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	<title>Archives des eradiquer - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
	<lastBuildDate>Sun, 15 Jun 2025 17:50:12 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des eradiquer - Reeflexions</title>
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	<item>
		<title>Dinoflagellés, traitement de l&#8217;aquarium à l&#8217;eau oxygénée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jun 2024 15:10:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[dino]]></category>
		<category><![CDATA[dinoflagelles]]></category>
		<category><![CDATA[eau oxygénée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les dinoflagellés se sont parfois si bien installés que leur éradication devient un calvaire qui peut durer des mois et provoquer la perte de nombreux habitants de l&#8217;aquarium. Cet article propose une méthode inhabituelle, basée sur l&#8217;eau oxygénée (ou peroxyde d&#8217;hydrogène), efficace pour réduire en quelques jours la population de toute espèce de dinoflagellé. Il [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/dinoflagelles-eau-oxygenee/">Dinoflagellés, traitement de l&rsquo;aquarium à l&rsquo;eau oxygénée</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Les dinoflagellés se sont parfois si bien installés que leur éradication devient un calvaire qui peut durer des mois et provoquer la perte de nombreux habitants de l&rsquo;aquarium. Cet article propose une méthode inhabituelle, basée sur l&rsquo;eau oxygénée (ou peroxyde d&rsquo;hydrogène),  efficace pour réduire en quelques jours la population de toute espèce de dinoflagellé. Il s&rsquo;adresse à ceux qui ont tout tenté sans véritable succès.</p>
<p class="align-j">On a beaucoup dit ou écrit sur les dinoflagellés. Les espèces susceptibles d&rsquo;envahir un aquarium récifal sont diverses et leur éradication a pu parfois être menée sans trop de difficulté, rapidement et  avec de seuls <strong>moyens biologiques, que nous engageons chacun à privilégier</strong>.</p>
<p class="align-j">Pour autant, ces organismes, si petits soient-ils, et plus fréquemment qu&rsquo;on le pense,  envahissent parfois l&rsquo;aquarium au point que les méthodes classiques s&rsquo;avèrent inefficaces sur le long terme. L&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/eliminer-les-dinoflagelles-en-aquarium-recifal/">Eliminer les dinoflagellés en aquarium récifal</a> permet de mieux appréhender ces organismes et définit les différents moyens habituellement mis en œuvre. L&rsquo;eau oxygénée en est un. J&rsquo;ai voulu l&rsquo;expérimenter dans ses retranchements.</p>
<h2>1. Risques liés à l&rsquo;utilisation de <span class="align-j">H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></span> en aquarium communautaire</h2>
<p>Est il besoin d&rsquo;alerter sur le fait que l&rsquo;usage du peroxyde d&rsquo;hydrogene H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> n&rsquo;est pas  d&rsquo;usage courant en aquariophilie, et qu&rsquo;il <strong>présente des risques pour l&rsquo;aquarium</strong>, ses habitants et l&rsquo;aquariophile lui-même. Je vous conseille de lire l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/peroxyde-hydrogene-aquariophilie-recifale/">Peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en aquariophilie récifale</a> avant d&rsquo;aller plus loin.</p>
<p class="align-j">Non H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> ne tue pas tout&nbsp;! Le corail étant un peu plus résistant à l&rsquo;eau oxygénée que les dinoflagellés, il existe une petite marge exploitable pour leur lutte. L&rsquo;eau oxygénée est un moyen d&rsquo;action ulttime, quand tout ce qui est possible est resté sans succès, lorsque les options biologiques sont sans effet, que l&rsquo;on a beaucoup perdu et que l&rsquo;on atteind  un niveau de désespoir  proche de l&rsquo;abandon.</p>
<p>Le risque majeur est de perdre les organismes les plus sensibles qui focalisent notre maintenance : les invertébrés et notamment les coraux. </p>
<h5>Les coraux réagissent aux stress environnants. </h5>
<ul>
<li>Ils sont en mesure de <strong>produire une activité antioxydante</strong> et de l&rsquo;augmenter en présence de stress oxydatifs.</li>
<li><em>A contrario</em> ils peuvent également <strong>produire H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></strong> en réaction à des agressions diverses (parasites,  algues allélopathiques&#8230;). </li>
</ul>
<p class="align-j">On retiendra que la présence de peroxyde d&rsquo;hydrogène n&rsquo;est pas étrangère au corail. Ce produit chimique fait partie de son arsenal biochimique naturel. Il sait le gérer en partie et présente un certain niveau de résistance. Cet aspect permet d&rsquo;ailleurs aux aquariophiles de traiter leurs boutures contre les parasites et algues, en bain concentrés et brefs. </p>
