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	<title>Archives des récif - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
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	<title>Archives des récif - Reeflexions</title>
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		<title>Magnésium</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2016 23:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éléments de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
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		<category><![CDATA[magnesium]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impliqué dans&#160; de nombreux processus biologiques des organisme vivants, le rôle du magnésium (Mg) est encore mal connu en aquariophilie récifale. Il est indispensable aux organismes calcificateurs : coraux constructeurs du récif (SPS), algues calcaires (corallines, halimeda&#8230;), gastéropodes dont les bivalves (bénitier&#8230;). Son autre intérêt est de réduire le risque de précipitation du calcium et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Impliqué dans&nbsp; de nombreux processus biologiques des organisme vivants, le rôle du magnésium (Mg) est encore mal connu en aquariophilie récifale. Il est indispensable aux organismes calcificateurs : coraux constructeurs du récif (SPS), algues calcaires (corallines, halimeda&#8230;), gastéropodes dont les bivalves (bénitier&#8230;). Son autre intérêt est de réduire le risque de précipitation du calcium et des carbonate en les maintenant disponibles aux organismes que nous hébergeons. Consommé et également précipité il doit être régulièrement compensé.&nbsp;Cet article résume les différents aspects : la nature du magnésium, ses provenances, ses effets sur le maintien du calcium et des carbonates, sa mesure, son extraction</p>
<h2>Dans les océans</h2>
<h3>Aspects chimiques</h3>
<p class="align-j">Avec en moyenne 1285 mg/l le magnésium est, après le sel et les chlorures, l&rsquo;ion le plus présent dans l&rsquo;eau de mer. Il représente en masse trois fois plus que le calcium à 420 mg/l.</p>
<p class="align-j">Le magnésium est présent dans l’eau de mer sous forme d&rsquo;ion Mg<sup>2+</sup>, avec deux charges positives, comme le calcium Ca<sup>2+</sup>. Ses ions sont libres, associés à environ 8 molécules d&rsquo;eau. 10&nbsp;% sont liés à d&rsquo;autres molécules&nbsp;: sulfate MgSO<sub>4</sub>, bicarbonate MgHCO<sub>3</sub><sup>+</sup>, carbonate MgCO<sub>3</sub>, fluorure MgF, borate MgB(OH)<sub>4</sub><sup>+</sup> et hydroxyde MgOH<sup>+</sup>. Ce taux est faible mais suffisant pour interagir dans de nombreuses réactions chimiques dans l&rsquo;eau de mer.</p>
<p class="align-j">C&rsquo;est par exemple le cas avec le carbonate&nbsp;: lié ioniquement au magnésium il devient plus stable. Les précipitations sont ralenties et le il supporte des concentrations beaucoup plus élevées sans précipiter. Cet aspect est particulièrement intéressant dans le milieu réduit d&rsquo;un aquarium, comme on le verra.</p>
<h3>Aspects biologiques</h3>
<p class="align-j">La concentration de magnésium dans les organismes, les tissus, est à peu près proportionnelle à celle de l’eau de mer, indépendamment de ce que le squelette contient. On peut l&rsquo;expliquer par l&rsquo;importante disponibilité de cet élément dans l&rsquo;eau de mer et la capacité des organismes à le concentrer.</p>
<p class="align-j">Le magnésium est crucial pour de nombreuses fonctions biologiques :</p>
<ul>
<li><strong>Calcification</strong> : <span class="align-j">elle représente l&rsquo;essentiel du magnésium assimilé par les coraux hermatypiques. Il pénètre en lieu et place du calcium, sans que l&rsquo;on sache si le corail maitrise cette substitution ou s&rsquo;il la subit. </span>On lui attribue le rôle du contrôle de la calcification en empêchant la précipitation rapide du carbonate de calcium<span class="align-j">.<br />
D&rsquo;une manière générale chez tous les organismes calcificateurs, la quantité de magnésium qui pénètre dans les éléments bio minéralisés (squelettes, coquilles&#8230;) de&nbsp;carbonate de calcium&nbsp;est en relation avec le taux de magnésium de l’eau. Elle varie cependant selon les espèces suivant l&rsquo;environnement et des facteurs biologiques. Par exemple la matrice organique du squelette en affecte la concentration lors de la calcification. On mesure de&nbsp; 0,05&nbsp;% à 4,4&nbsp;% de magnésium chez les coraux scléractiniaires, les gastéropodes (bénitiers&#8230;), les algues calcaires (corallines) et les crustacés.</span></li>
<li><strong>Régulation enzymatique</strong> : Le magnésium (Mg) joue un rôle crucial dans la régulation enzymatique des coraux. Il agit comme un cofacteur pour de nombreuses enzymes impliquées dans le métabolisme cellulaire. En particulier les enzymes qui catalysent des réactions impliquant l&rsquo;ATP (adénosine triphosphate), la principale source d&rsquo;énergie des cellules. <strong>Il stabilise les molécules d&rsquo;ATP</strong> et permet leur utilisation efficace dans les processus énergétiques.</li>
<li><strong>Synthèse des pigments</strong> : Le magnésium est un composant de la chlorophylle dans les algues symbiotiques (zooxanthelles) vivant dans les tissus des coraux. Ces algues effectuent la <strong>photosynthèse</strong> et fournissent des nutriments essentiels aux coraux. Une carence en magnésium pourrait donc affecter la santé des zooxanthelles et, par conséquent, celle des coraux.</li>
<li><strong>Maintien de l&rsquo;équilibre ionique</strong> : Le magnésium contribue à l&rsquo;équilibre ionique et à l&rsquo;osmolarité des cellules coralliennes. Il participe à la régulation des gradients de concentration d&rsquo;autres ions, comme le calcium crucial pour la formation du squelette calcaire des coraux.</li>
</ul>
<p>Le taux de magnésium dans l&rsquo;eau de mer représente une réserve largement suffisante pour couvrir les besoins métaboliques quotidiens des coraux et autres organismes marins. Cette concentrations élevée permet aux coraux de calcifier efficacement et de maintenir leurs fonctions physiologiques essentielles sans être limités par la disponibilité de ces ions, assurant ainsi un environnement stable et propice à leur croissance et à leur santé.</p>
<h2>En aquarium marin et récifal</h2>
<h3>Le magnésium limite la précipitation du calcium et des carbonates</h3>
<p class="align-j">La précipitation dans l&rsquo;eau du calcium et carbonate en carbonate de calcium CaCO3 a pour effet de réduire la dureté carbonatée KH et avec elle le risque de voir le pH chuter à niveau inacceptable pour les métabolismes.</p>
<p class="align-j">Pour mémoire, la précipitation du CaCO<sub>3</sub> dans l&rsquo;eau de mer s&rsquo;initie de plusieurs manières&nbsp;: dès que le calcium ou le carbonate dépasse son seuil de saturation&nbsp;; quand le pH est élevé, le bicarbonate se convertit alors en carbonate, sa concentration augmente&nbsp;; une élévation de température diminue la solubilité du CaCO<sub>3</sub> en plus de changer l&rsquo;état du bicarbonate en carbonate. Une fois amorcée, cette précipitation se poursuit. Ceci, dans l&rsquo;aquarium ou dans des zones localisées.</p>
<p>Pour l&rsquo;expliquer succinctement&#8230; le magnésium, sous forme carbonate de magnésium <span class="align-j">Mg(CO<sub>3</sub>) très facilement soluble et disponible</span>, attiré par les ions carbonates déjà liés au calcium, inhibe la formation naissante de cristaux de CaCO3. Dans la couche superficielle saturée de carbonate de calcium et magnésium CaMg(CO<sub>3</sub>)<sub>2</sub> &nbsp;ou dolomite, la nucléation de Ca et carbonates devient difficile. La réaction est ralentie à un niveau tel qu&rsquo;il n&rsquo;existe plus de risque de précipitation en aquarium.</p>
<p class="align-j">Cet aspect prend une importance particulière dans le milieu confiné de l&rsquo;aquarium où les dérives sont omniprésentes.</p>
<p class="align-j">Les liaisons ioniques entre magnésium et carbonates, améliorent donc la stabilité de ce dernier. De manière considérable, le magnésium <strong>limite les risques de précipitation</strong> en même temps qu&rsquo;il la <strong>ralentit</strong>. Ce faisant le magnésium permet de maintenir calcium et carbonates à une plus haute concentration. L&rsquo;effet tampon pH s&rsquo;accentue et permet de le <strong>maintenir le pH</strong> à niveau plus élevé 8,0 à 8,5 et de manière plus stable, notamment durant les fluctuations diurnes et nocturnes.</p>
<p class="align-j">On le comprend, le magnésium a un impact important sur l&rsquo;équilibre biologique et chimique de l&rsquo;aquarium. dans l&rsquo;aquarium, le maintien du taux dans une plage normale suffit largement aux besoins des réactions et des métabolismes. Des variations de l&rsquo;ordre de 30 mg/l ne sont pas un problème et les différents apports permettent normalement de compenser les consommations. Il en va autrement quand on réduit les apports par des changements d&rsquo;eau peu fréquents (supérieur à 6 mois). Un appauvrissement progressif s&rsquo;installe et impose de supplémenter, comme on le verra.</p>
<h3>Sources de magnésium dans les aquariums marins</h3>
<ul>
<li><strong>Sels synthétiques</strong>&nbsp;: les sels contiennent toujours du Mg. pour autant, leur dosage n&rsquo;est pas le même&nbsp;: certains sont déficients quand d&rsquo;autres dépassent le standard de l&rsquo;eau de mer naturelle.</li>
<li><strong>Supplémentation Réacteur à calcaire RAC</strong> : Les différences de taux dans les sédiments expliquent les teneurs variables dans les substrats ARM sédimentaires utilisés.<br />
Il en est de même du carbonate de calcium synthétique (Cacialith, Korlith..) contenant des taux variables même si le taux est plus faible &lt;&nbsp;0,5&nbsp;%. Les branches de coraux en RAC (fingers&#8230;) apportent egalement une part de Mg, au maximum 4&nbsp;% de Mg du squelette dissout. Cet apport peut être suffisant, ou pas selon la densité et les espèces de calcificateurs du bac.</li>
<li><strong>Supplémentation Réacteur à hydroxyde RAH</strong> : présence dans certains hydroxydes de calcium utilisés dans les réacteurs à hydroxyde de calcium (RAH). La quantité réellement dissoute est variable.</li>
<li><strong>Suppléments de calcium synthétique&nbsp;</strong>: certains carbonates de calcium contiennent du magnésium, en quantité variable, au stade d&rsquo;impuretés ou intentionnellement ajouté par les fabricants. Cet apport en quantité indéterminée peut convenir au bac, ou pas.</li>
<li><strong>Nourriture pour poissons</strong>&nbsp;: le magnésium est présent dans de nombreux aliments, à des concentrations parfois élevées, sans que ces apports aient un impact significatif.</li>
<li><strong>Supplémentations ciblées</strong>&nbsp;: les kits de supplémentations multi composants permettent des apports de manière hasardeuse; les apports spécifiques de l&rsquo;élément Mg via certaines molécules permet de mieux répondre au besoin.</li>
</ul>
<h3>Consommations du magnésium dans l&rsquo;aquarium</h3>
