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	<title>Archives des Équipements - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
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	<title>Archives des Équipements - Reeflexions</title>
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		<title>Mesurer le pH en aquariophilie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 19:03:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[controleur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le pH est un paramètre critique en aquariophilie d’eau douce ou récifale. Il conditionne directement la physiologie des poissons, invertébrés et micro-organismes, influence la disponibilité des nutriments, la toxicité de certains composés et l’équilibre biologique global du bac. Il est également capital, aussi bien dans le suivi de la stabilité chimique de l&#8217;aquarium que dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Le pH est un paramètre critique en aquariophilie d’eau douce ou  récifale. Il conditionne directement la physiologie des poissons, invertébrés et micro-organismes, influence la disponibilité des nutriments, la toxicité de certains composés et l’équilibre biologique global du bac.  Il est également capital, aussi bien dans le suivi de la stabilité chimique de l&rsquo;aquarium que dans le pilotage  de certains équipements, tels que l&rsquo;injection de CO<sub>2</sub> pour la croissance des plantes, la supplémentation en carbonates et calcium via un réacteur à calcaire (RAC) ou à eau de chaux (RAHRD) voire d&rsquo;autres systèmes de régulation automatisée. Le pH-mètre, le régulateur de PH et leurs  sondes pH sont aujourd&rsquo;hui incontournables en aquariophilie moderne. </p>
<p class="align-j">Cet article vise à présenter les principes de la mesure du pH en aquariophilie, le fonctionnement des pH-mètres, le rôle et les limites des sondes pH, ainsi que les principales sources d’erreurs et d’instabilité.
  </p>
<h2> 1. Principe généraux</h2>
<h3>1.1. Le pH</h3>
<p class="align-j">Le pH (potentiel hydrogène)   est l&rsquo;expression chiffrée de l&rsquo;activité des ions hydrogène déterminant le caractère acide (ou son opposée : basique) d’une solution aqueuse. Il est défini comme : </p>
<p class="align-c">𝑝𝐻 = −&nbsp;log<sub>10</sub>[𝐻+]</p>
<p class="align-j">où H+ est la concentration en ions hydrogène (plus précisément en ions hydronium 𝐻3𝑂+). Interprétation : </p>
<ul>
<li>pH = 7 → neutre </li>
<li>pH &lt;&nbsp;7 → acide (forte concentration en 𝐻+) </li>
<li>pH &gt;&nbsp;7 → basique (faible concentration en 𝐻+) </li>
</ul>
<p class="align-j">L’échelle est <strong>logarithmique</strong>, c&rsquo;est à dire que pour 1 unité pH  la concentration en 𝐻+ varie 10 fois plus. La précision s&rsquo;impose&nbsp;!</p>
<h3>1.2. La mesure : ion H+ &rarr; mV &rarr; pH</h3>
<p class="align-j">La mesure utilise un  capteur : la sonde pH, organe essentiel comportant à sa base un bulbe en verre de structure amorphe, hydratable. Au contact de l’eau, il se forme à sa surface une couche hydratée, un gel de silice d’épaisseur  10 à 100&nbsp;nm permettant les échanges  des cations alcalins du verre (Na⁺, Li⁺) avec des ions H⁺ (ou H₃O⁺) de la solution. </p>
<p class="align-j">Contrairement aux idées reçues, ce verre n&rsquo;est pas poreux. Les échanges ne sont que ioniques, générant une différence de potentiel à double sens entre l&rsquo;intérieur  du bulbe (une solution interne à pH connu) et l&rsquo;extérieur  (l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium). Quand la solution est alcaline, les ions H+ diffusent hors de la couche et une charge négative s&rsquo;établit sur la face externe de la membrane. <em>A contrario</em> quand la solution est acide, le phénomène s&rsquo;inverse, les ions H+ diffusent dans la couche et une charge positive se forme sur la face externe de la membrane. </p>
<p class="align-j">La sonde est donc une pile électrochimique qui transforme une activité ionique (H⁺) en une différence de potentiel  électrique (mV) proportionnelle au pH de  la solution. Les potentiels sont captés par deux électrodes : l&rsquo;électrode de mesure (potentiel variable) et  l&rsquo;électrode de référence (potentiel stable &asymp; pH 7). La tension électrique suit une relation linéaire avec le pH,  dont la pente dépend de la température, selon l&rsquo;équation de Nernst soit ≈ 59,16 mV par unité de pH à 25 °C.</p>
<h2>2. Systèmes de mesure du pH</h2>
<p class="align-j">Contrairement aux tests colorimétriques, la mesure du pH repose sur deux éléments indissociables : l’électronique de mesure (pH mètre, régulateur pH) et le capteur (sonde pH).  </p>
<p>    La mesure du pH est complexe et peut atteindre un niveau extrême de  précision laboratoire. Cet article se limite aux besoins plus modestes de l&rsquo;aquariophilie.
  </p>
<h3>2.1 Mesure et régulation du pH</h3>
<h4>2.1.1. Mesurer le pH</h4>
<h5>Le pH-mètre</h5>
<p class="align-j">Le <strong>pH-mètre</strong> mesure la tension (&asymp;&nbsp;400&nbsp;mV)  aux bornes des électrodes de très haute impédance (10⁷ à 10⁹ Ω), l&rsquo;amplifie sans pertes,  convertit le signal analogique en numérique, compense la température et les dérives d&rsquo;étalonnage, réduit les bruits électroniques parasites pour afficher la valeur du pH, le tout dans une atmosphère saline et à proximité d&rsquo;autres équipements électriques perturbateurs (ozoniseur&#8230;). Autant dire qu&rsquo;un pH-mètre est un organe de haute qualité électronique, sensible à son environnement. Sa précision est au niveau de son coût. </p>
<p class="align-j">L&rsquo;aquariophile exploite plusieurs types d&rsquo;équipements&nbsp;:</p>
<ul class="align-j">
<li><strong>Stylo pH</strong> (pen-type) : l&rsquo;électrode  intégrée au boitier de mesure n&rsquo;est pas toujours remplaçable. Ce sont des modèles économiques, pratiques pour mesurer ponctuellement et rapidement l&rsquo;eau de plusieurs aquariums, un changement d&rsquo;eau, l&rsquo;impact d&rsquo;une intervention&#8230; Leur précision est moyenne : ±&nbsp;0,1 à ±&nbsp;0,2 pH. Ils sont étalonnables en 1 point, parfois  2 points. Certains stylo pouvant détecter automatiquement la valeur de la solution d&rsquo;étalonnage. Du fait des nombreuses manipulations le bulbe s&rsquo;assèche fréquemment à l&rsquo;air libre,  générant des dérives et une usure prématurée. Ce qui impose des calibrations fréquentes. Leur stabilité moyenne les exclut de l&rsquo;aquariophilie récifale.</li>
<li><strong>Boitier de mesure pH</strong> :  son coût est très variable selon la précision et la fiabilité attendues.
<ul>
<li><strong>Boitier portable</strong> : permet des mesures ponctuelles avec une meilleure précision  que les stylos. Suffisant pour usage courant à condition d&rsquo;être bien entretenu. Cependant il ne permet pas de mesure continue en temps réel.</li>
<li><strong>Boitier fixe </strong> : l&rsquo;équipement dédié à un poste fixe permet des mesures  sans inerties,  représentatives du milieu. Utilisés en continu 24/7 dans une ambiance humide et parfois saline, ils nécessitent une excellente qualité électronique et une alimentation secteur. L&rsquo;immersion constante de la sonde l&rsquo;expose au contact de l&rsquo;eau de mer agressive, voire très agressive  dans un réacteur à calcaire ou au contact de lait de chaux.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>pH-mètre de paillasse</strong> : destiné à être posé sur une table de laboratoire, ce n&rsquo;est pas un type utilisé dans notre hobby.</li>
</ul>
<p><strong>Compensation de la température</strong> </p>
<p class="align-j">Le signal de la sonde évolue selon la température. La compensation automatique de la température (ATC) a pour effet de corriger par le calcul, la pente théorique Nernstienne de l’électrode. En aquariophilie certains testeurs portables, disposent  de l&rsquo;ATC avec un capteur de température indépendant ou  intégré dans la sonde. D&rsquo;autres  équipements se basent sur une température fixe (25&nbsp;°C). Ce n&rsquo;est pas un réel inconvénient quand la température réelle ne diffère pas de  plus de 10&nbsp;°C et si l&rsquo;on accepte une erreur de mesure &asymp;&nbsp;0,05 pH. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);">
<div class="grille-titre ">Modèles de pH-mètres</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/3.jpg"><figcaption class="figlegende">Stylo pH Milwaukee pH600  E &plusmn;0,1&nbsp;pH et pH55 Pro,  ATC, sonde double jonction remplaçable.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/4.jpg"><figcaption class="figlegende">Testeurs Hanna HI98103 E &plusmn;0,2&nbsp;pH et HI98128 E &plusmn;0,05&nbsp;pH, auto, sonde amovible.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/5.jpg"><figcaption class="figlegende">pH-mètre Milwaukee MW101 Pro, E &plusmn;0,02&nbsp;pH, </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/6.jpg"><figcaption class="figlegende">Testeur Yieryi multiparamètres E &plusmn;0,03&nbsp;pH, ATC, Wifi, acquisition de données, alimentation CC.</figcaption></figure>
</p></div>
<h4>2.1.2. Réguler par le pH</h4>
<h5>Le régulateur de pH</h5>
<p class="align-j">Un système asservi au  pH utilise un régulateur de pH (contrôleur pH). Ce dernier automatise la régulation, prenant en compte rapidement les dérives liées aux impacts externes sur le pH (pression de gaz, température, vitesse de dissolution de calcaire&#8230;) réduisant ainsi le risque de dérive de fonctionnement. <span class="align-j">Le coût plus élevé se justifie par la fiabilité  nécessaire au pilotage de fonctions parfois critiques.</span> <br />
    La régulation est cependant binaire avec une certaine inertie. Elle oscille donc dans une certaine plage (ex. pH interne d&rsquo;un RAC). La sensibilité et la fiabilité de l&rsquo;équipement conditionnent alors l&rsquo;étendue des dérives. Des modèles plus élaborés proposent des options telles que l&rsquo;enregistrement des mesures,  des alertes,  le paramétrage et le suivi via Wifi&#8230;).</p>
<p>Le régulateur de pH associe plusieurs éléments&nbsp;:</p>
<ul class="align-j">
<li><strong>La mesure </strong>du pH : un  pH-mètre et sa sonde externe décrits ci-dessus.</li>
<li><strong>La régulation</strong> du pH : le dépassement d&rsquo;une valeur de pH (consigne)  commande un organe (électrovanne, pompe doseuse, ventilation&#8230;). C&rsquo;est le cas de la régulation des injections de CO₂ pour la croissance des plantes d&rsquo;eau douce, celle de CO2 dans un réacteur à calcaire ou au contact d&rsquo;eau de chaux pour la supplémentation en carbonates et calcium d&rsquo;un aquarium récifal.<br />
      Des ordinateurs de gestion d&rsquo;aquarium intégrant mesure et régulation  peuvent accomplir la mission&nbsp;: Apex neptune, GHL &#8211; ProfiLux. </li>
<li><strong>Câble de connexion</strong> à l&rsquo;organe  commandé (EV, pompe&#8230;) dont la tension de fonctionnement et la broche correspondent aux spécifications du fabricant.</li>
<li><strong>Alimentation</strong> en courant :  indispensable puisque ces appareils mesurent et pilotent automatiquement en continu selon le pH. 
    </li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);">
<div class="grille-titre ">Modèles de régulateurs de pH</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/8.jpg"><figcaption class="figlegende">DIGIPH+++PRO E &plusmn;? pilote pH et Redox nombreux paramètres consigne haute, basse, hystéresis&#8230;</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/9.jpg"><figcaption class="figlegende">Tunze pH controller 7070/2 E &plusmn;0,01&nbsp;pH, une valeur sûre avec prise commandée et alimentation. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/7.jpg"><figcaption class="figlegende">Aquamedic pH monitor E : inconnue.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/12.jpg"><figcaption class="figlegende">Modèle exotique PH301, E&asymp; &plusmn;0,03&nbsp;pH, ATC, étalon 2 pts 7, 4 ou 9&nbsp;pH, apprécié par des récifalistes.</figcaption></figure>
</p></div>
<h5>Choix d&rsquo;un mesureur ou régulateur de pH</h5>
<p class="align-j">L&rsquo;équipement  doit  répondre à des critères selon l&rsquo;utilisation envisagée (tableau 1)&nbsp;:  qualité électronique&nbsp;; exactitude&nbsp;; résolution de l&rsquo;affichage&nbsp;;  fiabilité dans une ambiance parfois saline, déclenchement haut ou bas pH, réglage de l&rsquo;hystérésis (déclenchement au-delà de la consigne).</p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:100%; max-width: 800px">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 1 : Critères de choix d&rsquo;un pH-mètre ou régulateur de pH<br />
    </caption>
<tr>
<th width="15%">Application</th>
<th width="30%">Objectif</th>
<th width="10%">Criticité</th>
<th width="12%">Equipement</th>
<th width="20%">Caractéristiques</th>
<th width="20%">Sonde</th>
</tr>
<tr>
<td>Suivi de l&rsquo;eau<br />
        Maintenance animale</td>
<td>Suivi  de la stabilité du bac&nbsp;: charge organique, efficacité  du brassage et écumage, excès de CO₂ ambiant, suivi de la respiration nocturne.<br />
        Maintien d&rsquo;un pH cible pour des espèces exigeantes (discus, invertébrés marins).</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">pH-mètre</td>
<td rowspan="2"> Résolution : 0,1 pH;<br />
        Exactitude : 0,1 pH;<br />
        ATC; calibration 2 pts;<br />
        data logging (option).</td>
<td rowspan="2">Jonction :<br />
        Eau douce : simple,<br />
        Eau marine : double.</td>
</tr>
<tr>
<td>Environnement</td>
<td>Déclenchement d&rsquo;aération.</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">Régulateur</td>
</tr>
<tr>
<td>Bac planté eau douce</td>
<td>Pilotage CO₂ dissous</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">Régulateur</td>
<td>Résolution : 0,2 pH;<br />
        exactitude   ±&nbsp;0,2 pH;        ATC;<br />
        calibration 2 pts.</td>
<td>Simple jonction.</td>
</tr>
<tr>
<td>RAC, RAH</td>
<td>Dissolution de calcaire, (supplémentation KH, Ca).<br />
      Injection de lait de chaux (sécuriser pH  &lt;&nbsp;8,5).</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733; </td>
<td align="center">Régulateur</td>
<td>Résolution : 0,01 pH;<br />
exactitude : 0,02 pH;<br />
ATC; calibration 2 pts;&nbsp; hystérésis 0,02&nbsp;pH; <br />
Coupure haute / basse;&nbsp; Alarme dérive (option).</td>
<td>Double jonction.</td>
</tr>
</table>
<h4>2.1.3. Exactitude et résolution du pH-mètre</h4>
<p class="align-j">Ces deux caractéristiques ont parfois les mêmes valeurs mais pas la même importance.</p>
<ul class="align-j">
<li><strong>Résolution</strong> : il ne s&rsquo;agit que des décimales  affichées. Une résolution 0,01 pH affiche deux chiffres après la virgule. Se méfier d&rsquo;une notice annonçant   une résolution 0,01 pH qui oublierait de signaler  une exactitude  0,1 pH.</li>
<li><strong>Exactitude</strong> (E) : parfois injustement nommée précision, elle s&rsquo;exprime par <strong>l&rsquo;incertitude de mesure</strong> ou erreur maximale tolérée (EMT). Par exemple pour une EMT  ±&nbsp;0,02&nbsp;pH, la valeur lue étant 8,00, la valeur réelle se situe entre 7.98 et 8.02&nbsp;pH.<br />
      L&rsquo;exactitude s&rsquo;exprime parfois par EMT ±&nbsp;(A + B%), A étant une erreur fixe (liée à l&rsquo;offset, au bruit, à la résolution&#8230;) et B une erreur (liée au gain, à l&rsquo;amplification). Cette dernière est fréquemment un nombre de digit (dernier chiffre affiché) ou parfois proportionnelle, soit à la valeur lue, soit à la pleine échelle pleine (full scale FS). Par exemple, pour un pH-mètre dont la résolution est 0,02 pH : <br />
      &#8211; Digit : 8,20 ± (0,1 pH + 2 digit) = 8,20 ±&nbsp;(0,10 + 2&nbsp;x&nbsp;0,02) = 8,20 ±&nbsp;(0,10 + 0,04) = 8,20 ± 0,14, soit 8,06 à 8,34&nbsp;pH<br />
      &#8211; Valeur %: 8,20 ± (0,1 pH + 1 % )  = 8,20 ±&nbsp;(0,1 + 0,082) = 8,20 ±&nbsp;0,182 soit 8,02 à 8,38&nbsp;pH </p>
<p>      Noter que l&rsquo;exactitude est la combinaison de la <strong>justesse</strong> (proximité des valeurs mesurées et  vraies) et de la <strong>fidélité</strong> (dispersion des valeurs mesurées). Cette dernière dépend de la <strong>répétabilité</strong> (même opérateur,  appareil,  conditions, court intervalle) et de la <strong>reproductibilité</strong> (opérateur, jour&#8230; différents), elle peut être grandement affectée par une évolution des conditions de mesure dans l&rsquo;aquarium (usure, courant, parasitages&#8230;). D&rsquo;où l&rsquo;importance de procéder à des étalonnages réguliers et  crédibles comme on va le voir.
    </li>
</ul>
<h3>2.2. La sonde de mesure pH</h3>
<h4> </h4>
<h4>2.2.1 Caractéristiques de la sonde pH</h4>
<p class="align-j">La sonde pH est un capteur électrochimique extrêmement sensible dont la fiabilité dépend étroitement de sa qualité, de son entretien, de l&rsquo;environnement électrique, électronique et chimique de l’aquarium où coexistent pompes, chauffages, éclairages et autres capteurs immergés. Les mesures peuvent devenir instables, bruitées ou trompeuses si certaines précautions ne sont pas respectées.  C&rsquo;est  l&rsquo;organe essentiel qui conditionne la fiabilité de la mesure à sa source&nbsp;: le pH-mètre le plus précis n&rsquo;exploitera pas ses excellentes caractéristiques avec une sonde de mauvaise qualité. </p>
<p class="align-j">Concrètement, sa qualité dépend  principalement des critères&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Stabilité électrochimique</strong> : capacité des électrodes à maintenir un potentiel stable dans le temps, sans recalibrages intempestifs. Elle dépend de la qualité du verre,  des électrodes, de l’électrolyte de référence,  de la jonction.</li>
<li> <strong>Cinétique de réponse</strong> : c’est la vitesse à laquelle la sonde atteint sa valeur stable après un changement de pH. Elle dépend des matériaux choisis pour les électrolytes. Une  sonde standard d&rsquo;aquarium atteint 95 % de la valeur finale en 20 à 40  secondes et stable en moins de 2 minutes, 95 % en 10 à 20 s pour des sondes performantes. Une sonde dégradée se manifeste par une réponse lente, au-delà de 60 secondes elle est probablement hors service. </li>
<li><strong>Résistance au colmatage</strong> : on évoque ici l&rsquo;usure des jonctions liée au choix des matériaux, leur environnement et à la maintenance de la sonde. </li>
</ul>
<h4>2.2.2. &Eacute;léments de la sonde pH</h4>
<p class="align-j">La sonde pH, en verre ou en matériau composite, combine aujourd&rsquo;hui deux  électrodes (sonde combinée), l&rsquo;une pour la mesure et l&rsquo;autre comme référence de mesure, toutes deux baignant dans un électrolyte  adapté au milieu. L&rsquo;ensemble comporte&nbsp;plusieurs éléments (schéma)&nbsp;: </p>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/10.png" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/10.png"></a><figcaption class="figlegende">Schéma d&rsquo;une sonde pH.</figcaption></figure>
<ul class="align-j">
<li><strong>Compartiment de mesure</strong> : il contient l&rsquo;électrode de mesure en argent/chlorure d&rsquo;argent Ag/AgCl  baignant dans une solution tamponnée avec HCl, à pH acide constant. Son rôle est de générer  un potentiel électrochimique. &Aacute; sa base <strong>le bulbe</strong> en  verre spécial alcalino-silicaté  constitue une membrane sélective formant une barrière au liquide à mesurer mais laissant passer ses ions H⁺.  Il n&rsquo;est   pas conducteur à sec, une sonde sèche ne mesure pas. En présence d&rsquo;eau, une couche hydratée gélifiée de quelques dizaines de nanomètres se forme à la surface dans laquelle   l&rsquo;échange ionique est possible. 
    </li>
<li><strong>Compartiment de référence</strong>&nbsp;: une électrode    Ag/AgCl baigne dans un électrolyte, en général du chlorure de potassium KCl  saturé en AgCl, assurant un potentiel de référence stable. Cet électrolyte se présente sous forme  liquide, parfois rechargeable,  stable et  durable, ou sous forme de gel à durée de vie plus courte mais sans maintenance particulière. </li>
<li><strong>Compartiment intermédiaire</strong> : cette zone tampon isole les deux compartiments précédents  des milieux agressifs afin de protéger la référence interne en limitant la diffusion des contaminants tout en maintenant une continuité ionique. On parle alors de sonde à <strong>double jonctions</strong>. Il ne  contient qu&rsquo;un électrolyte, parfois différent de celui du compartiment de référence.
    </li>
<li><strong>Jonctions</strong> : les compartiments communiquent entre eux par une interface, la jonction, qui assure  le contact ionique entre l’électrolyte interne  et le milieu extérieur.
<ul>
<li><strong>Jonction extérieure</strong> : c&rsquo;est un élément critique qui s&rsquo;use, se colmate et conditionne la durée de vie de la sonde. En aquarium les particules fines, les précipités (CaCO₃), les biofilms bactériens, les matières organiques   peuvent obstruer la jonction. Ce colmatage est  source de bruits de mesure, d&rsquo;une augmentation de l&rsquo;erreur de mesure et du temps de réponse. Généralement en matériau céramique,  en milieu industriel agressif la jonction    peut être en PTFE ou en élastomère, plus résistante au colmatage, voire  sans  jonction avec un orifice. </li>
<li><strong>Jonction interne</strong> :  une jonction supplémentaire se situe à l&rsquo;interface des compartiments intermédiaire et de référence. La <strong>sonde double jonction</strong> est conseillée en milieu agressif et très ionique, chargé en fines de calcium de carbonates et en CO₂ tel que  <strong>dans un réacteur à calcaire</strong> ou en présence <strong>d&rsquo;eau de chaux</strong>. </li>
</ul>
</li>
<li><strong>Connexion</strong> au contrôleur pH, en général avec une prise BNC</li>
<li><strong>Câble</strong> de longueur adaptée, en général 1,5&nbsp;m, 3&nbsp;m, voire plus. Une attention particulière doit se porter sur l&rsquo;étanchéité entre fil et capuchon de la sonde, parfois source d&rsquo;infiltration d&rsquo;eau.</li>
<li><strong>Capteur de température</strong> : certaines sondes dites  3-en-1 intègrent un capteur de température pour compenser le calcul dans les situations de variations  importantes. </li>
</ul>
<h4>2.2.3. Utilisation de la sonde pH</h4>
<p class="align-j">La sondes pH est un dispositif sensible dont la durée de vie en aquariophilie est limitée à environ 12 mois au-delà desquels le temps de réponse  devient lent, le signal incohérent. Toute électrode vieillit en raison de la chimie du verre, même lorsqu&rsquo;elle n&rsquo;est pas utilisée. Des résidus sur la membrane en verre ou des réactions du système de référence  peuvent simplement perturber les échanges. </p>
<p class="align-j">Quelques  précautions d&#8217;emploi permettent de doubler la durée de vie&nbsp;: </p>
<h5 class="align-j">Manipulations</h5>
<ul class="align-j">
<li><strong>Avant la première utilisation, immerger  8 heures </strong>dans solution  de conservation  (KCl à 3 mol/L).</li>
<li><strong>A l&rsquo;achat Éviter les chocs</strong> mécaniques et thermiques. </li>
<li><strong>Ne jamais essuyer</strong> le bulbe avec un papier qui pourrait rayer et endommager la membrane en retirant la couche de gel et en créant une charge électrostatique source de dysfonctionnements.</li>
<li><strong>Eviter la contamination</strong> : nettoyage et rinçages périodiques  avec un solvant approprié. </li>
</ul>
<h5 class="align-j">Mesures dans l&rsquo;eau à tester</h5>
<ul class="align-j">
<li><strong>Rincer</strong> rapidement la sonde à l’eau  pure  : distillée, déminéralisée, déionisée.</li>
<li><strong>Immerger</strong>  la sonde (bulbe et  jonction extérieure) dans un becher rempli d&rsquo;eau à tester.</li>
<li><strong>Remuer doucement</strong>, sans agiter.</li>
<li> Laisser le temps à la sonde de se <strong>stabiliser</strong> 1 à 3 minutes selon l&rsquo;usure, avant lecture. </li>
<li><strong>Rincer</strong> entre   deux mesures dans des liquides différents.</li>
</ul>
<h5>Implantation d&rsquo;une sonde pH fixe</h5>
<p>La sonde pH  sera ménagée en respectant quelques consignes&nbsp;: </p>
<ul type="disc" class="align-j">
<li><strong>Fixer à un support</strong> d&rsquo;électrode pour conserver la position et éviter la chute dans l&rsquo;eau. </li>
<li><strong>Position verticale</strong>, voire légèrement inclinée d&rsquo;un angle &lt; 45° pour assurer un contact électrolytique  optimal</li>
<li><strong>Non totalement immergée</strong> : immerger au minimum jusqu’au niveau indiqué par le fabricant sans noyer le capuchon. En effet, sauf certifiées IP68, le câble scellé dans la résine du capuchon n&rsquo;est pas conçu pour une immersion totale prolongée. Pour cette raison il est recommandé  de placer la sonde dans un <strong>compartiment de niveau constant</strong>, non submergé en cas d&rsquo;arrêt de pompe de remontée et <strong>hors zones fortement exposées à des projections d&rsquo;eau saline</strong> pouvant s&rsquo;infiltrer par capilarité entre capuchon et câble.</li>
<li><strong>&Eacute;viter les flux direct</strong>s tels que rejet de       pompe, d&rsquo;écumeur.</li>
<li><strong>Eviter les bulles d&rsquo;air</strong> (écumeur).</li>
<li><strong>&Eacute;viter la proximité d&rsquo;organes électriques </strong> chauffages, pompes à coutant alternatif, ozoniseur. </li>
<li><strong>Espacer les  organes électroniques</strong> : une sonde redox peut interférer électriquement notamment en eau de mer, si les câbles sont mal blindés et les mesures issues d&rsquo;appareils différents.</li>
<li>Positionner la sonde dans un <strong>flux constamment renouvelé</strong>. </li>
<li><strong>&Eacute;viter les zones de turbulence extrême</strong> (entrée de cuve technique, proximité de chicanes&#8230;). Privilégier les zones à débit modéré et constant.</li>
<li><strong>Utilisation continue</strong> : les sondes utilisées sont prévues pour  une utilisation continue 24/7 avec les régulateurs. </li>
</ul>
<h5>Nettoyage, restauration</h5>
<p class="align-j">Lorsque la jonction ou la membrane en verre semblent contaminées, quand la réponse est lente ou l&rsquo;étalonnage difficile.</p>
<ol>
<li><strong>Détacher les particules solides </strong>qui se déposent sur le bulbe en   agitant légèrement l&rsquo;électrode dans l&rsquo;eau.</li>
<li><strong>Tremper</strong> la sonde (bulbe et jonction) dans une <strong>solution de nettoyage</strong>  <strong>durant 15 à 30&nbsp;mn</strong> selon le niveau d&rsquo;encrassement.  La solution de nettoyage   d&rsquo;acide chlorhydrique (HCl) dilué à ≈ 0,1 à 0,5 M, pour dissoudre carbonates, hydroxydes, dépôts minéraux légers, est parfois complétée de  pepsine pour éliminer les dépôts protéiques et le biofilm.<br />
    <strong>Ne pas tremper de manière prolongée</strong> dans la solution acide.</li>
<li><strong>Rincer</strong> rapidement à l&rsquo;eau distillée ou osmosée.</li>
<li><strong>Après nettoyage, reconditionner</strong> la sonde  15 à 30 min dans la solution de conservation (KCl 3 M). </li>
<li><strong>&Eacute;talonner</strong> la sonde après nettoyage. En effet, la solution de nettoyage diffusée dans la jonction  peut provoquer des potentiels de diffusion&nbsp;:  les ions H⁺, K⁺, Cl⁻ diffusent à des vitesses inégales générant une différence de potentiel électrique non réaliste.</li>
</ol>
<p>  Il est possible de <strong>restaurer la couche de gel</strong> (10–100 nm) d&rsquo;un bulbe desséché par une réhydratation de 12 à 24 heures, voire plusieurs jours pour un bulbe séché durant une longue période, dans une solution de stockage standard (KCl 3 mol/L). Etalonner pour vérifier l&rsquo;efficacité du traitement.</p>
<h5>Stockage</h5>
<p>La couche hydratée disparaissant, le verre perd sa sensibilité. La réponse devient lente  réduisant sa durée de vie. Le défaut peut être irréversible. De simples précautions limitent l&rsquo;usure&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Toujours humide</strong> : une sonde pH  ne doit  jamais être  à  sec, ne serait-ce que quelques minutes.</li>
<li><strong>Eau douce interdite</strong> : ne jamais  stocker la sonde dans de l&rsquo;eau déminéralisée, osmosée, qui provoquerait un lessivage des ions la rendant inopérante. </li>
<li><strong> Stockage à court terme</strong> : entre les mesures ou lorsque l&rsquo;électrode n&rsquo;est pas utilisée pendant de courtes périodes, il est préférable de conserver la sonde (bulbe et jonction) dans son récipient contenant la <strong>solution  de conservation</strong> composée de chlorure de potassium (KCl à 3 mol/L). S&rsquo;assurer de l&rsquo;immersion totale du bulbe.</li>
<li><strong>Stockage long terme</strong> : quand la couche hydratée se formant sur le bulbe sèche, elle se contracte, les sites Si–OH se réorganisent la réponse devient lente ou erratique. Aussi, la sonde se stocke dans son capuchon protecteur fourni à l&rsquo;achat, rempli de <strong>solution  de conservation   (KCl à 3 mol/L)</strong>. Le <strong>bulbe et la jonction doivent être immergés</strong>. S&rsquo;assurer de l&rsquo;étanchéité à la fermeture  sous peine d&rsquo;évaporation de la solution  entraînant la formation de cristaux au niveau de la jonction, voire même à l&rsquo;intérieur  de l&rsquo;électrode. Ainsi la sonde pourra être utilisée  immédiatement avec un temps de réponse court. </li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(5,1fr);">
<div class="grille-titre ">Sondes pH</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/20.jpg"><figcaption class="figlegende">Sonde double jonction, avec 2 électrodes.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/21.jpg"><figcaption class="figlegende">Capuchon protecteur étanche avec solution de conservation KCl. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/22.jpg"><figcaption class="figlegende">Liaison câble/capuchon source d&rsquo;infiltrations.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/23.jpg"><figcaption class="figlegende">Support de sondes Grotech.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/24.jpg"><figcaption class="figlegende">Support réglable 3D.</figcaption></figure>
</p></div>
<h5>Problèmes fréquents, remèdes.</h5>
<p class="align-j">Cet article a mis en avant des problèmes pouvant survenir durant l&rsquo;utilisation d&rsquo;un pH-mètre ou régulateur pH. Le tableau 2 répertorie quelques cas et les actions correspondantes. </p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:100%; max-width: 800px">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 2 : Problèmes et causes potentielles<br />
    </caption>
<tr>
<th width="18%">Défaut</th>
<th width="45%">Causes potentielles</th>
<th>Actions</th>
</tr>
<tr>
<td>Temps de réponse lent, sensibilité réduite.</td>
<td>Sonde encrassée, partiellement obstruée ou desséchée. <br />
        Longueur de câble excessive.</td>
<td>Nettoyer la sonde</td>
</tr>
<tr>
<td>Valeurs instables.</td>
<td>Interférences électromagnétiques (alimentations, pompes, relais,  électrovannes). <br />
        Mauvaise   référence électrique (masse).<br />
        Défaut d’isolement d’un appareil immergé (pompes, chauffages, sondes de niveau, électrodes ORP). <br />
        Carte, connexions BNC du pH-mètre humides. </td>
<td>Mise à la terre.<br />
        Vérifier chaque équipement immergé.<br />
        Eloigner les équipements parasites.<br />
        Nettoyer, sécher l&rsquo;électronique et connexions (nettoyant contact, silicone, tropicalisation).</td>
</tr>
<tr>
<td>Fluctuations   pH entre min et max.</td>
<td>
<p>Blindage mal relié        à la prise BNC.<br />
          Défaut d&rsquo;étanchéité  câble/sonde.
        </p>
</td>
<td>Vérifier la connexion du blindage à  BNC.<br />
        Nettoyer et sécher  câble et capuchon (nettoyant contact, silicone), voire remplacer la sonde.</td>
</tr>
<tr>
<td>Mesure locale  non       représentative.</td>
<td>
<p>Flux ioniques locaux perturbateurs (injections de réactifs, bulles (CO₂, air), turbulences hydrauliques.</p>
</td>
<td>Eloigner des zones influantes.</td>
</tr>
<tr>
<td>Dérive rapide, étalonnage impossible</td>
<td>
<p>Sonde usée,  bulbe détérioré, jonctions colmatées, électrolyte interne contaminé.</p>
</td>
<td>Remplacer la sonde.</td>
</tr>
</table>
<div align="center"></div>
<div align="center"></div>
<h2>3. &Eacute;talonner le pH-mètre avec sa sonde</h2>
<h3>3.1. Principes d&rsquo;étalonnage</h3>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/1.png" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/ph_mesure/1.png"></a><figcaption class="figlegende">Figure 1 : Etalonnage en 2 temps 1 : point zéro à pH&nbsp;7 et 2 : pente à  pH&nbsp;4 ou pH&nbsp;9.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le pH-mètre et la sonde forment un couple indissociable, ainsi l&rsquo;étalonnage se réalise toujours pour  chaque ensemble appareil + sonde. Une nouvelle sonde implique un nouvel étalonnage. L&rsquo;étalonnage s&rsquo;effectue environ <strong>tous les mois</strong>, et plus fréquemment quand la sonde vieillit. Respecter la fréquence est  essentiel quand il s&rsquo;agit de piloter des fonctions critiques de la maintenance (supplémentation en KH et Ca&#8230;). </p>
<p class="align-j">La relation entre le pH et la tension délivrée par la sonde étant linéaire, l&rsquo;étalonnage s&rsquo;effectue en deux points qui caractérisent le <strong>point zéro</strong> de la droite (offset)    et sa <strong>pente</strong> (inclinaison) (figure 1). Les deux solutions tampons d&rsquo;étalonnage sont choisies en fonction de la précision souhaitée et de la plage de mesure.</p>
<ol>
<li><strong>Etalonnage du point zéro </strong>: avec une <strong>solution tampon pH&nbsp;7,</strong> l&rsquo;électrode pH devant alors délivrer une tension de 0 mV. Toujours réaliser l&rsquo;étalonnage avec le tampon pH7  en premier.</li>
<li><strong>Etalonnage de la pente </strong> : la seconde solution tampon doit avoir une valeur de pH proche de la valeur de mesure, avec un écart d&rsquo;au moins 2 pH, soit en général <strong> pH&nbsp;4,01</strong> <strong>pour l&rsquo;eau douce </strong>et <strong> pH&nbsp;918</strong><strong> </strong>(ou pH&nbsp;10,01)<strong> pour l&rsquo;eau de mer.</strong>
    </li>
</ol>
<h3>3.2. Solutions tampon</h3>
<ul>
<li><strong>Certification</strong> : En usage aquariophile il n&rsquo;est pas essentiel d&rsquo;utiliser des solutions tampon certifiées. <span class="align-j">Une solution tampon standard devrait avoir une précision de ± 0,02 unités de pH</span></li>
<li><strong>Pouvoir tampon</strong> : les solutions d&rsquo;étalonnage couramment utilisées (phosphate monopotassique et  disodique, borax ou carbonate de sodium) se distinguent par leur capacité tampon élevée et leur stabilité à long terme. Elles présentent l&rsquo;avantage de ne pas se laisser facilement contaminer par d&rsquo;autres liquides. Pour autant toute précaution doit être prise pour éviter les contaminations lors des manipulations croisées.</li>
<li><strong>Durée de vie</strong> : correctement stockée la solution se conserve environ 1 an. </li>
<li><strong>Utilisation</strong> : limiter l&rsquo;exposition au dioxyde de carbone de l&rsquo;air, ne pas agiter fortement.</li>
</ul>
<p class="align-j">Les valeurs des solutions  tampons résultent de mélanges acide/base  normalisés NIST. Plus ou moins sensibles à la température, elles sont établies pour une  température de référence  25 °C (tableau&nbsp;3).</p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:100%; max-width: 700px">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 3 : Caractéristiques des solutions tampon<br />
    </caption>
<tr>
<th width="15%">Tampon pH</th>
<th width="30%">Tampon</th>
<th width="15%">Sensibilité thermique</th>
<th width="12%">pH 20°C</th>
<th width="12%">pH 25°C</th>
<th width="12%">pH 30°C</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">4,01</td>
<td align="center">Phtalate acide de potassium (KHP)</td>
<td align="center">Très faible</td>
<td align="center">4,003</td>
<td align="center">4,005</td>
<td align="center">4,08</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">6,86</td>
<td align="center"> Phosphate <br />
        (KH₂PO₄ / Na₂HPO₄)</td>
<td align="center">Faible</td>
<td align="center">6,881</td>
<td align="center">6,865</td>
<td align="center">6,853</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">9,18</td>
<td align="center">Borate (Na₂B₄O₇) </td>
<td align="center">Modérée</td>
<td align="center">9,226</td>
<td align="center">9,180</td>
<td align="center">9,139</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">10,01</td>
<td align="center">Carbonate (NaHCO₃ / Na₂CO₃)</td>
<td align="center">Forte</td>
<td align="center">10,153</td>
<td align="center">10,012</td>
<td align="center">9,879</td>
</tr>
</table>
<h3>3.3. Mode opératoire d&rsquo;étalonnage  </h3>
<ol>
<li><strong>Nettoyer la sonde</strong> comme expliqué ci-dessus.</li>
<li><strong>Rincer rapidement</strong> dans de l&rsquo;eau déminéralisée ou osmosée puis  égoutter avant chaque étalonnage.</li>
<li><strong>Essuyer</strong> la sonde avec un papier absorbant en <strong>évitant tout contact avec le bulbe</strong>. Ne pas souffler sur le bulbe, ce qui le sècherait.</li>
<li><strong>Tremper   dans la solution pH&nbsp;7</strong> de 1 à 3 mn selon la réactivité de la sonde, <span class="align-j">le temps nécessaire pour que tampon et électrode soient à la même température.</span> Valider la valeur sur le pH-mètre quand elle est stable.</li>
<li><strong>Rincer</strong> de nouveau  et  égoutter entre chaque mesure.</li>
<li><strong>Tremper  dans la solution pH&nbsp;9</strong> (ou pH&nbsp;4) de 1 à 3 mn  et valider, dans les conditions identiques à pH&nbsp;7.</li>
<li><strong>Réitérer</strong> les opérations depuis l&rsquo;étape 2 jusqu&rsquo;à ce que le pH-mètre indique des valeurs proches (écart &asymp;&nbsp;0,02 pH) sans besoin de réétalonner. Chaque  ajustement corrige une partie de l&rsquo;erreur jusqu&rsquo;à obtenir une valeur représentative, crédible.
<ul>
<li>Valeurs correctes après1 à 2 itérations : sonde correcte, la pente  réelle est &gt; 95 % de la pente théorique.</li>
<li> Nécessité de répéter 3 à 4 itérations : sonde   colmatée ou  usée (vieillissement du verre, hydratation incomplète, dépôts sur le bulbe. La pente  réelle peut être &gt; 90 % de la pente théorique. Retenter un nettoyage plus poussé.</li>
<li>Impossibilité de retrouver les valeurs correctes : sonde  hors d&rsquo;usage, pente &lt; 90 % de la pente théorique. </li>
</ul>
</li>
</ol>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.mt.com/dam/non-indexed/po/pro/pdf/guides/generic/PA0010en_30078149_pH_Booklet_en_2023_07_LR.pdf">The theory and practice of pH applications: a guide to pH measurement</a> Mettler-Toledo GmbH 2023</li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/mesurer-ph-aquariophilie/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/mesurer-ph-aquariophilie/">Mesurer le pH en aquariophilie</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Piloter un réacteur à hydroxyde de calcium par la durée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 12:19:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[hydroxyde calcium]]></category>
		<category><![CDATA[RAH]]></category>
		<category><![CDATA[réacteur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un aquarium récifal, l&#8217;un des moyens permettant de maintenir les taux de calcium et d’alcalinité consiste à injecter de l&#8217;hydroxyde de calcium (kalkwasser) très basique, au moyen d&#8217;un réacteur dont le pilotage peut s&#8217;appuyer sur la compensation de l&#8217;évaporation de l&#8217;eau, la mesure de pH dans l&#8217;aquarium, ou plus simplement selon un rythme horaire. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/piloter-reacteur-hydroxyde-calcium-duree/">Piloter un réacteur à hydroxyde de calcium par la durée</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Dans un aquarium récifal, l&rsquo;un des  moyens permettant de  maintenir les taux de calcium et d’alcalinité consiste à injecter de l&rsquo;hydroxyde de calcium  (kalkwasser) très basique, au moyen d&rsquo;un réacteur dont le pilotage peut s&rsquo;appuyer sur la compensation de l&rsquo;évaporation de l&rsquo;eau, la mesure de pH dans l&rsquo;aquarium, ou plus simplement selon un rythme horaire. Cet article propose un moyen simple, de parvenir à ce dernier cas.</p>
<h2>1. Pourquoi utiliser un RAH</h2>
<p class="align-j">Le  réacteur à hydroxyde de calcium (RAH)  délivre une solution saturée d’hydroxyde de calcium, très basique (pH ~12). Il s&rsquo;utilise dans deux principaux cas :</p>
<ol>
<li><strong>Supplémenter les apports en calcium et en carbonates</strong> quotidiennement.</li>
<li><strong>Compenser la baisse de pH nocturne</strong> induite pas l&rsquo;arrêt de la photosynthèse alors que la respiration des organismes se poursuit. Il peut agir en complément d&rsquo;autres apports, notamment celui d&rsquo;un réacteur à calcaire (RAC)  parfois lui-même la cause d&rsquo;un pH bas quand son fonctionnement n&rsquo;est pas optimisé.</li>
</ol>
<h2>2. Principe de pilotage par plages horaires</h2>
<h3>2.1. Objectifs</h3>
<p class="align-j">Une approche simple et efficace consiste à programmer l’injection de l&rsquo;hydroxyde de calcium  en fonction du temps, à l’aide d’une pompe péristaltique. La distribution est alors lente en courtes périodes répétées  la nuit, selon les besoins du bac. Pour ce, le système doit répondre à des objectifs :</p>
<ul>
<li><strong>Période d&rsquo;injection ciblée</strong>, le plus souvent nocturne après l&rsquo;arrêt de  la photosynthèse, par exemple de 20&nbsp;h à 8 h.</li>
<li><strong>Quantité injectée modulable, </strong>par petites doses évitant la précipitation locale. Elle dépend des paramètres suivants&nbsp;:
<ul>
<li><strong>Débit lent </strong>de la  pompe péristaltique (20 à 100 ml/mn), parfois modulable sur certaines pompes.</li>
<li><strong>Durée </strong>des injections (ex. 5 à 30 secondes) : de petites quantités  limitent le risque de hausse brutale du pH et  la précipitation du calcium et des carbonates.</li>
<li><strong>Fréquence</strong> des injections (ex. 2 à 30 fois par heure).  Des injections régulières stabilisent le pH de manière douce.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Sécurité</strong> : pour éviter les risques d’élévation excessive du pH au-delà de 8,5 il est recommandé de limiter le débit ou la concentration de l&rsquo;hydroxyde, voire de coupler le système à un contrôleur pH qui stoppera les injections. </li>
</ul>
<h3>2.2. Avantages et inconvénients</h3>
<h4><span class="align-j">Avantages</span>&nbsp;: </h4>
<ul>
<li><strong>Stabilité du pH</strong> nocturne améliorée. </li>
<li><strong>Apport  en calcium et alcalinité</strong>, en complément d’un éventuel réacteur à calcaire ou Balling. </li>
<li>Simplicité de mise en œuvre, sans nécessité de sonde pH ni de régulation en boucle fermée. </li>
<li>Pas de risque d&rsquo;injecter trop d&rsquo;eau de nature à modifier la salinité.</li>
<li>Peu de risque de dérèglements quand les réglages sont optimisés. Des aquariums de grands volumes utilisent ce système de régulation de pH sans problème durant des années.</li>
<li>Faible coût.</li>
</ul>
<h4 class="align-j">Inconvénients :</h4>
<ul>
<li>Nécessité de recharger régulièrement le réacteur en hydroxyde de Ca tous les 2 à 7  jours selon la concentration et l&rsquo;usage.</li>
<li><strong>Irrégularité dans le cadre du maintien du pH</strong>&nbsp;:  on utilise du lait de chaux, une dilution  fortement concentrée au-delà de la limite de solubilité de l&rsquo;hydroxyde de calcium. Cependant la concentration  interne diminue à chaque injection j&rsquo;usqu&rsquo;à atteindre  une solution tout saturée, assez limpide, l&rsquo;eau de chaux.</li>
<li>Les injections introduisent aussi de l&rsquo;eau dont le volume quotidien doit rester inférieur à l&rsquo;évaporation.
