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	<title>Archives des h2o2 - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
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	<title>Archives des h2o2 - Reeflexions</title>
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	<item>
		<title>Traitement des coraux en bain &#8211; DIP</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 23:36:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[bacterie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il existe de nombreuses méthodes pour traiter et prévenir les maladies des coraux selon la nature du problème : biologiques ou chimiques, dans l&#8217;aquarium ou en bains, curatifs ou préventifs. Ces traitements peuvent cibler des infections bactériennes, des infestations de parasites, ou encore favoriser la santé générale des coraux. Le bain externe à l&#8217;aquarium présente [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/traitement-coraux-bain-dip/">Traitement des coraux en bain &#8211; DIP</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Il existe de nombreuses méthodes pour traiter et prévenir les maladies des coraux selon la nature du problème : biologiques ou chimiques, dans l&rsquo;aquarium ou en   bains, curatifs ou préventifs. Ces traitements peuvent cibler des infections bactériennes, des infestations de parasites, ou encore favoriser la santé générale des coraux. Le bain externe à l&rsquo;aquarium présente quelques avantages.  Cet article explore les raisons qui peuvent conduire à ce type de traitement, les produits, leur champ d&rsquo;action et les modes opératoires à mettre en œuvre.</p>
<h2>1. Pourquoi traiter en bain  et quels organismes</h2>
<p class="align-j">Indépendamment de la maintenance régulière de l&rsquo;aquarium, on peut vouloir agir ponctuellement sur un spécimen de corail précis. Le trempage (ang. <em>Dip</em>) du corail infecté en bain annexe permet d&rsquo;agir vite, sans interférer avec l&rsquo;aquarium. Un même bain peut également répondre à plusieurs objectifs.</p>
<p class="align-j">Il est facile de tremper une petite bouture à son arrivée. Ça l&rsquo;est moins quand le corail a pris du volume dans l&rsquo;aquarium, et encore moins quand il est fixé au décor. Dans une logique de traitements en bains, il est intéressant de concevoir l&rsquo;agencement de manière démontable, par exemple avec des roches en éléments facilement retirés et remis en place, des plots simplement enchassés dans le décor&#8230;</p>
<p class="align-j">Les raisons  d&rsquo;un traitement en bain sont diverses, et peuvent impliquer des organismes aux comportements très différents. <a href="https://reeflexion.fr/choisir-un-microscope/">Un microscope</a> permet de mieux cibler l&rsquo;organisme à éliminer. Voyons les cas les plus fréquents&nbsp;:</p>
<h3>1.1. Traitement préventif d&rsquo;accueil</h3>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/1.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/1.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Un bac de quarantaine pour coraux peut être très simple.</figcaption><div class="copyright">Source : <a href="https://www.reefaddicts.com/entry.php/1573-Visiting-SWFMAS-last-Saturday">Reef Addicts</a></div>
</figure>
<p class="align-j">Il existe des parasites plus ou moins redoutés. Certains sont effectivement si redoutables qu&rsquo;ils peuvent conduire à l&rsquo;agonie d&rsquo;un aquarium et l&rsquo;abandon définitif du propriétaire. Ce risque  important devrait conduire tout aquariophile récifal à réaliser un traitement préventif à l&rsquo;accueil du corail avant sa mise en quarantaine dans un bac dédié, le temps d&rsquo;observer son comportement.</p>
<h3>1.2. Invasion de parasites</h3>
<p class="align-j">Une invasion  peut être récente, sans effet délétère encore perceptible, mais potentiellement  cause de stress dont les effets à plus long terme pourraient se traduire par la perte du spécimen.</p>
<p class="align-j"><strong>De  nombreux parasites</strong> peuvent être observés sur les coraux. On s&rsquo;intéresse ici, plutôt à ceux qui occasionnent des stress ou des maladies à leurs  hôtes&nbsp;:</p>
<ul class="align-j">
<li> <strong>Plathelminthes</strong> : ces <strong>vers plats</strong> tels que les turbellariés ou <strong>planaires</strong>, peuvent agresser les Acropora (ang. AEFW&nbsp; : <em>Acropora Eating Flatworms</em>) comme le planaire d&rsquo;Acropora <em>Amakusaplana acroporae</em>. Ils se nourrissent du tissu corallien, provoquant des nécroses visibles sous forme de taches blanches, et peuvent sérieusement affaiblir, voire tuer les colonies infestées. Ces parasites sont difficiles à détecter en raison de leur mimétisme et de leur capacité à se dissimuler sous les branches de corail. <br />
    Certaines espèces de vers plats, <em>Pseudoceros</em> ou <em>Convolutriloba</em>, bien que non considérés comme de véritables parasites, peuvent  entraîner la dégradation des tissus  de coraux LPS affaiblis. </li>
<li> <strong>Nudibranches</strong> : ils se nourrissent du tissu externe des coraux  en le grattant. Les signes d&rsquo;infestation incluent des taches blanches ou décolorées, des zones dénudées  ou nécrosées  qui dénotent l&rsquo;affaiblissement des colonies, une baisse de vitalité du corail. On peut observer parfois des œufs sous forme de petites spirales blanches à la surface des coraux. Leur petite taille de quelques millimètres, et leur capacité à se fondre visuellement sur les tissus de leurs hôtes, rendent leur détection difficile. <br />
  On connait <em>Phestilla minor </em>parasite des Montipora (Cf. <a href="https://www.cap-recifal.com/articles.html/vivant/coraux-durs-et-invertébrés-parasitaires-r77/">Coraux durs et invertébrés parasitaires</a>),  ceux des Zoanthus et d&rsquo;autres inféodés aux coraux mous, tels que les <em>Sarcophyton</em> et <em>Sinularia</em>. </li>
<li> <strong>Gastéropodes</strong> : les escargots   du genre <em>Drupella</em>, sont souvent de petite taille, avec une coquille spiralée de  couleur  blanche à brune, avec des motifs   permettant leur camouflage. Carnivores, ils se nourrissent de tissus de coraux durs <em>Acropora</em>, <em>Montipora</em>, <em>Porites</em>, <em>Pocillopora, </em>voire <em>Fungia</em>. Ils grignottent la surface des coraux avec leur radula, provoquant  la  décoloration et la dégradation des tissus coralliens. Les coraux deviennent plus vulnérables à d&rsquo;autres stress ou infections. </li>
<li> <strong>Copépodes</strong> :  il existe une très grande diversité  de copépodes (ang. <em>bug</em> : puces) inféodés à leurs espèces de coraux hôtes, notamment des scléractiniaires (LPS, SPS). Les copépodes en question sont parasites et se développent au dépend de leur hôte, fixés sur le tégument (ectoparasites) par des crochets et/ou ventouse, ou plongés dans les cavités gastrovasculaires (endoparasites). Ils se nourrissent directement ou par l&rsquo;intermédiaire de pièces buccales qui peuvent s&rsquo;allonger en trompe suceuse ou piqueuse. Bien  moins fréquents que les nudibranches, on en trouve sur les <em> Acropora</em> (<em>red bug</em>, <em>black bug</em>, <em>white bug</em>) tels que <em>Tegastes acroporanus</em> et <em>Alteuthellopsis caorallina</em> et moins fréquemment sur <em>Stylophora</em>, <em>Pocillopora</em> et <em>Seriatopora</em>. Ils  s&rsquo;attaquent aux tissus et aux polypes des  coraux hôtes. De petite taille de  quelques dixièmes de millimètres, ils sont  invisibles à l&rsquo;œil nu. On détecte leur présence par la décoloration et la  perte de tissus  source de stress. 
  </li>
<li> <strong>Isopodes et amphipodes</strong><em> : </em>moins communément, certaines espèces  parasitent également les coraux.</li>
<li><strong>Araignée de zoanthus</strong> : ce sont des chélicères<strong>,</strong> proche des araignées, mesurant quelques millimètres, à corps plat segmenté, dotés de quatre paires de pattes. Ils vivent   près du littoral. La plupart  sont carnivores et mangent  éponges,  coraux,  anémones&#8230; aspirant les tissus avec leur trompe ou arrachant des petits morceaux avec leurs pinces chélicères.
