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	<title>Archives des eau oxygénée - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
	<lastBuildDate>Sat, 15 Nov 2025 16:27:09 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des eau oxygénée - Reeflexions</title>
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	<item>
		<title>Dinoflagellés, traitement de l&#8217;aquarium à l&#8217;eau oxygénée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jun 2024 15:10:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[dino]]></category>
		<category><![CDATA[dinoflagelles]]></category>
		<category><![CDATA[eau oxygénée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les dinoflagellés se sont parfois si bien installés que leur éradication devient un calvaire qui peut durer des mois et provoquer la perte de nombreux habitants de l&#8217;aquarium. Cet article propose une méthode inhabituelle, basée sur l&#8217;eau oxygénée (ou peroxyde d&#8217;hydrogène), efficace pour réduire en quelques jours la population de toute espèce de dinoflagellé. Il [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/dinoflagelles-eau-oxygenee/">Dinoflagellés, traitement de l&rsquo;aquarium à l&rsquo;eau oxygénée</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Les dinoflagellés se sont parfois si bien installés que leur éradication devient un calvaire qui peut durer des mois et provoquer la perte de nombreux habitants de l&rsquo;aquarium. Cet article propose une méthode inhabituelle, basée sur l&rsquo;eau oxygénée (ou peroxyde d&rsquo;hydrogène),  efficace pour réduire en quelques jours la population de toute espèce de dinoflagellé. Il s&rsquo;adresse à ceux qui ont tout tenté sans véritable succès.</p>
<p class="align-j">On a beaucoup dit ou écrit sur les dinoflagellés. Les espèces susceptibles d&rsquo;envahir un aquarium récifal sont diverses et leur éradication a pu parfois être menée sans trop de difficulté, rapidement et  avec de seuls <strong>moyens biologiques, que nous engageons chacun à privilégier</strong>.</p>
<p class="align-j">Pour autant, ces organismes, si petits soient-ils, et plus fréquemment qu&rsquo;on le pense,  envahissent parfois l&rsquo;aquarium au point que les méthodes classiques s&rsquo;avèrent inefficaces sur le long terme. L&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/eliminer-les-dinoflagelles-en-aquarium-recifal/">Eliminer les dinoflagellés en aquarium récifal</a> permet de mieux appréhender ces organismes et définit les différents moyens habituellement mis en œuvre. L&rsquo;eau oxygénée en est un. J&rsquo;ai voulu l&rsquo;expérimenter dans ses retranchements.</p>
<h2>1. Risques liés à l&rsquo;utilisation de <span class="align-j">H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></span> en aquarium communautaire</h2>
<p>Est il besoin d&rsquo;alerter sur le fait que l&rsquo;usage du peroxyde d&rsquo;hydrogene H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> n&rsquo;est pas  d&rsquo;usage courant en aquariophilie, et qu&rsquo;il <strong>présente des risques pour l&rsquo;aquarium</strong>, ses habitants et l&rsquo;aquariophile lui-même. Je vous conseille de lire l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/peroxyde-hydrogene-aquariophilie-recifale/">Peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en aquariophilie récifale</a> avant d&rsquo;aller plus loin.</p>
<p class="align-j">Non H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> ne tue pas tout&nbsp;! Le corail étant un peu plus résistant à l&rsquo;eau oxygénée que les dinoflagellés, il existe une petite marge exploitable pour leur lutte. L&rsquo;eau oxygénée est un moyen d&rsquo;action ulttime, quand tout ce qui est possible est resté sans succès, lorsque les options biologiques sont sans effet, que l&rsquo;on a beaucoup perdu et que l&rsquo;on atteind  un niveau de désespoir  proche de l&rsquo;abandon.</p>
<p>Le risque majeur est de perdre les organismes les plus sensibles qui focalisent notre maintenance : les invertébrés et notamment les coraux. </p>
<h5>Les coraux réagissent aux stress environnants. </h5>
<ul>
<li>Ils sont en mesure de <strong>produire une activité antioxydante</strong> et de l&rsquo;augmenter en présence de stress oxydatifs.</li>
<li><em>A contrario</em> ils peuvent également <strong>produire H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></strong> en réaction à des agressions diverses (parasites,  algues allélopathiques&#8230;). </li>
</ul>
<p class="align-j">On retiendra que la présence de peroxyde d&rsquo;hydrogène n&rsquo;est pas étrangère au corail. Ce produit chimique fait partie de son arsenal biochimique naturel. Il sait le gérer en partie et présente un certain niveau de résistance. Cet aspect permet d&rsquo;ailleurs aux aquariophiles de traiter leurs boutures contre les parasites et algues, en bain concentrés et brefs. </p>
<p class="align-j">La résistance du corail reste toutefois limitée. Au-delà d&rsquo;un certain seuil de stress oxydatif lié à la concentration et la durée d&rsquo;exposition,  on peut constater un blanchissement des coraux, leur affaiblissement, un déséquilibre microbiologique et des dommages aux tissus entraînant   des nécroses les tissus coralliens se dégradent de manière parfois  irréversible pouvant conduire à sa mort.</p>
<h5>D&rsquo;autres organismes sont affectés</h5>
<p class="align-j">Même si les tests préliminaires permettent d&rsquo;envisager une plage de concentration acceptable pour de nombreux organismes, il est probable que des bactéries (non détectables au microscope) sont affectées. Les cycles de l&rsquo;azote, du phosphore sont alors déstabilisés. Le microbiome hébergé par le corail est potentiellement affecté.</p>
<h2>2. Observations préalables</h2>
<figure class="figfloat" >
 <video style="width:100%; height:auto;" poster="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/vid1.jpg" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/vid1.webm"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/vid1.mp4"></video><figcaption class="figlegende">Observations, comptages&#8230; ici dinoflagellés <em>Ostreopsis sp.</em>, <em>Prorocentrum sp.</em> et diatomées.</figcaption></figure>
<p><span class="align-j">Aucun aquariophile ne souhaite s&rsquo;engager dans un traitement chimique et ce, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucun retour sur l&rsquo;utilisation du H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> très oxydant dans un aquarium hébergeant poissons et invertébrés. De nombreuses lectures ont orienté mes premiers tests   en bains annexes. J&rsquo;ai dû les recommencer  plusieurs fois pour en vérifier la reproductibilité, la fiabilité et améliorer les méthodes. </span></p>
<h3>2.2. Observations au microscope sur la résistance des dinoflagellés</h3>
<p class="align-j">Les observations sous microscope ont permis de quantifier les concentrations létales selon la durée d&rsquo;exposition.</p>
<p class="align-j">Pour une meilleure compréhension par les aquariophiles, <strong>tout ce qui suit est exprimé en pourcentage d&rsquo;eau oxygénée 10 volumes</strong> (H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V). Il s&rsquo;agit d&rsquo;eau oxygénée à concentration  3&nbsp;%. Rien n&#8217;empêche d&rsquo;utiliser une eau oxygénée ayant un pouvoir oxydant plus important : 30V (9%), 40V (12&nbsp;%)&#8230; 130V (35&nbsp;%). Par exemple, pour  utiliser de l&rsquo;eau oxygénée H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V (9%) il suffit de diviser la dose préconisée H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>10V par 3. Dose H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V = dose H<sub>2</sub>O<sub>2&nbsp;</sub>10V&nbsp;/&nbsp;3. Autrement dit, 30 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V = 10 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V</p>
<h4>2.2.1. Méthode habituellement préconisée, inefficace</h4>
<p class="align-j">Le traitement à l&rsquo;eau oxygénée habituellement     proposé en aquariophilie est 2,7&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> à 3% (10 Vol)  par 100 litres par jour (1&nbsp;ml&nbsp;/&nbsp;10 gal) soit 0,0027&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2&nbsp;</sub>10V. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un  très faible dosage qui ne présente pas de risque de manipulation et  ne nuit pas aux organismes. Malheureusement les observations au microscope montrent que <strong>ce dosage est inefficace sur les dinoflagellés</strong>, quels qu&rsquo;ils soient. En effet, on ne relève aucune mortalité. Il faut le considérer plutôt comme une  simple contribution à l&rsquo;assainissement général.</p>
<h4 class="align-j">2.2.2. Tests de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> sur des micro-volumes</h4>
<p class="align-j">Fort du constat ci-dessus, en l&rsquo;absence d&rsquo;informations, j&rsquo;ai voulu savoir si des dosages plus concentrés pouvaient être efficaces sans nuire au fonctionnement du bac et à la santé des autres habitants. De  longs mois j&rsquo;ai observé au <a href="https://reeflexion.fr/choisir-un-microscope/">microscope</a>, sur de petits volumes, la résistance des dinoflagellés (Procentrum et Ostreopsis) à des concentrations diverses d&rsquo;eau oxygénée 10V. A ce stade, les observations sont liées à des conditions particuilières. Elles diffèreront des dosage en aquarium comme on le verra. Je  les résumerais  ainsi  :</p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Effets du taux H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V sur les organismes en microtests<br />
  </caption>
<tr>
<th width="20%">Dosage</th>
<th>Microtest</th>
</tr>
<tr>
<td>&lt; 0,08&nbsp;%  (0,8 ml /  L)</td>
<td>Aucun effet en 24 heures</td>
</tr>
<tr>
<td>&#x7E; 0,10&nbsp;% (1 ml /  L)</td>
<td>
<ul>
<li>Les dinoflagellés sont affectés, montrant des spasmes (Ostreopsis), on constate une nette réduction de leur mobilité et la mort d&rsquo;une majorité durant les heures qui suivent. Je confirme qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien de cellules de dinoflagellés et non de dinokystes.</li>
<li>La microfaune (nématodes, ostracodes, larves de crustacés et d&rsquo;autres organismes non identifiés) et la méiofaune (copépodes, mini-ophiures&#8230;) restent bien en vie au-delà de 24 h, quand le traitement n&rsquo;agit plus.</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<td>&#x7E; 0,15 % (1,5 ml /  L)</td>
<td>
<ul>
<li>100% des dinoflagellés meurent dans les 15 minutes qui suivent </li>
<li>La microfaune et la méiofaune ci-dessus ainsi qu&rsquo;ophiures, bernard-l&rsquo;hermite, gastéropodes (turbo, astrea) restent en vie.</li>
</ul>
</td>
</tr>
</table>
<h3 class="align-j">2.2.3. Observations en aquarium</h3>
<p><span class="align-j">Ces données ont permis des premiers tests grandeur nature dans des aquariums de volumes plus importants et peuplés d&rsquo;une faune représentative&#8230; </span></p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Effets du taux H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V sur les organismes<br />
  </caption>
<tr>
<th width="20%">Dosage</th>
<th>En aquarium</th>
</tr>
<tr>
<td>&#x7E; 0,10&nbsp;% (1 ml /  L)</td>
<td>
<ul>
<li>Les dinoflagellés meurent en partie &#x7E;50&nbsp;% après 24h </li>
<li>Certains coraux durs se rétractent ou se décolorent  après 24 h.</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<td>&#x7E; 0,15 % (1,5 ml /  L)</td>
<td>
<ul>
<li>Les dinoflagellés meurent  &#x7E;80&nbsp;% après 24h</li>
<li>Certains coraux  se rétractent ou se décolorent  après 24 h sans que l&rsquo;on puisse déterminer une règle. Par exemple des Caulastrea ont moins bien réagi que d&rsquo;autres); Un Montipora foliosa orange a perdu de sa couleur alors que ça n&rsquo;a pas été le cas pour un autre placé à côté. Les couleurs reviennet après 2 semaine à 2 mois.</li>
<li>Quelques coraux ne supportent pas le traitement notamment ceux  mal en point du fait des épisodes de dinoflagellés antérieurs.
