<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des sable - Reeflexions</title>
	<atom:link href="https://reeflexion.fr/tag/sable/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://reeflexion.fr/tag/sable/</link>
	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
	<lastBuildDate>Sun, 19 Apr 2026 18:17:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.2</generator>

<image>
	<url>https://reeflexion.fr/wp-content/uploads/2023/12/cropped-logo-32x32.png</url>
	<title>Archives des sable - Reeflexions</title>
	<link>https://reeflexion.fr/tag/sable/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Sables et graviers</title>
		<link>https://reeflexion.fr/sable-gravier/</link>
					<comments>https://reeflexion.fr/sable-gravier/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian SEITZ]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2014 18:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[gravier]]></category>
		<category><![CDATA[récifal]]></category>
		<category><![CDATA[sable]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://reeflexion.fr/?p=5128</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec ou sans sable&#160;? Dans les questions qui reviennent sans cesse sur les forums, «&#160;avec ou sans sable&#160;» est sans doute une des mieux classées au hit-parade&#160;! 1. Avec ou sans sable ? Le sable semble être l&#8217;ennemi de beaucoup de récifalistes, parfois pour de bonnes raisons mais souvent pour de moins bonnes, basées sur des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/sable-gravier/">Sables et graviers</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="lign-j">Avec ou sans sable&nbsp;? Dans  les questions qui reviennent sans cesse sur les forums, «&nbsp;avec ou sans  sable&nbsp;» est sans doute une des mieux classées au hit-parade&nbsp;!</p>
<h2>1. Avec ou sans sable ?</h2>
<p class="lign-j"> Le sable semble être l&rsquo;ennemi de beaucoup de récifalistes, parfois pour de  bonnes raisons mais souvent pour de moins bonnes, basées sur des idées reçues et  mal interprétées. </p>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/pierresvivantes_chris64/1.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/1.jpg"></a></figure>
<p class="lign-j">Pour  trouver les causes de cette détestation, il faut remonter au début des années  90, quand les aquariophiles Berlinois de la première heure se rendirent compte  que le sable qu&rsquo;ils employaient, généralement du maërl de forte granulométrie,  était un piège à sédiments constituant un réservoir de phosphore, responsable  de la prolifération des algues nuisibles et des cyanobactéries. Lassés de  clocher ce sable désespérément, les plus radicaux décidèrent de le supprimer  purement et simplement. C&rsquo;est ainsi que naquit le concept d&rsquo;aquarium à sol nu,  connu sous le nom anglais «&nbsp;bare bottom&nbsp;». Plus de cause, plus d&rsquo;effet … en théorie  car un aquarium génère toujours des sédiments organiques et minéraux. Mais, en  surélevant les pierres, en aérant le décor et en mettant en place un système de  brassage judicieux, il est alors possible de les faire s&rsquo;accumuler à un endroit  d&rsquo;où ils pourront être siphonnés plus facilement et/ou être remis en suspension  et entraînés par les courants vers un système de filtration adéquat (voir&nbsp;l&rsquo;article <em>En finir avec les  sédiments</em>&nbsp;dans la revue <em>ZebrasO&rsquo;mag</em> n°2).</p>
<p class="lign-j">Cette technique efficace à fait ses  preuves depuis plus de deux décennies, particulièrement pour les aquariums  reproduisant une zone récifale de haute énergie, comme un platier, une crête récifale  ou les pentes supérieures internes et externes, dédiée aux coraux hermatypiques  et où l&rsquo;on recherche une oligotrophie extrême. Néanmoins, le récifal ne se  limite ni à la méthode berlinoise ni à ces zonations particulières.&nbsp;Ne pas  mettre de sable, c&rsquo;est également se priver d&rsquo;un aspect esthétique certain, de  nombreuses niches écologiques et de la  reproduction de biotopes de poissons et d&rsquo;invertébrés inféodés au substrat.  C&rsquo;est un important support bactérien, bien plus conséquent que les pierres  vivantes, et l&rsquo;habitat de la micro faune qui y vit en contribuant au recyclage  des déchets et des sédiments tout en produisant larves et planctons nourriciers.</p>