  </li>
<li> <strong>Protozaires</strong> : ces microrganismes  sont essentiellement des prédateurs opportunistes, profitant  de l&rsquo;affaiblissement induit par une infection bactérienne. Par exemple : <em>Helicostoma nonatum</em> est associé à la maladie de la gelée brune, <em>Pseudomicrothorax</em> à des nécroses et <em>Philaster</em> sp. s&rsquo;observe dans les  nécroses rapides (RTN) des coraux durs. </li>
<li> <strong><a href="https://reeflexion.fr/eliminer-les-dinoflagelles-en-aquarium-recifal/">Dinoflagellés</a></strong> : ils affectent les coraux par leur présence, certaines espèces libérant des toxines dans leur environnement. L&rsquo;envahissement est alors global et le bain ne sera pas la solution ultime, seulement un moyen  de traiter un corail que l&rsquo;on souhaite isoler de l&rsquo;invasion générale. </li>
<li> <strong>Champignons</strong> : des aspergiloses, actuellement non observées en aquarium, affectent régulièrement  des octocoralliaires<strong> </strong>dans les  Caraïbes, notamment les  gorgones <em>Gorgonia flabellum</em> et <em>G. ventalina</em>. </li>
<li> <strong>Polychètes</strong> : ces vers annélides (segmentés en anneaux) sont des prédateurs errants. Ils disposent d&rsquo;une trompe dévaginable pourvue de puissantes mâchoires chitineuses. Leur action prédatrice s&rsquo;exerce par taraudage, par ingestion de polypes ou encore par perforation des coraux dans lesquels ils creusent des tunnels. Les <em>Hermodice</em> spp. et <em>Eunice</em> spp. bien connu des aquariophiles s&rsquo;attaquent aux coraux scléractiniaires, aux anémones mais aussi aux octocoralliaires (coraux cuir, nephtéidés&#8230;). </li>
<li><strong>Anémones</strong> : par exemple les <em>Aiptasia</em> peuvent proliférer au point de stresser le corail.</li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(5	,1fr);">
<div class="grille-titre ">Différents parasites des coraux</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/20.jpg"></p>
<div class="grille-legende">Copépode d&rsquo;Acropora de 0,4 mm.</div>
<div class="copyright">Source : <a href="https://coraleverafter.org/?p=687">Coral Ever After</a></div>
</figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/21.jpg"></p>
<div class="grille-legende">Planaire d&rsquo;acropora <em>Amakusaplana acroporae</em>, peu visible sur les tissus vivants.</div>
<div class="copyright"><em>Source</em> : <a href="https://www.sgreefclub.com/home/7-ways-to-get-rid-of-unwanted-pests-in-your-tank/">Sg Reef Club</a></div>
</figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/22.jpg"></p>
<div class="grille-legende">Nudibranche de Montipora <em>Phestilla subodiosus</em>, et ses œufs  à la lisière des tissus.</div>
<div class="copyright"><em>Source</em> : <a href="https://blog.captive-aquatics.com/captive_aquatics/2010/09/a-montipora-eating-nudibranch-primer.html">Captiv aquatics blog</a></div>
</figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/23.jpg"></p>
<div class="grille-legende">Araignée de <em>Zoanthus</em> &#x2248;&nbsp;3-4&nbsp;mm.</div>
<div class="copyright"><em>Source</em> : inconnue</div>
</figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/24.jpg"></p>
<div class="grille-legende">Les escargots Duprella augmentent la pression sur des coraux affaiblis.</div>
<div class="copyright"><em>Source</em> : <a href="https://theconversation.com/will-the-great-barrier-reef-recover-from-its-worst-ever-bleaching-67063">theconversation</a></div>
</figure>
</div>
<h3>1.3. Maladies bactériennes</h3>
<p class="align-j">Une infection bactérienne   se traduit par des nécroses tissulaires, lentes (STN) ou rapides (RTN), de la geléee brune ou d&rsquo;autres formes de dégradations (maladie de la bande blanche, bande noire&#8230;). Ces infections sont parfois aggravées par des microorganismes. <br />
&Agrave; l&rsquo;heure actuelle, nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;information sur des infections virales.</p>
<p class="align-j">Les <strong>bactéries pathogènes</strong> sont le plus souvent le vecteur d&rsquo;aggravation d&rsquo;un affaiblissement lié à un stress. Elles  se fixent à la surface des cellules hôtes, colonisent, pénètrent les tissus, dégradent les membranes cellulaires, inhibent les cellules immunitaires, se multiplient, produisent des toxines provoquant une inflammation des tissus coralliens et se propagent&#8230; La maladie s&rsquo;est installée.</p>
<p class="align-j">Des <strong>microorganismes opportunistes</strong> tels que des protozoaires, <em>Philaster lucinda</em> dans les RTN, amplifient et accélèrent la progression de la maladie au point de devenir virulente et anéantir un massif en quelques heures. Pour cette raison, le traitement par des bactéries probiotiques peut être amélioré par une désinfection préalable des zones lésées.</p>
<h3>1.4. Invasions algales</h3>
<p class="align-j"> Les algues génèrent des stress par contact des tissus corallien. De plus, dans leur lutte chimique allélopathique pour l&rsquo;espace, elles libèrent des substances toxiques de nature à agresser le corail et dégrader ses tissus, une autre source de stress qui affecte sa résistance. Les traitements consistent à  atteindre les cellules algales, contribuant à leur mort et, par exemple, à nettoyer un support de bouture.</p>
<p class="align-j">Il peut s&rsquo;agir d&rsquo;<strong>algues de toutes sortes</strong> : des algues vertes filamenteuses, des Valonia incrustées dans la roche, des formes gazonnantes peu accessibles, des algues brunes solidement fixées aux roches&#8230; 
</p>
<h3>1.5. Supports malsains</h3>
<p class="align-j">Un support rocheux colonisé par des  organismes divers potentiellement concurrents (éponges, <em>Aiptasia</em>, concrétions&#8230;) pour rendre au corail un espace sain non stressant.</p>
<h3>1.6. Cicatrisation de lésions</h3>
<p class="align-j">Le corail a pu subir un choc, un poisson a peut-être dégradé une zone tissulaire pour y déposer ses œufs, des organismes colonisent l&rsquo;espace dégagé&#8230; Un traitement activera la cicatrisation et pourra contribuer à une reprise plus rapide.</p>
<h3>1.7. Revitalisation du corail</h3>
<p class="align-j">Préventivement, des aquariophiles pratiquent des traitements avant qu&rsquo;un spécimen montre des signes de faiblesse. Le traitement est réalisé à l&rsquo;arrivée du corail avant sa mise en quarantaine, mais aussi dans le cadre d&rsquo;un post traitement    de désinfection. On peut utiliser des bactéries probiotiques pour renforcer la lutte contre les pathogènes, ainsi que des additifs (oligoéléments, vitamines&#8230;) contribuant à renforcer la santé du corail et ses fonctions immunitaires.</p>
<h2>2. Produits de traitements</h2>
<h3>2.1. Composants basiques</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;aquariophile souhaitant connaitre exactement ce qu&rsquo;il utilise privilégiera  des composants de base dont il pourra ajuster les dosages selon ses observations. Le tableau 1 cite quelques produits   pour atteindre les buts suivants&nbsp;:</p>
<ul class="align-j">
<li><strong>Déparasitage</strong> : ils sont variés et incluent généralement  les plathelminthes (vers plats d&rsquo;<em>Acropora</em> (AEFW), les nudibranches de Montipora, les copépodes d&rsquo;<em>Acropora</em> rouges et noirs (<em>bugs</em>) et certains protozoaires tels que le cilié <em>Philaster</em> sp. associé aux nécroses rapides (RTN).</li>
<li><strong>Traitement de nécroses tissulaires</strong> (TN) : le traitement peut être désinfectant et agir sur les bactéries pathogènes à l&rsquo;origine de nécroses tissulaires lentes (STN),  la gelée brune sur LPS et d&rsquo;autre infections liées à des lésions physiques.</li>
<li><strong>Eradication d&rsquo;algues </strong> : le produit peut agir sur les cellules de nombreuses algues, contribuant à nettoyer le squelette dégarni ou un support de bouture.</li>
<li><strong>Vitalisant </strong>du corail : l&rsquo;action de désinfection peut  traiter curativement les tissus  ou préventivement sur les parasites, des <a href="https://reeflexion.fr/traitement-probiotique-necroses-coralliennes/">bactéries probiotiques</a> peuvent renforcer la lutte contre les pathogènes&#8230; améliorant dans tous les cas la santé et la résistance des coraux. </li>
</ul>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 1 : Composants basiques et leurs effets<br />
  </caption>
<tr>
<th width="40%">Composants</th>
<th>Parasites</th>
<th>Nécroses</th>
<th>Algues</th>
<th>Vitalisant</th>
</tr>
<tr>
<td>Chlorure de potassium (KCl)</td>
<td>Vers (plathelminthes, planaires) voire copépodes</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td>Produits iodés : bétadine jaune, lugol</td>
<td>Protozoaires ? planaires</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td>Eau oxygénée H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 3&nbsp;% (10 Vol)</td>
<td>OK y compris Aiptasia</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td>Permanganate de potassium</td>
<td>Nudibranches</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td>Extraits naturels (plantes, feuilles, fruits, agrumes&#8230;)</td>
<td>Selon l&rsquo;extrait</td>
<td align="center">Selon l&rsquo;extrait</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td>Méthode KFC : Combinaison de traitements complexes (oxydants, antibiotiques&#8230;). </td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><a href="https://reeflexion.fr/traitement-probiotique-necroses-coralliennes/">Bactéries probiotiques</a></td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
</tr>
<tr>
<td>Acides aminés, vitamines, oligoéléments</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
</tr>
</table>
<h3>2.2. Formules commerciales</h3>
<p class="align-j">Le commerce propose une grande variété de formules prêtes à l&#8217;emploi. Le tableau&nbsp;2 en cite quelques-unes. Les compositions et les modes d&rsquo;actions n&rsquo;étant pas connus, consulter les recommandations de dosages et  durées avant tout traitement. Il est essentiel de suivre attentivement les indications  pour éviter tout stress excessif ou dommages aux tissus des coraux. </p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 2 : Formules commerciales et leurs effets<br />
  </caption>
<tr>
<th width="40%">Formule</th>
<th>Parasites</th>
<th width="15%">Nécroses</th>
<th>Algues</th>
<th>Vitalisant</th>
</tr>
<tr>
<td><a href="https://www.polyplab.com/products/reef-primer"><strong>Polylab Reef Primer coral dip</strong></a> (sels de potassium)</td>
<td align="left">Vers (plathelminthes, planaires)</td>
<td align="center">RTN, Gelée brune</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong><a href="Fauna marin Cili DIP">Fauna marin Cili DIP</a></strong> : Sels inorganiques, agents oxydants, stabilisant.</td>
<td align="left">Ciliés.</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">OK</td>
</tr>
<tr>
<td><strong><a href="https://www.seachem.com/reef-dip.php">Seachem Reef Dip</a></strong> <em>(produit iodés)</em></td>
<td align="left">Bactéries, champignons, protozoaires, planaires.</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Tropic Marin Pro Coral Cure</strong><em> (produit iodés)</em></td>
<td align="left">Bactéries, champignons, protozoaires, planaires.</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong><a href="https://coralrx.com/">Coral Rx</a></strong> (potentiellement : extraits de plantes, huile de lavande, agents surfactants).</td>
<td align="left">Plathelmintes  (AEFW),<br />
      nudibranches, araignée de <em>Zoanthus</em>, planaires, gastéropode Heliacus de <em>Zoanthus</em>.</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">Bryopsis</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>DVH – Coral Protec</strong></td>
<td align="left">
<p>Vers d&rsquo;<em>Acropora</em> (AEFW), nudibranche de <em>Montipora</em>, araignées du <em>Zoanthus</em>, vers rouge. 