<ul>
<li>La suplémentation de Ca et KH souvent avec de l&rsquo;eau de chaux, une solution limpide saturée en hydroxyde, trouve alors sa limite en présence d&rsquo;une forte densité d&rsquo;animaux calcificateurs.</li>
<li>Le maintien du pH nocturne impose souvent d&rsquo;utiliser du lait de chaux, une dilution blanchâtre sursaturée de poudre.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h2>3. Quelle quantité d&rsquo;hydroxyde de calcium injecter</h2>
<p class="align-j">Toute supplémentation, quelle qu&rsquo;elle soit, se détermine selon la consommation du ou des éléments consommés quotidiennement. </p>
<p class="align-j"> L&rsquo;hydroxyde de calcium permet d&rsquo;obtenir du calcium et des carbonates  Ca(OH)<sub>2</sub> → Ca<sup>2+</sup> + 2OH<sub>2</sub> dans un ratio fixe. Le calcium est immédiatement disponible tandis que les ions OH<sub>&#8211;</sub> réagissent avec le CO<sub>2</sub> dissous pour former des carbonates (nécessité  de gaz carbonique dissous dans l&rsquo;eau). </p>
<div class="figfloat">
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
    &Eacute;valuer la consommation KH<br />
    </caption>
<tr>
<th>Charge en  coraux</th>
<th width="30%">dKH/j</th>
</tr>
<tr>
<td>Faible (quelques LPS)</td>
<td align="center">0,2 – 0,5</td>
</tr>
<tr>
<td>Moyenne (LPS, quelques SPS)</td>
<td align="center">0,5 – 1,0</td>
</tr>
<tr>
<td>Forte (dominance SPS)</td>
<td align="center">1,0 – 2,5</td>
</tr>
<tr>
<td>Très forte (SPS matures,    croissance rapide)</td>
<td align="center">2,5 – 4,0</td>
</tr>
</table>
</div>
<p class="align-j">Les coraux qui fabriquent principalement du carbonate de calcium CaCO<sub>3</sub> sous forme aragonite consomment du calcium et des carbonates selon un ratio stable, avec une stœchiométrie proche de 1:1 en mole. Le récifaliste connaissant la consommation quotidienne de carbonates via la mesure facile du KH ou le tableau ci-contre, peut facilement en déduire la quantité d&rsquo;hydroxyde de calcium&nbsp;: 1 dKH consommé = 20 × 0,357 ≈ 7,1&nbsp;mg de Ca(OH)<sub>2</sub> par litre d’eau. Ainsi, un aquarium de volume V consommant X dKH par jour, nécessite :</p>
<p class="align-c"> Masse journalière Ca(OH)<sub>2</sub> (g) = 0,0071 x X (dKH) x V (l)</p>
<p>Exemple&nbsp;:  un aquarium de 1000 l consommant 1,5 dKH/j nécessite&nbsp;0,0071 × 1,5 × 1000 = 10,650&nbsp;g de <span class="align-c">Ca(OH)<sub>2</sub></span> par jour, soit 11&nbsp;g (une cuillère à soupe bombée &asymp; 12 g).</p>
<p>Dans la pratique la consommation dépend de l&rsquo;ensemble des organismes calcificateurs (coraux, mollusques tels que les bénitiers&#8230;). Les paramétrages  ne sont validés qu&rsquo;après essais et sont réajustés selon l&rsquo;évolution.</p>
<h2>3. Réalisation DIY de pilotage du RAH</h2>
<h3>3.1. Composants</h3>
<p class="align-j">Le choix des composants a ici pour objectif  une réalisation accessible à un bricoleur non expert. Elle fait appel à deux modules électroniques l&rsquo;un pour la minuterie (horloge journalière) et l&rsquo;autre pour les séquences de distributions (timer), le tout pour un coût modique d&rsquo;environ 35&nbsp;€.</p>
<table class="tableau"  align="center">
<tr>
<td width="20%"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/3.jpg"></td>
<td><strong>Module minuterie</strong> (3&nbsp;€) : il s&rsquo;agit du module  XH-M196 12 VCC, 50 mA. Il permet de programmer 3 plages d&rsquo;heures quotidiennes à la minute près. Toute période débutant avant minuit et finissant après minuit nécessite deux plages horaires (ex. 20h00 &#8211; 23h59 puis 0h00 &#8211; 8h00). Une batterie  permet de conserver l&rsquo;heure  en cas de coupure de courant. La <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/Horloge XH-M196.pdf">notice Horloge XH-M196</a> détaille le paramétrage.</td>
</tr>
<tr>
<td><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/4.jpg"></td>
<td><strong>Module timer</strong> (2 €): le module  relais temporisé XY-J104 12&nbsp;VCC, 50&nbsp;mA. Il permet plusieurs configurations de successions ON/OFF avec une précision de 0,1 s, 1&nbsp;s ou 1&nbsp;mn selon le cas, pour piloter un relais. La  notice <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/Relais temporisé XY-J102, J104.pdf">Relais temporisé XY-J102, J104</a> détaille le paramétrage. Dans notre cas (programme P1.3) une succession d&rsquo;états marche/arrêt, débutant par une séquence ON, paramétrables de 1&nbsp;s à 999&nbsp;mn, se succèdent durant la la plage horaire.</td>
</tr>
<tr>
<td><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/5.jpg"></td>
<td><strong>Pompe péristaltique</strong> (5 &#8211; 12&nbsp;€): une pompe 12 VCC, 500&nbsp;mA de débit 20 à 100&nbsp;ml/mn (ex. Kamoer KPHM100-HEB10 de 90&nbsp;ml/mn) avec tube PBT.</td>
</tr>
<tr>
<td><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/8.jpg"></td>
<td><strong>2 connecteurs</strong> (1&nbsp;€) prise Jack femelle  de montage sur panneau 5.5&nbsp;x 2.1&nbsp;mm, l&rsquo;un pour l&rsquo;alimentation 12&nbsp;V et la pompe 12&nbsp;V interne au RAH.</td>
</tr>
<tr>
<td><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/9.jpg"></td>
<td><strong>Interrupteur à bascule</strong> (0,5&nbsp;€)  3 broches, dia 15 mm, pour commuter l&rsquo;appareil en marche auto et forcée si besoin.</td>
</tr>
<tr>
<td><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/6.jpg"></td>
<td><strong>Alimentation</strong> (3&nbsp;€) 12 VCC, 3A.</td>
</tr>
<tr>
<td><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/10.jpg"></td>
<td><strong>Boitier</strong> (6&nbsp;€) ABS couvercle transparent 120 x 120 x 90  mm</td>
</tr>
<tr>
<td><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/7.jpg"></td>
<td><strong>Pompe interne RAH</strong> (10&nbsp;€) : j&rsquo;ai profité de l&rsquo;occasion pour changer la pompe initiale 230&nbsp;V par une pompe très basse tension compatible avec les composants modèle  brushless JT750, 12&nbsp;V, 17 W, 1400&nbsp;mA , 700&nbsp;l/h, IP68. L&rsquo;usage dira s&rsquo;il faut s&rsquo;orienter vers un axe en céramique plus fiable.</td>
</tr>
<tr>
<td>&nbsp;</td>
<td><strong>Accessoires</strong> : fil  0,3 mm2 ;  soudure, fixation&#8230;</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>3.2. Assemblage électrique</h3>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><figcaption class="grille-titre">Figure 1 : Schéma d&rsquo;assemblage des composants</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/1.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/1.jpg"></a> </figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>3.3 Montage des composants</h3>
<p class="align-j">Dans l&rsquo;urgence  le   montage ci-dessous utilise un modèle provisoire de  pompe péristaltique et de boitier.</p>
<h3>3.4 Fonctionnement du programme</h3>
<p class="align-j">Dans la vidéo, <span class="figlegende"> à 15h53 le démarrage de la pompe se produit après 15 s, puis s&rsquo;arrête à 10 s. Ce n&rsquo;est pas la configuration finale dans laquelle la séquence ON (démarrage) a lieu en premier.</span></p>
<p class="align-j">Pour mon aquarium de 1000&nbsp;l moyennement peuplé, j&rsquo;ai injecté du lait de chaux durant 10 secondes toutes les 3 minutes entre 20h et 8h.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<div class="grille-titre ">Assemblage et fonctionnement</div>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/19.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/19.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Assemblage des composants</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne">
    <video style="width:100%; height:auto;" poster="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/19.jpg" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/vid1.webm"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/vid1.mp4"></video><figcaption class="figlegende">Programme</figcaption></figure>
</div>
<h3>3.5 Assemblage avec le réacteur</h3>
<div class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/20.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah_timer/20.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Réacteur en fonction</figcaption></div>
<p class="align-j">J&rsquo;utilise ici un vieux réacteur à hydroxyde Ratz qui m&rsquo;a rendu de loyaux services à mes débuts. J&rsquo;ai simplement changé la  pompe de mélangeage pour un modèle très basse tension 12&nbsp;VCC dont la connexion passe au travers du couvercle pour un remplacement éventuel. </p>
<h2>4. Conclusion</h2>
<p class="align-j">Mon utilisation  destinée à réguler le pH nocturne d&rsquo;un aquarium de 1000&nbsp;l moyennement peuplé a nécessité l&rsquo;ajout de 2 cuillères à soupe d&rsquo;hydroxyde de calcium tous les 2 jours, stabilisant le pH globalement entre 8,0 et 8,4. Cette solution ne me permettant pas de réguler le  pH de manière autonome lors d&rsquo;absences prolongées, je l&rsquo;ai abandonnée.</p>
<p class="align-j">La programmation temporelle des injections d’hydroxyde de calcium reste une solution accessible et efficace pour stabiliser le pH d’un aquarium récifal. Elle demande une attention régulière et un bon ajustement des volumes injectés pour éviter les déséquilibres, mais s&rsquo;avère une méthode fiable pour maintenir la chimie de l’eau.</p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/piloter-reacteur-hydroxyde-calcium-duree/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/piloter-reacteur-hydroxyde-calcium-duree/">Piloter un réacteur à hydroxyde de calcium par la durée</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Refroidir un aquarium par géothermie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 21:14:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[chaleur]]></category>
		<category><![CDATA[géocooling]]></category>
		<category><![CDATA[géothermie]]></category>
		<category><![CDATA[refroidir]]></category>
		<category><![CDATA[température]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La régulation de la température en aquarium récifal est l&#8217;un des paramètres de base notamment dans un système hébergeant des invertébrés tropicaux du récif. En été, la température de l’eau peut dépasser le seuil critique pour les coraux. Les solutions classiques sont souvent énergivores, bruyantes, sources de chaleur ou peu efficaces dans des locaux mal [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">La régulation de la température en aquarium récifal est l&rsquo;un des paramètres de base notamment dans un système hébergeant des invertébrés  tropicaux du récif. En été, la température de l’eau peut dépasser le seuil critique pour  les coraux. Les solutions classiques sont souvent énergivores, bruyantes, sources de chaleur ou peu efficaces dans des locaux mal ventilés. L&rsquo;utilisation de la géothermie m&rsquo;a semblé une alternative, face à ces inconvénients. Cet article présente mon expérience, qui s&rsquo;avère performante et finalement facile à mettre en œuvre.</p>
<h2>1. Concept du géocooling</h2>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/1.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/1.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Fig 1&nbsp;: evolution de la température selon la profondeur sous terre.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La géothermie profonde,  exploite la chaleur  des couches souterraines à grande profondeur (chaleur résiduelle et issue des réactions internes), pour produire de l’énergie. Le géocooling, ou refroidissement géothermique passif, utilise simplement la fraîcheur naturelle des couches superficielles du sol, à faible profondeur, pour abaisser la température d’un local ou d’un fluide. En effet, à l&rsquo;état naturel le sous-sol conserve une température relativement constante à partir d&rsquo;une dizaine de mètres, de l&rsquo;ordre de 10 à 14&nbsp;°C en Europe occidentale. Elle varie selon les régions et les caractéristiques géologiques locales. Dans une région tempérée,  en été on peut espérer une température d&rsquo;environ 15&nbsp;°C dès un mètre de profondeur et 16 à 19&nbsp;°C à 50&nbsp;cm (figure 1). Ce concept est depuis longtemps utilisé dans les puits canadiens (puit provençal) (figure 2) pour rafraichir l&rsquo;air ambiant. Il retrouve un intérêt dans la production  des pompes à chaleur géothermiques. Dans ce cas la terre préchauffe l&rsquo;eau. (figure 3). </p>
<div style="clear:both,"></div>
<p class="align-j"> L&rsquo;influence de la température extérieure augmente rapidement dans les faibles profondeurs. Dans la pratique on enfouit les installations à une profondeur hors gel&nbsp;: 30 à 50&nbsp;cm dans le sud de la France, 50 à 80&nbsp;cm au centre et 80 cm à 1 m dans le nord, voire plus dans les zones montagneuses.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/2.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig. 2&nbsp;: Puit canadien de rafraichissement par air.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/3.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig. 3 : Préchauffage vers une pompe à chaleur.</figcaption></figure>
</div>
<h2>2. Le contexte</h2>
<h3>2.1. La région</h3>
<p class="align-j">L’aquarium est situé dans le Sud-ouest de la France, à Montauban, en bordure de la grande plaine formée par la Garonne. Une situation géographique à l’abri des influences océaniques directes, avec un sol argileux et sec en été, emmagasinant la chaleur durant la journée. La température estivale atteint des niveaux importants avec quelques épisodes annuels de canicules  (température &gt; 30°C, plus de 3 jours, sans rafraichissement nocturne). Le dernier record en 2023 a enregistré à Toulouse une température de 42,4 °C,  plusieurs jours, avec un pic nocturne exceptionnel à 34&nbsp;°C. Chauds les animaux !</p>
<h3>2.2. L&rsquo;aquarium</h3>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un bac récifal de 1000 litres, abritant une population composée essentiellement de  coraux durs (SPS et LPS),  d&rsquo;autres invertébrés variés (anémones, étoiles de mer, ophiures, escargots, holothuries) et quelques poissons tropicaux. Le bac est situé dans une pièce légèrement climatisée, orientée sud-est, proche d&rsquo;une baie vitrée. La chaleur  qui se dégage de la rampe d&rsquo;éclairage LED de 600 W et des équipements immergés (pompes, écumeur, brassage) entraîne une élévation naturelle de la température ayant déjà dépassé 30 °C en période estivale. </p>
<h3>2.3. L&rsquo;expérience du passé</h3>
<p class="align-j">J&rsquo;ai maintenu ce type d&rsquo;aquarium durant 20 ans dans la même région, dans une maison ancienne, fraiche mais  mal isolée,  avec malheureusement quelques sueurs estivales pour les occupants. L&rsquo;éclairage HQI  aidant, au-delà de 3 jours à plus de 30&nbsp;°C les coraux montraient des signes de faiblesse. Les bactéries se développaient  à vive allure et, avec l&rsquo;affaiblissement  des coraux, les pathogènes prenaient le dessus se traduisant par des nécroses (STN et RTN) à répétitions. Un groupe froid  de 650&nbsp;W assurait (difficilement lors des canicules) la régulation au prix d&rsquo;un fonctionnement de 15 heures par jour, de début juin à fin septembre, avec son lot d&rsquo;inconvénients&nbsp;: le bruit, la température dégagée et la douloureuse note d&rsquo;électricité.</p>
<p class="align-j">J&rsquo;ai déjà eu recours à des   ventilateurs qui ont vite montré  leurs limites. Un premier test de pseudo géothermie avec un tuyau installé dans un vide sanitaire trop tempéré, s&rsquo;est révélé totalement inefficace avec un gain de 0,2&nbsp;°C. Insuffisant pour compenser les sources de chaleur.</p>
<h3>2.4. Les expérimentations</h3>
<p class="align-j">Fort de ces constats, l&rsquo;opportunité de la construction de ma nouvelle maison, m&rsquo;a permis de mieux envisager la géothermie. Cependant, je ne souhaitais pas refroidir directement l&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium, craignant une action bactérienne au sein du tuyau enterré quelque peu hypoxique. La durée du passage est de l&rsquo;ordre de 1,5&nbsp;mn.</p>
<p class="align-j">Avec l&rsquo;option d&rsquo;un échangeur et pour anticiper les besoins, j&rsquo;ai tenté le calcul du bilan des échanges thermodynamiques&nbsp;: air ambiant / verre, propagation au sein verre, au contact verre / eau, l&rsquo;inertie dans l&rsquo;eau du bac,  au contact eau / échangeur, dans le tuyau de rafraichissement enterré et contact tuyau  / terre, en incluant les apports caloriques des pompes, de l&rsquo;éclairage&#8230; et je me suis perdu. J&rsquo;ai donc tenté l&rsquo;expérimentation. </p>
<p class="align-j">Dans un premier temps, j&rsquo;ai opté pour un échangeur géothermie/bac, à placer dans la cuve technique. A l&rsquo;heure où l&rsquo;on fait la chasse aux microgrammes par litre de métaux dissous, il  est difficile de trouver des matériaux suffisamment conducteurs et non oxydants dans l&rsquo;eau de mer.<br />
  J&rsquo;ai  d&rsquo;abord opté pour un tuyau PET d&rsquo;adduction d&rsquo;eau. Mauvais conducteur mais de faible épaisseur&#8230; pourquoi pas ?  Après modélisation 3D, et quelques pièces imprimées il conservait sa forme en serpentin (figures 4 à 6). Échec, le  gain s&rsquo;est limité à 0,8°C !<br />
  J&rsquo;ai donc tenté le serpentin en métal. Le titane étant trop cher pour un résultat incertain, j&rsquo;ai opté pour de l&rsquo;inox. L&rsquo;inox 304 L (A2) s&rsquo;oxyde dans l&rsquo;eau de mer. Pour éviter son contact direct avec l&rsquo;eau, j&rsquo;ai réussi à le passer tant bien que mal dans un tuyau souple PVC cristal (figure 7). Le bilan n&rsquo;a pas été meilleur.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/6.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig. 4&nbsp;: Double serpentin en tube PER.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/7.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig. 5 : Modélisation 3D en vue d&rsquo;impression.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/8.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig. 6 : L&rsquo;ensemble avec son support à la vitre.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/9.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig.  : Tentative d&rsquo;un seprepentin en inox revêtu de PVC.. </figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">Un récifaliste  adepte depuis longtemps de la géothermie a levé mes craintes liées à une action bactérienne. J&rsquo;ai donc abandonné l&rsquo;idée de l&rsquo;échangeur. Tout devenait plus simple et prometteur.</p>
<h2>3. Réalisation du refroidissement géothermique</h2>
<h3>3.1. Enfouissement du circuit</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;enfouissement sous le vide sanitaire durant la construction de la maison a facilité l&rsquo;opération. Pour autant il suffit de quelques saignées dans le sol sans besoin de creuser large et profond à la pelle mécanique. Cela peut se généraliser à de nombreuses situations.</p>
<p class="align-j">J&rsquo;ai profité du week-end précédant le montage du vide sanitaire et le coulage  de la dalle pour entamer les saignées (figures 8 et 9). Je souhaitais réaliser deux saignées de profondeur 80&nbsp;cm déportées l&rsquo;une à côté de l&rsquo;autre. La grippe et la fatigue du moment en ont décidé autrement&nbsp;:  les deux enroulements du tuyau (50&nbsp;m de tuyau alimentation  PE dia. 32)  seront superposés à 50 et 60 cm de profondeur. J&rsquo;ai espéré que le circuit étant enterré sous le vide sanitaire, il serait moins soumis à la température extérieure.</p>
<p class="align-j">Les deux bouts sont réservés dans le futur local technique (figure 10).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/11.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig. 8&nbsp;: Creusement à la pioche.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/10.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig. 9 : Vue d&rsquo;ensemble de l&rsquo;enfouissement du tuyau.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/12.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig. 10 : Réservation du tuyau dans le local technique. </figcaption></figure>
</div>
<h3>3.2. Dispositif dans l&rsquo;aquarium</h3>
<ul>
<li><strong class="align-j">Circulation</strong>&nbsp;: Des tuyaux PVC souple alimentaire sont emmanchés aux deux extremités du tuyau PE diamètre 32&nbsp;mm. L&rsquo;un vers la pompe de circulation  800&nbsp;l/h de 15W, placée dans le compartiment arrivé en en aval du micron filtre. L&rsquo;autre vers une canne de reflux à l&rsquo;opposé de ce même compartiment, vers le débordement.</li>
<li><strong>Régulation de température</strong> : elle est confiée à un régulateur W3230 avec sonde thermistance NTC10K avec câble de 3 mètres. Il commute la prise d&rsquo;alimentation (figure 11). La sonde en inox semble relativement sensible à l&rsquo;eau de mer. Je la change  dès que le régulateur donne des valeurs incohérentes. Privilégier un modèle tout plastique, ou alors  l&rsquo;isoler,  incluse dans un tube fin en plastique contenant de la colle silicone.</li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/13.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig. 11&nbsp;: Régulation de température.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/geothermie/14.jpg"><figcaption class="figlegende">Fig. 12 : Arrivée et sortie dans la cuve technique.</figcaption></figure>
</div>
<h3>3.3. Arrêt, mise en route</h3>
<p class="align-j">Arrêt et mise en route sont finalement plus rapide qu&rsquo;avec le groupe froid.</p>
<p class="align-j"><strong>&Aacute; l&rsquo;arrêt</strong>&nbsp;:</p>
<ol>
<li>Déconnecter le circuit de la cuve technique.</li>
<li>Introduire la pompe dans un seau d&rsquo;eau douce (20 litres) jusqu&rsquo;à évacuer l&rsquo;eau de mer.</li>
<li>Laisser circuler  environ 30&nbsp;mn en circuit fermé  dans un seau  d&rsquo;eau douce contenant un peu d&rsquo;eau de javel. </li>
<li>Laisser le tuyau plein, en l&rsquo;état pour l&rsquo;hiver.</li>
</ol>
<p class="align-j"><strong>&Aacute; la remise en route</strong>&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Remplacer le contenu d&rsquo;eau douce traitée par de l&rsquo;eau douce du réseau.</li>
<li>Laisser rincer en circuit fermé 30&nbsp;mn.</li>
<li>Injecter de l&rsquo;eau de mer issue de l&rsquo;aquarium jusqu&rsquo;à ce que le densimètre a aiguille indique l&rsquo;absence d&rsquo;eau douce.</li>
<li>Immerger la pompe   dans la cuve technique et positionner le rejet en aval de celle-ci.</li>
<li>La sonde de température est placée entre entrée et sortie de géocooling, de telle sorte que les ajustements de température soient progressifs, sans délai.</li>
</ul>
<h3>3.4. Efficacité</h3>
<p class="align-j">Le système s&rsquo;avère d&rsquo;une redoutable efficacité depuis 3 ans de fonctionnement. Il a passé  sans encombre les épisodes caniculaires, sans besoin de l&rsquo;appui du groupe froid conservé en secours éventuel. Par exemple à température extérieure 40&nbsp;°C (à l&rsquo;ombre) et température   intérieure 28&nbsp;°C, la température du bac est maintenue à 26&nbsp;°C avec une température de sortie de géocooling à 19°C, soit un gain de 7&nbsp;°C. Le tout avec 18 W de consommation, sans bruit, sans surchauffe, sans encombrement&#8230; et plus écologiquement si ce n&rsquo;est ma maigre contribution au réchauffement de la terre. Désolé !</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
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		<title>Choisir un microscope</title>
		<link>https://reeflexion.fr/choisir-un-microscope/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 May 2024 23:54:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[microfaune]]></category>
		<category><![CDATA[microscope]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le microscope s&#8217;avère indispensable pour identifier certains problèmes en aquariophilie récifale, liés à des microorganismes. L&#8217;offre est importante, pour des usages très différents. Cet article propose d&#8217;inventorier les besoins pour déterminer les critères du modèle correspondant au besoin du récifaliste. 1. Identifier quels organismes ? Le microcosme est un outil essentiel pour observer le microcosme [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Le microscope s&rsquo;avère indispensable pour identifier certains problèmes en aquariophilie récifale, liés à des microorganismes. L&rsquo;offre est importante, pour des usages très différents. Cet article propose d&rsquo;inventorier les besoins pour déterminer  les critères du modèle correspondant au besoin du récifaliste.</p>
<h2>1. Identifier quels organismes ?</h2>
<p class="align-j">Le microcosme est un outil  essentiel pour  observer le microcosme peu ou invisible à l&rsquo;œil nu, ou identifier des organismes plus précisémment dans le cadre d&rsquo;une résolution de problème. Les organismes  en question reviennent de manière récurrente. On peut citer :</p>
<ul>
<li><strong>Les dinoflagellés</strong> : souvent le premier achat fait suite à l&rsquo;apparition de dinoflagellés. En effet la lutte contre cet envahisseur impose une parfaite identification du genre avant d&rsquo;engager des actions appropriées. Leur taille est de l&rsquo;ordre de 5 à 40 µm pour les plus fréquents.</li>
<li><strong>Les diatomées</strong> : parfois confondues avec les dinoflagellés, une identification permettra là encore d&rsquo;engager des actions appropriées.</li>
<li><strong>Les protozoaires</strong> : ils sont souvent impliqués dans les stress des coraux pouvant conduire à des  nécroses, voire des nécroses rapides tissulaires (RTN) comme c&rsquo;est le cas avec <em>Philaster lucinda</em>. Mais celles-ci peuvent également être dues à d&rsquo;autres causes. Le microscope détermine si le plan d&rsquo;action sera biologique ou chimique.</li>
<li><strong>Le zooplancton</strong> : tel que les copépodes, les rotifères, et la méiofaune composée de mysis, amphipodes et quantité de larves (vers&#8230;).</li>
<li><strong>Le phytoplancton</strong> : pour en vérifier l&rsquo;espèce et la densité des cultures.</li>
<li><strong>Les algues</strong> : un léger grossissement permet de mieux identifier certaines espèces. </li>
</ul>
<p class="align-j">Le microscope amateur ne permettra malheureusement  pas d&rsquo;identifier les bactéries à l&rsquo;origine d&rsquo;infections conduisant à des maladies des coraux telles que la gelée brune ou les nécroses lentes des tissus (STN).</p>
<h2 class="align-j">2. Les caractéristiques du microscope</h2>
<p><strong>Optique ou numérique</strong>. </p>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/microscope/1.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/microscope/1.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Eléments du microscope</figcaption></figure>
<ul>
<li><strong>Optique</strong> : Le grossissement optique exploite les propriétés physiques des lentilles en verre. La qualité de l&rsquo;image perçue dépend de celles de l&rsquo;optique et de la géométrie de la lentille. Il trouve sa limite avec les grossissement très importants qui nécessitent des jeux de lentilles épaisses absorbant la lumière et fournissent des images moins nettes, peu contrastées.</li>
<li><strong>Numérique</strong> : Sa précision augmente avec sa résolution (la densité des pixels) captés par une caméra. Ce faisant il crée des pixels intermédiaires restitués à l&rsquo;écran. La qualité de l&rsquo;image finale dépend donc aussi du calculateur intégré. Un équipement bas de gamme amplifie tous les défauts d&rsquo;origine et propose une image certes grossie mais médiocre. Tandis qu&rsquo;un équipement  performant, plus cher, créera des pixels selon ceux environnants pour proposer une image améliorée.</li>
<li><strong>Les stéréo microscopes</strong> numériques, font ressortir les reliefs. Ne permettant pas des grossissements  importants ils ne sont pas adaptés à notre usage. </li>
</ul>
<p> L&rsquo;amplification numérique d&rsquo;un signal optique médiocre à la base  restera décevante. L&rsquo;aquariophile qui préfère dépenser son argent dans la maintenance de son aquarium trouvera satisfaction avec des modèle moins onéreux, optiques,  répondant pour l&rsquo;essentiel à   ses besoins. </p>
<p>Ce qui suit ne concerne donc que les modèles optiques. </p>
<p><span class="align-j"><strong>Support</strong> : le grossissement au-delà de 250X impose une stabilité que permet les microscopes à cadre <strong>métallique</strong>, rigide.</span> Eviter les modèles en plastique.</p>
<p class="align-j"><strong>Monoculaire ou binoculaire</strong> : les deux sont possibles pour nos usages. Le binoculaire est toutefois plus confortable pour des observations de longues durées.</p>
<p class="align-j"><strong>Grossissement</strong> : les organismes les plus gros utilisent environ 40X. Les plus petits,  de l&rsquo;ordre 100X à 500X. L&rsquo;observation de dinoflagellés entre 5 à 50 µm  se réalise entre  100X et 400X.  Des observations plus détaillées nécessiteront 600X. Une gamme de 40X à 1000X convient à notre usage. Il ne faut cependant pas attendre de la précision au delà de 800X avec des appareils premiers prix dont les optiques absorbent vite la lumière.</p>
<p class="align-j"><strong>Fixation</strong> : les valets (clips de maintien) suffisent pour observer des organismes immobiles. Un <strong>chariot  de déplacement</strong>  devient indispensable pour observer à plus de 200X des organismes mobiles.</p>
<p class="align-j"><strong>Eclairage</strong>, la lumière ambiante, réfléchie par un miroir ne suffit pas pour obtenir un contraste nécessaire. Quoique souvent insuffisante à fort grossissement.des sources de lumière additionnelles, en général LED, sont indispensables.  L&rsquo;une éclaire par le dessus, une autre  par dessous,  via un verre dépoli qui améliore la détection de nos microrganismes. Pour ceux qui observent souvent et souhaitent des images plus distinctes, un condenseur de lumière, parfois réglable,  apporte un gain appréciable de luminosité, plus homogène, sans défaut dans la surface et le plan de l&rsquo;objet.</p>
<p class="align-j"><strong>Optiques</strong> : les kits proposent en général un jeu d&rsquo;oculaires 10X et 25X, un intercalaire 2X et des objectifs 4X, 10X et 40X qui répond aux besoins. Le marché propose parfois des objectifs 100X à immersion dans l&rsquo;huile, inadaptés aux organismes vivants. Les grossissement s&rsquo;échelonnent alors de  40 à 2000X (40X, 80X, 100X, 200X, 250X, 400X, 500X, 800X, 1000X et  2000X) étant entendu que la netteté manque au-delà de 800X avec des microscopes de début de gamme.</p>
<p class="align-j"><strong>Captures d&rsquo;images et vidéo</strong> : Il est indispensable de pouvoir figer des images à partager, et conserver des vidéos notamment pour l&rsquo;identification d&rsquo;organismes  mobiles tels que les dinoflagellés.</p>
<ul>
<li>Le support de Smartphone répond à un usage occasionnel. &Eacute;viter cependant les modèles à ventouse, peu fiables au profit des supports à pinces.</li>
<li>La caméra USB de résolution 3 Mégapixels, connectée à un PC, répond au besoin pour des observations plus régulières. Pour à peine plus cher, pourquoi ne pas envisager 5 MP. Les logiciels étalonnables présentent l&rsquo;avantage de pouvoir mesurer et comparer les observations.</li>
</ul>
<p class="align-j"><strong>Mise au point</strong> : elle est facilitée avec les deux modes : rapide et micrométrique. Et de préférence une mise au point ambidextre, de chaque côté du microscope.</p>
<p class="align-j"><strong>Diaphragme</strong> : à disque 6 trous avec filtres de couleurs, apporte quelques possibilités supplémentaires mais ne s&rsquo;avère pas indispensable.</p>
<h2>3. Les modèles</h2>
<h3>Tarifs</h3>
<p class="align-j">Il  existe de nombreux modèles, de quelques dizaines  à quelques milliers d&rsquo;euros. Concentrons nous sur ceux qui répondront aux besoins de l&rsquo;aquariophile, à moindre coût</p>
<p class="align-j">Un modèle  scolaire à moins de 100&nbsp;€, suffit pourvu qu&rsquo;il ait une netteté acceptable dans des grossissement jusqu&rsquo;à 500X. Pour un peu plus de 100 €, on dispose déjà d&rsquo;options qui facilitent les observations et la réalisation de vidéos. A partir de 300&nbsp;€ on bénéficie d&rsquo;une optique un peu plus performante sans toutefois atteindre celle de modèles beaucoup plus couteux.</p>
<h3>Quelques exemples</h3>
<p class="align-j">Ces exemples ne sont donnés qu&rsquo;à titre indicatif. De nombreux fournisseurs fournissent des modèles aux caractéristiques similaires. Indépendamment des performances du microscope, l&rsquo;offre pourra se démarquer avec un SAV, des accessoires, une malette bien pratique etc.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);">
<div class="grille-titre ">Modèles de microscopes premiers prix</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/microscope/10.jpg"><figcaption class="figlegende"> Pour moins de 80&nbsp;€, ce type de modèle scolaire, monoculaire propose un choix complet de grossissements de  40X à 2000X, deux sources de&nbsp; lumière et un support de Smartphone.&nbsp;Certes rudimentaire, il permettra d&rsquo;identifier de nombreux organismes.<br />
    </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/microscope/11.jpg"><figcaption class="figlegende"> Le modèle binoculaire&nbsp; Huiley à 120&nbsp;€, accessoires et malette compris, s&rsquo;adresse  aux utilisateurs réguliers. Plus rigide avec un corps métallique, il sera aussi plus confortable avec deux optiques, des objectifs achromatiques, et plus pratique avec une table de déplacements et ses  mises au point  coaxiales&nbsp;: grossière et fine, à droite et à gauche.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/microscope/12.jpg"><figcaption class="figlegende">Avec l&rsquo;ajout d&rsquo;une caméra 5MP (40&nbsp;€), pour 300 € ce modèle <a href="https://www.vevor.fr/microscope-compose-c_11068/vevor-microscope-trinoculaire-compose-40x-5000x-microscope-biologique-mise-au-point-grossiere-et-fine-de-precision-avec-platine-2-etages-interface-pour-ordinateur-ou-ecran-externe-education-recherche-p_010513073246">Vevor</a> trinoculaire, 40X-5000X, doté d&rsquo;un condenseur, plus performant, connectable au PC, conviendra aux utilisateurs  appréciant l&rsquo;observation fréquente de  la micro et méiofaune.</figcaption></figure>
</div>
<h2 class="align-j">4. Comment prélever et observer un échantillon</h2>
<p class="align-j">En général on souhaite observer des organismes occupant les supports (pierres, sable, algues, vitres&#8230;). </p>
<p class="align-j">Par exemple pour prélever  dinoflagellés et diatomées&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Prélever des amas ou dépôts, à la pipette, en divers endroits (vitre, sable, PV, pompes&#8230;) et les déposer dans un petit contenant.</li>
<li>Agiter légèrement pour dissocier les amas d&rsquo;algues des organismes, de manière à favoriser la pénétration de la lumière.</li>
<li>Laisser reposer un peu, les organismes se concentreront au fond.</li>
<li>Prélever au fond, à la pipette.</li>
<li>Déposer quelques gouttes sur une lame porte-objet propre.</li>
<li>L&rsquo;observation peut se réaliser ainsi. <br />
  On peut aussi recouvrir le prélèvement d&rsquo;une lamelle couvre-objet, de manière à fixer les sujets et régulariser la couche de fluide. Alors, faire basculer la lamelle propre, en laissant échapper l&rsquo;air, mais sans trop comprimer pour laisser de la mobilité aux organismes.</li>
<li>Localiser  à faible grossissement (40X, 100X) le lieu de visée,  puis l&rsquo;augmenter progressivement jusqu&rsquo;à obtenir celui qui convient.</li>
<li>Nettoyer lame et lamelle en fin d&rsquo;observation.</li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/choisir-un-microscope/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/choisir-un-microscope/">Choisir un microscope</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Réfraction, réfractomètre</title>
		<link>https://reeflexion.fr/refraction-refractometre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Dec 2023 14:47:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[eau de mer]]></category>
		<category><![CDATA[refraction]]></category>
		<category><![CDATA[refractometre]]></category>
		<category><![CDATA[salinite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La salinit&#233; de l&#8217;eau de mer conditionne la vie de toutes les espèces vivantes marines adaptées à leur milieu. L&#8217;aquariophile marin en fait l&#8217;une de ses priorités. Il peut l&#8217;évaluer indirectement par la mesure d&#8217;autres grandeurs caractéristiques telle que la réfraction de l&#8217;eau de mer. Pourtant le réfractomètre est encore aujourd&#8217;hui bien décrié dans le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j"> La salinit&eacute; de l&rsquo;eau de mer conditionne la vie de toutes les espèces vivantes marines adaptées à leur milieu. L&rsquo;aquariophile marin en fait l&rsquo;une de ses priorités. Il peut l&rsquo;évaluer indirectement par la mesure d&rsquo;autres grandeurs caractéristiques telle que la réfraction de l&rsquo;eau de mer. Pourtant le réfractomètre est encore aujourd&rsquo;hui bien décrié dans le monde du récifal, et l&rsquo;objet d&rsquo;une méfiance due essentiellement à sa méconnaissance. Cet article passe en revue plusieurs aspects de l&rsquo;utilisation du réfractomètre, depuis son  fonctionnement jusqu&rsquo;à l&rsquo;interprétation des mesures.</p>
<figure class="figfloat"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/1.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/1.jpg"></a> </figure>
<h2>1.  La réfraction</h2>
<h3 class="align-j">1.1. Physiquement</h3>
<p class="align-j">C&rsquo;est, appliqué à notre domaine, la d&eacute;viation des rayons lumineux à l&rsquo;interface  entre l&rsquo;eau et des matériaux aux vitesses de phase différentes. Plus concrètement, la lumière, une onde,  se déplace dans une direction à une certaine vitesse. Au contact d&rsquo;un autre matériau, elle subit un changement d&rsquo;orientation et de vitesse du fait des caractéristiques propres du matériau. Ainsi un bâton plongé partiellement dans l&rsquo;eau  présente   une apparente  fracture  à la surface du  liquide, d&rsquo;où le terme  « réfraction ». La lumière est  réfractée. Le changement de vitesse (de phase) dans le matériau définit son indice de réfraction n.</p>
<h3 class="align-j">1.2. Indice de réfraction</h3>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/2.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/2.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 2 Incidence, réflexion, réfraction</figcaption></figure>
<p class="align-j">L&rsquo;indice  de réfraction  dépend de la composition du matériau, de sa densité, température etc. Il  est le résultat de phénomènes complexes d&rsquo;interactions entre les champs et les atomes de la matière. <br />
Pour deux milieux d&rsquo;indices respectifs n1 et n2 avec n1 &gt; n2 (figure 2), lorsqu&rsquo;un rayon lumineux, dit incident, atteint l&rsquo;eau sous un angle θ1, la déviation est telle qu&rsquo;il se divise. Une partie  se réfléchit à la surface selon le même angle θ1, l&rsquo;autre se réfracte dans l&rsquo;eau,  selon un angle θ2 avec la relation&nbsp;:</p>
<p class="align-c">n1.sin(θ1) = n2.sin(θ2)  [Equation 1]</p>
<p class="align-c">si 1 = air : indice de réfraction n2 = sin(θ1) / sin(θ2) [Equation 2]  </p>
<div class="figfloat">
  </p>
<table class="tableau">
<tbody>
<tr>
<th width="60%" align="center">Matière</th>
<th align="center">Indice de réfraction n</th>
</tr>
<tr>
<td>Vide</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr>
<td>Air</td>
<td>1,00029</td>
</tr>
<tr>
<td>Prisme optique (Baryum BAK4)</td>
<td>1,56774</td>
</tr>
<tr>
<td>Plastique optique (PMMA)</td>
<td>1,4917</td>
</tr>
<tr>
<td>Eau 20°C&nbsp;</td>
<td>1.333</td>
</tr>
<tr>
<td>Eau de mer S= »35, 25°C , p0</td>
<td>1,33940</td>
</tr>
<tr>
<td>Eau salée NaCl 25°C</td>
<td>1,3971 ??</td>
</tr>
</tbody>
<caption class="tableau-legende">
  Tableau 1 Indice de réfraction de différents matériaux.<br />
  </caption>
</table></div>
<p class="align-j">Cette équation sinus  révèle une situation particulière, <strong>sur laquelle repose le  réfractomètre</strong>, où l&rsquo;angle <span class="align-c">θ1, rasant la surface, </span>atteint la valeur limite  θlim = arcsin (n2/n1). C&rsquo;est <em>l&rsquo;angle limite</em> ou <em>angle critique</em>. <strong>Au-delà de <span class="align-c">cet angle critique, la </span>lumière n&rsquo;est plus réfractée, seulement réfléchie</strong>. N&rsquo;étant plus  réfractée elle n&rsquo;est plus visible sous la surface. On ne peut voir cette partie du faisceau qui apparait sombre dans un réfractomètre.</p>
<p class="align-j">On exprime le plus souvent l&rsquo;indice de réfraction comme le rapport entre la vitesse de la lumière dans le vide, et la vitesse de phase de la lumière dans ce milieu. Dans la pratique, on utilise comme référence la vitesse dans l&rsquo;air, sans impact sur nos mesures. C&rsquo;est un ratio de deux vitesse, une valeur sans dimension,  toujours supérieure à 1. 
</p>
<p class="align-j">L&rsquo;indice de réfraction dépendant de la longueur d&rsquo;onde d&rsquo;émission, on compare avec une radiation monochromatique de référence de longueur d&rsquo;onde 587,6&nbsp;nm, proche de la moyenne du <span onmouseover="affichDefinitionTitle(this)" title="La lumière visible, appelée aussi spectre visible ou spectre optique est la partie du spectre...">spectre visible</span>  (tableau ci-joint). On peut déjà noter ici la différence d&rsquo;indice entre l&rsquo;eau de mer et une eau salée avec seulement du chlorure de sodium NaCl.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>1.3. Réfraction et salinité</h3>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/3.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/3.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 3 Relation  salinité &#8211; réfraction -température</figcaption></figure>
<p class="align-j">La réfraction  d&rsquo;une eau salée avec (avec NaCl dans la figure 3) est linéairement proportionnelle à la concentration en sels. Notre réfractomètre exploite cette relation simple. L&rsquo;indice est d&rsquo;autant plus important que l&rsquo;eau est salée.</p>
<p class="align-j">Mais la réfraction dépend aussi de la nature du matériau et, concernant plus particulièrement l&rsquo;eau salée, elle dépend de la nature du soluté. Ainsi la réfraction ne sera pas identique pour une eau chargée de  sels différents et d&rsquo;autres constituants.<br />
L&rsquo;eau de mer contient plusieurs sels chlorure de sodium (NaCl), chlorure  de magnésium  MgCl<sub>2</sub>6H<sub>2</sub>O,  sulfate de magnésium  MgSO<sub>4</sub>7H<sub>2</sub>O, c&rsquo;est pourquoi, à  salinité égale, la réfraction de l&rsquo;eau de mer est  différente  d&rsquo;une eau simplement salée   avec du chlorure de sodium NaCl (ableau 1).  Par conséquent,  <strong>  lorsqu&rsquo;on mesure la salinité  d&rsquo;une eau de mer   avec un réfractomètre prévu pour   l&rsquo;eau salée au NaCl, il faut  retrancher 1,5 à 1,7 à la valeur lue</strong> pour obtenir la vraie salinité de notre eau de mer.</p>
<p class="align-c">Salinité eau de mer = salinité  réfractomètre NaCl &#8211; 1.5</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">Que mesurent les réfractomètres du commerce ?</h4>
<p class="align-j">La salinité mesurée est elle obtenue avec l&rsquo;eau de mer et tous ses sels, ou bien avec une dilution de sel NaCl&nbsp;? Cette question mériterait des réponses précises de la part des fabricants. Bien souvent ils n&rsquo;indiquent pas ce qu&rsquo;ils mesurent. L&rsquo;indication est parfois ambigüe, même de la part des spécialistes&nbsp;: Hanna HI96822 mesure le NaCl dans l&rsquo;eau de mer, comment comprendre cette information ?</p>
<h3>1.4. Réfraction et température</h3>
<p class="align-j">La salinité est indépendante de la température. Cependant l&rsquo;indice de réfraction change  beaucoup  avec la température (figure 3). Un aspect à intégrer lors des mesures comme on le verra.</p>
<h2 class="align-j">2. Le réfractomètre portatif</h2>
<figure class="figfloat"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/6.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/6.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Réfractomètre portatif.</figcaption></figure>
<p><span class="align-j">La salinité de l&rsquo;eau de mer, milieu n2 (figure 2), dépend de la réfraction   de l&rsquo;angle <span class="align-c">θ1 </span>d&rsquo;inclinaison du faisceau lumineux dans l&rsquo;air (milieu n1). Selon l&rsquo;équation&nbsp;1, il est  ainsi possible de déduire l&rsquo;indice de réfraction du milieu n2, et donc sa salinité, par la mesure  de l&rsquo;angle limite <span class="align-c">θ1</span>lim. </span>C&rsquo;est exactement ce que réalise notre  réfractomètre.</p>
<h3>2.1. Principe de fonctionnement des réfractomètres</h3>
<p><span class="align-j">Le  réfractomètre utilise la particularité d&rsquo;un rayon lumineux à ne plus être réfracté au-delà d&rsquo;un certain angle limite. Il reproduit cet angle limite,  sous lumière rasante (diffraction d&rsquo;incidence rasante), représentatif de l&rsquo;indice de réfraction lié à la composition du matériau, en l&rsquo;occurence son taux de sel,  sa salinité.</span></p>
<p>Pour ce, le réfractomètre doit essentiellement&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Reproduire la configuration d&rsquo;apparition du stade limite pour détecter le niveau  de cette particularité. C&rsquo;est le rôle de la première partie de l&rsquo;instrument&nbsp;: la plaque d&rsquo;illumination, qui contribue à scinder le faisceau et le prisme qui le redirige vers le système de mesure.</li>
<li>Exploiter l&rsquo;information visuelle reçue avec un jeu de lentilles optiques pour le quantifier, soit visuellement sur un réticule gradué ou électroniquement par<span class="align-j">  un système optronique.</span></li>
</ul>
<h4>2.2 Principe du réfractomètre portatif</h4>
<p class="align-j">C&rsquo;est celui que nous connaissons le mieux. Il comporte &nbsp;:</p>
<ul>
<li>Une plaque d&rsquo;illumination destinée à fixer l&rsquo;échantillon et à reproduire la lumière rasante proche de l&rsquo;angle critique.</li>
<li>Un  prisme qui réoriente le faisceau lumineux </li>
<li>Le télescope avec ses lentilles qui   concentre les rayons lumineux vers la visée</li>
<li>Le réticule gradué.</li>
<li>Une  mise au point focale</li>
<li>Un système de calibrage et de correction de température</li>
</ul>
<p></p>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><figcaption class="grille-titre"></figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/5.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/5.jpg"></a><figcaption class="figlegende"  >Principaux éléments composant un réfractomètre portatif. Simulation d&rsquo;un même faisceau lumineux traversant deux fluides 1 et 2. Le fluide 2 ayant un indice de réfraction supérieur (salinité plus haute), le faisceau le traverse plus dificilement, il est plus dévié au sein de l&rsquo;échantillon 2, l&rsquo;angle critique est plus important, la frontière entre les deux zones (claire/sombre) du graticule plus haute.</figcaption></figure>
<h4 class="align-j">La plaque d&rsquo;illumination</h4>
<p>Elle est en verre et pour les modèles premiers prix, en plastique. On lui doit plusieurs fonctions&nbsp;:</p>
<ul>
<li> Maintenir en place les gouttes, échantillon d&rsquo;eau à analyser</li>
<li>Canaliser la lumière vers l&rsquo;échantillon&nbsp;: la plaque dispose souvent  d&rsquo;un  biseau qui récupère la lumière la plus rasante, provenant  de l&rsquo;axe du réfractomètre.</li>
<li>Réduire la lumière parasite&nbsp;:  l&rsquo;indice de réfraction de la plaque d&rsquo;illumination doit impérativement être supérieur à  celui du liquide, sinon la lumière pénètrerait verticalement.  La plaque est donc diffuse sur sa partie inférieure, satinée par grattage ou moulage, afin de limiter la pénétration des rayons verticaux qui ne répondent pas à l&rsquo;exigence de lumière rasante.</li>
<li>Générer une lumière rasante&nbsp;: en plus de ce qui précède, la plaque génère et maintien un film d&rsquo;eau très fin, indispensable pour obtenir une lumière rasante. La lumière incidente traverse ce film de manière très tangentielle. C&rsquo;est la condition pour s&rsquo;approcher de l&rsquo;angle critique.</li>
</ul>
<p class="align-j"> De cette petite plaque, apparemment anodine, dépend la qualité à la source, du faisceau réfractant. &Agrave; ce stade, seule la lumière réfractée pénètre dans le réfractomètre créant deux zones distinctes&nbsp;:  claire et sombre. C&rsquo;est la raison pour laquelle un œil  placé devant la visée du réfractomètre  perçoit toute la lumière réfractée dans une zone claire, délimitée par une frontière au-delà de laquelle tout est  subitement plus sombre. Dans la pratique, un peu  de lumière diffuse  dans la zone sombre  permettant de lire  l&rsquo;échelle.<br />
  Il est évident que des plaques en verre permettent une meilleure lecture que les plaques en plastique. Ces dernières répondent toutefois au besoin des aquariophiles.<br />
  
</p>
<h4 class="align-j">Le prisme</h4>
<figure class="figfloat"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/8.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/8.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Prisme  « mode transmission »</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le prisme d&rsquo;un réfractomètre portatif est en mode &quot;transmission&quot;. C&rsquo;est à dire que la lumiere passe  au travers du prisme.</p>
<p class="align-j">Le prisme  doit&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Capter les rayons lumineux sans distorsion, sans le rendre diffus. Idéalement le rayon doit sortir en un seul rayon. La surface de contact avec l&rsquo;échantillon, le dioptre, est en matériau dur, totalement plan, sans aucun défaut géométrique ni aspérité.</li>
<li>Orienter et transmettre les rayons vers l&rsquo;organe de lecture. Pour ce on utilise des matériaux très transparents tels que le verre, verre au baryum, silice, saphir etc.</li>
</ul>
<h4>Lentille </h4>
<p>Une ou plusieurs lentilles en verre, intercalée entre le prisme et le système de mesure, forment l&rsquo;objectif qui  concentre les rayons sur le réticule de mesure de façon à obtenir une image nette.</p>
<h4>Oculaire, réticule, mesures et mise au point</h4>
<figure class="figfloat"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/7.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/7.jpg"></a> </figure>
<p class="align-j">Les rayons lumineux sont concentrés sur un réticule&nbsp;: un verre gravé d&rsquo;une ou plusieurs échelles graduées avec des lignes, des chiffres. Chaque réfractomètre est conçu pour un usage dans une gamme restreinte d&rsquo;indices de réfraction. Selon le produit testé l&rsquo;échelle est graduée en degrés Brix, en pourcentage d&rsquo;alcool, en  pourcentage de glycol, en salinité exprimée en  &#8240; &quot;parties pour mille&quot;, ou mg/l, ou PPT &quot;<em>part per thousand</em>&quot;), densité etc. Il suffit d&rsquo;établir une relation, dans les conditions spéciques des ptiques, entre cet angle et la salinité de l&rsquo;eau de mer<br />
pour en déduire la salinité. </p>
<p class="align-j">Pour mémoire la salinité n&rsquo;a plus d&rsquo;unité depuis belle lurette.</p>
<div class="commentaire pos-centre"><strong>Salinité, quelle unité ?</strong><br />
Pour mémoire, la salinité (S) est depuis 1978 officiellement mesurée à partir de la conductivité électrique de l&rsquo;eau à une certaine température et pression. La salinité d&rsquo;un échantillon d&rsquo;eau est donnée par le rapport K de la conductivité électrique de cet échantillon d&rsquo;eau de mer à 15 °C et à la pression atmosphérique normale, avec la conductivité d&rsquo;une solution de chlorure de potassium (KCl) dans laquelle la fraction en masse de KCl est 0,0324356, à la même température et même pression. Si ce rapport K est égal à 1 on dit que la salinité est de 35. La salinité n&rsquo;est plus présentée comme un rapport de masse. Elle s&rsquo;exprime sans unité, comme le pH, mais on trouve encore des salinités exprimées en ‰, en g/kg ou en psu (practical salinity unit).</div>
<p class="align-j">Pour le confort visuel de l&rsquo;opérateur, une lentille à l&rsquo;entrée de l&rsquo;oculaire    grossit l&rsquo;échelle de mesure et une bague permet d&rsquo;ajuster   la distance focale exactement sur le graticule.</p>
<p>La lecture ne peut se faire sans erreur que si la  frontière est bien définie. La netteté du tracé dépend&nbsp;:</p>
<ul>
<li>De l&rsquo;épaisseur parfois trop fine du film d&rsquo;eau. La plaque doit donc être sans déformation pour appuyer suffisamment et régulièrement sur toute la surface.</li>
<li>A contrario une épaisseur trop importante génère des interférences qui floutent la frontière. la théorie dit que pour un prisme de 30&nbsp;mm, l&rsquo;épaisseur devrait se situer vers 0,038&nbsp;mm. Ce n&rsquo;est évidemment pas le cas pour les réfractomètres numériques dont l&rsquo;échantillon consiste en une goutte déposée sur le prisme.</li>
<li>L&rsquo;eau de mer ne doit pas être colorée ou trouble au risque de modifier le comportement des rayonnements et de perdre du contraste.</li>
<li>Prisme avec impuretés.</li>
<li>De l&rsquo;angle d&rsquo;inclinaison du réfractomètre.</li>
</ul>
<h3>2.3. Température et compensation</h3>
<figure class="figfloat"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/13.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/13.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Dispositif de compensation de température.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Nous avons vu que, si la salinité ne dépend pas de la température, sa mesure par réfraction en dépend fortement. En effet, le fluide étant moins dense la lumière passe plus facilement, sa trajectoire dévie moins et l&rsquo;indice de réfraction diminue. <span class="align-j">Un réfractomètre est prévu pour une température donnée et l&rsquo;échelle de mesure est graduée en fonction de cette température.</span></p>
<p class="align-j"> Les réfractomètres actuels disposent d&rsquo;une compensation automatique de la température (ATC), mais efficace dans une certaine plage de mesure. De plus, l&rsquo;indice de réfraction n&rsquo;évolue pas de manière strictement linéaire selon la température.  Il convient de ne pas  s&rsquo;écarter de la température  prévue par le constructeur <span class="align-j">(environ  10&deg;C &agrave; 30&deg;C)</span>.</p>
<p class="align-j">Le système qui équipe les réfractomètres portatifs consiste en un bilame. Il s&rsquo;agit de deux lames  de métaux différents, intimement plaquées l&rsquo;une contre l&rsquo;autre. Leurs coefficients de dilatation étant différents, le bilame se courbe plus ou moins selon la température. La position du réticule, ou d&rsquo;un  composant optique intermédiaire, solidaire du bilame s&rsquo;ajuste en fonction des variations. Ce dispositif est entaché d&rsquo;une erreur pour la raison évoquée plus haut, mais elle reste très acceptable pour notre hobby.</p>
<p><span class="align-j"> Soyons clairs, l&rsquo;ATC n&rsquo;ajuste pas la lecture d&rsquo;un réfractomètre à la température de l&rsquo;aquarium, comment le pourrait-il ?  On considère que les deux gouttes déposées sur le prisme sont très rapidement à la température de l&rsquo;appareil. C&rsquo;est acceptable, mais à condition que l&rsquo;appareil  lui-même ait été  entreposé à bonne température avant utilisation.</span> En effet, la figure 2 montre <strong>qu&rsquo;un écart de 5&nbsp;°C induit une variation non négligeable de la salinité de 2 à 3 unités.</strong></p>
<h3>2.4. Mesure avec un réfractomètre portatif</h3>
<figure class="figfloat"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/11.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/11.jpg"></a><figcaption class="figlegende">
Réfractometre Red Sea prévu pour l&rsquo;eau de mer.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Simple d&rsquo;utilisation, la prise de mesure impose quelques précautions&nbsp;:</p>
<ol>
<li>Entreposer le réfractomètre avant utilisation à une température proche de la température prescrite par le constructeur.</li>
<li>Procéder si besoin au calibrage du zéro et à l&rsquo;étalonnage comme indiqué plus loin.</li>
<li>Ouvrir le clapet de l&rsquo;illuminateur  relié  par une petite charnière.</li>
<li>Nettoyer  le prisme en verre et le clapet avec de l&rsquo;eau distillée/osmosée, sécher au chiffon doux.</li>
<li>Rincer plusieurs fois la pipette avec  l&rsquo;eau à tester.</li>
<li> Déposer 2 gouttes   sur la surface du prisme. </li>
<li> Fermer le rabat, parallèle et au contact intime du prisme de verre. Le rabat transparent doit être complètement mouillé après la fermeture.</li>
<li> Positionner le réfractomètre horizontalement dans la direction d&rsquo;une source de lumière suffisante, sans excès (lumière du jour,  lampe d&rsquo;appoint).</li>
<li>Si besoin, ajuster la bague de mise au point.</li>
<li>Si la frontière entre les zones claire et sombre est    floue, revoir l&rsquo;épaisseur du prélèvement.  Si  l&rsquo;échelle est trop claire, l&rsquo;indice de réfraction du liquide est  supérieur à la capacité du réfractomètre.</li>
<li> S&rsquo;assurer que le réfractomètre est prévu pour l&rsquo;eau de mer. S&rsquo;il est prévu pour de l&rsquo;eau salée avec NaCl (cas fréquent), il faudra soustraire 1.5 points à la valeur lue pour obtenir la vraie salinité eau de mer.</li>
<li>Lire directement la salinité  sur le réticule, souvent échelle de droite identifiée  en &#8240; ou ppt.</li>
<li>Après usage, rincer  le prisme et le rabat à l&rsquo;eau osmosée, essuyer avec un chiffon propre et doux pour ne pas générer d&rsquo;erreur ni endommager le prisme.</li>
</ol>
<h4 class="align-j">Interprétation de la mesure </h4>
<p class="align-j">Le réfractomètre portatif est accablé de tous les maux, et parfois celui &quot;d&rsquo;avoir fait perdre tous les coraux&quot;. Plus sérieusement, n&rsquo;importe quel instrument de mesure mal interprété peut conduire à des désillusions. Voyons où se situent les risques pour l&rsquo;aquarium récifal.</p>
<h4>Erreurs fréquentes de mesure</h4>
<ul>
<li><strong>Erreur de conversion</strong> : La première erreur provient de vouloir exprimer le résultat en densité, sans tenir compte de la petite notation à côté de l&rsquo;échelle de mesure. La mention telle que d20/20. Pour mémoire, d20/4 signifie que la densité de l&rsquo;appareil est le ratio entre une eau à 20°C par rapport à l&rsquo;eau de référence à 4°C). Dans le cas d20/20  l&rsquo;appareil  se réferre  à une eau douce à 20&nbsp;°C, alors que l&rsquo;eau de référence est à 4°C. <br />
  Exemple&nbsp;: l&rsquo;aquariophile lit 1,026 et salinité S=35. En réalité, toutes conversions faites aux conditions 25/4, la densité est 1,023 et la salinité réelle S=34 <br />
  &Agrave; celà s&rsquo;ajoute l&rsquo;ambiguïté des informations (quand elles existent) de la part des vendeurs et celle de gravures sur les graticules, parfois incohérentes.
 </li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr); ">
<div class="grille-titre ">Difficile de décrypter la densité sur les réfractomètres.</div>
<figure class="figcolonne"><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/14a.jpg"><figcaption class="figlegende">Ici la densité d&rsquo;une eau douce à 20°C mesurée par rapport à une eau douce à 20°C serait égale à 1. C&rsquo;est vrai. Mais les biologistes évoquent la densité par rapport à l&rsquo;eau de référence à 4°C. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/14b.jpg"><figcaption class="figlegende"> Ici la densité d&rsquo;une eau douce à 20°C mesurée par rapport à une eau douce à 20°C serait égale à 1,0005. C&rsquo;est presque juste, mais pourquoi induire en erreur avec des repères non alignés ?  Que penser des autres  graduations ?</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"> <img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/14c.jpg"><figcaption class="figlegende">Ici la densité d&rsquo;une eau douce à 25°C mesurée serait égale à 0,998. Mais par rapport à quel référentiel ? Si c&rsquo;est par rapport à une eau douce à 25°C, c&rsquo;est faux. Si c&rsquo;est par rapport à une eau douce à 4°C, c&rsquo;est vrai. Pourquoi ne pas le préciser ?</figcaption></figure>
</div>
<ul>
<li class="align-j"><strong>Erreur de température</strong> : l&rsquo;aquariophile a consciencieusement laissé reposer son réfractomètre à température ambiante. Il décide de lire directement la salinité et mesure S=35. C&rsquo;est la période estivale, la température du local monte à 30&nbsp;°C. La compensation automatique de température est-elle efficace à ce stade ? Toutes conversions effectuées, la salinité est potentiellement S=30. Un bel écart !
