>Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme</em>.&quot; Elle traduit le fait que dans un court délai, la quantité de matière (de molécules) qui entre dans un volume (une cuve, un conduit, un tube&#8230;) est égale à celle qui en sort, plus celle qui s&rsquo;y accumule le cas échéant. Considérant que notre eau, est incompressible (masse volumique constante), cette continuité s&rsquo;applique  aussi au volume d&rsquo;eau (V<sub>1&nbsp;</sub>= V<sub>2</sub>). Autrement dit, au débit volumique Q<sub>v</sub>.</p>
<p class="align-j">Prenons l&rsquo;exemple (Fig.&nbsp;13) d&rsquo;un conduit de liquide  (un tube de courant), continu dans lequel le fluide entre par un  élément 1 et sort par un élément 2, de surfaces respectives S<sub>1</sub> et S<sub>2</sub> perpendiculaires au flux, avec des vitesses moyennes respectives V<sub>1</sub>&nbsp;et V<sub>2</sub>.<br />
  Le débit d&rsquo;entrée  est égal au débit de sortie. Fort de ce constat nous obtenons la formule de continuité selon la formule 11. Cette dernière implique que si la section du tube augmente la vitesse  diminue, et inversement :</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 60%;">
<div class="textrangee"><strong>Q<sub>v</sub> = Q<sub>v1</sub>&nbsp;= Q<sub>v2</sub>&nbsp;<br />
    </strong>et <strong><br />
    Q<sub>v</sub> = S<sub>1</sub> . V<sub>1</sub> = S<sub>2</sub> . V<sub>2</sub>&nbsp;= Cte</strong></div>
<div class="textrangee">Q<sub>v</sub> : Débit volumique <span class="align-j">[m<sup>3</sup>.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    S : Surface de la section [m<sup>2</sup>]<br />
    V : Vitesse moyenne de l&rsquo;écoulement <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span></div><figcaption class="figlegende">Formule 11</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Peut-on en conclure, dans régime permanent, avec une tuyauterie de section constante ou S<sub>1</sub>&nbsp;= S<sub>2</sub>,  que la vitesse moyenne serait constante avec V<sub>1</sub>&nbsp;= V<sub>2</sub> ? Oupelà ! N&rsquo;allons pas trop vite avec la vitesse. L&rsquo;équation de continuité vaut pour un petit déplacement durant un court instant Δt, dans un tube de courant, sans  frictions ni frottement (fig. 12). Dans une canalisation il se produit des effets qui tendent à diminuer la vitesse, et que l&rsquo;on abordera&#8230; sinon ce serait trop facile, et cet article n&rsquo;aurait pas lieu d&rsquo;être.</p>
<div class="commentaire" style="width:70%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>  <strong>Débit</strong> : constant ? Oui mais&#8230; pas vraiment ! Dans notre aquarium en fonctionnement stabilisé, dans la même période il y  autant de volume d&rsquo;eau qui rentre et qui sort.  Le débit  est constant. Ce n&rsquo;est pas exactement le cas entre deux instants proches, puisque le brassage génère des mouvements de masse, notamment avec les boites à vagues, qui influent sur le débit instantané d&rsquo;évacuation. Ces écarts ponctuels, brefs, devraient être pris en compte dans les calculs d&rsquo;évacuations sous forme de coefficient de sécurité.</p>
<p>  <strong>Vitesse</strong> : dans les écoulements  la vitesse d&rsquo;eau ne devrait pas être inférieure à  0.6 m/s pour éviter les dépôts et toute stagnation d&rsquo;eau. La canalisation d&rsquo;évacuation doit toujours avoir  une pente, même légère, de 3 à 5 cm par mètre. Cette condition est bien souvent respectée dans nos installations. </div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">En connaissance des données essentielles, nous disposons à présent, de tous les éléments pour procéder au calcul (dimensionnement) de la canalisation. Ce sera l&rsquo;objet de la deuxième partie de cet article.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p align="center"><em>Article publié sur Cap récifal le 30 janvier 2017</em></p>
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		<title>Calculateur Alimentation d&#8217;eau d&#8217;un aquarium</title>
		<link>https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2017 23:00:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calculateurs]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[canalisation]]></category>
		<category><![CDATA[debit]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[pompe]]></category>
		<category><![CDATA[remontée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce calculateur permet de déterminer la hauteur manométrique Hm de la pompe de remontée à mettre en place pour l&#8217;alimentation en eau d&#8217;un aquarium. Il prend en compte les caractéristiques du milieu, de l&#8217;eau et de la canalisation, plus précisemment, ses dimensions, la rugosité du materiau et la présence éventuelle de singularités (coudes, vannes ou [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Ce calculateur permet de déterminer la hauteur manométrique H<sub>m</sub> de la pompe de remontée à mettre en place pour l&rsquo;alimentation en eau d&rsquo;un aquarium. Il prend en compte les caractéristiques  du milieu, de l&rsquo;eau et de la canalisation, plus précisemment, ses dimensions, la rugosité du materiau  et la présence éventuelle de singularités (coudes, vannes ou clapets&#8230;).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">Il permet  de déterminer cette hauteur manométrique  à partir d&rsquo;un diamètre intérieur D<sub>i</sub> choisi et d&rsquo;un débit Q<sub>v</sub> imposé. L&rsquo;aquariophile peut mettre en place une pompe permettant de débiter le débit Q<sub>v</sub> à la hauteur H<sub>m</sub>. (en mètre de colonne d&rsquo;eau mCE).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Conditions d&#8217;emploi</h2>
<p class="align-j">Les calculs sont établis pour une pompe qui prélève son eau sous  la surface et qui la rejette directement dans l&rsquo;air (bouche bée), selon le schéma ci-contre. Son conduit est de section circulaire, d&rsquo;égal diamètre et totalement rempli (en charge).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Mode d&#8217;emploi</h2>
<p class="align-j">Saisir les cases jaunes et calculer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="clear:both"></div>
<p><!-- Début calculateur Spreadsheet Iframe start --></p>
<div style="text-align:center">
  <!-- https important --><br />
  <iframe  width="689" height="900" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_alimentation/calculalimentation/calculalimentation.htm"></p>
<p>Your browser does not support iframes.</p>
<p></iframe>
</div>
<p><!--Fin du calculateur--></p>
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		<title>Magnésium</title>
		<link>https://reeflexion.fr/magnesium/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2016 23:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éléments de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[element]]></category>
		<category><![CDATA[magnesium]]></category>
		<category><![CDATA[qualité]]></category>