      </p>
</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Two Little Fishies ReVive Coral Cleaner</strong> : extraits de plantes, Oleum abietis 0,5%, Citrus limon 0,5%</td>
<td align="left">Plathelminthes, nudibranches.</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Aquaforest Protect DIP</strong> (potentiellement : extraits de plantes, agents surfactants).</td>
<td align="left">Vers.</td>
<td align="center">TN, gelée brune</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong><a href="https://www.faunamarin.de/en/the-dip/">Fauna marin The DIP</a></strong> : ingrédients naturels</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong><a href="https://g1.redseafish.com/fr/treatments/dipx/">Red Sea Dipx</a></strong> : huiles essentielles</td>
<td align="left">Vers, plathelminthes, nudibranches, copépodes (<em>bugs</em>).</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong><a href="https://www.polyplab.com/products/reef-primer">Polylab Reef Primer coral dip</a></strong></td>
<td align="left">Vers, plathelminthes, copépodes (<em>bugs</em>).</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">OK</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong><a href="https://www.reef2reef.com/threads/interceptor-treatment-and-dosage.965987/">Interceptor</a></strong> (milbémycine  oxime) : antiparasite vétérinaire.</td>
<td align="left">Vers, nudibranches, copépodes (<em>bugs</em>).</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Coral restore</strong> (AA&#8230;)</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
</tr>
<tr>
<td><strong _istranslated="1"><a href="https://www.brightwellaquatics.com/products/frag-recover.php">Brightwell Aquatics Frag Recover</a></strong> : plantes</td>
<td align="left">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">OK</td>
</tr>
</table>
<h2>3. Mode opératoire de trempage</h2>
<h3>3.1. Précautions préalables</h3>
<p class="align-j">Les coraux peuvent être plus ou moins sensibles à certains composants. Si des composants ont largement fait leurs preuves d&rsquo;autres, notamment ceux issus de plantes, méritent de plus amples confirmations. Dans le doute, il convient de  toujours rester prudent et de procéder par étapes&nbsp;: </p>
<ul>
<li>Tester sur des échantillons du corail.</li>
<li>Commencer avec des concentrations  faibles. </li>
<li>Augmenter les doses progressivement.</li>
<li>Surveiller la réaction du corail.</li>
<li>Limiter la durée du bain (en général de 3 à 10 minutes) sauf indications approuvées.</li>
</ul>
<h3>3.2. Consignes de sécurité</h3>
<ul>
<li><span dir="ltr" lang="fr" xml:lang="fr">Réaliser les  bains  à l&rsquo;écart de l&rsquo;aquarium ou du bac de quarantaine</span>.</li>
<li><span dir="ltr" lang="fr" xml:lang="fr">Ne pas verser  le bain dans l&rsquo;aquarium en cas de doute.</span></li>
<li><span dir="ltr" lang="fr" xml:lang="fr">Ne  pas ingérer les produits.</span></li>
<li><span dir="ltr" lang="fr" xml:lang="fr">Se  protéger des </span>projections (yeux, muqueuses&#8230;).</li>
<li><span dir="ltr" lang="fr" xml:lang="fr">Tenir et stocker à l&rsquo;écart des enfants.</span></li>
<li><span dir="ltr" lang="fr" xml:lang="fr">Ne pas réutiliser la solution. Son principe actif a diminué et  pour ne pas polluer</span>.</li>
</ul>
<h3>3.3. Réalisation d&rsquo;un bain désinfectant ou revitalisant</h3>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/25.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/25.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Accessoires de traitement, H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> et KCl.</figcaption><div class="copyright">Source : <a href="https://www.reefaddicts.com/entry.php/1573-Visiting-SWFMAS-last-Saturday">Reef Addicts</a></div>
</figure>
<ol>
<li><strong>Pré-nettoyage</strong> :  préalablement, au-dessus ou dans un récipient rempli d&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium, retirer tous les macroorganismes qui seraient indésirables  (ex. algues, vers&#8230;), de quelconque manière  (scalpel, brossette, cure-dent&#8230;).</li>
<li><strong>Prélever l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium</strong> : dans le récipient propre destinée au bain de traitement.</li>
<li><strong>Doser la solution </strong> : incorporer le produit dans le bain au  ratio adéquat ci-après, puis homogénéiser.</li>
<li><strong>Tremper le corail</strong> : totalement dans  la solution.</li>
<li><strong>Surveiller</strong> : le comportement du corail, contraction des polypes, dégagement de bulles&#8230;</li>
<li><strong>Nettoyer</strong> : les zones inaccessibles des tissus   avec une pipette, et les supports rocheux à la brossette.</li>
<li><strong>Durée du bain</strong> : selon le produit de traitement ci-après.</li>
<li><strong>Rincer</strong> le corail à l&rsquo;eau de mer propre issue de l&rsquo;aquarium, l&rsquo;agiter légèrement pour éliminer tout résidu chimique de produit<span class="align-j">.</span></li>
<li><strong>Traitement probiotique</strong> : compléter éventuellement  par un traitement avec des bactéries probiotiques.</li>
<li><strong>Replacer</strong> le corail dans le bac principal ou  le bac de quarantaine afin de poursuivre l&rsquo;observation et, si besoin, le traitement.</li>
</ol>
<h3>3.4. Réalisation d&rsquo;un bain probiotique</h3>
<p class="align-j">Le bain probiotique augmente les chances pour les bactéries d&rsquo;atteindre le corail et de se fixer dessus.  Après avoir introduit les bactéries, immerger le spécimen,   idéalement durant au moins 6 heures le<br />
temps que les bactéries s&rsquo;installent sur le corail et dans sa cavité gastrique. Le bain peut consister en une culture préalable  de bactéries multipliées selon le protocole  détaillé dans l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/traitement-probiotique-necroses-coralliennes/">Traitement probiotique de nécroses coralliennes</a>.</p>
<h2 class="align-j">4. Produits de trempage en bains</h2>
<h3>4.1. Chlorure de potassium KCl</h3>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/4.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/4.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Chlorure de potassium.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Ce traitement s&rsquo;est développé ces dernières années dans le monde récifal après des expérimentations scientifiques et des témoignages positifs. Il  combine efficacité et sureté, sans présenter de grand risque pour les coraux. Une étude (1) très récente témoigne de l&rsquo;efficacité de bains à 1,5&nbsp;% (15&nbsp;g/l) pour  éradiquer en 90 secondes, sur <em>Goniopora</em>, le cilié  (<em>Philaster lucinda</em>) responsable de   RTN. &Agrave; concentration identique, elle  révèle la même efficacité  que l&rsquo;eau oxygénée, sans l&rsquo;agressivité de cette dernière. Par ailleurs une autre étude (2) montre un champ plus large d&rsquo;actions  de KCl par rapport à NaCl face aux bactéries pathogènes observées dans la préservation d&rsquo;aliments.  &Agrave; l&rsquo;achat, on choisira un produit de pureté 99&nbsp;%. Notons que  <em>Polylab Reef Primer coral dip</em> utilise des sels de potassium.</p>
<p class="align-j">Ce traitement s&rsquo;avère plus efficace avec un spectre plus large et moins  risqué que l&rsquo;insecticide <em>Bayer Advanced Insect Killer</em> parfois préconisé outre-Atlantique contre les copépodes, mais à l&rsquo;usage controversé. Je n&rsquo;en dirai pas plus.</p>
<p>  <strong>Protocole</strong>&nbsp;:</p>
<ul class="align-j">
<li><strong>Traitement de parasites</strong> :   bain de<strong> 5 mn à 4 g/l</strong> (soit 0,4% ou 4000 mg/l). Les coraux les plus sensibles (<em>Acropora</em> lisses, LPS) sont préservés. Ce dosage recommandé   est  efficace contre les plathelminthes, vers plats d&rsquo;<em>Acropora</em> (AEFW), nudibranches et planaires. Les microcrustacés tels que les <strong>copépodes parasites</strong> d&rsquo;<em>Acropora</em> (red bug, black bug et white bug), semble nécessiter une concentration plus élevée 5&nbsp;mn à 10&nbsp;g/l en renouvelant les bains tous les 3 à 5 jours durant plusieurs semaines.<br />
    Par contre il n&rsquo;affecte pas les oeufs des parasites. Pour les éradiquer, il est nécessaire de couper les branches dans une zone saine avant traitement, ou bien recommencer le traitement toutes les semaines durant 8 semaines.