<p class="lign-j"> Il est devenu naturellement la base de certains  systèmes de filtration comme  celui du professeur Jaubert et du DSB (Deep Sand Bed).</p>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/9.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/9.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><em>Stichodactyla hadonni</em> dans sa  position préférée : le pied arrimé à un substrat dur sous le sable et son manteau étalé sur les roches, de façon à capter au mieux la lumière et une proie éventuelle. A la moindre alerte, elle peut ainsi disparaitre entièrement dans le sable en quelques secondes.</figcaption><figcaption class="copyright">Photos : Christian SEITZ</figcaption></figure>
<p class="lign-j">Des aquariums dédiés à la maintenance de certains poissons et invertébrés  devront impérativement avoir une couche de sable pour les satisfaire&nbsp;: des labres s&rsquo;y enfouissent  pour y passer la nuit (<em>Halichoeres</em>, <em>Macropharyngodon</em>, etc.), des  poissons tamiseurs (<em>Amblygobius</em>, <em>Signigobius</em> et<em> Valenciannea</em>)  y trouvent nourriture et abri en y creusant leurs terriers. Les coraux  «&nbsp;libres&nbsp;» vivent sur le sable, tel que les <em>Catalaphyllia,  Cycloseris, Cynarina</em>, <em>Ctenactis, Diaseris, Fungia, Heliofungia,  Herpolitha, Polyphyllia, Scolimia,Talpina,Trachyphyllia, Zoopilus, </em>etc. Les  anémones (<em>H.aurora, H.crispa</em>, <em>H.malu</em>, <em>M.doreensis</em>, <em>S.gigantea,  S.hadonni</em>) y enfoncent leur pied pour s&rsquo;y ancrer fermement. Une épaisseur  d&rsquo;environ 3 à 5 centimètres de sable fin leur conviendra, ainsi qu&rsquo;aux gobies des genres <em>Amblyeleotris</em>, <em>Cryptocentrus</em>, <em>Ctenogobiops, Stonogobiops</em>,  et leurs crevettes associées <em>Alpheus</em>, <em>Synalpheus</em>, ainsi qu&rsquo;aux <em>Nemateleotris</em>, <em>Ptereleotris</em>, etc. Par contre, pour héberger correctement des gobies  fouisseurs et constructeurs de terriers des genres <em>Opistognathus </em>et <em>Pholidichthys leucotaenia</em> <em>, </em>une épaisseur de 5 à 10cm sera plus appropriée. Par exemple, pour ces  derniers, il faudra mélanger plusieurs granulométries de sable, allant du très  fin au gravier, afin qu&rsquo;il puisse construire des terriers durables et solides. </p>
<h2>2. Les  différentes sortes de sables</h2>
<p class="lign-j">La distinction entre sable, gravier et  boue dépend de la granulométrie&nbsp;; le sable à une taille comprise entre  0.064&nbsp;millimètres (64&nbsp;microns) et 2&nbsp;millimètres, au-dessus et jusqu&rsquo;à 30mm c&rsquo;est du gravier et en dessous  c&rsquo;est de l&rsquo;argile, nommé encore limon ou boue. Pour plus de clarté entre  aquariophilies, ont peut encore subdiviser le sable arbitrairement en «Sugar»,  de 0.064 à 1&nbsp;millimètre, sable fin, jusqu&rsquo;à 2&nbsp;millimètres  et sable grossier ou gravillon, jusqu&rsquo;à  5&nbsp;millimètres. </p>
<p class="lign-j">Les sables utilisés dans les aquariums marins sont <strong>le maërl</strong> (à base de  squelette d&rsquo;algues calcaires rouges), <strong>le sable coquillie</strong>r (composé de  coquilles de mollusques et de  foraminifères), <strong>la calcite</strong> (composée de  coquilles de mollusques et d&rsquo;algues calcaires rouges),</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(6,1fr);">