		<category><![CDATA[récif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impliqué dans&#160; de nombreux processus biologiques des organisme vivants, le rôle du magnésium (Mg) est encore mal connu en aquariophilie récifale. Il est indispensable aux organismes calcificateurs : coraux constructeurs du récif (SPS), algues calcaires (corallines, halimeda&#8230;), gastéropodes dont les bivalves (bénitier&#8230;). Son autre intérêt est de réduire le risque de précipitation du calcium et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Impliqué dans&nbsp; de nombreux processus biologiques des organisme vivants, le rôle du magnésium (Mg) est encore mal connu en aquariophilie récifale. Il est indispensable aux organismes calcificateurs : coraux constructeurs du récif (SPS), algues calcaires (corallines, halimeda&#8230;), gastéropodes dont les bivalves (bénitier&#8230;). Son autre intérêt est de réduire le risque de précipitation du calcium et des carbonate en les maintenant disponibles aux organismes que nous hébergeons. Consommé et également précipité il doit être régulièrement compensé.&nbsp;Cet article résume les différents aspects : la nature du magnésium, ses provenances, ses effets sur le maintien du calcium et des carbonates, sa mesure, son extraction</p>
<h2>Dans les océans</h2>
<h3>Aspects chimiques</h3>
<p class="align-j">Avec en moyenne 1285 mg/l le magnésium est, après le sel et les chlorures, l&rsquo;ion le plus présent dans l&rsquo;eau de mer. Il représente en masse trois fois plus que le calcium à 420 mg/l.</p>
<p class="align-j">Le magnésium est présent dans l’eau de mer sous forme d&rsquo;ion Mg<sup>2+</sup>, avec deux charges positives, comme le calcium Ca<sup>2+</sup>. Ses ions sont libres, associés à environ 8 molécules d&rsquo;eau. 10&nbsp;% sont liés à d&rsquo;autres molécules&nbsp;: sulfate MgSO<sub>4</sub>, bicarbonate MgHCO<sub>3</sub><sup>+</sup>, carbonate MgCO<sub>3</sub>, fluorure MgF, borate MgB(OH)<sub>4</sub><sup>+</sup> et hydroxyde MgOH<sup>+</sup>. Ce taux est faible mais suffisant pour interagir dans de nombreuses réactions chimiques dans l&rsquo;eau de mer.</p>
<p class="align-j">C&rsquo;est par exemple le cas avec le carbonate&nbsp;: lié ioniquement au magnésium il devient plus stable. Les précipitations sont ralenties et le il supporte des concentrations beaucoup plus élevées sans précipiter. Cet aspect est particulièrement intéressant dans le milieu réduit d&rsquo;un aquarium, comme on le verra.</p>
<h3>Aspects biologiques</h3>
<p class="align-j">La concentration de magnésium dans les organismes, les tissus, est à peu près proportionnelle à celle de l’eau de mer, indépendamment de ce que le squelette contient. On peut l&rsquo;expliquer par l&rsquo;importante disponibilité de cet élément dans l&rsquo;eau de mer et la capacité des organismes à le concentrer.</p>
<p class="align-j">Le magnésium est crucial pour de nombreuses fonctions biologiques :</p>
<ul>
<li><strong>Calcification</strong> : <span class="align-j">elle représente l&rsquo;essentiel du magnésium assimilé par les coraux hermatypiques. Il pénètre en lieu et place du calcium, sans que l&rsquo;on sache si le corail maitrise cette substitution ou s&rsquo;il la subit. </span>On lui attribue le rôle du contrôle de la calcification en empêchant la précipitation rapide du carbonate de calcium<span class="align-j">.<br />
D&rsquo;une manière générale chez tous les organismes calcificateurs, la quantité de magnésium qui pénètre dans les éléments bio minéralisés (squelettes, coquilles&#8230;) de&nbsp;carbonate de calcium&nbsp;est en relation avec le taux de magnésium de l’eau. Elle varie cependant selon les espèces suivant l&rsquo;environnement et des facteurs biologiques. Par exemple la matrice organique du squelette en affecte la concentration lors de la calcification. On mesure de&nbsp; 0,05&nbsp;% à 4,4&nbsp;% de magnésium chez les coraux scléractiniaires, les gastéropodes (bénitiers&#8230;), les algues calcaires (corallines) et les crustacés.</span></li>
<li><strong>Régulation enzymatique</strong> : Le magnésium (Mg) joue un rôle crucial dans la régulation enzymatique des coraux. Il agit comme un cofacteur pour de nombreuses enzymes impliquées dans le métabolisme cellulaire. En particulier les enzymes qui catalysent des réactions impliquant l&rsquo;ATP (adénosine triphosphate), la principale source d&rsquo;énergie des cellules. <strong>Il stabilise les molécules d&rsquo;ATP</strong> et permet leur utilisation efficace dans les processus énergétiques.</li>
<li><strong>Synthèse des pigments</strong> : Le magnésium est un composant de la chlorophylle dans les algues symbiotiques (zooxanthelles) vivant dans les tissus des coraux. Ces algues effectuent la <strong>photosynthèse</strong> et fournissent des nutriments essentiels aux coraux. Une carence en magnésium pourrait donc affecter la santé des zooxanthelles et, par conséquent, celle des coraux.</li>
<li><strong>Maintien de l&rsquo;équilibre ionique</strong> : Le magnésium contribue à l&rsquo;équilibre ionique et à l&rsquo;osmolarité des cellules coralliennes. Il participe à la régulation des gradients de concentration d&rsquo;autres ions, comme le calcium crucial pour la formation du squelette calcaire des coraux.</li>
</ul>
<p>Le taux de magnésium dans l&rsquo;eau de mer représente une réserve largement suffisante pour couvrir les besoins métaboliques quotidiens des coraux et autres organismes marins. Cette concentrations élevée permet aux coraux de calcifier efficacement et de maintenir leurs fonctions physiologiques essentielles sans être limités par la disponibilité de ces ions, assurant ainsi un environnement stable et propice à leur croissance et à leur santé.</p>
<h2>En aquarium marin et récifal</h2>
<h3>Le magnésium limite la précipitation du calcium et des carbonates</h3>
<p class="align-j">La précipitation dans l&rsquo;eau du calcium et carbonate en carbonate de calcium CaCO3 a pour effet de réduire la dureté carbonatée KH et avec elle le risque de voir le pH chuter à niveau inacceptable pour les métabolismes.</p>
<p class="align-j">Pour mémoire, la précipitation du CaCO<sub>3</sub> dans l&rsquo;eau de mer s&rsquo;initie de plusieurs manières&nbsp;: dès que le calcium ou le carbonate dépasse son seuil de saturation&nbsp;; quand le pH est élevé, le bicarbonate se convertit alors en carbonate, sa concentration augmente&nbsp;; une élévation de température diminue la solubilité du CaCO<sub>3</sub> en plus de changer l&rsquo;état du bicarbonate en carbonate. Une fois amorcée, cette précipitation se poursuit. Ceci, dans l&rsquo;aquarium ou dans des zones localisées.</p>
<p>Pour l&rsquo;expliquer succinctement&#8230; le magnésium, sous forme carbonate de magnésium <span class="align-j">Mg(CO<sub>3</sub>) très facilement soluble et disponible</span>, attiré par les ions carbonates déjà liés au calcium, inhibe la formation naissante de cristaux de CaCO3. Dans la couche superficielle saturée de carbonate de calcium et magnésium CaMg(CO<sub>3</sub>)<sub>2</sub> &nbsp;ou dolomite, la nucléation de Ca et carbonates devient difficile. La réaction est ralentie à un niveau tel qu&rsquo;il n&rsquo;existe plus de risque de précipitation en aquarium.</p>
<p class="align-j">Cet aspect prend une importance particulière dans le milieu confiné de l&rsquo;aquarium où les dérives sont omniprésentes.</p>