  </li>
<li><strong>Traitement des TN</strong> : bain de <strong>5&nbsp;mn  à 15&nbsp;g/</strong>l. Les coraux ne sont pas affectés par ce dosage  plus important. D&rsquo;ailleurs, <em>Polylab</em> préconise  d&rsquo;utiliser le <em>Reef Primer coral dip</em> contenant des sels de  potassium,  à une concentration de 12&nbsp;g/l en bain de 5 mn.</li>
</ul>
<h3>4.2. Bétadine</h3>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/3.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/3.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Bétadine dermique 10%.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La Bétadine (flacon jaune) est une solution  de povidone iodée à 10&nbsp;% dans de l&rsquo;eau (soit  1 % d&rsquo;iode libre actif). La povidone est un polymère   qui libère progressivement l&rsquo;iode, réduisant ainsi son caractère irritant et prolongeant son action antiseptique.  Le large spectre de cet antiseptique la rend plus efficace que d&rsquo;autres formes d&rsquo;iode. Agent oxydant elle agit sur les membranes cellulaires des microorganismes, entraînant leur mort. </p>
<p class="align-j">La bétadine a largement fait ses preuves pour désinfecter le tissu du corail et stopper la propagation d&rsquo;infections bactériennes, voire des champignons, des virus, des protozoaires causes de RTN, et d&rsquo;autres microorganismes. Son action rapide  permet de  traiter dans l&rsquo;urgence des coraux fragilisés. De part sa composition, la bétadine adhère bien aux tissus du corail durant le bain, augmentant son efficacité antiseptique sur les zones infectées. Cependant elle peut être irritante pour certains coraux délicats. Il convient de l&rsquo;utiliser avec parcimonie notamment sur les coraux aux tissus peu épais (coraux durs SPS). Le commerce propose des compositions iodées&nbsp;telles que <em>Seachem Reef Dip</em>, <em>Tropic Marin Pro Coral Cure</em> prêtes à l&#8217;emploi.</p>
<p class="align-j"><strong>Protocole&nbsp;: </strong>La bétadine 10&nbsp;% s&rsquo;utilise en dosage <strong>5 à 10 ml/l</strong> d&rsquo;eau issue de l&rsquo;aquarium (0,5 à 1 %), en bain de <strong>5 à 10 minutes</strong>. Dans un cadre curatif, on préconise de suivre ce traitement par un bain de probiotiques pour maximiser les chances de guérison et  le rétablissement rapide.</p>
<h3>4.3. Lugol</h3>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une solution  d&rsquo;iode et d&rsquo;iodure de potassium dans l&rsquo;eau. De concentration plus élevée que la bétadine,  et sous forme libre,  son action est plus rapide et puissante que celle de la bétadine. Mais plus irritant, il peut endommager les tissus si utilisé à des concentrations élevées ou de manière prolongée. Le Lugol est  utilisé pour ses propriétés antiseptiques contre les bactéries, les algues indésirables et potentiellement, certains les protozoaires. Les effets à long terme des traitements ne sont pas bien connus. Une étude (7) a cependant déterminé que le lugol n&rsquo;a pas d&rsquo;effet néfaste sur la croissance corallienne.
</p>
<p class="align-j">Il existe des solutions commerciales prêtes à l&rsquo;emploi, mais aux concentrations    variées. Il faut s&rsquo;en tenir aux recommandations du fabricant pour son produit.</p>
<h4 class="align-j">Préparation du lugol</h4>
<p class="align-j">Dans le cadre d&rsquo;une prophylaxie, on utilise généralement une concentration à 5 %. C&rsquo;est à dire 100 millilitre d&rsquo;eau osmosée, 10 grammes d&rsquo;iodure de potassium KI et 5 grammes de diiode I2 en cristaux.
</p>
<h4>Étapes de la préparation</h4>
<ol>
<li>Verser environ 30 ml d&rsquo;eau distillée dans la bouteille en verre ou plastique (PP, PET&#8230;) opaque, pour préserver sa stabilité.</li>
<li>Introduire 10&nbsp;gramme d&rsquo;iodure de potassium et agiter pour dissoudre. L&rsquo;iodure de potassium aidera l&rsquo;iode à se dissoudre dans l&rsquo;eau.</li>
<li>Ajoutez  5 g de <span class="align-j">diiode I2 en cristaux</span> dans la solution.     </li>
<li>Compléter avec   le reste de l&rsquo;eau distillée jusqu&rsquo;à atteindre  100 ml et mélanger doucement jusqu&rsquo;à dissolution complète.  </li>
<li>    Stocker  la solution dans un endroit sombre et frais.</li>
</ol>
<p class="align-j"><strong>Protocole&nbsp;: </strong> <strong>5 à 10 gouttes de Lugol par litre</strong> d&rsquo;eau de mer en bain de <strong>5 à 15 minutes</strong>. Surveiller l&rsquo;action sur le corail. S&rsquo;il s&rsquo;éclaircit, stopper immédiatement. Réaliser un seul bain pour une prophylaxie avant l&rsquo;introduction d&rsquo;un nouveau corail.   En cas d&rsquo;infection, selon la gravité renouveler le bain une à deux fois par semaine. <span class="align-j">Les coraux mous et certaines espèces de SPS comme les <em>Acropora</em> sont particulièrement sensibles. ⚠️ ne pas dépasser la durée recommandée et éviter les bains fréquents. </span></p>
<h3>4.4. Eau oxygénée </h3>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/2.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/2.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Traitement H2O2, phase d&rsquo;oxydation des MO.</figcaption></figure>
<p class="align-j">L&rsquo;eau oxygénée est depuis longtemps utilisée pour aseptiser et désintégrer la matière organique. Tout est question de concentration. A très faible dosage elle permet de désinfecter  les tissus d&rsquo;un corail. A plus forte concentration elle agit sur des microorganismes, voire des parasites plus grands. On peut ainsi  traiter un support  avec son corail pour éliminer les algues, et avec elles la microfaune en place. Inutile de rappeler que l&rsquo;usage du peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> peut être agressif (pour l&rsquo;homme et les organismes), et se réalise en suivant scrupuleusement les consignes d&rsquo;utilisation. </p>
<p class="align-j">L&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/peroxyde-hydrogene-aquariophilie-recifale/">Peroxyde d&#39;hydrogène en aquariophilie récifale</a> permet de mieux comprendre et d&rsquo;appréhender ce produit si décrié. Il précise les protocoles notamment les durées et les  dosages  avec <strong>H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 vol (3%)</strong> dilué avec l&rsquo;eau issue de l&rsquo;aquarium selon l&rsquo;usage souhaité. Appliquer strictement les préconisations selon le cas d&rsquo;utilisation. </p>
<p class="align-j"><strong>Protocole de base</strong>&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Coraux peu résistants </strong> (Acropora&#8230;) ≈ <strong>10 ml/l</strong> durant <strong>5&nbsp;mn</strong>.</li>
<li><strong>Coraux moyennement résistants </strong>et<strong> leurs supports</strong> (algues&#8230;) &nbsp;≈ <strong>100 ml&nbsp;/l</strong> durant <strong>5&nbsp;mn</strong>.</li>
</ul>
<h3 class="align-j">4.5. Extraits naturels de végétaux </h3>
<p>Certains extraits naturels de plantes, de feuilles, de fruits, d&rsquo;agrumes&#8230; sont  utilisés lors de traitements en bain ou dans l&rsquo;aquarium, principalement pour leurs propriétés antimicrobiennes, antifongiques et antiparasitaires. Peu utilisés en aquariophilie récifale, <span class="align-j">les méthodes sont encore confidentielles, avec des effets généralement  moins radicaux que des traitements antibiotiques ou chimiques agressifs. Cependant, elles offrent une alternative pour traiter les coraux de manière douce et naturelle</span>. D&rsquo;ailleurs certaines marques aquariophiles en commercialisent   déjà.</p>
<p>Certains  composants  de ces extraits naturels s&rsquo;avèrent très actifs. Compte tenu du manque de recul, la prudence s&rsquo;impose et il convient particulièrement ici de respecter les précautions préalables et les consignes de sécurité évoquées ci-dessus. Parmi ces extraits végétaux on peut trouver :</p>
<ul>
<li> <strong>Hamamélis</strong> (<em>Hamamelis virginiana</em>) : c&rsquo;est une plante connue pour ses propriétés astringentes, antibactériennes, anti-inflammatoires et antioxydantes, grâce à des composés actifs comme les tanins, les flavonoïdes et l&rsquo;acide gallique. En aquariophilie récifale, l&rsquo;hamamélis est employé pour des traitements de bain doux destinés aux coraux. Son  utilisation spécifique pour traiter les parasites ou les infections coralliennes est  peu documentée. <br />
    <strong>Protocole</strong>&nbsp;:<strong> </strong>l&rsquo;hamamélis s&rsquo;utilise aux US  en bain de <strong>30 mn </strong>dans<strong> 10 ml/l</strong>; Ce dosage est établi spécifiquement avec  le produit <em>TN Dickinsons</em>, <em>Wich Hazel Astringent </em>étiquette bleue, un distillat d&rsquo;hamamélis pur à 14&nbsp;% d&rsquo;alcool. Tout autre produit impose de confirmer ces préconisations.</li>
<li><strong>Extrait de pépins de pamplemousse</strong> (<em>Citrus paradisi</em>) : Antibactérien, antifongique, antiviral et antioxydant. Il contient des composés bioactifs comme la naringine et la limonine, efficaces contre certains types de bactéries et de champignons. Il est plutôt utilisé comme désinfectant en traitement d&rsquo;accueil des boutures.<br />
    <strong>Protocole</strong>&nbsp;:<strong> </strong>ajouter<strong>1 à 2 gouttes pour 1 litre</strong> issue de l&rsquo;eau du bac pour un bain  d&rsquo;environ <strong>5 à 10 minutes</strong>.</li>
<li> <strong> Extrait de thym</strong> (<em>Thymus vulgaris</em>) : Le thym contient des composés antimicrobiens puissants, notamment le thymol et le carvacrol, efficaces contre les pathogènes et certains parasites. <strong><br />
    Protocole</strong> : Une faible concentration est conseillée soit <strong>1 à 2 gouttes par litre</strong> d&rsquo;eau de mer durant quelques minutes.