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/6.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/6.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Sable corallien <em>Coral sand</em> d&rsquo;<em>Aquamedic</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/8.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/8.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Aragonite.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/7.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/7.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Sable <em>Bora Bora</em> de <em>Preis</em>,   très fin,  blanc, composé de Ca et Mg.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/11.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  width="100%" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/11.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Sable oolithique <em>Meridian</em> de <em>Tidal</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/2.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/2.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Sable Arag alive fiji-pink.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/4.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/4.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Sable <em>Miracle mud</em> de <em>EcoSystem Aquarium</em></figcaption></figure>
</p></div>
<p class="lign-j"> <strong>l&rsquo;aragonite</strong> (composé  de carbonate de calcium issu des squelettes de coraux et des algues calcaires vertes)  et </p>
<p class="lign-j"><strong>le sable oolithique</strong>,  très  fin, sphéroidal provenant de la précipitation du carbonate de calcium. Le sable  d&rsquo;origine granitique, à base principalement de quartz, peut être également  envisagé. Le quartz est composé de silice, du Dioxyde de Silicium (SiO2) et est souvent accusé de contribuer à la  prolifération des algues. Or le quartz, qui rappelons-le compose le verre de  nos aquariums, est pratiquement insoluble dans l&rsquo;eau et non toxique. Mais,  contrairement à l&rsquo;aragonite ou à la calcite, il n&rsquo;apporte aucun bénéfice à  l&rsquo;aquarium récifal. </p>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/10.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/10.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Sable noir typique de la région du Sulawesi.</figcaption></figure>
<p class="lign-j">On trouve également sur le marché aquariophile&nbsp;du  «&nbsp;<strong>sable vivant</strong>&nbsp;». Le véritable &quot;sable vivant&quot;  est un produit qui voyage mal et, contrairement à nos espérances, est souvent  décevant par le peu de bio diversité qu&rsquo;on y trouve. En plus d&rsquo;être rarissime à  la vente et donc hors de prix. Plus couramment, on trouve du sable dit vivant, ensemencé en  bactéries d&rsquo;origine marine et empaqueté humide pour leur conservation. C&rsquo;est une  alternative à la traditionnelle poignée de sable prélevée dans un bac en  fonctionnement pour aider au démarrage d&rsquo;un aquarium, en évitant le risque  d&rsquo;introduire d&rsquo;éventuels parasites ou pathogènes dans un bac neuf. </p>
<p class="lign-j">La société <em>Ecosystem Aquarium</em> commercialise une sorte de  boue siliceuse constitué de boues océaniques additionnées de minéraux et d&rsquo;oligoéléments, sous le nom de &nbsp;<em><strong>Miracle&nbsp;Mud</strong></em> et dont le but premier est de servir de base à un système de  filtration original (voir l&rsquo;article <em>Les refuges</em> dans la revue <em>ZebrasO’mag</em> n°&nbsp;4). Hors de ce  contexte, elle peut être également utilisée pour reproduire le biotope  particulier d&rsquo;une mangrove ou encore dans un refuge.</p>
<div class="commentaire pos-centre"> <strong>Jaubert et DSB</strong></p>