<p class="align-j">Les liaisons ioniques entre magnésium et carbonates, améliorent donc la stabilité de ce dernier. De manière considérable, le magnésium <strong>limite les risques de précipitation</strong> en même temps qu&rsquo;il la <strong>ralentit</strong>. Ce faisant le magnésium permet de maintenir calcium et carbonates à une plus haute concentration. L&rsquo;effet tampon pH s&rsquo;accentue et permet de le <strong>maintenir le pH</strong> à niveau plus élevé 8,0 à 8,5 et de manière plus stable, notamment durant les fluctuations diurnes et nocturnes.</p>
<p class="align-j">On le comprend, le magnésium a un impact important sur l&rsquo;équilibre biologique et chimique de l&rsquo;aquarium. dans l&rsquo;aquarium, le maintien du taux dans une plage normale suffit largement aux besoins des réactions et des métabolismes. Des variations de l&rsquo;ordre de 30 mg/l ne sont pas un problème et les différents apports permettent normalement de compenser les consommations. Il en va autrement quand on réduit les apports par des changements d&rsquo;eau peu fréquents (supérieur à 6 mois). Un appauvrissement progressif s&rsquo;installe et impose de supplémenter, comme on le verra.</p>
<h3>Sources de magnésium dans les aquariums marins</h3>
<ul>
<li><strong>Sels synthétiques</strong>&nbsp;: les sels contiennent toujours du Mg. pour autant, leur dosage n&rsquo;est pas le même&nbsp;: certains sont déficients quand d&rsquo;autres dépassent le standard de l&rsquo;eau de mer naturelle.</li>
<li><strong>Supplémentation Réacteur à calcaire RAC</strong> : Les différences de taux dans les sédiments expliquent les teneurs variables dans les substrats ARM sédimentaires utilisés.<br />
Il en est de même du carbonate de calcium synthétique (Cacialith, Korlith..) contenant des taux variables même si le taux est plus faible &lt;&nbsp;0,5&nbsp;%. Les branches de coraux en RAC (fingers&#8230;) apportent egalement une part de Mg, au maximum 4&nbsp;% de Mg du squelette dissout. Cet apport peut être suffisant, ou pas selon la densité et les espèces de calcificateurs du bac.</li>
<li><strong>Supplémentation Réacteur à hydroxyde RAH</strong> : présence dans certains hydroxydes de calcium utilisés dans les réacteurs à hydroxyde de calcium (RAH). La quantité réellement dissoute est variable.</li>
<li><strong>Suppléments de calcium synthétique&nbsp;</strong>: certains carbonates de calcium contiennent du magnésium, en quantité variable, au stade d&rsquo;impuretés ou intentionnellement ajouté par les fabricants. Cet apport en quantité indéterminée peut convenir au bac, ou pas.</li>
<li><strong>Nourriture pour poissons</strong>&nbsp;: le magnésium est présent dans de nombreux aliments, à des concentrations parfois élevées, sans que ces apports aient un impact significatif.</li>
<li><strong>Supplémentations ciblées</strong>&nbsp;: les kits de supplémentations multi composants permettent des apports de manière hasardeuse; les apports spécifiques de l&rsquo;élément Mg via certaines molécules permet de mieux répondre au besoin.</li>
</ul>
<h3>Consommations du magnésium dans l&rsquo;aquarium</h3>
<p><span class="align-j">La principale consommation du magnésium relève de la coprécipitation avec le carbonate de calcium. Dans une moindre mesure l&rsquo;hydroxyde de calcium, utilisé dans le réacteur à hydroxyde (RAH)&nbsp;peut former avec le magnésium, de l&rsquo;hydroxyde de magnésium et du </span><span class="align-j">carbonate de magnésium</span> pouvant précipiter à <span class="align-j"> pH élevé en sortie du RAH.</span> Le réacteur à calcaire conduit au même appauvrissement. Sur le long terme il se produit une carence si le RAH ou le RAC est utilisé comme seul moyen de supplémenter en CaCO<sub>3</sub>, surtout si les changements d&rsquo;eau sont éloignés.</p>
<h2>Maintenir le magnésium en aquarium</h2>
<h3>Mesurer le magnésium</h3>
<p>Les apports et la consommation de magnésium diffèrent d&rsquo;un aquarium à l’autre. Même si l’observation renseigne déjà sur la situation,<br />
il est indispensable d&rsquo;en mesurer régulièrement le taux,<br />
on l&rsquo;a vu, pour assurer les métabolismes des animaux et pour le maintien des taux de calcium Ca et de carbonates KH. Compte tenu de son impact, il convient de toujours ajuster le magnésium à niveau avant celui du calcium.</p>
<p>Le commerce propose plusieurs tests colorimétriques (Tridacna, Salifert, Tropic marin, JBL, Seachem&#8230;). Afin d&rsquo;éliminer les risques de lecture et d&rsquo;interprétation, privilégier ceux qui donnent directement le taux de Mg en mg/l, plutôt que d&rsquo;autres nécessitant un calcul à partir d&rsquo;une mesure conjointe Ca-Mg et des conversions d&rsquo;unités. Une analyse type ICP permet de connaitre la concentration de magnésium avec plus de précision.</p>
<p class="align-j">Le taux acceptable se situe entre 1250 et 1350 mg/l sans jamais être en dessous de 1000&nbsp;mg/l (risque de chute du Ca et KH) ni dépasser 1600&nbsp;mg/l.</p>
<p class="align-j">Viser la concentration naturelle de l&rsquo;eau eau de mer 1285&nbsp;ppm dans une plage de 1250 à 1350 ppm.</p>
<h3>Ajuster le taux de magnésium</h3>
<p>Le tableau précise les conditions et les risques d&rsquo;une dérive ainsi que les actions à mener si besoin.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 12% 1fr 1fr; width: 95%;">
<div class="grille-titre">Analyse des dérives de magnésium en aquarium récifal</div>
<div class="grille-entete">&nbsp;</div>
<div class="grille-entete">Carence</div>
<div class="grille-entete">Excès</div>
<div class="grille-entete">Constat</div>
<div class="textcolonne">
<p>Mg &lt; 1100 mg/l&nbsp; c&rsquo;est le plus grand risque :</p>
<ul>
<li>Précipitation du calcium et des carbonates quand leur taux est élevé. Présence d&rsquo;un voile blanchâtre de précipités sur les décors, eau vitreuse, voire laiteuse.</li>
<li>Le taux de calcium ne monte pas&nbsp; &lt; 300 mg/l .</li>
</ul>
</div>
<div class="textcolonne">
<p>Mg &gt; 1600 mg/l</p>
<p>Cette limite est définie empiriquement, on ne connait pas clairement l&rsquo;impact d&rsquo;un taux élevé. Fauna marin estime qu&rsquo;il existe un risque de déséquilibre chimique du calcium.</p>
<p>Nota : Des taux importants &gt;1800 mg/l suggérés dans la lutte contre les algues (Bryopsis&#8230;) ne sont pas recommandés.</p>
</div>
<div class="grille-entete">Bioindicateur</div>
<div class="textcolonne">
<ul>
<li>Eclaircissement des coraux.</li>
<li>Desquamation des tissus à la base des SPS</li>
<li>Couleur fade&nbsp; des Discosomas.</li>
<li>Polypes des coraux mous&nbsp; rétractés.</li>
<li>Antennes des crevettes non rectilignes.</li>
<li>Corallines sans pourtour clair de croissance, fades.</li>
<li>Croissance stagne&nbsp;: bivalves, gorgones, etc&#8230;</li>
</ul>
</div>
<div class="textcolonne">On ne sait pas mesurer a quel taux l&rsquo;impact d&rsquo;un taux excessif affecte les métabolismes, les limites restant loin d&rsquo;être atteintes.<br />
Fauna marin évoque :</p>
<ul>
<li>Désintégration des tissus des coraux mous.</li>
<li>Décollement des tissus de SPS.</li>
</ul>
</div>
<div class="grille-entete">Causes</div>
<div class="textcolonne">
<ul>
<li>Supplémentations trop espacées, insuffisantes<br />
Présence d&rsquo;espèces consommatrices animales (bivalves&#8230;) ou végétales (algues cacaires Halimeda, corallines&#8230;)</li>