  </li>
<li> <strong>Huile essentielle d&rsquo;arbre à thé</strong> (<em>Melaleuca alternifolia</em>) : l&rsquo;huile de tea tree, réputée pour ses propriétés antiseptiques et antifongiques, permet de  lutter contre les infections bactériennes et fongiques. <strong><br />
Protocole</strong> : En très faible dose <strong>1 à 2 gouttes pour 1 litre</strong> d&rsquo;eau de mer en bain  de<strong> 5 minutes</strong>. </li>
<li><strong>Extraits végétaux divers</strong> : l&rsquo;aquariophilie récifale a très tôt été attentive aux traitements à base de produits naturels et s&rsquo;appuie sur les pratiques avancées en aquacultuire. C&rsquo;est le cas de  l&rsquo;huile essentielle d&rsquo;arbre à thé. Dautres composés sont testés de manière plus ou moins confidentielle sur les coraux. Citons l&rsquo;algue brune (<em>Ascophyllum nodosum</em>) riche en composés bioactifs  immunostimulants, l&rsquo;eugenol extrait principalement du clou de girofle (<em>Syzygium aromaticum</em>) pour ses propriétés antiseptiques, analgésiques et anti-inflammatoires, des composés de l&rsquo;<em>Aloe vera</em>  pour leurs propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes et l&rsquo;extrait de neem, un arbre originaire d&rsquo;Inde  <em>Azadirachta indica</em>, pour contrôler les infections bactériennes et fongiques et immunostimulant. Certains de ces produits  ne peuvent être utilisés de manière inconsidérée. Très actifs, il sont dosés à la goutte près. Nombre d&rsquo;autres extraits ont également été testés (extrait de pépin de raisin, jus d&rsquo;ail&#8230;) moins efficaces ou sans effet.</li>
</ul>
<h3>4.6 Bactéries probiotiques</h3>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/5.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/traitement_dip/5.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Une formule commerciale à large spectre de bactéries.</figcaption></figure>
<p class="align-j">L&rsquo;utilisation des bactéries probiotiques, bénéfiques en de nombreux aspects pour le corail, est en général réalisé en soutien d&rsquo;un premier traitement  destiné à éradiquer ou réduire des parasites opportunistes et désinfecter les plaies. Les bactéries viennent ensuite dans le cadre de la reconstruction des tissus, les défenses immunitaires, et l&rsquo;occupation du terrain occupé par les pathogènes.</p>
<p class="align-j"><strong>Protocole</strong>&nbsp;: Ce sujet est largement abordé dans l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/traitement-probiotique-necroses-coralliennes/">Traitement probiotique de nécroses coralliennes.</a> On y trouvera tous les détails relatifs aux produits utilisés tels que <em>Microbe lift Special Blend ; Prodibio Biodigest ; Tropic Marin Nitribiotic</em>&#8230; le protocole et les dosages</p>
<h3>4.7. Acides aminés, vitamines et oligoéléments</h3>
<p class="align-j">De la même manière que les bactéries, ces éléments  servent au métabolisme du corail, notamment à la reconstruction tissulaire. Il est intéressant de tremper les coraux dans un bain concentré de manière à assurer la disponibilité des éléments au corail lui-même. Il s&rsquo;agit de produit commerciaux tels que: <em>Red Sea Coral Colors</em>, <em>Brightwell Aquatics Coral Amino et Replenish</em>, <em>Tropic Marin A- Elements et K+ Elements</em><em></em>.</p>
<h3>4.8. Permanganate de potassium KMnO<sub>4</sub></h3>
<p class="align-j"> Le permanganate de  potassium a été  testé contre les nudibranches de <em>Montipora</em> par Eric Borneman (4).</p>
<p class="align-j"><strong>Protocole&nbsp;: </strong>Eric Borneman relate l&rsquo;éradication en un seul traitement, des adultes  et des œufs  en  bain de <strong>2&nbsp;h </strong>maximum (voire moins) dans<strong> 50 mg/l</strong>. Le corail brunit mais retrouve  sa couleur  d&rsquo;origine quelques heures plus tard. </p>
<h3 class="align-j">4.9. Méthode KFC </h3>
<p class="align-j">Ce traitement décrit par <a href="https://kungfucorals.com/blogs/news/the-kfc-dip-a-game-changer-in-keeping-healthy-euphyllia">Kung Fu Corals</a> (5), utilisé pour traiter des <em>Euphyllia</em> s&rsquo;avère relativement lourd. Il exploite les conclusions d&rsquo;études utilisant des antibiotiques pour traiter des cas de nécroses tissulaires sur des SPS en le complétant par d&rsquo;autres actions. Il est d&rsquo;autant plus complexe que les antibiotiques cités ne sont délivrés en France que sur ordonnance médicale.</p>
<p class="align-j"><strong>Protocole&nbsp;: </strong>La méthode  se déploie en plusieurs étapes : désinfection du corail dans un bain de peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 3% (10V). KFC préconise 5-10&nbsp;mn à 8-10&nbsp;ml/l (0,8 à 1&nbsp;%), suivi d&rsquo;un second bain de 2 à 6 heures contenant des antibiotiques (amoxicilline, ciprofloxacine), désinfectant (lugol) et un antioxydant (Chemiclean), en terminant par une seconde désinfection similaire à la première. Ne sachant pas retranscrire clairement ce protocole, par ailleurs susceptible d&rsquo;évoluer, je  laisse le soin de consulter le site.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Bons traitements, beaux coraux !</p>
<h2 class="align-j">En savoir plus</h2>
<ol>
<ol>
<li><a href="https://www.researchgate.net/publication/356434630_Effects_of_Ciliate_Infection_on_the_Activities_of_Two_Antioxidant_Enzymes_SOD_and_CAT_in_Captive_Coral_Goniopora_columna_and_Evaluation_of_Drug_Therapy">Effects of Ciliate Infection on the Activities of Two Antioxidant Enzymes (SOD and CAT) in Captive Coral (Goniopora columna) and Evaluation of Drug Therapy</a></li>
<li><a href="https://dergipark.org.tr/en/download/article-file/497537">Growth and Cell Morphology of Listeria monocytogenes as Affected by Various Concentrations of NaCl and KCl </a></li>
<li><a href="https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3465780/">Ciliate and bacterial communities associated with White Syndrome and Brown Band Disease in reef-building corals</a> </li>
<li><a href="https://reefkeeping.com/issues/2007-09/eb/">Two  Potential Molluscicides Useful Against Pest Aeolid Nudibranchs Common on  Species of Montipora in Aquariums</a> &#8211; Eric Borneman &#8211; Reefkeeping.com</li>
<li> <a href="https://kungfucorals.com/blogs/news/the-kfc-dip-a-game-changer-in-keeping-healthy-euphyllia">The KFC Dip &#8211; A game changer in keeping healthy Euphyllia</a> </li>
<li><a href="https://www.vin.com/apputil/project/defaultadv1.aspx?pid=11375&#038;catid=&#038;id=5768620&#038;meta=&#038;authorid=">Effects of Disease Treatments on Captive Coral Health</a></li>
<li><a href="https://www.frontiersin.org/journals/marine-science/articles/10.3389/fmars.2023.1281691/full">Common aquarium antiseptics do not cause long-term shifts in coral microbiota but may impact coral growth rates</a></li>
</ol>
</ol>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/traitement-coraux-bain-dip/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/traitement-coraux-bain-dip/">Traitement des coraux en bain &#8211; DIP</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Peroxyde d&#8217;hydrogène en aquariophilie récifale</title>
		<link>https://reeflexion.fr/peroxyde-hydrogene-aquariophilie-recifale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 May 2024 13:35:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[assainir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le peroxyde d&#8217;hydrogène H2O2 en solution aqueuse, l&#8217;eau oxygénée, est source de dioxygène O2. L&#8217;oxygène est utilisé par les micro-organismes dans leurs processus métaboliques. O2 est aussi un oxydant puissant, similaire à l&#8217;action des UV, de l&#8217;ozone, du permanganate&#8230; cette caractéristique est ici exploitée dans divers traitements. Nous allons tenter de comprendre comment le peroxyde [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Le peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en solution aqueuse, l&rsquo;eau oxygénée, est source de dioxygène O<sub>2</sub>. L&rsquo;oxygène est utilisé par les micro-organismes dans leurs processus métaboliques. O<sub>2</sub> est aussi un oxydant puissant, similaire à l&rsquo;action des UV, de l&rsquo;ozone, du permanganate&#8230; cette caractéristique est ici exploitée dans divers traitements. Nous allons tenter de comprendre  comment le peroxyde d&rsquo;hydrogène agit sur les coraux, la résistance des organismes, les dosages pour  la désinfection des coraux, ou l&rsquo;assainissement de l&rsquo;aquarium&#8230; </p>
<h2>1. Le peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></h2>
<h3>1.1. Composant chimique oxydant</h3>
<p class="align-j">Le peroxyde d&rsquo;hydrogène, ou eau oxygénée,  en contact avec de la matière organique,  se décompose en eau H<sub>2</sub>O et en dioxygène O<sub>2</sub>. Ce dernier oxyde les composés organiques (tissus, algues, bactéries&#8230;). C&rsquo;est à dire qu&rsquo;il les dépossède d&rsquo;électrons entraînant des changements chimiques dans leur structure. Ces réactions varient en fonction de la nature  de la matière organique (protéines, lipides, glucides etc.) et des conditions de réaction  (concentration d&rsquo;eau oxygénée,  température,  pH, etc.). Par exemple, les membranes cellulaires des algues étant principalement composées de lipides, l&rsquo;eau oxygénée réagit avec eux pour former des peroxydes lipidiques, créant des dommages oxydatifs aux membranes cellulaires. Ces dernières deviennent plus perméables, leur structure se désintègre,  conduisant à la  mort cellulaire.</p>
<h3>1.2. Utilisations du peroxyde d&rsquo;hydrogène</h3>
<p class="align-j">En général, l&rsquo;eau oxygénée est utilisée comme agent oxydant pour la désinfection, le blanchiment, ou  dans certaines réactions chimiques. Cependant son utilisation doit être contrôlée et surveillée car elle peut être corrosive et causer des dommages pour les organismes,  comme pour l&rsquo;homme.</p>
<p class="align-j"> Le peroxyde d&rsquo;hydrogène doit être manipulé avec précaution selon les préconisations techniques. Il est d’autant plus corrosif qu’il est concentré. Il faut donc se protéger  des projections (lunettes, gants…), se nettoyer à l’eau douce en cas de contact.</p>