<p>        Le principe du <strong>système Jaubert</strong> repose sur un lit de sable d’une épaisseur de 8 à 12 cm et d’une granulométrie relativement grossière, de 2 à 5 mm, généralement du maërl et emprisonnant sous une grille au fond du bac, une couche d’eau d’environ 1 à 2 cm. Cet espace contenant la couche d’eau confinée a été baptisée «plénum » par les aquariophiles, qui pensent également qu’elle en contrôle le gradient d’oxygène. L’épaisseur de la couche de sable sert d’habitat aux différentes bactéries aérobies, dans la partie supérieure très oxygénée, et anaérobies dans la zone hypoxique sous jacente, assurant ainsi le traitement complet des déchets azotés. La particularité du système est de ne pas utiliser d’autres moyens supplémentaires de filtration, tel que l’écumeur par exemple. On peut utiliser d’autres sables que le maërl mais en tenant compte de sa granulométrie : à épaisseur égale, un sable plus fin abaisserait sans doute plus le gradient d’oxygène dans le plénum et il faudrait donc en diminuer l’épaisseur pour ne pas avoir une production d’hydrogène sulfuré. La couche de sable et son plénum occupe une hauteur imposante dans le bac et il faut en tenir compte lors de sa conception ainsi que du fait qu’une proportion majoritaire du sable doit être exposé à la lumière. Il faut également rester très raisonnable avec la population piscicole afin ne pas rapidement dépasser ses limites. <br />
        Le <strong>DSB</strong> est le dérivé américain du système Jaubert et il n’emploie pas de plénum, assez contraignant à installer. A la place, une couche de sable « vivant », épaisse typiquement au minimum de 10 cm mais pouvant faire plus (de 15 à 25cm), et d’une granulométrie extrêmement fine, de l’ordre de 0,065 mm à 1,2 mm. Ce qui correspond au sables Oolithique (ESV) et Aragamax (Carib Sea). Les mêmes opérations de traitement de l’azote par les bactéries y ont lieu mais le sable sert également d’habitat à une microfaune beaucoup plus diversifiée (voir encadré) indispensable à son bon fonctionnement. La hauteur d’occupation du sol est encore plus importante et la finesse du sable peut poser des problèmes quand on veut reproduire une zone de haute énergie. <br />
        Un moyen détourné de profiter des avantages d’une couche de sable épaisse sans en avoir les inconvénients est de concevoir un refuge qui lui est consacré et connecté au bac principal, un lit de sable épais déporté ; en anglais un « Remote Deep sand Bed = RDSB » (voir : « Les refuges » ZebrasO’mag n° 4).</div>
<p class="artalign-j">Les sables naturels existent pratiquement de toutes  les couleurs, sans parler pour autant des graviers de quartz colorés  artificiellement que l&rsquo;on croise dans les animaleries et dont les teintes peuvent  prêter au ricanement. Les sables coralliens qui nous concernent sont majoritairement  blancs et reflètent le mieux la lumière d&rsquo;une manière ascendante, participant  ainsi à une coloration moins contrastée entre les parties inférieures et  supérieures des coraux.</p>
<div class="commentaire"><strong>Masse volumique apparente</strong> </p>
<p>        La masse volumique apparente du sable dépend de sa composition  d&rsquo;origine, de sa granulométrie et de son humidité mais dans le cas des sables  qui nous intéressent, on peut considérer qu&rsquo;il faut entre 1.4 et 1.6&nbsp;kg de  sable pour avoir un volume équivalent à un litre d&rsquo;eau. C&rsquo;est une notion à  prendre en compte quand l&rsquo;on veut savoir quelle quantité de sable il faudra  acheter selon l&rsquo;épaisseur que l&rsquo;on désire. <br />
        Par exemple, si l&rsquo;on veut une couche  de sable de 3 cm d&rsquo;épaisseur pour un aquarium d&rsquo;une surface de 120 par 60&nbsp;cm,  un calcul simple nous donnera la réponse&nbsp;: 120 x 60 = 7200&nbsp;/&nbsp;1000 = 7,2&nbsp;l pour 1&nbsp;cm de hauteur. 7,2 x 3 = 21,6&nbsp;l et en prenant 1.5&nbsp;kg comme  masse volumique apparente moyenne&nbsp;: 21,6 x 1,5 = 32,4&nbsp;kg. Nous saurons donc qu&rsquo;il nous  faut environ 30 kg de sable pour avoir l&rsquo;effet voulu, la marge d&rsquo;erreur étant  négligeable.</div>
<p>      Il existe aussi d&rsquo;autres teintes claires, tendant  légèrement sur le rose, le gris et le beige, satisfaisant à la diversité des  goûts des aquariophiles. On peut aussi se procurer du sable noir, d&rsquo;origine  volcanique, particulièrement adapté à la reproduction d&rsquo;un biotope indonésien du  Sulawesi (voir&nbsp;l&rsquo;article <em>Carnet de plongée</em> dans la revue<em> ZebrasO’mag</em> n° 3).