      </li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<td>&#x7E; 0,25 %  (2,5 ml /  L)</td>
<td>
<ul>
<li>100% des  dinoflagellés meurent dans les premières heures.</li>
<li>La microfaune et la méiofaune ci-dessus ainsi qu&rsquo;ophiures, bernard-l&rsquo;hermite, gastéropodes (turbo, astrea) restent en vie.</li>
<li>Non testé sur coraux.</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<td>&gt; 0,25&nbsp;%</td>
<td>
<ul>
<li>Selon les rapports scientifiques de nombreux organismes et poissons résistent à des concentrations supérieures, dans des bains qui restent limités dans la durée. Les copépodes par exemple résistent plus de 3 jours à 0,75 mg H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> soit 2,5&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> V10. </li>
</ul>
</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">Les effets  s&rsquo;avèrent moins importants  sur les dinos en aquarium que dans les petits volumes de test. Cela peut s&rsquo;expliquer par le fait que la biomasse dans un aquarium est  proportionnellement plus importante. Elle mobilise le peroxyde d&rsquo;hydrogène qui atteint moins les dinoflagellés, lesquels ne représentant qu&rsquo;une infime partie de cette biomasse. D&rsquo;autre part les dinoflagellés, agglomérés en mucilages sont  mieux protégés de l&rsquo;eau oxygénée. Cet aspect soulève l&rsquo;importance de bien brasser dans tous les recoins lors du traitement.</p>
<p class="align-j">Ce tableau révèle que la meilleure chance d&rsquo;éradiquer les dinoflagellés directement en aquarium au taux 0,15&nbsp;% s&rsquo;avère  risquée pour une partie des coraux. Le taux de 0,10&nbsp;% semble plus raisonable, à moindres risques dans les conditions du protocole qui suit.</p>
<h2>3. Traitement de l&rsquo;aquarium</h2>
<h4>1.2.1. Objectifs  et naissance de la méthode</h4>
<p class="align-j">Ce protocole de traitement  a pour objectif  de tuer les dinoflagellés, quels qu&rsquo;ils soient, sans nuire à la majorité des autres organismes de l&rsquo;aquarium, ni à son  fonctionnement.  Et tant mieux s&rsquo;il peut permettre de s&rsquo;affranchir d&rsquo;autres traitements tels que l&rsquo;usage de silicates, fastidieux, long, inesthétique, au effets inégaux et parfois décevants. <br />
Le traitement a pour effet secondaire  de faire régresser de nombreuses algues envahissantes sans toutefois agir à long terme sur les filamenteuses.</p>
<h4>1.2.3. Situation avant traitement dans l&rsquo;aquarium communautaire</h4>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino5.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino5.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Ostreopsis sur le fond, les vitres, la gorgone&#8230; partout !</figcaption></figure>
<p class="align-j">Au moment de décider  d&rsquo;utiliser le peroxyde d&rsquo;hydrogène à un taux inhabituel et relativement important, malgré 20 ans de récifal, j&rsquo;étais confronté depuis  6 mois à un déséquilibre général du bac de 1000 litres. Une première dérive chimique lié à un taux de nitrates régulièrement bas, proche du zéro, et trop longtemps. Un déséquilibre biologique  a suivi et s&rsquo;est installé, même après avoir retrouvé des paramètres chimiques très satisfaisants à l&rsquo;ICP. Ainsi se sont enchaînées des invasions de cyanobactéries, d&rsquo;une succession d&rsquo;épisodes de dinoflagellés avec Ostreopsis, puis Prorocentrum puis les deux.</p>
<p class="align-j">Il va sans dire que j&rsquo;ai tenté d&rsquo;y remédier, biologiquement avec les brouteurs ; physiquement avec un entretien constant et épuisant. Si les black-out et l&rsquo;UV ont permis de contenir Ostreopsis (sans l&rsquo;éradiquer vraiment sur le long terme), Prorocentrum n&rsquo;a jamais fléchi avec les traitements aux silicates. Le moindre relâchement se soldant par un retour au point de départ. J&rsquo;ai béni mes choix de réaliser des décors et des coraux facilement démontables. Maigre consolation ! Les corvées de nettoyage, grattage avec les coraux dépérissant, même les plus vaillants, j&rsquo;étais finalement sur le point d&rsquo;abandonner ou de refaire le bac à zéro&#8230; sans garantie pour la suite, bien évidemment. </p>
<p class="align-j">Durant cette période j&rsquo;ai rempli une poubelle ménagère de squelettes de coraux qui alimenteront mont réacteur à calcaire. Perdu un <em>Zebrasoma nigricans</em> affaibli par le broutage répété d&rsquo;Ostreopsis et  finalement mort  de Cryptocaryon, failli perdre un <em>Acanthurus leucosternon</em> pour la même raison. J&rsquo;ai vu maigrir puis dépérir une holothurie. Je ne compte plus les tests d&rsquo;oursins et les coquilles vides de gastéropodes divers. Rien à voir avec la pratique du récifal que  souhaite un récifaliste normalement constitué.</p>
<p class="align-j">J&rsquo;ai profité de cette longue errance pour me documenter et tenter des solutions diverses parmi lesquelles H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>. J&rsquo;aspirait à trouver un moyen de traiter l&rsquo;ensemble de l&rsquo;aquarium en allégeant les corvées de tous ordres. Avant de connaitre les effets du traitement, j&rsquo;aurais tendance à dire qu&rsquo;une réfection totale de l&rsquo;aquarium doit faire partie des solutions à envisager, rapide et à moindre cout, surtout concernant un bac de volume faible à moyen.</p>
<p class="align-j">Vous l&rsquo;avez compris, mes espoirs mis dans ce traitement H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> étaient alors ceux d&rsquo;une dernière chance sans état d&rsquo;âme avec le caractère chimique de la méthode.</p>
<h4 class="align-j">1.2.4. Aspects importants du traitement H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></h4>
<p class="align-j">Compte tenu de ce qui est exposé, le traitement  considère plusieurs aspects&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Limiter le stress oxydatif à celui envisagé : traiter sous très faible lumière et stopper les matériels oxydants qui peuvent multiplier l&rsquo;effet escompté du traitement (ozone, UV&#8230;).</li>
<li>Durant  le traitement isoler  les coraux déjà stressés, affaiblis, dans un bain annexe.</li>
<li>Isoler le refuge algal, les effets des dosages envisagés n&rsquo;ayant pas été vérifiés sur les algues.</li>
</ul>
<h2 class="align-j">2. Protocole de traitement des dinoflagellés avec  eau oxygénée H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> dans l&rsquo;aquarium </h2>
<p class="align-j">L&rsquo;eau oxygénée utilisée se présente sous de nombreuses formes. Il faut lire la composition exacte sur l&rsquo;étiquette et sélectionner de l&rsquo;eau oxygénée sans les additifs parfois ajoutés pour les besoins de la situation (pharmaceutique, cosmétique, algicides&#8230;).</p>
<p class="align-j">Ce protocole  est le fruit d&rsquo;observations personnelles et du traitement de mon bac communautaire grandement infecté durant plusieurs mois par les dinoflagellés Ostreopsis et Prorocentrum. Il pourra évoluer selon d&rsquo;autres observations.</p>
<h3>2.1 Protocole</h3>
<p class="align-j">Ce descriptif de traitement avec H2O2 10 volumes (3%) a peu de recul. Il pourra évoluer selon d&rsquo;autres observations.</p>
<ol>
<li>Remettre à niveau les éléments de l&rsquo;eau : le taux de phosphates, de nitrates et les oligoéléments essentiels au métabolisme, notamment ceux pour la formation et le développement des cellules des coraux (Cr, Co, Cu, Fe, Mn, Mo, Ni, V, Zn).</li>
<li>Procéder aux actions habituelles contre les dinoflagellés, exposées dans l&rsquo;article  <a href="https://reeflexion.fr/eliminer-les-dinoflagelles-en-aquarium-recifal/">Eliminer les dinoflagellés en aquarium récifal, </a>notamment par brossage des pierres, brassage, évacuation, filtration sur micron filtre  (50 à 200 µm).</li>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino2.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino2.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Multiplication des bactéries.</figcaption></figure>
<li>Préparer une concentration de bactéries 72 h avant le traitement (photo). Elle permettra de compenser la déstabilisation de la population après traitement.