<p class="align-j">Le peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> est  instable. Il est dit qu&rsquo;il se désactive rapidement, dans les premières heures après dilution. Plus exactement, la rapidité avec laquelle il se  désactive  dépend  de plusieurs facteurs :   un taux important de matières organiques accélère sa décomposition&nbsp;; il est plus stable quand sa concentration est plus forte&nbsp;;  quand à  température est plus faible ou  dans un environnement légèrement acide&nbsp;; il est sensible à la lumière, notamment aux UV, et à certains matériaux (métaux lourds Fe, Cu&#8230;) ou à des enzymes agissant comme des catalyseurs&nbsp;;  un brassage dynamique favorise sa décomposition. Ainsi il est recommandé de le stocker dans un contenant opaque, étanche à l&rsquo;air, à  température peu élevée.</p>
<p class="align-j">A l&rsquo;achat, prendre soin de vérifier que la composition ne comporte que du peroxyde d&rsquo;hydrogène et de l&rsquo;eau. En effet de nombreux produits ainsi nommés contiennent des additifs destinés à des usages particuliers (anti algues pour piscine, cosmétiques), certes en faibles quantité mais aux effets inconnus sur les invertébrés.<br />
  La concentration des solutions de peroxyde d&rsquo;hydrogène du commerce est habituellement indiquée en pourcentage ou en « volumes ». 1 litre d&rsquo;eau oxygénée à x volumes est susceptible de dégager x litres de gaz dioxygène O<sub>2</sub>. Ainsi le peroxyde d&rsquo;hydrogène à 30 volumes est 3 fois plus concentré que celui à 10 volume et il faudra en utiliser 3 fois moins pour le même effet. Le tableau 1 permet de  convertir des concentrations différentes, pour obtenir le même pouvoir oxydant. Par exemple  10 ml  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (3&nbsp;%) a le même pouvoir oxydant que 0,9 ml   H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 130V (35&nbsp;%). La désinfection des organismes vivants  utilise des produits aux plus faibles concentrations, les plus fortes étant destinés aux matériels (tableau 1).</p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 1 : Correspondances des concentrations de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub><br />
  </caption>
<tr>
<th align="center">Pouvoir oxydant</th>
<th>H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</th>
<th>Equivalence</th>
<th align="center">Usage</th>
</tr>
<tr>
<td  align="center">10 vol.</td>
<td  align="center">3 %</td>
<td  align="center">V&nbsp;</td>
<td>Désinfectant cutané</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">20 vol.</td>
<td align="center">6 %</td>
<td align="center">V/2</td>
<td rowspan="3">Décolorant, caustique pour la peau</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">30 vol.</td>
<td align="center">9  %</td>
<td align="center">V/3</td>
</tr>
<tr align="center">
<td>40 vol.</td>
<td>12 %</td>
<td>V/4</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">&#x2248; 100 vol.</td>
<td align="center">30 %</td>
<td align="center">V/10</td>
<td rowspan="3">Usage industriel, très oxydant, dangereux</td>
</tr>
<tr align="center">
<td>&#x2248; 130 vol.</td>
<td>35 %</td>
<td>V/13</td>
</tr>
<tr align="center">
<td>&#x2248; 167 vol.</td>
<td>50 %</td>
<td>V/16,7</td>
</tr>
</table>
<h2>2. Le peroxyde d&rsquo;hydrogène avec les coraux et autres organismes</h2>
<h3>2.1. Les coraux réduisent ou produisent du peroxyde d&rsquo;hydrogène</h3>
<p class="align-j">Les coraux réagissent aux stress environnants. Selon la situation, ce sont  des puits et des sources d&rsquo;oxygène, parfois simultanées. Ils peuvent&nbsp;: </p>
<ul>
<li>Déclencher une <strong>activité antioxydante</strong> en présence de stress oxydatifs comme par exemple l&rsquo;augmentation de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> par réactions photochimiques sous l&rsquo;effet de la lumière dans une lagune à marée basse, la pluie,  le ruissellement ou des réactions d&rsquo;oxydoréduction avec les métaux constituants de l&rsquo;eau etc. Ces effets sont même mesurables dans le voisinage des massifs coralliens. </li>
<li>Au contraire ils peuvent <strong>produire H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></strong> en réaction à des agressions diverse (parasites, algues&#8230;). La production de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> par le corail est toutefois limitée quotidiennement&nbsp;: elle augmente  les premières heures,  se stabilise, et puis s&rsquo;arrête après environ 5 à 7 heures. Les fluctuations dans  un lagon sont environ 50 fois supérieure à celles en dehors du récif et ce, essentiellement du fait des coraux.</li>
</ul>
<p class="align-j">Les cellules sont donc continuellement sollicitées dans des échanges oxydants. Cependant elles peuvent se dégrader  au-delà  d&rsquo;un certain   stress oxydatif lié à la concentration et à la durée d&rsquo;exposition. Le corail peut alors subir à son tour des effets néfastes irréversibles pouvant conduire à sa mort. Le stress se traduit sous plusieurs formes&nbsp;:</p>
<ol>
<li> <strong>Blanchissement des coraux</strong> : La mort des zooxanthelles oxydées entraine  la décoloration. </li>
<li><strong>Affaiblissement des coraux   :</strong> l&rsquo;efficacité de la photosynthèse des zooxanthelles  endommagées diminue et avec elle, la source d&rsquo;énergie des coraux. Ils sont alors  plus vulnérables aux stress environnementaux.</li>
<li> <strong>Déséquilibre microbiologique :</strong> le microbiome du corail aux rôles  multiples (santé, protection, digestion&#8230;)  est essentiel à sa santé. L&rsquo;eau oxygénée  peut tuer des micro-organismes bénéfiques ou favoriser la croissance d&rsquo;autres, pathogènes. Le  déséquilibre  de la communauté microbienne  est source de stress,  d&rsquo;infections et  de maladies. </li>
<li> <strong>Dommages aux tissus :</strong> L&rsquo;eau oxygénée déstructure les tissus et leur fonctionnement entraînant  des lésions tissulaires,  des nécroses et même la mort cellulaire.</li>
</ol>
<h3>2.2. Résistance des organismes</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;eau oxygénée oxyde les matières organiques  plus ou moins résistantes. Il s&rsquo;avère que <strong>les algues sont plus sensibles que les tissus des coraux.</strong> Ainsi, à dosage ciblé et contrôlé elle permet de désintégrer des algues envahissant un corail sans lui nuire.</p>
<p class="align-j">Les organismes  meurent au-delà  d&rsquo;un seuil létal en dessous duquel il ne se passe rien (une concentration létale C<sub>L</sub>95 exprime la concentration de produit  causant la mort de 95&nbsp;% de la population). Des tests sous microscope et en aquarium, corrélés  avec quelques données scientifiques, permettent d&rsquo;établir un niveau  de résistance des organismes marins. La concentration d&rsquo;H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> n&rsquo;étant pas maintenue constante, l&rsquo;effet du peroxyde d&rsquo;hydrogène s&rsquo;amenuise au fil des heures. Les observations après  48&nbsp;h ne sont pas significatives. Il en serait autrement lors d&rsquo;une exposition prolongée, maintenue sur plusieurs jours.</p>
<p class="align-j">Le tableau 2 synthétise la résistance approximative des organismes (*) selon la concentration. Pour faciliter la compréhension par les aquariophiles, <strong>la concentration de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> est toujours exprimée avec la solution à 10 volumes</strong> (10 Vol H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> = 3&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>). </p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 2 : Utilisation de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 volumes (3%) dilué avec/dans l&rsquo;eau  de l&rsquo;aquarium<br />
  </caption>
<tr>
<th colspan="2">Solution H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</th>
<th width="10%"><em>&#x2248; H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></em></th>
<th>Utilisation</th>
</tr>
<tr>
<th colspan="2" align="center">Eau douce</th>
<td align="center"><em>&#8211;</em></td>
<td><strong>Eradication  des organismes</strong> marins.</td>
</tr>
<tr>
<th width="12%" align="center">1 l/l</th>
<th width="10%" align="center">50%</th>
<td align="center"><em>1,5&nbsp;%</em></td>
<td><strong>Déparasitage du substrat (roches, sable)</strong>, mort  des microorganismes marins  en quelques secondes.<strong><br />
<a href="https://reeflexion.fr/recycler-pierres-usagees-mortes/">Recyclage des pierre usagées</a></strong>, dégradation des MO (éponges, vers)..</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">170 ml/l</th>
<th align="center">17%</th>
<td align="center"><em> 0,5%</em></td>
<td><strong>Désinfection petit matériel</strong> : épuisettes, cuve hopital&#8230;</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">50 à &gt;150 ml/l</th>
<th align="center">5 à &gt;15%</th>
<td align="center"><em>0,15 à 0,45&nbsp;%</em></td>
<td><strong>Désinfection, déparasitage des coraux non fragiles en bains</strong> (svt. <strong>tableau 3</strong>) et supports&nbsp;: dinoflagellés, méiofaune (parasites) meurent en moins de 5 mn.<br />
    Algues meurent ou régressent plus tard.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">10-40&nbsp;ml/l</th>
<th align="center">1-4%</th>
<td align="center"><em>0,03-0,12%</em></td>
<td><strong>Désinfection des coraux  fragiles en bains</strong> (svt. <strong>tableau 3</strong>)</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">5 ml/l</th>
<th align="center">0,5%</th>
<td align="center">0,015%</td>
<td><strong>Désinfection totale de l&rsquo;eau</strong> en 15&nbsp;mn</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">2 ml/l</th>
<th align="center">0,20%</th>
<td align="center"><em>0,006%</em></td>
<td><strong>Désinfection de l&rsquo;eau  et du sable siphonnés</strong><br />
      Dinoflagellés meurent, en 15&nbsp;mn. Eau et sable sont réutilisables avec la méiofaune intacte. Des coraux sont affectés sur la durée.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">1 ml/l</th>
<th height="25" align="center">0,10%</th>
<td align="center"><em>0,003%</em></td>
<td><strong>Désinfection aquarium récifal sans coraux</strong><br />