</li>
<li class="align-j"><strong>Erreur de choix d&rsquo;équipement</strong> :  ce même aquariophile a quand même déjà désigné le réfractomètre comme le grand fautif de la perte de couleur et des nécroses qu&rsquo;il voit augmenter. Il n&rsquo;est malheureusement pas au bout de ses peines. En effet son réfractomètre est prévu pour mesurer la salinité d&rsquo;une eau salée seulement avec du chlorure de sodium NaCl. Rappelons-nous, la réfraction dépend de la nature du produit et l&rsquo;eau de mer contient beaucoup plus que ce sel.<br />
  Son réfractomètre n&rsquo;est pas adapté. Dans une telle situation il devrait retirer de 1,5 à 1,7 à la salinité mesurée. Sa salinité réelle est donc S=28,5. </li>
</ul>
<p>Alors, à qui la faute ? Et nous n&rsquo;avons pas encore abordé le chapitre de l&rsquo;étalonnage ! On s&rsquo;aperçoit bien souvent que, sauf équipements hors service et non vérifiés par l&rsquo;opérateur, les dérives sont le fait d&rsquo;une succession d&rsquo;écarts et toutes du fait de l&rsquo;aquariophile. Mais comment mesurer et interpréter ?</p>
<h4>Comment mesurer et interpréter les résultats</h4>
<ul>
<li>Entreposer l&rsquo;appareil à une température proche de son étalonnage. </li>
<li>Ne pas s&rsquo;attarder avec les valeurs de densité (specific gravity), et n&rsquo;utiliser que la salinité.</li>
<li> Utiliser un réfractomètre prévu pour l&rsquo;eau de mer, sinon retirer S1.5 à la valeur lue.</li>
<li>Réaliser les conversions à 25°C en suivant ce <a href="https://reeflexion.fr/calcul-salinite-aquarium/">Calculateur Salinité</a>, sauf si le réfractomètre est étalonné pour 25°C.</li>
</ul>
<p class="align-j">
<h2>3. Autres réfractomètres</h2>
<figure class="figfloat"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/10.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/10.jpg"></a><figcaption class="figlegende">
Refractometre numérique Hanna HI96822 pour eau de mer, a prisme mode réflexion. On dépose la goutte sur le prisme.</figcaption></figure>
<h3>&nbsp;Modes transmission et réflexion </h3>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/9.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/9.jpg"></a><figcaption class="figlegende">
Prisme  « mode réflexion »</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le réfractomètre portatif évoqué à ce stade est dit &quot;à mode de transmission&quot; puisque  la lumière est transmise à travers l&rsquo;échantillon.   Il existe cependant un autre mode de fonctionnement, également basé sur l&rsquo;angle critique,  appelé  mode de réflexion comme par exemple le modèle  Hanna ci-contre. La lumière ne traverse pas l&rsquo;échantillon d&rsquo;eau, elle vient simplement se réfléchir à l&rsquo;interface eau/prisme</p>
<p>Ce principe offre plusieurs avantages&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Utilisation et nettoyage rapides.</li>
<li>Lecture directe, plus facile, sans risque d&rsquo;erreur opérateur.</li>
<li>Précision améliorée, même sous plus faible illumination.</li>
<li>L&rsquo;épaisseur du film n&rsquo;est pas importante&nbsp;: on dépose les gouttes dans le réceptacle, sur le prisme. Il n&rsquo;y a pas nécessité de plaquer et d&rsquo;écraser un film de liquide. Il permet de tester des matériaux visqueux.</li>
<li>La lumière, émise par l&rsquo;appareil ne traverse pas la goutte mais est réfléchie vers l&rsquo;unité de mesure. Ce  mode est plus adapté à   des matériaux fortement colorés ou troubles.</li>
<li>Prismes de petite taille : ce mode ne nécessite pas des prismes importants et peut fonctionner avec seulement une petite zone éclairée. C&rsquo;est un aspect important avec des matériaux coûteux tels que le saphir synthétique.</li>
<li>Source lumineuse intégrée&nbsp;: moins sensible à l&rsquo;environnement extérieur, de puissance juste adaptée, moins consommatrice d&rsquo;énergie et qui chauffe moins pour des appareils automatiques portables.</li>
<li>Régulation de la température plus fiable quand ils sont équipés d&rsquo;une régulation avec un élément Peltier.</li>
</ul>
<p>Et un petit inconvénient&nbsp;: La frontière est moins bien définie pour une détection visuelle. Un inconvénient mineur avec un système de détection optoélectronique.</p>
<p class="align-j">Il existe des systèmes plus élaborés tant dans la détection du faisceau lumineux que de la maitrise des températures. Ils débordent du cadre de notre hobby.
</p>
<h2>4. Vérification du réfractomètre</h2>
<p class="align-j">Les  réfractomètres de marques, portables ou de paillasse, sont en principe calibrés et étalonnés d&rsquo;usine. Le réfractomètre est un équipement apparemment rustique mais les lignes qui précèdent nous dévoilent une optique sensible, ajustée pour détecter des angles au dixième de degré. Il n&rsquo;échappe pas aux risques de déréglages : un désalignement de lentille, une échelle décalée, un bilame qui ne réagit plus correctement, un verre optique déplacé ou brisé&#8230; </p>
<p class="align-j">Tout instrument de mesure non certifié (avec garantie d&rsquo;étalonnage) doit être vérifié dès son acquisition et du rant sa vie. La vérification consiste à vérifier un certain nombre d&rsquo;aspects, ajuster le zéro et étalonner.</p>
<h3>4.1. Précautions, entretien</h3>
<p>Les opérations qui suivent nécessite toutes les mêmes précautions&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Entreposer l&rsquo;appareil quelques heures à température proche de celle  prescrite par le constructeur <span class="align-j">pour l&rsquo;étalonnage (souvent 20&deg;C à 25&deg;C)</span>.</li>
<li>Avant et après chaque utilisation, nettoyer la plaque et le prisme à l&rsquo;eau osmosée (déminéralisée), essuyer avec un chiffon doux.</li>
<li>Lors des mesures, s&rsquo;assurer que  l&rsquo;ensemble du champ de mesure est mouillé après la fermeture du clapet. </li>
<li>Ranger dans un lieu protégé, sec, exempt d&rsquo;humidité et d&rsquo;ambiance saline.</li>
<li>Ne jamais plonger  le réfractomètre dans l&rsquo;eau. </li>
<li>En présence d&rsquo;humidité à l&rsquo;intérieur sécher sans  produit chimique abrasif ou  corrosif. </li>
</ul>
<h3 class="align-j">4.2. Vérifier</h3>
<ul>
<li>L&rsquo;état des optiques&nbsp;: absence de rayure, corps étrangers&#8230; sur la plaque et le prisme.</li>
<li>La bonne rotation de la plaque d&rsquo;illumination sur son axe qui peut s&rsquo;oxyder dans une ambiance saline. La rotation doit être facile tout en conservant son appui durant la lecture.</li>
</ul>
<h3>4.3. Ajuster le zéro</h3>
<figure class="figfloat"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/12.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/12.jpg"></a><figcaption class="figlegende"></figcaption>Réglage du zéro.<br />
</figure>
<ul>
<li>Respecter les mesures de précaution ci-dessus.</li>
<li>Rincer l&rsquo;intérieur de la pipette plusieurs fois avec de l&rsquo;eau osmosée, ensuite rejetée.</li>
<li>Déposer une ou deux gouttes d&rsquo;eau osmosée  sur le prisme en verre,  laisser reposer  au  moins 15 secondes pour se mettre à la  température du  réfractomètre</li>
<li>Tourner  la vis de mise à zéro avec un petit tournevis jusqu&rsquo;à ce que la frontière entre zone claire et sombre  soit à la salinité S=0.</li>
<li>Procéder à l&rsquo;étalonnage ou à une mesure.</li>
</ul>
<h3>4.4. Etalonner</h3>
<p>L&rsquo;étalonnage consiste à vérifier l&rsquo;exactitude de l&rsquo;appareil, c&rsquo;est à dire :</p>
<ul>
<li> Justesse&nbsp;: l&rsquo;écart entre sa moyenne et une solution étalon certifiée, </li>
<li> Fidélité&nbsp;: la  reproductibilité des mesures.</li>
</ul>
<h4>4.4.1. Justesse</h4>
<p class="align-j">La réfraction est en relation linéaire (une ligne droite) avec la salinité (figure 2). Une fois effectuée la mise à zéro, il convient de s&rsquo;assurer que la ligne n&rsquo;est pas décalée angulairement. Pour ce, il faut vérifier un autre point. Ce point est choisi selon l&rsquo;usage normal du réfractomètre. Dans notre cas, un étalon de salinité S35. La justesse est l&rsquo;écart entre la valeur lue et la valeur étalon.</p>
<h5>Choix de l&rsquo;étalon</h5>
<div class="grille figfloat" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<figure class="figcolonne" ><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/15.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/15.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Etalon S35 eau de mer Reagents.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/16.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/refraction/16.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Etalon S35 Nacl Tridacna.</figcaption></figure>
</p></div>
<p class="align-j">L&rsquo;étalon, doit correspondre au fluide auquel l&rsquo;appareil est destiné&nbsp;: étalon S35 eau de mer  pour un réfractomètre &quot;eau de mer&quot;, étalon S35 eau salée NaCl pour un réfractomètre &quot;eau salée NaCl&quot;. On trouve très difficilement des étalons &quot;S35 eau de mer&quot;. Il est surprenant que des sociétés réputées telles que RedSea, Hanna, H2Ocean&#8230; proposent des réfractomètres spécifiquement adaptés à l&rsquo;eau de mer, mais pas d&rsquo;étalon pour  leur appareil. Parmi les étalons on peut citer&nbsp;: AccuraSea, un étalon S35 eau de mer&nbsp;;  <a href="https://tridacna.fr/solutions-etalon-tridacna/105-calcium-400mg-litre-30ml.html">étalon S35 25°C Tridacna</a> comme son intiyulé l&rsquo;indique, pour l&rsquo;eau salée NaCl.</p>
<p>L&rsquo;utilisation d&rsquo;un étalon non adapté engendre des erreurs. Cela peut s&rsquo;envisager à condition d&rsquo;en tenir compte pour l&rsquo;étalonnage et les mesures ultérieures&nbsp;: </p>
<ul>
<li>Lecture  sur un réfractomètre NaCl avec &quot;étalon eau de mer&quot;&nbsp;: soustraire S1,5 à la valeur lue.</li>
<li>Lecture  sur un réfractomètre &quot;eau de mer&quot; avec &quot;étalon NaCl&quot;&nbsp;: ajouter S1,5 à la valeur lue.
  </li>
</ul>
<h5 class="align-j">Etalon eau de mer à réaliser soi-même</h5>
<p class="align-j">Randy Holmes-Farley propose de réaliser une solution avec  3.65&nbsp;% en poids de sel de table qui contient 97&nbsp;% de chlorure de sodium NaCl. Cette solution de salinité S36,5   possède un indice de réfraction 1,3394 identique à celui de l&rsquo;eau de mer S35. Le NaCl pur n&rsquo;est pas très hygroscopique dans une ambiance à taux d&rsquo;humidité normal (attention, ce n&rsquo;est pas le cas de nos sels synthétiques marins). Il le devient beaucoup plus au-delà de 75&nbsp;% HR. Contenant moins de 3&nbsp;% de substances autres que NaCl (MgCl<sub>2</sub>, CaCl<sub>2</sub>,&#8230;) en mesure d&rsquo;absorber de l&rsquo;humidité, cela représente finalement peu s&rsquo;il est stocké dans de bonnes conditions. Son séchage n&rsquo;est alors pas essentiel.</p>
<p class="align-j">Préparation&nbsp;:</p>
<ul>
<li><span class="align-j">Si besoin, sécher du sel de cuisine  45&nbsp;mn à 140&nbsp;°C et l</span><span class="align-j">aisser refroidir dans un récipient étanche.</span></li>
<li>Peser 3,65 g de ce sel avec une balance à la précision  0,01&nbsp;g.</li>
<li>Peser 96,35&nbsp;g  d&rsquo;eau déminéralisée ou osmosée. Une balance à 0.1&nbsp;g peut convenir pour la précsion.</li>
<li>Dissoudre le sel dans l&rsquo;eau.
  </li>
</ul>
<h5>Interprétation des résultats&nbsp;:</h5>
<ul>
<li>Ecart réfractomètre-étalon&nbsp;= 0&nbsp;: appareil  valide.</li>
<li>Ecart réfractomètre-étalon = 	&#038;#xB1 1 point&nbsp;: appareil  admissible, il faut en tenir compte lors des mesures ultérieures.<br />
  Il est possible d&rsquo;ajuster le niveau de la frontière à la valeur de l&rsquo;étalon S35, avec la vis de réglage. Cela  permet de lire des valeurs autours de la valeur étalon S35. Mais on ne doit  plus ajuster le zéro ni  lire une valeur d&rsquo;eau douce.  </li>
<li>Ecart réfractomètre-étalon &gt; 1 point&nbsp;:  un élément s&rsquo;est déréglé, il peut en annoncer d&rsquo;autres. Remplacer l&rsquo;appareil.</li>
</ul>
<h4>4.4.2. Fidélité</h4>
<p class="align-j">Vérifier la reproductibilité de 3 mesures successives dans les mêmes conditions. Ce test permet de s&rsquo;assurer à la fois de la reproductibilité de l&rsquo;appareil et de l&rsquo;opérateur. Une mauvaise reproductibilité est peu probablement due à cet appareil, l&rsquo;opérateur peut améliorer son protocole de mesure.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">En souhaitant avoir  un peu levé le voile sur cet équipement digne d&rsquo;intérêt.
</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li> <a href="https://www.xylemanalytics.com/File Library/Resource Library/Xylem co-branded/XYL-Handbook-Refractometry-en-EN.pdf">Refractometry Handbook &#8211; Principles and Best Practices</a> &#8211; Bellingham + Stanley,   a Xylem brand</li>
<li><a href="https://reefkeeping.com/issues/2006-12/rhf/index.php">Refractometers and Salinity Measurement</a>&nbsp; &#8211; Randy Holmes Farley &#8211; Reefkeeping 12/2006</li>
<li><a href="https://www.persee.fr/doc/ecmed_0153-8756_1988_num_14_3_1226">Mesure de la salinité des eaux naturelles en hydrologie et en hydrobiologie. Essai pour une standardisation de l&#39;expression des résultats &#8211; </a>Persée</li>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/refraction-refractometre/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/refraction-refractometre/">Réfraction, réfractomètre</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>TDS, TDSmètre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Nov 2023 22:50:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
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		<category><![CDATA[salinite]]></category>
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		<category><![CDATA[tdsmetre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il existe de nombreuses méthodes pour caractériser la salinité de l&#8217;eau de mer. L&#8217;une d&#8217;entre-elles consiste à mesure le total des solides dissous dans l&#8217;eau, une notion un peu mystérieuse au regard des aquariophiles qui se demandent comment leur petit boitier magique peut bien détecter des solides, aussi dissous soient-ils, et ce qui se cache [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Il existe de nombreuses méthodes pour caractériser la salinité de l&rsquo;eau de mer. L&rsquo;une d&rsquo;entre-elles consiste à mesure le total des solides dissous dans l&rsquo;eau, une notion un peu mystérieuse au regard des aquariophiles qui se demandent comment leur petit boitier magique peut bien détecter des solides, aussi dissous soient-ils, et ce qui se cache derrière ce sigle. &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>
<h2>1. Le TDS</h2>
<p class="align-j">La méthode chimique classique pour déterminer le TDS consiste à évaporer à 180&nbsp;°C le volume d&rsquo;un échantillon sous conditions strictes jusqu&rsquo;à dessèchement complet,. Le poids du résidu détermine le TDS. C&rsquo;est la meilleure méthode, mais le procédé est très long. En aquariophilie on lui préfère une mesure de conductivité : <a href="https://reeflexion.fr/conductivite-conductimetres/">l&rsquo;électroconductivité</a> (EC), ou bien le TDS (<em>Total dissolved solids</em>) un indicateur d&rsquo;impureté. Le TDS est la concentration en ppm (parties par million) ou mg/l des particules minérales (non organiques) dissoutes dans l&rsquo;eau. Il s&rsquo;agit des sels, minéraux, dissous dans l&rsquo;eau, bref à peu près tout ce qui n&rsquo;est pas de l&rsquo;eau H<sub>2</sub>O.</p>
<figure class="figfloat"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/tds/tds-titanium.jpg"><figcaption class="figlegende">TDSmètre Autoaqua, en ligne, à 3 sondes.</figcaption></figure>
<h2>2. Mesure du TDS par conductivité</h2>
<h3>2.1. Principe de mesure</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;essentiel des solides contenus dans l&rsquo;eau douce sont issus de la pluie, des fontes glacières, du ruissellement et du lessivage des sols. On y trouve des éléments naturels et des résidus de pollutions de tous ordres. Parmi les constituants chimiques courants on trouve&nbsp;:&nbsp;calcium,&nbsp;phosphates,&nbsp;nitrates,&nbsp;sodium,&nbsp;potassium, chlorure&#8230; Des molécules constituées d&rsquo;atomes chargés électriquement&nbsp;: des ions. Les cations sont chargés positivement et les anions négativement.<br />
Si on crée une différence de potentiel (tension électrique) entre deux électrodes, les ions s&rsquo;y déplaceront, les cations dans un sens et les anions dans l&rsquo;autre, en créant un champ électrique dont on peut mesure la conductivité. Ce principe est celui de n&rsquo;importe quel conductimètre, mais qu&rsquo;est ce qui les différencie ?</p>
<h3 class="align-j">2.2. TDSmètre ou conductimètre ?</h3>
<p>Le TDSmètre mesure une conductivité, c&rsquo;est une alternative plus rapide et plus facile que l&rsquo;analyse chimique. Il transpose cette valeur en TDS. Cet appareil se démarque du conductimètre par une électronique moins sophistiquée. La contrepartie de cette simplification est que son utilisation n&rsquo;est possible que dans des conditions strictes, moins étendues que celle d&rsquo;un <a href="https://reeflexion.fr/conductivite-conductimetres/">conductimètre</a>&nbsp;:</p>
<ul>
<li>La conductivité ne doit être due qu&rsquo;à une majorité de solides dissous,</li>
<li>La nature des composants ioniques doit être celle pour lequel le capteur, avec ses caractéristiques propres, a été prévu.</li>
<li>Le TDS étant une électroconductivité, il varie selon la température qui doit être prise en compte.</li>
</ul>
<p>Alors, le TDSmètre peut estimer correctement une concentration d&rsquo;impuretés suivant une courbe préétablie. Cela vaut pour l&rsquo;eau douce naturelle ou traitée si la composition des échantillons ne varie que très légèrement. Par contre le TDSmètre n&rsquo;est pas adapté à l&rsquo;eau de mer.</p>
<p class="align-j">On le comprend, le TDSmètre a l&rsquo;avantage du coût contre moins de précision et de latitude.</p>
<h3>2.3. Relation électroconductivité &#8211; TDS</h3>
<p class="align-j">Dans son étendue de mesure le TDS est lié à l&rsquo;électroconductivité (EC) par un facteur de conversion k :</p>
<p class="align-c">TDS (ppm) = EC (µS/cm) x k.</p>
<p class="align-j">Ce facteur k varie selon la nature des ions (NaCl, KCl&#8230;) et de la charge ionique (quantité d&rsquo;ions). Il augmente avec l&rsquo;impureté de l&rsquo;eau. Contrairement aux TDSmètres premiers prix, prévus pour une marge étroite de situations, les meilleurs TDSmètre corrigent ce facteur selon la valeur mesurée. Le facteur k oscille de 0,9 pour une eau très chargée ioniquement, à 0,64 pour une eau du réseau domestique et 0,5 pour une eau très pure telle que l&rsquo;eau osmosée.</p>
<p class="align-c"><span class="align-c">Pour l&rsquo;eau osmosée&nbsp;: TDS (ppm) = EC (µS/cm) / 2. </span></p>
<h3>2.4. TDS en aquariophilie récifale</h3>
<p class="align-j">Le TDSmètre est essentiellement utilisé pour mesurer un certain niveau de qualité de l&rsquo;eau osmosée et de l&rsquo;eau douce. La mesure de la salinité d&rsquo;un aquarium marin est possible, mais elle est plus approximative que l&rsquo;électroconductivité compte tenu de son imprécision en présence de nombreux ions, surtout quand l&rsquo;équilibre ionique dévie de celui de l&rsquo;eau de mer.</p>
<table class="tableau" style="width: 95%; max-width: 600px;" align="center">
<caption class="tableau-titre">Tableau 1 : Correspondance TDS &#8211; EC avec NaCl à 25°C</caption>
<tbody>
<tr>
<th width="20%">&nbsp;</th>
<th colspan="2">Eau osmosée</th>
<th>Eau de ville</th>
<th colspan="3">Eau de mer</th>
</tr>
<tr>
<td><strong>Salinité</strong></td>
<td colspan="2" align="center">0</td>
<td align="center">1</td>
<td align="center">30</td>
<td align="center">35</td>
<td align="center">40</td>
</tr>
<tr>
<td class="tableau-titre">EC</td>
<td align="center">0,5 µS/cm</td>
<td align="center">5 µS/cm</td>
<td align="center">32 &#8211; 250 µS/cm</td>
<td align="center">46,3 mS/cm</td>
<td align="center">53,1 mS/cm</td>
<td align="center">59,7 mS/cm</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>k (NaCl)</strong></td>
<td colspan="2" align="center">0,5</td>
<td align="center">0,64</td>
<td colspan="3" align="center">0,9</td>
</tr>
<tr>
<td class="tableau-titre">TDS ppm (k:NaCl)</td>
<td align="center">1</td>
<td align="center">10</td>
<td align="center">50 &#8211; 390</td>
<td align="center">51000</td>
<td align="center">59000</td>
<td align="center">66000</td>
</tr>
</tbody>
<caption class="tableau-legende">Paramétrage d&rsquo;une légende (plusieurs lignes possibles) sous un tableau (impossibilité de créer une classe qui serait exploitable par « caption »)</caption>
</table>
<h2>3. Le TDSmètre</h2>
<h3>3.1. Équipement</h3>
<figure class="figfloat" style="float: left;"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/tds/TDSmetreHanna.jpg"><figcaption class="figlegende">TDSmètre Hanna à correction de coefficient et température.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le TDSmètre est, de par sa volontaire rusticité, destiné aux mesures sur terrain, en l&rsquo;absence d&rsquo;une grande exigence. Il peut lire des concentrations jusqu&rsquo;à 1000 ppm avec une résolution de 1&nbsp;ppm. Mais la relation n&rsquo;étant &nbsp;linéaire que pour les plus faibles valeurs, le coefficient k nécessite d&rsquo;être ajusté selon l&rsquo;eau testée au risque de générer une erreur supérieure à la mesure elle-même, jusqu&rsquo;à 15&nbsp;%. Un TDSmètre élaboré pour un grand spectre de valeurs intègre cette correction automatique du facteur k qui varie déjà entre une eau pure et ultra pure.</p>
<figure class="figfloat"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/tds/tds-metre.jpg"><figcaption class="figlegende">HM, en ligne, à deux sondes.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les TDSmètres bon marché habituellement proposés pour l&rsquo;aquariophilie sont certes destinés à vérifier des eaux douces et notamment l’efficacité de l’osmoseur. Mais ils ne disposent ni de correction du coefficient k, ni de compensation de température. Ce type de TDSmètre, s&rsquo;il est prévu pour l&rsquo;eau de consommation, affiche d&#8217;emblée une erreur de mesure lorsqu&rsquo;il est plongé dans une eau osmosée, même après étalonnage. On le comprend, leur niveau d&rsquo;exactitude est bien inférieur à celui d&rsquo;un conductimètre 10 fois plus cher. Les exigences de l&rsquo;aquariophile décideront seules s&rsquo;il faut privilégier le conductimètre au TDSmètre.</p>
<p class="align-j">Le TDSmètre est utilisé en aquariophilie récifale pour évaluer très grossièrement un niveau global de pureté de l&rsquo;eau osmosée. Nous sommes d&rsquo;accord, la valeur est entachée d&rsquo;erreurs dues à l&rsquo;imprécision de l&rsquo;appareil et à sa dérive. Sachant qu&rsquo;une membrane laisse passer de 2 à 5&nbsp;% de polluants, soit 50000&nbsp;µg/l de composants dont certains potentiellement toxiques, et que nous ne savons pas ce que retient la résine déionisante, le TDSmètre ne permet pas de détecter le niveau exact de pollution comme le fait un spectromètre type ICP.</p>
<p class="align-j">Equipe d&rsquo;une sonde pour vérifier l&rsquo;eau en sortie de traitement, il peut en comporter une seconde à positionner entre la membrane et la résine. Cela permet de suivre à la foi la dérive due au colmatage de la membrane et celle due à la saturation de la résine. Le raccordement en ligne via deux tés à raccord rapide permet de laisser les sondes en place pour une lecture rapide.</p>
<p class="align-j">Le TDSmètre dispose parfois d&rsquo;une double gamme de mesure&nbsp;: de 0-9990 ppm avec une résolution de 10&nbsp;ppm ou de 0 à 999 ppm avec une résolution de 1&nbsp;ppm avec une précision de l&rsquo;ordre de 2&nbsp;% de la valeur mesurée.</p>
<h3 class="align-j">3.2. Utilisation du TDSmètre</h3>
<p class="align-j">Dans le cadre d&rsquo;une utilisation au contact d&rsquo;eau pure, il n&rsquo;y a pas a craindre de détérioration majeure. Plus généralement&nbsp;:</p>
<p>TDSmètre portatif</p>
<ul>
<li>Ne pas pas tremper l&rsquo;appareil dans une eau chaude &gt; 80&nbsp;°C trop longtemps.</li>
<li>Ne pas toucher les électrodes avec les doigts.</li>
<li>Immerger les électrodes totalement dans la solution.</li>
<li>Tapoter légèrement sur l’appareil afin d’éliminer les bulles d’air.</li>
<li>Attendre 10 secondes que l’affichage se stabilise.</li>
<li>Lire la mesure et procéder, si besoin, à la correction selon la notice d&#8217;emploi.</li>
<li>Après usage, éteindre l’appareil et nettoyer les électrodes à l&rsquo;eau osmosée.</li>
</ul>
<p>TDSmètre en ligne</p>
<ul>
<li>Immerger les électrodes en l&rsquo;absence d&rsquo;air (sortie du système de filtration).</li>
</ul>
<h3 class="align-j">3.3. Étalonnage du TDSmètre</h3>
<p class="align-j">Certains TDSmètres sont étalonnés d&rsquo;usine (autour de 340&nbsp;ppm), peuvent être considérés fiable leur première année d&rsquo;une utilisation régulière, seulement si cet étalonnage est cohérent avec le fluide testé. Tout comme les conductimètres, les TDSmètres peuvent dériver et donner de fausses valeurs, ils doivent être étalonnés quand l&rsquo;écart est supérieur à 2&nbsp;% de la valeur.</p>
<p class="align-j">Ils s&rsquo;ajustent avec une solution étalon TDS correspondant au facteur de conversion de l&rsquo;appareil, sinon rectifier la conversion (TDS&nbsp;342 ppm NaCl = TDS 362 ppm KCl = 700 µS/cm). En général, pour notre usage, il s&rsquo;agit de chlorure de sodium NaCl. L&rsquo;étalonnage doit se faire au plus proche de la valeur normalement mesurée et, pour certains appareils, en deux points.</p>
<ul>
<li>Pour une eau de ville de TDS 200 à 600 ppm, un étalon à 200 &#8211; 500 ppm permet d&rsquo;obtenir une droite pour un ajustement réaliste.</li>
<li>Pour l&rsquo;eau osmosée de TDS 0 à 10 ppm. Utiliser un étalon proche de 50&nbsp;ppm. Cette valeur ne garantit pas cependant une mesure juste proche de zéro&nbsp;ppm.
<ul>
<li>Choisir un étalon&nbsp;50&nbsp;ppm (ex. <a href="https://neo3plus.com/fr/accessoires/332-solution-etalon-tds-54ppm.html">Solution étalon 50&nbsp;ppm 21&nbsp;°C Neo3plus</a>), plus économique qu&rsquo;un étalon 15&nbsp;ppm de laboratoire.</li>
<li>Utiliser un étalon pour conductivité. Il suffit d&rsquo;établir la relation TDS = EC x k (tableau 1).<br />
Le commerce propose des étalons de laboratoire autour de 84 µS/cm ou beaucoup plus économique un étalon en VPC d&rsquo;origine asiatique (figure) 84&nbsp;µS/cm à 25&nbsp;°C, équivalent à TDS = EC x k = 84&nbsp;x&nbsp;0,64 = 54&nbsp;ppm.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<figure class="figcolonne"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/tds/etalon2.jpg"><figcaption class="figlegende">Solution étalon 50&nbsp;ppm 21&nbsp;°C Neo3plus</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/tds/etalon.jpg"><figcaption class="figlegende">Etalon EC 84 µS/cm à 25°C = TDS 54 ppm</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">L&rsquo;ajustement s&rsquo;obtient avec une vis de réglage ou automatiquement quand l&rsquo;équipement reconnait la solution. Procéder selon la notice de l&rsquo;appareil. la durée de vie d&rsquo;un flacon ouvert est d&rsquo;environ 1 an</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.dutscher.com/data/pdf_guides/fr/guide_mettler_mesure_conductivite.pdf">Guide des mesures de conductivité Théorie et pratique sur la conductivité</a>,</li>
</ul>
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			</item>
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		<title>Conductivité, conductimètres</title>
		<link>https://reeflexion.fr/conductivite-conductimetres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 23:00:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[aquariophile]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[conductimetre]]></category>
		<category><![CDATA[conductivite]]></category>
		<category><![CDATA[recifal]]></category>
		<category><![CDATA[salinite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si l&#8217;évaluation de la salinité de l&#8217;eau de mer a longtemps été confiée à la mesure de sa densité, le diagromètre Rousseau de 1875 a bien évolué pour aboutir aux conductimètres permettant de mesurer une autre de ses caractéristiques physiques&#160;: la conductivité.&#160; &#160; &#160; &#160; &#160;&#160; 1. Electroconductivité (EC) de l&#8217;eau de mer 1.1. Ce [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Si l&rsquo;évaluation de la salinité de l&rsquo;eau de mer a longtemps été confiée à la mesure de sa densité, le diagromètre Rousseau de 1875 a bien évolué  pour aboutir aux conductimètres permettant de mesurer une autre de ses caractéristiques physiques&nbsp;: la conductivité.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; </p>
<h2>1. Electroconductivité (EC) de l&rsquo;eau de mer</h2>
<h3 class="align-j">1.1. Ce qu&rsquo;est la conductivité</h3>
<p class="align-j"> La conductivit&eacute; électrique, ou électroconductivité (EC) de l&rsquo;eau est son aptitude &agrave; laisser passer le courant électrique.  Elle mesure le mouvement des   charges électriques qu&rsquo;elle contient&nbsp;: les électrons, peu liés à leurs atomes, chargés d&rsquo;ions positifs et négatifs. La migration des ions est d&rsquo;autant plus facile que les charges sont libres, c&rsquo;est le cas des solutions, et la conductivité est d&rsquo;autant plus importante que l&rsquo;eau est chargée de composants conducteurs comme les sels.</p>
<p class="align-j">Elle  augmente avec  la température ce qui impose une compensation pour évaluer la valeur à la température dite normale de 25&nbsp;°C.</p>
<h3 class="align-j">1.1. Conductivité des eaux de mer et douce</h3>
<p class="align-j">La conductivité dépend de la  concentration et des propriétés électrochimiques des substances dissoutes. Elle donne une bonne indication du  degré de minéralisation de l&rsquo;eau. Les sels minéraux sont de bons conducteurs, ce n&rsquo;est pas le cas des matières organiques. Elle n&rsquo;est donc pas significative pour des eaux usées,  polluées mais reflète bien la teneur globale en sels de l&rsquo;eau de mer, environ 3,5&nbsp;% pour les eaux de l&rsquo;océan indopacifique Elle permet tout autant de mesurer la salinité d&rsquo;un aquarium et la pureté d&rsquo;une eau osmosée.</p>
<h3 class="align-j">1.2. Mesure de la conductivité</h3>
<p class="align-j">La conductivité est déduite de son inverse&nbsp;: la résistivité. Un circuit électrique délivre une tension V et un courant I appliqué entre    deux électrodes métalliques pour en calculer la résistance  R suivant la loi d&rsquo;Ohm R&nbsp;=&nbsp;V/I, puis la conductance, inverse  de la résistance.  La  conductivité   représente la conductance d&rsquo;une colonne d&rsquo;eau comprise entre des électrodes  de surface 1&nbsp;m<sup>2</sup>, séparées l&rsquo;une de l&rsquo;autre de 1&nbsp;cm. Dans le traitement de l&rsquo;eau on l&rsquo;exprime en microsiemens par cm (µS/cm ou µS.cm<sup>-1</sup>).</p>
<p class="align-j"> La conductivité dépend fortement  de la   température. Quand elle     augmente, la viscosité de l&rsquo;eau diminue, facilitant  la mobilité des ions, cela même à concentration d&rsquo;ions    constante. A fin de comparaison, les valeurs  définissent toujours par rapport à une température de référence généralement    25 °C, parfois  20 °C</p>
<h3 class="align-j">1.3. Relation entre salinité et conductivité</h3>
<p class="align-j">La <a href="https://reeflexion.fr/salinite/">salinité</a> de l&rsquo;eau de mer provient de ses composants&nbsp;: sels et minéraux, parmi lesquels des cations&nbsp;:  sodium (Na+), magnésium (Mg<sup>2+</sup>), calcium (Ca<sup>2+</sup>), potassium (K<sup>+</sup>),  et  des anions&nbsp;: chlorures (Cl<sup>&#8211;</sup>), sulfates (SO<sub>4</sub><sup>2-</sup>), hydrogénocarbonates (HCO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup>)&#8230; soit environ  3.5&nbsp;% qui représente la salinité S=35. Ces ions constituant l&rsquo;essentiel de la conductivité de l&rsquo;eau, la relation avec la salinité est logique, et linéaire comme le montre la figure 1.</p>
<figure   class="figcolonne" style="width:70%;"><figcaption class="grille-titre">figure 1&nbsp;: relation entre salinité, densité et conductivité</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/salinite/relation-salinite.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/conductivite/relation-salinite.jpg"></a> </figure>
<p class="align-j">Le calcul utilise le facteur K, rapport entre la conductivité mesurée et la conductivité  d&rsquo;une solution de chlorure de potassium (KCl) à 32,4356 g/kg, à 15&nbsp;°C et  pression atmosphérique. Une valeur de K égale à 1 correspond par définition à une salinité pratique égale à 35. </p>
<p class="align-j">La salinité pratique (S) est   déduite de  K selon la formule  : </p>
<figure class="figcolonne" style="max-width:60%"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/salinite/formule.png" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/conductivite/formule.png"></a> </figure>
<p class="align-j">Rappelons que cette formule vaut pour des eaux non trop polluées  par des éléments organiques. Le résultat ne serait alors pas représentatif de la salinité. Cette situation nécessiterait une analyse chimique de l&rsquo;extrait sec.</p>
<h3>1.4. Objectifs de conductivité</h3>
<p class="align-j">Le tableau 2 définit les conductivités attendues selon les situations. </p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:95%; max-width: 700px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 2 : Valeurs indicatives de conductivité.<br />
  </caption>
<tr>
<th align="center">&nbsp;</th>
<th colspan="2" align="center">Conductivit&eacute;</th>
<th colspan="2"><strong>TDS (KCl)</strong></th>
</tr>
<tr>
<th align="center">&nbsp;</th>
<th align="center"> normale</th>
<th align="center">admise r&eacute;cifal</th>
<th align="center">normal</th>
<th align="center">admis r&eacute;cifal</th>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Eau de mer &agrave; S 35</strong></td>
<td align="center">53  mS/cm</td>
<td align="center">32 &agrave; 60 mS/cm</td>
<td align="center">34 000 ppm *</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Eau saum&acirc;tre</strong></td>
<td align="center">&lt; 7.8 mS/cm</td>
<td align="center">&#8212;</td>
<td align="center">&lt; 5000 ppm</td>
<td align="center">&#8212;</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Eau de ville</strong></td>
<td align="center">100 &agrave; 900 &micro;S/cm</td>
<td align="center">&#8212;</td>
<td align="center">50 &agrave; 550 ppm</td>
<td align="center">&#8212;</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Eau de pluie</strong></td>
<td align="center">20 &agrave; 30&micro;S/cm</td>
<td align="center">&#8212;</td>
<td align="center">10 &agrave; 400 ppm</td>
<td align="center">&#8212;</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><strong>Eau osmos&eacute;e</strong></td>
<td align="center">0,05 &agrave; 30 &micro;S/cm</td>
<td align="center">&lt; 10 &micro;S/cm</td>
<td align="center">0 &agrave; 15 ppm</td>
<td align="center">&lt; 5 ppm</td>
</tr>
<caption class="tableau-legende">
  1 ppm = 1 mg/l. * indicatif pour comparaison.<br />
  </caption>
</table>
<h4>1.4.1. Conductivité de l&rsquo;eau récifale </h4>
<p class="align-j">La composition des sels   est demeurée inchangée depuis plus de 1.5&nbsp;milliard d&rsquo;années et s&rsquo;avère la même pour toutes les mers de la planète. Mesurer un élément permet donc d&rsquo;en déduire les autres. Pour autant la conductivité permet-elle de garantir la composition de l&rsquo;eau d&rsquo;un aquarium&nbsp;? Non, bien évidemment, notre microcosme subit des dérives indétectables  avec cet instrument. Il permet une évaluation totale, sans discernement, ce qui est déjà très bien pour les métabolismes des habitants de l&rsquo;aquarium et leur bien-être. </p>
<p class="align-j">Le tableau 3 définit les objectifs de conductivité selon la <a href="https://reeflexion.fr/salinite/">salinité</a> souhaitée dans des conditions tropicales&nbsp;: température 25&nbsp;°C et pression atmosphérique.</p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:95%; max-width: 700px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 3&nbsp;: Correspondance  salinit&eacute;,    conductivit&eacute; et densit&eacute; à 25&deg;C et pression atm.<br />
  </caption>
<tr>
<td align="left"><strong>Salinité</strong></td>
<th><strong>30</strong></th>
<th><strong>31</strong></th>
<th><strong>32</strong></th>
<th><strong>33</strong></th>
<th><strong>34</strong></th>
<th><font color="#CC0033"><strong>35</strong></font></th>
<th><strong>36</strong></th>
<th><strong>37</strong></th>
<th><strong>38</strong></th>
<th><strong>39</strong></th>
<th><strong>40</strong></th>
</tr>
<tr>
<td><strong>Densit&eacute;</strong></td>
<td align="right">1.0222</td>
<td align="right">1.0226</td>
<td align="right">1.023&nbsp;</td>
<td align="right">1.0241&nbsp;</td>
<td align="right">1.0252&nbsp;</td>
<td align="right"><font color="#CC0033">1.0261</font></td>
<td align="right">1.0269</td>
<td align="right">1.0276</td>
<td align="right">1.0283<</td>
<td align="right">1.0291</td>
<td align="right">1.0299</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Conductivit&eacute; (mS/cm)</strong></td>
<td align="right">46,25</td>
<td align="right">47,62</td>
<td align="right">48,99</td>
<td align="right">50,36</td>
<td align="right">51,71</td>
<td align="right"><font color="#CC0033">53,07</font></td>
<td align="right">54,41</td>
<td align="right">55,75</td>
<td align="right">57,08</td>
<td align="right">58,41</td>
<td align="right">59,73</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j"><strong>Les poissons</strong> supportent  des  conductivités  importantes, jusqu&rsquo;à 300 mS/cm, les effets indésirables apparaissant vers 500&nbsp;mS/cm. En aquarium récifal, les poissons ne devraient jamais être inquiétés. <strong>Les invertébrés dont les coraux</strong> sont plus sensibles aux variations de salinité d&rsquo;où la plage conseillée au tableau 2.</p>
<h4>1.4.2. Conductivité de l&rsquo;eau osmosée </h4>
<p class="align-j">Le conductimètre permet de s&rsquo;assurer de la présence de polluants, c&rsquo;est un bon indicateur de la qualité de l&rsquo;eau et surtout de la dérive des éléments du traitement amont de l&rsquo;eau, notamment la membrane de l&rsquo;osmoseur et de la résine dé ionisante. Il est adapté au besoin des aquariophiles récifalistes qui recherchent une eau pure dans les limites des performances de l&rsquo;osmoseur qui laisse passer de 2 à 5&nbsp;% de polluants.</p>
<h2>2. Conductimètre </h2>
<h3>3.1. L&rsquo;appareil de mesure</h3>
<figure class="figfloat"> <a target="_blank" href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/conductivite/conductimetre.jpg" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/conductivite/conductimetre.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Conductimètre avec électrode.</figcaption></figure>
<p> Pour l&rsquo;essentiel, une cellule de mesure de conductivité est constituée   d&rsquo;une paire d&rsquo;électrodes, les pôles, entre lesquelles  une tension est  appliquée. Le conductimètre mesure le courant circulant et calcule   la conductivité. Un courant continu   appliqué aux électrodes, les   ions  positifs (cations) migrent vers l&rsquo;électrode    négative (cathode). Parallèlement, les ions chargés négatifs   (anions) se déplacent en sens inverse vers l&rsquo;électrode    positive (anode). Delà  conduit à une  électrolyse&nbsp;: accumulation d&rsquo;ions à proximité de la surface de l&rsquo;électrode et à des   réactions chimiques qui influent sur la composition de la   solution et par conséquent aussi sur la conductivité. Ces   réactions d&rsquo;électrolyse indésirables  sont en grande partie éliminées par l&rsquo;utilisation  d&rsquo;un  courant alternatif. </p>
<p class="align-j">La conductivité dépendant de la température, un conductimètre dispose d&rsquo;une seconde sonde de température associée à celle de conductivité. L&rsquo;appareil mesure la conductivité à la température puis la convertit pour fournir la valeur à la température de référence, en général 20&nbsp;°C ou 25&nbsp;°C.