<p class="align-j">La résistance du corail reste toutefois limitée. Au-delà d&rsquo;un certain seuil de stress oxydatif lié à la concentration et la durée d&rsquo;exposition,  on peut constater un blanchissement des coraux, leur affaiblissement, un déséquilibre microbiologique et des dommages aux tissus entraînant   des nécroses les tissus coralliens se dégradent de manière parfois  irréversible pouvant conduire à sa mort.</p>
<h5>D&rsquo;autres organismes sont affectés</h5>
<p class="align-j">Même si les tests préliminaires permettent d&rsquo;envisager une plage de concentration acceptable pour de nombreux organismes, il est probable que des bactéries (non détectables au microscope) sont affectées. Les cycles de l&rsquo;azote, du phosphore sont alors déstabilisés. Le microbiome hébergé par le corail est potentiellement affecté.</p>
<h2>2. Observations préalables</h2>
<figure class="figfloat" >
 <video style="width:100%; height:auto;" poster="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/vid1.jpg" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/vid1.webm"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/vid1.mp4"></video><figcaption class="figlegende">Observations, comptages&#8230; ici dinoflagellés <em>Ostreopsis sp.</em>, <em>Prorocentrum sp.</em> et diatomées.</figcaption></figure>
<p><span class="align-j">Aucun aquariophile ne souhaite s&rsquo;engager dans un traitement chimique et ce, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucun retour sur l&rsquo;utilisation du H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> très oxydant dans un aquarium hébergeant poissons et invertébrés. De nombreuses lectures ont orienté mes premiers tests   en bains annexes. J&rsquo;ai dû les recommencer  plusieurs fois pour en vérifier la reproductibilité, la fiabilité et améliorer les méthodes. </span></p>
<h3>2.2. Observations au microscope sur la résistance des dinoflagellés</h3>
<p class="align-j">Les observations sous microscope ont permis de quantifier les concentrations létales selon la durée d&rsquo;exposition.</p>
<p class="align-j">Pour une meilleure compréhension par les aquariophiles, <strong>tout ce qui suit est exprimé en pourcentage d&rsquo;eau oxygénée 10 volumes</strong> (H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V). Il s&rsquo;agit d&rsquo;eau oxygénée à concentration  3&nbsp;%. Rien n&#8217;empêche d&rsquo;utiliser une eau oxygénée ayant un pouvoir oxydant plus important : 30V (9%), 40V (12&nbsp;%)&#8230; 130V (35&nbsp;%). Par exemple, pour  utiliser de l&rsquo;eau oxygénée H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V (9%) il suffit de diviser la dose préconisée H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>10V par 3. Dose H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V = dose H<sub>2</sub>O<sub>2&nbsp;</sub>10V&nbsp;/&nbsp;3. Autrement dit, 30 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V = 10 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V</p>
<h4>2.2.1. Méthode habituellement préconisée, inefficace</h4>
<p class="align-j">Le traitement à l&rsquo;eau oxygénée habituellement     proposé en aquariophilie est 2,7&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> à 3% (10 Vol)  par 100 litres par jour (1&nbsp;ml&nbsp;/&nbsp;10 gal) soit 0,0027&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2&nbsp;</sub>10V. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un  très faible dosage qui ne présente pas de risque de manipulation et  ne nuit pas aux organismes. Malheureusement les observations au microscope montrent que <strong>ce dosage est inefficace sur les dinoflagellés</strong>, quels qu&rsquo;ils soient. En effet, on ne relève aucune mortalité. Il faut le considérer plutôt comme une  simple contribution à l&rsquo;assainissement général.</p>
<h4 class="align-j">2.2.2. Tests de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> sur des micro-volumes</h4>
<p class="align-j">Fort du constat ci-dessus, en l&rsquo;absence d&rsquo;informations, j&rsquo;ai voulu savoir si des dosages plus concentrés pouvaient être efficaces sans nuire au fonctionnement du bac et à la santé des autres habitants. De  longs mois j&rsquo;ai observé au <a href="https://reeflexion.fr/choisir-un-microscope/">microscope</a>, sur de petits volumes, la résistance des dinoflagellés (Procentrum et Ostreopsis) à des concentrations diverses d&rsquo;eau oxygénée 10V. A ce stade, les observations sont liées à des conditions particuilières. Elles diffèreront des dosage en aquarium comme on le verra. Je  les résumerais  ainsi  :</p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Effets du taux H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V sur les organismes en microtests<br />
  </caption>
<tr>
<th width="20%">Dosage</th>
<th>Microtest</th>
</tr>
<tr>
<td>&lt; 0,08&nbsp;%  (0,8 ml /  L)</td>
<td>Aucun effet en 24 heures</td>
</tr>
<tr>
<td>&#x7E; 0,10&nbsp;% (1 ml /  L)</td>
<td>
<ul>
<li>Les dinoflagellés sont affectés, montrant des spasmes (Ostreopsis), on constate une nette réduction de leur mobilité et la mort d&rsquo;une majorité durant les heures qui suivent. Je confirme qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien de cellules de dinoflagellés et non de dinokystes.</li>