<p><span class="align-j">La principale consommation du magnésium relève de la coprécipitation avec le carbonate de calcium. Dans une moindre mesure l&rsquo;hydroxyde de calcium, utilisé dans le réacteur à hydroxyde (RAH)&nbsp;peut former avec le magnésium, de l&rsquo;hydroxyde de magnésium et du </span><span class="align-j">carbonate de magnésium</span> pouvant précipiter à <span class="align-j"> pH élevé en sortie du RAH.</span> Le réacteur à calcaire conduit au même appauvrissement. Sur le long terme il se produit une carence si le RAH ou le RAC est utilisé comme seul moyen de supplémenter en CaCO<sub>3</sub>, surtout si les changements d&rsquo;eau sont éloignés.</p>
<h2>Maintenir le magnésium en aquarium</h2>
<h3>Mesurer le magnésium</h3>
<p>Les apports et la consommation de magnésium diffèrent d&rsquo;un aquarium à l’autre. Même si l’observation renseigne déjà sur la situation,<br />
il est indispensable d&rsquo;en mesurer régulièrement le taux,<br />
on l&rsquo;a vu, pour assurer les métabolismes des animaux et pour le maintien des taux de calcium Ca et de carbonates KH. Compte tenu de son impact, il convient de toujours ajuster le magnésium à niveau avant celui du calcium.</p>
<p>Le commerce propose plusieurs tests colorimétriques (Tridacna, Salifert, Tropic marin, JBL, Seachem&#8230;). Afin d&rsquo;éliminer les risques de lecture et d&rsquo;interprétation, privilégier ceux qui donnent directement le taux de Mg en mg/l, plutôt que d&rsquo;autres nécessitant un calcul à partir d&rsquo;une mesure conjointe Ca-Mg et des conversions d&rsquo;unités. Une analyse type ICP permet de connaitre la concentration de magnésium avec plus de précision.</p>
<p class="align-j">Le taux acceptable se situe entre 1250 et 1350 mg/l sans jamais être en dessous de 1000&nbsp;mg/l (risque de chute du Ca et KH) ni dépasser 1600&nbsp;mg/l.</p>
<p class="align-j">Viser la concentration naturelle de l&rsquo;eau eau de mer 1285&nbsp;ppm dans une plage de 1250 à 1350 ppm.</p>
<h3>Ajuster le taux de magnésium</h3>
<p>Le tableau précise les conditions et les risques d&rsquo;une dérive ainsi que les actions à mener si besoin.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 12% 1fr 1fr; width: 95%;">
<div class="grille-titre">Analyse des dérives de magnésium en aquarium récifal</div>
<div class="grille-entete">&nbsp;</div>
<div class="grille-entete">Carence</div>
<div class="grille-entete">Excès</div>
<div class="grille-entete">Constat</div>
<div class="textcolonne">
<p>Mg &lt; 1100 mg/l&nbsp; c&rsquo;est le plus grand risque :</p>
<ul>
<li>Précipitation du calcium et des carbonates quand leur taux est élevé. Présence d&rsquo;un voile blanchâtre de précipités sur les décors, eau vitreuse, voire laiteuse.</li>
<li>Le taux de calcium ne monte pas&nbsp; &lt; 300 mg/l .</li>
</ul>
</div>
<div class="textcolonne">
<p>Mg &gt; 1600 mg/l</p>
<p>Cette limite est définie empiriquement, on ne connait pas clairement l&rsquo;impact d&rsquo;un taux élevé. Fauna marin estime qu&rsquo;il existe un risque de déséquilibre chimique du calcium.</p>
<p>Nota : Des taux importants &gt;1800 mg/l suggérés dans la lutte contre les algues (Bryopsis&#8230;) ne sont pas recommandés.</p>
</div>
<div class="grille-entete">Bioindicateur</div>
<div class="textcolonne">
<ul>
<li>Eclaircissement des coraux.</li>
<li>Desquamation des tissus à la base des SPS</li>
<li>Couleur fade&nbsp; des Discosomas.</li>
<li>Polypes des coraux mous&nbsp; rétractés.</li>
<li>Antennes des crevettes non rectilignes.</li>
<li>Corallines sans pourtour clair de croissance, fades.</li>
<li>Croissance stagne&nbsp;: bivalves, gorgones, etc&#8230;</li>
</ul>
</div>
<div class="textcolonne">On ne sait pas mesurer a quel taux l&rsquo;impact d&rsquo;un taux excessif affecte les métabolismes, les limites restant loin d&rsquo;être atteintes.<br />
Fauna marin évoque :</p>
<ul>
<li>Désintégration des tissus des coraux mous.</li>
<li>Décollement des tissus de SPS.</li>
</ul>
</div>
<div class="grille-entete">Causes</div>
<div class="textcolonne">
<ul>
<li>Supplémentations trop espacées, insuffisantes<br />
Présence d&rsquo;espèces consommatrices animales (bivalves&#8230;) ou végétales (algues cacaires Halimeda, corallines&#8230;)</li>
<li>Précipitation par &lsquo;introduction trop rapide d&rsquo;hydroxyde de calcium (goutte à goutte).&nbsp;&nbsp;</li>
<li>Sel pauvre&nbsp; 900&nbsp;ppm, au lieu de 1200&nbsp;ppm.</li>
<li>Test périmé.</li>
</ul>
</div>
<div class="textcolonne">
<ul>
<li>Produits de supplémentation) insuffisament purs.</li>
<li>Sel synthétique surdosé, mal mélangé.</li>
<li>Nourriture.&nbsp;</li>
<li>Substrat (RAC) contenant de la dolomite, marbre, huitres&#8230;</li>
</ul>
</div>
<div class="grille-entete">Actions</div>
<div class="textcolonne">
<p class="textcolonne"><strong>Remonter&nbsp; le taux</strong></p>
<ul>
<li class="textcolonne">Avec des solutions du<br />
commerce dont on ne connaît malheureusement pas la compositio</li>
<li>Avec<br />
une préparation à base de magnésium décrite ci-après.</li>
</ul>
</div>
<div class="textcolonne">
<p><strong>Réduire le taux&nbsp;</strong></p>
<ul>
<li>Laisser descendre naturellement si écart faible&nbsp; ou changement d&rsquo;eau partiel.&nbsp;</li>
<li>Forcer le dosage d&rsquo;eau de chaux pour précipiter le Mg&nbsp;&nbsp;</li>
</ul>
</div>
</div>
<h4>Préparation pour remonter ponctuellement le magnésium</h4>
<p class="align-j">On utilise une combinaison de sulfate de magnésium (MgSO<sub>4</sub>) et de chlorure de magnésium (MgCl<sub>2</sub>). Eviter les formes anhydres, instables, telles que le chlorure de magnésium anhydre (MgCl<sub>2</sub>). parmi les formes hydratées, les plus facilement disponibles sont le sulfate de magnésium heptahydrate (MgSO<sub>4</sub>7H<sub>2</sub>O),<br />
et le chlorure de magnésium hexahydrate (MgCl<sub>2</sub>6H<sub>2</sub>O). Utiliser des produits de qualité pharmaceutique, disponibles en pharmacie ou dans le commerce aquariophile (Tridacna&#8230;). L&rsquo;association de sulfate et de chlorure est préférable, elle permet de ne pas perturber l&rsquo;équilibre ionique de l&rsquo;eau. Dans le tableau de dosages, privilégier les options 1 ou 2 plutôt que<br />
3 à 6 données pour information..</p>
<h4>Mode d&#8217;emploi</h4>
<ol>
<li>Choisir l&rsquo;option de traitement.</li>
<li>Doser le poids des composants avec calculateur magnésium.</li>
<li>Diluer les poudres en remuant dans environ 4 fois le poids d’eau<br />
distillée, déionisée ou osmosée. Les deux produits<br />
sont facilement solubles, la dilution d&rsquo;une quantité importante de<br />
chlorure de calcium provoquant un léger dégagement de chaleur<br />
utiliser un récipient qui ne ramolisse pas.</li>
<li>Incorporer dans le bac ou la décantation doucement de préférence<br />
en goutte à goutte dans une zone brassée</li>
<li>Ne pas dépasser la quantité pour remonter 20 mg/l par jour.</li>
<li>Conservation : la préparation est stable, conservée dans un récipient opaque et fermé. Il est préférable de préparer la<br />
quantité juste nécessaire.</li>
</ol>
<h4>Calculateur magnésium<!-- Début calculateur Spreadsheet Iframe start --></h4>
<div style="text-align: center;"><!-- https important --><br />
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<p></iframe></div>
<p><!--Fin du calculateur--></p>
<h3>Supplémenter régulièrement le magnésium</h3>
<p class="align-j">La quantité de magnésium à fournir dans un aquarium ne dépend pas de celle du calcium, mais des organismes hébergés en densité, espèces. Elle peut rester stable, décliner ou augmenter au fil du temps. Les test donnent la conduite à tenir pour supplémenter le magnésium consommé.</p>
<p class="align-j">Plusieurs modes de supplémentation sont envisageable&nbsp;:</p>
<ul>
<li><span class="align-j"><strong>Changements d&rsquo;eau réguliers</strong>, de 15 jours à mensuels avec un sel correctement dosé. Les fluctuations entre deux apports sont acceptables.</span></li>
<li><strong>Changements d&rsquo;eau étalés</strong>, de l&rsquo;ordre de tous les 2 ou 3 mois : procéder à des rattrapages selon les conseils décrits auparavant.</li>
<li><strong>Changements d&rsquo;eau très étalés</strong>, tous les ans, voire pas du tout&nbsp;: ce choix impose de réaliser régulièrement un bilan chimique via des analyses ICP, d&rsquo;en déduire la consommation moyenne en mg/l/j. Le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-supplementation/">Calculateur de supplémentation</a> permet de déterminer les doses et les solutions à préparer. Celles ci sont injectées quotidiennement et automatiquement par pompe doseuse.</li>
</ul>
<h2><strong>En savoir plus</strong></h2>
<ul>
<li><a href="https://reefs.com/magazine/aquarium-chemistry-magnesium-in-reef-aquaria">Aquarium Chemistry: Magnesium In Reef&nbsp;Aquaria</a> Randy Holmes-Farley, Advanced aquarist, 2003</li>
<li><a href="https://reefs.com/magazine/aquarium-chemistry-magnesium-and-strontium-in-limewater/">Aquarium Chemistry: Magnesium And Strontium In&nbsp;Limewater</a> Randy Holmes-Farley, Advanced aquarist, 2003</li>
<li><a href="http://www.recif-france.com/Articles/Eckert/Magnesium.htm">Magnésium dans l&rsquo;aquarium récifal</a> (Ernst Pawlowsky)</li>
<li><a href="http://web.archive.org/web/20010210225307/http://www.animalnetwork.com/fish2/aqfm/1999/mar/bio/default.asp">Magnesium part I</a> et <a href="http://web.archive.org/web/20001120114800/http://www.animalnetwork.com/fish2/aqfm/1999/apr/bio/default.asp">Part<br />
II</a> (Craig Bingman)</li>
<li><a href="https://d1wqtxts1xzle7.cloudfront.net/97570262/04738714-462e-4137-a4f9-7d4525606321-libre.pdf?1674233874=&amp;response-content-disposition=inline%3B+filename%3DIncorporation_du_magnesium_dans_les_sque.pdf&amp;Expires=1702778749&amp;Signature=IepsPPHPlWix6LJ5lwJDaBHUa7EvBPc2Gq6TRx6iTh~Ez1dzpHo7HWsnpvQShmkJg13SmRUUa5U8K6~FOvCa83i3Zb0SqjOrWGxw~RX16oJHm3bBi9YTnK59-IQBiWFJ7k94ByIiCdf83EoZ3WbOIqMFyH33bXk5GdPKVYZeLQ7~YDugV8TZLVUFy0BBDrOJm8GIA7wu8eYobzDPlayrfbm~aVJrDKjtWp-WwgNHkPB5kTMxrwmC3sLtlIZ9GFw3fbH0sphaJXTzBNS8QB5PXPeuStvlD5WL2LpgXcwR1~Fu8ETvIQP0NU4pQb~O8YmmXqS39kdTo2QdvBOnDZ48UQ__&amp;Key-Pair-Id=APKAJLOHF5GGSLRBV4ZA">Incorporation du magnésium dans les squelettes calcitiques des échinodermes et des éponges hypercalcifiées</a>, Julie HERMANS, 07/2010.</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Les récifs coralliens tropicaux</title>
		<link>https://reeflexion.fr/les-recifs-coralliens-tropicaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2009 22:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[Vivant]]></category>
		<category><![CDATA[atoll]]></category>
		<category><![CDATA[corail]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[frangeant]]></category>