<ul>
<li>Remplir un récipient avec l&rsquo;eau du bac à la température du bac. Par exemple dans la cuve technique.</li>
<li>Aérer cette eau avec une pompe à air. </li>
<li>Introduire des bactéries du commerce (plusieurs souches) dans ce récipient. J&rsquo;ai utilisé Tropic Marin Nitribiotic.</li>
<li>Réaliser un apport de carbone : sucre, vinaigre, alcool (vodka), acides aminés&#8230; Sans connaissance des concentrations de bactéries, cette préparation est réalisée au juger. En 2 à 3 jours les parois se recouvrent d&rsquo;un film bactérien, plus ou moins épais, constituant une réserve de bactéries.</li>
</ul>
</li>
<li>Siphonner les dinoflagellés dans la couche superficielle du sable :</li>
<ul>
<li>Laisser rapidement décanter l&rsquo;eau siphonnée  (sable et des matières  lourdes au fond).</li>
<li>Récupérer et désinfecter l&rsquo;eau   décantée 5&nbsp;mn avec 0,15&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (15 ml / 10&nbsp;L). Les dinoflagellés seront détruits, la méiofaune restant en vie.</li>
<li>Vider cette eau dans le filtre de l&rsquo;aquarium.</li>
<li>Le sable pourra
<ul>
<li> être réintroduit avec sa méiofaune après rincage avec l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium,<br />
          ou bien</li>
<li>lavé, rincé en bain dans de l&rsquo;eau douce (du réseau). la méiofaune sera détruite, le sable se recolonisera avec le sable de l&rsquo;aquarium resté en place. </li>
</ul>
</li>
<li>Remettre dans l&rsquo;aquarium le sable ainsi traité.</li>
</ul>
<li><strong>Conserver quelques litres d&rsquo;eau non traitée pour isoler des coraux</strong> ou autres organismes durant le traitement, le cas échéant.</li>
<li>Isoler le refuge algal.</li>
<li>Stopper tout équipement oxydant (ozone, UV&#8230;), conserver filtration et écumeur actifs.</li>
<li>Eteindre l&rsquo;éclairage ou le réduire à environ 15&nbsp;% du maximum, une demi heure avant le traitement afin de stopper la production d&rsquo;O<sub>2</sub> par photosynthèse. Toutefois s&rsquo;assurer de pouvoir observer les effets du traitement sur les coraux et les autres animaux.</li>
<li>Traiter avec  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</li>
<ul>
<li>Doser  0,10% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V, soit <strong>100&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V pour 100 litres</strong> d&rsquo;eau du bac (ou  33ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V / 100L). </li>
<li>Diluer dans environ un demi litre d&rsquo;eau du bac.</li>
<li>Verser  progressivement  dans une zone brassée, idéalement en amont de la pompe de remontée, </li>
<li><strong>Observer les effets immédiats du peroxyde d&rsquo;hydrogène  sur les coraux</strong>. Certains se rétracteront, d&rsquo;autres  peuvent dégager du mucus. <strong>Isoler dans le récipient d&rsquo;eau non traitée</strong> <strong>ceux montrant des signes de suroxydation</strong> (bulles importantes sur LPS, énorme production de mucus voire décollement tissulaire&#8230;). Le protocole  bien suivi, les coraux  ne sont pas ou peu affectés. La majorité sera en forme le lendemain, les autres reprendront leur volume et leurs couleurs dans les jours qui suivent. </li>
</ul>
<li>Le lendemain, injecter une partie du bain de bactéries dans  l&rsquo;aquarium. Compléter le reste avec de l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium pour d&rsquo;autres injections quotidiennes si besoin.</li>
<li>Le décor retrouve rapidement une situation visuelle encourageante. Certains coraux seront rétractés ternis. Ils retrouveront leur forme normale dans les jours qui suivent et leur pigmentation reviendra dans les 10 jours sous éclairage normal. Tous les dinoflagellés ne sont pas éradiqués mais leur diminution permet d&rsquo;espérer plus d&rsquo;efficacité avec les traitements habituels</li>
<li>Remonter progressivement l&rsquo;éclairage de 20 a 30% par jour.</li>
<li>Nettoyer le décor et le sable les jours qui suivent. Cette opération se  réduit progressivement. Des dinoflagellés affaiblis meurent les jours qui suivent. L&rsquo;observation montre que la quasi totalité des dinoflagellés sont inertes les jours qui suivent ou fortement affaiblis à en juger par leur faible dynamisme.</li>
<li>L&rsquo;action du peroxyde d&rsquo;hydrogene diminuant après quelques heures,  une invasion importante ne peut  se résoudre  en un seul traitement. Il est probable que le  traitement puisse être renouvelé après  quelques jours de convalescence. A confirmer.
  </li>
</ol>
<h3>2.2. Observations après 1er traitement dans l&rsquo;aquarium communautaire</h3>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino7.jpg"><figcaption class="figlegende">Tissus de Caulastrea fortement lésés, oxydés, trop près de l&rsquo;éclairage réduit tardivement. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino10.jpg"><figcaption class="figlegende">Les tissus, ici rétractés,  sont en partie reconstruits 2 mois plus tard. Il faudra plusieurs mois pour qu&rsquo;un pied retrove son aspect naturel avec les polypes bien gonflés.</figcaption></figure>
</div>
<ul>
<li>Jour 0 :
<ul>
<li>Lors du traitement, <strong>un Caulastrea a émis une forte quantité de mucus, les polypes localement gonflés, signe d&rsquo;une hyperoxydation</strong>. Je ne les avais pas cochés comme particulièrement sensibles. Très exposés sous un spot, je n&rsquo;avais pas pris la précaution d&rsquo;abaisser la lumière. Je l&rsquo;ai réduite à 10 % une heure plus tard, trop tardivement. Autre hypothèse,  les polypes gonflés durant la photosynthèse impliquent une production d&rsquo;O<sub>2</sub> s&rsquo;ajoutant à l&rsquo;effet  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>. Raison de plus pour réduire l&rsquo;éclairage avant le traitement.</li>
<li>Pas de dérive pH et redox.</li>
<li>Pas  d&rsquo;autres signes inquiétants.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 1
<ul>
<li><strong>Les deux Caulastrea conservent les stigmates d&rsquo;un grand stress</strong> (photo). Leurs polypes sont rétractés, et quelques tissus lésés. Je ne m&rsquo;inquiète pas plus pour eux sachant que les bonnes conditions revenues, ils reprendront lentement vigueur. Un Echinophyllia sur les deux s&rsquo;avère avoir perdu de sa couleur. C&rsquo;est aussi un peu le cas d&rsquo;un Montipora, pas autant que je le craignais. Le Psammocora paru sensible lors des essais préliminaires n&rsquo;est pas affecté.</li>
<li>D&rsquo;autres coraux comme  Duncanopsammia, Blastomussa s&rsquo;épanouissent déjà.</li>
<li>Les quelques coraux auparavant affaiblis par les envahissements de dinoflagellés : Turbinaria sont dans leur état initial.</li>
<li>Les anémones Aiptasia sont restées intactes.</li>
<li>Les poissons n&rsquo;ont rien subi du traitement.</li>
<li>Les autres invertébrés : crevettes, oursins, ophiures, turbos&#8230; sont restés en forme.</li>
<li>Le sable et les pierres sont partiellement recouverts de dinoflagellés, bien moins que d&rsquo;habitude.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 2<br />
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino8.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/dinoflagelles-h2o2/dino8.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Le bac renait 2 jours après traitement.</figcaption></figure>
<ul>
<li>Les coraux stressés sont en état stable, pas encore gonflés.</li>
<li>La couleur de quelques Acropora ternis revient.</li>
<li>Le sable n&rsquo;est pas plus recouvert que la veille, signe qu&rsquo;il ne semble pas y avoir eu de prolifération durant les dernières 24&nbsp;h.</li>
<li>A l&rsquo;observation et comptage au microscope il apparait que  Prorocentrum sont en très grande partie inertes (&#x7E; 98&nbsp;%) et Ostreopsis (&#x7E; 80&nbsp;%). Les survivants voient leur mobilité très diminuée.</li>
<li>Il n&rsquo;y a plus de  filaments comme en produit habituellement Ostreopsis.</li>
<li>Les pierres sont moins brunes qu&rsquo;auparavant. Les jets de pompe soulèvent moins de dinoflagellés. A leur grattage, les algues, même les filamenteuses, se retirent plus facilement, laissant des pierres plus propres, claires comme elles ne l&rsquo;ont pas été depuis des mois.</li>
<li>Je n&rsquo;ai pas nettoyé le sable pour vérifier son évolution. La fine couche résiduelle  de dinoflagellés, matte, pouvant être celles de cellules mortes. </li>
<li>Les micron filtres sont moins chargés. Nécessité de les nettoyer 2 fois dans la journée au lieu de 4 ou 5 fois auparavant.</li>
<li>L&rsquo;écumeur se charge plus rapidement d&rsquo;une couleur beaucoup plus brune et surtout malodorante, signe que l&rsquo;activité bactérienne (peut être liée aux bactéries ajoutées) se poursuit et s&rsquo;est même amplifiée.</li>
<li>Le bac retrouve la clarté d&rsquo;un bac récifal.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 3
<ul>
<li>Les coraux continuent à reprendre progressivement leurs couleurs et formes. Les deux Caulastrea les plus atteints également.</li>
<li>De légère taches brunes recouvrent toujours très partiellement le sable et quelques zones du décor, sans déceler de forte prolifération. Le microscope révèle une faible population de Prorocentrum vivants sur le sable. Les prélèvements sur le décor dévoilent  Prorocentrum et Ostreopsis. </li>
<li>L&rsquo;observation au microscope montre que la microfaune est bien en vie. Je fonde beaucoup d&rsquo;espoir sur sa reprise en main.</li>
<li>Les NO3 : 20&nbsp;mg/l et PO4  : 0,08 &nbsp;mg/l sont restés à leur niveau avant traitement. L&rsquo;ajout de bactéries a peut être contribué au maintien des cycles de N et P.</li>
<li>Je poursuis  nettoyage, brossage du décor, siphonage et lavage de la couche superficielle de sable. Ce travail en deviendrait presque un plaisir tant il est devenu facile. Une première bataille est gagnée, mais pas la guerre. Je n&rsquo;exclue pas de renouveler le traitement.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 4, 5, 6
<ul>
<li>Identique</li>
<li>Les lésions des deux Caulastrea  ont diminué, ils déploient timidement de nouveau leurs tentacules.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 7
<ul>
<li>Les Caulastrea récupèrent, ils se regonflent et les tentacules sortent.</li>
<li>Les dinoflagelés sont toujours là, en bien moin grande quantité. Les netoyages sont nécessaires. </li>
<li>Les chirurgiens se remettent à brouter le décor et les deux <em>Valenciennea puellaris</em> contribuent à conserver le sable blanc.</li>
<li>La situation se stabilise.</li>
</ul>
</li>
<li>Jour 30
<ul>
<li>Les dinoflagellés   regagnent du terrain. Je n&rsquo;ai pas trouvé les copépodes adéquats, ni d&rsquo;autre méthode en mesure de prendre le relais. Je n&rsquo;ai pas souhaité injecter du silicate qui n&rsquo;a jamais eu d&rsquo;effet positif chez moi..</li>
<li>Les coraux rétablis durant cette période de répis luttent maintenant mieux naturellement contre les dinoflagellés et les algues. Ils ont golobalement repris de la croissance.</li>