<li>Précipitation par &lsquo;introduction trop rapide d&rsquo;hydroxyde de calcium (goutte à goutte).&nbsp;&nbsp;</li>
<li>Sel pauvre&nbsp; 900&nbsp;ppm, au lieu de 1200&nbsp;ppm.</li>
<li>Test périmé.</li>
</ul>
</div>
<div class="textcolonne">
<ul>
<li>Produits de supplémentation) insuffisament purs.</li>
<li>Sel synthétique surdosé, mal mélangé.</li>
<li>Nourriture.&nbsp;</li>
<li>Substrat (RAC) contenant de la dolomite, marbre, huitres&#8230;</li>
</ul>
</div>
<div class="grille-entete">Actions</div>
<div class="textcolonne">
<p class="textcolonne"><strong>Remonter&nbsp; le taux</strong></p>
<ul>
<li class="textcolonne">Avec des solutions du<br />
commerce dont on ne connaît malheureusement pas la compositio</li>
<li>Avec<br />
une préparation à base de magnésium décrite ci-après.</li>
</ul>
</div>
<div class="textcolonne">
<p><strong>Réduire le taux&nbsp;</strong></p>
<ul>
<li>Laisser descendre naturellement si écart faible&nbsp; ou changement d&rsquo;eau partiel.&nbsp;</li>
<li>Forcer le dosage d&rsquo;eau de chaux pour précipiter le Mg&nbsp;&nbsp;</li>
</ul>
</div>
</div>
<h4>Préparation pour remonter ponctuellement le magnésium</h4>
<p class="align-j">On utilise une combinaison de sulfate de magnésium (MgSO<sub>4</sub>) et de chlorure de magnésium (MgCl<sub>2</sub>). Eviter les formes anhydres, instables, telles que le chlorure de magnésium anhydre (MgCl<sub>2</sub>). parmi les formes hydratées, les plus facilement disponibles sont le sulfate de magnésium heptahydrate (MgSO<sub>4</sub>7H<sub>2</sub>O),<br />
et le chlorure de magnésium hexahydrate (MgCl<sub>2</sub>6H<sub>2</sub>O). Utiliser des produits de qualité pharmaceutique, disponibles en pharmacie ou dans le commerce aquariophile (Tridacna&#8230;). L&rsquo;association de sulfate et de chlorure est préférable, elle permet de ne pas perturber l&rsquo;équilibre ionique de l&rsquo;eau. Dans le tableau de dosages, privilégier les options 1 ou 2 plutôt que<br />
3 à 6 données pour information..</p>
<h4>Mode d&#8217;emploi</h4>
<ol>
<li>Choisir l&rsquo;option de traitement.</li>
<li>Doser le poids des composants avec calculateur magnésium.</li>
<li>Diluer les poudres en remuant dans environ 4 fois le poids d’eau<br />
distillée, déionisée ou osmosée. Les deux produits<br />
sont facilement solubles, la dilution d&rsquo;une quantité importante de<br />
chlorure de calcium provoquant un léger dégagement de chaleur<br />
utiliser un récipient qui ne ramolisse pas.</li>
<li>Incorporer dans le bac ou la décantation doucement de préférence<br />
en goutte à goutte dans une zone brassée</li>
<li>Ne pas dépasser la quantité pour remonter 20 mg/l par jour.</li>
<li>Conservation : la préparation est stable, conservée dans un récipient opaque et fermé. Il est préférable de préparer la<br />
quantité juste nécessaire.</li>
</ol>
<h4>Calculateur magnésium<!-- Début calculateur Spreadsheet Iframe start --></h4>
<div style="text-align: center;"><!-- https important --><br />
<iframe  width="500" height="550" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/calc_magnesium/calculmagesium/calculmagesium.htm">Your browser does not support iframes.</p>
<p></iframe></div>
<p><!--Fin du calculateur--></p>
<h3>Supplémenter régulièrement le magnésium</h3>
<p class="align-j">La quantité de magnésium à fournir dans un aquarium ne dépend pas de celle du calcium, mais des organismes hébergés en densité, espèces. Elle peut rester stable, décliner ou augmenter au fil du temps. Les test donnent la conduite à tenir pour supplémenter le magnésium consommé.</p>
<p class="align-j">Plusieurs modes de supplémentation sont envisageable&nbsp;:</p>
<ul>
<li><span class="align-j"><strong>Changements d&rsquo;eau réguliers</strong>, de 15 jours à mensuels avec un sel correctement dosé. Les fluctuations entre deux apports sont acceptables.</span></li>
<li><strong>Changements d&rsquo;eau étalés</strong>, de l&rsquo;ordre de tous les 2 ou 3 mois : procéder à des rattrapages selon les conseils décrits auparavant.</li>
<li><strong>Changements d&rsquo;eau très étalés</strong>, tous les ans, voire pas du tout&nbsp;: ce choix impose de réaliser régulièrement un bilan chimique via des analyses ICP, d&rsquo;en déduire la consommation moyenne en mg/l/j. Le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation/">Calculateur de supplémentation</a> permet de déterminer les doses et les solutions à préparer. Celles ci sont injectées quotidiennement et automatiquement par pompe doseuse.</li>
</ul>
<h2><strong>En savoir plus</strong></h2>
<ul>
<li><a href="https://reefs.com/magazine/aquarium-chemistry-magnesium-in-reef-aquaria">Aquarium Chemistry: Magnesium In Reef&nbsp;Aquaria</a> Randy Holmes-Farley, Advanced aquarist, 2003</li>
<li><a href="https://reefs.com/magazine/aquarium-chemistry-magnesium-and-strontium-in-limewater/">Aquarium Chemistry: Magnesium And Strontium In&nbsp;Limewater</a> Randy Holmes-Farley, Advanced aquarist, 2003</li>
<li><a href="http://www.recif-france.com/Articles/Eckert/Magnesium.htm">Magnésium dans l&rsquo;aquarium récifal</a> (Ernst Pawlowsky)</li>
<li><a href="http://web.archive.org/web/20010210225307/http://www.animalnetwork.com/fish2/aqfm/1999/mar/bio/default.asp">Magnesium part I</a> et <a href="http://web.archive.org/web/20001120114800/http://www.animalnetwork.com/fish2/aqfm/1999/apr/bio/default.asp">Part<br />
II</a> (Craig Bingman)</li>
<li><a href="https://d1wqtxts1xzle7.cloudfront.net/97570262/04738714-462e-4137-a4f9-7d4525606321-libre.pdf?1674233874=&amp;response-content-disposition=inline%3B+filename%3DIncorporation_du_magnesium_dans_les_sque.pdf&amp;Expires=1702778749&amp;Signature=IepsPPHPlWix6LJ5lwJDaBHUa7EvBPc2Gq6TRx6iTh~Ez1dzpHo7HWsnpvQShmkJg13SmRUUa5U8K6~FOvCa83i3Zb0SqjOrWGxw~RX16oJHm3bBi9YTnK59-IQBiWFJ7k94ByIiCdf83EoZ3WbOIqMFyH33bXk5GdPKVYZeLQ7~YDugV8TZLVUFy0BBDrOJm8GIA7wu8eYobzDPlayrfbm~aVJrDKjtWp-WwgNHkPB5kTMxrwmC3sLtlIZ9GFw3fbH0sphaJXTzBNS8QB5PXPeuStvlD5WL2LpgXcwR1~Fu8ETvIQP0NU4pQb~O8YmmXqS39kdTo2QdvBOnDZ48UQ__&amp;Key-Pair-Id=APKAJLOHF5GGSLRBV4ZA">Incorporation du magnésium dans les squelettes calcitiques des échinodermes et des éponges hypercalcifiées</a>, Julie HERMANS, 07/2010.</li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/magnesium/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/magnesium/">Magnésium</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Strontium</title>
		<link>https://reeflexion.fr/strontium/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2016 23:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éléments de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[element]]></category>
		<category><![CDATA[recifal]]></category>
		<category><![CDATA[strontium]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le strontium est probablement le plus controversé des éléments de l&#8217;eau de mer dans son utilisation en aquarium récifal. Il est présent, de manière non négligeable mais conserve de nombreux secrets. Où en sont les avis sur son intérêt, ses effets sur les habitants de l&#8217;aquarium, s&#8217;il est nécessaire d&#8217;en rajouter ? Cet article propose [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Le strontium est probablement le plus controversé des éléments de l&rsquo;eau de mer dans son utilisation en aquarium récifal. Il est présent, de manière non négligeable mais conserve de nombreux secrets. Où en sont les avis sur son intérêt,  ses effets sur les habitants de l&rsquo;aquarium, s&rsquo;il est nécessaire d&rsquo;en rajouter ? Cet  article propose de faire un point.</p>