		<category><![CDATA[récif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les aquariophiles tentent de reproduire au mieux les conditions physiques et chimiques du milieu récifal pour le bien être de leurs pensionnaires. Le défi de l&#8217;aquariophile est aujourd&#8217;hui de concevoir un aquarium véritablement tourné vers l&#8217;exemple de la nature. Cette démarche serait bien difficile sans la compréhension du milieu naturel. E n effet les conditions [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Les aquariophiles tentent de reproduire au mieux les conditions physiques et chimiques du milieu récifal pour le bien être de leurs pensionnaires. Le défi de l&rsquo;aquariophile est aujourd&rsquo;hui de concevoir un aquarium véritablement tourné vers l&rsquo;exemple de la nature. Cette démarche serait bien difficile sans la compréhension du milieu naturel. E n effet les conditions de développement des animaux varient selon la situation géographique, locale et même suivant la position dans le récif.</p>
<figure class="figcolonne" style="width: 50%; max-width: 400px;"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r0.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r0.jpg"></a></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">Les récifs coralliens 600000&nbsp;km² sont le résultat du développement d&rsquo;un animal (le corail) sur un support (une côte continentale, une île). Un polype se reproduit, trouve les conditions favorables à son épanouissement, se développe pour former un récif, un macro et microcosme en constante évolution. Pour comprendre cette fabuleuse histoire des récifs nous nous attarderons sur : <strong>Le corail, Le récif </strong>et enfin<strong> Les biotopes récifaux.</strong></p>
<h2>1. Le corail bâtisseur</h2>
<p class="commentaire"><strong>Datation des récifs<br />
</strong> La datation bien que controversée est basée sur les prélèvements de carottes au plus profond de la roche, aux limites du carbonate de calcium et sur une croissance moyenne évaluée autour de 8 mm/an. Les résultats doivent tenir compte de données plus aléatoires comme les évènements géologiques, les érosions, les tassements et les périodes de dormance ou la croissance est moindre. Ainsi selon ces paramètres, les évaluations pour l&rsquo;île Eniwetok (Marshall) oscillent entre 280000 et 14000 ans ! En général les datations sur des récifs du Pacifique, donnent entre 6000 et 23000 ans ce qui correspond à la période de la dernière déglaciation et de remontée des eaux.</p>
<h3>1.1. Les coraux</h3>
<p class="align-j">Les récifs coralliens, qui datent le plus souvent autour de 20000&nbsp;ans, sont principalement issus de la croissance des coraux bâtisseurs : les coraux hermatypiques, constitués essentiellement des scléractiniaires (SPS et LPS) et dans une moindre mesure des coraux mous.</p>
<div style="clear: both;">&nbsp;</div>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">Extrait de l&rsquo;arbre phylogénétique des coraux</caption>
<tbody>
<tr>
<th align="center">Classe</th>
<th align="center"><strong>Sous classe</strong></th>
<th align="center"><strong>Ordre</strong></th>
<th align="center"><strong>Exemples</strong></th>
</tr>
<tr>
<td rowspan="6" align="center">Anthozoaires</td>
<td rowspan="3" align="center">Zoanthaires<br />
(Hexacoralliaires)</td>
<td>Zoanthidés</td>
<td>Sans squelette, similaires aux petites anémones (<em>Zoanthus</em>)</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#66FFFF">Scléractiniaires<br />
(Coraux durs)</td>
<td bgcolor="#66FFFF">(SPS) à petits polypes fixés (<em>Acropora</em>&#8230;)<br />
(LPS) à grands polypes fixés (<em>Caulastrea</em>) ou libres<br />
(<em>Fungia, Scolymia </em>)</td>
</tr>
<tr>
<td>Corallimorphaires</td>
<td><em>Discosoma, rhodactis&#8230;</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3" align="center">Alcyonaires<br />
(Octocoralliaires)</td>
<td>Stoloniféraires</td>
<td><em>clavularia, tubipora, briareum</em></td>
</tr>
<tr>
<td>Alcyonaires</td>
<td>Cladiella, Xenia, Sarcophyton, Sinularia, dendronephthya</td>
</tr>
<tr>
<td>Gorgonaires</td>
<td>Gorgone <em>(Eunicea)</em> ou coraux cornés</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr); width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1b.jpg" rel="lightbox"><img class="imgratio34 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Corail dur SPS, sessile <em>Acropora</em></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1c.jpg" rel="lightbox"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1c.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Corail dur LPS, mobile <em>Scolymia</em></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/Polype1a.jpg" rel="lightbox"><img class="imgratio34 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/Polype1a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Corail dur SPS, sessile <em>Caulastrea</em></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1e.JPG" rel="lightbox"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1e.JPG"></a><figcaption class="figlegende">Corail mou, gorgone <em>Eunicea</em></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1d.jpg" rel="lightbox"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1d.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Corail mou encroûtant <em>zoanthus</em></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1f.JPG" rel="lightbox"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1f.JPG"></a><figcaption class="figlegende">Corail mou, alcyonaire <em>Dendronephthya</em></figcaption></figure>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>1.2. Constitution du corail</h3>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype.jpg"></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">Les coraux sont formés de colonies de polypes enchâssés dans une structure calcaire qu&rsquo;ils ne cessent de construire tout au long de leur vie.</p>
<h3>1.3. Reproduction du corail</h3>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/repro_sclera.jpg"><figcaption class="figlegende">Illustration: <a title="Accueil" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/http://coraux.univ-reunion.fr/" target="_blank" rel="noopener">Base de Connaissances sur les Coraux des Mascareignes</a></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3>1.4. Modes de reproduction</h3>
<p class="align-j">Les Scléractiniaires ont une reproduction <strong>sexuée</strong>. Majoritairement hermaphrodites, une même colonie produit donc à la fois des gamètes mâles et femelles soit dans des polypes spécialisés ou alors dans le même polype. La fécondation est le plus souvent externe: les spermatozoïdes et les ovules sont libérés dans le milieu et les gamètes fusionnent plus tard pour former la larv,&nbsp; &nbsp;la planula. Elle peut aussi être interne, les oeufs sont alors fécondés dans la cavité gastrique et la planula seule est finalement libérée.</p>
<p class="align-j">Certaines espèces produisent des gamètes toute l&rsquo;année, d&rsquo;autres comme <em>Acropora spp.</em> pondent emasse sur un temps très court, quelques jours par an seulement et de manière synchrone. Les larves ciliées planulas, rosées et de formes elliptiques voyagent dans le plancton pendant quelques jours assurant la <strong>dissémination</strong> des espèces dans les océans et la conquête de nouveaux milieux. Elles tombent finalement sur le fond pour se fixer en s’étalant sur un substrat dur (rocheux ou madréporaire). Elles se métamorphosent enfin pour donner un polype qui élabore les différentes étape de sa structure calcaire.</p>
<p>Les Scléractiniaires se multiplient aussi de manière <strong>asexuée</strong> par :</p>
<ul>
<li>bourgeonnement : un polype latéral développe une nouvelle colonie<br />
fille qui se détachera de son propre poids commme chez Goniopora),</li>
<li>formation de colonies satellites rattachées à la colonie mère,</li>
<li>fragmentation accidentelle : un bris de la colonie peut continuer sa croissance<br />
et former une nouvelle colonie,</li>
<li>siciparité : division axiale démarrant au niveau de la bouche<br />
et progressant vers le bas,</li>
<li>expulsion de polype : le polype ira se fixer plus loin.</li>
</ul>
<h3>1.5. Stratégies de reproduction</h3>
<p class="align-j">Comme tous les coraux, les scléractiniaires déploient des stratégies pour survivre et se propager, il seront plutôt colonisateur ou compétiteur et même changer de stratégie selon l&rsquo;environnement.</p>
<h4>Les colonisateurs :</h4>
<p class="align-j">La propagation est principalement sexuée, le nombre de larves est important et si possible simultané pour accroître les chances de fécondation et de survie face aux prédateurs, comme sur la Grande Barrière Australienne ou la ponte à lieu dès 26°C le lendemain de la pleine lune, en octobre. Les colonies sont peu agressives, sont fragiles et ont une faible durée de vie</p>
<h4>Les compétiteurs :</h4>
<p class="align-j">Ils se propagent essentiellement de façon asexuée, par fragmentation. Leur morphe et leur structure fragile facilitent la casse comme pour Acropora formosa. Ils donnent peu de larves, et sont plutôt agressifs. Il existe d&rsquo;autres formes de compétition pour l&rsquo;espace comme l&rsquo;utilisation de filaments mésentériques ou de tentacules répulsives déployées si besoin et chargées de cellules urticantes les cnidoblastes, utilisation de signaux chimiques toxiques,</p>
<h3>1.6. Croissance du corail</h3>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr); width: 70%;">
<div class="grille-titre ">Grille titre</div>
<figure class="figcolonne"><img  alt="polype de corail" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype2.jpg"><figcaption class="figlegende">Polype de scléractiniaire</figcaption><div class="copyright"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/http://www.jochemnet.de/fiu/OCB3043_38.html" target="_blank" rel="noopener">Coral Reefs &#8211; Marine Biology and Oceanography</a></div>
</figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/polype1c.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" align="texttop" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/zooxanthelle.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Microscopie de zooxanthelles</figcaption><div class="copyright">Scott R. Santos &#8211; State University of New York at Buffalo)</div>
</figure>
</div>
<p class="align-j">Les polypes contiennent dans leurs tissus des algues unicellulaires, les zooxanthelles qui ont besoin de lumière pour la photosynthèse. Ces algues se développent en absorbant le dioxyde de carbone et autres composés azotés ou phosphorés libérés par les coraux (ou dissous dans l&rsquo;eau) pour fabriquer en retour divers nutriments organiques (oxygène, sucres, acides aminés, peptides&#8230;) qui seront utilisée par le polype pour la <strong>croissance</strong> (calcification) de son squelette à base de carbonate de calcium (calcite ou aragonite). On parle de symbiose entre le corail et les zooxanthelles qui permet ainsi une calcification rapide, dix fois supérieure à celle des coraux démunis d&rsquo;algues.</p>
<h3>1.7. Expansion de la colonie</h3>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr); width: 90%;">