</ul>
</li>
<li>6 mois plus tard
<ul>
<li>L&rsquo;un des 2 <strong>Caulastrea a mis beaucoup plus de temps pour retrouver un aspect gonflé, naturel</strong>.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p> <strong>Ce traitement  n&rsquo;aura pas permis à lui seul, d&rsquo;éradiquer  totalement les dinoflagellés</strong>, <span class="align-j"> notamment Prorocentrum. </span>Il aura permis de revenir à un niveau gérable par une maintenance classique. La lutte biologique doit se poursuivre  avec réintroduction de brouteurs (oursin, turbos, salarias, valenciennea&#8230;). On pourra cultiver massivement des bactéries selon l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/bacteries-en-aquarium-marin-et-recifal/">Bactéries en aquarium marin et récifal</a>. Elles s&rsquo;avèrent de bonnes concurentes, essentielles en soutien lorsque la population de dinoflagellés est réduite.  <strong>Avant l&rsquo;utilisation de <span class="align-j"> H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en bac, contre <em>Prorocentrum, </em></span></strong><strong>je conseille aujourd&rsquo;hui d&rsquo;utiliser un <a href="https://reeflexion.fr/balai-uv-c-germicide/">Balai UV-C germicide DIY</a> </strong>qui a  contribué  à éradiquer cette espèce sans séquelles.</p>
<h3>2.3. Améliorer la méthode</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;utilisation de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en bac communautaire récifal est rare. J&rsquo;ai voulu partager mon expérience, avec tous ses déboires inhérents à une démarche non documentée, pour son bilan déjà positif et encourageant. Les séquelles sur quelques coraux sont plutôt à mettre sur le compte d&rsquo;une mauvaise anticipation pour une première. Il s&rsquo;agit notamment  de la lumière réduite trop tardivement et un affaiblissement de certains coraux avant même le traitement.. </p>
<p class="align-j">Cette méthode    mérite de l&rsquo;attention. Elle  exploite aux limites l&rsquo;utilisation de  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en aquarium. Cependant elle conserve un <strong>intérêt dans la situation d&rsquo;une invasion massive</strong>, compte tenu de son efficacité rapide, son faible coût et les effets collatéraux mineurs sans relation avec  les pertes importantes occasionnées par les dinoflagellés. ceci, sans compter les investissements imposés en argent, temps et moral. <strong>Elle permet <em>a minima</em> de juguler l&rsquo;envahissement des dinoflagellés</strong> à un niveau qui devient gérable dans le cadre d&rsquo;une maintenance classique, avec une chaine alimentaire complète, depuis les bactéries aux poissons en passant par la micro et méiofaune.</p>
<p class="align-j">A ce stade il y a trop peu d&rsquo;expérimentations  pour proposer des  améliorations à ce protocole. J&rsquo;invite les récifalistes à  partager leurs expériences, satisfaisantes&#8230; ou pas.</p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/dinoflagelles-eau-oxygenee/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/dinoflagelles-eau-oxygenee/">Dinoflagellés, traitement de l&rsquo;aquarium à l&rsquo;eau oxygénée</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<item>
		<title>Peroxyde d&#8217;hydrogène en aquariophilie récifale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 May 2024 13:35:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[assainir]]></category>
		<category><![CDATA[corail]]></category>
		<category><![CDATA[desinfecter]]></category>
		<category><![CDATA[eau oxygénée]]></category>
		<category><![CDATA[h2o2]]></category>
		<category><![CDATA[peroxyde hydrogene]]></category>
		<category><![CDATA[poisson]]></category>
		<category><![CDATA[traaitement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le peroxyde d&#8217;hydrogène H2O2 en solution aqueuse, l&#8217;eau oxygénée, est source de dioxygène O2. L&#8217;oxygène est utilisé par les micro-organismes dans leurs processus métaboliques. O2 est aussi un oxydant puissant, similaire à l&#8217;action des UV, de l&#8217;ozone, du permanganate&#8230; cette caractéristique est ici exploitée dans divers traitements. Nous allons tenter de comprendre comment le peroxyde [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Le peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> en solution aqueuse, l&rsquo;eau oxygénée, est source de dioxygène O<sub>2</sub>. L&rsquo;oxygène est utilisé par les micro-organismes dans leurs processus métaboliques. O<sub>2</sub> est aussi un oxydant puissant, similaire à l&rsquo;action des UV, de l&rsquo;ozone, du permanganate&#8230; cette caractéristique est ici exploitée dans divers traitements. Nous allons tenter de comprendre  comment le peroxyde d&rsquo;hydrogène agit sur les coraux, la résistance des organismes, les dosages pour  la désinfection des coraux, ou l&rsquo;assainissement de l&rsquo;aquarium&#8230; </p>
<h2>1. Le peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></h2>
<h3>1.1. Composant chimique oxydant</h3>
<p class="align-j">Le peroxyde d&rsquo;hydrogène, ou eau oxygénée,  en contact avec de la matière organique,  se décompose en eau H<sub>2</sub>O et en dioxygène O<sub>2</sub>. Ce dernier oxyde les composés organiques (tissus, algues, bactéries&#8230;). C&rsquo;est à dire qu&rsquo;il les dépossède d&rsquo;électrons entraînant des changements chimiques dans leur structure. Ces réactions varient en fonction de la nature  de la matière organique (protéines, lipides, glucides etc.) et des conditions de réaction  (concentration d&rsquo;eau oxygénée,  température,  pH, etc.). Par exemple, les membranes cellulaires des algues étant principalement composées de lipides, l&rsquo;eau oxygénée réagit avec eux pour former des peroxydes lipidiques, créant des dommages oxydatifs aux membranes cellulaires. Ces dernières deviennent plus perméables, leur structure se désintègre,  conduisant à la  mort cellulaire.</p>
<h3>1.2. Utilisations du peroxyde d&rsquo;hydrogène</h3>
<p class="align-j">En général, l&rsquo;eau oxygénée est utilisée comme agent oxydant pour la désinfection, le blanchiment, ou  dans certaines réactions chimiques. Cependant son utilisation doit être contrôlée et surveillée car elle peut être corrosive et causer des dommages pour les organismes,  comme pour l&rsquo;homme.</p>
<p class="align-j"> Le peroxyde d&rsquo;hydrogène doit être manipulé avec précaution selon les préconisations techniques. Il est d’autant plus corrosif qu’il est concentré. Il faut donc se protéger  des projections (lunettes, gants…), se nettoyer à l’eau douce en cas de contact.</p>
<p class="align-j">Le peroxyde d&rsquo;hydrogène H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> est  instable. Il est dit qu&rsquo;il se désactive rapidement, dans les premières heures après dilution. Plus exactement, la rapidité avec laquelle il se  désactive  dépend  de plusieurs facteurs :   un taux important de matières organiques accélère sa décomposition&nbsp;; il est plus stable quand sa concentration est plus forte&nbsp;;  quand à  température est plus faible ou  dans un environnement légèrement acide&nbsp;; il est sensible à la lumière, notamment aux UV, et à certains matériaux (métaux lourds Fe, Cu&#8230;) ou à des enzymes agissant comme des catalyseurs&nbsp;;  un brassage dynamique favorise sa décomposition. Ainsi il est recommandé de le stocker dans un contenant opaque, étanche à l&rsquo;air, à  température peu élevée.</p>
<p class="align-j">A l&rsquo;achat, prendre soin de vérifier que la composition ne comporte que du peroxyde d&rsquo;hydrogène et de l&rsquo;eau. En effet de nombreux produits ainsi nommés contiennent des additifs destinés à des usages particuliers (anti algues pour piscine, cosmétiques), certes en faibles quantité mais aux effets inconnus sur les invertébrés.<br />
  La concentration des solutions de peroxyde d&rsquo;hydrogène du commerce est habituellement indiquée en pourcentage ou en « volumes ». 1 litre d&rsquo;eau oxygénée à x volumes est susceptible de dégager x litres de gaz dioxygène O<sub>2</sub>. Ainsi le peroxyde d&rsquo;hydrogène à 30 volumes est 3 fois plus concentré que celui à 10 volume et il faudra en utiliser 3 fois moins pour le même effet. Le tableau 1 permet de  convertir des concentrations différentes, pour obtenir le même pouvoir oxydant. Par exemple  10 ml  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (3&nbsp;%) a le même pouvoir oxydant que 0,9 ml   H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 130V (35&nbsp;%). La désinfection des organismes vivants  utilise des produits aux plus faibles concentrations, les plus fortes étant destinés aux matériels (tableau 1).</p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 1 : Correspondances des concentrations de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub><br />
  </caption>
<tr>
<th align="center">Pouvoir oxydant</th>
<th>H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</th>
<th>Equivalence</th>
<th align="center">Usage</th>
</tr>
<tr>
<td  align="center">10 vol.</td>
<td  align="center">3 %</td>
<td  align="center">V&nbsp;</td>
<td>Désinfectant cutané</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">20 vol.</td>
<td align="center">6 %</td>
<td align="center">V/2</td>
<td rowspan="3">Décolorant, caustique pour la peau</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">30 vol.</td>
<td align="center">9  %</td>
<td align="center">V/3</td>
</tr>
<tr align="center">
<td>40 vol.</td>
<td>12 %</td>
<td>V/4</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">&#x2248; 100 vol.</td>
<td align="center">30 %</td>
<td align="center">V/10</td>
<td rowspan="3">Usage industriel, très oxydant, dangereux</td>
</tr>
<tr align="center">
<td>&#x2248; 130 vol.</td>
<td>35 %</td>
<td>V/13</td>
</tr>
<tr align="center">
<td>&#x2248; 167 vol.</td>
<td>50 %</td>
<td>V/16,7</td>
</tr>
</table>
<h2>2. Le peroxyde d&rsquo;hydrogène avec les coraux et autres organismes</h2>
<h3>2.1. Les coraux réduisent ou produisent du peroxyde d&rsquo;hydrogène</h3>
<p class="align-j">Les coraux réagissent aux stress environnants. Selon la situation, ce sont  des puits et des sources d&rsquo;oxygène, parfois simultanées. Ils peuvent&nbsp;: </p>
<ul>
<li>Déclencher une <strong>activité antioxydante</strong> en présence de stress oxydatifs comme par exemple l&rsquo;augmentation de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> par réactions photochimiques sous l&rsquo;effet de la lumière dans une lagune à marée basse, la pluie,  le ruissellement ou des réactions d&rsquo;oxydoréduction avec les métaux constituants de l&rsquo;eau etc. Ces effets sont même mesurables dans le voisinage des massifs coralliens. </li>