</p>
<p class="align-j">Un  conductim&egrave;tre<br />
  adapt&eacute; &agrave; l&rsquo;eau de mer doit couvrir une plage jusqu&rsquo;&agrave;<br />
  60 mS/cm. Le conductim&egrave;tre pr&eacute;vu pour l&rsquo;eau douce ou l&rsquo;eau osmos&eacute;e<br />
  sera plus sensible et mesurera jusqu&#8217;&agrave; 2000 &micro;S/cm. De nombreux conductimètres couvrent de larges plages de mesures avec les compensation de température et du facteur k. Ils sont en mesure de délivrer par le calcul la <a href="https://reeflexion.fr/salinite/">salinité</a> et, dans une certaine plage, le <a href="https://reeflexion.fr/tds-tdsmetre/">TDS</a>.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;exactitude est de d’orle de &plusmn;&nbsp;2&nbsp;% pour les modèles portatifs à &plusmn;&nbsp;0.5&nbsp;% pour les modèles plus élaborés et de laboratoire. Le conductimetre Tunze pour aquariophilie mesure à  &plusmn;&nbsp;0,1&nbsp;µS/cm. Le domaine d&rsquo;application se situe   entre quelques µS/cm et 500 000 &nbsp;µS/cm.</p>
<p class="align-j">Ainsi expliqué, tout parait simple. Pour autant, la  correction de température  constitue un  défi dans   l&rsquo;eau pure pour des raisons techniques et chimiques. Le conductimètre embarque une électronique sophistiquée qui en explique le coût. </p>
<h3 class="align-j">3.2. Mesures de conductivité</h3>
<p class="align-j">Précautions d&rsquo;utilisation&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Lors de la première utilisation (ou après un stockage prolongé), tremper la sonde  dans l’eau à mesurer durant environ 5 heures puis la rincer à l’eau distillée. Essuyer avec un chiffon doux.</li>
<li>Immerger l&rsquo;électrode  à moitié, câble et  raccordements   sans contact avec l&rsquo;eau. </li>
<li>Ne pas le plier le câble ni l&rsquo;utiliser    pour le maintien de l&rsquo;électrode.</li>
<li>Si possible, monter   l&rsquo;électrode en un endroit sombre.</li>
<li>Prévoir une espace de 2 à 3 cm entre la sonde et les parois alentour.</li>
<li>En même temps que les composés solides et liquides, des  gaz   se dissolvent   dans l&rsquo;échantillon pour former des    ions  ayant une incidence sur le résultat.   Par exemple le dioxyde de carbone (CO<sub>2</sub>) de l&rsquo;air ambiant dissous forme de l&rsquo;acide carbonique (H<sub>2</sub>CO<sub>3</sub>)  qui se dissocie  en   hydrogénocarbonate (HCO<sub>3</sub><sup>2-</sup>) puis en carbonate   (CO<sub>2</sub><sup>&#8211;</sup>). Le dioxyde de carbone peut augmenter la mesure de   la conductivité d&rsquo;environ 1 µS/cm. </li>
<li>De même une petite bulle d&rsquo;air adhérant à la surface de l&rsquo;électrode augmente   la résistance de l&rsquo;échantillon à l&rsquo;intérieur de la cellule et abaisse la mesure   de conductivité.  Avant   chaque mesure (et  chaque étalonnage), il convient   d&rsquo;éliminer les bulles en tapotant sur le capteur pour les chasser. </li>
<li>Des solides non dissous ou précipitant lentement    peuvent former une couche sur les électrodes de la cellule de conductivité.   Celle-ci  peut fausser la réponse de la cellule et entraîner des mesures   erronées. C&rsquo;est aussi le cas lors du bio encrassement  de d&rsquo;une sonde longtemps immergée. Un   nettoyage approprié évite ce genre de problème</li>
<li>La mesure peut dériver dans les solutions stagnantes. En cas de forte conductivité il est préférable de mesurer  dans un récipient sous   légère agitation. Pour une faible conductivité telle que celle de l&rsquo;eau osmosée, une agitation peut accroître l&rsquo;exposition à l&rsquo;air et la contamination par le   CO<sub>2</sub>.</li>
</ul>
<h3 class="align-j">3.3. Entretien de l&rsquo;électrode</h3>
<p> Il y a toujours accumulation d&rsquo;algues et de dépôts minéraux ou  recouvrant les électrodes, qui diminuent la mobilité des ions et perturbent considérablement les mesures. </p>
<ul>
<li>Rincer l&rsquo;électrode  à l&rsquo;eau déionisée après chaque mesure dans de l&rsquo;eau. </li>
<li>Nettoyer  une sonde   immergée tous les 3&nbsp;mois.</li>
<li> Éliminer délicatement les incrustations entre les électrodes     à l&rsquo;aide d&rsquo;un coton-tige  imbibé de détergent puis rincer.</li>
<li>Ne jamais nettoyer une sonde sale&nbsp; mécaniquement entre les électrodes.</li>
<li>Nettoyer en laissant tremper dans une solution de nettoyage  durant 10 min.  puis rincer&nbsp; &nbsp;.</li>
<li>Essuyer à l&rsquo;aide d&rsquo;un   chiffon très doux.</li>
<li>Conserver sans précaution particulière. Bien entretenue, sans détérioration des capteurs, une électrode a une durée de vie sans limite.</li>
</ul>
<h3 class="align-j">3.4. Etalonnage du conductimètre</h3>
<p class="align-j">Comme tout matériel de mesure le conductimètre n&rsquo;échappe pas à un étalonnage avant la première utilisation et régulièrement ensuite. L’étalonnage, ne peut se réaliser que sur une sonde  parfaitement<br />
  propre, en suivant les précédentes consignes<br />
  L&rsquo;étalonnage nécessite des solutions étalon adaptées à l&rsquo;utilisation (à base de chlorure de potassium)&nbsp;:  200 mS/cm pour l&rsquo;eau de mer, 200 à 600 µS/cm pour une eau douce  et 50 à 100 &nbsp;µS/cm  pour une eau osmosée.  Le commerce aquriophile propose malheureusement rarement des solutions étalon pour l&rsquo;eau osmosée. La VPC asiatique propose cependant une solution étalon EC 84&nbsp;µS/cm à 25°C qui répond à notre besoin.</p>
<p class="align-j">Mode opératoire&nbsp;:</p>
<ul>
<li><span class="align-j">Conservez les flacons d&rsquo;étalons bouchés </span> à l&rsquo;abri <span class="align-j">des rayons solaires</span>.</li>
<li> Une solution étalon peut être utilisée  1 à 3 fois suivant l&rsquo;état de propreté de l’électrode. Les solutions sont très sensibles à la contamination et se dégradant d&rsquo;autant plus que leur valeur est faible.</li>
<li>Rincer le récipient plusieurs fois à l&rsquo;eau osmosée, déionisée. Secouer pour faire tomber les gouttelettes<span class="align-j"> résiduelles</span>.</li>
<li><span class="align-j">Rincer le capteur et le récipient avec une petite quantité de la solution   étalon qu&rsquo;il faut ensuite jeter</span></li>
<li>Immerger la sonde  dans la solution.</li>
<li><span class="align-j">Éliminer toutes les bulles d&rsquo;air en tapotant sur l&rsquo;électrode ou en   l&rsquo;agitant</span></li>
<li>Après 3 minutes, sans agitation pour une mesure d&rsquo;eau osmosée, procéder à l&rsquo;ajustement de la vis de réglage, suivant le <span class="align-j">manuel d&rsquo;utilisation</span>.</li>
<li>Suivre si besoin, dans ce manuel, les préconisations pour l&rsquo;ajustement de la constante du capteur.</li>
<li>Éliminer la solution usagée.</li>
<li>Rincer capteur et récipient comme précédemment.</li>
</ul>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li><a href="http://lecalve.univ-tln.fr/oceano/ies80/index.html">IES80 : équation d&rsquo;état de l&rsquo;eau de mer</a></li>
<li> <a href="http://unesdoc.unesco.org/images/0005/000598/059832eb.pdf">Algorithms for computation of fundamental properties of seawater</a> UNESCO Technical paper in marine science </li>
<li><a href="https://www.dutscher.com/data/pdf_guides/fr/guide_mettler_mesure_conductivite.pdf">Guide des mesures de conductivité  Théorie et pratique sur la conductivité</a>, </li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/conductivite-conductimetres/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/conductivite-conductimetres/">Conductivité, conductimètres</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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		<title>Osmose et osmoseurs</title>
		<link>https://reeflexion.fr/osmose-et-osmoseurs/</link>
					<comments>https://reeflexion.fr/osmose-et-osmoseurs/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 23:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[eau pure]]></category>
		<category><![CDATA[osmose]]></category>
		<category><![CDATA[osmoseur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi traiter l&#8217;eau introduite dans un aquarium récifal&#160;? Pourquoi choisir le traitement par osmose plutôt qu&#8217;une autre méthode ? Quel matériel choisir ? Comment l&#8217;installer, le mettre en œuvre et le maintenir ? Autant de questions auxquelles cet article tente de répondre &#8230; 1. Pourquoi traiter l&#8217;eau introduite dans un aquarium récifal ? Quand on [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Pourquoi traiter l&rsquo;eau introduite dans un aquarium récifal&nbsp;? Pourquoi choisir le traitement par osmose plutôt qu&rsquo;une autre méthode ? Quel matériel choisir ? Comment l&rsquo;installer, le mettre en œuvre et le maintenir ? Autant de questions auxquelles cet article tente de répondre &#8230;</p>
<h2>1. Pourquoi traiter l&rsquo;eau introduite dans un aquarium récifal ?</h2>
<p class="align-j">Quand on ne peut, ni ne souhaite,  introduire de l&rsquo;eau de mer naturelle dans un aquarium marin, ou pour compenser l&rsquo;évaporation, l&rsquo;aquariophile récifaliste doit à différentes étapes de sa maintenance utiliser de l&rsquo;eau douce complétée de sels synthétiques. Une eau douce, mais laquelle ? Aucune eau douce n&rsquo;est suffisamment fiable, que ce soit chimiquement ou biologiquement, pour être régulièrement introduite. Connait-on toutes les caractéristiques chimiques de l&rsquo;eau douce embouteillée. Celle du réseau a-telle tous les oligoéléments requis ? L&rsquo;eau du puit ou celle de pluie est-elle exempte de bactéries pathogènes ? N&rsquo;a-t-elle ni couleur, ni odeur ? Utiliser une  eau de  composition inconnue c&rsquo;est prendre le risque d&rsquo;un déséquilibre chimique dans l&rsquo;aquarium. </p>
<p class="align-j">Soucieux de proposer une eau salée la plus proche de l&rsquo;eau de mer naturelle, le récifaliste préfère préparer son eau à partir d&rsquo;une eau non seulement douce, mais la plus pure possible. Ce choix permet de connaitre la composition de l&rsquo;eau salée à partir du sel synthétique choisi. Ce faisant, il élimine de facto quelques causes potentielles de  dysfonctionnements. La résolution d&rsquo;un problème est plus ciblée..</p>
<p class="align-j">Parmi les systèmes d&rsquo;épuration possibles, l&rsquo;osmose inverse est la plus utilisée avec succès en aquariophilie récifale.</p>
<h2>2. Les filtrations membranaires </h2>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/1.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/1.jpg"></a></figure>
<p class="align-j">Il existe de nombreuses méthodes de filtrations. Peu sont aussi efficaces et faciles à mettre en œuvre  à un coût modéré. L&rsquo;osmose inverse en fait partie. Elle a été mise au point et est toujours utilisée par la NASA pour recycler l&rsquo;urine des cosmonautes en eau buvable. Les particuliers aquariophiles ont accès à cette technologie  depuis 1967. Mais pourquoi choisir ce système de filtration parmi d&rsquo;autres ? </p>
<p class="align-j">L&rsquo;aquariophile a le choix entre quatre techniques de filtration&nbsp;: microfiltration (MF), ultrafiltration (UF), nanofiltration (NF), osmose inverse (RO) pour <em>reverse osmosis</em>,  classées dans le tableau 1 selon la taille décroissante des particules traitées.</p>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 1 : Comparaison des types de filtrations<br />
  </caption>
<tr>
<th width="15%">Technologie</th>
<th width="13%">Taille des pores</th>
<th >Mode d&rsquo;action</th>
<th >Particularités</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">Microfiltration<br />
      (MF)</td>
<td align="center">0,1 à 1 µ</td>
<td align="center">Barrière moléculaire</td>
<td>Matériau du filtre : fluorure de polyvinylidène (PVDF). <br />
      La séparation  agit sur des molécules. <span class="align-j"><br />
      Plusieurs microorganismes sont enlevés, mais les virus restent dans l’eau. </span><br />
      La MF est utilisée comme une étape de pré-traitement pour d&rsquo;autres processus de séparation tels que l&rsquo;ultrafiltration. </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Ultrafiltration<br />
      (UF)</td>
<td align="center">0.001 à 0.1 µ</td>
<td align="center">Barrière moléculaire</td>
<td>Matériau du filtre :  polyéthersulfone (PES) ou de polysulfone (PS). <br />
      Principalement utilisé après la MF ou d&rsquo;autres  pré-filtrations pour concentrer des macromolécules (protéines&#8230;). <br />
      Ni la microfiltration ni l&rsquo;ultrafiltration ne peuvent enlever les substances dissoutes sauf si elles sont  adsorbés en amont (avec du charbon actif) ou par des résine échangeur d’ions.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Nanofiltration<br />
      (NF)</td>
<td align="center">0.001 à 0.0001  µ</td>
<td align="center">Diffusion de matières dissoutes<br />
      (peut être affectée par le pH et la charge chimique au niveau de la membrane)</td>
<td>Les<br />
      membranes organiques  sont produites par application d&rsquo;un film mince (polypipérazine) sur un substrat en polyéthersulfone (PES) ou en polysulfone (PS).<br />
      Principalement utilisée après l&rsquo;UF ou d&rsquo;autre préfiltrations pour concentrer des macromolécules et la déminéralisation. <br />
      La NF enlève la majorité des molécules organiques, presque tous les virus, une variété de sels ainsi que les  ions divalents qui rendent l’eau dure, d&rsquo;où son utilisation pour adoucir l’eau dure. </td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Osmose inverse<br />
      (RO : <em>reverse osmosis</em>)<br />
      ou Hyper filtration</td>
<td align="center">&lt; 0.0001 µ</td>
<td align="center">Diffusion de matières dissoutes</td>
<td>Élimine  toutes les molécules organiques et virus,  la plupart des minéraux  présent dans l’eau. Enlève les ions monovalents.<br />
      Utilisé pour purifier, déminéraliser, dessaler l&rsquo;eau, réutiliser les eaux usées&#8230;</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">La figure 1  définit les matières filtrées. Il apparait clairement l&rsquo;avantage de l&rsquo;osmose qui est ici  la seule méthode permettant d&rsquo;éliminer  presque tout et ne conserver quasiment que la molécule d&rsquo;eau H2O. C&rsquo;est la méthode de désalinisation    ayant le meilleur ratio efficacité/coût pour traiter des eaux salées de 0,1 à 50 g/l de sel.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/5.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/5.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 1 : Composants rejetés selon la technique de filtration membranaire.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Une membrane  rejette d&rsquo;autant mieux les contaminants que leur taille est grande (haut poids moléculaire) et que leur charge ionique est importante. L’osmose inverse permet d’éliminer les sels dissous (ions), les virus, les bactéries, les particules, les colloïdes, les matières organiques, solides dissous, algues&#8230; &#8230; Plus concrètement elle élimine les substances dissoutes suivantes : </p>
<ul>
<li>Les polluants organiques issus de l’agriculture, de l’élevage, des activités ménagères et industrielles : insecticides à 97 % ; herbicides à 97 % ; détergents ; glyphosate ; phénols ; bisphénol A ; phtalates ; amiante ; radium ; benzène ; PCN (polychlorobiphényle) ; perturbateurs endocriniens&#8230;</li>
<li>Les bactérie à 99&nbsp;%&nbsp;;</li>
<li>Les substances médicamenteuses : œstrogènes ;  hormones de croissances,  antibiotiques,  vasodilatateurs. </li>
<li>Les sels dissous&nbsp;: aluminium à 97-98&nbsp;%&nbsp;; <span class="align-j">ammonium à 85-95&nbsp;%&nbsp;; argent à 85-97 %&nbsp;&nbsp;;</span> baryum ;  bicarbonates à 94&nbsp;% ; borate à 40-70&nbsp;&nbsp;; bore à 60-70&nbsp;%&nbsp;; bromure à  93-96&nbsp;%&nbsp;; calcium à 95-98&nbsp;%&nbsp;; carbonates ; hydrogénocarbonate ; <span class="align-j">chromate</span><span class="align-j"> à 90-96 %</span> ; cyanure à  90-95&nbsp;%&nbsp;; fer à 97-98&nbsp;%&nbsp;; <span class="align-j">fluor  à 90 %</span> ; fluorures à  93-95&nbsp;%&nbsp;; hydroxydes ; &nbsp;iodures ; ions radioactifs à 95-98&nbsp;%&nbsp;; lithium ; magnésium ; manganèse&nbsp;à 97-98&nbsp;%&nbsp;; <span class="align-j">nitrates   à 94-96 %. orthophosphates  à 98-99&nbsp;%&nbsp;; peroxydes ; polyphosphates  à 98-99&nbsp;%&nbsp;; phosphates  à 97-98&nbsp;%&nbsp;;  potassium à 92-97&nbsp;%&nbsp;; silicate  à 94-96 %</span> ; <span class="align-j">sodium</span><span class="align-j"> à 92-98 %</span> ; strontium ; sulfates à 97-98&nbsp;%&nbsp;; sulfures ; thiosulfates à  97-98&nbsp;%&nbsp; ; zinc à 97-99&nbsp;%.</li>
<li>Dont  les métaux lourds&nbsp;: plomb<span class="align-j"> à 96-98&nbsp;%&nbsp;; </span><span class="align-j">antimoine ; cadmium  à 97-98&nbsp;%&nbsp;; chrome</span><span class="align-j"> à 92 %</span>&nbsp;; cuivre à 97-98&nbsp;%&nbsp;; étain ; nickel à  97-98&nbsp;%&nbsp; ; mercure&nbsp;à 95-97&nbsp;% et arsenic.</li>
<li>Le chlore  à 90-95&nbsp;%&nbsp;et  les dérivés chlorés : chlorures ; dichlorométhanes, THMs  (trihalométhanes)&nbsp;, tétrachlorure   de carbone… </li>
</ul>
<p class="align-j">Parmi les contaminants non éliminés, <strong>la mesure du  TDS ou de l&rsquo;électroconductivié ne détecte pas ceux à  charge ionique neutre</strong>. C&rsquo;est le cas de certaines formes de silices détectées à l&rsquo;ICP alors que le TDS = 0&nbsp;ppm.</p>
<h2>3. Principe de l&rsquo;osmose et osmose inverse </h2>
<p class="align-j">Une osmose se produit  en présence de  deux solutions liquides, de concentrations différentes. Concernant l&rsquo;eau du réseau urbain il s&rsquo;agit d&rsquo;une concentration de composés divers (<em>le soluté)</em> : minéraux, matières organiques, polluants&#8230;, dissous dans  l&rsquo;eau (le solvant). Quand la concentration du soluté est plus importante dans l&rsquo;une des solutions, la  pression y est supérieure. En contact, leurs pressions ont tendance  à s&rsquo;équilibrer. Il y a alors une diffusion de la solution la plus diluée vers la plus concentrée jusqu&rsquo;à l&rsquo;équilibre (figure 2B). </p>
<p class="align-j">Si on inverse artificiellement cette différence de pression, par exemple avec la pression du réseau de distribution ou au moyen d&rsquo;une pompe, on effectue une osmose inverse (figure 2C). Alors le transfert se fait à l&rsquo;inverse, dans l&rsquo;autre sens : de la solution la plus concentrée&nbsp;(l&rsquo;eau du réseau) vers la plus diluée&nbsp;(l&rsquo;eau purifiée). C&rsquo;est l&rsquo;osmose inverse.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/2.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/2.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 2 : Principes de l&rsquo;osmose et de l&rsquo;osmose inverse.</figcaption></figure>
<h2>4. Système de filtration </h2>
<p class="align-j">Un système de filtration par osmose se décompose en plusieurs étapes (tableau 2).&nbsp;Dans une configuration simple, le système d&rsquo;osmose pour aquarium marin se compose de 3 étapes. Dans une configuration plus élaborée pour aquarium récifal hébergeant des animaux sensibles, il se compose généralement de 5 étapes.</p>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 2 : Systèmes de filtrations<br />
  </caption>
<tr>
<th>Étape</th>
<th>Phase de <br />
      Filtration</th>
<th>Mode d&rsquo;action</th>
<th>Moyen de filtration</th>
<th>Config.<br />
      3 étapes</th>
<th>Config.<br />
      5 étapes</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">Étape 1</td>
<td rowspan="3" align="center">Préfiltration</td>
<td align="center">Physique par absorption</td>
<td align="center">Filtre 5&nbsp;µ</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Etape 2</td>
<td align="center">Chimique  par adsorption</td>
<td align="center">Charbon actif</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Étape 3</td>
<td align="center">Physique par absorption</td>
<td align="center">Filtre 1&nbsp;µ</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">x</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Étape 4</td>
<td align="center">Osmose</td>
<td align="center">Physico chimique par osmose</td>
<td align="center">Membrane</td>
<td align="center">x</td>
<td align="center">x</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Étape 5</td>
<td align="center">Post filtration</td>
<td align="center">Chimique par déionisation</td>
<td align="center">Résine ionique</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">x</td>
</tr>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">Les modules sont reliés en série par du tubing au moyen de connecteurs rapides 1/4&quot;. Ils se disposent dans un ordre permettant de filtrer  les éléments des plus grossiers (particules solides) jusqu&rsquo;aux plus fins (les ions) afin d&rsquo;assurer une meilleure efficacité de chaque élément et d&rsquo;augmenter la longévité des filtres en aval. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);  width: 70%;">
<figure   class="figcolonne"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/6.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/6.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 3 : Osmoseur 3 étapes, avec porte-filtres scellés.</figcaption></figure>
<figure   class="figcolonne"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/7.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/7.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Figure 4 : Osmoseur 5 étapes avec cartouches amovibles.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Préfiltration, osmose, post filtration&#8230; passons en revue les différentes phases en commençant par le cœur  du système : l&rsquo;osmoseur.</p>
<h2>5. L&rsquo;osmoseur</h2>
<h3>Principe de fonctionnement</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;osmoseur met en présence les deux solutions mais séparées  d&rsquo;une membrane  semi-perméable. Cette dernière permet  au solvant&nbsp;: l’eau, de passer à travers pour obtenir une eau purifiée (perméat). Elle retient les impuretés dans une eau concentrée, le rejet (concentrat). Relié au réseau de distribution   sous pression, il s&rsquo;y produit une osmose inverse avec production d&rsquo;eau purifiée de 95 à 99&nbsp;%. Les contaminants se concentrent en amont de la membrane (figure 1C). </p>
<p class="align-j">95 à 99%&#8230; c&rsquo;est à dire que l&rsquo;eau osmosée  contient de 1 à 5&nbsp;% des impuretés présentes initialement dans l&rsquo;eau de conduite. Sauf à l&rsquo;analyser, on ne connait   ni la nature ni la concentration des impuretés qui passent au travers. Ces 5% peuvent être constitués de zinc, de cuivre ou de métaux lourds, toxiques par accumulation. L&rsquo;eau osmosée est purifiée, elle n&rsquo;est donc pas pure. Des tests ICP pourront évaluer de combien. Quand elles ne sont pas évacuées ou métabolisées, ces impuretés s&rsquo;accumulent dans l&rsquo;aquarium jusqu&rsquo;à un taux qui peut devenir problématique pour des invertébrés fragiles. Les tests ICP de l&rsquo;eau du bac pourront évaluer le niveau de risque atteint. Il convient d&rsquo;assurer une bonne maintenance et de surveiller la situation pour limiter les risques.</p>
<p class="align-j">Le rejet est inévitable. Un osmoseur fonctionne à un certain taux de conversion (Tc).  Tc = débit production / débit alimentation (fig. 5). Ce taux est régulé par un restricteur positionné en sortie de rejet. Le Tc de nos osmoseurs est de l&rsquo;ordre de 1/5 (20%) soit 80% de rejet, et peut aller jusqu’à 3/5 (60 %) soit 40% de rejet pour économiser l&rsquo;eau, mais au détriment de la vie de la membrane. Ce taux varie aussi selon les paramètres physiques (pression, température).</p>
<p class="align-j">Relativisons : si l&rsquo;évaporation d&rsquo;une installation récifale représente 7% par semaine, l&rsquo;osmoseur d&rsquo;un aquarium de 500 litres devra produire 35 litres d&rsquo;eau purifiée par semaine. Si son TC est de 20%, le rejet de 80% représentera 140 litres d&rsquo;eau par semaine soit 7,3 m3 annuel et, selon le fournisseur de la commune, une facture annuelle d&rsquo;environ 10 €. Le rejet peut utilement servir à l&rsquo;arrosage des végétaux, aux sanitaires ou tout autre usage écologique.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/16.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/16.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 5 : composition d&rsquo;une membrane.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">L&rsquo;osmoseur, contrairement à un filtre mécanique traditionnel, ne se sature que très peu en impureté et bien moins rapidement. L&rsquo;eau concentrée en impuretés circule tangentiellement à la membrane, le colmatage est moindre, puis elle est rejetée continuellement ce qui en facilite la maintenance (figure&nbsp;6).</p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/15.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/15.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 6 : Filtration frontale, les particules colmatent&nbsp;; filtration tangentielle, les particules sont évacuées.</figcaption></figure>
<h3>Membrane</h3>
<figure class="figfloat
				   " > <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/13.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/14.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 7.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La membrane (fig. 7) se présente sous la forme d&rsquo;une cartouche de format relativement standard jusqu&rsquo;à un certain débit, interchangeable entre fabricants. Elle se compose  de   filtres en film, d&rsquo;un tube central d&rsquo;évacuation et de joints d&rsquo;étanchéité. Cœur   du dispositif, elle est constituée de plusieurs couches de films minces (TFC&nbsp;: <em>Thin Film Composite ).</em> Il existe aussi les membranes TLC (<em>Thin Layer Composite), </em>de marque Paintair aux caractéristiques légèrement différentes. </p>
<p class="align-j">On y trouve intercalés (fig. 8) : une toile de polypropylène à larges mailles permettant d&rsquo;acheminer l&rsquo;eau à traiter au contact de la membrane, un tissu microporeux souvent en polyamide (PA) ou en polysulfone/polyethersulfone (PS/PES), filtrant  l&rsquo;eau épurée (perméat). Puis un tissu destiné à transporter le condensat rejeté. Les tissus sont liés entre eux puis roulés   en spirale autour d&rsquo;un tube d&rsquo;évacuation en plastique perforé traversé par le perméat. Le concentrat &nbsp;s&rsquo;écoule à l&rsquo;extérieur du tube.<br />
  Le matériau de la membrane, semi-perméable, permet aux molécules d&rsquo;eau de la traverser, tout en bloquant les solides dissous&nbsp;(contaminants chimiques,  minéraux, bactéries).&nbsp;Ce procédé physique ne stocke pas les contaminants, à l&rsquo;inverse des filtres classiques. Assez résistant à un grand nombre de produits chimiques, il se dégrade au contact du chlore, aussi la membrane doit être protégée en amont par du charbon actif.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/13.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/13.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 8 : Constitution d&rsquo;une membrane. Un tissu semi perméable sert à la filtration. Deux autres tissus à larges mailles servent l&rsquo;un au transport de l&rsquo;eau et l&rsquo;évacuation du concentrat (rejet), l&rsquo;autre à l&rsquo;évacuation du perméat (eau osmosée).</figcaption><figcaption class="copyright">Schéma : adaptation Denis TOURNASSAT d&rsquo;une illustration DOW</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">Il suffit de regarder les vidéos de fabrications de cartouches d&rsquo;osmose sur l&rsquo;Internet pour constater que les process sont bien différents. Certains, de grandes séries industrielles, en Asie comme ailleurs, sont totalement automatisées et fiables quand d&rsquo;autres, essentiellement manuels, ne semblent pas garantir  les principes de qualité et de reproductibilité. Il en est de la fabrication des membranes comme de celles des tissus utilisés. On ne doit pas être surpris des  performances moyennes obtenues avec des membranes, plus ou moins exotiques, disponibles à bas prix. En l&rsquo;occurence, s&rsquo;agissant du coeur de notre système de filtration, il est préférable de s&rsquo;en tenir à des marques reconnues.</p>
<p class="align-j">Les fiches techniques, quand elles existent, expriment la capacité de production d&rsquo;eau en GPD (1 gallon US per day = 3.8 litres) à une pression moyenne d&rsquo;alimentation du réseau (souvent 3,4 bar). Cette caractéristique est déterminante en fonction du besoin quotidien pour l&rsquo;osmolation et pour les changements d&rsquo;eau occasionnels. La performance de la &nbsp;membrane est donnée par son taux de rejet  qui s&rsquo;exprime, par convention, en rejet de chlorure de sodium (NaCl). Il est de 90 à 98&nbsp;%, voire 99&nbsp;% dans certaines conditions.</p>
<table  class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 3 : Liste non exhaustive de membranes commerciales<br />
  </caption>
<tr>
<th>Moèle</th>
<th>Référence</th>
<th>Type</th>
<th>GPD à 3.4b</th>
<th>Pression </th>
<th>Taux sel</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">DOW</td>
<td><a href="https://www.lenntech.com/Data-sheets/Dow-Filmtec-TW30-1812-xx series.pdf" target="new">Filmtec&nbsp;BW30 50, BW30 100</a></td>
<td align="center">TFC Humide</td>
<td align="center">50, 100</td>
<td align="center">3.4 b moy.</td>
<td align="center">98 %</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">DOW </td>
<td><a href="https://www.lenntech.com/Data-sheets/Dow-Filmtec-BW60-1812-75-L.pdf" target="new">Filmtec BW60 1812 75</a></td>
<td align="center">TFC sèche</td>
<td align="center">75</td>
<td align="center">3.4 b moy.</td>
<td align="center">96 à 98%</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">DOW</td>
<td><a href="https://www.lenntech.com/Data-sheets/Dow-Filmtec-TW30-1812-100HR-L.pdf" target="new">Fimtec TW30-1812-100HR </a></td>
<td align="center">TFC sèche</td>
<td align="center">100</td>
<td align="center">3.4 b moy.</td>
<td align="center">98 %</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Pentair</td>
<td><a href="https://www.pentairaquaeurope.com/sites/default/files/technical_sheet_tlc_membranes_fr.pdf" target="new">TLC 50, TLC 75, &nbsp;TLC 100</a></td>
<td align="center">TLC sèche</td>
<td align="center">50, 75, 100</td>
<td align="center">1.4 &#8211; 6.9b</td>
<td align="center"> 96 à 98%</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">Les fabricants recommandent quelques conseils d&rsquo;utilisation :</p>
<ul>
<li><span class="align-j">Conserver les membranes dans leur emballage étanche avant utilisation. Les membranes TFC ou TLC  vendues sèches, se conservent plus longuement.</span></li>
<li>Lors de la première utilisation laisser couler l&rsquo;eau environ 1 heure ( 24&nbsp;h selon DOW) avant utilisation&nbsp;;</li>
<li>Utilisation&nbsp;: 25 à 45°C max. ; </li>
<li>Pression d&rsquo;alimentation : de 0,14 à 0,5 MPa (1.4 à 5 bar) min selon fabricants, se renseigner ; </li>
<li>pH : entre 2 et 11&nbsp;; </li>
<li>Débit d&rsquo;eau d&rsquo;alimentation : &lt; à 7,6&nbsp;et &lt; 11 l/mn selon fabricants</li>
<li>Jeter la quantité de perméat correspondant au volume d&rsquo;une cartouche </li>
<li> Les cartouches doivent être conservées humides après démontage&nbsp;et en cas d&rsquo;arrêt prolongé, dans une solution de conservation pour éviter un développement bactérien. Il faut la rincer ensuite avant utilisation.</li>
<li>Taux de chlore  &lt;&nbsp;0.1 ppm : la membrane offre une certaine résistance à faible taux de chlore mais se détériore en contact continu et elle doit être protégée  par un préfiltre charbon. </li>
</ul>
<h3>Facteurs influents sur la performance d&rsquo;une membrane</h3>
<p class="align-j">Le premier facteur important est la qualité de la membrane elle-même. Toutes les membranes sur le marché ne se valent pas, même à caractéristiques prétendues identiques. Certaines produisent réellement plus  que d&rsquo;autres,  ont de meilleurs taux de rejet,  une meilleure résistance à l&rsquo;abrasion chimique pour une plus longue durée de vie. </p>
<p class="align-j">Les caractéristiques essentielles mesurant la performance d&rsquo;une membrane sont le débit moyen d&rsquo;eau osmosée produite (perméat) et le taux de polluants rejetés (soluté) reflet de la qualité du perméat.  Celles-ci dépendent   des paramètres de fonctionnement tels que la pression d&rsquo;alimentation, la concentration des polluants, la température&#8230; dont les effets sont exposés dans le tableau 4. <a href="https://www.rudyv.be/Aquarium/RVRT/RVosmo.php">L&rsquo;utilitaire d&rsquo;HerVé</a> permet de calculer le taux de rétention (ou taux de rejet) en fonction de ces ces paramètres.</p>
<style type="text/css">
		.fleche{		
			max-width:25px;</p>
<p>/*	width: clamp(10px, 5vw, 15px);	*/
		}	
	</style>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 4 : Facteurs d&rsquo;influence sur la production d&rsquo;une membrane<br />
  </caption>
<tr>
<th width="10%">Eau alimentation</th>
<th width="10%">Débit d&rsquo;eau osmosée (perméat)</th>
<th width="10%">Soluté<br />
      (polluants rejetés)</th>
<th>Commentaires</th>
</tr>
<tr>
<td  align="center"><strong>Pression</strong><br />
      <img class="fleche lws-optimize-lazyload" alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/02.png"></td>
<td align="center"><img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/02.png"> </td>
<td align="center"><img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/02.png"></td>
<td>Paramètre essentiel, pour  un bon fonctionnement la pression doit être au minimum de 2,5 bar et plus selon la référence. Le débit nominal d&rsquo;une membrane est toujours donné par le fabricant à une pression test de référence, souvent 3,5 bar mais parfois plus. Alimenter à plus faible pression c&rsquo;est diminuer notablement les performances. Ce point est important et mérite d&rsquo;être vérifié dans la fiche technique et comparé à la pression réseau. Une pompe booster peut s&rsquo;avérer indispensable.</p>
<p>      Le débit du perméat (eau osmosée) est proportionnel à la pression d&rsquo;alimentation mais le taux de polluants traversant la membrane reste constant. &nbsp;En conséquence, le débit du perméat et  la quantité de polluants rejetés &nbsp;augmentent. Pour autant, la qualité d&rsquo;eau n&rsquo;est pas améliorée comme expliqué ci-dessous.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Débit</strong><br />
      <img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/02.png"></td>
<td align="center"><strong><img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/02.png"></strong></td>
<td align="center"><strong><img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/02.png"></strong></td>
<td>À faible débit, la polarisation s&rsquo;accentue. En conséquence, la concentration à la surface de la membrane augmente ainsi que la pression osmotique (osmose) qui s&rsquo;oppose à la pression du réseau (osmose inverse). La situation s&rsquo;inverse quand le débit augmente : le débit de production d&rsquo;eau osmosée et le taux de rejet augmentent avec le débit d&rsquo;alimentation. </td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Température</strong><br />
      <img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/02.png"></td>
<td align="center"><strong><img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/02.png"></strong></td>
<td align="center"><strong><img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/03.png"></strong></td>
<td>La viscosité de l&rsquo;eau augmente quand la température baisse, traversant plus difficilement la membrane. La variation du débit  du perméat augmente avec la température, de l&rsquo;ordre de 3% par °C. Le taux de soluté augmente avec la température plus que le débit du perméat.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><strong>Taux de polluants (TDS)<br />
      <img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/02.png"> </strong></td>
<td align="center"><strong><img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/03.png"></strong></td>
<td align="center"><strong><img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/02.png"><img class="fleche lws-optimize-lazyload"  alt=""  / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/03.png"></strong></td>
<td>La concentration de polluants augmente la pression osmotique (osmose) laquelle s&rsquo;oppose à la pression du réseau (osmose inverse). Elle diminue donc le débit d&rsquo;eau osmosée.<br />
      Dans un premier temps, le taux de rejet augmente avec la concentration de polluants jusqu&rsquo;à un maximum de 300 à 500 mg/l puis il diminue ensuite du fait de la perte de charge sur la membrane.<br />
      Le TDS de l&rsquo;eau du réseau étant en général inférieur à 400&nbsp;mg/l, le débit d&rsquo;eau osmosée diminue quand le taux de polluants dans l&rsquo;alimentation augmente quelque peu.</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j"><strong>Effets chiffrés de la pression</strong> : La figure ci-dessous permet de visualiser les effets de la pression dans une installation d&rsquo;osmose inverse&nbsp;traitant un débit de 200 l/h d&rsquo;une solution de CaCl2 à 0,05 moles/l d&rsquo;eau. &nbsp;La pression de fonctionnement &nbsp;se situe généralement entre 3 bar avec l&rsquo;alimentation du réseau et 6&nbsp;bar avec l&rsquo;adjonction d&rsquo;une pompe booster. Cette installation permet de produire 190 gpd à 3 bar.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/16b.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/16b.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Effets de la pression sur l&rsquo;efficacité d&rsquo;une membrane d&rsquo;osmose inverse.</figcaption><figcaption class="copyright">Schéma : <a href="https://www.researchgate.net/publication/288824254_Aspects_techniques_et_economiques_de_l'osmose_inverse">Researchgate</a></figcaption></figure>
<p class="align-j"> Comme on peut s&rsquo;y attendre le débit de production  (tracé bleu) augmente linéairement avec la pression. En effet le <strong>taux de conversion</strong> passe de 15&nbsp;% à 3&nbsp;bar à 35&nbsp;% à 6&nbsp;bar. Noter que celui-ci peut être également augmenté avec une membrane de plus grande surface (75, 100, 200, 400 gpd). <br />
  On remarque l&rsquo;importance de ne pas descendre en dessous d&rsquo;une valeur de pression (ici 3&nbsp;bar) à laquelle le <strong>taux de rétention</strong> (rejet) chute rapidement (courbe verte), la membrane devenant inefficace. Au-delà ce taux s&rsquo;améliore mais relativement peu, en effet le gain est ici inférieur à 1% en évoluant de 98,5&nbsp;% à 3&nbsp;bar à 99,4&nbsp;% à 6&nbsp;bar. <br />
  Dans le même temps la concentration de<strong> matières dissoutes (dont les solides TDS)</strong> dans le perméat (courbe orange) diminue. La courbe représente la concentration par rapport à l&rsquo;eau du réseau traitée alimentant la membrane, et non dans l&rsquo;eau osmosée. Elle passe de 1,5&nbsp;% à 3&nbsp;bar à 1,0&nbsp;% à 6&nbsp;bar. Telle que définie ici en fonction du volume total d&rsquo;eau traitée en entrée cela semble logique du fait de l&rsquo;augmentation du débit du perméat dans le même temps. Mais on voit que cette courbe devient progressivement horizontale. Constate-t-on une amélioration de la pureté de cette eau ? &nbsp; Toutes conversions faites (avec l&rsquo;incertitude liée au tracé), &nbsp;le taux de matières dissoutes dans l&rsquo;eau osmosée correspond &nbsp;à 2.5 ppm à 3&nbsp;bar contre 3.5&nbsp;ppm à 6&nbsp;bar. <strong>L&rsquo;eau osmosée n&rsquo;a pas gagné en pureté, bien au contraire.</strong>
</p>
<h4 class="align-j"><strong>Conservation</strong></h4>
<p class="align-j">On ne peut stocker une membrane dans une eau non stérile, une prolifération bactérienne peut s&rsquo;installer, le débit de production serait affecté ainsi que le taux de rejet. Il faut la conserver dans une solution désinfectante. Pour autant, tout produit de conservation a un impact sur l&rsquo;état de surface de la membrane dès lors que l&rsquo;on s&rsquo;écarte de pH&nbsp;7, et destructif vers pH&nbsp;3. </p>
<p class="align-j">Sans pour autant procéder à des désinfections toutes les 24 heures comme cela se fait dans le monde industriel, la méthode proposée ici permet de préserver la membrane sur une longue durée, un an sans infection bactérienne. </p>
<ol>
<li>Démonter et laisser s&rsquo;égoutter la membrane durant 30 minutes.</li>
<li>Dans un récipient d&rsquo;eau osmosée ou déminéralisée peser et diluer 2&nbsp;% de bisulfite de sodium NaHSO<sub>3</sub> plus 20&nbsp;% glycérine. Le bisulfite de sodium étant vendu sous forme diluée, il convient de recalculer la dose à incorporer&nbsp;: pour obtenir 2&nbsp;% de bisulfite de sodium pur il faut 2&nbsp;/&nbsp;40&nbsp;x&nbsp;100&nbsp;=&nbsp;5&nbsp;% de bisulfite de sodium à 40&nbsp;%. Des solutions désinfectantes prêtes à l&#8217;emploi sont proposées dans le commerce.</li>
<li>Laisser tremper la membrane dans la solution durant 30 minutes.</li>
<li>Égoutter et sceller, sous vide si possible, la membrane dans un sac en plastique étanche. </li>
<li> Avant réutilisation, rincer la membrane à l&rsquo;eau puis procéder au rinçage préconisé pour une membrane neuve. </li>
</ol>
<p class="align-j">Une autre méthode utilisant une solution à 5&nbsp;% de peroxyde d&rsquo;hydrogène dans de l&rsquo;eau osmosée ou distillée permet d&rsquo;éliminer bactéries et virus. Dans ce cas, stocker la membrane dans la solution à l&rsquo;intérieur d&rsquo;un récipient  chimiquement résistant, en polyéthylène, à l&rsquo;abri de la lumière. Les solutions faiblement concentrées de peroxyde d&rsquo;hydrogène n&rsquo;étant pas stables, ce procédé ne permet de conserver la membrane que sur une courte période de l&rsquo;ordre d&rsquo;un à deux mois.</p>
<h4 class="align-j"><strong>Remplacement</strong></h4>
<p class="align-j"> Tous les 3 à 4 ans, voire 5 ans selon la qualité de l&rsquo;eau d&rsquo;alimentation (NO3, alcalinité&#8230;). En aquariophilie marine on a l&rsquo;habitude de procéder au changement quand  l&rsquo;une des deux condition est remplie  le <a href="https://reeflexion.fr/tds-tdsmetre/">total des solides dissous (TDS)</a> ou <a href="https://reeflexion.fr/conductivite-conductimetres/">l&rsquo;électro conductivité (EC):</a></p>
<ul>
<li>TDS   (ou EV) sortie) &gt;   10% TDS  (ou EV) entrée;</li>
<li> TDS &gt; 40 ppm  (EV &gt; 80 µS/cm) en présence d&rsquo;animaux non sensibles (FO, bac mixte coraux durs et mous)<br />
    TDS &gt; 15 ppm (EV &gt; 30 µS/cm) en présence d&rsquo;invertébrés sensibles (coraux  LPS, SPS&#8230;).</li>
</ul>
<h3>Porte membrane</h3>
<p class="align-j">La membrane se loge dans un support étanche en plastique (fig. 9), son joint à lèvre en caoutchouc orienté du côté de l&rsquo;ouverture du porte membrane. L&rsquo;arrivée d&rsquo;eau s&rsquo;effectue par le couvercle. A l&rsquo;opposé l&rsquo;évacuation d&rsquo;eau purifiée se trouve au centre, celle du rejet étant excentrée. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%; max-width:500px;"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/17.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/17.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 9 : Porte membrane.</figcaption></figure>
<h3>Restricteur</h3>
<figure   class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/8.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/8.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 10 : Restricteur de 350&nbsp;ml/mn.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le restricteur (fig.10) est un élément incontournable. Il sert avant tout à générer une contre pression, en amont de la membrane, indispensable au bon déroulement de l&rsquo;osmose inverse. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un tube avec orifice calibré. Il se fixe sur le tube de rejet au moyen de raccords rapides 1/4&Prime;, positionné dans le sens de circulation de l&rsquo;eau indiqué par une flèche. Il est dimensionné pour assurer un débit précis, également indiqué en ml/mn, spécifique à chaque membrane. Ce faisant, il régule celui de l&rsquo;eau osmosée, c&rsquo;est lui qui assure le taux de conversion de la membrane. Plus rarement, dans les kits d&rsquo;osmose commercialisés, un restricteur complémentaire de petite taille est inséré dans le tube de rejet, difficile à localiser.</p>
<p class="align-j">Il existe des restricteurs 150, 200, 300, 350, 420, 525, 550, 800, , 850, 1000, 1200, 1500 ml/mn&#8230; Comment définir le restricteur adapté ? Le débit d&rsquo;une membrane étant exprimé en  gallon US par jour (GPD), un restricteur étant calibré en millilitre par minute (ml/mn), 1 GPD valant 2,629 ml/mn. Si le  taux de conversion souhaité est de 1/5 = eau osmosée / eau alimentation,  soit 1  d&rsquo;eau osmosée pour 4 de rejet. Alors : Débit  restricteur en ml/mn = Débit osmoseur GPD x 4 x 2,629. le tableau 5 définit le restricteur à utiliser selon la membrane.</p>
<table align="center" class="tableau"  style="width:100%; max-width: 800px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 5 : choix du restricteur selon le débit de la membrane<br />
  </caption>
<tr>
<th width="15%" rowspan="2">Modèle membrane<br />
      (Débit eau osmosée)</th>
<th colspan="2">Tc = 1/5 <br />
      Perméat (eau osmosée) : 20 %<br />
      Concentrat (rejet) = 80 %</th>
<th colspan="2" align="center">Tc = 1/4 <br />
      Perméat (eau osmosée)  : 25 %<br />
      Concentrat (rejet)  = 75%</th>
<th colspan="2" align="center">Tc = 1/3<br />
      Perméat (eau osmosée)  : 33 %<br />
      Concentrat (rejet)  = 66 %</th>
</tr>
<tr>
<th>Débit  rejet</th>
<th align="center">Restricteur</th>
<th>Débit  rejet</th>
<th align="center">Restricteur</th>
<th>Débit  rejet</th>
<th align="center">Restricteur</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">50 GPD &#8211; 189 l/j </td>
<td align="center">200 GPD = 525 ml/mn</td>
<td align="center">500</td>
<td align="center">150 GPD = 394 ml/mn</td>
<td align="center">420</td>
<td align="center">100 GPD = 263 ml/mn</td>
<td align="center">300</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">75 GPD &#8211; 283 l/j</td>
<td align="center">300 GPD = 788 ml/mn</td>
<td align="center">750</td>
<td align="center">225 GPD = 591 ml/mn</td>
<td align="center">550</td>
<td align="center">150 GPD = 394ml/mn</td>
<td align="center">420</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">100 GPD &#8211; 378 l/j</td>
<td align="center">400 GPD = 1051 ml/mn</td>
<td align="center">1000</td>
<td align="center">300 GPD = 788 ml/mn</td>
<td align="center">750</td>
<td align="center">200 GPD = 525 ml/mn</td>
<td align="center">500</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">150 GPD &#8211; 567 l/j</td>
<td align="center">600 GPD = 1577 ml/mn</td>
<td align="center">1200</td>
<td align="center">450 GPD = 1183 ml/mn</td>
<td align="center">1200</td>
<td align="center">300 GPD = 788 ml/mn</td>
<td align="center">750</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">Dans certains cas le restricteur ne répond pas aux attentes. En effet, il est calibré pour un certain débit, mais il ne tient pas compte des fluctuations liées par exemple à la pression du réseau. Ou bien le débit obtenu ne permet pas d&rsquo;obtenir le taux de solides dissous (TDS) souhaité. Il est possible d&rsquo;ajuster le débit à une autre valeur en remplaçant le restricteur par une vanne à débit réglable. </p>
<p class="align-j"><strong>Remplacement</strong> : &nbsp;le restricteur n&rsquo;est pas un organe qui s&rsquo;use rapidement. Il s&rsquo;entartre parfois, limitant le débit de sortie, à vérifier et nettoyer occasionnellement uniquement dans une solution très légèrement acide (vinaigre) et surtout, ne pas tenter de le déboucher  avec un objet contondant. Il est  recommandé de le remplacer en même temps que la membrane pour conserver un fonctionnement optimal.</p>
<h2>6. Préfiltration : filtres à sédiments 5µ et 1µ</h2>
<p class="align-j">Les filtres se déclinent en modules jetables (porte filtres avec filtres intégrés scellés) ou en cartouches interchangeables (fig. 11) à placer dans des portes-filtres. Les porte-filtres transparents permettent mieux de visualiser l&rsquo;état d&rsquo;encrassement. &nbsp;Les cartouches se déclinent en plusieurs longueurs 5&quot;, 10&quot;, 20&quot; et plus, les cartouches de 10&quot; étant les plus utilisés en aquariophilie récifale.</p>
<figure   class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/12.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/12.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 11 : Cartouche sédiments.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le filtre à sédiments est constitué d&rsquo;une couche en polypropylène non tissée, enroulée. Le maillage se réduit du centre vers l&rsquo;extérieur  et retient des polluants de tailles diverses : les sédiments en suspension (boues,  sable,  poussière, tartre&#8230;), les algues, la rouille,  présents dans l&rsquo;eau de réseau. Ce type de filtre absorbe dans sa masse les matières retenues. Il se charge peu à peu jusqu&rsquo;à devenir inopérant voire augmenter la pression dans le support ainsi que réduire l&rsquo;efficacité de l&rsquo;ensemble de filtration. </p>
<p class="align-j">Le filtre 5 microns se positionne en amont du système pour éliminer les plus grosses particules. Celui de 1 micron capture les mêmes particules, mais de plus petite taille. Il se positionne entre le préfiltre charbon et la membrane de manière à retenir les fines particules de charbon, complétant ainsi la protection de la membrane.</p>
<p class="align-j"><strong>Remplacement</strong> : tous les six mois. </p>
<h2>7. Préfiltration : sur charbon actif</h2>
<figure class="figfloat" style="float:left;"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/11.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/11.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 12 : Cartouche de charbon compact (<em>carbone block</em>).</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le charbon retient quelques microparticules en suspension mais surtout il adsorbe, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;il fixe sur sa surface importante, sans réaction chimique, du fait de son extrême porosité, certains produits chimiques notamment le chlore, les pesticides, nombre de métaux lourds comme le cuivre, le plomb et des composants organiques volatiles responsables du gout et des odeurs. </p>
<p class="align-j">La désinfection de l&rsquo;eau municipale utilise du chlore et parfois des chloramines, difficiles à filtrer du fait de leur faible poids moléculaire, notamment les monochloramines. Les membranes y sont par ailleurs sensibles et se dégradent à leur contact. L&rsquo;étape charbon actif est indispensable pour améliorer leur conservation. </p>
<p class="align-j">Les cartouches contiennent du charbon actif en granulés ou sous forme de bloc compact (fig. 12). Les granulés assurent une meilleure élimination du chlore et ses dérivés. Ils sont privilégiés si la concentration en chlore est forte ou en présence de chloramine. Ils contiennent cependant des particules fines susceptibles de colmater la membrane et nécessitent un filtre 1&nbsp;µm en aval.&nbsp;Le charbon en bloc, aussi appelé CTO, en général à base de coquille de noix de coco associée à un liant, compressé à 5 ou 10 microns, ne génère pas de grande perte de charge, sa structure assure une rétention (rejet) progressive des polluants. Les cartouches contiennent un joint en élastomère (silicone, EPDM, NBR&#8230;) destiné à retenir le charbon. Si le silicone ne présente pas de danger, l&rsquo;EPDM ou le caoutchouc nitrile NBR, selon leur formulation, peuvent ne pas avoir la même innocuité lors des lavages successifs&nbsp;au contact de l&rsquo;eau.</p>
<p class="align-j"><strong>Remplacement</strong> : tous les six mois. </p>
<h2>8. Post filtration : déionisation par résine ionique kati-ani</h2>
<figure   class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/9.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/9.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 13 : Filtre de déionisation de grande capacité.</figcaption></figure>
<h3>8.1. Les résines</h3>
<p class="align-j">Cette post-filtration utilise un mélange de résines échangeuses d&rsquo;ions (REI). Il s&rsquo;agit de billes en polymère, bien souvent du monomère styrène (S = vinylbenzène) aggloméré par agitation sous forme des perles sphériques puis polymérisé avec du divinylbenzène (DVB). </p>
<ul>
<li>La forme <em>type gel</em> ou <em>microporeuse</em> est la première obtenue en fin de polymérisation : Elle forme une structure relativement souple, transparente, avec des   micropores de 1 à 2 nm. </li>
<li>Un traitement ultérieur permet d&rsquo;obtenir une forme <em>type macroporeuse.</em> Des pores  sont agrandis pour obtenir une double porosité avec des macropores de 20 à 100&nbsp;nm. Les  échanges sont alors facilités avec les ions de plus grande taille. Son aspect est opaque, la structure finale  plus rigide, plus stable. </li>
</ul>
<p>La constitution des résines cationiques et anioniques peut varier. Elles sont polyvalentes ou au contraire ciblée pour mieux traiter des  polluants particuliers. </p>
<h3>8.2. Mode de fonctionnement</h3>
<p>L&rsquo;échange d&rsquo;ions   consiste à remplacer dans la  solution, des ions indésirables  par d&rsquo;autres en  quantité équivalente en faisant  percoler l&rsquo;eau à traiter au travers la masse de résine. Pour celà, les billes sont greffés  des groupes fonctionnels&nbsp;: </p>
<ul>
<li>Cationiques fortement acides : la résine kati, de couleur marron foncé, est <span class="align-j">chargée en ion H+. </span><span class="align-j">Lorsque l&rsquo;eau passe au travers, les ions positifs (cations) dissous dans l&rsquo;eau ( (Na<sup>+</sup>, Ca<sup>2+</sup>, Mg<sup>2+</sup>, &#8230;) sont échangés par des ions H+.<br />
    En sortie de Kati l&rsquo;eau est très acide (présence d&rsquo;acide sulfurique H2SO4, acide nitrique HNO3, acide chlorhydrique HCl&#8230;) et enrichie en CO<sub>2</sub> sous sa forme H<sub>2</sub>CO<sub>3</sub>. En milieu très acide les carbonates de l&rsquo;eau (CO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup>) se transforment en CO<sub>2</sub> dissous.</span></li>
<li> Anioniques fortement basiques <span class="align-j">: la résine Ani, de couleur claire, est chargée en ions OH<sup>&#8211;</sup>. </span><span class="align-j">Lorsque l&rsquo;eau passe au travers de l&rsquo;Ani, les ions négatifs (anions) (OH<sup>&#8211;</sup>, Cl<sup>&#8211;</sup>, SO4<sup>2-</sup>, &#8230;) présents sous forme d&rsquo;acide faible, tels que les acides carboniques et siliciques, sont échangés par des ions OH<sup>&#8211;</sup>.</span></li>
</ul>
<p>Ainsi, on échange tous les ions qu&rsquo;ils soient positifs ou négatifs par des ions H<sup>+</sup> et OH<sup>&#8211;</sup> qui s&rsquo;associent pour former de l&rsquo;eau pure (H<sub>2</sub>O).</p>
<p>  En enlevant tous les polluants d&rsquo;une certaine quantité d&rsquo;eau  on se retrouve donc avec exactement la même quantité d&rsquo;eau mais purifiée.</p>
<p class="align-j">Il existe des cartouches de déionisation constituées d&rsquo;un enroulement spiralé de films fins kati et ani successifs telles les membranes d&rsquo;osmose. Ces dernières n&rsquo;acceptent que des eaux de faible dureté. Les formes granulaires, en billes, sont utilisées en aquariophilie. Le plus souvent, on n&rsquo;achète pas deux résine anionique et cationique séparément, mais une seule où les deux types de résines sont mélangés. C&rsquo;est le principe dit de lit mélangé. C&rsquo;est à dire que les billes de résine cationiques côtoient celles anioniques formant une multitude de sites d&rsquo;échanges très efficaces. Cette technique n&rsquo;est utilisable qu&rsquo;avec des eaux faiblement minéralisées telles qu&rsquo;en sortie d&rsquo;un osmoseur. Elle permet un taux d&rsquo;extraction supérieur des ions présents, ainsi qu&rsquo;un meilleur contrôle du pH.</p>
<h3>8.3. Présentation, performance des résines</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;eau obtenue est d&rsquo;une grande pureté en supprimant les anions (chlorures, sulfates&#8230;) et cations (sodium, calcium, fer, cuivre, ) encore présents après le passage de la membrane. Elle n&rsquo;élimine pas les composés organiques, ni les virus ou les bactéries mais elle supprime efficacement nitrates, phosphates et les ions minéraux comme par exemple les silicates responsables du développement des diatomées. L&rsquo;eau devient ainsi ultrapure et de qualité constante dans un traitement. Le TDS est proche de 0 ppm, une conductivité inférieure à 0,2 μS/cm, un taux de silice inférieur à 10 mg/l et un pH voisin de la neutralité.</p>
<figure   class="figfloat" style="float:left;"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/18.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/18.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 14 : Cartouche de résine verticale, le flux est ascendant.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les résines sont vendues sous forme de cartouches étanches ou en vrac destinées à des containers rechargeables de capacités très variables, de quelques centilitres à plusieurs dizaines de litres. L&rsquo;eau doit percoler lentement au travers de toute la masse de résine. Idéalement elles sont positionnées verticales pour éviter que l&rsquo;eau passe dans une zone dépourvue de résine, sans chemin préférentiel. Puis on alimente la cartouche par le bas, l&rsquo;eau remontant la masse de la résine pour assurer une traversée lente, maitrisée, sans effet gravitaire.</p>
<p class="align-j">Les performances des résines varient selon les ions fixés (sélectivité des éléments traités), la proportion d&rsquo;anions et de cations, le taux de DVB, la taille (masse volumique), la porosité (surface spécifique), leur présentation (humide, gel), leur innocuité alimentaire, avec indicateur coloré de saturation&#8230; une association de caractéristiques, parfois antagonistes, qui influent sur la filtration. </p>
<table class="tableau"  align="center" style="width:95%; max-width: 800px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 6 : Caractéristiques de quelques résines<br />
  en lit mélangé<br />
  (MB : <em>mixed bed</em>)<br />
  </caption>
<tr>
<th rowspan="2">Référence</th>
<th rowspan="2">Matrice</th>
<th rowspan="2">Copolymère</th>
<th>Résine cationique </th>
<th>Résine anionique</th>
</tr>
<tr>
<th align="center">% / Type / forme ionique</th>
<th align="center">% / Type / forme ionique</th>
</tr>
<tr>
<td><strong><a href="https://www.purolite.com/product/mb400" target="new">Purolite® MB400</a></strong></td>
<td align="center">gel</td>
<td align="center">PS &#8211; DVB</td>
<td align="center">40&nbsp;% / C100 fortement acide / H+</td>
<td align="center">60&nbsp;% / A400 fortement basique / OH-</td>
</tr>
<tr>
<td><strong><a href="https://www.dupont.com/content/dam/dupont/amer/us/en/water-solutions/public/documents/en/45-D01257-en.pdf" target="new">Dupont Amberlite® MB20 H/OH</a></strong></td>
<td align="center">gel</td>
<td align="center">PS &#8211; DVB</td>
<td align="center">38-44&nbsp;% / fortement acide /H+</td>
<td align="center">62-56&nbsp;% /fortement basique / OH-</td>
</tr>
</table>
<p></p>
<h3>8.4. Remplacement</h3>
<p class="align-j"> Les billes de résine se fêlent ou se cassent au fil de leur utilisation, perdant leur efficacité au-delà d&rsquo;un taux de fragmentation, elles peuvent aussi s&rsquo;enrober de matières organiques ou de précipités de sulfate de calcium. Par ailleurs les sites réactifs s&rsquo;épuisent après échanges d&rsquo;ions (saturation). La régénération des résines avec acide et soude, à condition de séparer les billes anioniques des cationiques, est une opération complexe qui ne résout malheureusement pas toutes les causes de dégradation. Son changement est préférable. <br />
  Les résines ont une durée de vie d&rsquo;environ 1500 à 2000 litres d&rsquo;eau osmosée (soit 5000 à 10000 litres d&rsquo;eau traitée). La mesure du TDS ou de la conductivité permettent de déterminer quand remplacer la résine. Bien entendu on cherche à obtenir le plus faible TDS en sortie, de 0 à 5 ppm selon les exigences de l&rsquo;aquariophile. De toutes façons le remplacement s&rsquo;impose quand il n&rsquo;y a plus d&rsquo;amélioration entre les valeurs d&rsquo;entrée et de sortie ou pour celles qui contiennent un indicateur de saturation : quand la résine est colorée.