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r1.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r1.jpg"></a></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r2.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r2.jpg"></a></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r6.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r6.jpg"></a></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r5.JPG" rel="lightbox"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r5.JPG"></a></figure>
</div>
<p class="align-j">C&rsquo;est la <strong>multiplication asexuée</strong> des polypes qui assure <strong>l&rsquo;expansion de la colonie</strong> pour lui donner les formes diverses que l&rsquo;on connait. La croissance de l&rsquo;ordre du centimètre pour les espèces massives (Porites) peut atteindre une douzaine de centimètres par an pour certaines espèce à croissance rapide (Acropora).</p>
<h3><strong>1.8. Consolidation et croissance du massif corallien</strong></h3>
<div class="figfloat" style="float: left;"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/StructureRecif.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/structure_recif.jpg"> </a>Plongée au sein des coraux consolidés.</p>
<div class="copyright">Photo : D. TOURNASSAT</div>
</div>
<p class="commentaire"><strong>Consolidation par endo-upwelling géothermique<br />
</strong><br />
La consolidation des récifs s&rsquo;explique également par l' »endo-upwelling géothermique »: l&rsquo;eau océanique profonde, froide et riche en nutriments pénètre la base du récif. Légèrement chauffée par le flux géothermique, elle s&rsquo;élève par convection thermique jusqu&rsquo;en haut de la structure poreuse. Arrivée dans la partie supérieure de l&rsquo;édifice récifal, l&rsquo;eau interstitielle subit une rapide baisse de pression qui entraîne un dégazage en CO2 et un déplacement de l&rsquo;équilibre CO2/carbonate. Cette situation accélère la cimentation de l&rsquo;édifice, en soudant entre eux les blocs coralliens détritiques et en augmente la longévité.</p>
<p>Le développement du corail se déroule en eaux peu profondes. En mourant les coraux laissent des squelettes calcaires formant une structure où se développent de nouveaux coraux. La structure monte par la couche supérieure la plus exposée à la lumière solaire. Les interstices des squelettes des coraux morts sont au fil du temps tassés, colmatés, cimentés par des algues calcaires qui constituent l&rsquo;essentiel du substrat et des matériaux détritiques (foraminifères, mollusques, piquants d&rsquo;oursins, débris coralliens) consolidant ainsi la masse sous jacente sur de grandes épaisseurs. Les parties les plus profondes s&rsquo;enfoncent, cet affaissement ou un abaissement du niveau de la mer fait émerger la cime, l&rsquo;érosion qui s&rsquo;ensuit constitue une partie des sédiments utiles au développement de la végétation et de la vie terrestre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>2. Les récifs</h2>
<h3>2.1. Facteurs déterminants pour la croissance des coraux.</h3>
<p>On le voit, nous sommes en présence d&rsquo;un animal capable de se reproduire, croître, s&rsquo;épandre. Faisons un petit récapitulatif des conditions propres à sa croissance.</p>
<table class="tableau" style="width: 90%;">
<tbody>
<tr>
<th align="center" width="15%"><strong>Facteur</strong></th>
<th align="center"><strong>Influence</strong></th>
</tr>
<tr>
<td align="center" valign="middle"><strong>Lumière</strong></td>
<td>C&rsquo;est le facteur le plus important, on l&rsquo;a vu les zooxanthelles ont besoin de la lumière pour la photosynthèse. Le taux de croissance des coraux hermatypiques va dépendre partiellement de la lumière du soleil.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Hydrodynamique</strong></td>
<td>C&rsquo;est un facteur également déterminant, il influe sur la respiration, l&rsquo;alimentation, la photosynthèse et la calcification donc la croissance du corail.<br />
<strong>Courants</strong> : Les courants flux <em><strong>laminaires</strong></em> apportent de l&rsquo;océan le plancton nécessaire ainsi que tous les oligoéléments vitaux constituant l&rsquo;eau de mer. Ils agissent sur la nutrition et la reproduction.<br />
<strong>Houle</strong> : Les récifs sont soumis à l&rsquo;action de la houle, dépendant en général de la force et de la direction des vents. Le mouvement <em><strong>oscillant vertical </strong></em>assure un mouvement de va et vient aux coraux souples en les exposant à la lumière et favorise l&rsquo;apport de nourriture et l&rsquo;oxygénation de tous les polypes.<br />
<strong>Vagues</strong> : Sur les hauts fonds la houle se transforme en vagues <em><strong>turbulentes</strong></em> et parfois <em><strong>cisaillantes</strong></em> auxquelles les coraux doivent résister.<br />
<strong>Marées</strong> : le flux et reflux des marées se traduisent par des courants <em><strong>laminaires</strong></em> importants dans les passes, de plus les coraux durs supportent mal l&rsquo;exondation ou de manière brève (Faviidae, Acroporidae, Poritidae) 3 heures et au maximum 10 h pour les Acropora digités. Les amplitudes de marées pourraient expliquer les différences de structures entre les récifs Indo-Pacifiques et ceux des Caraïbes rarement émergés les basses mers exceptionnelles pouvant avoir des effets catastrophiques. Les marées permettent l&rsquo;apport de nutriments,d&rsquo; oxygène et d&rsquo;éléments nécessaire à la calcification dans les zones abritées du récif.<br />
Les conditions combinées varient notablement selon l&rsquo;endroit du récif : face au vent, en arrière dans le lagon ou dans les passes&#8230; le corail s&rsquo;adaptant au milieu, l&rsquo;analyse de sa forme permet d&rsquo;évaluer sa provenance<br />
Les facteurs hydrodynamiques ci dessus se tradusient par des contraintes au niveau de la colonie :<br />
<strong>La friction</strong> est le frottement subit par la colonie contournée par le flux de l&rsquo;eau.<br />
<strong>La pression</strong> exercée par la vitesse de l&rsquo;eau sur la surface des tissus varie selon la porosité (densité des branches), leur taille et leur alignement.<br />
Ces sollicitations agissent directement sur l&rsquo;épaisseur de la pellicule d&rsquo;eau stagnante à la surfce des tissus, qui freine les échanges métaboliques ainsi que les renouvellements de plancton vers les polypes. La tolérance des espèces est variable, elles ont su adapter à leur conditions, leur morphologoie générale comme leur organisation dans le détail. Cette adaptation est particulièrement subtile chez les coraux à petit polypes pour lesquels la tolérance est plus faible que chez les coraux à gros polypes soumis à des conditions hydrodynamiques plus stables. Les écomorphes, ont le verra plus loin, sont révélateurs des sollicitations supportables par le corail et riches d&rsquo;enseignement sur les conditions de sa maintenance.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Température</strong></td>
<td>La croissance des coraux est ralentie en dessous de 18°C. Elle est optimale entre 25 et 29°C. La température influe sur la saturation de l&rsquo;eau en oxygène, plus elle est fraîche et plus elle est saturée.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Salinité</strong></td>
<td>la tolérance vitale se situe entre 27 et 40 g/l. La salinité moyenne de l’océan est de 36 g/l mais peut varier localement à l&#8217;embouchure des fleuves ou lors de cyclones.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Sédimentation<br />
et<br />
nutriments </strong></td>
<td>La concentration de l&rsquo;eau en nutriments (nitrates, phosphates&#8230;) influe sur la distribution des récifs localement. La forte sédimentation rencontrée dans les zones turbides comme les baies ou l&#8217;embouchure des estuaires nuit généralement à la croissance des coraux durs. Elle les étouffe par l&rsquo;excès des dépôts de vase, sable fin et terre sur leur polypes. Certaines espèces sont cependant plus résistantes selon leur capacité à secréter des mucus protecteur (Fungia, Trachyphyllia &#8230;) à adapter leurs formes ou le gonflement de leurs polypes naturellement à la turbidité et même à se déplacer dans des positions ou vers des zones plus convenables.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Profondeur</strong></td>
<td>La lumière, l&rsquo;intensité des vagues (faible oxygénation, forte sédimentation) et la température diminuent quand la profondeur augmente, autant de facteurs influençant la croissance des coraux et limitant leur développement. Les scléractiniaires hermatypiques se limitent essentiellement aux vingt premiers mètres.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<h3>2.2. Répartition des récifs</h3>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/alizes.jpg"><br />
Carte des vents</figure>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/courants.jpg"><figcaption class="figlegende">Carte des courants</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les conditions ci dessus sont réunies dans les zones tempérées subtropicales et équatoriale ou les Alizés réchauffent les courants de surface propices au développement du corail dans les 20 premiers mètres de profondeur.</p>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/coraux_monde.jpg"><figcaption class="figlegende">Répartition géographique des coraux scléractiniaires</figcaption></figure>
<div align="center"><iframe  width="600vw" height="300vw" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.google.com/maps/d/embed?mid=1DGRgA-63KvNXAoWAU1OrZKdxmCA&amp;hl=fr&amp;ehbc=2E312F"></iframe></p>
<p><small><a style="color: #0000ff; text-align: left;" href="http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&amp;ie=UTF8&amp;oe=UTF-8&amp;msa=0&amp;msid=102174900388792656070.00044eb699fb1a3070007&amp;t=h&amp;ll=19.311143,99.140625&amp;spn=141.931288,360&amp;z=1&amp;source=embed">Agrandir le plan</a></small></div>
<p class="align-j">Les planulae de coraux colonisent de préférence les côtes exposées au vent du fait des températures, des apports planctoniques et d&rsquo;une meilleure oxygénation de l&rsquo;eau. Ils disparaissent généralement des zones sous le vent. Les coraux se localisent principalement à l&rsquo;ouest des océans.</p>
<table class="tableau" style="width: 50%;">
<tbody>
<tr>
<th align="center" width="50%">Région</th>
<th align="center">Surface estimée km2</th>
</tr>
<tr>
<td align="left">Indo pacifique</td>
<td align="center">261 000</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Pacifique</td>
<td align="center">115 900</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Asie Sud Est</td>
<td align="center">91 700</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Océan Indien</td>
<td align="center">32 000</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Caraïbes</td>
<td align="center">20 000</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Mer Rouge et Golfe d&rsquo;Aden</td>
<td align="center">17 400</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Golfe Persique et Mer d&rsquo;Oman</td>
<td align="center">4 200</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Pacifique Est</td>