<li>Au contraire ils peuvent <strong>produire H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></strong> en réaction à des agressions diverse (parasites, algues&#8230;). La production de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> par le corail est toutefois limitée quotidiennement&nbsp;: elle augmente  les premières heures,  se stabilise, et puis s&rsquo;arrête après environ 5 à 7 heures. Les fluctuations dans  un lagon sont environ 50 fois supérieure à celles en dehors du récif et ce, essentiellement du fait des coraux.</li>
</ul>
<p class="align-j">Les cellules sont donc continuellement sollicitées dans des échanges oxydants. Cependant elles peuvent se dégrader  au-delà  d&rsquo;un certain   stress oxydatif lié à la concentration et à la durée d&rsquo;exposition. Le corail peut alors subir à son tour des effets néfastes irréversibles pouvant conduire à sa mort. Le stress se traduit sous plusieurs formes&nbsp;:</p>
<ol>
<li> <strong>Blanchissement des coraux</strong> : La mort des zooxanthelles oxydées entraine  la décoloration. </li>
<li><strong>Affaiblissement des coraux   :</strong> l&rsquo;efficacité de la photosynthèse des zooxanthelles  endommagées diminue et avec elle, la source d&rsquo;énergie des coraux. Ils sont alors  plus vulnérables aux stress environnementaux.</li>
<li> <strong>Déséquilibre microbiologique :</strong> le microbiome du corail aux rôles  multiples (santé, protection, digestion&#8230;)  est essentiel à sa santé. L&rsquo;eau oxygénée  peut tuer des micro-organismes bénéfiques ou favoriser la croissance d&rsquo;autres, pathogènes. Le  déséquilibre  de la communauté microbienne  est source de stress,  d&rsquo;infections et  de maladies. </li>
<li> <strong>Dommages aux tissus :</strong> L&rsquo;eau oxygénée déstructure les tissus et leur fonctionnement entraînant  des lésions tissulaires,  des nécroses et même la mort cellulaire.</li>
</ol>
<h3>2.2. Résistance des organismes</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;eau oxygénée oxyde les matières organiques  plus ou moins résistantes. Il s&rsquo;avère que <strong>les algues sont plus sensibles que les tissus des coraux.</strong> Ainsi, à dosage ciblé et contrôlé elle permet de désintégrer des algues envahissant un corail sans lui nuire.</p>
<p class="align-j">Les organismes  meurent au-delà  d&rsquo;un seuil létal en dessous duquel il ne se passe rien (une concentration létale C<sub>L</sub>95 exprime la concentration de produit  causant la mort de 95&nbsp;% de la population). Des tests sous microscope et en aquarium, corrélés  avec quelques données scientifiques, permettent d&rsquo;établir un niveau  de résistance des organismes marins. La concentration d&rsquo;H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> n&rsquo;étant pas maintenue constante, l&rsquo;effet du peroxyde d&rsquo;hydrogène s&rsquo;amenuise au fil des heures. Les observations après  48&nbsp;h ne sont pas significatives. Il en serait autrement lors d&rsquo;une exposition prolongée, maintenue sur plusieurs jours.</p>
<p class="align-j">Le tableau 2 synthétise la résistance approximative des organismes (*) selon la concentration. Pour faciliter la compréhension par les aquariophiles, <strong>la concentration de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> est toujours exprimée avec la solution à 10 volumes</strong> (10 Vol H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> = 3&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>). </p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 2 : Utilisation de H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 volumes (3%) dilué avec/dans l&rsquo;eau  de l&rsquo;aquarium<br />
  </caption>
<tr>
<th colspan="2">Solution H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</th>
<th width="10%"><em>&#x2248; H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></em></th>
<th>Utilisation</th>
</tr>
<tr>
<th colspan="2" align="center">Eau douce</th>
<td align="center"><em>&#8211;</em></td>
<td><strong>Eradication  des organismes</strong> marins.</td>
</tr>
<tr>
<th width="12%" align="center">1 l/l</th>
<th width="10%" align="center">50%</th>
<td align="center"><em>1,5&nbsp;%</em></td>
<td><strong>Déparasitage du substrat (roches, sable)</strong>, mort  des microorganismes marins  en quelques secondes.<strong><br />
<a href="https://reeflexion.fr/recycler-pierres-usagees-mortes/">Recyclage des pierre usagées</a></strong>, dégradation des MO (éponges, vers)..</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">170 ml/l</th>
<th align="center">17%</th>
<td align="center"><em> 0,5%</em></td>
<td><strong>Désinfection petit matériel</strong> : épuisettes, cuve hopital&#8230;</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">50 à &gt;150 ml/l</th>
<th align="center">5 à &gt;15%</th>
<td align="center"><em>0,15 à 0,45&nbsp;%</em></td>
<td><strong>Désinfection, déparasitage des coraux non fragiles en bains</strong> (svt. <strong>tableau 3</strong>) et supports&nbsp;: dinoflagellés, méiofaune (parasites) meurent en moins de 5 mn.<br />
    Algues meurent ou régressent plus tard.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">10-40&nbsp;ml/l</th>
<th align="center">1-4%</th>
<td align="center"><em>0,03-0,12%</em></td>
<td><strong>Désinfection des coraux  fragiles en bains</strong> (svt. <strong>tableau 3</strong>)</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">5 ml/l</th>
<th align="center">0,5%</th>
<td align="center">0,015%</td>
<td><strong>Désinfection totale de l&rsquo;eau</strong> en 15&nbsp;mn</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">2 ml/l</th>
<th align="center">0,20%</th>
<td align="center"><em>0,006%</em></td>
<td><strong>Désinfection de l&rsquo;eau  et du sable siphonnés</strong><br />
      Dinoflagellés meurent, en 15&nbsp;mn. Eau et sable sont réutilisables avec la méiofaune intacte. Des coraux sont affectés sur la durée.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">1 ml/l</th>
<th height="25" align="center">0,10%</th>
<td align="center"><em>0,003%</em></td>
<td><strong>Désinfection aquarium récifal sans coraux</strong><br />
      Dinoflagellés meurent  en grande partie.<br />
      Mort ou réduction des algues (pas les filamenteuses)<br />
      Certains coraux se ternissent et se contractent, il est préférable de les  isoler.<br />
      Méiofaune, crustacés, gastéropodes, anémones&#8230; résistent.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">30-50 ml/100l</th>
<th align="center">0,03-0,05%</th>
<td align="center"><em>0,001-0,0015%</em></td>
<td><strong>Traitement des poissons  FO  </strong><br />
      Dosage journalier, réparti en 3 x dans la journée. <br />
      Contribue au traitement  contre : points blancs, Oodinium, Cryptocarion, protozoaires, bactéries, virus&#8230; </td>
</tr>
<tr>
<th align="center">25&nbsp;ml/100l</th>
<th align="center">0,025%</th>
<td align="center">0,00075%</td>
<td><strong>Assainissement d&rsquo;un aquarim récifal</strong> (avec coraux)<br />
      <strong>Réduction des algues</strong> dont les filamenteuses.</td>
</tr>
<tr>
<th align="center">6&nbsp;ml/100l</th>
<th align="center">0,006%</th>
<td align="center"><em>0.0002%</em></td>
<td><strong>Assainissement d&rsquo;un aquarium FO</strong><br />
      Traitement préventif aquacole pour limiter bactéries pathogènes, virus.</td>
</tr>
<caption class="tableau-legende">
  * Microfaune : microorganismes tels que dinoflagellés, larves diverses&#8230; Méiofaune regroupe copépodes, ostracodes, nématodes, plathelminthes, parasites&#8230;<br />
  </caption>
</table>
<h2>3. Désinfection des coraux et leurs supports</h2>
<h3>3.1. Désinfection des coraux et  supports en bains</h3>
<p>Il s&rsquo;agit de traitements en bains annexes ou en dehors du bain (à l&rsquo;air). Le protocole a plusieurs buts&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong><span class="align-j"><strong>Traiter des maladies</strong></span></strong><span class="align-j"> : contribuer au traitement  d&rsquo;infections bactériennes (STN), gelée brune, voire parasitaires (RTN), algues envahissantes. </span></li>
<li><strong>Désinfecter à faible dosage </strong>: o<span class="align-j">xyder les matières organiques</span> <span class="align-j">mortes et les résidus du corail.</span></li>
<li><strong>Déparasiter selon le dosage</strong> : vers, plathelminthes, nudibranches, copépodes (black bug, red bug) etc.</li>
<li>Eliminer ou réduire certaines <strong>algues</strong> présentes sur les supports des coraux sans (trop) les affecter. <span class="align-j"><br />
  </span></li>
</ul>
<p>La marge est d&rsquo;autant plus réduite que la concentration est forte.  Le mode opératoire qui suit propose   de diluer le produit pour pouvoir réaliser un bain suffisamment prolongé de 5 à 10&nbsp;mn. Ce faisant, on a le temps de visualiser l&rsquo;effet sur le corail afin d&rsquo;arrêter le trempage si besoin. De plus une  légère erreur a moins d&rsquo;incidence négative sur le résultat.</p>
<p class="align-j"><strong>Mode opératoire</strong> :</p>
<ol>
<li><strong>Dosage : </strong>Mélanger le volume de peroxyde hydrogène 10V (3 %), <strong>selon le tableau&nbsp;3,</strong> dans un récipient propre. En l&rsquo;absence d&rsquo;information ou d&rsquo;expérience il convient de r<span class="align-j">éaliser des tests préalables en augmentant progressivement la dose et la durée. </span><br />
    <span class="align-j">Etant donnée l’agressivité du peroxyde d’hydrogène sur les tissus et  son action rapide, il est dangereux de s’approcher de la limite de tolérance. Privilégier des bains plus dilués et de plus longue durée.</span> </li>
<li>Homogénéiser la solution en remuant.</li>
<li>Traiter le corail et son support&nbsp; : </li>
<ul>
<li><strong>En bain, par immersion</strong> :
<ul>
<li>Immerger le corail à traiter selon sa tolérance (tableau 3). </li>
<li>Observer attentivement le dégagement des bulles d&rsquo;oxygène. <strong>En cas de très forte production  de bulles  stopper</strong> immédiatement le traitement. </li>
<li>Dégager les matières dégradées et les parasites (plathelminthes, copépodes&#8230;) par jet, avec une pipette, seringue&#8230;</li>
</ul>
</li>
<li><strong>A l&rsquo;air</strong> :
<ul>
<li>Opérer en l&rsquo;absence de courant d&rsquo;air ou de chaleur. </li>
<li>Appliquer localement sur le support avec une pipette, un pinceau, une mini brosse. </li>
<li>Nettoyer autour du corail <strong>sans jamais toucher les tissus</strong>.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<li>Poursuivre jusqu&rsquo;à la fin de la <strong>durée du traitement</strong> (tableau 3), voire <span class="align-j"> quelques minutes si besoin après observation.</span></li>
<li>Rincer le corail dans de l’eau issue du bac.</li>
<li>Ne pas réutiliser l’eau de trempage après utilisation. En effet l&rsquo;oxygène ayant réagi, sa concentration est plus faible et inconnue. De plus, inutile de risquer le transfert  de parasites qui auraient survécu, d&rsquo;un corail à un autre.</li>
</ol>