<h2>Dans les océans</h2>
<h3>Aspects  chimiques</h3>
<p class="align-j">L&#8217;eau de mer naturelle contient 8 mg/l d&rsquo;ion strontium Sr<sup>2+</sup>. Ce m&eacute;tal  alcalino-terreux est le cinqui&egrave;me &eacute;l&eacute;ment le plus abondant en masse, dans la composition de l&rsquo;eau de mer, apr&egrave;s le sodium, le magn&eacute;sium, le calcium et le potassium. La majeure partie du strontium est présente sous forme d&rsquo;ions libres, seules des molécules d&rsquo;eau y sont attachées. Chimiquement très proche du calcium (Ca<sup>2+</sup>) et du magnésium (Mg<sup>2+</sup>) avec deux ions, il diffère par sa taille  et sa  masse plus importantes,  d&rsquo;où une moindre solubilité  de certains sels de strontium. Le carbonate de strontium (strontianite SrCO<sub>3</sub> ) est moins soluble que le carbonate de calcium CaCO<sub>3</sub> , qui à son tour est moins soluble que le carbonate de magnésium MgCO<sub>3</sub> .</p>
<p><span class="align-j">Une petite partie, environ 10 % du strontium, se présente sous forme de paire d&rsquo;ions solubles avec du sulfate SrSO<sub>4</sub> , la célestite, et des portions beaucoup plus petites sont associées à du bicarbonate SrHCO<sub>3</sub><sup>+</sup> carbonate SrCO<sub>3</sub>, fluorure SrF<sup>+</sup>, borate SrB(OH)<sub>4</sub><sup>+</sup> et l&rsquo;hydroxyde SrOH.</span></p>
<h3>Aspects  biochimiques</h3>
<h4 class="align-j">Strontium dans la biominéralisation du squelette corallien</h4>
<p><span class="align-j"> On le trouve du strontium en faible proportion dans le squelette des coraux, environ 100 à 120 fois moins que le calcium. La moindre solubilité du strontium par rapport au calcium est probablement liée au fait que le strontium pénètre dans les squelettes  des coraux  et des organismes en général. Sur de nombreux points il se substitue au calcium dans le processus de biominéralisation   durant la <a href="https://reeflexion.fr/croissance-du-corail/">croissance du corail,</a>de la même manière qu&rsquo;il le fait sur les  os humains, avec des effets similaires.</span></p>
<p><span class="align-j">Les investigations sur le strontium sont facilement perturbées par son comportement similaire au calcium.    Il semble jouer un rôle  dans l&rsquo;acheminement du calcium vers les cellules ectodermiques. Il contribuerait à maintenir une concentration de calcium artificiellement élevée près de la surface des cellules ectodermiques. Il aurait un rôle dans le transport actif du calcium transmembranaire sans certitude..On a mesuré récemment   sa contribution dans la matrice organique dans laquelle il structure  l&rsquo;orientation et la densité des cristaux d&rsquo;aragonite naissants. Contrairement aux idées initialement émises, il n&rsquo;améliore pas la vitesse de calcification. Celle-ci diminuerait au profit d&rsquo;une plus grande densité et   solidité. Le strontium améliore la calcification par le calcium. Il s&rsquo;y substitue partiellement  mais ne peut le remplacer.</span> <span class="align-j">Finalement l&rsquo;absorption du Sr suit le même schéma que celui du calcium. Ils utilisent les mêmes voies&nbsp;: tous deux inhibés par les mêmes molécules organiques qui bloquent certains transporteurs de protéines.</span></p>
<p><span class="align-j">La construction du squelette dépend donc de processus  biologiques complexes qui influent sur la composition du fluide calcifiant, d&rsquo;où l&rsquo;hétérogénéité du taux de Sr selon les espèces, et un ratio Ca/Sr variable. La température n&rsquo;est donc pas le facteur unique responsable de l&rsquo;hétérogénéité du squelette corallien. </span></p>
<div class="commentaire"><strong>Le strontium, marqueur de la température des océans ?</strong><br />
  La température n&rsquo;est  pas le seul facteur  responsable de l&rsquo;hétérogénéité du squelette corallien qui dépend aussi de processus métaboliques.&nbsp; Ceci rajoute aux incertitudes des paléontologues  qui utilisent le strontium composant le squelette du corail comme indicateur écologique de référence pour analyser l&rsquo;évolution de la température des océans.</div>
<h4 class="align-j">Strontium dans le  monde animal</h4>
<p>De nombreux organismes utilisent du strontium dès lors qu&rsquo;ils bio minéralisent un élément. Les acanthaires, micro-organismes planctoniques consomment du sulfate de strontium pour leurs  épines.  A leur mort ils  coulent dans les couches sédimentaires profondes. Leur remise en solution reconstitue une partie importante  du strontium dans les océans. Les radiolaires, protozoaires du zooplancton produisent une capsule. On peut citer les coquilles des mollusques (bivalves, gastéropodes&#8230;), l&rsquo;os interne des céphalopodes (os de seiche), le squelette des poissons, l&rsquo;exosquelette des coraux scléractiniaires&#8230; <span class="align-j">Les  algues calcaire (corallines) métabolisent le strontium, certaines algues vertes aussi, parfois plus que le calcium, qu&rsquo;il est question d&rsquo;exploiter pour le traitement de déchets radioctifs.</span>
</p>
<h2>En aquarium marin et récifal</h2>
<p class="align-j">Le tableau qui suit résume l&rsquo;essentiel des paramètres relatifs au strontium, à suivre en aquariophilie récifale. Ils seront détaillés après. </p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:95%; max-width: 95%">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 1&nbsp;: Le strontium en aquarium récifal<br />
  </caption>
<tr>
<th rowspan="3" align="center">Taux</th>
<td colspan="2" align="center"><strong>Normal</strong>&nbsp;: 8&nbsp;mg/l</td>
</tr>
<tr>
<th>Carence</th>
<th>Excès</th>
</tr>
<tr>
<td width="45%" align="center">Sr &lt; 6&nbsp;mg/l</td>
<td width="45%" align="center"> Sr &gt; 15 mg/l</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">Bio indicateurs</th>
<td>
<ul>
<li> Perte de couleur, notamment le bleu.</li>
<li>Perte  de croissance, notamment  algues corallines, scléractiniaires (SPS)</li>
<li>Squelette SPS fragile, notamment ceux à forte croissance (Montipora&#8230;)</li>
</ul>
</td>
<td>
<ul>
<li>Potentiellement toxique au delà de 15&nbsp;mg/l sur   larves d&rsquo;invertébrés  (crabes&#8230;)</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">Causes</th>
<td>
<ul>
<li>Sel synthétique sous dosés Sr.</li>
<li>Déséquilibre dans la consommation du vivant.</li>
<li>Substrat RAC (ARM, bris de coraux)  faiblement dosé. </li>
<li>Emploi de  carbonate de calcium synthétique (cacialith&#8230;).</li>
<li>Assimilation par les<br />
          organismes marins.</li>
<li>Copr&eacute;cipitation avec le calcium.</li>
<li> Elimination via des mati&egrave;res organiques. </li>
</ul>
</td>
<td>
<ul>
<li>Sels trop riches en Sr</li>
<li>Suppléments pour calcium&nbsp;: ARM,  hydroxyde de calcium, compositions commerciales avec impuretés.</li>
<li>Dissolution du sable d&rsquo;aragonite.&nbsp;</li>
<li>Nourriture pour poissons avec faible impact.</li>
<li>Consommation du vivant  déséquilibre (algues, coraux.</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">Actions</th>