<td align="center">1 600</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Atlantique Est</td>
<td align="center">1 600</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>2.3. Evolution des récifs</h3>
<p class="align-j">Les planulae errant au gré des courants doivent pour développer de nouveaux polypes s&rsquo;accrocher sur une côte continentale ou une ile. Les conditions de développement du corail étant optimales, la croissance du récif est telle qu&rsquo;elle influe en plusieurs étapes la géographie propre des îles coralliennes océaniques. Voyons les différentes phases de la formation des récifs.</p>
<h4>A &#8211; Mouvements tectoniques</h4>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr); width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/structure_terre.jpg"></figure>
<figure class="figcolonne"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/croute_manteau.gif"></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le centre de la terre est formé d&rsquo;un noyau de plus de 3400 km de diamètre. Sous des pressions énormes ce noyau est le siège de températures élevées. Autour de la graine centrale solide le noyau est sous forme liquide à plus de 3500 °C.<br />
Le manteau de 2900 km d&rsquo;épaisseur, recouvert d&rsquo;une fine croûte terrestre de 12 à 70 km, est constitué d&rsquo;un magma plastique qui a pour effet de faire flotter la croûte terrestre solide, moins dense et plus froide. Les grands écarts de températures, les différences de densité des matériaux, créent des mouvements de convection dans les magmas du manteau qui se répercutent sur la croûte terrestre.</p>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/subduction.jpg"></figure>
<p class="align-j">La croûte terrestre s&rsquo;écarte alors en plaques (l&rsquo;accrétion) suivant un axe médian (le rift) qui se déplacent en mouvements gigantesques et extrèmement lents autour de la terre entrainant la création des montagnes et bassins océaniques. C&rsquo;est la « dérive des continents » ou la « tectonique des plaques ». Sous les océans, les plaques glissent en s&rsquo;écartant formant une « dorsale océanique » mais le plus souvent elles se rapprochent, la plaque océanique plus lourde s&rsquo;enfonce dans le manteau supérieur, sous la plaque continentale (c&rsquo;est la subduction) créant une fosse océanique. Lorsque la plaque avance au dessus d&rsquo;un point chaudfixe, il en résulte la formation d&rsquo;un arc insulaire constitué d&rsquo;îles volcaniques (Iles Hawai).</p>
<h4>Stade 0 &#8211; Naissance des îles volcaniques</h4>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/a6.jpg"></figure>
<p>Dans certaines conditions de pression et de température générées<br />
soit par les mouvements tectoniques (au niveau des dorsales océaniques<br />
et des zones de subduction) soit des points chauds issus des concentrations<br />
locales de chaleur à grande profondeur, il se crée des cheminées<br />
dans le manteau, par lesquelles le magma perce la surface pour donner naissance<br />
aux iles volcaniques comme Tahiti, Hawaï ou la Réunion.</p>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/volcan1.jpg"><figcaption class="figlegende">Ile Mehetia (Polynésie française)</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Stade 1 &#8211; Le récif frangeant</h4>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/a7.jpg"></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>Durant la vie du volcan ou immédiatement après qu&rsquo;il a cessé<br />
son activité, les coraux viennent coloniser les fonds peu profonds et<br />
construire tout autour de l&rsquo;île une frange récifale, c&rsquo;est le stade<br />
initial, le récif frangeant. Le récif peut être séparé<br />
de la terre par un chenal peu profond dû à la turbidité<br />
excessive des eaux littorales ou l&rsquo;apport d&rsquo;eau douce côtière des<br />
fleuves.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr); width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/recif_frangeant.jpg"><figcaption class="figlegende">Mer rouge (Egypte)</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/frangeant2.jpg"><figcaption class="figlegende">Ile Tahiti (Polynésie française)</figcaption></figure>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Stade 2 &#8211; Le récif barrière</h4>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/a8.jpg"></figure>
<p class="align-j">Concernant les récifs barrière des îles océaniques, le déplacement latéral de la plaque entraine un abaissement progressif du volcan par rapport au niveau marin. Il existe également des barrières continentales comme La Grande Barrière australienne, dans ce cas le corail implanté lors de la période glacière soit plus de 100 m en dessous du niveau actuel a poursuivi sa croissance au rythme de la remontée des eaux lors du réchauffement climatique.</p>
<p class="align-j">Les coraux les plus profonds périssent, leur squelette constitue les fondations du récif. Les coraux capables de maintenir un rythme de construction vertical suffisant pour suivre le rythme de l&rsquo;abaissement ou de la montée des eaux, développent au large du littoral une large plate-forme insulaire : la barrière qui subit les assauts de la mer et protège la côte. En arrière du récif barrière qui progresse vers le large, se situe un lagon de largeur variable (jusqu’à plusieurs kilomètres) et profond de l’ordre de 10 à 70 m avant, parfois, un petit récif frangeant. Des petites îles coralliennes peuvent se former sur le récif. avec sa petite barrière récifale et son lagon.</p>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/grande_barriere.jpg"><figcaption class="figlegende">La Grande Barrière de Corail (Australie)</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Stade 3 &#8211; L&rsquo;atoll</h4>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/A9.jpg"></figure>
<p class="align-j">Avec la poursuite de l&rsquo;abaissement de la plaque océanique, le sommet du volcan en vient à être totalement submergé. La construction verticale de la marge récifale constituée de sables ou les cocotiers dominent et des débris coralliens accumulés par les vagues forme un anneau émergeant de quelques mètres, avec au centre le fameux lagon bleu dont la profondeur très variable en général quelques dizaines de mètres peut approcher la centaine de mètres. L&rsquo;île peut être continue totalement fermée, le lagon est parfois même comblé ou au contraire l&rsquo;atoll est ouvert et communique avec l&rsquo;océan par des <strong>passes</strong> à fort courant de marée.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr); width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/atollbikinipacifique.png"><figcaption class="figlegende">Atoll Bikini dans les Iles Marshall Micronésie (EU) (Egypte)</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/atoll1.jpg"><figcaption class="figlegende">Atoll de Tetiaroa (Polynésie française)</figcaption></figure>
</div>
<p>Il existe des atolls dits « de faro » atolls circulaires autour d&rsquo;un autre atoll, surtout dans l&rsquo;Océan Indien, notamment aux Maldives.</p>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/animvolcan.gif"><figcaption class="figlegende">Le processus de formation d&rsquo;un atoll peut durer 30 millions d&rsquo;années</figcaption></figure>
<div class="copyright">Animation: D. TOURNASSAT</div>
<h4>Les bancs récifaux</h4>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/banc_recifal2.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/banc_recifal2.jpg"></a></figure>
<figure class="figcolonne" style="width: 60%;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/A9.jpg"></figure>
<p class="align-j">Le banc récifal ou récifs plates-formes est un édifice corallien construit sur un haut fond en pleine mer, contrairement aux précédents types de récifs, ils ne sont adossés à aucun rivage. Les sédiments accumulés par les vagues sur le récif permettent la formation de petites îles coralliennes, les « cayes » à fleur d&rsquo;eau véritables pièges pour la navigation.</p>
<h2>3. Les biotopes récifaux</h2>
<h3>3.1. Structure générale d&rsquo;un récif</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;implantation des colonies dépend des zones géographiques, des conditions locales, de leur caractère colonisateur (reproducteur) ou compétiteur, de la capacité des larves à s&rsquo;implanter, leur aptitude à s&rsquo;adapter au milieu ou de leur spécialisation mais également de ce que leur propose le milieu, par exemple les facteurs chimiques, la température, la circulation de l&rsquo;eau. Ainsi les récifs Caraïbes présentent des différences avec les récifs du Pacifique ou ceux de Mer rouge.</p>
<p class="align-j">Mais de tous les facteurs, la zonation récifale est l&rsquo;un des plus importants. En effet chaque récif peut se décomposer en plusieurs zones propres à accueillir certains organismes. La succession de ces zones peut varier, voici un schéma classique.</p>
<figure class="figcolonne" style="width: 90%;"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/http://dtournassat.free.fr/index.htm"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/coupe_recif.gif"></a></figure>
<p>Logiciel de CAO Solidworks</p>
<div class="copyright">Source : D. Tournassat</div>
<h3>3.2. Zonations récifales</h3>
<p class="align-j">La population varie localement selon qu&rsquo;il s&rsquo;agit de récifs frangeants ou barrière, océaniques ou continentaux, en présence ou non d&rsquo;alluvions terrestres ou encore si le récif est « au vent » ou « sous le vent ».</p>
<p>Zonation du récif</p>
<table class="tableau" style="width: 95%;">
<tbody>
<tr>
<th align="center" width="12%"><strong>Zone</strong></th>
<th align="center" width="12%"><strong>Environnement</strong></th>
<th align="center"><strong>Intensité<br />
lumineuse</strong></th>
<th align="center"><strong>Hydro-<br />
dynamique</strong></th>
<th align="center"><strong>Sédimentation</strong></th>
<th align="center" width="50%"><strong>Population corallienne<br />
</strong>(Indo-Pacifique)</th>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Lagon</strong> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_lagon1.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_lagon1.jpg"> </a> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_lagon2.JPG" rel="lightbox"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_lagon2.JPG"></a> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_lagon3.jpg" rel="lightbox"><br />
<img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_lagon3.jpg"></a></td>
<td align="center"><strong>15 à 60 m</strong><br />
Alternance d&rsquo;ilots, pâtés, pinacles. herbiers, sable, sédiments</td>
<td align="center">Forte à faible</td>
<td align="center">Energie faible à modérée, flux laminaires de marée</td>
<td align="center">Plus ou moins importante, terreuse à l&rsquo;approche des côtes.</td>