      </p>
<h2>3. Nettoyage&nbsp;du  sable</h2>
<p class="artalign-j">Le sable neuf doit être rincé de ses  impuretés et poussières accumulées pendant le stockage. Celles-ci ne sont pas  nocives pour l&rsquo;aquarium mais créeraient une opacification de l&rsquo;eau longue à  éliminer, alors qu&rsquo;il est plus facile de réduire cette gêne avant son  introduction. Le sable peut être nettoyé par portions, dans un seau et à l&rsquo;eau  courante. L&rsquo;idéal pour ceux qui ont un jardin et de plonger un tuyau d&rsquo;arrosage  dans le seau et dans le sable&nbsp;que l&rsquo;on remue manuellement pour que les  particules et débris les plus légers s&rsquo;éliminent par débordement. Quand l&rsquo;eau  de rinçage devient claire, on peut considérer que le sable est suffisamment  propre pour être placé dans le bac. Et on recommence jusqu&rsquo;à avoir nettoyé tout  le sable. Pour ceux qui n&rsquo;ont pas de jardin, la baignoire ou un bac de douche  fera l&rsquo;affaire, en veillant soigneusement à ne pas heurter la sensibilité des  autres habitants de la maison&nbsp;! Si cette entreprise est relativement  simple avec les sables d&rsquo;une granulométrie supérieure à 1mm, avec le sable très  fin de type «&nbsp;sugar&nbsp;» c&rsquo;est une autre affaire&nbsp;; il est  impossible à nettoyer parfaitement et tout ce que l&rsquo;on arrive à faire c&rsquo;est  d&rsquo;en jeter une grande partie en essayant d&rsquo;avoir une eau de rinçage  parfaitement claire. Il faudra se contenter d&rsquo;éliminer l&rsquo;eau la plus laiteuse  et se résigner à attendre que l&rsquo;eau du bac s&rsquo;éclaircisse par la suite. Une  filtration sur un micron bag à 25&nbsp;microns s&rsquo;avérera très utile.</p>
<div class="commentaire pos-centre"> <strong>La microfaune<br />
        </strong><br />
        La microfaune est l&rsquo;ensemble des animaux  benthiques de taille submillimétrique et millimétrique habitant sur et dans le  substrat. On distinguera la <strong>méiofaune</strong>, ou <strong>épifaune</strong>, qui vit à l&rsquo;interface  eau-sédiment et la faune interne (<strong>infauna</strong>), représentée par les organismes qui  vivent dans le substrat, à plus ou moins grande profondeur. <br />
        Les bactéries font  partie des plus petits de ces êtres vivants et d&rsquo;une importance primordiale car  elles constituent le filtre biologique permettant l&rsquo;export des déchets azotés  en azote gazeux. La microfaune inclut une énorme diversité de groupes et  d&rsquo;espèces de vers sédentaires et errants, nématodes et polychètes étant les plus  nombreux, des échinodermes (minuscules ophiures par exemple), ainsi que des  crustacés (amphipodes, copépodes, ostracodes, isopodes, etc.), des coquillages,  des foraminifères et encore des bactéries. <br />
        La plupart des animaux qui composent  la faune interne se nourrissent de bactéries ou de sédiments recouverts de  bactéries (bio-film) ou encore de diatomées. Les foraminifères, des amibes à  carapace, sont prédateurs des bactéries et sont nécessaires pour le  développement permanent de nouvelles générations de bactéries. Les &quot;vers  plats&quot; se déplacent dans les sédiments en mangeant détritus et bactéries.  Ils facilitent le flux énergétique dans le système en creusant et aérant le  sol. Les vers de feu détritivores sont principalement de jeunes <em>Eurythoe</em> et <em>Pareuryhtoe</em>. Ces vers ne sont pas des prédateurs d&rsquo;animaux vivants et  ils sont inoffensifs dans l&rsquo;aquarium récifal. Ils sont d&rsquo;excellent détritivores  et jouent un rôle important dans la faune benthique. <br />
        Tous ces animaux sont les  éléments principaux du traitement des déchets et ils produisent du micro plancton  benthique et pélagique sous la forme de produits de sperme, d&rsquo;œufs et de  larves. Ce micro plancton nourrit non seulement une partie de la faune  benthique mais aussi les poissons et les coraux. Ainsi par exemple, en milieu  naturel, les crustacés du genre ostracodes et isopodes sont la nourriture  exclusive des <em>Synchiropus</em> et <em>Pterosynchiropus</em> alors que les  amphipodes et certaines espèces de vers sont les proies favorites des petits  labres.<br />