<td class="textcolonne"><strong>Remonter&nbsp; le taux</strong></p>
<ul>
<li class="textcolonne">Solutions du<br />
          commerce </li>
<li> Solution de chlorure de strontium décrite ci-après. </li>
</ul>
</td>
<td><strong>Réduire le taux<br />
      </strong></p>
<ul>
<li>Laisser descendre naturellement si écart faible&nbsp;</li>
<li> Changement d&rsquo;eau partiel.&nbsp;</li>
</ul>
</td>
</tr>
</table>
<h3>Production  de strontium en aquarium</h3>
<p>Dos&eacute;<br />
  en laboratoire, on a pu constater que le taux de strontium est parfois maintenu sans ajout volontaire, signe qu&rsquo;il y a des apports par ailleurs. Parmi les sources, on peut citer&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Certains <strong>sels</strong> riches en Sr de 9 à 18 ppm, utilisés pour produire l&rsquo;eau de mer   destinée aux changements d&rsquo;eau ou les remises à niveau.</li>
<li>Beaucoup de <strong>suppléments pour calcium</strong> contiennent du strontium. Cela peut être le cas des aragonites sédimentaires de type ARM, potentiellement de l&rsquo;hydroxyde de calcium ou intentionnellement ajouté par les fabricants dans leur solutions.</li>
<li>La  <strong>nourriture</strong> pour poissons contient souvent du strontium mais, semble-t-il, pas assez pour avoir un impact significatif.</li>
<li>Les <strong>algues</strong> métabolisent du Sr et du Ca dans un ratio différent des coraux. Leur développement peut justifier de déséquilibres.</li>
<li> Le processus de fabrication de <strong>l&rsquo;hydroxyde de calcium</strong> utilisé dans un réacteur RAH peut comporter du strontium résiduel.</li>
</ul>
<h3>Consommations de strontium en aquarium marin</h3>
<p>On a pu constater que le taux de strontium  pouvait r&eacute;gresser<br />
  &agrave; un niveau proche de z&eacute;ro en six mois. Le taux<br />
  peut tout aussi rester stable compensé par les apports ci-dessus mais de manière non exhaustive tant les possibilités sont nombreuses. Parmi les sources de consommation, on peut citer </p>
<ul>
<li>Les <strong>sels synthétiques</strong> s&rsquo;avèrent jamais déficients en strontium.  Les bons sels actuels sont centr&eacute;s<br />
    sur la valeur de l&rsquo;eau de mer,  en moyenne 8&nbsp;mg/l de Sr dans une plage  de 7 &agrave; 12&nbsp;mg/l.</li>
<li>L&rsquo;irrégularité du pourcentage de Sr dans les squelettes ainsi que le ratio Ca/Sr peut être un facteur déstabilisant quand il est employé sous forme aragonite issue de carrières sédimentaires (<strong>ARM</strong>) comme substrat de réacteur à calcaire.</li>
<li>Une étude, a mesuré un ratio Sr/Ca extrêmement faible  dans des <strong>bris de coraux</strong> substrat de réacteur à calcaire. Ce n&rsquo;est donc la garantie absolue d&rsquo;injecter  exactement le taux correspondant à la calcification. Mais la consommation de Sr n&rsquo;étant pas proportionnelle, et inférieure, à celle du calcium, un calcul montre qu&rsquo;il peut rester suffisant dans ces situations. Une carence n&rsquo;est cependant pas impossible. </li>
<li>Le risque de carence  est  évident lorsqu&rsquo;on utilise du <strong>carbonate de calcium</strong> synthétique (cacialith&#8230;).</li>
<li><strong>Assimilation par les<br />
    organismes</strong> marins.</li>
<li><strong>Copr&eacute;cipitation</strong> avec le calcium, dans les organismes et  lors de la précipitation abiotique (non biologique) du carbonate de calcium.</li>
<li> <strong>Elimination</strong>, le strontium étant li&eacute; &agrave; des mati&egrave;res organiques.</li>
</ul>
<h3 class="align-j">Toxicité du strontium</h3>
<p class="align-j">Peu d&rsquo;études ont abordé  la toxicité du strontium à taux élevé. Les invertébrés sont sensibles à des taux importants, de 300 à plus de 1000&nbsp;ppm. Il en va autrement pour des larves, de crabes en l&rsquo;occurrence, qui décèdent rapidement à 30&nbsp;ppm. Ce taux est déjà bien trop élevé pour espérer un minimum de  biodiversité dans l&rsquo;aquarium.  Il n&rsquo;existe apparemment pas  de risque aux  niveaux  pouvant être atteints dans un aquarium récifal. Pas de signe visuel jusqu&rsquo;à 15&nbsp;mg/l selon des témoignages. </p>
<h3>Rajouter du strontium ou pas</h3>
<p class="align-j">Tout comme les autres constituants majeurs de l&rsquo;eau de mer, on imagine mal<br />
  que cet &eacute;l&eacute;ment puisse &ecirc;tre ignor&eacute; par les r&eacute;cifalistes<br />
  amateurs de coraux hermatypiques. On sait expérimentalement que le taux de  strontium  dans le squelette augmente assez linéairement avec celui de l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium, ce jusqu&rsquo;à des taux très importants de l&rsquo;ordre de 300&nbsp;mg/l. Mais rien ne dit ce qui est le mieux pour le corail.</p>
<p class="align-j"> Des témoignages  font état de pertes de coraux,  du fait de l&rsquo;appauvrissement en Sr,  par ailleurs facilement maintenus dans des conditions normales. Certains aquariophiles ont pu constater des<br />
  effets b&eacute;n&eacute;fiques sur la croissance et  la densification<br />
  du squelette d&rsquo;Acropora et de coraux à croissance rapide tels que Montipora. </p>
<p class="align-j">De nombreux retours d&rsquo;expérience datent d&rsquo;une époque, sans possibilité de réaliser un bilan chimique, on ne peut pas juger si l&rsquo;ajout était réellement nécessaire, ou pas. Aujourd&rsquo;hui, on sait mesurer avec précision ce paramètre, et si on établit une analogie avec les effets du strontium dans le renforcement du squelette humain, il semblerait assez logique de le maintenir à taux naturel. </p>
<p class="align-j">Il est fait état d&rsquo;un impact sur la couleur, notamment le bleu qui perd en intensité. </p>
<h3>Mesurer le taux de strontium</h3>
<ol>
<li>Les <strong>tests colorim&eacute;triques</strong> aquariophiles existent (Seachem, Salifert&#8230;),<br />
    malheureusement leur utilisation est assez longue, complexe et l&rsquo;erreur fr&eacute;quente.<br />
    Il est n&eacute;cessaire de r&eacute;aliser plusieurs d&eacute;terminations<br />
    &agrave; blanc pour mieux &eacute;valuer le moment du virage des couleurs. De<br />
    toutes fa&ccedil;ons, leur incertitude reste importante et les r&eacute;sultats<br />
    peu significatifs.</li>
<li> Privilégier une <strong>analyse ICP</strong> <span class="align-j">laquelle détecte très facilement les ions Sr  jusqu&rsquo;à environ 2 µg/l. </span></li>
<li>On peut évaluer la consommation de Sr d&rsquo;un aquarium essentiellement composé de SPS en se basant sur celle en carbonates KH ou calcium Ca des Acropora (32,5&nbsp;g de Sr pour 1000 g de Ca). Il suffit d&rsquo;arrêter la supplémentation en carbonates et calcium (RAC, balling&#8230;) durant 1 ou deux jours puis de <strong>mesurer la  chute  journalière de KH</strong> ou Ca. En effet, pour ce genre de corail les consommations de Ca, KH et Sr sont proportionnelles. Une chute de 1 dKH  représente une consommation de 7&nbsp;mg/l de Ca et  0,13&nbsp;mg/l de Sr, soit 0.39&nbsp;mg/l de chlorure de strontium hexahydraté.<br />
    Il faut considérer cette troisième méthode comme une alternative approximative à usage ponctuel. La consommation réelle peut s&rsquo;en écarter quelque peu selon la population hébergée.