<td align="left"><strong>Globalement</strong> hétérogène, constructions peu massives, espèces fragiles : <em>Acropora</em>finement branchus <em>Astreopora, Halomitra, Echinophyllia, Pectinia, Turbinaria, Pocillopora, Seriatopora, Faviidae, Pavona, Pachyseris, Goniopora, Alveopora, Symphyllia, Plerogyra, Goniastrea</em><br />
<strong>Sur fonds calmes sédimentés</strong> : <em>Seriatopora hystrix, Acrhelia, Euphyllia, Catalaphyllia, Trachyphyllia geoffroyi, Turbinaria, Madracis, Fungiidae, Leptoseris, Cycloseris, Heteropsammia, Caulastrea, Echinopora, Echinophyllia, Mycedium, Pectinia, Dendrophyllia, Heteropsammia, Turbinaria crater, Heterocyathus, Montipora</em>, et coraux mous<em> : Heliopora, Sarcophyton, Lobophytom, Sinularia, Zoanthaires, Corallimorphaires, Alcyonaires&#8230;</em></td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Pente interne</strong> <strong><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_pente_int.JPG" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_pente_int.JPG"></a><br />
</strong></td>
<td align="center"><strong>2 à 15 m<br />
</strong>Faible déclivité</td>
<td align="center">Forte, diminue avec la profondeur</td>
<td align="center">Flux cisaillants réduits</td>
<td align="center">Gros débris, blocs,<br />
légers sédiments</td>
<td align="left"><strong>En général</strong> : Pâtés avec colonies importantes de <em>Porites, Acropora, Stylophora, Montipora, Cyphastraea…</em> <strong>Dans les zones calmes</strong> : <em>Hydnophora rigida, Galaxea, Merulina, Tubastrea, Leptastrea, Lobophyllia, Symphyllia, Desmophyllum, Dendrophyllia</em>…</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Platier</strong> <strong><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_platier1.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_platier1.jpg"></a><br />
<a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_platier2.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_platier2.jpg"></a></strong></td>
<td align="center"><strong>0 à 1 m</strong> Plateau horizontal parfois exondé soumis aux tempêtes</td>
<td align="center">Intense</td>
<td align="center">Flux turbulents à cisaillants</td>
<td align="center">Nulle à faible</td>
<td align="left"><strong>Au centre du platier</strong> : colonies éparses aux formes massives ou encroûtantes <em>Platygyra, </em><em>Acropora (humilis, abrotanoides, millepora, robusta, rotumata , variabilis,..), Favia, Favite, Stylophora palmata, Pocillopora damicornis</em> et espèces supportant l&rsquo;exondation <em>Porites</em>, <em>Montipora , Goniastrea</em><br />
<strong>Vers l&rsquo;intérieur</strong> : peu de coraux</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Crête récifale</strong> <strong><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_crete1.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_crete1.jpg"><br />
</a></strong><strong><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_crete2.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_crete2.jpg"> </a><br />
</strong></td>
<td align="center"><strong>0.5 à 2 m</strong>Forte densité de coraux et algues rouges calcaires</p>
<p>Exposé aux plus basses mers</td>
<td align="center">Intense</td>
<td align="center">Flux turbulents à cisaillants<br />
&gt; 40 cm/s<br />
ou ondulatoires</td>
<td align="center">Nulle</td>
<td><strong>Au sommet</strong> : formes trapues, colonies massives, encroûtantes et robustes Faviidés (Favia, Favites), Montipora, Montastrea, Platygyra, Leptoria, Goniastrea, Acropora branchues à branches courtes<em> (humilis, abrotanoïdes, intermedia, palifera, hyacinthus, cytherea, digitifera, loripes, gemmifera); Hydnophora, Porites, Turbinaria, Pocillopora (damicornis, verrucosa),</em><br />
<strong>Dans les cavités</strong> : petites colonies à branches épaisses <em>Acropora</em>, <em>Pocillopora, Montipora, Millepora.</em><em><br />
</em>Octocoralliaires :<em>Lobophytom, Sarcophyton, Sinularia, Palythoa</em></td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Pente externe</strong> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rpe1.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rpe1.jpg"></a><br />
<a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rpe2.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rpe2.jpg"></a><br />
<a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rpe3.JPG" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rpe3.JPG"></a><br />
<a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rpe4.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rpe4.jpg"></a></td>
<td align="center"><strong>2 à 20 m et plus<br />
</strong>Forte déclivité.<br />
Succession de<br />
terrasses escarpées, éperons et sillons. Nombreux coraux et algues calcaires.<br />
L&rsquo;activité corallienne est maximale avec un éclairage fort et une hydrodynamique modérée, inexistante vers 60 m</td>
<td align="center">Forte à faible</td>
<td align="center"><strong>En surface</strong> : Flux turbulents<br />
40 cm/s<br />
et ondulatoires<strong>Au fond</strong> : Flux laminaires faibles<br />
10 cm/s</td>
<td align="center">Faible</td>
<td><strong>Partie haute</strong> 2-5 m : espèces massives petites Faviidae et formes tabulaires et branchues <em>Acropora (florida, spendida, clathrata, hyacinthus, cytherea), Pocillopora damicornis, Stylophora</em><br />
<strong>Partie intermédiaire </strong>5-10 m : colonies tabulaires d&rsquo;Acropora (<em>abrotanoïdes, clathrata, hyacinthus, cytherea, efflorescens, symplex),</em> Acropora (<em>squamosa, haimei, aculeus, subglabra, digitifera, isopora, suharsonoi), Coscinarea, Platygyra, Diploastrea, Pavona, Mycedium, Pachyseris, Lobophyllia, Echinopora, Pectinia, Montipora foliosa.</em><br />
<strong>Partie basse</strong> 8-20 m :<br />
Formes massives <em> Porites (cylindrica, dannae), Platygyra, Favia, Favites, Leptoria, Leptastrea, Cyphastrea, Gardineroseris, Goniastrea, Montastrea, Leptastrea, Cyphastrea</em>.<br />
Coraux branchus verticaux et digités <em>Acropora (formosa, palifera, muricata), Stylophora pistillata, Pocillopora danae, Seriatopora.</em><br />
<strong>formes plateaux</strong> ou foliacées<em> Turbinaria (peltata, reniformis), Echinopora (lamellosa, gemmacea), Montipora (capricornis, foliosa),Acanthastrea, Pavona, Astreaopora, Pachyseris,, Leptoseris, Oxypora, Mycedium, Merulina<em>,<br />
</em></em>LPS et formes libres ou ahermatypiques<em> Hydnophora, Pectinia, Fungia, Galaxea, Lobophyllia, Caulastrea, Symphyllia, Parascolymia, Pectinia, Goniopora, Alveopora,Tubastrea<em><br />
</em></em><strong>Octocoralliaires répartis sur la pente</strong><em><em> : </em>Palythoa, Lemnalia, Lobophytom, Nephtea, Sarcophyton, Sinularia, Xenia<em>, </em></em>gorgones&#8230;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Bas du récif</strong> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rer1.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rer1.jpg"></a><br />
<a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rer2.JPG" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/rer2.JPG"></a></td>
<td align="center"><strong>+ 20 m<br />
</strong>Pente modérée,<br />
plaine sédimentaire, sableuse</td>
<td align="center">Faible</td>
<td align="center">Flux laminaires lents</td>
<td align="center">Forte</td>
<td class="align-j">Coraux durs mobiles :<em> Fungia, Herpolitha, Trachyphyllia geoffroyi, Heteropsammia, Heterocyathus, Cycloseris,<br />
</em>Formes sessiles, fragiles, en recherche de lumière verticales ou en larges en lames horizontales : Seriatopora, Pocillopora damicornis, Montipora, Plesiastrea, Galaxea, <em>Pachyseris, Acanthastrea, Leptoseris, Echinophyllia, Dendrophyllia. Balanophyllia, Merulina,Mycedium&#8230; Echinopora, porites, Turbinaria</em><br />
Coraux azooxanthellés :<em>Dendronephthya, Pennatulaires, tubastrea, Stylaster</em></td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Passes</strong><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_passe.JPG" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_passe.JPG"></a></td>
<td align="center"><strong>jusqu&rsquo;à 50 m<br />
</strong>Fond meuble, sableux, vaseux</td>
<td align="center">Moyenne</td>
<td align="center">Flux laminaires de marées importants<br />
70 cm/s</td>
<td align="center">Faible</td>
<td align="left"><strong>Au fond : </strong><em>Favidés (Cycloseris, Diaseris)</em> <strong><br />
Sur bords latéraux</strong> : Organismes souples, solidement fixés <em>Gorgones, Dendronephthya, Clavularia</em></td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Baies</strong><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_passe.JPG" rel="lightbox"><br />
<img  alt="" border="0" hspace="2" vspace="2" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/r_baie.jpg"></a></td>
<td align="center"><strong>jusqu&rsquo;à 30 m<br />
</strong>Fonds turbides, meubles, sableux, vaseux.</td>
<td align="center">Réduite</td>
<td align="center">Faible<br />
(compensée par phyto et zoo)</td>
<td align="center">Moyenne à forte</td>
<td align="left">Peu de coraux vivants <em>Porites, Leptastraea, Alveopora, Trachyphyllia, Turbinaria, Fungidae. </em>Parfois l&rsquo;apport de nutriments favorables au développement de plancton et zooplancton compense la faible luminosité.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>3.3. Ecomorphe des coraux</h3>
<h4>3.3.1. Ecomorphe environnemental</h4>
<p>Les morphes des coraux dépendent de la zonation récifale, ainsi les colonies d’une même espèce vivant dans différents biotopes peuvent adapter leur morphologie à l&rsquo;écosystème environnant comme par exemple<em> Pocillopora</em> qui occupe aussi bien la zone brassées des brisants en surface que les eaux calmes et profondes jusqu&rsquo;à 40 m, ou bien <em>Turbinaria reniformis</em> qui adopte un forme foliacée dans le lagon et plus turbinée sur la pente externe. L&rsquo;exposition aux conditions variant ne serait ce la croissance des espèces limitrophes, une même colonie peut également changer de morpholgie au cours de sa croissance. Ainsi une situation peut être la vision à un instant précis mais en cours d&rsquo;évolution, aussi la prudence s&rsquo;impose dans l&rsquo;interprétation des données.</p>
<p>Voici quelques bases permettant de s&rsquo;y retrouver.</p>
<p>&nbsp;</p>
<table class="tableau" style="width: 95%;">
<caption class="tableau-titre">Morphologie selon l&rsquo;écosystème</caption>
<tbody>
<tr>
<th align="center" width="12%"><strong>Morphologie des colonies</strong></th>
<th align="center" width="12%"><strong>Exemple</strong></th>
<th align="center" width="40%"><strong>Morphologie &#8211; Ecosystème</strong></th>
<th align="center"><strong>Prof.</strong></th>
<th align="center" width="10%"><strong>Brassage</strong></th>
<th align="center"><strong>Eclair.</strong></th>
<th align="center"><strong>Turbid.</strong></th>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Encroûtante</strong></td>
<td><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f1g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f1p.jpg"></a></td>