<p>Le tableau 3 définit les dosages destinés à la désinfection des coraux et de leurs supports. Il est établi d&rsquo;après des sources Internet et quelques expérimentations personnelles. La liste de Justin Credabel  lors de sa conférence <a href="https://www.youtube.com/watch?v=GnUjT02eEQE&#038;t=3090s"><em>Coral Grafting and Fusion &#8211; Macna 2016</em></a> s&rsquo;avère globalement sévère dans la pratique.<strong></strong> Les retours expérimentaux étant encore  peu fréquents, un test préalable sur l&rsquo;espèce à traiter s&rsquo;imposent.. </p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 3 : Désinfection des coraux et plots avec H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 vol (3%) dilué dans l&rsquo;eau de mer<br />
  </caption>
<tr>
<th width="15%">Tolérance</th>
<th colspan="2">Solution H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</th>
<th width="10%">Durée</th>
<th>Utilisation</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">Non tolérant</td>
<td width="10%" align="center">&#8211;</td>
<td width="10%" align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td>Gorgone jaune <em>Pseudopterogorgia sp</em>. </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Très faible</td>
<td align="center">&le; 5&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">&le; 0,5&nbsp;%</td>
<td align="center">&le; 5&nbsp;mn </td>
<td>Acropora (très sensible), Montipora, </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Faible</td>
<td align="center">≈ 20&nbsp;ml/l </td>
<td align="center">2&nbsp;%</td>
<td align="center">≈ 5&nbsp;mn </td>
<td>Astreopora,    Duncanopsammia, Euphyllia,    Turbinaria, Galaxea, Cyphastrea, (*Alveopora)(**Hydnophora)    Echinophyllia, Mycedium, Oxypora, Tubastrea </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Moyenne</td>
<td align="center">≈ 50&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">5 %</td>
<td align="center">5 &#8211; 10&nbsp;mn </td>
<td>Zoanthidés,    Palythoa</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="5" align="left">Valeurs de la liste de Justin Credabel <em>à confirmer expérimentalement</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" align="center">Moyenne</td>
<td align="center">≈ 50&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">5 %</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Pocillopora,    Seriatopora, Stylophora, Caulastrea, Clavularia, Pachyclavularia,    Sympodium&nbsp;???, Cespitularia, Coraux cuirs jaunes, Pachyseris,    Echinopora, Leptoseris, Pectinia, Psammocora</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">≈ 100&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">10&nbsp;%</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Porites,    Xenia, Coraux cuirs bruns, Pavona, Fungia, Heliofungia, Gorgones symbiotique    OK</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" align="center">Haute</td>
<td height="44" align="center">≈ 150&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">15&nbsp;%</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Goniopora,    Favia, Favites, Goniastrea, Platygyra, Leptastrea, Blastomussa, Cynarina,    Physogyra, Plerogyra, Symphyllia, Sinularia, Corallimorphaires (anémone    champignon)</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">≈ 300&nbsp;ml/l</td>
<td align="center">30&nbsp;%</td>
<td align="center">5&nbsp;mn </td>
<td>Scolymia, Acanthastrea, Micromussa, Lobophyllia, Catalaphyllia, Trachyphyllia</td>
</tr>
</table>
<h3>3.2. Désinfection par vaporisation hors aquarium</h3>
<p class="align-j">Certaines vidéos présentent un traitement avec peroxyde d&rsquo;hydrogène  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> à 3% vaporisé hors eau sur les coraux, laissés en l&rsquo;état 2 minutes avant réimmersion  dans le bac à bouture. Cette méthode n&rsquo;étant pas suffisamment déployée et maitrisée, elle n&rsquo;est  pas développée ici.</p>
<h2 class="align-j">4. Désinfection  des substrats (roche, sable)</h2>
<h3>4.1 Désinfection locale des substrats (algues) dans l&rsquo;aquarium</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;objectif est d&rsquo;éradiquer en général  des nids d&rsquo;<strong>algues</strong>, de <strong>cyanobactéries</strong>, éloignés des coraux et des autres invertébrés à épargner. </p>
<ol>
<li><span class="align-j">&Eacute;teindre  les pompes (brassage, remontée) pour éviter tout mouvement d&rsquo;eau dans l&rsquo;aquarium</span></li>
<li><span class="align-j"><strong>Dosage</strong> : </span>injecter doucement à la seringue <strong>1 à 2&nbsp;ml</strong> d&rsquo;H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (3%) dans chaque touffe d&rsquo;algue<span class="align-j"> ou au-dessus des zones à traiter</span> <strong>sans dépasser 25&nbsp;ml / 100 l par jour</strong>.</li>
<li><span class="align-j">Le peroxyde agit en une à deux&nbsp;minutes  en dégageant des bulles d’oxygène.</span></li>
<li>Le nid d&rsquo;algues (si elle est intolérante) ou de cyanobactéries, se dissout et se désagrège dans les jours qui suivent.</li>
<li>Répéter le traitement plusieurs jours et régulièrement pour conntenir l&rsquo;invasion.</li>
</ol>
<h3>4.2 Désinfection hors aquarium du sable et de l&rsquo;eau siphonnés </h3>
<p class="align-j">Après avoir siphoné une partie du sable avec de l&rsquo;eau, on peut souhaiter réintroduire le sable et parfois l&rsquo;eau siphonée, débarassés des organismes vivants. Deux cas se présentent&nbsp;éradiquer tous les organismes vivants ou préserver l&rsquo;essentiel  la microfaune et  de la méiofaune&nbsp;: </p>
<h4>4.2.1. &Eacute;radiquer quasiment tous les organismes vivants du    sable<br />
</h4>
<ol>
<li>Brasser   plusieurs fois le sable à <strong>l&rsquo;eau douce</strong> du réseau. L&rsquo;essentiel des microorganismes superficiels sont anéantis en quelques secondes.</li>
<li>Rincer puis éliminer l&rsquo;eau douce.</li>
<li>Réintroduire doucement le sable dans l&rsquo;aquarium, brassage éteint.</li>
<li>Réensemencer l&rsquo;aquarium avec des bactéries selon le volume nettoyé.</li>
</ol>
<h4>4.2.2. &Eacute;radiquer seulement les microorganismes vivants les plus sensibles </h4>
<p>Un tel traitement oxydant ne doit en aucun cas se réaliser dans l&rsquo;aquarium, il stresserait sérieusement les coraux et pourrait provoquer des lésions tissulaires. &Agrave;  la concentration indiquée, hors aquarium, l&rsquo;eau oxygénée affecte les microrganismes les plus sensibles&nbsp;: bactéries, cyanobactéries, dinoflagellés&#8230;, sans nuire au reste de la microfaune&nbsp;à plus forte biomasse : nématodes, ostracodes, larves de crustacés et gastéropodes&#8230; et la méiofaune&nbsp;: copépodes, amphipodes, vers. </p>
<ol>
<li>Siphoner : introduire dans un seau l&rsquo;eau et le sable siphonnés</li>
<li>Désinfecter :  introduire H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V (3%) au <strong>dosage : 2 ml/l</strong> d&rsquo;eau de mer (0,20&nbsp;%).</li>
<li> Brasser : l&rsquo;eau et surtout le sable de manière à atteindre la surface de tous les grains de sable.</li>
<li>Décanter : laisser reposer  15 minutes.</li>
<li>Filtrer l&rsquo;eau décantée et désinfectée  sur micron filtre (200&nbsp;µm).</li>
<li>Vider éventuellement l&rsquo;eau filtrée et désinfectée dans l&rsquo;aquarium.</li>
<li>Rincer le sable restant à l&rsquo;eau de mer, éliminer l&rsquo;eau de rinçage.</li>
<li>Réintroduire sans tarder et doucement le sable dans l&rsquo;aquarium, brassage éteint.</li>
<li>Réensemencer l&rsquo;aquarium avec des bactéries selon le volume traité.</li>
</ol>
<h2>5. Désinfections  de l&rsquo;aquarium en eau</h2>
<h3>5.1 &Eacute;limination de dinoflagellés avec H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></h3>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit d&rsquo;éliminer une grande partie des dinoflagellés (Prorocentrum, Ostreopsis&#8230;) par l&rsquo;administration de peroxyde d&rsquo;hydrogène dans l&rsquo;aquarium récifal. Ce traitement ne suffit pas à éradiquer les envahisseurs à lui seul. Il ne devrait être envisagé qu&rsquo;en dernier recours, quand l&rsquo;invasion de dinoflagellés atteint un stade ingérable. Il  permet toutefois de retrouver une situation permettant d&rsquo;envisager des actions plus classiques sans lesquelles les dinoflagellés poseront les mêmes problèmes.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;utilisation de l&rsquo;eau oxygénée directement dans l&rsquo;aquarium  n&rsquo;est pas une pratique courante. Elle n&rsquo;est pas  documentée. Je témoigne d&rsquo;une expérience personnelle  détaillée dans l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/dinoflagelles-eau-oxygenee/">Dinoflagellés, traitement à l&rsquo;eau oxygénée</a>. </p>
<p class="align-j">La concentration utilisée 0,10&nbsp;% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V, soit 100&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V pour 100 litres d&rsquo;eau du bac,  est à la limite du tolérable pour certains coraux. Il est donc conseillé de les isoler durant les premières heures d&rsquo;action du peroxyde d&rsquo;hydrogène. La  méiofaune (copépodes, amphipodes, micro ophiures&#8230;) n&rsquo;est pas atteinte. Une grande partie des algues meurent, certaines réapparaissent quelques semaines plus tard. On ne constate pas de dérive du redox ni du pH, l&rsquo;oxygène produit s&rsquo;étant lié et rapidement devenu inactif. Il est probable que la faune bactérienne soit réduite et partiellement déséquilibrée bien que je n&rsquo;aie personnellement pas noté de dérive NO3 ni PO4. Par précaution, le protocole prévoit l&rsquo;ajout d&rsquo;une population de bactéries préalablement développée. </p>
<p class="align-j">L&rsquo;injection  doit se faire en respectant  le dosage, en éliminant les autres sources de stress oxydatif (lumière, ozone&#8230;) sur les coraux et en suivant la méthode décrite.</p>
<p class="align-j">Signalons cette autre méthode avec <a href="https://reeflexion.fr/balai-uv-c-germicide/">Balai UV-C germicide</a> efficace et moins agressive pour réduire notablement, voire éliminer, les dinoflagellés bentiques sur le fond de l&rsquo;aquarium (sable).</p>
<h3>5.2. Assainissement général de l&rsquo;aquarium</h3>
<h4>5.2.1. Assainissement d&rsquo;un bac récifal avec coraux</h4>
<p class="align-j">On souhaite ici maintenir un niveau de <strong>désinfection de l&rsquo;eau</strong> et <strong>contenir des algues</strong>, notamment fiamenteuses. &Agrave; titre documentaire, certains aquariophiles  évoquent un dosage de 2,7&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V par 100 litres (0,0027&nbsp;%) si faible qu&rsquo;il ne présente  aucun risque pour les habitants de l&rsquo;aquarium, quels qu&rsquo;il soient : animaux et végétaux, dont l&rsquo;efficacité assainissante n&rsquo;est pas prouvée. Le dosage proposé contribue à la réduction visible des  algues sur les supports.</p>
<ol>
<li> <strong>Dosage : 25&nbsp;ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V par 100 litres </strong>(0,025&nbsp;%), par jour. 