</p>
<p class="align-j"><strong>Méthodes de remplacement</strong> : La résine se change quand le taux acceptable ci-dessus est dépassé. Cependant, de l&rsquo;eau dépassant l&rsquo;objectif TDS a pu s&rsquo;écouler depuis la détection de la dérive. Les aquariophiles à la recherche d&rsquo;une eau la plus pure possible, peuvent utiliser deux filtres en série. Le second palliant la saturation du premier. Ils mesurent le TDS en sortie du &nbsp;premier puis, dés que la valeur dépasse 0 ppm, placent le second, non saturé, en première position et changent le contenu du second. Cette méthode assure que la postfiltration ionique est toujours efficace, la résine jamais totalement saturée.</p>
<p class="align-j">Parmi les nombreuses résines proposées il en est d&rsquo;efficacités très différentes et parfois d&rsquo;appellations abusivement copiées. Peu de fabricants ou vendeurs sont en mesure de décrire explicitement les caractéristiques de leur produit par ailleurs peut-être performant. Il en est d&rsquo;autres qui se démarquent par leur transparence. Le tableau 6 cite quelques références parmi celles largement utilisées en aquariophilie récifale.</p>
<h2>9. <strong>Équipements </strong> annexes</h2>
<figure   class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/19.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/19.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 15 : Système d&rsquo;osmose équipé d&rsquo;une pompe booster et son manomètre.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le système peut comporter quelques équipements dont certains s&rsquo;imposent et d&rsquo;autre contribuent au confort d&rsquo;utilisation.</p>
<h3>9.1. La pompe booster</h3>
<p> Elle permet d&rsquo;augmenter la pression et ainsi, le débit de production. Elle est indispensable quand la pression du réseau public (3,5 bars en moyenne, mais parfois plus et exceptionnellement moins), est inférieure à la pression minimum donnée par le constructeur pour un fonctionnement optimal : de 1.4 à 4 bars selon le fabricant. Cette nécessité peut s&rsquo;imposer aussi en présence de membranes de basse qualité, de membranes à fort débit (400 GPD), de puisages simultanés sur le réseau de l&rsquo;habitation, pour augmenter le débit d&rsquo;eau osmosée face à un besoin important (grosse installation, besoin immédiat&#8230;). <br />
  Le débit d&rsquo;eau pure et d&rsquo;eau rejetée augmentent, pour autant le taux de polluants rejetés (soluté) n&rsquo;augmente pas, voire régresse comme l&rsquo;indique l<a>&lsquo;utilitaire d&rsquo;HerVé</a>. Par exemple, si le taux de polluants rejetés est de 5 % à 3,5 bars, il augmente à 8 % à 6 bars. <strong>La pression augmentant, la qualité de l&rsquo;eau osmosée a tendance à diminuer</strong> comme on l&rsquo;a vu au chapitre précédent traitant des membranes. Par ailleurs, une augmentation de pression au-delà des préconisations diminue sa durée de vie. <strong>Il n&rsquo;est donc pas conseillé d&rsquo;ajouter une pompe booster quand elle n&rsquo;est pas indispensable</strong>.</p>
<h3>9.2. Vanne de rinçage</h3>
<figure class="figfloat" style="float:left;"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/20.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/20.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 16 : vanne de rinçage  incluant un restricteur.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Au fil du temps il se crée un dépôt (particules, bio-encrassement, tartre) sur la membrane qui en réduit les performances et plus encore, qui peut générer une augmentation de pression susceptible de la détériorer irrémédiablement. La nature et la quantité d&rsquo;encrassement dépendent de facteurs différents dont la qualité de l&rsquo;eau d&rsquo;alimentation et l&rsquo;efficacité des prétraitements&#8230; il est souhaitable de procéder régulièrement à son rinçage afin d&rsquo;en conserver l&rsquo;efficacité et d&rsquo;en retarder l’usure. Cette opération est d&rsquo;autant plus nécessaire quand il s&rsquo;agit de redémarrer l&rsquo;osmoseur après un arrêt prolongé de plusieurs jours durant lesquels la tuyauterie a pu se charger en matières organiques. Cet encrassement se manifeste par TDS plus important durant les premières minutes, qui se stabilise ensuite à son minimum. </p>
<p class="align-j">La vanne de rinçage (fig. 16) se positionne en sortie de rejet. Une telle vanne manuelle peut également remplir  la fonction de restricteur : son ouverture  shunte le restricteur interne et l&rsquo;eau s&rsquo;évacue à grand débit entrainant les résidus. Dans ce cas l<span class="align-j">e rinçage peut être hebdomadaire. Pour un usage alimentaire, les fabricants recommandent de rincer l&rsquo;équivalent du volume de la cartouche avant utilisation soit environ 0.3 litre. La durée du rinçage dépend du débit de filtration, c&rsquo;est à dire approximativement 2mn30 mn pour 50 GPD, 5 mn pour 100 GPD&#8230; voire plus en cas d&rsquo;arrêt prolongé de l&rsquo;osmoseur. Le rinçage peut être automatisé via un jeu d&rsquo;électrovannes. Il est alors programmé avant chaque démarrage quotidien. Cette </span>maintenance  permet de doubler la durée de vie d&rsquo;une  membrane, elle ne dispense bien évidemment pas de son remplacement. </p>
<h3>Vanne <em>shut off</em></h3>
<figure   class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/22.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/22.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure&nbsp;17 : Vanne d&rsquo;arrêt <em>shut off</em>.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Quand le système de filtration alimente un réservoir tampon le remplissage une simple vanne d&rsquo;arrêt <em>shut off</em> (fig.17) permet d&rsquo;automatiser le remplissage. Cet équipement peu couteux et facile à mettre en oeuvre permet, par le simple jeu de différence de pression provoqué par la fermeture d&rsquo;une vanne à flotteur, de stopper la production d’eau et de bloquer l’évacuation des eaux usées dès que la cuve tampon est pleine. La vanne s&rsquo;ouvre de nouveau dès que l&rsquo;on prélève de l&rsquo;eau osmosée et le cycle de production redémarre.&nbsp;Cette vanne permet de conserver la membrane sous équipression stable, elle évite que la cartouche d&rsquo;osmose se vide limitant les pertes ainsi que la prolifération bactérienne.</p>
<p>Cette vanne impose d&rsquo;utiliser une autre vanne de détection de niveau Le circuit d&rsquo;alimentation se connecte aux connexions basses (les vis étant au-dessus), celui de l&rsquo;eau osmosée se connectant aux deux connecteurs supérieurs comme l&rsquo;indique la figure 18.
</p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/21.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/21.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 18&nbsp;: Principe  de fonctionnement d&rsquo;une vanne <em>shut-off</em>. Les deux connexions basses dans  le au circuit d&rsquo;alimentation et les deux supérieures dans le circuit d&rsquo;eau  osmosée A sa fermeture la membrane d&rsquo;osmoseur est déconnectée du reste du  circuit et reste sous pression.</figcaption></figure>
<h3>9.3. Equipement de mesure : <a href="https://reeflexion.fr/tds-tdsmetre/">TDS-mètre</a>, <a href="https://reeflexion.fr/conductivite-conductimetres/">conductimètre</a></h3>
<figure   class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/23.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/23.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 19 : TDS-mètre triple mesure pour entrée et sortie membrane puis sortie résine, à intégrer dans le circuit.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les éléments du système de filtration (préfiltres, membrane, joints&#8230;) s&rsquo;usent, s&rsquo;encrassent. Leur fonctionnement évolue et leur durée de vie a ses limites. La maintenance peut être préventive et se caler sur des périodes prédéfinies de changement. Elle peut aussi être prévisionnelle, se basant sur la mesure de l&rsquo;évolution des performances. <br />
  En aquariophilie, le niveau de pureté se vérifie avec deux appareils : le TDS-mètre qui mesure le taux de solides dissous en parties par million (ppm) autrement dit en milligrammes par litres (mg/l), et le conductimètre qui mesure la conductivité exprimée en microSiemens (µS/cm) ou en milliSiemens par cm (mS/cm). <br />
  Ces deux équipements mesurent le déplacement de charges électriques dans l&rsquo;eau sous une différence de potentiel appliquée entre deux électrodes. Ils déterminent ainsi le taux d&rsquo;ions des composants dissous. Notons qu&rsquo;ils ne mesurent pas les charges neutres ou peu ionisées. Ainsi le TDS peut mesurer 0 ppm quand l&rsquo;ICP détecte des composants (ex. silice). La différence entre eux tient au fait que le conductimètre, plus précis, prend en compte différents composants ioniques alors que le TDS se limite aux principaux. Ainsi, si l&rsquo;on ne peut établir de relations en présence d&rsquo;eaux chargées, on peut appliquer un facteur de conversion Kc quand l&rsquo;eau est douce. TDS et électroconductivité sont alors reliés par la relation : </p>
<p class="align-c"><strong>TDS (ppm) = EC (µS/cm) x Kc<br />
Pour l&rsquo;eau osmosée Kc = 0,5 et TDS (ppm) = EC/2 (µS/cm)</strong>
</p>
<p class="align-j">Le conductimètre doté d&rsquo;une électronique élaborée est plus précis et permet en outre de mesurer la salinité d&rsquo;une eau de mer. Le TDS-mètre, plus simple et meilleur marché se limite à l&rsquo;eau douce du réseau d&rsquo;alimentation, en sortie de membrane et en sortie de déionisation. Le marché propose des modèles à double mesure (Dual inline TDS-meter) (fig. 19) ou triple mesure (Triple inline TDS-meter), &nbsp;de mesurer le TDS de l&rsquo;eau d&rsquo;alimentation puis en sortie de la membrane et de la résine ionique.<br />
  Les deux équipements s&rsquo;étalonnent avec des solutions choisies proches de la gamme de mesure. Pour l&rsquo;eau osmosée on choisira une solution étalon &nbsp;de conductivité environ 80µS/cm ou de TDS de 50 à 200 ppm</p>
<p class="align-j">Les objectifs de pureté à atteindre varient notablement selon le biotope reproduit et le mode de maintenance. Le tableau 7 définit quelques valeurs usuelles.
</p>
<table class="tableau"  align="center">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 7 : Valeurs indicatives de tds et conductivité<br />
  </caption>
<tr>
<th align="left">&nbsp;</th>
<th colspan="2" align="center">TDS</th>
<th colspan="2" align="center">Conductivité</th>
</tr>
<tr>
<td align="left">Eau de mer S35</td>
<td colspan="2" align="center">&#8211;</td>
<td colspan="2" align="center">53 mS/cm</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Eau  potable réseau</td>
<td colspan="2" align="center">150 à 400 ppm </td>
<td colspan="2" align="center">150 à 600 µS/cm</td>
</tr>
<tr>
<th align="left">Sortie de</th>
<th width="17%" align="center">Membrane</th>
<th width="17%" align="center">Déionisation</th>
<th width="17%" align="center">Membrane</th>
<th width="17%" align="center">Déionisation</th>
</tr>
<tr>
<td align="left">Aquarium récifal LPS</td>
<td align="center">&lt; 40 ppm</td>
<td align="center">&lt; 10 ppm</td>
<td align="center">&lt;80 µS/cm</td>
<td align="center">&lt; 20 µS/cm</td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Aquarium récifal SPS</td>
<td align="center">&lt; 15 ppm</td>
<td align="center">1 à 5 ppm</td>
<td align="center">&lt; 30 µS/cm</td>
<td align="center">2 à 10 µS/cm</td>
</tr>
</table>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<figure class="figfloat" style="float:left;"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/30.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/30.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 20 : Filtre à particules à positionner en amont de ligne, la sortie étant en haut.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La qualité de l&rsquo;eau d&rsquo;alimentation conditionne en grande partie celle produite. Sa mesure en entrée permet de connaitre la situation du réseau local de façon à adapter les étapes de filtration en conséquence, ou de détecter une dérive saisonnière durant laquelle on peut reporter la production d&rsquo;eau osmosée. &nbsp;La mesure à l&rsquo;entrée et en sortie d&rsquo;un filtre (osmoseur, résine ionique) permet d&rsquo;en déduire son efficacité. L&rsquo;objectif étant bien entendu une diminution de la valeur en sortie. La valeur en sortie permet d&rsquo;évaluer le niveau de dégradation ou d&rsquo;usure et de procéder aux remplacements nécessaires.</p>
<p>Le TDS-mètre, comme le conductimètre se recalibrent régulièrement avec des solutions de NaCl pour étalonnage.</p>
<h3>Filtre réseau</h3>
<p>Dans la mesure ou le système est coupé ou moyen d&rsquo;une électrovanne, il est nécessaire de la protéger avec un filtre anti particule (fig. 20) en amont de ligne.</p>
<h3>Manomètre</h3>
<figure   class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/24.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/24.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 21 : Manomètre d&rsquo;osmoseur.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les  performances de l&rsquo;osmoseur dépendant pour une bonne part de la pression du réseau, il est indispensable de la connaitre, les surprises ne sont pas rares. Il est d&rsquo;usage d&rsquo;installer un manomètre (fig. 20) de capacité 10&nbsp;bars. Ses  filetages en entrée et sortie, adaptés aux connexions 1/4&quot;,  permettent de le fixer en tête du porte membrane et d&rsquo;y relier un tuyau d&rsquo;osmose. Il peut être à bain d&rsquo;huile, pour un fonctionnement plus fin.</p>
<figure class="figfloat" style="float:left;"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/29.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/29.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 21 : Clapet anti retour intégré dans un coude (à gauche) ou en ligne (à droite).</figcaption></figure>
<h3>Clapet anti retour</h3>
<p class="align-j">Dans certaines installations, il peut être utile de positionner un clapet anti retour. Un tel clapet est parfois inséré d&rsquo;origine dans un coude 1/4&quot; de telle sorte qu&rsquo;il ne le voit pas de l&rsquo;extérieur et qu&rsquo;on ne se doute pas de son effet sur le fonctionnement général.</p>
<div style="clear:both"></div>
<h2>10. Installation du système d&rsquo;osmose </h2>
<p class="align-j">Le commerce propose des systèmes de filtration prêts à l&#8217;emploi, plus ou moins complexes, répondant aux besoins généraux. Il propose également tous les accessoires permettant d&rsquo;étendre un système existant ou le compléter selon ses propres exigences. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);  width: 70%;">
<figure   class="figcolonne"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/25.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/25.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 22 : Système simple d&rsquo;osmose Aqua Medic 3 étages.</figcaption></figure>
<figure   class="figcolonne"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/26.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/26.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 23 : Osmoseur Aqua Medic Platinum Line Plus 100 GPD avec rétro lavage automatique.</figcaption></figure>
<figure   class="figcolonne"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/27.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/27.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 23 : Osmoseur Glamorca intégrant 5 étages et dispositif de sécurité.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">Quel que soit le système choisi, l&rsquo;usage a mis en évidence certains principes d&rsquo;utilisation&nbsp;:</p>
<h3>Mise en route d&rsquo;un système</h3>
<ul>
<li>Utiliser un manomètre et un TDS-mètre (ou conductimètre).</li>
<li>Avant utilisation rincer individuellement les filtres et porte filtres&nbsp;: sédiment, charbon, ainsi que la membrane, à l&rsquo;eau douce.</li>
<li>Faire fonctionner successivement  chaque filtre connecté au filtre amont avant sa connexion au filtre aval jusqu&rsquo;à obtenir une eau claire et environ 5&nbsp;mn concernant la membrane ;</li>
<li>Produire de l&rsquo;eau osmosée, non utilisée, jusqu&rsquo;à stabilisation du TDS au niveau minimum (DOW recommande 24h)</li>
</ul>
<h3>En utilisation normale</h3>
<ul>
<li>La membrane d&rsquo;osmose doit toujours rester en eau entre deux usages. </li>
<li>Ne pas produire directement de l&rsquo;eau osmosée  dans l&rsquo;aquarium sans surveillance. Utiliser une cuve tampon.</li>
<li>Faire couler à vide l&rsquo;équivalent du volume du porte membrane avant chaque utilisation ou jusqu&rsquo;à stabilisation du TDS min.</li>
<li>Rincer environ 5 litres par semaine </li>
<li>Changer les filtres comme spécifié.</li>
</ul>
<h2>11. Automatisation</h2>
<p class="align-j">Automatiser l&rsquo;installation de production d&rsquo;eau osmosée, c&rsquo;est s&rsquo;assurer de toujours avoir une réserve d&rsquo;eau suffisante, c&rsquo;est fiabiliser le système, éviter les innondations, c&rsquo;est aussi pouvoir s&rsquo;absenter sans crainte. Les possibilités d&rsquo;automatisation sont nombreuses, jusqu&rsquo;à l&rsquo;ordinateur de gestion ou l&rsquo;automate réalisé soi-même. Quelques précautions doivent cependant être prises, indépendamment des dispositifs de sécurité, détections, alertes&#8230; mis en place par ailleurs.</p>
<ul>
<li>La réserve d&rsquo;eau osmosée permettant d&rsquo;assurer l&rsquo;osmolation ne devrait pas dépasser le volume correspondant à 24 à 48 heures d&rsquo;évaporation, Pour limiter la dérive de salinité suite à un dysfonctionnement.</li>
<li>La production d&rsquo;eau osmosée  devrait être limitée dans la durée  juste nécessaire pour remplir la réserve d&rsquo;eau osmosée afin de limiter une fuite éventuelle du système d&rsquo;osmose.</li>
<li>Rincer 2 mn avant chaque utilisation quotidienne, éventuellement avecun relai temporisé.</li>
<li>Une électrovanne d&rsquo;arrêt placée en début de circuit doit être protégée par un filtre à particules placé en amont.</li>
</ul>
<p class="align-j">Voici un exemple d&rsquo;automatisation réalisable par un non électronicien, pour une cinquantaine d&rsquo;euros hors TDS-mètre, cartouches et filtres. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/28.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/osmose/28.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Figure 24 : Exemple de circuiit automatisé pour la production d&rsquo;eau osmosée.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Ce montage fait appel à :</p>
<ul>
<li>1 Alimentation 230VAC &#8211; 12VCC 3A&nbsp;;</li>
<li>1 Programmateur 12VCC 16A 80mA : plusieurs programmes M/A par jour&nbsp;;</li>
<li>1 Module relais temporisé 12VCC 10A 50mA : se déclenche à la mise sous tension durant la durée paramétrée (0&nbsp;s à 999&nbsp;h)&nbsp;;</li>
<li>2 Détecteurs de niveau à flotteur&nbsp;;</li>
<li>1 Raccord 3/4&quot;F 1/4&quot;&nbsp;;</li>
<li>1 Vanne 1/4&quot;&nbsp;;</li>
<li>1 Filtre à particules 1/4&quot; 100µ&nbsp;: pour non détérioration de l&rsquo;éléctrovanne&nbsp;;</li>
<li>3 Electrovannes 12VCC 400mA&nbsp;;</li>
<li>3 T 1/4&quot;&nbsp;;</li>
<li>1 Manomètre 10b 1/4&quot;&nbsp;;</li>
<li>1 Raccord 3/8&quot;F 1/4&quot; : arrivée eau de ville ;</li>
<li>1 Restricteur&nbsp;;</li>
<li>1 Selle dia 40-1/4&quot; : évacuation vers une canalisation existante.</li>
<li>1 Raccord droit 1/4&quot;M 1/4&quot; avec joint : manomètre.</li>
<li>1 testeur TDS triple mesure ex. HM Digital TRM-1 Triple Inline TDS Monitor </li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Souhaitons que ces quelques lignes permettront de mieux maitriser la production d&rsquo;eau osmosée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="right">Michel LABBÉ, Denis TOURNASSAT</p>
<p align="center"><em>Article publié sur Cap récifal le 18 mars 2020   avec l&rsquo;aimable autorisation des auteurs.</em></p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/osmose-et-osmoseurs/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/osmose-et-osmoseurs/">Osmose et osmoseurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Circuit d&#8217;eau : 3 Réalisation du système de circulation (remontée, descente)</title>
		<link>https://reeflexion.fr/circuit-eau-realisation-systeme-remontee-descente/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 23:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Devenu parfait petit récifaliste hydraulicien dans la seconde partie de cet article, on a pu déterminer toutes les dimensions de la canalisation. Mais le système de circulation d&#8217;un aquarium, ne se résume pas à obtenir le seul écoulement de l&#8217;eau depuis, et vers une cuve technique. Quid du choix des pompes, des tubes, de la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-realisation-systeme-remontee-descente/">Circuit d&rsquo;eau : 3 Réalisation du système de circulation (remontée, descente)</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<br />
<style>
     .imgformule {
         width:100%;
         max-width:250px;</p>
<p>        }</p>
</style>
<p class="align-j">Devenu parfait petit récifaliste hydraulicien dans la seconde partie de cet article, on a pu déterminer toutes les dimensions de la canalisation. Mais le système de circulation d&rsquo;un aquarium, ne se résume pas à obtenir le seul écoulement de l&rsquo;eau depuis, et vers une cuve technique. Quid du choix des pompes, des tubes, de la réalisation du déversoir, de la réduction du bruit&#8230; ? C&rsquo;est l&rsquo;objet de cette troisième partie.</p>
<p class="align-c"><a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-donnees-calcul/" target="_self" rel="noopener">1 : Données de calcul</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/" target="_self" rel="noopener">2 : Dimensionnement</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-realisation-systeme-remontee-descente/" target="_self" rel="noopener">3 : Réalisation</a></p>
<p class="align-j">La canalisation a été immaginée dans sa globalité, ses dimensions ont été  calculées et validées au moyen des deux calculateurs de Cap récifal : </p>
<figure class="figfloat"><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/32.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Calcul d&rsquo;évacuation de l&rsquo;eau.</figcaption></figure>
<figure class="figfloat"><a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/31.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Calcul d&rsquo;alimentation en eau.</figcaption></figure>
<p> Le calculateur <a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calcul d&rsquo;alimentation en eau d&rsquo;aquarium,</strong></a> destiné à chiffrer la hauteur manométrique de la pompe en présence des coudes  qui ne manquent pas de freiner notablement l&rsquo;écoulement sous pression.</p>
<p>Le calculateur <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calcul d&rsquo;évacuation d&rsquo;aquarium</strong></a>, pour évaluer le débit possible dans un diamètre et pour un taux de remplissage connus, ou pour déterminer le taux de remplissage pour un débit imposé et un diamètre choisi.</p>
<p class="align-j">Il est temps d&rsquo;en fixer les détails. Plusieurs questions se posent&nbsp;alors : </p>
<ul>
<li>Quelle <strong>pompe</strong> choisir ?</li>
<li> Quel volume de <strong>nappe d&rsquo;eau</strong> la cuve technique devra-t-elle réceptionner après arrêt de la pompe de remontée ?</li>
<li>Comment <strong>dimensionner la grille et le déversoir</strong> pour assurer l&rsquo;écoulement, même en présence de corps étrangers ?</li>
<li>Comment <strong>évacuer  les corps gras</strong> ?</li>
<li> Comment <strong>régler le  niveau d&rsquo;eau</strong> de l&rsquo;aquarium et <strong>assurer la sécurité</strong> contre les inondations&nbsp;?</li>
<li>Comment <strong>réduire les bruits parasites</strong> générés par les écoulements ?</li>
</ul>
<div style="clear:both"></div>
<div style="text-align:center">
<figure class="figcolonne" style="width:60%">
<a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1d.png" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1d.png"></a><figcaption class="figlegende">Figure 1 : Troisième  étape de réalisation du circuit après avoir choisi les équipements et les concepts parmi les diifférentes options  possibles.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Nous passerons donc en revue les différentes fonctions d&rsquo;un système de circulation avec, autant que possible, des  solutions.</p>
<h2>1. Éléments du circuit d&rsquo;alimentation</h2>
<h3 class="align-j">1.1. La (moto)pompe de remontée</h3>
<p class="align-j">Bernouilli n&rsquo;a plus de secret pour personne&nbsp;: pour que l&rsquo;eau circule de la cuve technique vers l&rsquo;aquarium placé à un niveau supérieur, il faut en élever la charge à l&rsquo;entrée de la canalisation. C&rsquo;est le rôle de la pompe de remontée ou de reprise, laquelle assurera aussi le débit circulant. Cette motopompe,  nommée <em>pompe</em>,  est en effet constituée d&rsquo;un moteur couplé à une  pompe, le tout formant un ensemble homogène, plus ou moins compact.</p>
<h4 class="align-j">1.1.1. Le moteur</h4>
<p class="align-j">Synchrone, asynchrone, brushless, induction, électronique&#8230;  des termes utilisés par les fournisseurs de pompes d&rsquo;aquariums. Ce chapitre se limitera à y voir un peu plus clair dans la terminologie et les modèles qui nous sont proposés.</p>
<p class="align-j">Un moteur électrique  est constitué essentiellement de deux  parties : un stator fixe et un rotor mobile,  espacés par l&rsquo;entrefer. Nous devrions parler de moteurs  électromagnétiques, puisqu&rsquo;ils transforment une énergie électrique en énergie mécanique  cinétique (rotation du rotor) au moyen de forces magnétiques. Ainsi, la partie fixe  entraine l&rsquo;autre, mobile, à l&rsquo;image de deux aimants  dont les deux pôles positifs se repoussent. Ceci impose qu&rsquo;il y ait formation d&rsquo;un champ magnétique promoteur du mouvement, c&rsquo;est le rôle de l&rsquo;inducteur (en général au niveau du stator),   et un organe (l&rsquo;induit) subissant ce champ, ou s&rsquo;y opposant sous la forme d&rsquo;un second champ. La manière dont les phénomènes magnétiques interagissent, définit plusieurs technologies d&rsquo;entrainement :</p>
<h5 class="align-j">1.1.1.1. Moteur asynchrone</h5>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/73.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/73.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 2 : Éclaté de moteur asynchrone avec rotor à cage.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le principe de fonctionnement  repose sur la création d&rsquo;un courant induit (loi de Faraday) dans un conducteur lorsque celui-ci coupe les lignes de force du champ magnétique généré par l&rsquo;inducteur (dans le stator), d&rsquo;où le nom de <em><strong>moteur à induction</strong></em>. L’action combinée de ce courant induit et du champ magnétique, crée une force motrice sur le rotor avec un certain décalage&nbsp;: il est asynchrone. </p>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/75.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/75.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 3 : Pompe externe  SMA&nbsp;4000, à moteur asynchrone 220-240&nbsp;V.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Jecod</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le rotor  peut être constitué de plusieurs barreaux métalliques (en cage d&rsquo;écureuil). Chaque barreau, parcouru du courant induit,   est repoussé successivement par la force électromagnétique. Il peut, moins fréquemment, être  bobiné Il est alors parcouru par un courant alternatif transmis au moyen de balais (charbons) au collecteur du rotor. <br />
  L&rsquo;inducteur dont les bobines sont alimentées en décalage  par un courant alternatif (<strong>asynchrone triphasé</strong> ou <strong>asynchrone monophasé</strong>), produit un champ tournant qui entretient le mouvement. Ce type de moteur, simple, robuste est d&rsquo;autant plus utilisé que des électroniques viennent aujourd&rsquo;hui pallier à son point faible&nbsp;: la faible puissance au démarrage. La cage, quand elle est noyée  dans le rotor, offre une solution étanche pour nos applications. On  en trouve  dans une gamme de puissance de 30 à 1000&nbsp;W sur des pompes de relevage d&rsquo;aquarium ou de bassin débitant de 3000 à 40000&nbsp;l/h.</p>
<h5 class="align-j">1.1.1.2. Moteur synchrone</h5>
<p class="align-j">Le stator est alimenté comme pour le moteur asynchrone, par un courant alternatif. Le rotor tourne, synchronisé avec le champ tournant. Mais contrairement à ce dernier, le flux magnétique du rotor est obtenu soit par un courant continu extérieur parcourant un enroulement, soit par un aimant permanent Ce type de moteur se caractérise par un faible encombrement, une vitesse constante quelle que soit la charge (jusqu&rsquo;à un certain niveau de décrochage), il est moins sujet aux variations de tension et il peut fonctionner sous des tensions très différentes.</p>
<p class="align-j">Les moteurs diffèrent notablement selon leur rotor :</p>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/76.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/76.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure&nbsp;4 : Pompe NewJet NJ8000 à moteur synchrone brushless,  220-240V.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Aquarium Systems</figcaption></figure>
<h5 class="align-j">Moteur synchrone à rotor bobiné</h5>
<p class="align-j">Le rotor dispose d&rsquo;enroulements électriques. Alimenté en courant alternatif, il tourne selon la fréquence du secteur, ou un sous-multiple selon le nombre de  bobines, à vitesse constante, indépendante de la charge. La présence de balais impose un usage externe.</p>
<h5 class="align-j">Moteur synchrone brushless</h5>
<p class="align-j">Le rotor est composé d&rsquo;un aimant permanent, constitué de poudres de terres rares frittées et polarisées sous le champ intense d&rsquo;un électroaimant. Nul besoin de lui fournir du courant. Sans balai pour l&rsquo;alimenter, il est dit <em><strong>brushless</strong></em>. C&rsquo;est le cas de nombreuses pompes  de relevage aquariophiles dont le rotor baigne dans l&rsquo;eau. </p>
<p class="align-j">Ce type de moteur a des difficultés pour démarrer. Pour les très  petites puissances, comme celles des pompes d&rsquo;aquarium, les fabricants utilisent des aimants hélicoïdaux  leur permettant d&rsquo;accrocher plus facilement au  champ tournant. </p>
<p class="align-j">Mieux encore,  l&rsquo;inducteur est pourvu d&rsquo;une électronique de puissance (fig.&nbsp;4), interne ou externe, permettant de monter progressivement la fréquence et de caler  le champ tournant sur le rotor (en fonction de sa position angulaire et de son couple). Le moteur s&rsquo;adapte donc à  la charge  pour le meilleur rendement.   Plusieurs  méthodes permettent de mesurer en continu l&rsquo;angle entre le champ et la  position magnétique du rotor&nbsp;:</p>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/74.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/74.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 5 : Pompe DC Runner  à moteur synchrone brushless  24V DC et  débit variable.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.aqua-medic.de/index.php?r=catalog/product&amp;id=386&amp;cid=49">Aquamedic</a></figcaption></figure>
<ul>
<li><strong>Résolveur optique</strong> : grande précision&nbsp;; très grande vitesse&nbsp;; insensible aux perturbations magnétiques&nbsp;; commande sinus facile à mettre en place, mais assez coûteux.</li>
<li><strong>Résolveur magnétique</strong>&nbsp;: bon rapport qualité prix&nbsp;; assez précis&nbsp;; commande sinus facile à mettre en place mais sensible aux perturbations magnétiques du moteur.</li>
<li><strong>3 capteurs effet hall</strong>&nbsp;: très faible coût, mais faible résolution (dépend du nb de pôles)&nbsp;; pilotage difficile en mode sinus,  plus adapté au  pilotage  avec commandes trapèze (sauf  moteurs à  régime constant et estimation de la position du rotor).</li>
<li><strong>Back-EMF</strong> (force contre électromotrice) : méthode de relecture de la tension sur les phases, puis filtrage, pour connaître la position du rotor. Efficace avec des vitesses non nulles. Mais difficulté de démarrage à fort couple&nbsp;et complexité de filtrage du signal (mise au point).    </li>
</ul>
<p class="align-j">D&rsquo;une manière générale les moteurs brushless ont des  rendements élevés moyennant une électronique complexe.  Le choix des composants conditionne la durée de vie du moteur. Le marché propose une large gamme de  modèles, de  6&nbsp;V DC à  300&nbsp;V AC. Ils sont alimentés  en courant alternatif, l&rsquo;alternance de l&rsquo;activation des bobines est celle du secteur, ou à courant continu, dits BLDC (<em>Brushless direct current</em>), l&rsquo;alternance  est alors réglée électroniquement. Les pompes aquariophile exploitant ce principe s&rsquo;échelonnent dans une large gamme de puissances 2,5 à 200&nbsp;W allant de 150 à plus de 12000&nbsp;l/h. De plus, certains modèles de &quot;<strong>pompes électroniques&quot;</strong> permettent de varier leur débit  (fig.&nbsp;5) et sont même parfois programmables ou pilotables, à l&rsquo;instar des pompes de brassage.</p>
<h5 class="align-j">1.1.1.3. Autres types de moteurs</h5>
<p class="align-j">Les moteurs électriques utilisent d&rsquo;autres systèmes d&rsquo;entrainement rappelés ici à titre indicatif puisqu’ils ne présentent pas d&rsquo;intérêt pour notre hobby :</p>
<ul>
<li><strong>Moteur à courant continu</strong>. Utilisé surtout pour les petites puissances. Le stator (inducteur) peut être formé soit par des aimants en ferrite, soit par des bobines inductrices  en série. Le circuit induit  est composé de conducteurs logés dans des encoches, dans le rotor. Cela nécessite de le relier à un circuit électrique extérieur au moyen d&rsquo;un collecteur associé à des balais. Cette technologie, source de pannes et de dysfonctionnements est supplantée par les développements du moteur brushless.</li>
<li><strong>Moteur universel</strong>. Moteur à courant continu à excitation série (l&rsquo;inducteur est en série avec l&rsquo;induit). Ce système présente peu d&rsquo;intérêt depuis l&rsquo;apparition des moteurs brushless.</li>
</ul>
<p>Le tableau 1 compare les différentes technologies d&rsquo;entrainement des moteurs électriques. Les lignes vertes correspondent à celles proposées par les constructeurs de pompes de relevage pour l&rsquo;aquariophilie.</p>
<p class="align-j">
<table class="tableau" align="center"  style="width:95%; max-width:700px">
<caption> Tableau 1 : Technologies  d&rsquo;entrainement des moteurs électriques<br />
  </caption>
<tr>
<th width="15%">Technologie</th>
<th>Particularités</th>
<th colspan="2">Inducteur</th>
<th colspan="2">Induit</th>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" align="center">Asynchrone triphasé<br />
      (Induction)</td>
<td rowspan="2">Champ magnétique tournant &quot;Moteur à induction&quot;. Robuste, simple, démarrage en charge difficile, faible coût.</td>
<td rowspan="2" align="center">Stator</td>
<td rowspan="2" align="center">AC</td>
<td height="2" align="center">Rotor à cage</td>
<td width="0" align="center">&#8211;</td>
</tr>
<tr>
<td height="2" align="center">Rotor bobiné</td>
<td align="center">AC</td>
</tr>
<tr style="background:#0CC">
<td align="center">Asynchrone monophasé<br />
      (Induction)</td>
<td height="2">Petites puissances, encombrant. Condensateur. Sans balais. Associé à une électronique.<br />
      Possibilités : rotor immergeable.</td>
<td align="center">Stator</td>
<td align="center">AC</td>
<td align="center">Rotor à cage</td>
<td align="center">&#8211;</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Courant continu</td>
<td height="2">Petites puissances, variation de vitesse, très basse tension, &nbsp;balais, technologie dépassée.</td>
<td align="center">Stator</td>
<td align="center">CC  ou aimants</td>
<td align="center">Rotor</td>
<td align="center">CC<br />
      polyphasé</td>
</tr>
<tr style="background:#0CC">
<td align="center">Synchrone<br />
      (balais)</td>
<td height="2">Vitesse fixe, indépendante du couple.<br />
      Pompes aquario. externes.</td>
<td align="center">Stator</td>
<td align="center">CC</td>
<td align="center">Rotor</td>
<td align="center">CC</td>
</tr>
<tr style="background:#0FC">
<td align="center">Synchrone<br />
      (brushless)</td>
<td height="2">Vélocité, faible inertie, fiabilité, rendement, insonorité, souplesse, sans balais.  <br />
      Possibilités : très basse tension, vitesses variables, pilotables, rotor immergeable.</td>
<td align="center">Stator</td>
<td align="center">CC polyphasé</td>
<td align="center">Rotor</td>
<td align="center">Aimant</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Universel</td>
<td height="2">La vitesse diminue fortement avec la charge. Maintenance, inertie, échauffements. Petits appareils &lt;1&nbsp;kW.</td>
<td align="center">Stator</td>
<td align="center">AC ou CC</td>
<td align="center">Rotor</td>
<td align="center">AC ou CC</td>
</tr>
<caption style="caption-side: bottom;
	text-align: left;font-weight: normal;
font-size: 11px;"><br />
        Différents modes d&rsquo;entrainements des moteurs électriques. Les lignes vertes regroupent les modèles aquariophiles&nbsp;; les développements dans les commandes électroniques ont relancé l&rsquo;interêt des  modèles brushless qui cumulent de nombreux avantages.<br />
        </caption>
</table>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">1.1.2. La pompe</h4>
<p class="align-j">La pompe,   accolée au moteur, convertit  l&rsquo;énergie mécanique (rotation du rotor) en énergie hydraulique, principalement sous forme de pression.</p>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/78b.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/78b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 7 : Rotor de pompe (mobile).</figcaption></figure>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/78a.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/78a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 6 : Corps de pompe (fixe).</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les pompes utilisées pour le relevage de l&rsquo;eau d&rsquo;aquarium sont des pompes centrifuges. Elles sont constituées : </p>
<ul>
<li>D&rsquo;un ensemble fixe : le corps de pompe (fig. 6) composé de la tubulure d&rsquo;aspiration, de la volute et de la tubulure de refoulement.</li>
<li>D&rsquo;une partie mobile : le rotor (fig.&nbsp;7) constitué d&rsquo;un impulseur (roue à aube) et de l&rsquo;axe.</li>
</ul>
<p>Le fluide entrant par la tubulure d&rsquo;aspiration est mis en rotation au moyen du rotor  tournant à grande vitesse,  de quelques centaines à quelques milliers de tours par minute.  L&rsquo;impulseur (roue à aube), de forme radiale  adaptée pour monter en pression, tourne dans le collecteur (la volute), en principe décentré par rapport à l&rsquo;axe. Il augmente la vitesse radiale centrifuge, crée une dépression qui aspire le fluide axialement  et le repousse  tangentiellement en créant une pression dans la tubulure de refoulement.</p>
<p class="align-j">Ce système de pompage a l&rsquo;avantage d&rsquo;être simple, rustique et peu couteux  ; il fonctionne sans à-coup et permet d&rsquo;obtenir des débits élevés à des pressions moyennes et avec des fluides peu visqueux comme l&rsquo;eau douce ou salée, même chargés de particules solides.  il est donc bien adapté à l&rsquo;aquariophilie, par contre son rendement est faible.</p>
<p class="align-j">Les impulseurs peuvent prendre des formes plus ou moins évoluées. Nos pompes aquariophiles sont pourvues de roues à aubes à simples pales (fig.&nbsp;8a) ou de roues à aubes incurvées, ouvertes (fig.&nbsp;8b), qui augmentent la vitesse de l&rsquo;eau et améliorent le rendement. Ces dernières sont parfois semi fermées, fixées sur un flasque arrière (fig.&nbsp;8c) laissant  passer les corps étrangers. Certains modèles fermés entre deux flasques, créent  une striction en sortie (fig.&nbsp;8d) qui augmente la pression en sortie, &nbsp;avec cependant un risque d&rsquo;obstruction plus grand.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">Types d&rsquo;impulseurs</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/77a.jpg" data-ipsLightbox><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/77a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">a :  Impulseur à pales.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/77c.jpg" data-ipsLightbox><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/77c.jpg"></a><figcaption class="figlegende">b :  Impulseur ouvert, en roue à aubes, de bon rendement.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/77b.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/77b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">c : Impulseur roue à aubes, semi fermé, sur un flasque.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/77d.jpg" data-ipsLightbox><img   alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/77d.jpg"></a><figcaption class="figlegende">d : Roue à aube, fermée entre deux flasques assurant une compression en sortie.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">1.1.3. Critères de choix d&rsquo;une pompe</h4>
<p class="align-j">Plusieurs critères conduisent au choix d&rsquo;une pompe. Le premier étant de sélectionner les modèles en mesure d&rsquo;assurer le débit souhaité.</p>
<h5><span class="align-j">1.1.3.1. </span>Débit : courbe de fonctionnement</h5>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/35.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/35.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 9 : Le point du fonctionnement détermine le volume réel obtenu avec une pompe débitant un certain volume dans un circuit donné.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Comme nous l&rsquo;avons vu précédemment, la pression interne  apportée par la pompe, pousse une colonne d&rsquo;eau dans le conduit, dont la masse  augmente avec la hauteur. Cette pression diminue proportionnellement avec la  hauteur et le débit s&rsquo;en trouve réduit, ceci pour une même vitesse de rotation  du rotor. Cette relation entre le débit volumétrique <span class="align-j">Q<sub>v</sub>,</span> et la  hauteur manométrique <span class="align-j">H<sub>m</sub>,</span>, est définie par la courbe de fonctionnement, ou courbe caractéristique  (fig.&nbsp;9 ), déterminée par le fabricant. Le débit est maximum à  hauteur nulle et devient nul à la hauteur maximale. </p>
<p class="align-j">Il appartient donc à  l&rsquo;aquariophile de vérifier que la pompe est en mesure de fournir le débit  souhaité en sortie de canalisation. De la même  manière que le fabricant  définit la courbe caractéristique de la pompe, nous avons expliqué dans la partie précédente de cet article, comment tracer  la courbe réseau (<em>H<sub>m</sub></em> en fonction de <em>Q<sub>v</sub></em>) propre à la canalisation avec ses pertes de charges. Le point de fonctionnement se situe à l&rsquo;intersection des deux courbes. En l&rsquo;absence  d&rsquo;intersection, la pompe est inadaptée. Il est préférable que le point de  fonctionnement se situe hors des extrêmes de la courbe. Le blog rudyv.be  propose un logiciel <a href="http://www.rudyv.be/Aquarium/RVRT/RVRT.htm"><em>Hervé  Reef Tools</em></a> téléchargeable, permettant de choisir une pompe parmi une  sélection de modèles du commerce.</p>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/37.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/37.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 10 : Courbe de fonctionnement de la pompe ATK MP10041 10&nbsp;000&nbsp;l/h, Hmax 4,10&nbsp;m.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le plus souvent, les pompes  sont vendues  sans possibilité d&rsquo;ajuster le débit. Il est, dès lors, peu probable de trouver le modèle qui fournira exactement le débit souhaité à la hauteur de déversement (fig.&nbsp;9 ). Une petite différence n&rsquo;est en général pas rédhibitoire, il suffit d&rsquo;intégrer le débit réel pour recalculer éventuellement la canalisation. <br />
  Si besoin, il suffit d&rsquo;apporter  quelques  modifications (diamètre, vanne&#8230;) pour en faire varier la charge et faire correspondre le débit réel au  débit souhaité. À cet effet, certains modèles  acceptent plusieurs diamètres de sortie, adaptables. <br />
  Par exemple :  soit<br />
  une canalisation dont la hauteur <em>H</em> à remonter est 2,20&nbsp;m. Compte tenu des coudes et de la longueur du conduit, pour obtenir le débit souhaité de 6000&nbsp;l/h, le<em><a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/"><strong> Calculateur d&rsquo;alimentation en eau d&rsquo;aquarium</strong></a></em> donne une hauteur manométrique  <em>H<sub>m</sub></em>&nbsp;= 3,00&nbsp;m. D&rsquo;après la courbe caractéristique du constructeur, à cette hauteur la pompe ATK&nbsp;MP10041 (fig. 10) débitera à 6200&nbsp;l/h.  Après un nouveau calcul de la canalisation, à ce débit le calculateur donne un  taux de remplissage légèrement augmenté, mais il reste acceptable. </p>
<p class="align-j">Le marché propose maintenant des pompes pour aquarium, à débit ajustable par variation électronique de la vitesse de rotation. Pour réduire le débit, il  est également possible de placer une vanne sur le circuit&nbsp;; une légère fermeture augmentera la perte de charge. Cette dernière sera placée sur le circuit de refoulement de la pompe  et non à l&rsquo;admission pour éviter qu&rsquo;elle cavite. La vanne sera fermée sans excès sous peine de générer un échauffement du moteur. On peut aussi  intégrer une dérivation en sortie de pompe, éventuellement équipée d&rsquo;une vanne, qui recyclera le débit excessif vers la cuve technique.</p>
<p class="align-j">Associations de pompes : sans rentrer dans les détails et à quelques approximations près,  la hauteur manométrique de deux pompes montées en série est la somme de leurs hauteurs manométriques. Le débit de deux pompes en parallèle augmente sans jamais être la somme de leurs débits respectifs.</p>
<h5 class="align-j"><strong>1.1.3.2. Variation de débit</strong></h5>
<p class="align-j">Il  n&rsquo;est pas  fréquent de faire varier la tension d&rsquo;alimentation électrique des moteurs asynchrones.  La régulation n&rsquo;est pas très stable et cette méthode est réservée  aux petites puissances sous peine de générer un échauffement du bobinage. On pourra trouver chez les vendeurs d&rsquo;accessoires  de bassin, des variateurs destinés à des pompes de 300&nbsp;W maximum, même si  on annonce des puissances bien plus importantes. </p>
<p class="align-j">Les pompes dotées de moteurs synchrones brushless qui disposent d&rsquo;une électronique associée sont parfois dotées de variateurs plus évolués  qui agissent sur la fréquence du courant.</p>
<h5><strong><span class="align-j">1.1.3.3. </span>Protection électrique</strong></h5>
<p class="align-j">Les protections électriques doivent être aux normes CE. </p>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/51.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/51.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 11 : Pompe aux normes CE à double isolation, indice,  de protection IPX8 pour utilisation en immersion prolongée inférieure à 1m.</figcaption></figure>
<p>&#8211; <strong>Classe d&rsquo;isolation</strong> : utiliser des pompes de classe 2 à  double isolation, représentée par deux carrés superposés. Sinon, le branchement  doit être relié à la terre. Le circuit d&rsquo;alimentation des modèles fonctionnant  sous réseau basse tension (230 à 400 V) doit, bien entendu, être  équipé  d&rsquo;un disjoncteur différentiel 30&nbsp;mA.<br />
  &#8211; <strong>Indice de protection</strong> : Une pompe non immergée doit avoir un indice de protection minimum IPX5 (protégé contre les jets d&rsquo;eau de toutes directions à la lance). Une pompe de relevage immergée  doit être au  minimum IPX8 (matériel submersible en immersion prolongée). La plaque d&rsquo;identification de la pompe précise la limite de profondeur  pour laquelle la protection s&rsquo;applique.</p>
<p class="align-j">Pompes basse tension : Les fabricants proposent aujourd&rsquo;hui des modèles électroniques fonctionnant sous basse tension 10 à 24&nbsp;V. Outre  l&rsquo;absence de risque d&rsquo;électrocution,  ces dernières peuvent  fonctionner à l’aide de n’importe quelle source de courant continu (batterie, cellules photovoltaïques). Un   système, tel le  <em>Safety Connector</em> de <em>Tunze</em>,  permet une utilisation normale avec l’alimentation secteur et enclenche   la source de courant continu (batterie) en cas de défaut de l’alimentation secteur.</p>
<h5 class="align-j">1.1.3.4. Protection thermique</h5>
<div class="commentaire" style="text-align:justify">
<p><strong>L&rsquo;acier inoxydable&#8230; s&rsquo;oxyde toujours !</strong></p>
<p>    La résistance à la corrosion des aciers inox est obtenue par l&rsquo;adjonction de chrome (Cr) et de molybdène (Mo). L&rsquo;inox,  mis à nu par  une rayure ou pire, au contact continu d&rsquo;une eau  chlorurée, s&rsquo;oxyde en présence de l&rsquo;oxygène de l&rsquo;eau. Pour mémoire, l&rsquo;eau de mer contient 35&nbsp;g/l de chlorures (NaCl, MgCl<sub>2</sub>, CaCl<sub>2</sub>, KCl)&nbsp;!  Cr et Mo migrent alors vers la surface, par échanges d&rsquo;électrons, pour constituer un film passif, protecteur, invisible, d&rsquo;oxyde de chrome et de molybdène. Ainsi, le film se régénère constamment, libérant dans l&rsquo;eau Cr et Mo. Durant les échanges électrolytiques, d&rsquo;autres composants migrent. Pour mémoire, l&rsquo;inox A4 ou 316L dit inox marine, contient : 17&nbsp;% de chrome, 12&nbsp;% de nickel, 2&nbsp;% de molybdène, 2&nbsp;% de manganèse, autant de métaux potentiellement toxiques pour certains invertébrés, que l&rsquo;on préfère ne pas voir polluer notre eau récifale.</p>
<p><strong>Et le titane ?  </strong></p>
<p>La même passivation s&rsquo;observe avec le titane, sauf que la couche oxydée   est plus épaisse, plus stable chimiquement, plus étanche et plus résistante, moins sujette à l&rsquo;érosion dans un courant d&rsquo;eau. Malgré la présence éventuelle d&rsquo;additifs potentiellement toxiques (Ni, , Cr, Mo, Pt, Pd&#8230;), la couche superficielle est  constituée de dioxyde de titane, dans un état de cristallisation innoffensif. Métal biocompatible, le risque d&rsquo;intoxication des animaux semble nul.</p>
</div>
<p class="align-j">De nombreux modèles électroniques  disposent d&rsquo;une protection thermique. L&rsquo;alimentation secteur est alors protégée en cas  de court-circuit et de surcharge thermique, per exemple en cas d&rsquo;insuffisance d&rsquo;eau (fonctionnement à sec).
</p>
<h5 class="align-j"><strong>1.1.3.5. Innocuité</strong></h5>
<p class="align-j">Les composants   ne doivent pas présenter de risque de libéreration de constituants toxiques (huile de lubrification, chrome, molybdène&#8230;) pour les animaux hébergés (voir l&rsquo;encadré). <br />
  Le <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=2ADE3B0D7A9D2A298C4D01C6408EB507.tpdila23v_2?cidTexte=JORFTEXT000000696195&amp;idArticle=&amp;dateTexte=20170210">Décret n°73-138 du 12 février 1973</a> définit les règles concernant les  matériaux et objets au contact des denrées, produits et boissons destinés à l&rsquo;alimentation de l&rsquo;homme et des animaux. Les textes incluent  l&rsquo;eau ingérée (celle de l&rsquo;aquarium est ingérée par nos poissons). Le <a href="../../../../transferer/circulation_eau/RÈGLEMENT (UE) N o 10/2011 DE LA COMMISSION">règlement UE n° 10/2011<br />
  du 14 janvier 2011</a> précise les modalités (contenu, méthodes de tests et taux limites) pour les plastiques (carters, pièces&#8230;). Certains constituants sont  régis par les pays concernés&#8230; il reste à savoir si les fabricants s&rsquo;y conforment.</p>
<h5 class="align-j"><strong>1.1.3.6. Fiabilité</strong></h5>
<p class="align-j">Les pompes de relevage d&rsquo;aquarium fonctionnent 24 h / 24 h ; il convient de sélectionner un matériel fiable, même s&rsquo;il est plus couteux. La fiabilité dépend de la fabrication mais aussi d&rsquo;un bon usage, c&rsquo;est à dire d&rsquo;une utilisation correspondant au meilleur niveau de performance. Rappelons qu&rsquo;il ne faut pas brider et encore moins obturer la sortie d&rsquo;une pompe. C&rsquo;est sans danger si la situation est de courte durée mais à la longue, en l&rsquo;absence de circulation d&rsquo;eau, la chaleur ne s&rsquo;évacue plus et le moteur s&rsquo;échauffe.</p>
<h5 class="align-j"><strong>1.1.3.7. Rendement</strong> et consommation électrique</h5>
<p class="align-j">Le rendement est  le rapport entre la puissance restituée et la puissance fournie. Il est constitué d&rsquo;une part électrique, mécanique et hydraulique.  Celui des pompes centrifuges est relativement bas, surtout pour celles dont le rotor est noyé (inférieur à 0,5). Il est préférable de faire fonctionner la pompe dans la plage de son meilleur rendement. En l&rsquo;absence d&rsquo;indication, et puisque nos pompes fonctionnent dans les mêmes conditions de débit et de température, on peut choisir celles dont le point de fonctionnement  se situe vers le milieu de la courbe.</p>
<p class="align-j"> La consommation de pompes similaires peut varier notablement. Puisque les concepteurs s&rsquo;ingénient à proposer des produits moins énergivores, pourquoi ne pas en profiter&nbsp;! Le moteur de certaines pompes électroniques adapte automatiquement sa vitesse de rotation à la charge de la pompe, cherchant constamment le meilleur point de fonctionnement avec le moins d&rsquo;énergie consommée possible. Le gain de consommation  par rapport aux modèles conventionnels est de l&rsquo;ordre de 30&nbsp;%.</p>
<h5 class="align-j"><strong>1.1.3.8. Résistance au milieu</strong></h5>
<p class="align-j">Bien évidemment, les pompes doivent être prévues pour  l&rsquo;aquariophilie et, si besoin, pour une utilisation en eau de mer. Elles ne  doivent présenter aucun risque d&rsquo;oxydation (axes de rotor en céramique) ni de  dégradation (rigidification des fils d&rsquo;alimentation électrique) susceptible  d&rsquo;en affecter le fonctionnement ou la sécurité.</p>
<h5 class="align-j">1.1.3.9. Niveau sonore et insonorisation de la pompe</h5>
<p class="align-j">L&rsquo;absence de vibration et le faible niveau sonore sont à étudier, surtout si la pompe prend place dans un meuble du salon. Les constructeurs sont plutôt discrets sur le sujet. Les retours d&rsquo;expérience des aquariophiles sur les forums sont heureusement riches d&rsquo;enseignements. Il faut considérer que, comme  pour tout équipement dynamique, l&rsquo;usure des premiers jours de fonctionnement tend à diminuer les vibrations.</p>
<p class="align-j">Les pompes sont équipées d&rsquo;origine de  silentblocs en caoutchouc ou de ventouses.  Les aquariophiles savent pousser leur imagination pour trouver des solutions efficaces&nbsp;:  plots de colle silicone ou  ventouses additionnelles pour éviter les vibrations contre  les parois&nbsp;; pompes  posées  sur des tapis souples en matériau imputrescible et neutre&nbsp;;  pompe suspendue à une corde.</p>
<h5 class="align-j">1.1.3.10. Intégration</h5>
<p class="align-j">Les dimensions externes peuvent être un élément déterminant pour inclure la pompe dans l&rsquo;espace exigu d&rsquo;une cuve technique. Une pompe à sorties orientables s&rsquo;adaptera plus facilement à la configuration de l&rsquo;installation. Des sorties filetées en 1&Prime; ou 1,5&Prime; pourront accepter des connecteurs fixes ou rapides.</p>
<p class="align-j">La longueur du fil d&rsquo;alimentation sera suffisante pour positionner la prise plus haut que la cuve,  dans une zone sèche et normalement ventilée, éloignée de toute source de  chaleur.</p>
<h5 class="align-j">1.1.3.11. Programmation </h5>
<p class="align-j">Le marché propose des  pompes électroniques programmables&nbsp;: arrêt manuel durant quelques minutes lors du nourrissage&nbsp;; évolution du débit selon la journée&nbsp;; mode silence la nuit&#8230; La programmation est même parfois possible  à partir d&rsquo;un smartphone via une connexion Wifi.</p>
<h4>1.1.4 Emplacement de la pompe de relevage</h4>
<h5 class="align-j">Pompes externes ou internes </h5>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/52.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/52.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 12 : Pompe interne et externe disposant de connexions filetées pour raccords étanches.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le marché propose&nbsp;des pompes  &nbsp;exclusivement internes, à placer dans la cuve, puisque l&rsquo;étanchéité de leurs connexions hydrauliques n&rsquo;offre pas une garantie  suffisante. D&rsquo;autres sont exclusivement externes, non étanches, elles sont impérativement placées à l&rsquo;extérieur de la cuve. Enfin, certaines pompes sont à la fois externes et internes. Ne pas confondre avec les pompes dites <em>pour l&rsquo;intérieur</em>. Il s&rsquo;agit en général de pompes de bassin à placer à l&rsquo;abri des intempéries, qui n&rsquo;assurent pas  une étanchéité  électrique suffisante. </p>
<p class="align-j">Une partie de l&rsquo;énergie mécanique est dissipée sous forme de  chaleur qui se transmet à l&rsquo;environnement de la pompe. Autant que possible, il  est préférable de la mettre à l&rsquo;extérieur de la cuve technique. Les  pompes centrifuges des  installations chez les particuliers ne peuvent s&rsquo;amorcer seules. La pompe est donc positionnée en  dessous de la surface de la chambre à niveau variable  de la cuve technique, à une profondeur qui ne permet pas l&rsquo;aspiration d&rsquo;air par la formation de vortex ou tourbillons à la surface de l&rsquo;eau. L&rsquo;amorçage  est ainsi obtenu par gravité. Dans nos  circuits, l&rsquo;usage consiste à éviter tout ce qui peut nuire à l&rsquo;aspiration en amont de la  pompe. 