<td align="left">Les lames enveloppent le substrat et y adhèrent fermement, dans les zones battues par les vagues. Elle peut présenter des pousses columnaires dans les eaux plus calmes.</td>
<td align="center">*</td>
<td align="center">*****<br />
turbulent</td>
<td align="center">*****</td>
<td align="center">*</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Digitée à rameaux courts</strong>,<br />
(<em>Acropora humilis</em>)</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f2g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f2p.jpg"></a></td>
<td align="left">Les branches fortes radiales améliorent la résistance aux vagues fortes. Les petits polypes résistent aux flux puissants.</td>
<td align="center">*</td>
<td align="center">*****<br />
turbulent</td>
<td align="center">*****</td>
<td align="center">*</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Massive de taille moyenne</strong> qq. décimètres<br />
(<em>Favia</em>),</td>
<td><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f3g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f3p.jpg"></a></td>
<td align="left">Les colonies épaisses et globuleuses de taille moyenne présentent peu de prise aux fortes vagues dans les faibles profondeurs bien brassées.</td>
<td align="center">**</td>
<td align="center">****<br />
turbulent</td>
<td align="center">*****</td>
<td align="center">*</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Buissonnante prostrée </strong>(<em>A. abrotanoïdes</em>),</td>
<td><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f4g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f4p.jpg"></a></td>
<td align="left">Les branches massives entremêlées ou soudées, replieés vers le sol, cassent le courant des zones légèrement agitées par la houle.</td>
<td align="center">***</td>
<td align="center">***<br />
laminaire</td>
<td align="center">****</td>
<td align="center">**</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Arborescente </strong>(<em>A. formosa</em>),</td>
<td><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f5g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f5p.jpg"></a></td>
<td align="left">Branches de grande taille et épaisses dressées en forme d&rsquo;arbre, en recherche de lumière multidirectionnelle dans les zones moyennement brassées.</td>
<td align="center">****</td>
<td align="center">***<br />
laminaire</td>
<td align="center">***</td>
<td align="center">***</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Tabulaire</strong> (<em>A. cytherea</em>).</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f16p.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f16p.jpg"></a></td>
<td align="left">Forment des tables horizontales permettant de capter la lumière diffuse et les particules des zones calmes profondes.</td>
<td align="center">****</td>
<td align="center">***<br />
laminaire</td>
<td align="center">***</td>
<td align="center">***</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Laminaire</strong> <em>(Montipora foliosa</em>).</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f6g.jpg"><img  alt="" width="80" height="80" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f6p.jpg"></a></td>
<td align="left">Forme de lames ou plaques horizontales à plusieurs étages. (<em>A. cytherea, Pachyseris, )</em>, particules des zones calmes en profondeur.</td>
<td align="center">****</td>
<td align="center">***<br />
laminaire</td>
<td align="center">***</td>
<td align="center">***</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Buisonnante fragile</strong> (A. subglabra).</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f7g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f7p.jpg"></a></td>
<td>Structures à branches fragiles, fines, entremêlées, serrées (peu poreuses) de zones calmes ou protégées, élancées à la recherche de lumière.</td>
<td align="center">*****</td>
<td align="center">***<br />
laminaire</td>
<td align="center">***</td>
<td align="center">***</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Columnaire</strong> avec colonnes ascendantes (<em>Porites</em>) ou <strong>Massive de grande taille</strong> (mètre)<br />
(<em>Porites lutea</em>)</td>
<td><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f8g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f8p.jpg"></a></td>
<td>Forme d&rsquo;eaux calmes profondes. Le faible courant oxygène de façon égale les polypes qui s&rsquo;exposent à une lumière diffuse, les sédiments sont facilement évacués</td>
<td align="center">*****</td>
<td align="center">*<br />
laminaire</td>
<td align="center">***</td>
<td align="center">***</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Foliacée </strong>(Turbinaria sp)</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f9g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f9p.jpg"></a></td>
<td>En feuilles ou lames fines plutôt verticales et plus ou moins entrelacées et spiralées, (<em>Turbinaria reiniformis, Montipora foliosa, Pavona, Echinopora</em>). C&rsquo;est une forme éclairée progressant par la tranche verticalement et évitant la sédimentation des zones abritées ou moyennement brassées. La présence de courants turbulents contribue au nettoyage interne.</td>
<td align="center">**</td>
<td align="center">***<br />
peu turbulant</td>
<td align="center">****</td>
<td align="center">***</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Turbinée</strong> (<em>Turbinaria sp</em>)</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f10g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f10p.jpg"></a></td>
<td>En entonnnoir évitant l&rsquo;accumulation des sédiments des zones peu agitées, légèrement éclairées.</td>
<td align="center">****</td>
<td align="center">***<br />
laminaire</td>
<td align="center">***</td>
<td align="center">***</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Libre</strong> (<em>Fungia sp</em>.)</td>
<td><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f15g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f15p.jpg"></a></td>
<td>Colonies ou polypes solitaires simplement posés sur un substrat dur ou meuble (vase, sable&#8230;) , dans des eaux calmes, turbides pour les formes charnues (Cynaria, lobophylia) et dans les courants moyen pour les polypes moins développés (Fungia, Trachyphyllia, Goniopora)</td>
<td align="center">***<br />
à<br />
****</td>
<td align="center">***<br />
laminaire</td>
<td align="center">***</td>
<td align="center">****</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Gros polypes</strong> (<em>Plerogyra</em>)</td>
<td><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f11g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f11p.jpg"></a></td>
<td>Polypes fragiles, gonflés permettant de mieux capter la lumière, et d&rsquo;expulser les particules de sédiments des eaux calmes et chargées.</td>
<td align="center">****</td>
<td align="center">**<br />
laminaire</td>
<td align="center">***</td>
<td align="center">****</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Grands polypes mobiles</strong> (Goniopora)</td>
<td><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f12g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f12p.jpg"></a></td>
<td>Adaptés pour attraper le plancton dans les courants faibles &lt;10 cm/s.</td>
<td align="center">****</td>
<td align="center">**<br />
laminaire</td>
<td align="center">**</td>
<td align="center">***</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Coraux mous élancés</strong> (<em>Dendronephthya</em>)</td>
<td><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f13g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f13p.jpg"></a></td>
<td>Le gonflement et le faible mouvement du corail assure l&rsquo;oxygénation et l&rsquo;exposition à la lumière ou au plancton des polypes.</td>
<td align="center">****</td>
<td align="center">***<br />
laminaire</td>
<td align="center">*<br />
à<br />
***</td>
<td align="center">***</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Coraux mous encroutant</strong> (<em>zoanthus</em>)</td>
<td><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f14g.jpg" rel="lightbox"><img  alt="" border="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/recif/f14p.jpg"></a></td>
<td>Zones variables, l&rsquo;étendue des conditions favorables à leur développement est limitée.</td>
<td align="center">**</td>
<td align="center">****<br />
laminaire</td>
<td align="center">***</td>
<td align="center">****</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<pre>&nbsp;</pre>
<h4>3.3.2. Ecomorphe hydrodynamique</h4>
<p>Les colonies branchues se définissent d&rsquo;après des notions propres qui renseignent sur leur positionnement et leur taille maximale au delà de laquelle la vitesse de l&rsquo;eau interne est limitée et la croissance impossible.</p>
<ul>
<li><strong>La porosité</strong>, c&rsquo;est la proportion d&rsquo;espace libre entre les branches. Les colonies poreuses, peu denses, pemettent le passage de l&rsquo;eau plus facilement à coeur, facilitant l&rsquo;oxygénation et l&rsquo;apport de nourriture aux polypes internes.</li>
<li><strong>Le diamètre</strong> des branches relativement à la colonie. Les branches isolées et épaisses favorisent le passage des flux.</li>
<li><strong>La régularité</strong> dans l&rsquo;alignement des branche favorise les écoulements d&rsquo;eau.</li>
</ul>
<p>Ainsi, les structures buissonnantes, peu poreuses de branches fines entremêlées occupent lez zones de faible énergie à courants laminaires parfois puissants, les formes arborescentes à branches épaisses s&rsquo;exposentaux fortes houles et les colonies poreuses à branches épaisses supportent le brassage vigoureux des vagues.</p>
<h3 align="left">4. Le récif&#8230; et la planète</h3>
<p>Si le récif nous parait, à nous récifalistes et de façon égoïste, vital pour le développement de nos poissons et coraux, il abrite aussi un million d’espèces vivantes interdépendantes végétales ou animales qui sans lui ne pourraient survivre. Maillon essentiel de la chaîne alimentaire, il est indispensable à la vie sous-marine.</p>
<p>On l&rsquo;a vu, cet écosystème dépend de phénomènes naturels antagonistes de construction et de destruction, mais il subit surtout maintenant les agressions humaines : pollution lié à l’activité humaine côtière (c’est le principal facteur), pêche, déforestation, tourisme, réchauffement climatique&#8230;).</p>
<ul>
<li>10 % des récifs coralliens de la Planète sont morts.</li>
<li>30 % d’entre eux sont d’ores et déjà condamnés.</li>
<li>60 % sont menacés de disparaître dans les années à venir</li>
</ul>
<p>Un récif a mis plusieurs millions d’années pour s’implanter</p>
<p>A nous récifalistes de pratiquer une aquariophilie responsable permettant d&rsquo;économiser au mieux les ressource de ce milieu si précieux par le bouturage, reproduction, connaissance des animaux, accueil, conditions de maintenance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li>Base de Connaissances sur les Coraux des Mascareignes</li>