<li>La microfaune (nématodes, ostracodes, larves de crustacés et d&rsquo;autres organismes non identifiés) et la méiofaune (copépodes, mini-ophiures&#8230;) restent bien en vie au-delà de 24 h, quand le traitement n&rsquo;agit plus.</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<td>&#x7E; 0,15 % (1,5 ml /  L)</td>
<td>
<ul>
<li>100% des dinoflagellés meurent dans les 15 minutes qui suivent </li>
<li>La microfaune et la méiofaune ci-dessus ainsi qu&rsquo;ophiures, bernard-l&rsquo;hermite, gastéropodes (turbo, astrea) restent en vie.</li>
</ul>
</td>
</tr>
</table>
<h3 class="align-j">2.2.3. Observations en aquarium</h3>
<p><span class="align-j">Ces données ont permis des premiers tests grandeur nature dans des aquariums de volumes plus importants et peuplés d&rsquo;une faune représentative&#8230; </span></p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Effets du taux H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V sur les organismes<br />
  </caption>
<tr>
<th width="20%">Dosage</th>
<th>En aquarium</th>
</tr>
<tr>
<td>&#x7E; 0,10&nbsp;% (1 ml /  L)</td>
<td>
<ul>
<li>Les dinoflagellés meurent en partie &#x7E;50&nbsp;% après 24h </li>
<li>Certains coraux durs se rétractent ou se décolorent  après 24 h.</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<td>&#x7E; 0,15 % (1,5 ml /  L)</td>
<td>
<ul>
<li>Les dinoflagellés meurent  &#x7E;80&nbsp;% après 24h</li>
<li>Certains coraux  se rétractent ou se décolorent  après 24 h sans que l&rsquo;on puisse déterminer une règle. Par exemple des Caulastrea ont moins bien réagi que d&rsquo;autres); Un Montipora foliosa orange a perdu de sa couleur alors que ça n&rsquo;a pas été le cas pour un autre placé à côté. Les couleurs reviennet après 2 semaine à 2 mois.</li>
<li>Quelques coraux ne supportent pas le traitement notamment ceux  mal en point du fait des épisodes de dinoflagellés antérieurs.
      </li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<td>&#x7E; 0,25 %  (2,5 ml /  L)</td>
<td>
<ul>
<li>100% des  dinoflagellés meurent dans les premières heures.</li>
<li>La microfaune et la méiofaune ci-dessus ainsi qu&rsquo;ophiures, bernard-l&rsquo;hermite, gastéropodes (turbo, astrea) restent en vie.</li>
<li>Non testé sur coraux.</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<td>&gt; 0,25&nbsp;%</td>
<td>
<ul>
<li>Selon les rapports scientifiques de nombreux organismes et poissons résistent à des concentrations supérieures, dans des bains qui restent limités dans la durée. Les copépodes par exemple résistent plus de 3 jours à 0,75 mg H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> soit 2,5&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> V10. </li>
</ul>
</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">Les effets  s&rsquo;avèrent moins importants  sur les dinos en aquarium que dans les petits volumes de test. Cela peut s&rsquo;expliquer par le fait que la biomasse dans un aquarium est  proportionnellement plus importante. Elle mobilise le peroxyde d&rsquo;hydrogène qui atteint moins les dinoflagellés, lesquels ne représentant qu&rsquo;une infime partie de cette biomasse. D&rsquo;autre part les dinoflagellés, agglomérés en mucilages sont  mieux protégés de l&rsquo;eau oxygénée. Cet aspect soulève l&rsquo;importance de bien brasser dans tous les recoins lors du traitement.</p>
<p class="align-j">Ce tableau révèle que la meilleure chance d&rsquo;éradiquer les dinoflagellés directement en aquarium au taux 0,15&nbsp;% s&rsquo;avère  risquée pour une partie des coraux. Le taux de 0,10&nbsp;% semble plus raisonable, à moindres risques dans les conditions du protocole qui suit.</p>
<h2>3. Traitement de l&rsquo;aquarium</h2>
<h4>1.2.1. Objectifs  et naissance de la méthode</h4>
<p class="align-j">Ce protocole de traitement  a pour objectif  de tuer les dinoflagellés, quels qu&rsquo;ils soient, sans nuire à la majorité des autres organismes de l&rsquo;aquarium, ni à son  fonctionnement.  Et tant mieux s&rsquo;il peut permettre de s&rsquo;affranchir d&rsquo;autres traitements tels que l&rsquo;usage de silicates, fastidieux, long, inesthétique, au effets inégaux et parfois décevants. <br />
Le traitement a pour effet secondaire  de faire régresser de nombreuses algues envahissantes sans toutefois agir à long terme sur les filamenteuses.</p>
<h4>1.2.3. Situation avant traitement dans l&rsquo;aquarium communautaire</h4>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino5.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino5.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Ostreopsis sur le fond, les vitres, la gorgone&#8230; partout !</figcaption></figure>
<p class="align-j">Au moment de décider  d&rsquo;utiliser le peroxyde d&rsquo;hydrogène à un taux inhabituel et relativement important, malgré 20 ans de récifal, j&rsquo;étais confronté depuis  6 mois à un déséquilibre général du bac de 1000 litres. Une première dérive chimique lié à un taux de nitrates régulièrement bas, proche du zéro, et trop longtemps. Un déséquilibre biologique  a suivi et s&rsquo;est installé, même après avoir retrouvé des paramètres chimiques très satisfaisants à l&rsquo;ICP. Ainsi se sont enchaînées des invasions de cyanobactéries, d&rsquo;une succession d&rsquo;épisodes de dinoflagellés avec Ostreopsis, puis Prorocentrum puis les deux.</p>