</p>
<h4>1.1.5. Cavitation et NPSH des pompes</h4>
<p class="align-j">Le phénomène de cavitation consiste en la formation de  bulles de vapeur d&rsquo;eau suite à son ébullition du fait d&rsquo;une diminution  importante de la pression. Emportées dans des zones de plus fortes pressions, ces  bulles implosent, ce qui peut être néfaste pour l&rsquo;installation.  Le phénomène se traduit parfois par des bulles en sortie, par des bruits, une  dégradation des turbines et des performances moindres.</p>
<p class="align-j">La cavitation apparait avec une pression inférieure à la  pression de vapeur saturante (24 cmCE à 20°C) que l&rsquo;on peut rencontrer à  l&rsquo;aspiration d&rsquo;une pompe. Les constructeurs de pompes industrielles déterminent la charge  (pression) nette à l&rsquo;aspiration au-dessus de la pression de vapeur saturante :  NPSH (<em>Net Positive Suction Head</em>)  requise pour éviter le phénomène, sous forme de courbe en fonction du débit. Ce n&rsquo;est pas le cas des fabicants de pompes de relevage pour aquariums.</p>
<div class="artcommentaire-c">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p class="align-j">La cavitation n&rsquo;est pas limitée aux pompes industrielles tournant à vitesse élevée. Au sein de la pompe la pression diminue encore, avant qu&rsquo;elle apporte son énergie sous forme de pression par rotation. Ainsi, même si la pression à l’aspiration est supérieure à la pression de vapeur saturante, il est possible que, selon sa géométrie, la pompe cavite.  Le phénomène est peu fréquent mais se rencontre parfois. Les fabricants éludent pourtant cet aspect, même pour les modèles les plus performants ou ceux, non immergés, placés à l&rsquo;extérieur de la cuve, dont le  conduit d&rsquo;aspiration est plus long.</p>
<p>Le cas échéant, on peut remédier au problème en élevant le niveau d&rsquo;eau au-dessus de la pompe, en éliminant en amont tout accessoire (vanne) inutile, susceptible de générer une perte de charge, en réduisant la longueur du conduit d&rsquo;aspiration ou en augmentant son diamètre.</p></div>
<p class="align-j">
</p>
<h4 class="align-j">1.1.6. Entretien / Démontage des pompes</h4>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/89.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" width="200" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/89.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 13 : Carter de pompe  encombré de mulm bactérien et d&rsquo;algues.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Reefcalou</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les pompes s&rsquo;encrassent ou s&rsquo;encombrent de zooglée (films et amas bactériens) et d&rsquo;organismes calcificateurs (vers à panache&#8230;) qui en réduisent le débit (fig.&nbsp;13). Nettoyer régulièrement la pompe (turbine, volute, rotor et  son logement…), au moins 1 fois par an et plus fréquemment en présence de conditions  d&rsquo;utilisation sévères (eau très calcaire, utilisation d&rsquo;un réacteur à bactéries ou d&rsquo;apports de carbone pour ces dernières).  </p>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/79.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/79.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 14 : Corps transparent de  pompe DC&nbsp;Runner pour la surveillance  visuelle.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Aquamedic</figcaption></figure>
<p class="align-j">De rares fabricants proposent des équipements dont le corps de pompe en plastique transparent permet une observation visuelle aisée (fig.&nbsp;14). Au démontage, prendre toutes précautions pour ne pas rompre l&rsquo;axe quand il est en céramique, sensible aux chocs. Si l&rsquo;entraînement devait être bloqué en raison d&rsquo;une calcification ou  d&rsquo;impuretés sèches, ne pas forcer. Immerger la pompe ou l&rsquo;entraînement de  pompe durant 24 heures dans une solution à base de vinaigre ou quelques  minutes dans de l&rsquo;acide chlorhydrique très dilué (en prenant toutes les  précautions qui s&rsquo;imposent contre les brûlures). Contrôler la partie interne du  bloc-moteur, en particulier le canal de refroidissement s&rsquo;il en est pourvu. Il  doit être propre et sans trace d&rsquo;usure. Remonter dans l&rsquo;ordre inverse du  démontage. Si le corps de pompe est fixé par des vis,  serrer  progressivement et successivement chaque vis en opposition.</p>
<h4 class="align-j">1.1.7. En cas de panne</h4>
<p class="align-j">Comme pour tout risque potentiel, les dispositions à prendre, préventives ou réactives, dépendent des probabilités d&rsquo;apparition de la panne (fiabilité de l&rsquo;équipement et des composants), de la facilité de détection (signes avant-coureurs ou pas) et de la gravité des effets quand le problème survient. Moins critique que le brassage, la circulation d&rsquo;eau reste néanmoins un élément majeur de l&rsquo;aquarium. En effet, elle assure la stabilité de la température quand le système de chauffe est placé dans la cuve technique. Elle contribue aussi aux échanges gazeux en amenant l&rsquo;eau oxygénée par l&rsquo;écumeur. En cas de panne, les occupants ne subiront pas d&rsquo;effet immédiat si on peut, dans l&rsquo;attente, réguler la température interne du bac, surtout si celle environnante atteint des extrêmes. Mais tout doit revenir en ordre dans les jours qui suivent, si le brassage n&rsquo;a pas failli dans le même temps. Et comme les problèmes ont la fâcheuse habitude de survenir lors de nos absences&#8230;. Merci Murphy !</p>
<p class="align-j">Selon le contexte (système en place, volume, animaux, situation géographique, fiabilité&#8230;) l&rsquo;aquariophile peut choisir sa meilleure stratégie pour gérer l&rsquo;incident&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Aucun équipement de rechange.</strong> Ce n&rsquo;est pas un réel problème si on a l&rsquo;assurance de pouvoir être rapidement dépanné (pompe ou pièces détachées)  par un VPCiste particulièrement réactif, un magasin à proximité, le prêt d&rsquo;un voisin aquariophile ou par une association&#8230; La probabilité d&rsquo;apparition de la panne est diminuée si l&rsquo;on a opté pour un matériel très fiable en mesure de fonctionner 24h sur 24h, 10&nbsp;ans, sans faillir. Bien souvent l&rsquo;aquariophile, attentif aux moindres bruits et vibrations dans  son installation, sait quand  la pompe est sur son déclin. Le risque est calculé, mais il ne couvre pas les pannes soudaines.</li>
<li><strong>Des accessoires critiques de rechange.</strong> Il  est difficile de savoir quelle sera l&rsquo;origine de la panne, elles sont si diverses. Un rotor et sa turbine de rechange permettent de prolonger la durée de vie de la pompe mais il n&rsquo;est pas exclu que le problème soit électrique avec un moteur hors d&rsquo;usage ou un câble sectionné. </li>
<li><strong>Doubler les pompes en fonctionnement.</strong>&nbsp;Le débit  de deux pompes identiques  en parallèle chutera environ de moitié quand l&rsquo;une d&rsquo;elle s&rsquo;arrêtera. Le traitement partiel de l&rsquo;eau laisse une bonne semaine pour la réparation. Mais deux équipements, c&rsquo;est augmenter la probabilité d&rsquo;apparition du problème, et peut-on faire confiance à un équipement qui, dans le même temps, s&rsquo;use autant que celui qu&rsquo;il est sensé suppléer ?</li>
<li><strong>Une pompe de remplacement</strong>.  ce choix est d&rsquo;évidence préférable au précédent, avec la probabilité de ne  jamais utiliser cet équipement neuf, dans sa belle boîte.</li>
<li><strong>Un système d&rsquo;alerte.</strong> L&rsquo;ampleur des inconvénients en cas de panne peut justifier la mise en place d&rsquo;un système détectant la  la montée (et la baisse) du niveau d&rsquo;eau dans la cuve technique, informant l&rsquo;aquariophile, où qu&rsquo;il soit, de telle sorte qu&rsquo;il puisse réagir.</li>
</ul>
<h3 class="align-j">1.2. Le conduit du circuit d&rsquo;alimentation</h3>
<p class="align-j">Les calculs de dimensionnement dans la partie 2 de cet article ont permis de valider la canalisation. Pour autant, concernant le circuit d&rsquo;alimentation, le but aura peut-être été atteint &quot;en force&quot;, pour contrer une perte de charge excessive, par exemple avec un petit diamètre. On peut considérer que le  diamètre pour obtenir le débit souhaité, est cohérent si la perte de charge régulière se situe entre 50 à 100&nbsp;mmCE par mètre de longueur. Une perte de charge régulière inférieure laisse supposer que le diamètre d&rsquo;alimentation est trop important et qu&rsquo;il sera source de problèmes annexes (poids et volume d&rsquo;eau dans la canalisation).</p>
<h3 class="align-j">1.3. Singularités : Coudes, jonctions, dérivations&#8230;</h3>
<p class="align-j">Du fait de la vitesse d&rsquo;écoulement supérieure dans le circuit d&rsquo;alimentation, un même coude engendre une perte de charge plus élevée qu&rsquo;à l&rsquo;évacuation. Il est d&rsquo;autant plus important de réduire le nombre de singularités au strict nécessaire et de privilégier celles qui occasionnent la moindre perte de charge. Les coudes longs (courbes) sont, par exemple, préférables aux courts. En effet, une courbe 90° génère deux fois moins de pertes de charge que deux coudes 45° standards et trois fois moins qu&rsquo;un coude 90° court. Un tuyau souple renforcé, formant de larges courbes, permet d&rsquo;éliminer nombre de singularités, surtout quand la pompe est au sous-sol, éloignée de l&rsquo;aquarium. Le <em><a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/"><strong>Calculateur d&rsquo;alimentation en eau d&rsquo;aquarium</strong></a></em> permet de comparer les différents choix.</p>
<h3 class="align-j">1.4 Anti retour : clapet, prise d&rsquo;air</h3>
<h4 class="align-j">1.4.1. Anti retour par clapet anti-retour</h4>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/53e.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/53e.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 15 : Clapet battant translucide 2&quot;.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Valterra</figcaption></figure>
<p class="align-j">Dans certaines conditions, on peut souhaiter éviter que l&rsquo;eau dans le conduit ne retourne pas dans la cuve technique à l&rsquo;arrêt de la pompe de remontée. C&rsquo;est le cas des canalisations longues de gros diamètre, quand la cuve technique n&rsquo;a pas le volume suffisant pour recueillir l&rsquo;eau se déversant. Le clapet anti-retour, se fermant sous la simple pression de la colonne d&rsquo;eau (et éventuellement d&rsquo;un lestage) est une solution. Parmi les nombreux modèles disponibles en PVC, il faut s&rsquo;assurer de l&rsquo;absence de tout élément métallique oxydable en eau de mer (ressort, axe&#8230;). La restriction du diamètre interne de ce type d&rsquo;équipement génère des pertes de charges importantes, même ouvert, qu&rsquo;il faut inclure dans le calcul. Pour ce, il faut se référer aux catalogues des fabricants. La fiabilité de ces clapets ne fait pas l&rsquo;unanimité du fait de leur encrassement potentiel et du risque de fuite par des particules étrangères. Assemblés par collage ou vissage, une flèche précise le sens de montage dans celui de l&rsquo;écoulement, ils peuvent en principe être nettoyés sans démontage. On les positionne en sortie de pompe de remontée, pour un démontage éventuel de cette dernière. Certains modèles transparents, pour piscines, à battant (fig.&nbsp;15) ou à bille, permettent une surveillance sans démontage. </p>
<p class="align-j">Il existe des systèmes  à battants horizontaux&nbsp;: l&rsquo;eau soulève un clapet (fig. 16a), l&rsquo;étanchéité est réalisée par un revêtement élastomère dont il faut vérifier l&rsquo;innocuité. Dans les systèmes à bille, une boule est surélevée par l&rsquo;eau (fig. 16b), ils doivent être montés verticaux. Les modèles à piston sont sans aucune partie métallique. Ils disposent d&rsquo;un piston lesté et noyé dans la masse, pour revenir en place (fig.&nbsp;16c). Le fonctionnement des clapets de pied (fig.&nbsp;16d) est similaire au précédent mais en général placés verticaux, immergés, en amont d&rsquo;une pompe aspirant, pour éviter son désamorçage.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">figure 16 : Clapets de retenue</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/53a.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/53a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">a : Clapet battant antiretour.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/53b.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/53b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">b : Clapet à bille.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.aliaxis-ui.fr/Docs/Documents/FIP_AUI_PVC-U_rob_manu_cat.pdf">Aliaxis</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/53c.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/53c.jpg"></a><figcaption class="figlegende">c : Clapet à piston</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.aliaxis-ui.fr/Docs/Documents/FIP_AUI_PVC-U_rob_manu_cat.pdf">Aliaxis</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/53d.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/53d.jpg"></a><figcaption class="figlegende">d : Clapet de pied.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.aliaxis-ui.fr/Docs/Documents/FIP_AUI_PVC-U_rob_manu_cat.pdf">Aliaxis</a></figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">1.4.2. Anti retour par prise d&rsquo;air</h4>
<p class="align-j">Dans la mesure où le reflux de l&rsquo;eau contenue dans le conduit n&rsquo;est pas un problème mais que l&rsquo;on souhaite limiter le déversement de la nappe d&rsquo;eau, il est d&rsquo;usage de percer en sortie un trou ou deux, d&rsquo;environ 4mm, juste sous la surface de l&rsquo;eau et dirigé vers cette dernière, de telle sorte que le niveau descendant, cette prise d&rsquo;air désamorce le siphonage de la nappe d&rsquo;eau (fig. 17c et 17d). </p>
<figure class="figcolonne"  style="width:90%"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/54.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/54.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 17&nbsp; : Sorties de conduit d&rsquo;alimentation limitant le reflux vers la cuve technique lors de l&rsquo;arrêt de la pompe de remontée.</figcaption></figure>
<h3 class="align-j">1.5. Sortie d&rsquo;eau d&rsquo;alimentation</h3>
<p class="align-j">La sortie de la canalisation est une source de perte de charges. Comme  pour toute singularité, le calcul des pertes de charges   doit en tenir compte. Cette sortie peut répondre à plusieurs impératifs :</p>
<ul>
<li><strong>Éviter  des projections d&rsquo;eau</strong> : en plaçant l&rsquo;orifice sous la surface de l&rsquo;eau.</li>
<li><strong>Limiter le reflux de la nappe d&rsquo;eau</strong> vers la cuve technique : la sortie  placée au plus près de la surface selon la figure 16a est rapidement désamorcée dès que le niveau d&rsquo;eau descend&nbsp;; elle le sera  plus encore  dans la configuration de la figure 16b, avec un coude sous la surface. Si la sortie est sous la surface (fig. 16c) ou au fond de la cuve (fig. 16d),  un trou d&rsquo;évent, positionné sous la surface et orienté vers cette dernière, permet d&rsquo;anticiper le désamorçage. Cet orifice, en général  5 à 6&nbsp;mm de diamètre, ne doit pas être trop petit afin de ne pas se colmater et d&rsquo;absorber l&rsquo;air, ni trop grand pour limiter les éclaboussures. Il convient de vérifier régulièrement l&rsquo;absence de colmatage. </li>
<li><strong>Contribuer au brassage de surface</strong> : le flux de l&rsquo;eau doit contribuer à la logique de brassage imaginée par l&rsquo;aquariophile. La configuration de la figure&nbsp;16c est souvent utilisée pour orienter le flux de sortie, selon l&rsquo;orientation des coudes, et compléter le brassage à la surface de l&rsquo;eau.</li>
<li><strong>Évacuer le film gras de surface</strong> : de même que ci-dessus, l&rsquo;orifice de la sortie pourvu d&rsquo;un coude orientable, peut contribuer à diriger le film gras superficiel vers le déversoir de l&rsquo;aquarium. La disposition et l&rsquo;orientation des sorties dépendent notamment de la disposition des évacuations. Elles ne doivent pas  générer de remous perturbateurs à proximité du déversoir (paragraphe   <em>Évacuation</em>). </li>
<li><strong>Contribuer au brassage de fond</strong>&nbsp;: Contrairement à ci-dessus, la sortie d&rsquo;eau peut contribuer à soulever et remettre en mouvement les sédiments du fond. Bien évidemment, l&rsquo;évent de désamorçage est plus que jamais indispensable (fig. 16d).</li>
</ul>
<h2>2. Éléments du circuit d&rsquo;évacuation</h2>
<h3 class="align-j">2.1. Conduit d&rsquo;évacuation : profil de la canalisation</h3>
<p class="align-j">Bien évidemment, l&rsquo;écoulement d&rsquo;alimentation étant réalisé sous pression, le diamètre du circuit d&rsquo;évacuation gravitaire est obligatoirement supérieur à celui de l&rsquo;alimentation.</p>
<p class="align-j">La figure 16 montre différents profils de canalisation, plus ou moins probables dans des installations classiques. La ligne AA, représente la ligne piézométrique des pressions relatives, la ligne BB&rsquo;, celle des  pressions absolues compte tenu de la pression atmosphérique (1 at&nbsp;= 10,33 mCE). </p>
<ul>
<li>Situation normale : , situation normale. L&rsquo;ensemble de la canalisation est sous la ligne AA&rsquo;,  la pression dépasse la pression<br />
atmosphérique, la pente est régulière, sans point haut (fig.&nbsp;18a).</li>
<li>L&rsquo;ensemble de la canalisation est sous la ligne AA&rsquo; mais elle présente des remontées où de l&rsquo;air s&rsquo;accumule perturbant  l&rsquo;écoulement. Cette situation peut nécessiter des évents en ces points hauts (fig.&nbsp;18b).</li>
<li>La canalisation descend régulièrement mais passe au-dessus de la ligne piézométrique AA&rsquo;. Dans ces portions, le conduit est  en dépression. En cas de fuite de l&rsquo;air s&rsquo;introduit et perturbe l&rsquo;écoulement (fig.&nbsp;18c). Cette situation est à éviter.</li>
<li>Si la conduite s’élève au-dessus de la ligne horizontale qui passe par A, il n’y aura<br />
écoulement que si toute la conduite a été remplie d’eau. L&rsquo;écoulement se produit alors par siphonage (fig.&nbsp;18d).</li>
<li>Si la conduite est toujours située au-dessous de l’horizontale passant par A mais dépasse BB’, l’écoulement se fait sans siphonage. Cependant, la pression est nulle<br />
pour la partie située au-dessus de BB’ : il y a cavitation. Les inclusions d’air<br />
dans ces zones en  forte dépression perturbent l&rsquo;écoulement. On conviendra que sauf à disposer la cuve technique en bas d&rsquo;un immeuble, cette situation a peu de probabilité de se rencontrer dans nos systèmes (fig.&nbsp;18e).</li>
<li>Supposons que la conduite ci-dessus s&rsquo;élève au-dessus de l’horizontale passant par A, il faudrait amorcer le<br />
siphon et l’écoulement s&rsquo;engorgerait d&rsquo;air  de façon  irrégulière.<br />
Si la conduite dépasse la cote B, il est impossible d’amorcer l’écoulement (fig.&nbsp;18f).</li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">figure 18 : Profils de canalisations</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39a.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39a.png"></a><figcaption class="figlegende">a : Situation normale, toute la canalisation est sous la ligne piézométrique, sans point haut.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39b.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39b.png"></a><figcaption class="figlegende">b : de l&rsquo;air s&rsquo;accumule aux points de remontées, cela peut nécessiter des évents.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39c.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39c.png"></a><figcaption class="figlegende">c : les zones au-dessus de la ligné AA&rsquo; sont en dépression, en cas de fuite, de l&rsquo;air s&rsquo;introduit et perturbe l&rsquo;écoulement.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39d.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39d.png"></a><figcaption class="figlegende">d : quand la conduite passe au-dessus du niveau haut, l&rsquo;écoulement se produit par siphonage seulement si la conduite est pleine.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39e.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39e.png"></a><figcaption class="figlegende">e : Zone rouge en forte dépression perturbant l&rsquo;écoulement.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39f.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/39f.png"></a><figcaption class="figlegende">f : Au-dessus de BB&rsquo; et du point A, impossible d&rsquo;amorcer l&rsquo;écoulement.</figcaption></figure>
</div>
<h3>2.2. Évacuation : par le fond, par le haut de la cuve</h3>
<h4>2.2.1. Évacuation par le fond</h4>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/66.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/66.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 19 : Évacuation par le fond.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.cap-recifal.com/topic/1270-peignes-intérieur-ou-extérieur/">Cap récifal &#8211; Gilles-34</a></figcaption></figure>
<p class="align-j">Le conduit d&rsquo;évacuation peut traverser le fond de la cuve par un passe-cloison de bonne facture. Le perçage de la vitre de fond, non sollicitée en flexion, génère un minimum de contraintes supplémentaires. Le risque, autrefois avancé, de voir la cuve se vider en cas de fuite s&rsquo;avère aujourd&rsquo;hui très faible, voire nul, compte tenu de l&rsquo;excellente fiabilité des passe-parois tels que ceux prévus pour l&rsquo;aquariophilie et présentés au chapitre <em>Passe-paroi</em>. Le conduit, traversant la couche d&rsquo;eau verticalement de haut en bas est une source de bruits de cascade. Il convient de le noyer. Très visible et exposée, il importe de l&rsquo;habiller par une colonne (colonne humide) pour des questions esthétiques et pour la protéger mécaniquement. Ce principe est adopté par les fabricants d&rsquo;aquariums de volumes faibles à moyens, soucieux de proposer un ensemble esthétique, compact, incluant une cuve technique au niveau inférieur et pouvant s&rsquo;intégrer facilement dans la maison. Cette colonne encombrante, est parfois mise à profit pour accueillir un conduit au sec, par lequel passent les câbles électriques.</p>
<h4 class="align-j">2.2.2. Évacuation  par le haut</h4>
<p class="align-j">Le conduit d&rsquo;évacuation peut traverser la cuve à un point haut d&rsquo;une face, généralement arrière (fig.&nbsp;18). Ce choix impose de percer la vitre dans des zones de plus faibles contraintes (article  <a href="https://reeflexion.fr/aquarium-verre-conception-realisation/"><strong><em>Aquarium en verre : conception, réalisation</em></strong></a>). Plus discret, il libère du volume dans le bac. L&rsquo;évacuation est de plus faible déclivité, moins génératrice de bruits et, mieux encore, elle peut traverser immédiatement le mur arrière vers une pièce annexe ou en sous-sol pour le limiter encore plus.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;évacuation peut se réaliser également en passant au-dessus d&rsquo;une face, par un déversoir à siphon que nous évoquerons.</p>
<h3 class="align-j">2.3. Prise d&rsquo;eau d&rsquo;évacuation : au fond, en surface</h3>
<h4 class="align-j">2.3.1. Prise d&rsquo;eau au fond de la cuve</h4>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/60.png" data-ipsLightbox><img   alt="" width="250" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/60.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 20 : Prise d&rsquo;eau au fond avec évent.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La prise d&rsquo;eau peut être positionnée au fond de la cuve, une manière de privilégier l&rsquo;élimination des sédiments de fond. Le risque étant de siphonner toute l&rsquo;eau de la cuve à l&rsquo;arrêt de la pompe de remontée, il est impératif de prévoir un évent sous la surface de l&rsquo;eau, qui désamorcera le siphonage dès dès la descente du niveau d&rsquo;eau (fig. 20b). <br />
  La prise d&rsquo;eau est alors équipée d&rsquo;une crépine, indispensable pour ne pas boucher l&rsquo;évacuation. Une obturation partielle de la crépine augmente le risque potentiel de débordement. Elle devra être de surface conséquente, régulièrement surveillée et, de préférence, doublée d&rsquo;une détection de la montée du niveau d&rsquo;eau.</p>
<h4 class="align-j">2.3.2. Prise d&rsquo;eau en surface, réglage de niveau</h4>
<p class="align-j">Plus fréquemment les aquariophiles récifalistes positionnent la prise d&rsquo;eau près de la surface, privilégiant ainsi l&rsquo;évacuation des sédiments légers et du film de matières grasses.</p>
<p class="align-j">Le principe, le plus utilisé consiste à évacuer dans un coude au-dessus duquel un manchon de tube permet d&rsquo;ajuster le niveau de l&rsquo;eau en amont de l&rsquo;évacuation (fig.&nbsp;21a). Ce niveau peut être celui d&rsquo;une boite d&rsquo;évacuation ou celui de l&rsquo;aquarium, comme on va le voir. Cette solution impose de percer le vitrage en tenant compte de la hauteur du coude prévu. La figure 21b montre une sortie directe qui ne permet pas le réglage de niveau et qui peut aspirer de l&rsquo;air sans possibilité d&rsquo;en atténuer le bruit de succion. De plus, la nappe d&rsquo;eau qui se déverse à  l&rsquo;arrêt de la pompe de relevage, peut être importante. L&rsquo;évacuation de la figure&nbsp;21c  élimine les bruits parasites mais présente la même impossibilité de réglage du niveau. Ces observations valent aussi en présence d&rsquo;une évacuation par le fond de la cuve.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);  width: 70%;">
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/61a.png" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/61a.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 21a : Évacuation  permetttant de régler facilement le niveau d&rsquo;eau.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/61b.png" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/61b.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 21b : Évacuation sans possibilité de réglage.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/61c.png" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/61c.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 21c : Évacuation insonore sans possibilité de réglage.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp; </p>
<p class="align-j">Compte tenu du risque important d&rsquo;obturation par des corps flottants (algues, éponges&#8230;) ou non flottants (escargots, bernard l&rsquo;hermite&#8230;) la  crépine usuelle proposée en magasin, de petite taille  est proscrite. Le dispositif généralement utilisé se constitue d&rsquo;une grille et d&rsquo;un déversoir.</p>
<h3 class="align-j">2.4. Déversoir et grille&nbsp;: deux principes</h3>
<p class="align-j">Parmi les diverses fonctions que peut avoir un déversoir en aquariophilie, la première est de maintenir l&rsquo;eau en amont à une hauteur donnée. Ce faisant, on lui attribue d&rsquo;autres fonctions secondaires :</p>
<ul>
<li>Régler le niveau de l&rsquo;eau dans la cuve.</li>
<li>Évacuer l&rsquo;eau  au débit  de la pompe de remontée, même lors d&rsquo;augmentations occasionnelles (perturbations par les pompe de brassage, variation de viscosité &#8230;).</li>
<li>Évacuer le film gras superficiel.</li>
<li>Assurer le bon fonctionnement dans la durée. Il s&rsquo;agit ici, d&#8217;empêcher, au moyen d&rsquo;une grille, l&rsquo;obstruction  par des corps étrangers  (animaux ou végétaux) ou de minimiser ses effets.</li>
</ul>
<p class="align-j"> Ces fonctions sont assurées dans un système global qui regroupe une grille (ou un peigne) et le système d&rsquo;évacuation,  agencés au sein d&rsquo;une boite d&rsquo;évacuation. La répartition des fonctions est variable selon les installations. On trouve deux principes : le  peigne-déversoir multifonctions et la grille associée à un déversoir, chacun ayant alors ses fonctions propres.</p>
<h4>2.4.1. Principe 1 : Peigne-déversoir multifonctions</h4>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/20a.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/20a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 22 : La grille détermine le niveau d&rsquo;eau. qui peut évoluer en présence de corps étrangers.</figcaption></figure>
<p><strong>Le peigne</strong>. Dans <span class="align-j">ce système,</span> la grille de protection établit en même temps le niveau d&rsquo;eau (fig.&nbsp;22). Cette deuxième fonction impose ses proportions : longue et de faible hauteur, en forme de peigne. L&rsquo;entrée du circuit d&rsquo;évacuation, située plus en aval, n&rsquo;a donc aucun effet sur le niveau d&rsquo;eau de la cuve. Dans ce dispositif elle ne constitue pas le déversoir.</p>
<p class="align-j">C&rsquo;est l&rsquo;installation la plus répandue. Toutes les fonctions sont dédiées au peigne. Le niveau bas des dentures (et également leur espacement) détermine   le niveau haut de l&rsquo;eau dans la cuve. Les dents sont donc courtes et la surface du peigne se répartit à la surface de l&rsquo;eau, sur une longueur indispensable pour évacuer au débit souhaité (paragraphe  <em>Déversoir : principes et calcul</em>). Le peigne de certaines installations occupe ainsi toute la largeur de l&rsquo;aquarium.</p>
<ul>
<li>
<p class="align-j"><strong>Avantages</strong>. Ce système est proposé en kit prêt à l&#8217;emploi dans le commerce tel le <em>Déversoir simple descente OFB+++</em> de <em>Neo3plus</em>&nbsp;ou les <em>Wall Overflow</em> et <em>Central Overflaw</em> de <em>Tunze</em> ; l&rsquo;élimination des corps gras est optimale.</p>
</li>
<li>
<p class="align-j"><strong>Inconvénients</strong>. La surface inter-dentures se répartit en  longueur  ce qui impose des boites d&rsquo;évacuation plus difficiles à loger, notamment en présence de grands débits. Le bas des dentures, proche du niveau d&rsquo;eau,  limite la plage de réglage, chaque modification de la denture influe sur le niveau. Le positionnement des dentures en surface les expose aux corps étrangers (algues, corallines encroûtantes&#8230;), particulièrement aux corps flottants, ce qui  peut  affecter la stabilité de l&rsquo;écoulement. Le <strong>réglage du niveau d&rsquo;eau </strong> initial ou son ajustement   après mise en eau impose un peigne réglable en hauteur, en plus d&rsquo;être amovible pour son nettoyage. Que ce soit avec une glissière ou par coincement, le peigne doit retrouver sa position initiale et rester en place.</p>
</li>
</ul>
<h4>2.4.2. Principe 2 : Grille plus déversoir aux  fonctions propres</h4>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/20b.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/20b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 23 : la grille retient les corps étrangers, sans grande incidence sur le niveau d&rsquo;eau.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Ce système est composé d&rsquo;une grille et d&rsquo;un déversoir, chacun  ses fonctions propres (fig.&nbsp;23). </p>
<p class="align-j"><strong>La grille.</strong> Son unique fonction est de retenir les corps étrangers&nbsp;; sa hauteur est importante. </p>
<p class="align-j"><strong>Le déversoir.</strong> Le niveau d&rsquo;eau est obtenu en aval par un seuil  tel que l&rsquo;orifice du tuyau d&rsquo;évacuation.</p>
<ul>
<li><strong>Avantages</strong>.  La surface des inter-dentures de grille n&rsquo;a  aucune d&rsquo;incidence sur le réglage du niveau d&rsquo;eau. Cette  surface  rend le système quasiment insensible à une obstruction, d&rsquo;autant mieux qu&rsquo;elle est importante, durant toute son utilisation. Le<strong> réglage du niveau d&rsquo;eau</strong> est facilement réalisé, à la hauteur souhaitée, avec un tube emmanché sur l&rsquo;orifice d&rsquo;évacuation (fig. 21a).</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Inconvénients</strong>. Système non commercialisé, exclusivement DIY. Le prélèvement d&rsquo;eau se fait plus bas sous la surface mais l&rsquo;élimination du films gras reste efficace.</li>
</ul>
<h3 class="align-j">2.5. Peigne, grille, grillage</h3>
<p class="align-j"> L&rsquo;habitude est d&rsquo;utiliser des peignes (fig. 25) ou grilles (fig. 26) rigides. Un grillage en plastique (fig. 27) de maille 5 à 10 mm peut faire l&rsquo;affaire, pour autant qu&rsquo;on puisse la maintenir en place. Les dents des grilles ou des peignes mesurent habituellement 6 mm de large et sont espacées de 3 à 6 mm, sans que cela soit une règle. Seule la surface libre entre les dents affecte l&rsquo;écoulement (paragraphe  <em>Calcul du déversoir</em>). Il importe de prévoir une longueur de peigne suffisante pour limiter la hauteur de la nappe d&rsquo;eau. La hauteur des dentures des peignes est d&rsquo;environ 20 à 25&nbsp;mm ; elle est bien évidemment beaucoup plus importante pour les grilles. La hauteur hors eau, d&rsquo;environ 2 à 3&nbsp;cm doit être dissuasive pour les bernard l’hermite escaladeurs, et plus haute encore ou pourvue d&rsquo;un recouvrement en présence de poissons sauteurs. </p>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/21.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/21.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 24 : Positions du peigne à l&rsquo;intérieur (a) ou à l&rsquo;extérieur (b) de la boite d&rsquo;évacuation.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Bien souvent en PVC ou  PMMA, la grille et les peignes doivent être facilement amovibles de façon à pouvoir ajuster ultérieurement la taille des dentures, pour leur nettoyage  ou leur remplacement. Le commerce propose des peignes que l&rsquo;on glisse dans un support à coller sur la boite d&rsquo;évacuation.</p>
<p class="align-j">Le peigne doit-il être positionné sur son support&nbsp;: à l&rsquo;intérieur, côté évacuation (fig.&nbsp;24a), ou à l&rsquo;extérieur de la boite d&rsquo;évacuation (fig.24b)&nbsp;? L&rsquo;esthétique  suggère un peigne discret placé à l&rsquo;intérieur. La chute d&rsquo;eau en aval devra être la plus faible possible pour limiter les bruits, ce qui peut justifier le positionnement à l&rsquo;extérieur, de telle sorte que l&rsquo;eau s&rsquo;écoule le long de la paroi. Le peigne, lorsqu&rsquo;il fait office de déversoir affectant le niveau d&rsquo;eau du bac, pourra  utilement être réglable en hauteur, surtout lorsque la surface de passage aura été sous dimensionnée. On pourra aussi ajuster la surface d&rsquo;écoulement en limant ou en cassant quelques dents.</p>
<div style="clear:both"></div>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);  width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/64.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/64.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 25 : Assemblage de peignes amovibles du commerce, placés ici à l&rsquo;intérieur de la colonne.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.cap-recifal.com/topic/1270-peignes-intérieur-ou-extérieur/" target="_blank" rel="noopener">Cap récifal &#8211; Gilles-34</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/67.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/67.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 26 : Boite avec grille amovible, hébergeant, une pompe de brassage sous décor.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Denis Tournassat</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/68.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/68.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 27 : Grillage de maille 5 mm, collé. La hauteur du déversoir en verre n&rsquo;est pas réglable.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.cap-recifal.com/topic/1270-peignes-intérieur-ou-extérieur/" target="_blank" rel="noopener">Cap récifal &#8211; Gilles-34</a></figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>2.6. Boîte d&rsquo;évacuation interne ou externe</h3>
<p class="align-j">La sécurité impose de mettre en place un peigne (ou une grille) de surface conséquente pour éviter qu&rsquo;elle s&rsquo;obstrue trop facilement, excluant les petites crépines classiques. Il est d&rsquo;usage de le maintenir au moyen d&rsquo;une boite (ou colonne humide) qui permet de plus, de masquer la tuyauterie d&rsquo;évacuation.</p>
<h4 class="align-j">2.6.1. La boite d&rsquo;évacuation</h4>
<p class="align-j">Cette boite est en verre, en PMMA (<em>Plexiglass</em>), PVC ou d&rsquo;autre matériaux plastiques non toxiques&nbsp;:</p>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/80.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/80.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 29 : Boite  en balconnet parcourant toute la largeur de la cuve.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Olivier Soulat</figcaption></figure>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/65.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/65.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 28 : Large boite d&rsquo;évacuation protégée de la prolifération algale.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.cap-recifal.com/topic/1270-peignes-intérieur-ou-extérieur/"> Christian Seitz</a></figcaption></figure>
<p><strong>Interne</strong> . Elle  trouver sa place à l&rsquo;intérieur de la cuve (fig. 28, 30a et 30b). Selon la position de l&rsquo;évacuation, elle peut prendre la forme d&rsquo;une simple boite, proche de la surface, quand l&rsquo;évacuation traverse une face verticale, en général à l&rsquo;arrière de la cuve, ou d&rsquo;une colonne (colonne humide) qui descend jusqu&rsquo;au fond de l&rsquo;aquarium quand l&rsquo;évacuation traverse la vitre du fond.</p>
<p> Cette &quot;boite&quot;, lorsqu&rsquo;elle prend toute la largeur de la cuve, consiste  en une simple séparation dans l&rsquo;aquarium, équipée d&rsquo;un peigne masquant la tuyauterie. Cette séparation cache parfois des pompes de brassage refoulant au travers de cette dernière. </p>
<p><strong>Externe</strong>. La boite peut prendre la forme d&rsquo;un balconnet, positionné à l&rsquo;extérieur de la cuve (fig. 29 et 30c). Ce dispositif, souvent choisi pour améliorer l&rsquo;esthétique, libère du volume interne pour le décor et les animaux. </p>
<p class="align-j">La boîte d&rsquo;évacuation  peut être protégée de la lumière directe de manière à retarder la prolifération  des organismes photosynthétiques (algues, corallines&#8230;) de nature à modifier les caractéristiques hydrauliques. Son nettoyage annuel permet de retirer les organismes filtreurs (éponges, vers à tubes calcaires&#8230;) qui se seront fixés, ou les sédiments déposés. </p>
<h4 class="align-j">2.6.2. Emplacement de la boite d&rsquo;évacuation</h4>
<p class="align-j">En présence d&rsquo;un brassage avec boite à vague, il est préférable de  centrer l&rsquo;évacuation, là ou la variation de hauteur des vagues est la plus faible (fig.&nbsp;30b).</p>
<div class="figcolonne" style="width:90%"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/22b.png" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/22b.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 30 : la boîte d&rsquo;évacuation est située dans une zone calme mais peut prendre une position centrale en présence d&rsquo;une boîte à vague ou en balconnet pour répondre à des exigences esthétiques.</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/22.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/22.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 31 : la grille de la boîte à vague est orientée vers des zones de courant à faible vitesse.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les dimensions de la boite d&rsquo;évacuation dépendent en premier lieu de la surface de passage de l&rsquo;eau et donc des dimensions de la grille ou du peigne, comme on l&rsquo;abordera plus loin, mais aussi de ce qu&rsquo;elle doit contenir. Certains y intègrent  des systèmes de silencieux, des pompes, un capteur&#8230;</p>
<p class="align-j">La grille de la boite d&rsquo;évacuation ne doit pas être exposée directement au flux des pompes de brassage qui réduirait l&rsquo;efficacité du système tout en perturbant les écoulements. De préférence, elle est  située  dans une zone faiblement brassée : dans le flux d&rsquo;un courant modéré qui portera toutes les particules à évacuer, ou dans un ressac  où les particules légères et notamment le film gras, peuvent se concentrer (fig. 31). La grille est alors orientée face à  cette zone calme, l&rsquo;aspiration des impuretés ne sera que meilleure. Mais les brassages turbulents, énergiques, surtout quand on les programme de manière aléatoire,   limitent bien souvent les zones d&rsquo;accumulation en surface.</p>
<h3>2.7. Boite-déversoir à siphon</h3>
<p class="align-j">Dans l&rsquo;impossibilité de percer le verre, on peut avoir recours à des déversoirs fonctionnant par siphonage. Le principe est simple : un conduit passant au-dessus la paroi de la cuve est vidé de son air au moyen du tube en A puis bouché en B (fig.&nbsp;32a), le poids de l&rsquo;eau descendant aspire alors l&rsquo;eau issue de la cuve. Le bon fonctionnement repose sur l&rsquo;absence d&rsquo;air en partie supérieure du siphon, qui désamorcerait le système avec, comme effet désastreux, le vidage de la cuve technique et le débordement potentiel de l&rsquo;aquarium. L&rsquo;étanchéité de la prise d&rsquo;air est donc primordiale. Comme toute canalisation pleine, le siphon fonctionne à son débit maximum. C&rsquo;est à dire que toute augmentation du débit se traduit par une augmentation du niveau d&rsquo;eau. Certains déversoirs sont pourvus d&rsquo;un réglage en hauteur permettant de les ajuster plus aisément en fonction du niveau d&rsquo;eau. Ce système de déversoir équipe le plus souvent des aquariums de petit à moyen volume, mais le débit maximum peut néanmoins atteindre 5000&nbsp;l/h avec certains modèles du commerce (fig.&nbsp;32c et 32d), comme avec l&rsquo;<em>Overflow Box OFB 5000</em> d&rsquo;<em>Aquamedic</em>. Les bricoleurs pourront préférer réaliser ce type de déversoir avec des tubes PVC, quelques coudes et un Té (fig.&nbsp;32e et 32f).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(6,1fr);  width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23c.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  class="imgratio34 lws-optimize-lazyload"   / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23c.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 32a : Fonctionnement en fonctionnement.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23d.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  class="imgratio34 lws-optimize-lazyload"   / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23d.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 32b :  Etat à l&rsquo;arrêt de la pompe de remontée.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23a.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   class="imgratio34 lws-optimize-lazyload"   / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure32c : <em>Overflow Box </em>de<em> Tunze</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23b.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   class="imgratio34 lws-optimize-lazyload"    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 32d : <em>Overflow Box OFB 5000</em> d&rsquo;<em>Aquamedic</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23e.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  class="imgratio34 lws-optimize-lazyload" style="max-height:200px"   / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23e.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 32e : Déversoir à siphon DIY en fonctionnement.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23f.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  class="imgratio34 lws-optimize-lazyload"   / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/23f.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 32f :  Déversoir à siphon DIY à l&rsquo;arrêt de la pompe de remontée.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">Quand le siphon est bien conçu, la vitesse de l&rsquo;eau suffit à évacuer les potentielles bulles d&rsquo;air à l&rsquo;intérieur. Mais si son  désamorçage est  peu fréquent, le risque est bien réel quand trop d&rsquo;air s&rsquo;infiltre à l&rsquo;intérieur. Le déversoir à siphon ne devrait s&rsquo;envisager que lorsque  toute autre solution s&rsquo;avère impossible. Alors, il est préférable de renforcer la sécurité, par exemple  : en connectant  l&rsquo;extrémité B du tuyau d&rsquo;air à un venturi, à la sortie d&rsquo;une pompe à eau placée dans la cuve technique ; en limitant  le volume d&rsquo;eau de la cuve technique pour qu&rsquo;il ne puisse faire déborder l&rsquo;aquarium ou bien en installant  un capteur de niveau haut  qui arrêtera la pompe de remontée.</p>
<h3>2.8. Déversoir : principes et calcul</h3>
<h4>2.8.1. Nappe d&rsquo;eau</h4>
<p class="align-j">On attribue au déversoir, le rôle d&rsquo;évacuer l&rsquo;eau du bac et surtout celui de régler le niveau haut de l&rsquo;eau. Mais ce niveau ne s&rsquo;équilibre pas exactement à la hauteur du seuil de cette surverse. Au remplissage, du fait de la viscosité de l&rsquo;eau ou de la rugosité des surfaces, le déversoir s&rsquo;oppose à l&rsquo;écoulement de l&rsquo;eau, le niveau monte au-dessus du seuil jusqu&rsquo;à former une nappe. La poussée augmentant, l&rsquo;eau bascule finalement et s&rsquo;évacue, la hauteur de nappe reste alors constante. Le système a trouvé son équilibre hydrodynamique, jusqu&rsquo;à ce que la pompe de relevage s&rsquo;arrête, ou parfois jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un évènement vienne modifier l&rsquo;écoulement (obstacles, viscosité de l&rsquo;eau). À ce stade, la nappe d&rsquo;eau s’écoule dans la cuve technique, ainsi que le contenu de la canalisation d&rsquo;évacuation. Si le second est facile à déterminer, il est intéressant d&rsquo;évaluer le volume engendré par la nappe afin de le prendre en compte dans la conception de la cuve technique.</p>
<h4>2.8.2. Calcul de la hauteur et du volume de la nappe d&rsquo;eau</h4>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/3.png" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/3.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 33 : Dimensions du déversoir.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Plusieurs  formules  basées sur la loi de Bernoulli et la conservation des énergies,  établissent une relation entre la hauteur de la nappe d&rsquo;eau H<sub>n</sub>  en amont et au-dessus du seuil du déversoir, et le débit Q. Comme la formule de Poleni (formule 1), elles mettent en jeu la forme du déversoir (rectangulaire, triangle, largeur, épaisseur&#8230;), la vitesse d&rsquo;approche Vc et un coefficient µ (mu) tel que celui proposé par  la SIA (<em>Société suisse des Ingénieurs et Architectes</em>) qui dépend de la nature propre du déversement (noyé ou dénoyé), avec ou sans contraction latérale L1,  la profondeur P en amont du seuil et quelques ratios géométriques.
   </p>
<p class="align-j"> Ces formules sont utilisées pour mesurer rigoureusement les débits des canaux en milieu naturel, passant dans des déversoirs correspondant à des modèles précis. S&rsquo;il existe de nombreuses analogies qui permettent de les exploiter avec une relative exactitude pour nos aquariums, les résultats seront erronés quand on s&rsquo;en écarte trop. Ainsi, certains aspects détaillés dans le <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-deversoir/"><strong>Calculateur de déversoir d&rsquo;aquarium</strong></a>, doivent être respectés, notamment&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Les parois sont lisses et rectilignes.</li>
<li>Le seuil est fin, de telle sorte que le déversoir soit  dénoyé, c&rsquo;est çà dire que le niveau aval est inférieur au seuil.</li>
<li>Le déversoir est disposé dans un lieu calme sans variation importante de la vitesse.</li>
<li>La formule n&rsquo;est pas applicable aux  systèmes Durso, lorsqu&rsquo;ils régulent le niveau d&rsquo;eau de la cuve.</li>
<li>Nécessité d&rsquo;utiliser un coefficient de sécurité pour pallier aux variations occasionnelles de l&rsquo;hydrodynamique (vitesses, viscosité&#8230;)</li>
<li>Le coefficient µ, habituellement autour de 0.40 s&rsquo;avère plus proche  de 0,50 pour nos cuves   de 100 à 2000 litres.</li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee">
    <img  alt="" class="imgformule lws-optimize-lazyload"   / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f1.png">
     </div>
<div class="textrangee">Q : Débit (m<sup>3</sup>/s)<br />
        µ :  Coefficient relatif au  débit du déversoir.<br /> <br />
        L<sub>s</sub> :  Largeur du seuil déversant  (m)<br />
        C<sub>v</sub> : Coefficient de vitesse d&rsquo;approche<br />
        H<sub>n</sub> : Hauteur de  nappe d&rsquo;eau   (m)<br />
        g : Gravité terrestre = 9.81(m/s<sup>2</sup>) </div><figcaption class="grille-legende">Formule 1</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">La figure 34 montre comment déterminer la largeur du déversoir selon le cas. Il peut parcourir tout un côté du bac (a), ou une portion de celui-ci (b). En présence de dentures (c ), la largeur   L<sub>s</sub> du seuil est alors la somme des interdentures. Lorsque l&rsquo;eau se déverse dans un tube (d), elle est égale à sa circonférence.</p>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/4.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/4.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 34 : Détermination de la largeur du seuil de déversoir..</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">A partir de la formule 1, connaissant le débit réel de remontée on peut  calculer la hauteur d&rsquo;eau H<sub>n</sub> (formule&nbsp;2), avec Cv = 1 en présence d&rsquo;eau calme en amont du déversoir.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee">
    <img  alt=""  class="imgformule lws-optimize-lazyload"    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f2.png">
     </div>
<div class="textrangee">H<sub>n</sub> : Hauteur de  nappe d&rsquo;eau   [m]<br />
        Q : Débit (m3/s) <br />
        L<sub>s</sub> :  Largeur du seuil déversant  (m)<br />
        g : Gravité terrestre = 9.81 (m/s2)<br />
          <br />
        µ : Coefficient de débit du déversoir </div><figcaption class="grille-legende">Formule 2</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">On en déduit  le volume V<sub>n</sub>  de la nappe d&rsquo;eau (formule 3). </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee">
    <img  alt=""  class="imgformule lws-optimize-lazyload"     / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f3.png">
     </div>
<div class="textrangee">V<sub>n</sub> : Volume de  nappe d&rsquo;eau   [m<sup>3</sup>]<br />
        H<sub>n</sub> : Hauteur de  nappe d&rsquo;eau   [m]<br />
        L<sub>c</sub> : Longueur de cuve (m)<br />
         l<sub>c</sub> : largeur de cuve (m)<br />
        k : Coefficient de sécurité </div><figcaption class="grille-legende">Formule 3</figcaption></div>
<figure class="figfloat"><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-deversoir/" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/50.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-deversoir/">Calculateur de déversoirs</a></figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Plus simplement, le  <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-deversoir/"><strong><em>Calculateur de déversoir d&rsquo;aquarium </em></strong></a>proposé sur Cap récifal, permet de calculer la hauteur  H<sub>n</sub> et le volume V<sub>n</sub> de la nappe d&rsquo;eau pour des déversoirs ci-dessus.</p>
<h3 class="align-j">2.9. Rejet d&rsquo;évacuation</h3>
<p class="align-j">La sortie d&rsquo;évacuation n&rsquo;est pas sans incidence sur le fonctionnement du système de circulation et sa maintenance. En effet, c&rsquo;est une source d&rsquo;éclaboussures dont les concrétions salines s&rsquo;accumulent dans la cuve technique. C&rsquo;est également une cause importante de bruit. La sortie directe, bien évidemment est à éviter (fig. 35a). Les éclaboussures sont notablement réduites lorsque le jet est brisé contre une vitre inclinée (fig.  35b). Ceci vaut pour toutes les chutes d&rsquo;eau dans la cuve technique. La sortie débouchant légèrement sous la surface réduit notablement les bruits (fig. 35c). Une boite de dégazage (fig.&nbsp;35d) permet de plus de concentrer les quelques éclaboussures. Cette dernière, démontable, se nettoie facilement. On lui confie souvent un élément de filtration mécanique tel que la mousse de perlon. Elle permet également de diminuer la vitesse de sortie d&rsquo;un flux trop puissant, indésirable dans la zone de décantation de la cuve technique.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/82a.png" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/82a.png"></a><figcaption class="figlegende">35a : Jet  direct, source d&rsquo;éclaboussures et de concrétions salines.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/82b.png" data-ipsLightbox><img   alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/82b.png"></a><figcaption class="figlegende">35b :   La pente inclinée réduit les éclaboussures..</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/82c.png" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/82c.png"></a><figcaption class="figlegende">34c : L&rsquo;Immersion de la sortie réduit les éclaboussures et le bruit.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/82d.png" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/82d.png"></a><figcaption class="figlegende">35d : La boite de dégazage   concentre les éclaboussures et réduit les bulles dans la cuve technique.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">2.10. Insonorisation du circuit d&rsquo;évacuation : principes généraux</h3>
<p class="align-j">Nous avons évoqué les sources de bruit issues du circuit d&rsquo;alimentation, notamment celui généré par la pompe de remontée. Les bruits produits par les écoulements d&rsquo;évacuation restent pourtant les plus nombreux et plus difficile à solutionner. Les canalisations à forte déclivité génèrent des effets de chocs et d&rsquo;autoaération lesquels, accentués par les raccords divers (coudes, déviations&#8230;), perturbent les écoulements, provoquant des mouvements d&rsquo;air, des siphons ponctuels, des mises en charges et décharges successives&#8230; tout cela, amplifié par la résonnance de l&rsquo;air à l&rsquo;intérieur des tubes, transmise par  le PVC rigide,  se traduit par du bruit. Le niveau sonore peut prendre des proportions inacceptables, surtout quand le système dans son ensemble est dans une pièce à vivre. Différentes solutions ponctuelles ont déjà été évoquées, mais la nuisance sonore doit être réfléchie au moment même de la conception de l&rsquo;installation, et abordée dans sa globalité. Une bonne occasion d&rsquo;inventorier les moyens pour en atténuer les émanations   et rester idéalement en dessous de  30&nbsp;dB.</p>
<ul>
<li><strong>Limiter la déclivité de canalisation (hauteur totale)&nbsp;:</strong><br />
    &#8211; Hauteur zéro :<br />
    l&rsquo;absence de canalisation étant le système le moins bruyant, une cuve technique contigüe à l&rsquo;aquarium est la solution la moins sonore. Cette solution est malheureusement rarement applicable du fait d&rsquo;autres contraintes.<br />
    &#8211;<br />
    Hauteur faible :  une évacuation de faible hauteur impose de disposer la cuve technique dans un local annexe. On la placera au plus haut, au plus proche de la surface de l&rsquo;aquarium. La traversée de la cloison se faisant au plus près et avec faible pente.<br />
    Ceux qui ont dû placer leur cuve technique sous l&rsquo;aquarium le savent : c&rsquo;est la pire des situations. La totalité des nuisances sonores se situe dans l&rsquo;habitation. Dès lors, tous les autres moyens devront<br />
    être mis en œuvre pour conserver le plaisir de l&rsquo;aquariophilie. Ce handicap important mérite sérieusement de tout tenter, même les solutions écartées <em>a priori</em>, pour déporter ailleurs la cuve technique.