  </li>
<li>Verser lentement, éclairage éteint, dans un courant important, idéalement devant la pompe de remontée.</li>
<li>Durée :  5 jours</li>
<li>Réensemencer en bactéries.</li>
</ol>
<h4>5.2.2. Traiter des poissons infectés en FO</h4>
<p class="align-j">Pratique aquacole pour traiter dans la cuve les<strong> poissons infectés</strong> par des parasites installés (protozoaires, plathelminthes, ciliés&#8230;), des <strong>maladies</strong> (bactéries, virus, points blancs), des <strong>infections</strong> et <strong>blessures</strong> sur des poissons.</p>
<ul>
<li><strong>Dosage : 30 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 vol /100 litres</strong> (0,03&nbsp;%) (ou 10 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30 vol / 100 litres).</li>
<li>Répartir cette dose en 3 fois dans la journée.</li>
</ul>
<h4>5.2.3. Assainissement préventif d&rsquo;un aquarium de poissons</h4>
<p class="align-j">Pratique aquacole pour <strong>assainir la cuve</strong> et limiter préventivement  la prolifération de bactéries pathogènes, virus, parasites.</p>
<ul>
<li><strong>Dosage : 6</strong><strong> ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10 vol /100 litres</strong> (0,006&nbsp;%) (ou 2 ml H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 30V / 100&nbsp;l)</li>
</ul>
<h2>6. Désinfection du matériel d&rsquo;aquarium</h2>
<p>Certains équipements doivent être stérilisé  systématiquement après utilisation. C&rsquo;est  le cas des épuisettes, des aquariums hopital, des boites de transport et d&rsquo;autres  petits outils d&rsquo;aquarium&#8230; qui ne doivent pas transmettre de bactéries pathogènes ni parasites à un autre poisson ou invertébré lors de la prochaine utilisation.        </p>
<p>Protocole de stérilisation avec H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</p>
<ol>
<li><strong>Dosage</strong> : diluer<strong> 1 partie H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V avec 5  parties d&rsquo;eau  </strong>(solution 170&nbsp;mg/l soit 17% <span class="align-j">H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> 10V</span> ce qui représente 0,5&nbsp;%  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>)</li>
<li><strong>Tremper</strong> :  l&rsquo;accessoire dans la solution  10 à 15 minutes, durée  généralement suffisante pour tuer la plupart des micro-organismes.          </li>
<li><strong>Rincer</strong> :  rincer abondamment  à l&rsquo;eau claire pour éliminer tout résidu de peroxyde d&rsquo;hydrogène</li>
<li><strong>Sécher</strong> : laissez  sécher l&rsquo;équipement à l&rsquo;air libre pour être sûr qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de H2O2 actif sur la surface.          </li>
</ol>
<p>Le peroxyde d&rsquo;hydrogène étant un  oxydant puissant,  éviter de l&rsquo;utiliser trop fréquemment sur du matériel non résistant (certains élastomères et métaux&#8230;)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bonne maintenance !</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0144860920301862" class="align-j">Capacité d&rsquo;oxygénation et de désinfection du peroxyde d&rsquo;hydrogène dans les systèmes d&rsquo;aquaculture en recirculation</a> <span _istranslated="1">Desislava</span> <span _istranslated="1">Bögner</span> &#8211; Science Direct, 02/2021</li>
<li><a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/15287394.2017.1352182">Acute hydrogen peroxide (H2O2) exposure does not cause oxidative stress in late-copepodite stage of <em>Calanus finmarchicus</em></a> </li>
<li> <a href="https://www.mdpi.com/2076-3921/13/5/524">H2O2-Induced Oxidative Stress Responses in Eriocheir sinensis: Antioxidant Defense and Immune Gene Expression Dynamics</a> xx </li>
<li><a href="https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2013JG002483">Dynamics of hydrogen peroxide in a coral reef: Sources and sinks</a></li>
<li> <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0022098108005893">The effects of hydrogen peroxide on metabolism in the coral <em>Goniastrea aspera</em></a> </li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/peroxyde-hydrogene-aquariophilie-recifale/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/peroxyde-hydrogene-aquariophilie-recifale/">Peroxyde d&rsquo;hydrogène en aquariophilie récifale</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<item>
		<title>Recycler des pierres usagées</title>
		<link>https://reeflexion.fr/recycler-pierres-usagees-mortes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 21:46:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[acide chlorhydrique]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[eau oxygénée]]></category>
		<category><![CDATA[inerte]]></category>
		<category><![CDATA[nettoyer]]></category>
		<category><![CDATA[pierre morte]]></category>
		<category><![CDATA[recifal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les pierres vivantes importées des tropiques, chargées de microfaune, sont de moins en moins disponibles. Les contraintes écologiques et budgétaires conduisent à s&#8217;orienter vers des pierres inertes,&#160; synthétiques (Aquaroches&#8230;), naturelles (Marco Rock&#8230;) issues de sédiments marins ou bien des pierres usagées, recyclées, issues d&#8217;un ancien aquarium. Dans ce dernier cas, il est impératif de procéder [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/recycler-pierres-usagees-mortes/">Recycler des pierres usagées</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Les pierres vivantes importées des tropiques, chargées de microfaune, sont de moins en moins disponibles. Les contraintes écologiques et budgétaires   conduisent à s&rsquo;orienter vers des pierres inertes,&nbsp; synthétiques (Aquaroches&#8230;), naturelles  (Marco Rock&#8230;) issues de sédiments marins ou bien des pierres  usagées, recyclées, issues d&rsquo;un ancien aquarium. Dans ce dernier cas, il est impératif de procéder à leur nettoyage approfondi comme nous allons le voir. Le protocole proposé par Florian Lesage, sur le site Cap récifal, consiste à les nettoyer, puis éliminer les matières organiques résiduelles avec de l&rsquo;eau oxygénée et enfin dissoudre les matières minérales  sur la couche superficielle à l&rsquo;acide chlorhydrique.</p>
<h2>1. Nettoyage mécanique</h2>
<p class="align-j">Un nettoyeur haute pression fait l&rsquo;affaire pour éliminer les matières grossières  (éponges, algues&#8230;) parfois coincées dans les anfractuosités, surtout s&rsquo;il s&rsquo;agit de pierres vivantes, usagées, issues d&rsquo;un ancien aquarium. Pour une petite quantité  une brosse métallique en fil inoxydable fait l&rsquo;affaire, avec ce qu&rsquo;il faut d&rsquo;énergie.  Le rinçage à l&rsquo;eau de ville évacuera ce qui  est  détaché. Il est impératif de sécher les pierres avant de poursuivre.</p>
<h2 class="align-j">2 . Traitement à l&rsquo;eau oxygénée</h2>
<figure class="figfloat"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nettoyagepierres/bidon5l.jpg"><br />
</figure>
<h3>2.1. Pourquoi l&rsquo;eau oxygénée ?</h3>
<p class="align-j">Le peroxyde d&rsquo;hydrogène (H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>), appelé  eau oxygénée ou  oxygène actif, est un puissant oxydant. Il  permet d&rsquo;oxyder jusqu&rsquo;au plus profond des pierres à un niveau tel qu&rsquo;il élimine l&rsquo;essentiel des matières organiques vivantes ou mortes&nbsp;: algues, éponges,  coraux, microfaune, vers, jusqu&rsquo;aux  parasites, champignons, bactéries et virus.</p>
<h3>2.2. L&rsquo;eau oxygénée du commerce</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;eau oxygénée est un précurseur d&rsquo;explosifs et à ce titre son commerce est règlementé. La loi réserve, sous conditions, les fortes concentrations 35&nbsp;%    (130 vol) aux professionnels. Toutefois les particuliers peuvent  l&rsquo;acquérir   diluée à 3&nbsp;% (10 vol) ou 12&nbsp;% (40&nbsp;vol) en conditionnement de 1 à 10 litres, en magasin de bricolage. Les piscinistes proposent également de l&rsquo;eau oxygénée (oxygène actif), mais bien souvent en combinaison avec des algicides tels que le chlorure d&rsquo;ammonium quaternaire. Il convient de lire attentivement les étiquettes. Sans  conseiller cette formule, j&rsquo;ai eu l&rsquo;ocasion de l&rsquo;utiliser sans constater d&rsquo;effet indésirable sur l&rsquo;aquarium, les traitements et les rinçages ayant été respectés.</p>
<h3>2.3. Comment traiter à l&rsquo;eau oxygénée ?</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;eau oxygénée  est utilisée ici pour éliminer les matières organiques jusqu&rsquo;au cœur  des pierres, le siège d&rsquo;une potentielle activité bactérienne. Le traitement se réalise donc par immersion totale des pierres, durant 24&nbsp;h, dans un récipient plastique (PVC, polyéthylene, polypropylene) rempli d&rsquo;une solution d&rsquo;eau oxygénée. Les  pierres sont préalablement séchées afin d&rsquo;assurer la pénétration de la solution. Le traitement se poursuit par un simple rinçage afin d&rsquo;éliminer les matières dégradées.</p>
<p class="align-j">Rappelons que l&rsquo;eau oxygénée peut brûler la peau et qu&rsquo;il convient de se protéger les mains et les yeux. En cas de contact, se rincer immédiatement à l&rsquo;eau douce et si besoin consulter les urgences.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);  width: 70%;">
<div class="grille-titre ">Traitement à l&rsquo;eau oxygénée</div>
<figure class="figcolonne"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nettoyagepierres/eau-oxygenee-1.jpg"><figcaption class="figlegende">Mse en place des pierres dans le bain</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img class="imgratio11 lws-optimize-lazyload"  alt="" / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nettoyagepierres/eau-oxygenee-2.jpg"><figcaption class="figlegende"> Quelques minutes plus tard, formation de mousse</figcaption></figure>