<p class="align-j">Il va sans dire que j&rsquo;ai tenté d&rsquo;y remédier, biologiquement avec les brouteurs ; physiquement avec un entretien constant et épuisant. Si les black-out et l&rsquo;UV ont permis de contenir Ostreopsis (sans l&rsquo;éradiquer vraiment sur le long terme), Prorocentrum n&rsquo;a jamais fléchi avec les traitements aux silicates. Le moindre relâchement se soldant par un retour au point de départ. J&rsquo;ai béni mes choix de réaliser des décors et des coraux facilement démontables. Maigre consolation ! Les corvées de nettoyage, grattage avec les coraux dépérissant, même les plus vaillants, j&rsquo;étais finalement sur le point d&rsquo;abandonner ou de refaire le bac à zéro&#8230; sans garantie pour la suite, bien évidemment. </p>
<p class="align-j">Durant cette période j&rsquo;ai rempli une poubelle ménagère de squelettes de coraux qui alimenteront mont réacteur à calcaire. Perdu un <em>Zebrasoma nigricans</em> affaibli par le broutage répété d&rsquo;Ostreopsis et  finalement mort  de Cryptocaryon, failli perdre un <em>Acanthurus leucosternon</em> pour la même raison. J&rsquo;ai vu maigrir puis dépérir une holothurie. Je ne compte plus les tests d&rsquo;oursins et les coquilles vides de gastéropodes divers. Rien à voir avec la pratique du récifal que  souhaite un récifaliste normalement constitué.</p>
<p class="align-j">J&rsquo;ai profité de cette longue errance pour me documenter et tenter des solutions diverses parmi lesquelles H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>. J&rsquo;aspirait à trouver un moyen de traiter l&rsquo;ensemble de l&rsquo;aquarium en allégeant les corvées de tous ordres. Avant de connaitre les effets du traitement, j&rsquo;aurais tendance à dire qu&rsquo;une réfection totale de l&rsquo;aquarium doit faire partie des solutions à envisager, rapide et à moindre cout, surtout concernant un bac de volume faible à moyen.</p>
<p class="align-j">Vous l&rsquo;avez compris, mes espoirs mis dans ce traitement H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> étaient alors ceux d&rsquo;une dernière chance sans état d&rsquo;âme avec le caractère chimique de la méthode.</p>
<h4 class="align-j">1.2.4. Aspects importants du traitement H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></h4>
<p class="align-j">Compte tenu de ce qui est exposé, le traitement  considère plusieurs aspects&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Limiter le stress oxydatif à celui envisagé : traiter sous très faible lumière et stopper les matériels oxydants qui peuvent multiplier l&rsquo;effet escompté du traitement (ozone, UV&#8230;).</li>
<li>Durant  le traitement isoler  les coraux déjà stressés, affaiblis, dans un bain annexe.</li>
<li>Isoler le refuge algal, les effets des dosages envisagés n&rsquo;ayant pas été vérifiés sur les algues.</li>
</ul>
<h2 class="align-j">2. Protocole de traitement des dinoflagellés avec  eau oxygénée H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> dans l&rsquo;aquarium </h2>
<p class="align-j">L&rsquo;eau oxygénée utilisée se présente sous de nombreuses formes. Il faut lire la composition exacte sur l&rsquo;étiquette et sélectionner de l&rsquo;eau oxygénée sans les additifs parfois ajoutés pour les besoins de la situation (pharmaceutique, cosmétique, algicides&#8230;).</p>
<p class="align-j">Ce protocole  est le fruit d&rsquo;observations personnelles et du traitement de mon bac communautaire grandement infecté durant plusieurs mois par les dinoflagellés Ostreopsis et Prorocentrum. Il pourra évoluer selon d&rsquo;autres observations.</p>
<h3>2.1 Protocole</h3>
<p class="align-j">Ce descriptif de traitement avec H2O2 10 volumes (3%) a peu de recul. Il pourra évoluer selon d&rsquo;autres observations.</p>
<ol>
<li>Remettre à niveau les éléments de l&rsquo;eau : le taux de phosphates, de nitrates et les oligoéléments essentiels au métabolisme, notamment ceux pour la formation et le développement des cellules des coraux (Cr, Co, Cu, Fe, Mn, Mo, Ni, V, Zn).</li>
<li>Procéder aux actions habituelles contre les dinoflagellés, exposées dans l&rsquo;article  <a href="https://reeflexion.fr/eliminer-les-dinoflagelles-en-aquarium-recifal/">Eliminer les dinoflagellés en aquarium récifal, </a>notamment par brossage des pierres, brassage, évacuation, filtration sur micron filtre  (50 à 200 µm).</li>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino2.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino2.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Multiplication des bactéries.</figcaption></figure>
<li>Préparer une concentration de bactéries 72 h avant le traitement (photo). Elle permettra de compenser la déstabilisation de la population après traitement.