  </li>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/84.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/84.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 36 : <em>Rockwool 835</em>,  isolation en laine de roche, sous forme de coquilles à coller..</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Rockwoll</figcaption></figure>
<li><strong>Limiter le nombre de chutes d&rsquo;eau : <br />
    </strong>La meilleure solution est  &quot;zéro chute&quot;, si on excepte la sortie de canalisation. Elle consiste à noyer le conduit  dans sa quasi-totalité. Nous l&rsquo;abordons ci-après.</li>
<li><strong>Limiter les  déclivités  locales :</strong><br />
La pente doit être régulière, sans chute libre locale&#8230; peut-être le moment d&rsquo;envisager un tuyau souple.</li>
<li><strong>Limiter le taux de remplissage :</strong><br />
    Dans l&rsquo;hypothèse du choix d&rsquo;une canalisation non noyée, éviter les engorgements. Dans nos installations à forte pente, un taux de remplissage de 50 à 60&nbsp;% laisse une marge suffisante pour ne pas engorger ponctuellement la canalisation à 100&nbsp;%. </li>
<li><strong>Limiter les raccords et les obstacles</strong> : <br />
    Limiter le nombre de raccords. Sélectionner de préférence les courbes à grands rayons. Les tuyaux souples formant des grandes courbures sont préférables aux coudes, à condition toutefois de choisir un tube lisse à l&rsquo;intérieur. </li>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/83.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/83.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 37 : <em>Isolmass 11,</em> isolant phonique multicouche.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Trocellen</figcaption></figure>
<li><strong>Isoler la canalisation :</strong> <br />
    Les tuyaux annelés en PVC souple transmettent moins les ondes sonores que les tubes en PVC rigide, de même que les tubes dits <em>acoustiques, </em>multicouches tels que <em>Friaphon</em> de <em>Friatec AG</em> ou  <em>SiTech</em> de <em>Wavin,</em> ou ceux chargés de matières minérales à forte densité tels que <em>Chutaphone</em> de <em>Nicoll</em>. Ces tubes à coller sont cependant proposés à partir du DN 50 et ne présentent pas de garantie d&rsquo;innocuité.<br />
    Une isolation externe pourra limiter le phénomène. Les isolations calorifiques en mousse de polyéthlène, sont de piètres isolants phoniques. La laine  minérale (de roche ou en fibres de verre&#8230;) s&rsquo;avère plus efficace,  sous forme de bandes ou de demi-coques comme <em>Rockwool 800 et 835</em> (fig.&nbsp;36) disponible du diamètre 15&nbsp;mm à plus de 200&nbsp;mm. Plus performantes encore,  les plaques multicouches telles que <em>Isolmass </em>de<em> Trocellen</em>, cumulent une isolation antivibratoire et acoustique, jouant sur l&rsquo;association de matières (PU) et de masses lourdes (fig.&nbsp;37). Ces plaques doivent être enroulées autour des tuyaux puis fixées par du fil métallique ou des colliers de type Serflex.</li>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/90.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/90.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 38 : Mousse  alvéolaire adhésive.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.azur-caoutchouc.com/fr/detail-dun-isolant-acoustique.cfm?idcategory=76">Azur caoutchouc</a></figcaption></figure>
<li><strong>Absorber les vibrations transmises :</strong><br />
    Bien entendu, les actions d&rsquo;insonorisation doivent être étendues aux colliers de fixation dont certains modèles sont acoustiques. Les surfaces environnantes, notamment le  caisson sous-l&rsquo;aquarium où se loge la cuve technique pourra être capitonné avec de la mousse alvéolaire isophonique (fig.&nbsp;38).</li>
<li><strong>Piéger les bruits transmis par l&rsquo;air issu de la canalisation</strong> : <br />
    <span class="align-j">Les systèmes </span>visant à piéger l&rsquo;air sortant de l&rsquo;orifice d&rsquo;entrée de l&rsquo;évacuation (Durso, Denisio) sont développés ci-après.</li>
</ul>
<h3 class="align-j">2.11. Insonoriser en noyant  le circuit d&rsquo;évacuation</h3>
<h4 class="align-j">2.11.1 Principe</h4>
<p class="align-j">Une canalisation  qui fait du bruit lorsqu&rsquo;elle est partiellement remplie&#8230; n&rsquo;en  fait plus lorsqu&rsquo;elle est pleine. Il s&rsquo;agit donc de noyer la canalisation en fermant partiellement une vanne placée dans le circuit d&rsquo;évacuation. Le niveau d&rsquo;eau en amont de l&rsquo;entrée étant ajusté, la position de cette vanne dans le circuit n&rsquo;a pas d&rsquo;impact sur l&rsquo;écoulement. Elle doit tout naturellement être positionnée en partie basse, proche de la sortie d&rsquo;évacuation, de manière à limiter les bruits internes du conduit partiellement plein.  La perte de charge toujours importante des vannes n&rsquo;est pas un problème ici, puisque l&rsquo;on souhaite une descente &quot;en charge&quot;. L&rsquo;idée est bonne, elle se confronte cependant à deux difficultés : le réglage du niveau d&rsquo;eau et le risque de débordement.</p>
<h4>2.11.2. Réglage du niveau d&rsquo;eau</h4>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/70.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/70.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 39: La vanne ne devrait pas régler  le niveau d&rsquo;eau du bac (b).</figcaption></figure>
<p>Il faut bien comprendre que ce principe consiste à trouver, pour une  hauteur d&rsquo;eau souhaitée, l&rsquo;ouverture de vanne qui débitera exactement comme la pompe de remontée. Ce réglage  est très sensible. La canalisation étant remplie à son maximum, toute variation, même mineure,  se répercute sur le niveau d&rsquo;eau  en amont de l&rsquo;entrée. Un vrai casse-tête quand  on ne peut voir les effets immédiats, lorsque la vanne est dans une autre pièce. <br />
  Pour ces raisons, il est préférable que cette vanne ne règle pas le niveau d&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium (fig. 39a). Ce dernier est assuré par un déversoir (ou un peigne-déversoir) en amont (fig.&nbsp;38b). La différence de niveau offre alors une légère marge de réglage et de sécurité pour d&rsquo;éventuelles fluctuations mineures, sans affecter le niveau de l&rsquo;aquarium. Ce principe est donc mieux adapté aux peignes-déversoirs qu&rsquo;aux grilles.</p>
<h4>2.11.3. La vanne de réglage</h4>
<p>La vanne choisie doit être de bonne facture, de préférence à réglage fin.</p>
<ul>
<li>Tous les organes de fermeture à boisseau sphérique en PVC-U ne se valent pas. Il faut distinguer les vannes des robinets. Le débit des robinets à boisseau sphérique classiques ne varie pas de manière linéaire en fonction de l&rsquo;angle d&rsquo;ouverture. Leurs sièges n&rsquo;ont pas toujours la qualité d&rsquo;usinage requise et leur sensibilité n&rsquo;est pas au rendez-vous. Certains robinets cependant disposent d&rsquo;un réglage de la pression du boisseau sur son siège, permetant d&rsquo;en ajuster la sensibilité. Les vannes de régulation à boisseau sphérique sont plus facile à régler, elles disposent parfois d&rsquo;une fermeture dont l&rsquo;angle est en relation linéaire avec le débit.</li>
<li>Les vannes à membrane disposent d&rsquo;un réglage fin au moyen d&rsquo;une vis. Elles présentent une totale innocuité quand tout le corps au contact de l&rsquo;eau est en PVC-U et la membrane en PTFE. De même les vannes à siège incliné, disponibles en diamètres 10 à 50 mm, disposent d&rsquo;une fermeture à vis, graduelle sur plusieurs tours. Le seul matériau en contact avec l&rsquo;eau est du PVC-U. Les modèles s&rsquo;assemblent par collage ou par raccord union, avec des joints en élastomère EPDM.</li>
<li>Les vannes à papillon comportent parfois une manchette en caoutchouc à éviter et bien souvent, un axe en acier inoxydable AISI 420, une nuance martensitique, exempte de molybdène, dont la résistance à l&rsquo;eau de mer n&rsquo;est pas des meilleures.</li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/62a.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/62a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">40a : Robinet à boisseau à réglage d&rsquo;effort sur le siège.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/62b.jpg" data-ipsLightbox><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/62b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">40b :   Vanne à boisseau sphérique à réglage de débit linéaire.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/62c.jpg" data-ipsLightbox><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/62c.jpg"></a><figcaption class="figlegende">40c : Vanne à siège incliné.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/62d.jpg" data-ipsLightbox><img   alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/62d.jpg"></a><figcaption class="figlegende">40d : Vanne à membrane.</figcaption></figure><figcaption class="copyright">Photos : <a href="http://www.aliaxis-ui.fr/Docs/Documents/FIP_AUI_PVC-U_rob_manu_cat.pdf">Aliaxis</a></figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">2.11.4. Risque de débordement</h4>
<p class="align-j">Le conduit étant rempli à son maximum, toute augmentation même légère du débit, ou la moindre obstruction du conduit se traduit par une élévation du niveau d&rsquo;eau en amont, avec le risque potentiel d&rsquo;un débordement de l&rsquo;aquarium. Ce système impose des dispositifs  anti débordement (paragraphe  <em>Sécurités anti débordement</em>).</p>
<p class="align-j">Mais relativisons avec le  <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-deversoir/"><strong><em>Calculateur de déversoir d&rsquo;aquarium</em></strong></a>. Soit un aquarium de 1000&nbsp;litres (2,0 x 0,8 x 0,65&nbsp;m) avec une évacuation DN40.&nbsp; Cette canalisation serait en mesure d&rsquo;absorber 6000&nbsp;l/h. On  ferme  légèrement la vanne pour noyer le conduit et ajuster au débit souhaité de 4000&nbsp;l/h. Une variation importante du débit de pompe de 20&nbsp;% se traduirait par une élévation du niveau d&rsquo;eau de&#8230; 4&nbsp;mm.  Pas de quoi déborder &nbsp;!</p>
<p class="align-j">Relativisons encore avec le <strong><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/"><em>Calculateur d&rsquo;évacuation d&rsquo;eau d&rsquo;aquarium</em></a></strong> et le même aquarium de 1000&nbsp;litres. La fermeture de la vanne réduit la surface passante de  33&nbsp;%. Un bernard l&rsquo;hermite baladeur de 15 mm de diamètre s&rsquo;aventurant dans le circuit la réduit finalement à&nbsp;55&nbsp;%. La canalisation n&rsquo;est plus en mesure d&rsquo;accepter le débit gravitaire&#8230; Là, on ne rigole plus ! Mais il se trouve que la cuve technique  de 200 litres contient 50 litres utiles avant que la pompe de remontée soit au sec. Cela correspond à une élévation du niveau du bac de 31&nbsp;mm. Pas forcément de quoi déborder&#8230; à condition qu&rsquo;un système d&rsquo;osmolation ne vienne interférer sur le déroulement des évènements.</p>
<h3>2.12. Insonoriser en piégeant  les bruits issus d&rsquo;un conduit partiellement plein</h3>
<p><span class="align-j">Les bruits, amplifiés par la caisse de résonnance que constituent les conduits en PVC-U, remontent et ressortent par l&rsquo;entrée d&rsquo;évacuation. Notre oreille percevant plus particulièrement ceux transmis par l&rsquo;air, ces systèmes font barrière ou limitent les échanges  entre l&rsquo;air à l&rsquo;intérieur du conduit et celui extérieur. Les solutions sont diverses, retenons les plus efficaces.</span></p>
<h4>2.12.1. Le système Durso</h4>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/71.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/71.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 42 :  Système Durso originel.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.dursostandpipes.com/">Durso Standpipes</a></figcaption></figure>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/69.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/69.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 41 : Les déversoirs de la gamme OFB+++  Neo3plus intègrent un système Durso compact.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://neo3plus.com/fr/43-deversoirs">Neo3plus</a></figcaption></figure>
<p class="align-j">Le système Durso (fig. 42), de son inventeur Richard Durso est largement décrit sur le site <a href="http://www.dursostandpipes.com/"><em>Durso Standpipes</em></a>. Le principe, initialement prévu pour les évacuations par le fond de la cuve, les plus bruyantes (fig. 43a), peut être utilisé avec celles traversant la partie supérieure d&rsquo;une paroi (fig. 42b), ou dans un balconnet externe (fig.&nbsp;43c). L&rsquo;inconvénient essentiel de ce système est l&rsquo;encombrement. Quelques variantes plus compactes ont été imaginées, dont celle qui consiste à remplacer le coude par une cloche  (fig.&nbsp;43d). Signalons le déversoir <em>OFB+++</em> de <em>Neo3plus</em>, très compact, qui intègre un système Durso (fig.&nbsp;41).</p>
<p class="align-j">L&rsquo;air est emprisonné au sommet du coude. Un orifice est pratiqué en sortie, qu&rsquo;il convient de régler au plus juste au moyen d&rsquo;un robinet, pour éviter l&rsquo;auto siphonage. Le niveau d&rsquo;eau en amont étant conditionné par la hauteur du dispositif, son réglage consiste à ajuster la longueur du tube dans lequel il s&#8217;emmanche (à prévoir dans le cas d&rsquo;une sortie haute)..</p>
<div style="clear:both"></div>
<figure class="figcolonne" style="width:90%"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/72.png" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/72.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 43 : Variantes du système Durso.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustrations : Denis Tournassat</figcaption></figure>
<h4>2.12.2. Le silencieux Denisio</h4>
<p>Le principe consiste, comme pour le système Durso, à piéger les bruits transmis par l&rsquo;air. On bouche partiellement l&rsquo;entrée du conduit vertical avec un tube introduit en son centre, jusqu&rsquo;à ne laisser passer que de l&rsquo;eau entre ce tube et le conduit. L&rsquo;air est ensuite piégé dans le tube semi fermé, rendu insonore et seulement percé d&rsquo;un évent ajusté à l&rsquo;aspiration générée par la chute d&rsquo;eau. Le tube est maintenu à la bonne hauteur par un support tripode centré, de telle sorte que l&rsquo;eau s&rsquo;écoule librement (fig.&nbsp;44).</p>
<p>Le système est de réalisation rapide, très compact et adaptable à tous diamètres. Positionné en haut de l&rsquo;aquarium,  accessible et visible, on peut simplement en vérifier  le bon fonctionnement. Il faut toutefois le protéger d&rsquo;un éclairage trop direct qui accentuerait la prolifération des organismes photosynthétiques. Rapidement ôté et remis en place, sa maintenance annuelle est facilitée. Sa mise en œuvre est détaillée dans article publié sur Cap récifal <a href="https://reeflexion.fr/evacuation-eau-silence/"><strong><em>Évacuation d&rsquo;eau en silence</em></strong></a> avec un topique associé <a href="http://www.cap-recifal.com/topic/5621-evacuation-silencieuse/"><strong><em>Évacuation silencieuse</em></strong></a> ou il a fait l&rsquo;objet de propositions d&rsquo;amélioration (fig. 45).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);  width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/81a.png" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/81a.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 44 :  Système Denisio&nbsp;: l&rsquo;air est piégé et insonorisé.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : Denis Tournassat</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/81b.png" data-ipsLightbox><img  alt=""     / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/81b.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 45 : Évolution   permettant un réglage fin.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : Denis Tournassat</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2>3. Sécurités anti débordement</h2>
<p class="align-j">Selon le dimensionnement, les dispositifs   adoptés (évacuation noyée) et, il faut l&rsquo;avouer, le degré d&rsquo;anxiété de l&rsquo;aquariophile, il sera nécessaire de mettre en place une  (ou plusieurs dans le dernier cas) sécurité anti-débordement.</p>
<h3 class="align-j">3.1. Doublement de la canalisation d&rsquo;évacuation</h3>
<p class="align-j">C&rsquo;est souvent la solution adoptée lorsque l&rsquo;on noie l&rsquo;évacuation. La section de cette seconde canalisation doit permettre de passer le débit de la première partiellement obstruée par la vanne. Pour reprendre l&rsquo;exemple de l&rsquo;aquarium de 1000 litres et DN40, le débit gravitaire de 4000&nbsp;l/h est obtenu avec un diamètre de 27,1&nbsp;mm. Un tube PVC DN32 PN10 de diamètre intérieur 28,4 mm convient.</p>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/85.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/85.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 46 : Le  <em>Digiosmo+++</em> optique de Neo3Plus détecte  le débordement et la marche à sec.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Neo3plus</figcaption></figure>
<h3 class="align-j">3.2. Capteur de niveau</h3>
<p class="align-j">il s&rsquo;agit de détecter une montée du niveau d&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium. L&rsquo;élévation y sera lente et peut ne pas être décelée,&nbsp;selon la sensibilité du capteur. On aura avantage à le positionner près de la pompe de remontée, dans le compartiment à niveau variable de la cuve technique pour détecter une baisse drastique de son niveau. Bien entendu, ce capteur coupera l&rsquo;alimentation électrique de la pompe.</p>
<p class="align-j">Le commerce propose plusieurs systèmes d&rsquo;alerte avec des capteurs à flotteurs  à détection magnétique ou des cellules optiques, tels que le <em>Water Level Alarm</em> de <em>Tunze</em> l&rsquo;<em>Aquaniveau</em> d&rsquo;<em>Aquamédi</em>c ou le <em>Digiosmo+++</em> de <em>Neo3Plus</em> (fig.&nbsp;46). Ces équipements, parfois exploités pour l&rsquo;osmolation, sont en général équipés d&rsquo;une prise commandée où brancher la pompe de relevage. Organe de sécurité, le capteur ne devra pas se satisfaire d&rsquo;une simple ventouse pour sa fixation, mais d&rsquo;un support fiable digne de sa fonction : un support rigide à serrage mécanique empêchant tout déplacement. À flotteur  ou optique, le capteur doit être protégé du passage d&rsquo;animaux (crustacés, coquillages&#8230;) et des algues. À cet effet, il pourra être  placé dans un boitier de protection. </p>
<h2><span class="align-j">4. Tuyauterie, raccords </span>et accessoires<br />
</h2>
<h3>4.1. Matériaux</h3>
<h4>4.1.1. PVC rigide, PVC souple</h4>
<h5>Constituants des produits en PVC</h5>
<p class="align-j">Le polychlorure de vinyle (PVC), qui constitue la majorité de nos canalisations mérite que l&rsquo;on s&rsquo;attarde quelque peu sur lui. Il est essentiellement composé de chlore (57 % en poids) et d&rsquo;éthylène (43 %), un hydrocarbure composé de carbone et d&rsquo;hydrogène. On distingue le PVC souple, plastifié, du PVC rigide non plastifié, utilisé pour l&rsquo;évacuation ou l&rsquo;adduction d&rsquo;eau (PVC-U). Le PVC est un thermoplastique&nbsp;: les tubes et tuyaux sont formés par extrusion du compound ramolli entre 180 et 200&nbsp;°C, au travers d&rsquo;une filière. Sa mise en œuvre et l&rsquo;obtention de caractéristiques propres nécessitent de 10 à 25 % d&rsquo;additifs. Les produits en PVC  peuvent ainsi contenir :</p>
<ul>
<li>Des stabilisants 8 % : carbonates, sulfates, silicates, phosphates de métaux tels que le plomb ; stéarate et phtalate de plomb, stéarate de calcium, palmitate de zinc, thioglycolate d&rsquo;étain&#8230; ; composés organiques époxydes, phosphites&#8230;. </li>
<li><span class="align-j"> Des plastifiants (jusqu&rsquo;à 60% en poids pour les PVC souples) : principalement des  phtalates organiques (toxiques) et des adipates agréés pour l&rsquo;usage alimentaire.</span></li>
<li>Des lubrifiants internes nécessaires à la mise en oeuvre. </li>
<li><span class="align-j">Des charges diluantes ou renforcantes pour obtenir des caractéristiques spécifiques (maintien des dimensions, retradateurs de flammes&#8230;) : carbonate de calcium, talc, kaolins, sulfate de baryum, oxydes métalliques, silice&#8230;</span></li>
<li><span class="align-j">Des pigments et colorants (de 1 à 5%) organiques ou minéraux : oxydes de titane, de fer, de chrome, de cadmium&#8230; des organométalliques &lt; 0,01 % de cadmium.</span></li>
<li><span class="align-j">Des agents antibactériens, antifongiques, antialgues : notamment dans les PVC souples, les circuits d&rsquo;évacuation d&rsquo;eau&#8230; </span></li>
</ul>
<p class="align-j">La  nature et la composition du PVC-U pour adduction d&rsquo;eau le rendent insensible à  l’eau de mer comme à l&rsquo;environnement marin.</p>
<h5>Innocuité du PVC rigide de type « évacuation »</h5>
<p class="align-j">Avec un tel éventail de composants, dont des stabilisants dérivés du plomb, on peut légitimement s&rsquo;interroger sur son innocuité et plus particulièrement sur le risque, pour les animaux, de libérer des produits toxiques dont certains sont indétectables par les analyses ICP. </p>
<p>  Ce type de PVC rigide a été largement utilisé dans des installations aquariophiles. Pour autant, en l&rsquo;absence de garanties sur sa composition, il peut potentiellement relarguer lentement et longtemps des composants non <em>reef-safe. </em>On<em>&nbsp;</em>peut raisonnablement l&rsquo;inclure parmi les causes potentielles de dégénération des animaux, notamment des invertébrés les plus fragiles tels que les coraux. A l&rsquo;heure où l&rsquo;on mesure de manière précise la composition de l&rsquo;eau d&rsquo;aquarium afin d&rsquo;en limiter les éléments toxiques, Il est raisonnable de le délaisser dans les installations marines, au profit du PVC-U. 
</p>
<h5>Innocuité du PVC-U</h5>
<p class="align-j">le PVC-U destiné à l&rsquo;adduction d&rsquo;eau potable est conforme aux exigences relatives aux matériaux et objets qui entrent en contact avec l&rsquo;eau destinée à la consommation humaine. C&rsquo;est à dire qu&rsquo;ils ne présentent pas un danger pour la santé humaine et n&rsquo;entrainent pas d&rsquo;altération de la composition de l&rsquo;eau.</p>
<p class="align-j">Pour ce,  certaines dispositions sont réunies&nbsp;:</p>
<ul>
<li>La proportion de plomb pouvant migrer vers la surface de la tuyauterie est extrêmement faible et conforme aux exigences alimentaires et pharmaceutiques. Pour des exigences encore plus sévères, il existe des PVC stabilisés à l&rsquo;étain, malheureusement introuvables dans la grande distribution.</li>
<li>Le PVC-U est un macro polymère, c&rsquo;est à dire que ses molécules sont de grande longueur et ces dernières ne facilitent pas la migration des composants vers la surface. Par ailleurs, ils répondent tous à des &quot;listes positives&quot; et les produits manufacturés sont homologués, de ce fait ils font l&rsquo;objet de tests, notamment des tests de migration dans des produits référents comme l&rsquo;eau.</li>
<li>La règlementation sanitaire du pays : elle diffère selon le pays européen, ainsi les sels de plomb ne sont pas autorisés comme stabilisants en France et en Belgique contrairement aux autres pays européens.</li>
<li>Les tuyaux en PVC-U présentent des parois intérieures très lisses, limitant  la prolifération de bactéries. Ceci étant, nous savons bien que leurs surfaces sont parfois recouvertes de mulm bactérien, mais ces souches sont issues de l&rsquo;aquarium.</li>
</ul>
<h5>Innocuité du PVC souple</h5>
<p class="align-j">Le principal plastifiant utilisé pour le PVC, le DEHP (ou di(2-éthylhexyl)phtalate) présente des risques cancérogènes et des effets pseudo-ostrogéniques chez les rongeurs. Il parait bien établi que ce risque n&rsquo;est pas transposable à l&rsquo;homme, mais quid des invertébrés&nbsp;? D&rsquo;autres phtalates parfois utilisés, peuvent présenter un effet œstrogène (encore imprécis) avec des effets indésirables notamment au niveau de la reproduction. On le comprend, le PVC souple ne parait pas le plus approprié pour un contact prolongé en présence d&rsquo;animaux fragiles comme la plupart des invertébrés marins.</p>
<h5>Environnement </h5>
<p class="align-j">Les matériaux en PVC contiennent 50% de matériaux non biodégradables mais leur caractère thermoplastique les rend recyclables à 100% et indéfiniment. Les transformateurs de PVC recyclent jusqu&rsquo;à 98 % de leur production. Il en est autrement pour les autres déchets, ceux en PVC représentant 1% du poids des matières plastiques évaluées à 11% de l&rsquo;ensemble des déchets ménagers. Ce qui reste une quantité énorme. L&rsquo;essentiel part en décharge ou est incinéré. L&rsquo;incinération des déchets, bien qu&rsquo;améliorée, présente encore des problèmes liés au dégagement d&rsquo;acide chlorhydrique et à la présence de métaux lourds et de dioxines, évalués de 2 à 4 fois moins que la combustion du bois en foyer ouvert.</p>
<h4>4.1.2. Polyéthylène, polypropylène</h4>
<p class="align-j">Les matériaux polyéthylène (PE), polypropylène (PP) répondent toujours aux exigences alimentaires du fait de leur niveau de pureté  élevé. En effet, ils sont hautement incompatibles, même à faible dose, avec de nombreux composants. Cependant, leur collage est difficile et peu intégrables dans un système majoritairement en PVC.</p>
<h3>4.2. Tubes,  tuyaux et raccords</h3>
<h4>4.2.1. Tubes et raccords en PVC-U</h4>
<p class="align-j">La norme NF055 régit les tubes et raccords en PVC non plastifiés rigides&nbsp;; elle regroupe les produits  selon le secteur d&rsquo;utilisation  : </p>
<ul>
<li><em class="align-j">Groupe 1&nbsp;&#8211; Évacuation </em> (évacuation des eaux vannes ou usées)&nbsp;; bien que les tubes <em>Évacuation </em> sont largement utilisés en aquariophilie (eau douce,  poissons seuls&#8230;), ils ne présentent pas de garantie quant à leur composition. Seule la faible migration des composants potentiellement toxiques, rend leur usage acceptable dans ces situations. Ils ne peuvent être conseillées en aquariophilie récifale, en présence d&rsquo;invertébrés.</li>
<li><em class="align-j">Groupe </em><em>2&nbsp;&#8211; Pression</em> (systèmes d&rsquo;alimentation en eau jusqu&rsquo;à 25°C)&nbsp;; les normes imposées, notamment en France et en Belgique, les destinent aux systèmes hébergeant des animaux fragiles,  des alevins ou les invertébrés des aquariums récifaux.</li>
<li><em class="align-j">Groupe </em><em>3&nbsp;&#8211;&nbsp;Irrigation</em> (pour les réseaux enterrés)&nbsp;; inadapté à l&rsquo;aquariophilie du fait des composants.</li>
<li><em class="align-j">Groupe </em><em>4&nbsp;&#8211;&nbsp;Pression Orienté Biaxial</em> (transport d&rsquo;eau sous pression)&nbsp;; inadaptés du fait de l&rsquo;offre limitée en diamètres et accessoires.</li>
<li><em class="align-j">Groupe </em><em>5&nbsp;&#8211;&nbsp;Évacuation Siphoïde </em> (évacuation des eaux vannes ou usées à basse et haute température) : inadaptés.</li>
</ul>
<p class="align-j">Nous n&rsquo;évoquerons ici, que les tubes et les raccords du groupe 2 (PVC-U Pression), les plus compatibles avec l&rsquo;aquariophilie récifale. Quand ils sont certifiés NF, ils sont tenus de respecter la norme NF EN 1452-1, la norme NF EN 1452-2 pour les tubes et la norme NF EN 1452-3 pour les raccords. Les tubes sont identifiés par le logo NF et la marque P d&rsquo;appartenance au groupe Pression. Leur fonction les destinant au transport d&rsquo;eau potable, de facto, les produits du groupe 2 font l&rsquo;objet d&rsquo;une attestation de conformité sanitaire (ACS). Les listes positives sanitaires de France et de Belgique excluent la présence de dérivés du cadmium ou du plomb. Des organismes indépendants réalisent le contrôle des produits, les tests en laboratoire et les audits qualité chez les fabricants. Si on trouve facilement des tubes PVC-U Pression, les fabricants qui s&rsquo;engagent sur la composition en apposant la marque NF sur le produit, sont plus rares. Les raccords (coudes, Té&#8230;) et les accessoires (vannes à boisseau sphérique&#8230;) ne sont soumis au marquage NF/P qu&rsquo;au-delà du diamètre 50&nbsp;mm.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/55.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/55.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 47&nbsp; : Identification d&rsquo;un tube PVC-U du groupe Pression. NF + P : la garantie de l&rsquo;innocuité pour les animaux.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Les catalogues proposent des tubes qui s&rsquo;assemblent par collage ou par emmanchement avec joint élastomère. Le circuit de circulation d&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium sera réalisé avec des tubes  collés. Les raccords sont proposés soit collés, soit vissés avec joint en élastomère. On préfèrera les premiers et on limitera les second pour quelques démontages (maintenance de la pompe externe, nettoyage d&rsquo;un tube long&#8230;).</p>
<p class="align-j">Les tubes en PVC-U Pression sont proposés en plusieurs dimensions (tableau&nbsp;2), selon la pression nominale (PN) d&rsquo;utilisation, exprimée en bar. Il existe des modèles pour PN10, PN16 et PN25. Nos installations sous faible pression se satisfont des PN 10 ou 16. Ces raccords sont prévus pour un usage sous pression jusqu&rsquo;à 25°C, et sans pression jusqu&rsquo;à 45&nbsp;°C. L&rsquo;usage montre qu&rsquo;ils supportent les températures jusqu&rsquo;aux plus extrêmes de nos aquariums tropicaux.</p>
<table align="center" class="tableau"  style="width:100%; max-width: 700px">
<caption><figcaption class="tableau-titre">Tableau 2 : Épaisseur  des tubes PVC-U Pression</figcaption></caption>
<tr>
<th>Dia. ext. (mm)</th>
<th>DN 16</th>
<th>DN 20</th>
<th>DN 25</th>
<th>DN 32</th>
<th>DN 40</th>
<th>DN 50</th>
<th>DN 63</th>
<th>DN 75</th>
<th>DN 90</th>
<th>DN 110</th>
<th>DN 125</th>
</tr>
<tr>
<td height="2" align="center">PN 20</td>
<td align="center"><strong>1,5</strong></td>
<td align="center">1,9</td>
<td align="center">2,3</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
</tr>
<tr>
<td height="2" align="center">PN 16</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center"><strong>1.5</strong></td>
<td align="center"><strong>1.9</strong></td>
<td align="center"><strong>2,4</strong></td>
<td align="center"><strong>3,0</strong></td>
<td align="center"><strong>3,7</strong></td>
<td align="center"><strong>4,7</strong></td>
<td align="center"><strong>5,6</strong></td>
<td align="center"><strong>6,7</strong></td>
<td align="center"><strong>6,6</strong></td>
<td align="center">7,4</td>
</tr>
<tr>
<td height="2" align="center">PN 10</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">1,6</td>
<td align="center">1,9</td>
<td align="center">2,4</td>
<td align="center">3,0</td>
<td align="center"><strong>6,6</strong></td>
<td align="center"><strong>4,3</strong></td>
<td align="center"><strong>4,2</strong></td>
<td align="center"><strong>4,8</strong></td>
</tr>
<caption style="caption-side: bottom;
	text-align: left;font-weight: normal;
font-size: 11px;"><br />
        Les dimensions  les plus courantes sont notées en caractères gras.<br />
        </caption>
</table>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Les raccords sont variés&nbsp;(fig.&nbsp;48)&nbsp;: courbes, coudes, Té, manchons, réduction, M (mâle), F femelle)&#8230; On privilégiera chaque fois que possible, s&rsquo;ils existent, les  courbes (longues) plutôt que les coudes (courts). Selon le cas, on utilise les modèles à coller,  à visser/coller (raccords de pompe, liaisons démontables). Les raccords démontables sont en principe pourvus de joints en élastomère EPDM compatible avec l&rsquo;eau de mer.
</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(5,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">figure 48 : Raccords divers</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56a.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Courbe 90° à coller.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56b.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Coude 90° FF à coller.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56j.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56j.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Courbe 45° FF à coller.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56c.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56c.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Coude 45° FF à coller.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56d.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56d.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Té 90° FFF à coller.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56e.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56e.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Y ou Té 45° FFF à coller.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56f.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56f.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Manchon FF à coller.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56g.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56g.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Réduction MF à coller.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56h.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56h.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Raccord union 3 pièces FF à coller.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56i.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/56i.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Raccord union 3 pièces FF à visser/coller.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4>4.2.2. Tuyaux souples annelés</h4>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/57.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/57.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 49 : Collier de serrage, cranté, large, pour tuyaux souples.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les raccords rigides occasionnent des pertes de charges freinant l&rsquo;écoulement et génèrent du bruit que l&rsquo;on peut souhaiter atténuer par des tuyaux souples à grandes courbes. A cet effet, il existe des  tuyaux souples, renforcés par une âme interne textile ou rigide. Les références en caoutchouc ou dont la surface interne est en caoutchouc,  sont déconseillées compte tenu du risque important de libérer dans l&rsquo;eau des composants toxiques ; les modèles en polyuréthane sont plutôt réservés à l&rsquo;aspiration. On leur préfèrera les tuyaux en PVC, transparents ou colorés, renforcés par un serpentin en PVC  rigide. Utilisables de -10 °C à 60°C et disponibles en diamètre de 20 à plus de 10&nbsp;mm, ils   supportent des pressions de 3 à 4&nbsp;bar pour les plus petits diamètres, compatibles avec nos besoins.</p>
<p class="align-j">Ces tuyaux s&#8217;emmanchent et se collent facilement avec une colle PVC, de préférence pour eau potable. En usage sous pression, il est préférable d&rsquo;assurer leur maintien par un collier métallique inoxydable ou cranté, en plastique (fig.&nbsp;49). On leur reproche parfois la fissuration au niveau de la connexion, après quelques mois d&rsquo;utilisation, notamment s’ils ont été emmanchés en force sur un diamètre trop important. Il convient de vérifier annuellement le bon état des jonctions.</p>
<p class="align-j">Malgré la présence du renfort  rigide certains modèles conservent une surface interne  lisse (fig. 50a), idéale.   D&rsquo;autres, présentent des irrégularités acceptables (fig. 50b). Il faudra éviter ceux dont la surface  ondule fortement (fig. 50c). Le calcul permetra de vérifier si l&rsquo;augmentation de la rugosité de ce matériau souple, compense l&rsquo;absence de raccords. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);  width: 70%;">
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/58a.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/58a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 50a : Surface interne  lisse.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/58b.jpg" data-ipsLightbox><img   alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/58b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 50b : Surface interne acceptable.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/58c.jpg" data-ipsLightbox><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/58c.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 50c : Surface interne ondulée.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3><span class="align-j">4.3. Passe-paroi</span></h3>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/59e.jpg" data-ipsLightbox><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/59e.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 51 : Passe-paroi <em>Van De Lande B.V</em>  utilisé en récifal pour sa fiabilité.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.vandelande.com/nl/">Van De Lande B.V</a></figcaption></figure>
<p class="align-j">Le passe-paroi  permet d&rsquo;assurer l&rsquo;étanchéité entre le vitrage de la cuve et la canalisation. Qu&rsquo;elle traverse une face ou le fond de l&rsquo;aquarium, il se doit d&rsquo;être absolument fiable.  Les joints Uniseal en élastomère n&rsquo;assureront pas l&rsquo;étanchéité dans la durée. Les passe-parois en PVC de type <em>Van De Lande B.V</em> préconisés (fig.&nbsp;51)  ont fait leur preuve en aquariophilie. Ils permettent une certaine liberté de mouvement en translation et rotation de la canalisation par rapport à la paroi, aussi l&rsquo;étanchéité est assurée à deux niveaux. Un  joint tronconique en pastique assure l&rsquo;étanchéité entre le tube et le passe-paroi.  Un joint plat en élastomère EPDM assure l&rsquo;étanchéité au niveau de la vitre.  La  rondelle en plastique  (blanc dans les illustrations ci-dessous), semi-rigide, assure le bon appui de l&rsquo;écrou. Son faible coefficient de frottement  facilite le serrage en rotation. Cette dernière n&rsquo;assure aucune étanchéité. L&rsquo;article <a href="http://www.cap-recifal.com/page/articles.html/_/materiel/aquarium-en-verre-conception-réalisation-r92"><em><strong>Aquarium en verre : conception, réalisation</strong></em></a> précise les conditions de perçage de la vitre pour de tels passe-parois. </p>
<p class="align-j">Assemblage du passe-paroi : Pour obtenir l&rsquo;étanchéité,  le joint en caoutchouc et la bague plastique doivent être positionnés à leurs emplacements corrects. La figure 52a  présente la configuration recommandée,  le joint en caoutchouc étant placé à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;aquarium. Le montage représenté par la figure 52b, assure l&rsquo;étanchéité mais le passe-cloison est bien moins accessible, à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;aquarium. Les montages des figures 52c et 52d  sont interdits, ils n&#8217;empêchent pas  l&rsquo;eau de s&rsquo;infiltrer au niveau du diamètre intérieur du joint caoutchouc ou par le filetage.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">figure 52 : Montage d&rsquo;un passe-paroi</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/59a.png" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/59a.png"></a><figcaption class="figlegende">a :  Montage préconisé, étanche.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/59b.png" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/59b.png"></a><figcaption class="figlegende">b :   Montage déconseillé, le passe paroi est peu accessible.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/59c.png" data-ipsLightbox><img   alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/59c.png"></a><figcaption class="figlegende">c :  Montage interdit, source de fuite.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/59d.png" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/59d.png"></a><figcaption class="figlegende">d : Montage interdit, source de fuite.</figcaption></figure><figcaption class="copyright">Illustrations : Denis TOURNASSAT</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2>5. Assemblage des  canalisations </h2>
<h3 class="align-j">Préassemblage,  test</h3>
<p class="align-j">Les tubes  étant coupés à la longueur prévue, il est parfois utile de tester la canalisation en place. On évitera les déformations à froid, tout cintrage à chaud étant proscrit par les professionnels, à proximité des raccords. Les tubes et raccords sont alors préassemblés, avec une pente toujours supérieure à 2&nbsp;cm/m. On peut procéder à un test en eau sans pression si les raccords sont provisoirement emmanchés en force, l&rsquo;étanchéité étant assurée par un ruban téflon. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de repérer les jonctions (profondeur d&#8217;emboitement et orientation) d&rsquo;un trait de crayon gras ou au stylo feutre. Prévoir  des raccords vissés là ou les démontages sont nécessaires (pompes, vannes, coude d&rsquo;évacuation&#8230;) pour la maintenance. </p>
<h3 class="align-j">Fixation</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/87.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/87.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 53 : Collier isophonique de D 15 à 140&nbsp;mm avec isolant silicone ou EPDM.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les tubes rigides sont fixés aux supports, par des colliers en acier inoxydable ou plastique, si besoin pourvus d&rsquo;un isolant phonique en élastomère EPDM ou silicone (fig.&nbsp;53). Un bricoleur pourra utiliser une languette de chambre à air en élastomère butyl dont les caractéristiques de résistance au milieu marin et d&rsquo;amortissement sont excellentes. Les colliers sont disposés environ tous les 50&nbsp;cm, à 10 &nbsp;cm des raccords. Laisser 2 cm de passage autour du tube lorsqu&rsquo;il traverse une cloison.</p>
<p class="align-j">Les tuyaux souples  PVC se collent également à la colle PVC. Thermoplastiques, ils se déforment lorsqu&rsquo;ils sont emmanchés  et se fendent si le diamètre est trop important. On peut les fixer par des colliers larges, à vis en inox ou en nylon. Le serrage sera juste suffisant pour ne pas amorcer une coupure du tuyau PVC, très déformable.</p>
<h3>Colle et collage</h3>
<p class="align-j">Les tubes PVC-U sont assemblés par collage avec de la colle PVC. La colle fluide est choisie pour des ajustements serrés avec interstice inférieur à 0,3 mm, la présentation en gel permet de résorber des espaces de 0,3 à 0,8 mm. Pour les petits diamètres utilisés en aquariophilie, la présentation en tube peut être utilisée, tout autant que celle en pot. La colle n&rsquo;a pas grand contact avec l&rsquo;eau récifale mais on peut sélectionner une colle prévue pour l&rsquo;eau potable, sans Tetrahydrofurane (fig. 54). Les désignations des colles destinées aux eaux potables est parfois la même que celles qui ne le sont pas, seules la mention « eau potable » et la couleur du récipient permettent de les distinguer. Le collage doit se dérouler dans un local tempéré, sans humidité excessive selon un protocole conseillé par les professionnels&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Préparation</strong> : avant  collage du tube PVC, couper, meuler ou scier perpendiculairement l’extrémité du tube&nbsp;; la chanfreiner légèrement et l&rsquo;ébavurer. </li>
<li><strong>Simulation</strong> : emboiter les deux parties  en position (enfoncement mini. 70&nbsp;% du diamètre et orientation) ; une fois en place, repérer la position de chaque jonction, la profondeur d&#8217;emboitement et éventuellement l&rsquo;orientation du raccord par un trait au stylo feutre sur les  deux parties&nbsp;; désassembler.</li>
<li><strong>Nettoyage</strong> : nettoyer les deux surface à assembler avec un papier absorbant imprégné de préférence d&rsquo;un agent décapant (Tangit Décapant) ou de solvant non gras (acétone), puis sécher au papier absorbant. Une colle qui devient blanchâtre révèle  un conduit humide et un collage à refaire.</li>
<li><strong>Application de la colle</strong> : agiter ou mélanger la colle en pot&nbsp;; appliquer au pinceau une couche de colle uniforme dans le sens de la longueur&nbsp;:  d&rsquo;abord une fine couche dans le manchon, pour éviter la formation de sillons puis une couche plus épaisse à l’extrémité du tube.</li>
<li><strong>Assemblage</strong> : emboiter les éléments <u>sans tourner</u> pour éviter la rupture du film de colle, durant le temps ouvert indiqué sur le conditionnement (max. 2 à 4&nbsp;mn à 20&nbsp;°C), en faisant coïncider les deux repères préalablement tracés, puis maintenir pendant 30 secondes. Reboucher le pot après chaque usage.</li>
<li><strong>Finition</strong> : enlever immédiatement la colle excédentaire avec un papier absorbant tout en lissant le joint sur son pourtour. </li>
<li><strong>Utilisation</strong> : laisser reposer l’assemblage  5  minutes minimum&nbsp;; laisser sécher 24h pour une utilisation sous pression puis rincer.</li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);  width: 40%;">
<figure class="figcolonne">
<a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/86b.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/86b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 54 : Colles gel PVC  eau potable.</figcaption><figcaption class="copyright">Photos : Geb et Henkel</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne">
<a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/86a.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/86a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 54 : Colles gel PVC  eau potable.</figcaption><figcaption class="copyright">Photos : Geb et Henkel</figcaption></figure>
</p></div>
<h3 class="align-j">Entretien du circuit </h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/88.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/88.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 55 : Brosse goupillon de 1,5&nbsp;m pour nettoyage des conduits.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La maintenance de la pompe a été abordée. La canalisation mérite autant d&rsquo;attentions. En effet, au fil des mois un mulm bactérien et des éponges s&rsquo;installent à l&rsquo;intérieur des conduits, les vers tubicoles calcaires filtreurs squattent les entrées, les corallines s&rsquo;étendent sur les crépines et la grille du déversoir&#8230; autant d&rsquo;entraves à l&rsquo;écoulement. C&rsquo;est à ce stade que l&rsquo;on ne regrettera pas les raccords union placés judicieusement, facilitant le démontage de la canalisation. </p>
<p class="align-j">Le nettoyage des tubes et tuyaux peut être effectué à l&rsquo;aide d&rsquo;une brosse goupillon ou un écouvillon métallique (diamètres  de 20 à 300&nbsp;mm) monté sur un flexible (fig.&nbsp;55). <br />
   Les accessoires démontables (grilles, crépines, capteurs&#8230;) sont trempés dans du vinaigre ou dans une solution diluée d&rsquo;acide chlorhydrique,  avec toutes les précautions et protections nécessaires (on verse toujours un acide dans l&rsquo;eau et non l&rsquo;inverse).</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Ce chapitre clos l&rsquo;article en 3 parties consacré à la circulation de l&rsquo;eau dans l&rsquo;aquarium. En espérant que les notions abordées relatives à l&rsquo;écoulement soient plus limpides dans les esprits turbulents des aquariophiles et que les installations tirent profit des exemples proposés.</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<ul>
<li>E. Gaucheron. <a href="http://www2.schneider-electric.com/documents/technical-publications/fr/shared/electrotechnique/savoir-electrotechnique/basse-tension-moins-1kv/ct207.pdf">Cahier technique n° 207 : Les moteurs électriques… pour mieux les piloter et les protéger</a>. Schneider electric.</li>
<li>Saint Gobain PAM canalisation. <a href="http://www.saint-gobain-pam.pt/images/add/formulaire/hydrauli.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Formulaire</em></a>. 1989.</li>
<li><em><a href="http://dechetsbtplr.free.fr/dossiers%20techniques/documents/pvc/pvc%20en%20questions.pdf">Le PVC en question</a></em>. Groupe de Travail PVC c/o CES. Paris, janvier 1998.</li>
<li><a href="http://www.pipelife.fr/fr/media/pdf/STRPVC-Guide-AEP-Avril-2014.pdf"><em>Les canalisations en PVC pour l’adduction d’eau potable</em></a><em></em>. Syndicat des tubes et raccords en PVC. Avril 2014.</li>
<li><em><a href="http://www.aliaxis-ui.fr/Docs/Documents/FIP_AUI_PVC-U_rob_manu_cat.pdf">Brochure technique Aliaxis</a></em>. Vannes manuelles en PVC-U. </li>
</ul>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Tous mes remerciements à Jean-Pierre DUMAS, Christian SEITZ et Olivier WIDAR pour leur expertise et leur soutien.</p>
<p align="center"><em>Article publié sur Cap récifal le 17 février 2017</em></p>
<h3>Images liées:</h3><p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-realisation-systeme-remontee-descente/">Circuit d&rsquo;eau : 3 Réalisation du système de circulation (remontée, descente)</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Circuit d&#8217;eau : 2 Dimensionnement de la canalisation (remontée, descente)</title>
		<link>https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/</link>
					<comments>https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2017 23:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[Calcul]]></category>
		<category><![CDATA[circuit]]></category>
		<category><![CDATA[descente]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[remontée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La première partie de cet article a permis d&#8217;acquérir la mallette du bon petit physicien. Super ! Mais l&#8217;aquariophile doit répondre à des questions bien plus concrètes. Le diamètre choisi sera-t-il suffisant ? Les coudes et vannes réduiront-ils dangereusement le débit ? Le tuyau sera-t-il plein et quelle marge restera-t-il ? Existe-t-il des risques d&#8217;engorgements [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/">Circuit d&rsquo;eau : 2 Dimensionnement de la canalisation (remontée, descente)</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<style>
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         max-width:250px;}
    </style>
<p class="align-j">La première partie  de cet article a permis d&rsquo;acquérir la mallette du bon petit physicien. Super ! Mais l&rsquo;aquariophile   doit répondre à des questions bien plus concrètes. Le diamètre choisi sera-t-il suffisant ? Les coudes et vannes réduiront-ils dangereusement le débit ?  Le tuyau sera-t-il plein et quelle marge restera-t-il ? Existe-t-il des risques d&rsquo;engorgements ? Cette seconde partie  répond à toutes ces questions avec, en prime, des calculateurs bien utiles !</p>
<p class="align-c"><a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-donnees-calcul/" target="_self" rel="noopener">1 : Données de calcul</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/" target="_self" rel="noopener">2 : Dimensionnement</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-realisation-systeme-remontee-descente/" target="_self" rel="noopener">3 : Réalisation</a></p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le dimensionnement de la canalisation est le processus de calcul permettant, à partir des données imposées et choisies, de déterminer les caractéristiques de l&rsquo;écoulement, de manière à valider ces données ou de les reconsidérer. Il s&rsquo;agit de répondre à des questions précises  :</p>
<ul>
<li>Quel diamètre<strong> </strong>dois-je adopter pour évacuer le débit  prévu, compte tenu du circuit envisagé  (matériau, diamètre, longueur, hauteur et accessoires) ? </li>
<li>Quel sera alors le taux de remplissage du conduit ; sera-t-il plein ou aéré au débit maximum  ?</li>
<li>Serai-je confronté à des phénomènes perturbants ?</li>
</ul>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1c.png" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/1c.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 1 : Seconde  étape, le dimensionnement permet de calculer les caractéristiques de l&rsquo;écoulement et de le valider par rapport aux objectifs initiaux.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp; </p>
<p class="align-j">Il nous faut maintenant endosser la tenue du petit hydraulicien pour avancer dans le processus de dimensionnement rappelé ici (fig.&nbsp;2).</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"><figcaption class="grille-titre">figure 2    : Processus général de dimensionnement d&rsquo;une canalisation</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/24.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/24.png"></a><br /><figcaption class="figlegende">Ce processus représente le cas général de dimensionnement d&rsquo;une canalisation. Complexe pour les circuits d&rsquo;évacuation gravitaire, partiellement pleins, il est plus simple pour des circuits d&rsquo;alimentation sous pression.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2 class="align-j">1. Taux de remplissage  et diamètre hydraulique  d&rsquo;une canalisation</h2>
<p class="align-j"><span class="align-j">Un écoulement à  surface libre qui occupe partiellement la canalisation se définit par son <em>taux de remplissage</em>. Le diamètre intérieur du conduit n&rsquo;étant plus la référence, c&rsquo;est le taux de remplissage  qui définit la section réelle de l&rsquo;écoulement et qui permet de procéder aux calculs. De plus,  des  évènements plus ou moins prévisibles, peuvent  générer un engorgement  de la canalisation d&rsquo;évacuation. La sécurité  impose donc de calculer la section d&rsquo;une canalisation qui soit en mesure d&rsquo;absorber une augmentation momentanée du débit tout en conservant, autant que possible, le régime d&rsquo;écoulement. Le taux de remplissage permet alors d&rsquo;évaluer la criticité de ces évènements.</span></p>
<h4>1.1 Taux de remplissage</h4>
<p class="align-j">En hydraulique, le taux de remplissage T<sub>r</sub> d&rsquo;un conduit ne s&rsquo;exprime pas, comme on pourrait l&rsquo;imaginer, en fonction de  la proportion de la section immergée.  Les hydrauliciens définissent ce   taux      comme le rapport de la hauteur de remplissage <em>h</em> au diamètre intérieur <em>D<sub>i</sub></em> du conduit. La figure&nbsp;2 représente cette hauteur dans une canalisation circulaire. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"    alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f21.png"> </div>
<div class="textrangee"
      
  

<td>T<sub>r</sub> : Taux de remplissage par le liquide [%] <br />
    h: Hauteur du liquide [m]<br />
    D<sub>i</sub> : Diamètre intérieur [m]
</div><figcaption class="figlegende">Formule 1</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Dans la pratique,  les circuits des évacuations naturelles gravitaires sont calculés de telle sorte que  le taux de remplissage soit, selon leur fonction, de 50&nbsp;% à 85&nbsp;% maximum, de manière à assurer le transport des particules,  tout en se réservant une marge pour éviter les engorgements et le siphonage  dans les conduites  inclinées. Certains aquariophiles choisissent délibérément de noyer la canalisation de descente gravitaire, le taux de remplissage est alors de 100&nbsp;%.</p>
<h5 class="align-j">Taux de remplissage&#8230; théorique !</h5>
<p class="align-j">Mais, <em>direz-vous</em>, comment calculer le taux de remplissage <em>T<sub>r</sub> </em>quand on ne connait pas la hauteur <em>h</em> ? Bonne question, car c&rsquo;est bien la situation la plus fréquente quand il n&rsquo;est pas imposé. Dans ce cas, on débute un premier calcul avec  un taux théorique et puis on vérifie que le débit obtenu est celui souhaité. Dans la négative, on recommence avec une valeur plus approchante et ainsi de suite. C&rsquo;est l&rsquo;itération C de la figure 1.</p>