  </li>
</ol>
<h3>Ajuster le taux de strontium</h3>
<p class="align-j">En l&rsquo;absence de tout savoir sur les effets du strontium, positifs ou préjudiciables aux organismes marins, la  recommandation est de maintenir le strontium  à un niveau proche du milieu naturel 8&nbsp;mg/l et dans une marge de 6 à 15&nbsp;mg/l. D&rsquo;autant plus que  certains organismes en nécessitent. Mais aussi de ne pas en ajouter sans connaissance  du niveau actuel.</p>
<p class="align-j">Le tableau 1 précise les conditions et les risques d&rsquo;une dérive ainsi que les actions à mener si besoin. </p>
<p class="align-j">Que ce soit pour un complément ponctuel ou une supplémentation régulière, on ajuste le taux de strontium </p>
<ul>
<li>à partir de solutions commerciales.  On évitera les kits multi composants  qui apportent des éléments dont l&rsquo;aquarium n&rsquo;a pas besoin, tout autant les produits qui ne précisent rien du contenu pas même des principes actifs. </li>
<li> avec une solution de chlorure de strontium hexahydrate SrCl<sub>2</sub> 6H<sub>2</sub>O disponible dans certains commerces aquariophiles (Tridacna&#8230;). Le <span class="align-j"> <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-strontium/">Calculateur Strontium</a> précise les modalités </span>de préparation et de dosage.</li>
</ul>
<h4>Remonter ponctuellement le  strontium</h4>
<p class="align-j">Ajuster  le dosage suivant la notice commerciale du produit, ou avec du chlorure de strontium en suivant les recommandations du <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-strontium/">Calculateur Strontium</a>.</p>
<h4>Supplémenter régulièrement le strontium</h4>
<p class="align-j">On l&rsquo;a compris, la quantité  de magnésium à fournir dans un aquarium ne dépend pas exactement de celle du calcium, mais   des organismes hébergés en densité, espèces. Elle peut rester stable,    décliner ou  augmenter  au fil du temps. Les tests donnent la conduite à tenir pour supplémenter le magnésium consommé. </p>
<p class="align-j">Plusieurs modes de supplémentation sont envisageables selon le choix de maintenance&nbsp;:</p>
<ul>
<li><span class="align-j"><strong>Changements d&rsquo;eau réguliers</strong>, de 15 jours à mensuels avec un sel correctement dosé. Les fluctuations entre deux apports sont acceptables.</span></li>
<li><strong>Changements d&rsquo;eau  étalés</strong>, de l&rsquo;ordre de tous les 2 ou 3 mois : procéder à des rattrapages selon les conseils décrits auparavant.</li>
<li><strong>Changements d&rsquo;eau très étalés</strong>, tous les ans, voire pas du tout&nbsp;: ce choix impose de réaliser régulièrement un bilan chimique  via des analyses ICP, d&rsquo;en déduire la consommation moyenne en mg/l/j. Le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation/">Calculateur de supplémentation</a> permet de déterminer les doses et les solutions à préparer. Celles-ci sont injectées quotidiennement et automatiquement par pompe dose</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<p class="align-j"><a href="https://reefs.com/magazine/aquarium-chemistry-strontium-and-the-reef-aquarium/">Aquarium Chemistry: Strontium and the Reef Aquarium</a> &#8211;  Randy Holmes-Farley | Nov 15, 2003<br />
  Strontium et iode en récifal  &#8211; Alain TORTEY &#8211; <a href="http://boutique.ocean-passion.com/index.php?cPath=22">Ocean Passion On The Road</a> &#8211; DVD n°31 (juillet 2010) <br />
  <a href="http://www.insu.cnrs.fr/a3057,comment-coraux-construisent-ils-recifs.html">Comment<br />
  les coraux construisent-ils leur r&eacute;cif ?</a> &#8211; CNRS<br />
  <a href="http://jeb.biologists.org/cgi/reprint/159/1/507.pdf">Are calcium and strontium transported by the same mechanism in the hermatypic coral</a> &#8211; Y. K. IP and A. L. L. LIM -june 1991 &#8211; National University of Singapore<br />
<a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/001670377390015X">Incorporation of strontium into reef coral skeletal carbonate</a> &#8211; John N Weber &#8211; Science direct, 09/1973</p>
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		<title>Descente d&#8217;eau silencieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2009 23:00:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bricolage]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[bruit]]></category>
		<category><![CDATA[descente]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[silence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le bac tr&#244;ne dans le salon, les vitres sont propres, le d&#233;cor est en place, les poissons sont acclimat&#233;s et &#233;voluent en parfaite forme, les coraux harmonieusement positionn&#233;s, tous les circuits et automatismes fonctionnent &#224; merveille, tout baigne, on peut enfin s&#8217;installer dans le canap&#233; et admirer le r&#233;sultat. Le petit monde qu&#8217;on a r&#234;v&#233; [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Le bac tr&ocirc;ne dans le salon, les vitres sont propres, le d&eacute;cor est en place, les poissons sont acclimat&eacute;s et &eacute;voluent en parfaite forme, les coraux harmonieusement positionn&eacute;s, tous les circuits et automatismes fonctionnent &agrave; merveille, tout baigne, on peut enfin s&rsquo;installer dans le canap&eacute; et admirer le r&eacute;sultat. Le petit monde qu&rsquo;on a r&ecirc;v&eacute; est l&agrave;, ce microcosme d&rsquo;un seul coup nous transporte quelques milliers de kilom&egrave;tres plus loin dans les eaux limpides d&rsquo;un lagon du Pacifique avec, en arri&egrave;re de la plage, le doux chant d&rsquo;un ruisseau&#8230; </p>
<figure class="figfloat"> <img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/1.jpg"> </figure>
<p class="align-j">Mais non, ce petit bruit d&rsquo;&eacute;coulement, tout &agrave; l&rsquo;heure il n&rsquo;y &eacute;tait pas, il semble prendre des d&eacute;cibels &agrave; chaque seconde. Bient&ocirc;t on n&rsquo;entend plus qu&rsquo;une cascade d&rsquo;eau infernale et, revenu &agrave; la r&eacute;alit&eacute;, on sent bien que cette cataracte va devenir le centre de conflits familiaux, et que le petit paradis&#8230; ben non, il n&rsquo;est pas encore dans le salon.</p>
<p class="align-j">Comme beaucoup d&rsquo;aquariophiles, j&rsquo;ai v&eacute;cu cette<br />
  bruyante r&eacute;alit&eacute;. Sur mon installation l&rsquo;eau s&rsquo;&eacute;vacue<br />
  par un coude PVC de diam&egrave;tre 50 mm (je n&rsquo;ai pas fait le choix d&rsquo;une descente double), c&rsquo;est plus que ce qu&rsquo;il faut<br />
  pour un débit de 4000 l/h, et forc&eacute;ment de l&rsquo;air est<br />
  aspir&eacute; dans un glouglou infernal. </p>