      Dinoflagellés meurent  en grande partie.<br />
      Mort ou réduction des algues (pas les filamenteuses)<br />
      Certains coraux se ternissent et se contractent, il est préférable de les  isoler.<br />
      Méiofaune, crustacés, gastéropodes, anémones&#8230; résistent.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">30-50 ml/100l</th>
<th align="center">0,03-0,05%</th>
<td align="center"><em>0,001-0,0015%</em></td>
<td><strong>Traitement des poissons  FO  </strong><br />
      Dosage journalier, réparti en 3 x dans la journée. <br />
      Contribue au traitement  contre : points blancs, Oodinium, Cryptocarion, protozoaires, bactéries, virus&#8230; </td>
</tr>
<tr>
<th align="center">25&nbsp;ml/100l</th>
<th align="center">0,025%</th>
<td align="center">0,00075%</td>
<td><strong>Assainissement d&rsquo;un aquarim récifal</strong> (avec coraux)<br />
      <strong>Réduction des algues</strong> dont les filamenteuses.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">6&nbsp;ml/100l</th>
<th align="center">0,006%</th>
<td align="center"><em>0.0002%</em></td>
<td><strong>Assainissement d&rsquo;un aquarium FO</strong><br />
      Traitement préventif aquacole pour limiter bactéries pathogènes, virus.</td>
</tr>
<caption class="tableau-legende">
  * Microfaune : microorganismes tels que dinoflagellés, larves diverses&#8230; Méiofaune regroupe copépodes, ostracodes, nématodes, plathelminthes, parasites&#8230;<br />
  </caption>
</table>
<h2>3. Désinfection des coraux et leurs supports</h2>
<h3>3.1. Désinfection des coraux et  supports en bains</h3>
<p>Il s&rsquo;agit de traitements en bains annexes ou en dehors du bain (à l&rsquo;air). Le protocole a plusieurs buts&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong><span class="align-j"><strong>Traiter des maladies</strong></span></strong><span class="align-j"> : contribuer au traitement  d&rsquo;infections bactériennes (STN), gelée brune, voire parasitaires (RTN), algues envahissantes. </span></li>
<li><strong>Désinfecter à faible dosage </strong>: o<span class="align-j">xyder les matières organiques</span> <span class="align-j">mortes et les résidus du corail.</span></li>
<li><strong>Déparasiter selon le dosage</strong> : vers, plathelminthes, nudibranches, copépodes (black bug, red bug) etc.</li>
<li>Eliminer ou réduire certaines <strong>algues</strong> présentes sur les supports des coraux sans (trop) les affecter. <span class="align-j"><br />
  </span></li>
</ul>
<p>La marge est d&rsquo;autant plus réduite que la concentration est forte.  Le mode opératoire qui suit propose   de diluer le produit pour pouvoir réaliser un bain suffisamment prolongé de 5 à 10&nbsp;mn. Ce faisant, on a le temps de visualiser l&rsquo;effet sur le corail afin d&rsquo;arrêter le trempage si besoin. De plus une  légère erreur a moins d&rsquo;incidence négative sur le résultat.</p>
<p class="align-j"><strong>Mode opératoire</strong> :</p>
<ol>
<li><strong>Dosage : </strong>Mélanger le volume de peroxyde hydrogène 10V (3 %), <strong>selon le tableau&nbsp;3,</strong> dans un récipient propre. En l&rsquo;absence d&rsquo;information ou d&rsquo;expérience il convient de r<span class="align-j">éaliser des tests préalables en augmentant progressivement la dose et la durée. </span><br />
    <span class="align-j">Etant donnée l’agressivité du peroxyde d’hydrogène sur les tissus et  son action rapide, il est dangereux de s’approcher de la limite de tolérance. Privilégier des bains plus dilués et de plus longue durée.</span> </li>
<li>Homogénéiser la solution en remuant.</li>
<li>Traiter le corail et son support&nbsp; : </li>
<ul>
<li><strong>En bain, par immersion</strong> :
<ul>
<li>Immerger le corail à traiter selon sa tolérance (tableau 3). </li>
<li>Observer attentivement le dégagement des bulles d&rsquo;oxygène. <strong>En cas de très forte production  de bulles  stopper</strong> immédiatement le traitement. </li>
<li>Dégager les matières dégradées et les parasites (plathelminthes, copépodes&#8230;) par jet, avec une pipette, seringue&#8230;</li>
</ul>
</li>
<li><strong>A l&rsquo;air</strong> :
<ul>
<li>Opérer en l&rsquo;absence de courant d&rsquo;air ou de chaleur. </li>
<li>Appliquer localement sur le support avec une pipette, un pinceau, une mini brosse. </li>
<li>Nettoyer autour du corail <strong>sans jamais toucher les tissus</strong>.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<li>Poursuivre jusqu&rsquo;à la fin de la <strong>durée du traitement</strong> (tableau 3), voire <span class="align-j"> quelques minutes si besoin après observation.</span></li>
<li>Rincer le corail dans de l’eau issue du bac.</li>
<li>Ne pas réutiliser l’eau de trempage après utilisation. En effet l&rsquo;oxygène ayant réagi, sa concentration est plus faible et inconnue. De plus, inutile de risquer le transfert  de parasites qui auraient survécu, d&rsquo;un corail à un autre.</li>
</ol>
<p>Le tableau 3 définit les dosages destinés à la désinfection des coraux et de leurs supports. Il est établi d&rsquo;après des sources Internet et quelques expérimentations personnelles. La liste de Justin Credabel  lors de sa conférence <a href="https://www.youtube.com/watch?v=GnUjT02eEQE&#038;t=3090s"><em>Coral Grafting and Fusion &#8211; Macna 2016</em></a> s&rsquo;avère globalement sévère dans la pratique.<strong></strong> Les retours expérimentaux étant encore  peu fréquents, un test préalable sur l&rsquo;espèce à traiter s&rsquo;imposent.. </p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 3 : Désinfection des coraux et plots avec H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 vol (3%) dilué dans l&rsquo;eau de mer<br />
  </caption>
<tr>
<th width="15%">Tolérance</th>
<th colspan="2">Solution H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</th>
<th width="10%">Durée</th>
<th>Utilisation</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">Non tolérant</td>
<td width="10%" align="center">&#8211;</td>
<td width="10%" align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td>Gorgone jaune <em>Pseudopterogorgia sp</em>. </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Très faible</td>
<td align="center">&le; 5&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">&le; 0,5&nbsp;%</td>
<td align="center">&le; 5&nbsp;mn </td>
<td>Acropora (très sensible), Montipora, </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Faible</td>
<td align="center">≈ 20&nbsp;ml/l </td>
<td align="center">2&nbsp;%</td>
<td align="center">≈ 5&nbsp;mn </td>
<td>Astreopora,    Duncanopsammia, Euphyllia,    Turbinaria, Galaxea, Cyphastrea, (*Alveopora)(**Hydnophora)    Echinophyllia, Mycedium, Oxypora, Tubastrea </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Moyenne</td>
<td align="center">≈ 50&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">5 %</td>
<td align="center">5 &#8211; 10&nbsp;mn </td>
<td>Zoanthidés,    Palythoa</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="5" align="left">Valeurs de la liste de Justin Credabel <em>à confirmer expérimentalement</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" align="center">Moyenne</td>
<td align="center">≈ 50&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">5 %</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Pocillopora,    Seriatopora, Stylophora, Caulastrea, Clavularia, Pachyclavularia,    Sympodium&nbsp;???, Cespitularia, Coraux cuirs jaunes, Pachyseris,    Echinopora, Leptoseris, Pectinia, Psammocora</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">≈ 100&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">10&nbsp;%</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Porites,    Xenia, Coraux cuirs bruns, Pavona, Fungia, Heliofungia, Gorgones symbiotique    OK</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" align="center">Haute</td>
<td height="44" align="center">≈ 150&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">15&nbsp;%</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Goniopora,    Favia, Favites, Goniastrea, Platygyra, Leptastrea, Blastomussa, Cynarina,    Physogyra, Plerogyra, Symphyllia, Sinularia, Corallimorphaires (anémone    champignon)</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">≈ 300&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">30&nbsp;%</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Scolymia, Acanthastrea, Micromussa, Lobophyllia, Catalaphyllia, Trachyphyllia</td>
</tr>
</table>
<h3>3.2. Désinfection par vaporisation hors aquarium</h3>
<p class="align-j">Certaines vidéos présentent un traitement avec peroxyde d&rsquo;hydrogène  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> à 3% vaporisé hors eau sur les coraux, laissés en l&rsquo;état 2 minutes avant réimmersion  dans le bac à bouture. Cette méthode n&rsquo;étant pas suffisamment déployée et maitrisée, elle n&rsquo;est  pas développée ici.</p>
<h2 class="align-j">4. Désinfection  des substrats (roche, sable)</h2>
<h3>4.1 Désinfection locale des substrats (algues) dans l&rsquo;aquarium</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;objectif est d&rsquo;éradiquer en général  des nids d&rsquo;<strong>algues</strong>, de <strong>cyanobactéries</strong>, éloignés des coraux et des autres invertébrés à épargner. </p>
<ol>
<li><span class="align-j">&Eacute;teindre  les pompes (brassage, remontée) pour éviter tout mouvement d&rsquo;eau dans l&rsquo;aquarium</span></li>
<li><span class="align-j"><strong>Dosage</strong> : </span>injecter doucement à la seringue <strong>1 à 2&nbsp;ml</strong> d&rsquo;H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (3%) dans chaque touffe d&rsquo;algue<span class="align-j"> ou au-dessus des zones à traiter</span> <strong>sans dépasser 25&nbsp;ml / 100 l par jour</strong>.</li>
<li><span class="align-j">Le peroxyde agit en une à deux&nbsp;minutes  en dégageant des bulles d’oxygène.</span></li>
<li>Le nid d&rsquo;algues (si elle est intolérante) ou de cyanobactéries, se dissout et se désagrège dans les jours qui suivent.</li>
<li>Répéter le traitement plusieurs jours et régulièrement pour conntenir l&rsquo;invasion.</li>
</ol>
<h3>4.2 Désinfection hors aquarium du sable et de l&rsquo;eau siphonnés </h3>