</div>
<h3>2.4. Doser l&rsquo;eau oxygénée</h3>
<p class="align-j"> Le peroxyde d&rsquo;hydrogène manifeste son  effet bactéricide à une concentration supérieure à 1&nbsp;%. Toutefois il n&rsquo;est pas possible de fixer exactement le volume d&rsquo;eau oxygénée nécessaire pour décomposer les matières organiques. D&rsquo;une part parce qu&rsquo;elles sont de nature très diverses et à des états d&rsquo;oxydations différents. Ensuite parce qu&rsquo;une partie de l&rsquo;oxygène issu de la dismutation de l&rsquo;eau oxygénée s&rsquo;évapore sans les oxyder. Le tableau définit un dosage, selon la concentration initiale d&rsquo;eau oxygénée, pour obtenir une concentration finale  légèrement supérieure, de l&rsquo;ordre de 1,5&nbsp;% fréquemment utilisée. En utiliser plus ou renouveler le traitement ne présente aucun risque pour l&rsquo;utilisation des pierres.</p>
<p class="align-j">Pour ce type de nettoyage la dilution peut se réaliser dans  de l&rsquo;eau  de ville. </p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:70%; max-width: 500px">
<caption class="tableau-titre">Dosage eau oxygénée<br />
  </caption>
<tbody>
<tr>
<th align="center">H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></th>
<th align="center">Vol.</th>
<th align="center">Dans</th>
<th align="center">Total</th>
<th align="center">Conc. H<sub>2</sub>O<sub>2</sub></th>
</tr>
<tr>
<td align="center">35&nbsp;% (130 vol)</td>
<td align="center">1 L</td>
<td align="center">22 L</td>
<td align="center">23 L</td>
<td align="center">1,5 %</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">12&nbsp;% (40 vol)</td>
<td align="center">1 L</td>
<td align="center">7 L</td>
<td align="center">8 L</td>
<td align="center">1,5&nbsp;%</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">3&nbsp;% (10 vol)</td>
<td align="center">1 L</td>
<td align="center">1 L</td>
<td align="center">2 L</td>
<td align="center">1,5 %</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>3. Traitement à l&rsquo;acide chlorhydrique</h2>
<h3>3.1. Pourquoi traiter à l&rsquo;acide ?</h3>
<p class="align-j">Utilisé ici pour décaper la surface des pierres, l&rsquo;acide chlorhydrique (HCl) permet d&rsquo;éliminer les concrétions  (corallines, coquilles de bivalves, tube de vers&#8230;). Il  désobstrue aussi les porosités superficielles, augmentant ainsi la surface de colonisation bactérienne, le gain d&rsquo;oxygénation améliorant le cycle de l&rsquo;azote. <br />
Par ailleurs, et c&rsquo;est l&rsquo;objectif principal, cet acide  dissout les précipités qui ont pu s&rsquo;accumuler à la surface (phosphate de calcium, phosphate ferrique&#8230;). En effet, l&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/phosphore-phosphates/">Phosphore, phosphates</a>, précise que la dissolution du phosphate de calcium (hydroxyapatite) dans l&rsquo;aquarium a une faible probabilité de se réaliser, il s&rsquo;accumule donc au fil des ans.</p>
<figure class="figfloat"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/nettoyagepierres/bidonhcl.jpg"><br />
</figure>
<h3>3.2. L&rsquo;acide chlorhydrique du commerce</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;acide chlorhydrique se commercialise  généralement dilué à 23&nbsp;%, disponible dans toutes les drogueries et magasins de bricolage dans des conditionnnements de un  à dix litres voire plus.</p>
<h3>3.3. Comment traiter à l&rsquo;acide chlorhydrique ?</h3>
<p class="align-j">Le calcaire se dissous très facilement en présence d&rsquo;acide, c&rsquo;est le principe du réacteur à calcaire. L&rsquo;acide chlorhydrique    en solution réagit avec les pierres calcaires selon la réaction&nbsp;: </p>
<p class="align-c">CaCO<sub>3</sub> + 2HCl → CO<sub>2</sub> (gazeux) + H<sub>2</sub>O + CaCl<sub>2</sub></p>
<p class="align-j">Il reste donc du  chlorure de calcium qui ne présente aucun risque toxique ni   risque d&rsquo;accumulation. Le phosphate de calcium est moins soluble, idéalement il nécessite d&rsquo;acidifier vers pH&nbsp;3. Le traitement peut être renouvelé  si besoin. Il n&rsquo;en est pas de même avec l&rsquo;eau de javel, parfois citée, qui rallongerait le délai de cyclage bactérien. </p>
<p class="align-j">Durant les 24&nbsp;h de traitement, le  brassage du bain  permet d&rsquo;assurer une bonne répartition  de la solution et le renouvellement des sites réactifs d&rsquo;acide à la surface  des pierres.   Procéder à un rinçage poussé à l&rsquo;eau  de ville pour éliminer les résidus. </p>
<p class="align-j">Comme tout acide fort, HCl est agressif. S&rsquo;équiper de gants, lunettes pour éviter tout contact avec la peau, les yeux. Ne pas inhaler les  vapeurs. Procéder dans un endroit aéré ou ventilé. La  dilution avec l&rsquo;eau provoque une réaction exothermique. Il convient d&rsquo;introduire   l&rsquo;acide concentré dans l&rsquo;eau, par petites quantités et en agitant. Ne jamais verser l&rsquo;eau dans l&rsquo;acide.</p>
<h3>3.4. Doser l&rsquo;acide chlorhydrique</h3>
<p class="align-j">Un volume  d&rsquo;acide chlorhydrique ne peut dissoudre qu&rsquo;une certaine quantité de calcaire, il devient inactif au delà. La quantité d&rsquo;acide nécessaire dépend donc de la nature du substrat, de l&rsquo;épaisseur de la couche à éliminer et de la quantité de pierres, ou plutôt  de  leur surface. A titre indicatif, l&rsquo;acide chlorhydrique 23&nbsp;% dilué peut dissoudre 5&nbsp;g de calcaire à pH 3&nbsp;; 50&nbsp;g à pH&nbsp;2 et 500&nbsp;g à pH 1. L&rsquo;objectif étant de n’éliminer  qu&rsquo;une couche superficielle, on vise pH 3 selon le tableau qui suit. Il n&rsquo;y a pas de risque à renouveler ce traitement  autant de fois  que nécessaire jusqu&rsquo;à obtenir un taux de phosphate  acceptable.</p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:70%; max-width: 500px">
<caption class="tableau-titre">
    Dosage HCl 23% pour pH&nbsp;3<br />
  </caption>
<tbody>
<tr>
<th align="center">Vol. HCL 23&nbsp;%</th>
<th align="center">Eau de ville</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">240 ml</td>
<td align="center">25&nbsp;l</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">500&nbsp;ml</td>
<td align="center">52&nbsp;l</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">1,0 l</td>
<td align="center">104&nbsp;l</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>4. Mesurer les phosphates issus des pierres</h2>
<p class="align-j">Un test PO4 permet de  vérifier avec une certaine approximation l&rsquo;efficacité du traitement. Pour ce&nbsp;:</p>
<ol>
<li>Egoutter ou sécher les pierres du test.</li>
<li>Introduire  un taux de pierres  correspondant à celui du bac, par exemple 120&nbsp;grammes de pierres mortes par litre d&rsquo;eau.</li>
<li>Compléter avec de l&rsquo;eau de mer fraichement préparée. Dans notre exemple, jusqu&rsquo;à 1 litre d&rsquo;eau de mer  fraichement préparée, exempte de phosphates. Le test eau de mer pourrait être faussé si on utilise de l&rsquo;eau osmosée.</li>
<li>Agiter fortement une dizaine de secondes</li>
<li>Laisser reposer  environ une heure </li>
<li>Mesurer les phosphates. Ne pas s&rsquo;attendre à obtenir zéro phosphate.
<ul>
<li>Moins de 0.10 mg/l&nbsp;: c&rsquo;est génial, l&rsquo;expérience montre qu&rsquo;il est  difficile de descendre en dessous de ce seuil.</li>
<li>Moins de 0.20 &nbsp;mg/l&nbsp;:  il reste peut être quelques résidus de phosphates organiques. Ne jetez pas vos pierres. Lors du cyclage du bac, l&rsquo;activité bactérienne aura tôt fait de les réduire  à très faible niveau, inférieur à 0,05&nbsp;mg/l.</li>
<li>Plus de 0,20&nbsp;mg/l&nbsp;: renouveler le test ou le nettoyage des pierres, par acquis de conscience. En sachant que les bactéries solubilisatrices de phosphates peuvent faire un très ros travail, un très gros travail.</li>
</ul>
</li>
</ol>
<h2>5. Synthèse</h2>
<p class="align-j">Est-il préférable de tremper les pierres dans l&rsquo;eau oxygénée avant le bain d&rsquo;acide, ou l&rsquo;inverse ? Il existe des arguments pour les deux options sans qu&rsquo;il se dégage un réel avantage. </p>
<p class="align-j">Pour résumer&nbsp;: </p>
<ol>
<li><strong>Nettoyer et rincer</strong> : selon l&rsquo;état de saleté,   au laveur haute pression ou à la brosse métallique.</li>
<li> <strong> Sécher complètement</strong>&nbsp;: au soleil, au four.</li>
<li><strong>Préparer le bain d&rsquo;eau oxygénée&nbsp;</strong>: 1 litre&nbsp; d&rsquo;eau oxygénée à 12% dans 10 litres d&rsquo;eau de ville  dans un récipient propre en plastique. </li>
<li><strong>Immerger les pierre sèches</strong>: apparition de mousse, des particules  se détachent  durant environ<strong> 24&nbsp;h.</strong>
  </li>
<li><strong>Rincer</strong> : légèrement à l&rsquo;eau douce pour évacuer les  dépôts.</li>
<li><strong>Préparer le bain d&rsquo;acide chlorhydrique</strong> : 240 ml HCl à 23 % pour 25 L d&rsquo;eau de ville..&nbsp;&nbsp; <span class="align-j"></li>
<li><strong>Immerger les pierres dan  l&rsquo;acide chlorhydrique</strong> :&nbsp; couvrir le bac, brasser avec une pompe durant 24 h.  De la mousse se forme. <span class="align-j"> &nbsp; </span></li>
<li><strong>Rincer</strong> &nbsp;:   siphonner le jus puis  rincer longuement à l’eau du robinet.</li>
<li><strong>Mesurer l&rsquo;efficacité</strong>&nbsp;: au test PO4.</li>
<li><strong>Renouveler le traitement acide</strong> : si besoin.</li>
</ol>
<p>Laisser sécher les pierres permet de construire   le  décor de l&rsquo;aquarium à sec. Idéalement on peut stocker les pierres mortes  dans un récipient modérément éclairé et ensemencer en bactéries afin qu&rsquo;elles se colonisent avant de rejoindre le grand bain. Mais le démarrage d&rsquo;un bac avec des pierres mortes est un sujet qui mérite à lui seul d&rsquo;être développé&#8230;</p>
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