<div class="commentaire"><strong>Rayon et rayon</strong></p>
<p>  Prudence ! Il ne faut jamais assimiler le rayon hydraulique  R<sub>h</sub> au rayon géométrique R<sub>i</sub>. <strong>R<sub>h</sub> est toujours différent de R<sub>i</sub></strong>, même si la canalisation est pleine.  En effet :</p>
<p class="align-j"> &#8211; Le rayon  d&rsquo;une canalisation circulaire vaut bien la moitié de son diamètre (R<sub>i</sub>&nbsp;=&nbsp;D<sub>i</sub>/2),  mais son rayon hydraulique vaut le quart du diamètre hydraulique (R<sub>h</sub> = D<sub>h</sub>/4). <br />
    &#8211;<br />
    Dans un conduit   en charge,   la hauteur h est  égale au diamètre du conduit Di. Dans ce cas, D<sub>h</sub>&nbsp;= D<sub>i</sub> mais R<sub>h</sub> &nbsp;= R<sub>i</sub> /2.</p>
</div>
<h3>1.2. Diamètre hydraulique, rayon hydraulique</h3>
<p class="align-j">Le débit  d&rsquo;un liquide dans une canalisation pleine dépend de sa section (ou du diamètre) et de la vitesse moyenne du fluide, laquelle est en relation avec  la surface de frottement, autrement dit son périmètre mouillé <em>P<sub>m</sub></em>. Mais, comment  calculer un débit avec les dimensions de cette même canalisation quand elle est incomplètement remplie ? Les hydrauliciens raisonnent  à partir d&rsquo;une section circulaire théorique, quelle que soit d&rsquo;ailleurs la  forme géométrique du conduit,   qui engendrerait la même perte de pression linéique pour une même vitesse. Le   diamètre de ce cercle  est appelé <em>diamètre hydraulique</em> <em>D<sub>h</sub></em>. Par définition, le rayon hydraulique <em>R<sub>h</sub></em>. est le rapport entre la <em>surface mouillée</em> Sm et le <em>périmètre mouillé</em> <em>P<sub>m</sub></em>.  Le taux de remplissage est pris en compte avec l&rsquo;angle <em>θ</em> (thêta), exprimé en radian, formé par la hauteur <em>h</em>. La figure 3 précise toutes les formules nécessaires. Les calculs hydrauliques  des écoulements  à surface libre   utilisent le rayon  hydraulique et non le rayon géométrique du conduit. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/5.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/5.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 3 : Expression du rayon  hydraulique et du diamètre hydraulique à partir de la hauteur h représentant le taux de remplissage.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j"><span class="align-j">Le rayon hydraulique représente en quelque sorte, l&rsquo;ampleur des frottements superficiels : plus le rayon hydraulique augmente, plus la section s&rsquo;écoulant augmente par rapport à la surface frottante des parois. De ce fait, la perte de charge </span>est  d&rsquo;autant plus faible que le rayon hydraulique est grand. On peut  alors comprendre cette notion parfois difficile à assimiler :</p>
<ul>
<li>Dans l&rsquo;écoulement libre   d&rsquo;un conduit circulaire, à débit constant la vitesse   augmente avec le diamètre.</li>
<li>Dans l&rsquo;écoulement en charge d&rsquo;un conduit circulaire, à débit constant la vitesse   diminue avec le diamètre.</li>
</ul>
<h2 class="align-j">2. Vitesse d&rsquo;écoulement</h2>
<p class="align-j">Nous avons vu que les vitesses  se répartissent  irrégulièrement dans la section du conduit. Elles sont faibles au plus près de la surface de la canalisation  et même nulles au contact, du fait des frottements dus aux aspérités superficielles. Dans cette zone, la <em>couche limite</em> (fig.&nbsp;3 et 4), les vitesses atteignent des valeurs propices aux sédimentations. C&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;en hydraulique urbaine, on préconise des vitesses supérieures à 0,7 m/s.</p>
<p class="align-j">Dans la pratique, pour procéder aux calculs, on  considère  la vitesse moyenne V (formule&nbsp;2).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"> <strong>V = Q<sub>v</sub> / S</strong> </div>
<div class="textrangee">V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    Q<sub>v</sub> : Débit volumique <span class="align-j">[m<sup>3</sup>.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    S : Surface de la section [m<sup>2</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 2</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p class="align-j"> La vitesse minimum limite de sédimentation est  normalement dépassée dans les circuits d&rsquo;un aquarium en  PVC rigide dont la  rugosité est très faible, à condition que le diamètre ne soit pas trop important dans des zones à faible déclivité. Mais les vitesses  sont propices au développement de nombreux organismes, des bactéries aux vers filtreurs, qui s&rsquo;y développent, augmentant ainsi la perte de charge. L&rsquo;aquariophile ne peut échapper à la corvée du nettoyage annuel des canalisations.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h5 class="align-j">Vitesse&#8230; théorique !</h5>
<p class="align-j">De même que pour le taux de remplissage d&rsquo;un écoulement à surface libre, comment calculer la vitesse V si la section mouillée est inconnue&nbsp;? Dans cette situation, on utilise le taux de remplissage théorique ci-dessus pour calculer une vitesse théorique qui donne un certain débit. Puis on recommence le calcul avec un autre taux, donc une autre vitesse, jusqu&rsquo;à ce que le débit calculé soit identique au débit souhaité. C&rsquo;est toujours l&rsquo;itération C de la figure 1.</p>
<h2>3. Régimes d&rsquo;écoulements : laminaire, turbulent, permanent, transitoire</h2>
<h4>3.1. Régime d&rsquo;écoulement permanent</h4>
<p class="align-j">Un régime d&rsquo;écoulement est dit <em>permanent</em> (ou <em>stationnaire</em><strong><em>)</em></strong> si ses caractéristiques physiques (pression,   température, vitesse, masse volumique&#8230;) sont indépendantes du temps.  La vitesse locale est indépendante du temps,  elle peut être variable entre deux zones du fait de  la géométrie. Les calculs d&rsquo;un système d&rsquo;écoulement  sont effectués en supposant le régime permanent. Il  doit donc être conçu pour tendre vers cet état, ce qui n&rsquo;est pas toujours facile comme on va le voir.</p>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16a.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16a.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 4 : Profil de vitesses  en régime  laminaire.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Un régime d&rsquo;écoulement  permanent, peut se structurer sous deux états : <em>laminaire</em> ou <em>turbulent</em>.</p>
<p class="align-j"><em>Laminaire</em> (fig&nbsp;4) : Un écoulement est dit laminaire lorsque la vitesse des particules est faible et que les lignes de courant sont régulières,  parallèles aux parois du contenant. Le profil de vitesse se répartit de manière hyperbolique dans la section du conduit. Dans cette configuration, les forces visqueuses de cisaillement sont supérieures aux forces de frottement. Les calculs de conservation de l&rsquo;énergie peuvent être traités par le théorème de Bernouilli adapté à l&rsquo;étude de tels écoulements. </p>
<div style="clear:both"></div>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16b.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/16b.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 5: Profil de vitesses  en régime  turbulent.</figcaption></figure>
<p class="align-j"><em>Turbulent</em> (fig.&nbsp;5) : un écoulement est turbulent lorsque les directions des  particules se déplacent en tourbillons, dont la taille, la localisation et l&rsquo;orientation varient constamment, de manière désordonnée. <span class="align-j">Ils apparaissent lorsque la vitesse est importante par rapport aux forces de viscosité. Les écoulements turbulents restent difficilement prévisibles du fait de leurs variations  de lieu et de temps et beaucoup plus difficiles à traiter par le calcul, mais l</span>a dissipation des énergies génère finalement un <span class="align-j"> profil des vitesses  plutôt régulier.  Dans cette configuration, la vitesse décroit de manière brutale au plus près des parois.</span>
</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto"> <strong>En aquariophilie<br />
  </strong><br />
  Les écoulements  d&rsquo;un aquarium sont rarement laminaires. On les obtient  en amont du déversoir et parfois dans des grosses canalisations rectilignes,  à faible déclivité et partiellement remplies.<br />
  Dans le circuit de remontée d&rsquo;eau vers l&rsquo;aquarium, dont les diamètres sont étroits, et dans les circuits d&rsquo;évacuation  souvent fortement inclinés, où les vitesses sont importantes, le régime d&rsquo;écoulement est exclusivement turbulent.</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>3.2. Régime d&rsquo;écoulement transitoire</h3>
<p class="align-j">Un régime d&rsquo;écoulement est dit <em>transitoire</em> quand il n&rsquo;a pas encore atteint un état stable, permanent. Un régime transitoire peut apparaître lors d&rsquo;une modification d&rsquo;un système, quand l&rsquo;eau passe par des stades de pressions et de dépressions engendrant des phénomènes d&rsquo;instabilités. Si les écoulements permanents  sont pris en compte dans des formules établies, il en est autrement pour les régimes transitoires. La part d&rsquo;incertitude est prise en compte, le cas échéant, par  des coefficients de sécurité.</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p class="align-j">Des transitions d&rsquo;écoulement, plus ou moins temporaires, peuvent être dues à l&rsquo;obturation partielle d&rsquo;une conduite, à l&rsquo;évolution de tensions interfaciales, aux fluctuations occasionnées par le brassage&#8230; Le circuit de descente d&rsquo;un aquarium est constitué de coudes, de tronçons courbes et rectilignes plus ou moins inclinés, parfois verticaux, de l&rsquo;air se mêlant à l&rsquo;eau, tout cela génére des phases transitoires. Le système d&rsquo;écoulement de l&rsquo;aquarium doit être conçu pour éviter ces situations ou au moins limiter leurs impacts. <br />
    Les logiciels de simulation ne savent pas considérer les phénomènes transitoires, on imagine donc la difficulté à prévoir les débits dans une descente gravitaire d&rsquo;aquarium.</p>
</div>
<h3 class="align-j">3.3. Modèles d&rsquo;écoulements </h3>
<p class="align-j">La figure&nbsp;6 présente  différents régimes d&rsquo;écoulement :  un écoulement à surface libre à régime permanent laminaire<em> </em>(a) des  écoulements en charge dans différents régimes transitoires (b à h) et un écoulement  en  régime permanent, turbulent (i).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns:repeat(3,1fr);  width: 80%;"><figcaption class="grille-titre">figure 6 : Régimes de transition d&rsquo;un écoulement à surface libre à un écoulement en charge</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2a.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2a.png"></a><figcaption class="figlegende">a : Régime permanent. Écoulement laminaire   à surface libre. Les phases gazeuse  et liquide sont stratifiées.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2b.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2b.png"></a><figcaption class="figlegende">b : Régime transitoire. L&rsquo;interface entre phases liquide et gazeuse est ondulé.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2c.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2c.png"></a><figcaption class="figlegende">c : Régime transitoire. La phase gazeuse se sépare en bouchons indépendants, sur la section.<br />
    </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2d.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2d.png"></a><figcaption class="figlegende">d : Régime transitoire. Des poches se dispersent dans la partie supérieure du tuyau.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2e.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2e.png"></a><figcaption class="figlegende">e : Régime transitoire. Des bulles sont dispersées de manière uniforme.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2f.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2f.png"></a><figcaption class="figlegende">f : Régime transitoire. Une cheminée de  gaz pousse le liquide  de manière annulaire sur la surface du tuyau.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2g.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2g.png"></a><figcaption class="figlegende">g : Régime transitoire. Un spray, de fines gouttes gazeuses se disperse dans la phase liquide.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2h.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2h.png"></a><figcaption class="figlegende">h : Régime transitoire. De grosses bulles forment une mousse dans le conduit.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2i.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/2i.png"></a><figcaption class="figlegende">i :Régime permanent. Cas d&rsquo;un écoulement turbulent,   en charge. Le conduit est rempli de liquide  progressant en tourbillonnant</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">3.4. Identifier le régime d&rsquo;écoulement  : Reynolds</h3>
<p class="align-j">Pour une section de canalisation, lorsque la vitesse d&rsquo;un fluide d&rsquo;une certaine viscosité augmente, son régime passe successivement d&rsquo;un stade laminaire, puis atteint un seuil critique de transition pour se stabiliser dans un régime turbulent. Les calculs étant différents selon les régimes d&rsquo;écoulement, il est impératif d&rsquo;en connaitre la nature dans la configuration  présente. Osborne Reynolds a défini une formule mettant en jeu ces paramètres, qui représente le rapport entre les forces d&rsquo;inertie et les forces visqueuses. La formule 3 est celle admise pour les conduits cylindriques.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 40% 1fr;  width: 50%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"   alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f22.png"> </div>
<div class="textrangee">Re : Nombre de Reynolds [-]<br />
    V : Vitesse moyenne dans la section [m.s<sup>-1</sup>]<br />
    D<sub>h</sub> : Diamètre hydraulique  du conduit [m]<br />
    ν = Viscosité cinématique [m<sup>2</sup>.s<sup>-1</sup>]</div><figcaption class="figlegende">Formule 3</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le nombre de Reynolds définit le régime d&rsquo;écoulement pour des conduites en charge&nbsp;; ces limites restent cependant approximatives :</p>
<ul>
<li>Re ≤ 2000 : régime laminaire&nbsp;(valeur admise pour les parois lisses) ;</li>
<li>2000 &lt; Re &lt; 3000 : régime transitoire&nbsp;;</li>
<li>Re ≥ 3000 : Régime turbulent.</li>
</ul>
<h2 class="align-j">4. Pertes de charges</h2>
<p class="align-j">Nous avons vu qu&rsquo;il existe des freins au bon écoulement de l&rsquo;eau, à l&rsquo;origine de  chutes de pression autrement appelées <em>pertes de charge</em>. Ces dernières dépendent :</p>
<ul>
<li>Des frictions intermoléculaires  en relation avec la viscosité du fluide&nbsp;;</li>
<li>des frottements superficiels contre les parois de la canalisation&nbsp;;</li>
<li> des obstacles  qui créent des variations géométriques. </li>
</ul>
<p class="align-j">Dans la pratique, on a l&rsquo;habitude de traiter  dans le cadre de pertes de charges régulières (ou linéaires), les  frictions visqueuses et les frottements liés à la longueur de la canalisation, et pertes de charge singulières celles qui apparaissent en présence d&rsquo;obstacles de formes particulières (ou singularités).</p>
<h3>4.1. Pertes de charges régulières (linéaires)</h3>
<p>Frictions, frottements&#8230; ces termes sont souvent employés  l&rsquo;un pour l&rsquo;autre. Mais en milieu liquide, ne tentons pas trop de les  différencier puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit finalement du même phénomène : le cisaillement  moléculaire&nbsp;; seule la cause diffère. Si les frictions intramoléculaires  font intervenir la viscosité du fluide, les frottements superficiels sont liés  à la rugosité des surfaces.</p>
<h4 class="align-j">Coefficient de perte de charge régulière</h4>
<div class="commentaire">
<p><strong>La saga lambda</strong></p>
<p>    Antoine Chezy ,  Robert Manning, John Thomas Fanning, Darcy, Julius Ludwig Weisbach, Ludwig Prandtl, Gaspard Prony,  Heinrich Blasius, Prandlt, Moody, Nikuradsé, Serghides, Eck, Colebrook, Altschoul, C. Citrini, S.E. Haaland, Swamee–Jain, Hazen Williams, Churchill&#8230; Français, Irlandais, Anglais, Allemands, Suisses&#8230;  Depuis 1775 jusqu&rsquo;à nos jours, ces mathématiciens hydrauliciens ont écrit l&rsquo;histoire du coefficient de rugosité λ. Des cours d&rsquo;eau naturels aux canalisations urbaines jusqu&rsquo;au circuits domestiques, ils ont cherché la meilleure expression, équation ou représentation graphique de ce rugueux inconnu. </p>
<p>    Des formules plus ou moins sophistiquées, limitées, théoriques ou expérimentales, l&rsquo;expression de C. M. Colebrook et C. F. White de 1937 est la plus utilisée. Nous lui préférons celle de l&rsquo;états-unien Stuart W. Churchill datant de 1977,  plus facilement exploitable et couvrant de manière précise tout le champ des écoulements,  laminaires et turbulents.</p>
</div>
<p class="align-j">Nous connaissons la viscosité du fluide et la rugosité du matériau, nous disposons donc de tous les éléments pour savoir comment elles vont s&rsquo;opposer à l&rsquo;écoulement. Cette opposition est  est représentée par le coefficient  λ (lambda) de perte de charge linéaire. </p>
<figure class="figfloat" style="float:left; "> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/25.png" data-ipsLightbox><img style="border-style:solid; border-color:#CCC; border-width:1px"  alt="" width="250" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/25.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 7 : Diagramme de Moody exprimant le coefficient lambda selon les régimes d&rsquo;écoulement.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les nombreuses formules de calcul mettent en jeu l&rsquo;effet de la viscosité (au travers du nombre de Reynolds Re) et celui de la rugosité (au travers de l&rsquo;indice de rugosité absolue ε) et ce, plus ou moins selon le régime d&rsquo;écoulement. Sans rentrer dans les détails, les formules (ou une partie d&rsquo;elles-mêmes) sont adaptées selon le régime d&rsquo;écoulement : laminaire (Poiseuille) avec Re ≤ 2000 (rare en aquariophilie), transitoire, ou bien turbulent lisse ou rugueux (Colebrook-White) avec Re &gt; 2000 (très fréquent dans les circuits d&rsquo;alimentation et d&rsquo;évacuation de nos aquariums. Face à la difficulté des calculs, une représentation graphique de ces équations, le diagramme de Moody (fig. 7), permet d&rsquo;approximer le coefficient λ.</p>
<p class="align-j"> Parmi toutes ces formules, la récente formule de Stuart W. Churchill proposée ci-dessous, présente le grand avantage d&rsquo;être explicite (contrairement à l&rsquo;expression de Colebrook-White très répandue). Elle et ne  se résout pas par itérations (succession de calculs en boucles où le résultat du précédent sert pour le suivant) (itération B de la figure 1) et de plus, elle est exploitable quel que soit le régime d&rsquo;écoulement, du  laminaire au plus turbulent.</p>
<div style="clear:both"> </div>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"  alt=""   / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f8.png"> </div>
<div class="textrangee">λ : Coefficient de perte de charge régulière  [-]<br />
    Re : Nombre de Reynolds [-]<br />
    ε/Dh : Indice de rugosité relative [-]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 4 : Formule de Stuart W. Churchill de calcul du coefficient de pertes de charges régulières pour tous types d&rsquo;écoulements.</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Pas besoin de sortir la calculette, plus besoin d&rsquo;utiliser le diagramme de Moody, inutile de concocter une itération sur tableur, le calculateur de Cap récifal <strong><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/">Calcul du circuit d&rsquo;évacuation pour aquarium</a></strong> se charge du job avec une précision suffisante.</p>
<h4>Perte  de charge régulière, totale</h4>
<p class="align-j">La perte de charge régulière  s&rsquo;exprime suivant le besoin,  en fonction d&rsquo;une variation de hauteur ΔH<sub>R</sub> en mètre de colonne d&rsquo;eau mCE ou de pression Δps en Pascal. Dans cet article, l&rsquo;unité choisie est le mCE (1 mCE = 9807 Pa).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"    alt=""    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f11.png"> </div>
<div class="textrangee">ΔH<sub>R</sub> : Perte de charge régulière  [mCE]<br />
    λ : Coef. de perte de charge régulière [-] <br />
    L : Longueur de la conduite [m] <br />
    Dh : diamètre hydraulique (ou intérieur) du conduit [m]<br />
    V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 5</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j"><strong>Conduites en série</strong> : Lorsque la conduite est composée de plusieurs tronçons de diamètres différents en série, la perte de charge est la somme des pertes de charge de chaque tronçon.</p>
<p class="align-j"><strong>Conduites en parallèle</strong> : Lorsque le réseau est formé de plusieurs conduites  en parallèle, la perte de charge est la même pour toutes les conduites et le débit global est égal à la somme des débits.</p>
<h3>4.2. Pertes de charges singulières</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/26.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/26.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 8 : Toute singularité (obstacle) génère des zones de perturbation à l&rsquo;origine de pertes d&rsquo;énergie (ou de charge).</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les pertes de charge singulières (ou locales) se produisent en présence d&rsquo;obstacles, lorsque au moins une  partie des lignes de courant s’écartent de la direction principale de l’écoulement. Il y a alors  décollement de la paroi ou  formation de zones de recirculation, par exemple au niveau des  changement de direction (coudes, raccords en Y ou en T, grilles&#8230;), ou de sections (jonctions, clapets, vannes, à l&rsquo;entrée ou en sortie de conduite&#8230;). Ces accessoires produisent une chute d&rsquo;énergie rapide ; vitesse et  pression diminuent sur une distance plus ou moins importante. Cette chute  d&rsquo;énergie impacte bien évidemment partiellement les  pertes de charges régulières de même que celles d&rsquo;un accessoire placé immédiatement en aval&nbsp;; cet aspect est cependant négligé par simplification. </p>
<h4 class="align-j">Coefficients de pertes de charges singulières</h4>
<p class="align-j">Chaque accessoire est affecté d&rsquo;un coefficient de perte de charge singulière ξ (xi), établi par le calcul et l&rsquo;expérimentation ; sa valeur peut varier selon le constructeur. Le coefficient ξ est destiné à soustraire une partie de l&rsquo;énergie cinétique, il est donc toujours compris entre 0 et&nbsp;1.</p>
<p class="align-j">La perte de charge singulière  est le produit du coefficient de perte de charge ξ de l&rsquo;obstacle  par la représentation de l&rsquo;énergie cinétique. On l&rsquo;exprime suivant le besoin, en fonction d&rsquo;une variation de hauteur Δhs en mètre de colonne d&rsquo;eau [mCE] ou de pression Δps en Pascal.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img alt=""   class="imgformule lws-optimize-lazyload"    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f9.png"> </div>
<div class="textrangee">Δh<sub>s</sub> : Perte de charge singulière (mCE)<br />
    ξ (xi) : Coef. de perte de charge singulière de l&rsquo;accessoire [-]<br />
    V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 (m.s<sup>-2</sup>)</div><figcaption class="grille-legende">Formule 6</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Noter que la perte de charge singulière d&rsquo;un accessoire est parfois déterminée par le constructeur en fonction d&rsquo;une longueur virtuelle de conduit.</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p><em>Mais</em>, direz-vous, <em>les coefficients ξ ont été étudiés pour les canalisations en charge, comme la remontée d&rsquo;eau par une pompe. Qu&rsquo;en est-il des écoulements à surface libre, jalonnés d&rsquo;obstacles, comme une évacuation vers la cuve technique&nbsp;?</em> Et vous n&rsquo;aurez pas tort. En écoulement à surface libre, l&rsquo;obstacle se comporte comme s&rsquo;il était en charge  jusqu&rsquo;à un certain seuil (nombre de Froude   inférieur à 0,7 (Hager 1999)). L&rsquo;assimilation est erronée au delà, comme dans les descentes à fortes déclivités. Dans ce cas d&rsquo;autres phénomènes apparaissent plus rédhibitoires, qui guideront nos décisions comme on le verra.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">Perte  totale de charges  singulières</h4>
<p class="align-j">La perte de charges singulière totale du circuit équipé des accessoires 1, 2,3&#8230; est la somme des pertes de charges individuelles de tous les accessoires.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>ΣΔH<sub>S</sub> = ΔH<sub>S</sub>1 + ΔH<sub>S</sub>2 + ΔH<sub>S</sub>3 +&#8230;</strong> </div>
<div class="textrangee">ΣΔH<sub>S</sub> : Perte de charges singulières totale [mCE]<br />
    ΔH<sub>S </sub>1 : Perte de charge singulière de l&rsquo;accessoire 1 [mCE]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 7</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp; </p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong> Les conduits en PVC utilisés en aquariophilie, plutôt lisses, induisent peu de perte de charge. Cependant, dans nos circuits d&rsquo;alimentation  en charge, elle peut s&rsquo;élever rapidement avec des débits importants. Un bon compromis  diamètre/débit est obtenu avec une perte de charge régulière de 50 à 100&nbsp;mmCE par mètre de longueur.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>4.3. Perte totale de charges</h3>
<p class="align-j">Dans un circuit en ligne, la perte totale de charges   ΔH<sub>T</sub> du circuit est, on s&rsquo;en doute, la somme des pertes de charges régulière  et  singulières. Selon le besoin les pressions sont exprimées,  en hauteur d&rsquo;eau [mCE] ou en pascal [Pa].</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>ΔH<sub>T</sub> = ΔH<sub>R</sub> + ΣΔH<sub>S</sub></p>
<p>    Δp<sub>T</sub> = Δp<sub>R</sub> + ΣΔp<sub>S</sub></strong> </div>
<div class="textrangee"> ΔH<sub>T</sub> : Perte totale de charges  [mCE]<br />
    ΔH<sub>R</sub> : perte totale de charges régulières  [mCE]<br />
    ΣΔH<sub>S</sub> : perte totale de charges singulières  [mCE]<br />
    Δp : perte totale de  charges [Pa] <br />
    Δp<sub>R</sub> : perte totale de charge régulière [Pa] <br />
    ΣΔp<sub>S</sub> : perte totale de charge singulière [Pa] </div><figcaption class="grille-legende">Formule 8</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Dans la pratique, la perte totale de charges  est majorée de 10&nbsp;% pour compenser les approximations liées à la détermination des coefficients   de pertes de charges singulières&nbsp;ξ.</p>
<h2 class="align-j">5. Bilan énergétique</h2>
<h3 class="align-j">5.1. Travail et énergies</h3>
<h4>Travail</h4>
<p class="align-j">Nous avons abordé les différentes forces pouvant entrer en jeu dans un écoulement. Un écoulement ! nous sommes donc dans le mouvement. Une force qui se déplace effectue un travail. La distance considérée est celle du  trajet parcouru par le point d&rsquo;application de la force.   Le travail (<em>work</em> en anglais) s&rsquo;écrit W. Dans le système SI, il s&rsquo;exprime en joule dont le symbole est J, parfois en kilowatt-heure (kW.h). 1&nbsp;J = 1 N.m = 1 kg.m<sup>2</sup>.s<sup>-2</sup> = 2,78.10-7 kW.h. Le tarvail se formule ainsi&nbsp;:</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>W = F<sub>T</sub> / d</strong> </div>
<div class="textrangee">W : Travail [J]<br />
    F<sub>T</sub> : force tangente à la trajectoire [N]<br />
    d : Distance parcourue [m]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 9</figcaption></div>
<h4 class="align-j">Énergie</h4>
<p class="align-j">L&rsquo;énergie  E  (on parle d&rsquo;énergie mécanique) s&rsquo;exprime en joule, avec la même unité que le travail. C&rsquo;est normal, il faut considérer qu&rsquo;avant son déplacement l&rsquo;objet  (un élément de liquide) dispose  d&rsquo;une certaine quantité d&rsquo;énergie. Son déplacement produit un travail, c&rsquo;est à dire une dépense (une transformation) d&rsquo;énergie. A son arrivée, il dispose d&rsquo;une énergie résiduelle, disponible pour un autre travail.<br />
  L&rsquo;énergie est la capacité à réaliser un travail&nbsp;;  le travail  génère une dépense de l&rsquo;énergie initialement disponible. Le travail  fourni représente alors la différence d&rsquo;énergie ∆E  avant et après sa réalisation, tout cela en joule :</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <strong>∆E = W = Ei + Ef</strong> </div>
<div class="textrangee">∆E&nbsp;: Perte  d&rsquo;énergie (J)<br />
    W : Travail (J)<br />
    E<sub>i</sub> : Énergie initiale (J) <br />
    E<sub>f</sub> : Énergie finale (J)</div><figcaption class="grille-legende">Formule 10</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">5.2. Sources d&rsquo;énergies</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;hydraulicien identifie plusieurs types d&rsquo;énergies susceptibles d&rsquo;être échangées :</p>
<ul>
<li><strong>Énergie potentielle de gravité (ou de pesanteur) Ez </strong>: c&rsquo;est l&rsquo;énergie qui est potentiellement libérable, immédiatement disponible du fait de sa position dans le champ gravitationnel.  Par exemple, l&rsquo;eau d&rsquo;un aquarium  retenue en amont du déversoir, chute dès  qu&rsquo;elle passe le seuil du déversoir. L&rsquo;énergie   disponible dépend ici, de l&rsquo;altitude de l&rsquo;eau. Notons que, puisque l&rsquo;énergie de pesanteur dépend de la hauteur, elle diminue au fur et à mesure de la chute.
  </li>
<li><strong>Énergie de pression Ep</strong> : c&rsquo;est l&rsquo;énergie qui dépend de la pression exercée sur le fluide.</li>
<li><strong>Énergie cinétique Ec</strong> : c&rsquo;est l&rsquo;énergie qui dépend du mouvement, celle que l&rsquo;objet acquiert de par sa vitesse. L&rsquo;eau qui tombe prend de la vitesse, son énergie cinétique augmente au fur et à mesure que sa hauteur diminue&#8230; dans le même temps, son énergie potentielle diminue. On assiste à la transformation d&rsquo;une forme d&rsquo;énergie potentielle en une autre, cinétique.</li>
</ul>
<p class="align-j">En présence de fluides parfaits, sans viscosité et en l&rsquo;absence d&rsquo;obstacle, il peut y avoir des transferts d&rsquo;énergie d&rsquo;une forme vers l&rsquo;autre, mais la somme de ces énergies reste constante. C&rsquo;est l&rsquo;équation de Bernouilli dont la formule 11 est une expression parmi d&rsquo;autres&nbsp;:</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img alt=""  class="imgformule lws-optimize-lazyload"    / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f23.png"> </div>
<div class="textrangee">z : Altitude  du point [m]<br />
    p : Pression en un point [Pa]<br />
    ρ : Masse volumique [kg.m<sup>-3</sup>]<br />
    g : accélération de la pesanteur  = 9.81 (m.s<sup>-2</sup>) <br />
    V : Vitesse moyenne dans la section <span class="align-j">[m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    Cte : Valeur constante</div><figcaption class="grille-legende">Formule 11 : Théorème de Bernouilli</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">5.3. Bilan énergétique : l&rsquo;équation généralisée</h3>
<p class="align-j">Le monde des fluides parfaits n&rsquo;est pas le nôtre. L&rsquo;écoulement est perturbé par<span class="align-j"> les pertes de charges (glissements,  frictions,  frottements,  chocs)</span>. D&rsquo;autre part, la canalisation dispose parfois de moyen d&rsquo;élévation de la charge (pompes). Tout ceci s&rsquo;équilibre dans ce que l&rsquo;on nomme l&rsquo;équation de Bernouilli généralisée dont la formule 12 en présente une expression utilisée en hydraulique, en énergie par unité de pression, dont les grandeurs sont homogènes à des longueurs [m].</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"   alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f25.png"> </div>
<div class="textrangee">z<sub>1</sub>, z<sub>2</sub>: Altitude  du point 1 ou 2 [m]<br />
    p<sub>1</sub>, p<sub>2</sub>: Pression au point 1 ou 2 [Pa]<br />
    ρ : Masse volumique [kg.m<sup>-3</sup>]<br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]<br />
    V<sub>1</sub>, V<sub>2</sub>: : Vitesse moy. dans la section <span class="align-j">1 ou 2 [m.s<sup>-1</sup>]</span><br />
    H<sub>m</sub> : Hauteur manométrique [mCE]<br />
    ΔH<sub>T</sub> : Perte  de charge   totale [mCE]<br />
    ΔH<sub>R</sub> : Perte  de charge régulière   [mCE]<br />
    ΣΔH<sub>S</sub> : Perte de charge singulière totale  [mCE]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 12 : Théorème généralisé de Bernouilli</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le bilan des énergies (charges énergétiques + pertes de charges énergétiques) reste constant dans toute la canalisation. Les charges énergétiques se transforment les unes sous la forme d&rsquo;autres et se dissipent partiellement (pertes thermiques…). La figure 9 montre comment peut évoluer la répartition des sources d&rsquo;énergie et la perte de charge totale dans un circuit d&rsquo;évacuation gravitaire d&rsquo;aquarium. On constate que la source d&rsquo;énergie de pesanteur, majeure en haut du circuit, se transforme essentiellement en énergie cinétique au fur et à mesure de la descente.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<figure class="figcolonne" style="width:60%"><figcaption class="grille-titre">figure 9 : Échanges   énergétiques dans le circuit d&rsquo;évacuation gravitaire d&rsquo;un aquarium</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/charges.gif" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/charges.gif"></a><figcaption class="figlegende">Évolution possible des différentes énergies dans l&rsquo;évacuation gravitaire. Le bilan des énergies reste constant. L&rsquo;énergie potentielle de gravité diminue, transformée essentiellement sous forme d&rsquo;énergie cinétique et partiellement dissipée  provoquant une perte de charge.</figcaption></figure>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3 class="align-j">5.4. Bilans énergétiques appliqués à l&rsquo;aquariophilie</h3>
<p class="align-j">L&rsquo;aquariophile est confronté à quelques situations dont voici les plus fréquentes.</p>
<h4 class="align-j">Cas 1 : Calcul du débit gravitaire d&rsquo;une canalisation de diamètre imposé, rejetant à l&rsquo;air libre</h4>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit de calculer le débit volumique Q<sub>v</sub> pouvant descendre par gravité dans une canalisation de section circulaire, de diamètre intérieur D<sub>i</sub> donné. Le rejet se fait bouche bée, au-dessus de la surface de l&rsquo;eau de la cuve technique. Ce calcul est le même quel que soit le taux de remplissage de la canalisation. Pour un taux de remplissage T<sub>r</sub> = 100%, alors D<sub>h</sub>&nbsp;=&nbsp;D<sub>i</sub>.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f26.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f26.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 10 : Évacuation gravitaire avec rejet à l&rsquo;air libre ; processus de calcul du débit en fonction du diamètre.</figcaption></figure>
<p class="align-j">On le constate, ce  processus de calcul nécessite des itérations imbriquées qui rendent les opérations fastidieuses. Le calculateur Cap récifal permet de répondre simplement à la question.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4>Cas 2 : Calcul du diamètre  pour un débit imposé,  d&rsquo;une évacuation gravitaire rejetant à l&rsquo;air libre</h4>
<p class="align-j">C&rsquo;est un titre qui accroche&nbsp;! Malheureusement aucune réponse ne peut  être donnée à cette question. En effet, comment calculer un écoulement  dans une conduite dont on ignore la section ? Par contre on peut calculer le taux de remplissage T<sub>r</sub> d&rsquo;un conduit de diamètre D<sub>i</sub> choisi, et vérifier s&rsquo;il permet le débit volumique Q<sub>v</sub> souhaité. Le titre devient donc : <strong>Validation  du diamètre d&rsquo;un conduit d&rsquo;évacuation gravitaire pour un débit imposé</strong>. Liberté à l&rsquo;aquariophile de valider ou non le diamètre, sachant que l&rsquo;on préconise un taux de 50 à 85&nbsp;%, et de choisir le diamètre normalisé correspondant. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f27.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f27.png"></a><figcaption class="figlegende">figure11 : Évacuation gravitaire avec rejet à l&rsquo;air libre ; processus de calcul du diamètre en fonction du débit.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le bilan énergétique est identique   au cas 1. A la fin du processus de calcul, s&rsquo;ajoute une phase de validation du taux de remplissage et, si besoin, un recalcul avec un autre diamètre. Le calculateur Cap récifal <a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/"><strong>Calcul d&rsquo;évacuation d&rsquo;aquarium</strong></a> « 2 &#8211; Taux de remplissage pour un débit connu »  permet de répondre  à cette question.</p>
<h4 class="align-j">Cas 3 : Calcul du diamètre  pour un débit donné,  d&rsquo;une canalisation rejetant dans l&rsquo;eau</h4>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit de calculer le débit volumique Q<sub>v</sub> pouvant descendre par gravité dans une canalisation de section circulaire, de diamètre intérieur D<sub>i</sub> donné. Le rejet se fait sous la surface de l&rsquo;eau de la cuve technique. Ce calcul est le même quel que soit le taux de remplissage de la canalisation. Pour un T<sub>r</sub> = 100%, D<sub>i</sub>&nbsp;=&nbsp;D<sub>h</sub>. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f28.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f28.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 12 : Évacuation gravitaire avec rejet dans l&rsquo;eau ; processus de calcul du débit en fonction du diamètre.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le processus de calcul est le même que celui du cas 1, seul le bilan énergétique diffère avec la formule de calcul du débit.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h4 class="align-j">Cas 4 : Calcul de la hauteur manométrique H<sub>m</sub> d&rsquo;une pompe  rejetant à l&rsquo;air libre</h4>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit de calculer la hauteur manométrique H<sub>m</sub> d&rsquo;une pompe pour relever l&rsquo;eau avec un débit volumique Q<sub>v</sub>, d&rsquo;une hauteur H entre la cuve technique et l&rsquo;aquarium, dans une canalisation de diamètre intérieur D<sub>i</sub>&nbsp;, comportant des pertes de charges régulières et singulières.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f29.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f29.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 13 : Alimentation en eau sous pression  avec rejet à l&rsquo;air libre ; processus de calcul de la hauteur manométrique de la pompe pour un diamètre et un débit imposés.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Le processus de calcul est relativement simple. Le calculateur Cap récifal <a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/"><strong>Calcul d&rsquo;alimentation en eau d&rsquo;aquarium</strong></a> permet de réaliser des simulations rapides pour choisir la pompe qui pourra débiter le volume Q<sub>v</sub> souhaité à la hauteur manométrique H<sub>m </sub>calculée.</p>
<h3 class="align-j">5.5. Courbe réseau</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/34.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/34.png"></a><figcaption class="figlegende">figure14 : Courbe réseau.</figcaption></figure>
<p class="align-j">La courbe du réseau (ou caractéristique du circuit) représente l&rsquo;énergie    à fournir au fluide, compte tenu de toutes ses pertes de charges,  pour  le faire circuler  sur une hauteur H<sub>m</sub> avec un débit <span id="MathJax-Element-3-Frame" role="textbox" aria-readonly="true"></span> Q<sub>v</sub>. Cette énergie est ici exprimée  en énergie par unité de pression, en <span id="MathJax-Element-1-Frame" role="textbox" aria-readonly="true"></span> mCE<sub></sub>. Elle augmente quand le débit augmente, suivant une courbe (fig.24), donnant H<sub>m</sub> en fonction de Q<sub>v</sub> selon la formule 22. </p>
<p class="align-j">La dernière formule de la figure 14 donne la relation existant entre Hm et Qv pour la canalisation d&rsquo;alimentation en charge d&rsquo;un aquarium.</p>
<p class="align-j">Ainsi une pompe donnée mise en place sur un circuit donné ne peut fournir qu&rsquo;un et un seul débit. La courbe du réseau est essentiellement utilisée dans les circuits en charge, pour vérifier la compatibilité d&rsquo;une pompe avec le circuit, comme on le verra plus loin dans la 3ème parie de cet article au chapitre traitant des pompes. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"     alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f17.png"> </div>
<div class="textrangee">H<sub>m</sub> : Hauteur manométrique [mCE]<br />
    H: Différence de niveau =z2- z1 [mCE] <br />
    a : Valeur constante<br />
    Q<sub>v</sub> : Débit volumique [m<sup>3</sup>.s<sup>-1</sup>]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 13</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2>6. Validation des résultats : engorgements et autoaération</h2>
<p class="align-j">Les valeurs cherchées étant obtenues (selon le cas : débit, diamètre, taux de remplissage),   pour un écoulement il faut vérifier qu&rsquo;il ne génère pas des phénomènes perturbateurs (chocs et autoaération) qui peuvent imposer de reconsidérer la canalisation.</p>
<h3>6.1. Phénomène de choc :  engorgement  et yoyo</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27a.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27a.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 15 : Phénomène de chocs, l&rsquo;écoulement libre se met en charge localement.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Dans les conduites à surface libre (non complètement remplies) et fortement inclinées, la turbulence de l’écoulement génère une onde à la surface de l’eau qui évolue selon le ratio énergie cinétique (vitesse) / énergie potentielle gravitationnelle (forces de pesanteur). Au-delà d&rsquo;une certaine perturbation, l&rsquo;eau vient choquer la paroi du conduit. L&rsquo;écoulement libre devient momentanément un écoulement en charge ; sa vitesse diminue localement pour former un bouchon (fig. 15).</p>
<p class="align-j">Le risque d&rsquo;apparition de ce  phénomène peut se quantifier  par l&rsquo;approche du χ (khi).  Willi H. Hager, hydraulicien Suisse, a récemment déterminé ce coefficient valable aussi pour les canalisations circulaires à forte pente. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img   class="imgformule lws-optimize-lazyload"       alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f20.png"> </div>
<div class="textrangee">χ : Coefficient de rugosité  (Hager) [-]<br />
    K : Coefficient de frottement de Strickler<br />
    J : Déclivité J = H/ L [-]<br />
    D<sub>i</sub> : Diamètre intérieur [m]<br />
    g : Accélération de la pesanteur = 9.81 [m.s<sup>-2</sup>]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 14</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Afin d&rsquo;éviter le phénomène de choc le taux de remplissage doit se limiter à 80&nbsp;% pour χ&nbsp;=&nbsp;5 et à 70&nbsp;% pour χ&nbsp;=&nbsp;10</p>
<div class="commentaire" style="width:80%; float:none; margin:auto">
<p><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p>Dans une installation classique aquariophile ou les déclivités de plus de 45° ne sont pas rares, le phénomène de chocs n&rsquo;est pas négligeable. Il est à l&rsquo;origine d&rsquo;un mouvement alternatif de yoyo que fait la surface de l&rsquo;eau. Cette dernière remonte bien au-dessus du déversoir sous l&rsquo;effet du bouchon, puis s&rsquo;engouffre de nouveau dans le conduit sous l&rsquo;effet conjoint du siphonage, jusqu&rsquo;à ce que le bouchon se libère dans la cuve technique, et de la pression de la nappe d&rsquo;eau de l&rsquo;aquarium, devenue plus épaisse.<br />
    On peut favoriser le désamorçage du siphon par une prise d&rsquo;air dans le circuit. <br />
    À l&rsquo;extrême, lorsque le diamètre est trop petit (la perte de charge est plus importante) pour que le bouchon se désintègre, la conduite se remplit définitivement « en charge », et la nappe d&rsquo;eau étant devenue plus épaisse, l&rsquo;évacuation se réalise alors par un siphonage continu de l&rsquo;eau en aval. C&rsquo;est ce phénomène que l&rsquo;on exploite quand on installe une vanne partiellement fermée en aval du conduit d&rsquo;évacuation. </p>
</div>
<h3>6.2. Phénomène d&rsquo;autoaération : engorgement et glouglou</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27b.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/27b.png"></a><figcaption class="figlegende">figure 16 : Autoaération, la mise en charge s&rsquo;accentue.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Dans les écoulements très turbulents, lorsque la déclivité est importante, l&rsquo;onde superficielle déferle. De l&rsquo;air s&rsquo;introduit alors dans l&rsquo;eau et se disperse intimement sous forme de microbulles pour prendre, à l&rsquo;extrême, une couleur blanchâtre (fig. 16). Si le phénomène d&rsquo;autoaération est aujourd&rsquo;hui très maitrisé dans les conduites à surface libre ouverte (barrages, échelles à pertes d&rsquo;énergie, déversoirs&#8230;), ce n&rsquo;est pas le cas des conduits fermés dont le comportement s&rsquo;écarte du précédent cas. On doit à Hager, encore lui, quelques propositions issues de ses expérimentations. Les formules ci-dessous conservent quelques parts d&rsquo;incertitudes, notamment pour les très fortes déclivités.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;autoération débute pour χ&nbsp;=&nbsp;8, la déclivité avoisine alors   15°. Le fluide chargé d&rsquo;un mélange d&rsquo;eau et d&rsquo;air est devenu biphasique et voit ses caractéristiques modifiées qui se stabilisent ensuite. La déclivité est le facteur essentiel, la rugosité du matériau n&rsquo;intervenant pas. Dans le même temps, le volume du mélange biphasique augmente, amplifiant le phénomène de choc ci-dessus. La formule&nbsp;15 donne la hauteur  h<sub>b</sub> du mélange biphase dans un conduit circulaire. Elle met en jeu le coefficient de Strickler <em>K</em> établi pour les canaux naturels et malheureusement plus rarement déterminé pour les matériaux synthétiques. Pour le PVC rigide, K&nbsp;≈&nbsp;110. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img style="width:100%"     alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f13e.png"> </div>
<div class="textrangee">h<sub>b</sub> : Hauteur du fluide biphasique (m)<br />
    h : Hauteur du fluide  (m)<br />
    K : Coefficient de frottement  de Strickler<br />
    J : Déclivité du conduit (-)<br />
    g : Accélération de la pesanteur  = 9.81 (m.s<sup>-2</sup>)</div><figcaption class="grille-legende">Formule 15</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Cette hauteur    h<sub>b</sub> permet de calculer le nouveau taux de remplissage du mélange biphase T<sub>xb</sub> dans le conduit  (formule 16).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: 50% 1fr;  width:70%;">
<div class="textrangee"> <img  class="imgformule lws-optimize-lazyload"     alt="" / data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/f13f.png"> </div>
<div class="textrangee">T<sub>rb</sub> : Taux de remplisage du fluide biphasique [%] <br />
    h<sub>b</sub> : Hauteur du fluide biphasique [m]<br />
    D<sub>i</sub> : Diamètre intérieur   [m]</div><figcaption class="grille-legende">Formule 16</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Quand T<sub>xb</sub> approche  de la valeur 100&nbsp;%, il est nécessaire de reconsidérer les paramètres initiaux de la canalisation : augmenter le diamètre, diminuer le débit ou la pente puis procéder à un nouveau calcul jusqu&rsquo;à validation de l&rsquo;engorgement et de l&rsquo;autoaération (fig. 2). </p>
<div class="artcommentaire-c">
<p class="align-j"><strong>En aquariophilie</strong></p>
<p class="align-j">L&rsquo;autoaération se produit dans la majorité des situations. Par exemple, dans une évacuation  gravitaire en PVC de  40&nbsp;mm conçue pour un taux de remplissage à 70&nbsp;% d&rsquo;eau seule, l&rsquo;autoaération débute avec une inclinaison de 10°. Cette même évacuation inclinée à seulement 33°,  le taux de remplissage atteindra 100&nbsp;%. Comment dire&#8230; il est prudent de conserver la serpillère à portée de main&nbsp;! La section du tuyau ne permet plus d&rsquo;absorber le mélange air-eau, et le niveau de l&rsquo;aquarium  peut monter. Si toutefois ce stade critique n&rsquo;est pas atteint et que l&rsquo;aquariophile n&rsquo;est pas perturbé pas l&rsquo;effet yoyo exposé plus haut,  sous les deux effets cumulés un gros bruit de glouglou s&rsquo;installe, qui plombe l&rsquo;ambiance du logis.</p>
</div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h2 class="align-j">7. La calculette, c&rsquo;est bien&#8230; le calculateur, c&rsquo;est mieux</h2>
<figure class="figfloat" ><a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><img style="max-height:200px; overflow: hidden;"  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/32.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure 18 : Calculateur du circuit d&rsquo;évacuation  d&rsquo;eau.</figcaption></figure>
<figure class="figfloat" ><a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><img style="max-height:200px; overflow: hidden;"  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/circulation_eau/31.jpg"></a><figcaption class="figlegende">figure17 : Calculateur du circuit d&rsquo;alimentation en eau.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Tout ça pour quoi ? On voit bien l&rsquo;intérêt de calculer au préalable le circuit d&rsquo;alimentation et d&rsquo;évacuation de l&rsquo;aquarium, surtout dans des installations complexes ou la cuve technique se situe à la cave avec des canalisations longues. On a pu constater aussi que ces calculs sont difficiles avec une simple calculette et les risques d&rsquo;erreurs nombreux. Pas de panique&nbsp;! Cap récifal propose deux calculateurs qui appliquent exactement tout ce qui a été décrit ci-dessus&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Le calculateur<a href="https://reeflexion.fr/calcul-alimentation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calcul d&rsquo;alimentation en eau d&rsquo;aquarium</strong></a> (fig.&nbsp;17) est destiné à chiffrer la hauteur manométrique de la pompe en présence des coudes  qui ne manquent pas de freiner notablement l&rsquo;écoulement sous pression.</li>
<li>Le calculateur<a href="https://reeflexion.fr/calculateur-evacuation-eau-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calcul d&rsquo;évacuation d&rsquo;aquarium</strong></a> (fig.&nbsp;18) permet de résoudre deux types de problèmes : la détermination du débit pour un diamètre et un taux de remplissage connus et la détermination du taux de remplissage pour un débit imposé et un diamètre choisi.</li>
</ul>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Nous en avons terminé avec le dimensionnement de la canalisation. Il est temps de réfléchir aux différents choix qui s&rsquo;offrent pour sa réalisation.</p>
<h2>8. En savoir plus</h2>
<ul>
<li>S. BENNIS. <em><a href="http://www.puq.ca/catalogue/livres/hydraulique-hydrologie-edition-2659.html" target="_blank" rel="noopener">Hydraulique et hydrologie</a></em>. Université du Québec, Ecole de technologie supérieure. Presses de l&rsquo;université du Québec. 3ème édition, 2014.</li>
<li><a href="https://books.google.fr/books?id=v9eYiGtTTscC&amp;pg=PA16&amp;lpg=PA16&amp;dq=Prandtl-Colebrook+calcul&amp;source=bl&amp;ots=jgWsIgquQa&amp;sig=t0IJCuzVpT0cOGWtrTuZ9GdvOfQ&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CFEQ6AEwBzgKahUKEwjnz7z_oOTGAhXMVxQKHaofBEE#v=onepage&amp;q=Prandtl-Colebrook%20calcul&amp;f=false" target="_blank" rel="noopener">Conduites et canaux en charge</a> Calcul des conduites et canaux par la MMR.</li>
<li>J. CARBONNET &#8211; M. ROQUES. Cours <a href="http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/physique/PHYS/Term/Mecaflu/Poly-mecaflu.PDF" target="_blank" rel="noopener"><em>Mécanique des fluides Terminale STL.</em></a> Académie de Nancy-Metz.</li>
<li>M. ROQUES. Cours <a href="http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/physique/PHYS/Bts-Cira/mecaflu/Mecaflu_BTS.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Mécanique des fluides BTS Industriels.</em></a> Académie de Nancy-Metz 2005.</li>
<li>M. DUFRESNE, J. VAZQUEZ. <em><a href="http://docslide.fr/documents/hydraulique-pour-les-techniciens-et-les-ingenieurs.html">Hydraulique pour le technicien et l&rsquo;ingénieur</a></em><a href="http://docslide.fr/documents/hydraulique-pour-les-techniciens-et-les-ingenieurs.html"></a>. 2013.</li>
<li>J. VAZQUEZ. <a href="http://www-engees.u-strasbg.fr/site/fileadmin/user_upload/pdf/shu/cours_HSL_FI_2006.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Hydraulique à surface libre</em></a> &#8211; Ecole Nationale du Génie de l&rsquo;eau  et de l&rsquo;environnement de Strasbourg.</li>
<li><a href="../../../../transferer/circulation_eau/images/Hydraulique_urbaine_I.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Hydraulique urbaine I</em></a> &#8211;  Prof. Jacques Bonvin &#8211; Ecole d&rsquo;Ingénieurs du canton de Vaud 2005.
  </li>
<li>Saint Gobain PAM canalisation. <a href="http://www.saint-gobain-pam.pt/images/add/formulaire/hydrauli.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Formulaire</em></a>. 1989.</li>
<li>J. VAZQUEZ . <a href="http://engees.unistra.fr/fileadmin/user_upload/pdf/shu/COURS_hydraulique_generale_MEPA.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Hydraulique<br />
    générale</em>.</a> Ecole nationale du génie de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement de Strabourg.. Laboratoire Systèmes Hydrauliques Urbains, Formation CES/Mastère Eau potable et assainissement.</li>
<li>M Hanif Chaudhry. <a href="https://books.google.fr/books?id=-vqD7cYhX1oC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=isbn:0387686487&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjzrrCzpuPQAhVB2RoKHYMGBEsQ6AEIHDAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false"><em>Open-Channel Flow</em></a>. Second edition.  Springer Science &amp; Business Media.</li>
<li>Pravarini. <a href="http://pravarini.free.fr/Hydrodynamic2.htm"><em>Pertes de charges singulières</em></a>. Site internet</li>
<li>W. H. Hager. <em><a href="http://www.springer.com/la/book/9783642113826">Wastewater Hydraulics: Theory and Practice</a></em>. Springer-verlag Berlin Heidelberg 2010.</li>
</ul>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p align="center"><em>Article publié sur Cap récifal le 10 février 2017</em></p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/circuit-eau-dimensionnement/">Circuit d&rsquo;eau : 2 Dimensionnement de la canalisation (remontée, descente)</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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