<p class="align-j">Il fallait un syst&egrave;me <strong>compact</strong>, &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la tuyauterie, capable <strong>d&rsquo;absorber beaucoup d&rsquo;eau</strong>, <strong>facile &agrave; surveiller, démonter </strong> et &agrave; <strong>nettoyer</strong>&#8230; Plusieurs essais m&rsquo;ont conduit &agrave; un montage jamais d&eacute;crit auparavant, et ce depuis la mise en place en 2007. J&rsquo;en détaille ici le principe. Pas vraiment compliqu&eacute;, des bouts de tuyaux, un mat&eacute;riau insonore souple, un peu de colle  et pas grand chose d&rsquo;autre pour ajuster les formes. Le premier proto d&eacute;j&agrave; bien abouti a pris une demi-heure de temps.</p>
<h2>Le bricolage</h2>
<div class="grille" style="grid-template-columns:1fr 30%;  width: 90%;">
<div class="grille-titre ">Réalisation du silencieux</div>
<div class="textrangee">Puisque le bruit vient essentiellemnt du m&eacute;lange d&rsquo;air et d&rsquo;eau  (schéma ci dessus) à l&rsquo;entrée et plus en aval dans  la descente. L&rsquo;id&eacute;e consiste  &agrave; isoler la prise d&rsquo;air pour mieux l&rsquo;insonoriser.<br />
    La premi&egrave;re &eacute;tape consiste  &agrave; s&eacute;parer le passage de l&rsquo;air et celui de l&rsquo;eau. C&rsquo;est le r&ocirc;le de ce tuyau PVC plac&eacute; au centre.<br />
    Son diam&egrave;tre ext&eacute;rieur doit &ecirc;tre choisi pour laisser passer toute l&rsquo;eau entre le tube et le coude, sans la freiner. Trop petit, il serait inefficace et trop gros il aurait pour effet de faire monter encore plus la nappe d&rsquo;eau au dessus du coude. Il s&rsquo;agit de trouver le moment pour qu&rsquo;il passe un tout petit peu d&rsquo;air, histoire de conserver une marge de sécurité.<br />
    Ce choix est primordial mais pas de crainte, le bon diam&egrave;tre n&rsquo;est pas aussi difficile &agrave; obtenir qu&rsquo;on pourrait le penser. Maintenu &agrave; la main, on trouve la bonne hauteur. Dans mon application c&rsquo;est pratiquement au niveau du sommet du coude (pas comme dessin&eacute;). Les flux &eacute;tant moins tourbillonnants, le bruit diminue d&eacute;j&agrave;, mais pas suffisamment.</div>
<figure class="figcolonne"> <img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/2.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">Au sommet de ce tube, on ins&egrave;re un bouchon en mat&eacute;riau insonore (li&egrave;ge, poly&eacute;thyl&egrave;ne, polystyr&egrave;ne, polyur&eacute;thane expans&eacute;&#8230;), perc&eacute; d&rsquo;un &eacute;vent. Le bruit pi&eacute;g&eacute; dans ce silencieux n&rsquo;est pratiquement plus audible. L&rsquo;espoir est revenu !</div>
<figure class="figcolonne"> <img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/3.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">Un peu de mousse insonorisante sur les parois internes du silencieux permet d&rsquo;améliorer encore son efficacité. </div>
<figure class="figcolonne"> <img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/4.jpg"> </figure>
<div class="textrangee">Il ne reste plus qu&rsquo;&agrave; fixer le tube &agrave; la bonne hauteur et le centrer sur l&rsquo;entr&eacute;e du coude. Trois pattes coll&eacute;es au tube avec un petit d&eacute;crochement &agrave; la base peuvent faire l&rsquo;affaire.<br />
    Le syst&egrave;me est amovible et rapidement remis &agrave; sa position pour retrouver son fonctionnement initial. </div>
<figure class="figcolonne"> <img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/5.jpg"> </figure>
<figure class="figcolonne"> </figure>
</div>
<h2>Vid&eacute;os</h2>
<p>Un schéma est difficile à croire, ces deux vidéos seront peut-être plus explicites&#8230; si l&rsquo;on active le son&nbsp;:</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns:1fr 1fr;  width:70%;">
<div class="figcolonne">
    <video style="width:100%; height:auto;" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/video1.webm"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/video1.mp4"></video><figcaption class="figlegende">Le silencieux vu de l&rsquo;ext&eacute;rieur.</figcaption></div>
<div class="figcolonne">
    <video style="width:100%; height:auto;"  controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/video2.webm"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/video2.mp4"></video><figcaption class="figlegende"> Le silencieux vu sous la surface de l&rsquo;eau.</figcaption></div>
</div>
<h2>Quelques réalisations</h2>
<div class="grille" style="grid-template-columns:1fr 1fr;  width:70%;">
<div class="figcolonne"> <img  alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/a1.jpg"> </div>
<div class="figcolonne"><img alt=""   class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/a2.jpg"></div>
<div class="grille-legende"> Prototypes de silencieux utilis&eacute; pour un tube PVC diam&egrave;tre 50 mm </div>
</div>
<div class="grille" style="grid-template-columns:1fr 1fr;  width:70%;">
<div class="figcolonne"> <img   class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/b1.jpg"> </div>
<div class="figcolonne"><img  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/b2.jpg"></div>
<div class="grille-legende"> Silencieux utilis&eacute; pour un tube PVC diam&egrave;tre 50 mm </div>
<div class="figcolonne"> <img   class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/c1.jpg"> </div>
<div class="figcolonne"><img  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/c2.jpg"></div>
<div class="grille-legende"> Un autre, pour diamètre intérieur 50&nbsp;mm, quelques années plus tard, avec imprimante 3D, en PLA.<br />
  Ci joint le fichier 3D  : <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/evacuationsil/Silencieux-v5.STL">Silencieux-v5.STL</a> Il devra probablement être adapté aux conditions spécifiques de chaque installation (débit réel, pertes de charge&#8230;).</div>
</div>
<h2>Solution finale </h2>
<p class="align-j"> Le prototype initial est rest&eacute; en place durant plus de dix ans, sans autre am&eacute;lioration. Il n&rsquo;a jamais généré  de d&eacute;r&eacute;glage ou le besoin de revoir les dimensions. la dernière solution en 3D a suivi le même principe. L&rsquo;expérience montre que ce sytème, comme un système Durso, pourrait retenir le film gras mais seulement si la grille en amont ne génère pas une petite différence de niveau.</p>
<p class="align-j">A ma connaissance, ce montage n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; d&eacute;crit à ce jour. Nul doute qu&rsquo;il peut contribuer à la paix des m&eacute;nages, pour que chez soi, on puisse enfin retrouver le silence d&rsquo;un  lagon du Pacifique.</p>
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