<ul>
<li>Remplir un récipient avec l&rsquo;eau du bac à la température du bac. Par exemple dans la cuve technique.</li>
<li>Aérer cette eau avec une pompe à air. </li>
<li>Introduire des bactéries du commerce (plusieurs souches) dans ce récipient. J&rsquo;ai utilisé Tropic Marin Nitribiotic.</li>
<li>Réaliser un apport de carbone : sucre, vinaigre, alcool (vodka), acides aminés&#8230; Sans connaissance des concentrations de bactéries, cette préparation est réalisée au juger. En 2 à 3 jours les parois se recouvrent d&rsquo;un film bactérien, plus ou moins épais, constituant une réserve de bactéries.</li>
</ul>
</li>
<li>Siphonner les dinoflagellés dans la couche superficielle du sable :</li>
<ul>
<li>Laisser rapidement décanter l&rsquo;eau siphonnée  (sable et des matières  lourdes au fond).</li>
<li>Récupérer et désinfecter l&rsquo;eau   décantée 5&nbsp;mn avec 0,15&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (15 ml / 10&nbsp;L). Les dinoflagellés seront détruits, la méiofaune restant en vie.</li>
<li>Vider cette eau dans le filtre de l&rsquo;aquarium.</li>
<li>Le sable pourra
<ul>
<li> être réintroduit avec sa méiofaune après rincage avec l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium,<br />
          ou bien</li>
<li>lavé, rincé en bain dans de l&rsquo;eau douce (du réseau). la méiofaune sera détruite, le sable se recolonisera avec le sable de l&rsquo;aquarium resté en place. </li>
</ul>
</li>
<li>Remettre dans l&rsquo;aquarium le sable ainsi traité.</li>
</ul>
<li><strong>Conserver quelques litres d&rsquo;eau non traitée pour isoler des coraux</strong> ou autres organismes durant le traitement, le cas échéant.</li>
<li>Isoler le refuge algal.</li>
<li>Stopper tout équipement oxydant (ozone, UV&#8230;), conserver filtration et écumeur actifs.</li>
<li>Eteindre l&rsquo;éclairage ou le réduire à environ 15&nbsp;% du maximum, une demi heure avant le traitement afin de stopper la production d&rsquo;O<sub>2</sub> par photosynthèse. Toutefois s&rsquo;assurer de pouvoir observer les effets du traitement sur les coraux et les autres animaux.</li>
<li>Traiter avec  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</li>
<ul>
<li>Doser  0,10% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V, soit <strong>100&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V pour 100 litres</strong> d&rsquo;eau du bac (ou  33ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V / 100L). </li>
<li>Diluer dans environ un demi litre d&rsquo;eau du bac.</li>
<li>Verser  progressivement  dans une zone brassée, idéalement en amont de la pompe de remontée, </li>
<li><strong>Observer les effets immédiats du peroxyde d&rsquo;hydrogène  sur les coraux</strong>. Certains se rétracteront, d&rsquo;autres  peuvent dégager du mucus. <strong>Isoler dans le récipient d&rsquo;eau non traitée</strong> <strong>ceux montrant des signes de suroxydation</strong> (bulles importantes sur LPS, énorme production de mucus voire décollement tissulaire&#8230;). Le protocole  bien suivi, les coraux  ne sont pas ou peu affectés. La majorité sera en forme le lendemain, les autres reprendront leur volume et leurs couleurs dans les jours qui suivent. </li>
</ul>
<li>Le lendemain, injecter une partie du bain de bactéries dans  l&rsquo;aquarium. Compléter le reste avec de l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium pour d&rsquo;autres injections quotidiennes si besoin.</li>
<li>Le décor retrouve rapidement une situation visuelle encourageante. Certains coraux seront rétractés ternis. Ils retrouveront leur forme normale dans les jours qui suivent et leur pigmentation reviendra dans les 10 jours sous éclairage normal. Tous les dinoflagellés ne sont pas éradiqués mais leur diminution permet d&rsquo;espérer plus d&rsquo;efficacité avec les traitements habituels</li>
<li>Remonter progressivement l&rsquo;éclairage de 20 a 30% par jour.</li>
<li>Nettoyer le décor et le sable les jours qui suivent. Cette opération se  réduit progressivement. Des dinoflagellés affaiblis meurent les jours qui suivent. L&rsquo;observation montre que la quasi totalité des dinoflagellés sont inertes les jours qui suivent ou fortement affaiblis à en juger par leur faible dynamisme.</li>
<li>L&rsquo;action du peroxyde d&rsquo;hydrogene diminuant après quelques heures,  une invasion importante ne peut  se résoudre  en un seul traitement. Il est probable que le  traitement puisse être renouvelé après  quelques jours de convalescence. A confirmer.