<li><a href="http://www.crisponline.net/Portals/1/PDF/CRISP_Synthese_bibliographique_coraux.pdf">Les coraux de la Nouvelle Calédonie &#8211; CRISP</a></li>
<li>Définition et répartition des récifs coralliens &#8211; IRD</li>
<li>Agression du corail ou comment le placer dans nos bacs &#8211; Nanozine n°21</li>
<li>Aquariums récifaux écotypiques &#8211; Reef magazine n°04/2006</li>
<li>Morphologie pratique des madrépores &#8211; ZebrasO&rsquo;mag n°04/2008</li>
<li>La diversité des modes de reproduction chez les coraux &#8211; Mehdi ADJEROUD</li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/les-recifs-coralliens-tropicaux/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/les-recifs-coralliens-tropicaux/">Les récifs coralliens tropicaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Salinité</title>
		<link>https://reeflexion.fr/salinite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2008 23:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[areometre]]></category>
		<category><![CDATA[conductivite]]></category>
		<category><![CDATA[densite]]></category>
		<category><![CDATA[eau de mer]]></category>
		<category><![CDATA[récif]]></category>
		<category><![CDATA[refractometre]]></category>
		<category><![CDATA[salinite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La salinit&#233; de l&#8217;eau de mer conditionne la vie de toutes les espèces vivantes marines progressivement adaptées à ce milieu depuis des millénaires. L&#8217;aquariophile marin en fait l&#8217;une de ses priorités. Il la mesure indirectement par d&#8217;autres grandeurs telles que la densité, la réfraction, la conductivité ou celle du total de solides dissous (TDS) qu&#8217;il&#160; [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="align-j">La salinit&eacute; de l&rsquo;eau de mer conditionne la vie de toutes les espèces vivantes marines progressivement adaptées à ce milieu depuis des millénaires. L&rsquo;aquariophile marin en fait l&rsquo;une de ses priorités. Il la mesure indirectement par  d&rsquo;autres grandeurs telles que la <a href="https://reeflexion.fr/densite-hydrometres/"><strong>densité</strong></a>, la <a href="https://reeflexion.fr/refraction-refractometre/"><strong>réfraction</strong></a>, la<a href="https://reeflexion.fr/conductivite-conductimetres/"> <strong>conductivité</strong></a> ou celle du<a href="https://reeflexion.fr/tds-tdsmetre/"> <strong>total de solides dissous</strong> </a>(TDS) qu&rsquo;il&nbsp; doit  exploiter en connaissance de cause.   &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; </p>
<h2>1. Salinité des océans </h2>
<figure class="figfloat">  <a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/salinite/salinite-oceans.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/salinite/salinite-oceans.jpg"></a><figcaption>Salinité des océans.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La salinit&eacute; représente  le taux  de  sels dissous dans l&#8217;eau. Elle s&rsquo;exprimait   en g/kg (gramme<br />
de chlorure de sodium NaCl par kilogramme d&#8217;eau) ou en parties pour mille (‰) ou encore en en psu (<em>practical salinity unit</em>). Face à la difficulté de mesurer la teneur des sels en laboratoire,  elle représente maintenant  le rapport entre la conductivité électrique de l&rsquo;échantillon d&rsquo;eau de mer et celle d&rsquo;une solution de chlorure de potassium (KCl) de référence. On évoque alors la salinité pratique de symbole S,  <strong>une mesure sans unit&eacute;</strong>  (ex. S=35).</p>
<div class="figfloat" style="float:left" >
<table  class="tableau"  style="width:100%; max-width: 300px">
<caption class="tableau-titre">
        Salinité des océans<br />
        </caption>
<tr>
<th width="70%" align="center"><strong>Localisation</strong></th>
<th  align="center"><strong>Salinit&eacute;</strong></th>
</tr>
<tr>
<td>Eaux continentales</td>
<td align="center">0 &agrave; 0.5</td>
</tr>
<tr>
<td>Atlantique nord</td>
<td align="center">30.0</td>
</tr>
<tr>
<td>Oc&eacute;an Pacifique</td>
<td align="center">35.0</td>
</tr>
<tr>
<td>Oc&eacute;an indien</td>
<td align="center">36.5</td>
</tr>
<tr>
<td>Oc&eacute;an Atlantique</td>
<td align="center">36.5</td>
</tr>
<tr>
<td>Mer M&eacute;diterran&eacute;e</td>
<td align="center">38.5</td>
</tr>
<tr>
<td>Mer rouge</td>
<td align="center">39.7</td>
</tr>
</table>
</div>
<p class="align-j">La composition chimique de l’eau de mer est identique dans tous les océans du monde, seule la quantité de sel varie et dans une moindre mesure quelques éléments. Elle Ind&eacute;pendante de la temp&eacute;rature. </p>
<p class="align-j">La salinité moyenne des océans et des mers non fermées est S35. Elle diff&egrave;re selon les r&eacute;gions&nbsp;: plus élevée dans les zones tropicales à fort taux d’évaporation et  plus faible dans les zones subpolaires où les précipitations sont  plus intenses</p>
<p class="align-j">L&rsquo;illustration montre  une salinité de surface plus forte dans l’Atlantique Nord que dans le Pacifique Nord, résultant d’un transfert  de vapeur d’eau de l’Atlantique vers le Pacifique. Ainsi, avec la température, elle contribue aux grands flux océaniques et influe sur le climat de la planète. Les variations de salinité s&rsquo;expliquent également par la configuration des mers plus ou moins ferm&eacute;es,  la profondeur ou plus localement par la proximit&eacute; des estuaires.</p>
<div style="clear:both;"></div>
<h2>2. Salinité dans l&rsquo;aquarium</h2>
<p class="align-j">La concentration du sel est un paramètre particulièrement important puisqu&rsquo;il conditionne indirectement le taux de tous les composants de l’eau : calcium, magnésium, carbonates etc.  Elle doit donc être en relation avec l&rsquo;écosystème reproduit,  proche de S35 pour un aquarium tropical. </p>
<p class="align-j"> L’aquariophile marin doit   maintenir la salinité de son eau avec le minimum de variations et jamais brutales. Outre les vérifications régulières qui peuvent conduire à des ajustements ponctuels,  l&rsquo;aquarium dispose d&rsquo;une régulation automatique du niveau (osmolateur) permettant de compenser l&rsquo;évaporation d&rsquo;eau pure.</p>
<h3>2.1. Métabolismes</h3>
<p class="align-j">La salinité influe sur le métabolisme des animaux. Trop élevée ou trop faible elle stresse l&rsquo;ensemble des  habitants. Invert&eacute;br&eacute;s et vertébrés sont plus ou moins sensibles aux écarts, ils tolèrent de l&rsquo;ordre de S30 à S38<em _istranslated="1">,</em> en évitant les variations brusques.</p>
<h3>2.2. Bioindicateurs	</h3>
<p class="align-j">Une forte dérive  se traduit par la réduction de la croissance des coraux, la perte de couleur, des polypes rétractés et des octocoralliaires contractés.</p>
<h3>2.3. Ajuster	la salinité</h3>
<p class="align-j"><strong>Trop forte</strong> : compléter par de l&rsquo;eau moins saline voire de l&rsquo;eau osmosée. </p>
<p class="align-j"><strong>Trop faible</strong> : ajouter progressivement de l&rsquo;eau saturée en sel  éventuellement par osmolation. Une forte concentration s&rsquo;obtient dans une eau continuellement brassée et légèrement réchauffée. </p>
<h2>3. Mesure de la salinité</h2>
<p class="align-j">La salinité est couramment évaluée par la mesure de sa <a href="https://reeflexion.fr/densite-hydrometres/">densité</a>, de sa <a href="https://reeflexion.fr/conductivite-conductimetres/">conductivité</a> (parfois traduite   en <a href="https://reeflexion.fr/tds-tdsmetre/">taux de solides dissous</a>&nbsp;: TDS) et de sa <a href="https://reeflexion.fr/refraction-refractometre/">réfraction</a>. Ces caractéristiques, dont certaines dépendent d&rsquo;autres paramètres environnementaux (température, pression&#8230;), sont reliées entre elles. Le tableau et les courbes qui suivent en sont une représentation simplifiée dans des conditions normales de température à pression atmosphérique.</p>
<table  class="tableau"  style="width:100%; max-width: 800px">
<caption>
  Correspondance  entre salinité, densité et   conductivité à 25°C et pression atmosphérique<br />
  </caption>
<tr>
<th align="left"><strong>Salinité</strong></th>
<th><strong>30</strong></th>
<th><strong>31</strong></th>
<th><strong>32</strong></th>
<th><strong>33</strong></th>
<th><strong>34</strong></th>
<th><font color="#CC0033"><strong>35</strong></font></th>
<th><strong>36</strong></th>
<th><strong>37</strong></th>
<th><strong>38</strong></th>
<th><strong>39</strong></th>
<th><strong>40</strong></th>
</tr>
<tr>
<td><strong>Densit&eacute;</strong></td>
<td align="right">1.0222</td>
<td align="right">1.0226</td>
<td align="right">1.023&nbsp;</td>
<td align="right">1.0241&nbsp;</td>
<td align="right">1.0252&nbsp;</td>
<td align="right"><font color="#CC0033">1.0261</font></td>
<td align="right">1.0269</td>
<td align="right">1.0276</td>
<td align="right">1.0283</td>
<td align="right">1.0291</td>
<td align="right">1.0299</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Conductivit&eacute; (mS/cm)</strong></td>
<td align="right">46,25</td>
<td align="right">47,62</td>
<td align="right">48,99</td>
<td align="right">50,36</td>
<td align="right">51,71</td>
<td align="right"><font color="#CC0033">53,07</font></td>
<td align="right">54,41</td>
<td align="right">55,75</td>
<td align="right">57,08</td>
<td align="right">58,41</td>
<td align="right">59,73</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">&nbsp; </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(1,1fr); width: 90%;">
<div class="grille-titre">Relation entre salinité, densité et conductivité</div>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/salinite/relation-salinite.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/salinite/relation-salinite.jpg"></a></figure>
</div>
<h2>4. Moyens  de mesures</h2>
<p>La salinité étant étant une caractéristique essentielle de l&rsquo;eau, on la mesure en exploitant certaines caractéristiques de l&rsquo;eau avec des équipement adaptés à l&rsquo;aquariophilie marine, fiables et étalonnés&nbsp;:</p>
<ul>
<li><a href="https://reeflexion.fr/densite-hydrometres/">Densité</a> : hydromètre, aréomètre, densimètre</li>
<li><a href="https://reeflexion.fr/refraction-refractometre/">Réfraction</a>&nbsp;: réfractomètre</li>
<li><a href="https://reeflexion.fr/conductivite-conductimetres/">Conductivité</a>&nbsp;: conductimètre</li>
<li><a href="https://reeflexion.fr/tds-tdsmetre/">Taux de solides dissous</a> (TDS)&nbsp;: conductimètre, TDSmètre.</li>
</ul>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li><a href="http://lecalve.univ-tln.fr/oceano/plan.htm" class="align-j">Propriétés physiques du milieu marin</a> Cours  de l&rsquo;Institut des Sciences de l&rsquo;Ingénieur de Toulon et du Var</li>
<li> <a href="http://lecalve.univ-tln.fr/oceano/ies80/index.html">IES80 : équation d&rsquo;état de l&rsquo;eau de mer</a></li>
<li>
    <a href="http://unesdoc.unesco.org/images/0005/000598/059832eb.pdf">Algorithms for computation of fundamental properties of seawater</a> UNESCO Technical paper in marine science </li>
</ul>
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