<p class="align-j">Après avoir siphoné une partie du sable avec de l&rsquo;eau, on peut souhaiter réintroduire le sable et parfois l&rsquo;eau siphonée, débarassés des organismes vivants. Deux cas se présentent&nbsp;éradiquer tous les organismes vivants ou préserver l&rsquo;essentiel  la microfaune et  de la méiofaune&nbsp;: </p>
<h4>4.2.1. &Eacute;radiquer quasiment tous les organismes vivants du    sable<br />
</h4>
<ol>
<li>Brasser   plusieurs fois le sable à <strong>l&rsquo;eau douce</strong> du réseau. L&rsquo;essentiel des microorganismes superficiels sont anéantis en quelques secondes.</li>
<li>Rincer puis éliminer l&rsquo;eau douce.</li>
<li>Réintroduire doucement le sable dans l&rsquo;aquarium, brassage éteint.</li>
<li>Réensemencer l&rsquo;aquarium avec des bactéries selon le volume nettoyé.</li>
</ol>
<h4>4.2.2. &Eacute;radiquer seulement les microorganismes vivants les plus sensibles </h4>
<p>Un tel traitement oxydant ne doit en aucun cas se réaliser dans l&rsquo;aquarium, il stresserait sérieusement les coraux et pourrait provoquer des lésions tissulaires. &Agrave;  la concentration indiquée, hors aquarium, l&rsquo;eau oxygénée affecte les microrganismes les plus sensibles&nbsp;: bactéries, cyanobactéries, dinoflagellés&#8230;, sans nuire au reste de la microfaune&nbsp;à plus forte biomasse : nématodes, ostracodes, larves de crustacés et gastéropodes&#8230; et la méiofaune&nbsp;: copépodes, amphipodes, vers. </p>
<ol>
<li>Siphoner : introduire dans un seau l&rsquo;eau et le sable siphonnés</li>
<li>Désinfecter :  introduire H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (3%) au <strong>dosage : 2 ml/l</strong> d&rsquo;eau de mer (0,20&nbsp;%).</li>
<li> Brasser : l&rsquo;eau et surtout le sable de manière à atteindre la surface de tous les grains de sable.</li>
<li>Décanter : laisser reposer  15 minutes.</li>
<li>Filtrer l&rsquo;eau décantée et désinfectée  sur micron filtre (200&nbsp;µm).</li>
<li>Vider éventuellement l&rsquo;eau filtrée et désinfectée dans l&rsquo;aquarium.</li>
<li>Rincer le sable restant à l&rsquo;eau de mer, éliminer l&rsquo;eau de rinçage.</li>
<li>Réintroduire sans tarder et doucement le sable dans l&rsquo;aquarium, brassage éteint.</li>
<li>Réensemencer l&rsquo;aquarium avec des bactéries selon le volume traité.</li>
</ol>
<h2>5. Désinfections  de l&rsquo;aquarium en eau</h2>
<h3>5.1 &Eacute;limination de dinoflagellés avec H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></h3>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit d&rsquo;éliminer une grande partie des dinoflagellés (Prorocentrum, Ostreopsis&#8230;) par l&rsquo;administration de peroxyde d&rsquo;hydrogène dans l&rsquo;aquarium récifal. Ce traitement ne suffit pas à éradiquer les envahisseurs à lui seul. Il ne devrait être envisagé qu&rsquo;en dernier recours, quand l&rsquo;invasion de dinoflagellés atteint un stade ingérable. Il  permet toutefois de retrouver une situation permettant d&rsquo;envisager des actions plus classiques sans lesquelles les dinoflagellés poseront les mêmes problèmes.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;utilisation de l&rsquo;eau oxygénée directement dans l&rsquo;aquarium  n&rsquo;est pas une pratique courante. Elle n&rsquo;est pas  documentée. Je témoigne d&rsquo;une expérience personnelle  détaillée dans l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/dinoflagelles-eau-oxygenee/">Dinoflagellés, traitement à l&rsquo;eau oxygénée</a>. </p>
<p class="align-j">La concentration utilisée 0,10&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V, soit 100&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V pour 100 litres d&rsquo;eau du bac,  est à la limite du tolérable pour certains coraux. Il est donc conseillé de les isoler durant les premières heures d&rsquo;action du peroxyde d&rsquo;hydrogène. La  méiofaune (copépodes, amphipodes, micro ophiures&#8230;) n&rsquo;est pas atteinte. Une grande partie des algues meurent, certaines réapparaissent quelques semaines plus tard. On ne constate pas de dérive du redox ni du pH, l&rsquo;oxygène produit s&rsquo;étant lié et rapidement devenu inactif. Il est probable que la faune bactérienne soit réduite et partiellement déséquilibrée bien que je n&rsquo;aie personnellement pas noté de dérive NO3 ni PO4. Par précaution, le protocole prévoit l&rsquo;ajout d&rsquo;une population de bactéries préalablement développée. </p>
<p class="align-j">L&rsquo;injection  doit se faire en respectant  le dosage, en éliminant les autres sources de stress oxydatif (lumière, ozone&#8230;) sur les coraux et en suivant la méthode décrite.</p>
<p class="align-j">Signalons cette autre méthode avec <a href="https://reeflexion.fr/balai-uv-c-germicide/">Balai UV-C germicide</a> efficace et moins agressive pour réduire notablement, voire éliminer, les dinoflagellés bentiques sur le fond de l&rsquo;aquarium (sable).</p>
<h3>5.2. Assainissement général de l&rsquo;aquarium</h3>
<h4>5.2.1. Assainissement d&rsquo;un bac récifal avec coraux</h4>
<p class="align-j">On souhaite ici maintenir un niveau de <strong>désinfection de l&rsquo;eau</strong> et <strong>contenir des algues</strong>, notamment fiamenteuses. &Agrave; titre documentaire, certains aquariophiles  évoquent un dosage de 2,7&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V par 100 litres (0,0027&nbsp;%) si faible qu&rsquo;il ne présente  aucun risque pour les habitants de l&rsquo;aquarium, quels qu&rsquo;il soient : animaux et végétaux, dont l&rsquo;efficacité assainissante n&rsquo;est pas prouvée. Le dosage proposé contribue à la réduction visible des  algues sur les supports.</p>
<ol>
<li> <strong>Dosage : 25&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V par 100 litres </strong>(0,025&nbsp;%), par jour. 
  </li>
<li>Verser lentement, éclairage éteint, dans un courant important, idéalement devant la pompe de remontée.</li>
<li>Durée :  5 jours</li>
<li>Réensemencer en bactéries.</li>
</ol>
<h4>5.2.2. Traiter des poissons infectés en FO</h4>
<p class="align-j">Pratique aquacole pour traiter dans la cuve les<strong> poissons infectés</strong> par des parasites installés (protozoaires, plathelminthes, ciliés&#8230;), des <strong>maladies</strong> (bactéries, virus, points blancs), des <strong>infections</strong> et <strong>blessures</strong> sur des poissons.</p>
<ul>
<li><strong>Dosage : 30 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 vol /100 litres</strong> (0,03&nbsp;%) (ou 10 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30 vol / 100 litres).</li>
<li>Répartir cette dose en 3 fois dans la journée.</li>
</ul>
<h4>5.2.3. Assainissement préventif d&rsquo;un aquarium de poissons</h4>
<p class="align-j">Pratique aquacole pour <strong>assainir la cuve</strong> et limiter préventivement  la prolifération de bactéries pathogènes, virus, parasites.</p>
<ul>
<li><strong>Dosage : 6</strong><strong> ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 vol /100 litres</strong> (0,006&nbsp;%) (ou 2 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V / 100&nbsp;l)</li>
</ul>
<h2>6. Désinfection du matériel d&rsquo;aquarium</h2>
<p>Certains équipements doivent être stérilisé  systématiquement après utilisation. C&rsquo;est  le cas des épuisettes, des aquariums hopital, des boites de transport et d&rsquo;autres  petits outils d&rsquo;aquarium&#8230; qui ne doivent pas transmettre de bactéries pathogènes ni parasites à un autre poisson ou invertébré lors de la prochaine utilisation.        </p>
<p>Protocole de stérilisation avec H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</p>
<ol>
<li><strong>Dosage</strong> : diluer<strong> 1 partie H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V avec 5  parties d&rsquo;eau  </strong>(solution 170&nbsp;mg/l soit 17% <span class="align-j">H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</span> ce qui représente 0,5&nbsp;%  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>)</li>
<li><strong>Tremper</strong> :  l&rsquo;accessoire dans la solution  10 à 15 minutes, durée  généralement suffisante pour tuer la plupart des micro-organismes.          </li>
<li><strong>Rincer</strong> :  rincer abondamment  à l&rsquo;eau claire pour éliminer tout résidu de peroxyde d&rsquo;hydrogène</li>
<li><strong>Sécher</strong> : laissez  sécher l&rsquo;équipement à l&rsquo;air libre pour être sûr qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de H2O2 actif sur la surface.          </li>
</ol>
<p>Le peroxyde d&rsquo;hydrogène étant un  oxydant puissant,  éviter de l&rsquo;utiliser trop fréquemment sur du matériel non résistant (certains élastomères et métaux&#8230;)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bonne maintenance !</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0144860920301862" class="align-j">Capacité d&rsquo;oxygénation et de désinfection du peroxyde d&rsquo;hydrogène dans les systèmes d&rsquo;aquaculture en recirculation</a> <span _istranslated="1">Desislava</span> <span _istranslated="1">Bögner</span> &#8211; Science Direct, 02/2021</li>
<li><a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/15287394.2017.1352182">Acute hydrogen peroxide (H2O2) exposure does not cause oxidative stress in late-copepodite stage of <em>Calanus finmarchicus</em></a> </li>
<li> <a href="https://www.mdpi.com/2076-3921/13/5/524">H2O2-Induced Oxidative Stress Responses in Eriocheir sinensis: Antioxidant Defense and Immune Gene Expression Dynamics</a> xx </li>
<li><a href="https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2013JG002483">Dynamics of hydrogen peroxide in a coral reef: Sources and sinks</a></li>
<li> <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0022098108005893">The effects of hydrogen peroxide on metabolism in the coral <em>Goniastrea aspera</em></a> </li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/peroxyde-hydrogene-aquariophilie-recifale/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/peroxyde-hydrogene-aquariophilie-recifale/">Peroxyde d&rsquo;hydrogène en aquariophilie récifale</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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