  </li>
</ol>
<h3>2.2. Observations après 1er traitement dans l&rsquo;aquarium communautaire</h3>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino7.jpg"><figcaption class="figlegende">Tissus de Caulastrea fortement lésés, oxydés, trop près de l&rsquo;éclairage réduit tardivement. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino10.jpg"><figcaption class="figlegende">Les tissus, ici rétractés,  sont en partie reconstruits 2 mois plus tard. Il faudra plusieurs mois pour qu&rsquo;un pied retrove son aspect naturel avec les polypes bien gonflés.</figcaption></figure>
</div>
<ul>
<li>Jour 0 :
<ul>
<li>Lors du traitement, <strong>un Caulastrea a émis une forte quantité de mucus, les polypes localement gonflés, signe d&rsquo;une hyperoxydation</strong>. Je ne les avais pas cochés comme particulièrement sensibles. Très exposés sous un spot, je n&rsquo;avais pas pris la précaution d&rsquo;abaisser la lumière. Je l&rsquo;ai réduite à 10 % une heure plus tard, trop tardivement. Autre hypothèse,  les polypes gonflés durant la photosynthèse impliquent une production d&rsquo;O<sub>2</sub> s&rsquo;ajoutant à l&rsquo;effet  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>. Raison de plus pour réduire l&rsquo;éclairage avant le traitement.</li>
<li>Pas de dérive pH et redox.</li>
<li>Pas  d&rsquo;autres signes inquiétants.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 1
<ul>
<li><strong>Les deux Caulastrea conservent les stigmates d&rsquo;un grand stress</strong> (photo). Leurs polypes sont rétractés, et quelques tissus lésés. Je ne m&rsquo;inquiète pas plus pour eux sachant que les bonnes conditions revenues, ils reprendront lentement vigueur. Un Echinophyllia sur les deux s&rsquo;avère avoir perdu de sa couleur. C&rsquo;est aussi un peu le cas d&rsquo;un Montipora, pas autant que je le craignais. Le Psammocora paru sensible lors des essais préliminaires n&rsquo;est pas affecté.</li>
<li>D&rsquo;autres coraux comme  Duncanopsammia, Blastomussa s&rsquo;épanouissent déjà.</li>
<li>Les quelques coraux auparavant affaiblis par les envahissements de dinoflagellés : Turbinaria sont dans leur état initial.</li>
<li>Les anémones Aiptasia sont restées intactes.</li>
<li>Les poissons n&rsquo;ont rien subi du traitement.</li>
<li>Les autres invertébrés : crevettes, oursins, ophiures, turbos&#8230; sont restés en forme.</li>
<li>Le sable et les pierres sont partiellement recouverts de dinoflagellés, bien moins que d&rsquo;habitude.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 2<br />
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino8.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino8.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Le bac renait 2 jours après traitement.</figcaption></figure>
<ul>
<li>Les coraux stressés sont en état stable, pas encore gonflés.</li>
<li>La couleur de quelques Acropora ternis revient.</li>
<li>Le sable n&rsquo;est pas plus recouvert que la veille, signe qu&rsquo;il ne semble pas y avoir eu de prolifération durant les dernières 24&nbsp;h.</li>
<li>A l&rsquo;observation et comptage au microscope il apparait que  Prorocentrum sont en très grande partie inertes (&#x7E; 98&nbsp;%) et Ostreopsis (&#x7E; 80&nbsp;%). Les survivants voient leur mobilité très diminuée.</li>
<li>Il n&rsquo;y a plus de  filaments comme en produit habituellement Ostreopsis.</li>
<li>Les pierres sont moins brunes qu&rsquo;auparavant. Les jets de pompe soulèvent moins de dinoflagellés. A leur grattage, les algues, même les filamenteuses, se retirent plus facilement, laissant des pierres plus propres, claires comme elles ne l&rsquo;ont pas été depuis des mois.</li>
<li>Je n&rsquo;ai pas nettoyé le sable pour vérifier son évolution. La fine couche résiduelle  de dinoflagellés, matte, pouvant être celles de cellules mortes. </li>
<li>Les micron filtres sont moins chargés. Nécessité de les nettoyer 2 fois dans la journée au lieu de 4 ou 5 fois auparavant.</li>
<li>L&rsquo;écumeur se charge plus rapidement d&rsquo;une couleur beaucoup plus brune et surtout malodorante, signe que l&rsquo;activité bactérienne (peut être liée aux bactéries ajoutées) se poursuit et s&rsquo;est même amplifiée.</li>
<li>Le bac retrouve la clarté d&rsquo;un bac récifal.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 3
<ul>
<li>Les coraux continuent à reprendre progressivement leurs couleurs et formes. Les deux Caulastrea les plus atteints également.</li>
<li>De légère taches brunes recouvrent toujours très partiellement le sable et quelques zones du décor, sans déceler de forte prolifération. Le microscope révèle une faible population de Prorocentrum vivants sur le sable. Les prélèvements sur le décor dévoilent  Prorocentrum et Ostreopsis. </li>
<li>L&rsquo;observation au microscope montre que la microfaune est bien en vie. Je fonde beaucoup d&rsquo;espoir sur sa reprise en main.</li>