        Pour conserver une micro faune riche et diversifiée dans un DSB, Il  sera donc nécessaire d&rsquo;éviter les poissons et des invertébrés prédateurs comme  certaines étoiles de mer (<em>Archaster typicus</em>) ou des poissons tamiseurs (<em>Amblygobius</em>, <em>Vallenciennae</em> et <em>Signigobius</em>) alors que des crevettes du genre <em>Alpheus</em>, des  holothuries ou des poissons fouisseurs seront les bienvenus pour participer à  la bioturbation et maintenir le sable «vivant» et bénéfique à l&rsquo;aquarium  récifal. </div>
<h2>4. Entretien&nbsp;du  sable</h2>
<p class="artalign-j">Une fois le décor achevé et le bac en  fonctionnement, ce magnifique sable blanc réfléchissant la lumière d&rsquo;une façon  presque aveuglante nous procure généralement une intense satisfaction.  Malheureusement, il commence à verdir dans les jours qui suivent et il faut  prévoir une équipe d&rsquo;entretien efficace et adaptée au substrat. Telles que des  étoiles de mer des genres <em>Archaster,  Astropecten</em> et des&nbsp;oursins de sable (sand dollar) <em>Clypeaster humillis,</em> <em>Laganum  depressum, Planulata marieta</em> qui prennent en charge les détritus et restes  de nourriture pour garder le sable propre et éviter qu&rsquo;il ne se colmate. Ainsi  que certains escargots de petites tailles : <em>Cerithium spp.</em>,  <em>Nassarius  vibex</em>, et plus imposants&nbsp;: <em>Buccinulum corneum,</em> <em>Oliva spp,</em> <em>Strombus spp.</em> Dans les Echinodermes, les minuscules ophiures sont  également très efficaces, ainsi que certains concombres tels que <em>Holothuria atra</em>, <em>H.edulis</em>, <em>H.hilla</em>,présentant un risque moins élevé que  les autres holothuries. Chez les poissons tamiseurs, <em>Amblygobius spp., Signigobius</em> et<em> Valenciannea spp.</em>, sont infatigables pour engouffrer à pleine bouche&nbsp;le sable et le restituer débarrassé de ses  détritus … avec toutefois un défaut, celui de le laisser retomber sur les  coraux inféodés au sol&nbsp;!</p>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/12.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/sable_chris64/12.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Plage de sable blanc d&rsquo;un décor récifal.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Laurent MARTINEZ</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Contrairement à ce que certains peuvent croire, la  méthode berlinoise n&rsquo;est pas synonyme uniquement de «&nbsp;bare bottom&nbsp;»  et il est tout à fait pertinent d&rsquo;installer un sol meuble dans son aquarium en  prenant quelques précautions. Parmi les différentes sortes de sables  disponibles&nbsp;dans le commerce, l&rsquo;aragonite est sans doute le meilleur choix  à faire, par sa grande déclinaison de granulométries et ses différentes nuances  de teintes. En plus de sa composition parfaitement naturelle et adaptée au  récifal, il participe au maintien de l&rsquo;alcalinité et du calcium, par son taux  de dissolution à un pH plus élevé que les autres sables coralliens. En dehors  des cas particuliers tel que les DSB, ou des habitats propres à certaines  espèces de poissons, une option raisonnable en remplacement d&rsquo;un sol nu peut  être une mince couche de sable. Il faut entendre par mince, une épaisseur inférieure  à 5 cm. Une granulométrie de 1 à 2 mm, sur 2 à 3 cm d&rsquo;épaisseur conviendra  parfaitement à satisfaire au côté esthétique et à la luminosité de l&rsquo;aquarium,  sans ruiner votre budget. Et tout en apportant le bénéfice d&rsquo;un support bactérien  et d&rsquo;un habitat pour la microfaune et faune inféodée au substrat, sans les  inconvénients d&rsquo;un sable trop fin qui vole partout ou d&rsquo;un gravier qui stocke  les détritus. Autre avantage d&rsquo;une couche mince, pour éviter une trop grande  accumulation de sédiment dans le temps, on peut en aspirer 20 à 25 %  régulièrement, le nettoyer à l&rsquo;eau salée à température du bac pour préserver  les bactéries et le remettre dans l&rsquo;aquarium en suivant, sans impacter dramatiquement  le biotope.</p>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p align="center"><em>Article paru dans ZebrasO’Mag n° 16 de février 2011 puis Cap Récifal le 16 février 2014, publié avec l&rsquo;aimable autorisation de l&rsquo;auteur.</em></p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/sable-gravier/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/sable-gravier/">Sables et graviers</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://reeflexion.fr/sable-gravier/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