<li>Les NO3 : 20&nbsp;mg/l et PO4  : 0,08 &nbsp;mg/l sont restés à leur niveau avant traitement. L&rsquo;ajout de bactéries a peut être contribué au maintien des cycles de N et P.</li>
<li>Je poursuis  nettoyage, brossage du décor, siphonage et lavage de la couche superficielle de sable. Ce travail en deviendrait presque un plaisir tant il est devenu facile. Une première bataille est gagnée, mais pas la guerre. Je n&rsquo;exclue pas de renouveler le traitement.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 4, 5, 6
<ul>
<li>Identique</li>
<li>Les lésions des deux Caulastrea  ont diminué, ils déploient timidement de nouveau leurs tentacules.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 7
<ul>
<li>Les Caulastrea récupèrent, ils se regonflent et les tentacules sortent.</li>
<li>Les dinoflagelés sont toujours là, en bien moin grande quantité. Les netoyages sont nécessaires. </li>
<li>Les chirurgiens se remettent à brouter le décor et les deux <em>Valenciennea puellaris</em> contribuent à conserver le sable blanc.</li>
<li>La situation se stabilise.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 30
<ul>
<li>Les dinoflagellés   regagnent du terrain. Je n&rsquo;ai pas trouvé les copépodes adéquats, ni d&rsquo;autre méthode en mesure de prendre le relais. Je n&rsquo;ai pas souhaité injecter du silicate qui n&rsquo;a jamais eu d&rsquo;effet positif chez moi..</li>
<li>Les coraux rétablis durant cette période de répis luttent maintenant mieux naturellement contre les dinoflagellés et les algues. Ils ont golobalement repris de la croissance.</li>
</ul>
</li>
<li>6 mois plus tard
<ul>
<li>L&rsquo;un des 2 <strong>Caulastrea a mis beaucoup plus de temps pour retrouver un aspect gonflé, naturel</strong>.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p> <strong>Ce traitement  n&rsquo;aura pas permis à lui seul, d&rsquo;éradiquer  totalement les dinoflagellés</strong>, <span class="align-j"> notamment Prorocentrum. </span>Il aura permis de revenir à un niveau gérable par une maintenance classique. La lutte biologique doit se poursuivre  avec réintroduction de brouteurs (oursin, turbos, salarias, valenciennea&#8230;). On pourra cultiver massivement des bactéries selon l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/bacteries-en-aquarium-marin-et-recifal/">Bactéries en aquarium marin et récifal</a>. Elles s&rsquo;avèrent de bonnes concurentes, essentielles en soutien lorsque la population de dinoflagellés est réduite.  <strong>Avant l&rsquo;utilisation de <span class="align-j"> H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en bac, contre <em>Prorocentrum, </em></span></strong><strong>je conseille aujourd&rsquo;hui d&rsquo;utiliser un <a href="https://reeflexion.fr/balai-uv-c-germicide/">Balai UV-C germicide DIY</a> </strong>qui a  contribué  à éradiquer cette espèce sans séquelles.</p>
<h3>2.3. Améliorer la méthode</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;utilisation de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en bac communautaire récifal est rare. J&rsquo;ai voulu partager mon expérience, avec tous ses déboires inhérents à une démarche non documentée, pour son bilan déjà positif et encourageant. Les séquelles sur quelques coraux sont plutôt à mettre sur le compte d&rsquo;une mauvaise anticipation pour une première. Il s&rsquo;agit notamment  de la lumière réduite trop tardivement et un affaiblissement de certains coraux avant même le traitement.. </p>
<p class="align-j">Cette méthode    mérite de l&rsquo;attention. Elle  exploite aux limites l&rsquo;utilisation de  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en aquarium. Cependant elle conserve un <strong>intérêt dans la situation d&rsquo;une invasion massive</strong>, compte tenu de son efficacité rapide, son faible coût et les effets collatéraux mineurs sans relation avec  les pertes importantes occasionnées par les dinoflagellés. ceci, sans compter les investissements imposés en argent, temps et moral. <strong>Elle permet <em>a minima</em> de juguler l&rsquo;envahissement des dinoflagellés</strong> à un niveau qui devient gérable dans le cadre d&rsquo;une maintenance classique, avec une chaine alimentaire complète, depuis les bactéries aux poissons en passant par la micro et méiofaune.</p>
<p class="align-j">A ce stade il y a trop peu d&rsquo;expérimentations  pour proposer des  améliorations à ce protocole. J&rsquo;invite les récifalistes à  partager leurs expériences, satisfaisantes&#8230; ou pas.</p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/dinoflagelles-eau-oxygenee/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/dinoflagelles-eau-oxygenee/">Dinoflagellés, traitement de l&rsquo;aquarium à l&rsquo;eau oxygénée</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Spurilla neapolitana, nudibranche anti Aiptasia</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Sep 2004 22:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vivant]]></category>
		<category><![CDATA[aiptasia]]></category>
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		<category><![CDATA[spurila neapolitana]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la lutte contre les Aiptasia, ces petites &#34;An&#233;mones de verre&#34; qui envahissent nos bacs jusqu&#8217;&#224; br&#251;ler les coraux avoisinants, peu de m&#233;thodes sont r&#233;ellement efficaces &#224; long terme. Parmi les plus radicales nous connaissons les poissons Chelmon rostratus et Acreichthys tomentosus, et puis le nudibranche Berghia verrucicornis quasiment introuvable dans le commerce. Mais n&#8217;oublions [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p  class="align-j">Dans la lutte contre les Aiptasia, ces petites &quot;An&eacute;mones de verre&quot; qui envahissent nos bacs jusqu&rsquo;&agrave; br&ucirc;ler les coraux avoisinants, peu de m&eacute;thodes sont r&eacute;ellement efficaces &agrave; long terme. Parmi les plus radicales nous connaissons les poissons <em>Chelmon rostratus</em> et <em>Acreichthys tomentosus</em>, et puis le nudibranche <em>Berghia verrucicornis</em> quasiment introuvable dans le commerce. Mais n&rsquo;oublions pas que son cousin m&eacute;diterran&eacute;en <em>Spurilla neapolitana</em> est tout aussi efficace pour éradiquer ces anémones envahissantes. Ils occupent le sommet des coralligènes recouvert par un tapis d&rsquo;Aiptasia, légèrement sous la surface de l&rsquo;eau. Avec un peu de chance on pourra en observer dans leur milieu naturel.</p>
<p  class="align-j">&nbsp;</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);  width: 70%;">
<figure class="figcolonne"> <img  alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/IMG009.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Chelmon rostratus</em></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"> <img  alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/IMG010.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Acreichthys tomentosus</em></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"> <img  alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/IMG011.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Berghia verrucicornis</em></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"> <img  alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/IMG012.jpg"><figcaption class="figlegende"><em>Spurilla neapolitana</em></figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j" >J&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;en retrouver par hasard, dans un bac d&rsquo;observation, probablement acrochés à un prélèvement de roche, à l&rsquo;époque où ce n&rsquo;était pas encore interdit. J&rsquo;ai eu la surprise de découvrir leur étonnante efficacité. </p>
<p class="align-j" >Voici une petite s&eacute;quence de photos montrant <em>Spurilla neapolitana</em> &agrave; l&rsquo;oeuvre. On remarquera que le nudibranche ne déchiquette pas l&rsquo;an&eacute;mone mais il la gobe  proprement, en totalit&eacute;. La destruction est totale sans risque de r&eacute;apparition. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns:repeat(2,1fr);  width: 70%;">
<div class="grille-titre"><em>Spurilla neapolitana</em> gobant des <em>Aiptasia</em></div>
<div class="figcolonne"> <img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/spurilla_neapolitana-1.jpg"></div>
<div class="figcolonne"> <img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/spurilla_neapolitana-2.jpg"> </div>
<div class="figcolonne"><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/spurilla_neapolitana-1.jpg"></div>
<div class="figcolonne"><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/spurilla_neapolitana-2.jpg"></div>
<div class="figcolonne"><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/spurilla_neapolitana-3.jpg"> </div>
<div class="figcolonne"><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/spurilla_neapolitana-4.jpg"></div>
<div class="figcolonne"><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/spurilla_neapolitana-5.jpg"></div>
<div class="figcolonne"><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/spurilla_neapolitana-6.jpg"> </div>
<div class="figcolonne"> <img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/spurilla_neapolitana-7.jpg"></div>
<div class="figcolonne"> <img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/lutteaiptasia/spurilla_neapolitana-8.jpg"> </div>
</div>
<p align="center">&nbsp;</p>
<h3 align="left">En savoir plus</h3>
<p align="left"><a href="http://reefkeeping.com/issues/2006-05/bp/index.php">Observations of anemone predation and reproduction by hitchhiking Aeolid nudibranchs</a> &#8211; Brian Plankis &#8211; Reefkeeping 2006-05</p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/spurilla-neapolitana-nudibranche-anti-aiptasia/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/spurilla-neapolitana-nudibranche-anti-aiptasia/">Spurilla neapolitana, nudibranche anti Aiptasia</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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