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	<title>Archives des octocoralliaire - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
	<lastBuildDate>Thu, 03 Jul 2025 18:19:08 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des octocoralliaire - Reeflexions</title>
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	<item>
		<title>Octocoralliaires 1 &#8211; Biologie : classification et anatomie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 23:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vivant]]></category>
		<category><![CDATA[corail]]></category>
		<category><![CDATA[gorgone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un peu délaissés aujourd’hui en aquariophilie récifale au profit des Scléractiniaires, les Octocoralliaires ne sont pourtant pas dépourvus d’intérêt. Ces coraux avec leur remarquable souplesse, renforcent la dynamique de l’aquarium. Leurs formes sont variées : des Sarcophyton massifs aux Junceella élancées, en passant par l’élégance mystérieuse des Dendronephthya. Zooxanthellés ou non symbiotiques, le choix pour [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-1-biologie-classification-et-anatomie/">Octocoralliaires 1 &#8211; Biologie : classification et anatomie</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<br />
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<p class="align-j">Un peu délaissés aujourd’hui en aquariophilie récifale au profit des Scléractiniaires, les Octocoralliaires ne sont pourtant pas dépourvus d’intérêt. Ces coraux avec leur remarquable souplesse,  renforcent la dynamique de l’aquarium. Leurs formes sont  variées : des <em>Sarcophyton</em> massifs aux <em>Junceella</em> élancées, en passant par l’élégance mystérieuse des <em>Dendronephthya</em>. Zooxanthellés ou  non symbiotiques, le choix pour le récifaliste est vaste. On ne peut envisager d&rsquo;aborder leur maintenance sans tenter de comprendre  ce qu&rsquo;ils sont et comment ils  fonctionnent. Commençons avec ce premier chapitre.</p>
<p class="align-c"><a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-1-biologie-classification-et-anatomie/">1 : Classification, anatomie</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-2-biologie-nutrition-reproduction/">2 : Nutrition, reproduction</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-3-ecologie/">3 : Écologie</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-4-maintenance/">4 : Maintenance</a></p>
<h2>1. Classification</h2>
<h3>1.1. Sous  classe Octocorallia</h3>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires appartiennent à l&rsquo;embranchement des  cnidaires (&quot;animaux-orties&quot; en allusion à leurs cnidocytes) et à la  classe des anthozoaires (&quot;animaux-fleurs&quot; en rapport à leur  symétrie radiale). La classification des Octocoralliaires a beaucoup évolué ces  dernières années et il n&rsquo;est pas rare d&rsquo;être perdu dans des descriptions  antérieures.</p>
<div class="commentaire"><strong>Corail mou et  « coraux mous » </strong><br />
  On assimile bien souvent  les zoanthaires (Zoanthus, Palythoa, Isaurus…) et les corallimorphaires (Actinodiscus, Discosoma, Ricordea…),   dont les formes sont molles et dépourvues de squelette, à ce que l&rsquo;on a coutume de nommer &quot;coraux mous&quot;. Et pourtant, tout comme les Antipathaires (coraux noirs)  souples, qui ressemblent aux gorgones, ces espèces appartiennent à la sous-classe Hexacorallia qui inclut les &quot;coraux durs&quot;. </div>
<p class="align-j">De nombreux récifalistes nomment les Octocoralliaires sous le  terme &quot;coraux mous&quot;, désignant ainsi  les coraux n&rsquo;ayant pas  de squelette massif ou axial (les alcyons) et en leur associant parfois  les gorgones, avec leur tige axiale semi-rigide. Mous, certains Octocoralliaires  ne le sont pourtant pas, comme le corail bleu <em>Héliopora coerulea</em> ou <em>Tubipora</em> spp. qui forment des colonies  au squelette rigide. La notion de «&nbsp;corail mou&nbsp;» restera à jamais une  nébuleuse et nous devrions définitivement éviter d&rsquo;utiliser cette dénomination. </p>
<p class="align-j">Les scientifiques  ne sont  malheureusement pas tout à fait d&rsquo;accord sur le classement des Octocoralliaires, à en juger le <a href="http://www.itis.gov/" target="_blank">Système  d&rsquo;information taxonomique intégré</a> (SITI) et  celui du <a href="http://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&amp;id=1341" target="_blank">World  Register of Marine Species</a> (WoRMS), comme le montre le tableau&nbsp;1.  Stolonifera est en effet classé en tant  qu&rsquo;ordre par SITI et sous-ordre par Worms de plus SITI reconnait l&rsquo;ordre Telestacea  alors que WoRMS l&rsquo;ignore.</p>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
Tableau 1 : Comparatif de classement<br />
</caption>
<tr>
<th  valign="top">Noms    communs</th>
<th width="40%" valign="top"><a href="http://www.itis.gov/" target="_blank">Système d&rsquo;information taxonomique intégré<br />
      SITI</a></th>
<th width="40%" valign="top"><a href="http://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&amp;id=1341" target="_blank">World Register Of Marine Species<br />
    WoRMS</a></th>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Alcyoninés</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;:    Alcyonacea&nbsp;<br />
      Sous ordre&nbsp;: Alcyoniina</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;:    Alcyonacea<br />
      Sous ordre&nbsp;: Alcyoniina</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Gorgones</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Alcyonacea&nbsp; <br />
      Sous ordre&nbsp;: Holaxonia<br />
      Sous-ordre&nbsp;: Scleraxonia<br />
      Sous-ordre&nbsp;: Calcaxonia </td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Alcyonacea&nbsp; <br />
      Sous ordre&nbsp;: Holaxonia<br />
      Sous-ordre&nbsp;: Scleraxonia<br />
      Sous-ordre&nbsp;: Calcaxonia </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Stolonifères</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;:    Stolonifera</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Alcyonacea<br />
      Sous-ordre&nbsp;: Stolonifera </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Heliopora</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Helioporacea </td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Helioporacea </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Plumes de mer</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;:    Pennatulacea&nbsp;</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;:    Pennatulacea&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">&nbsp;</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Telestacea&nbsp; </td>
<td valign="top">&#8211;</td>
</tr>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="align-j">Il n&rsquo;y a pas si longtemps, les Alcyoninés et&nbsp;les gorgones (qui constituaient les  <em>coraux mous</em> aux yeux des scientifiques) étaient répartis dans des ordres différents. Comme le montre le tableau ci-dessus,  les taxinomistes modernes sont aujourd&rsquo;hui d&rsquo;accord&nbsp;pour  les regrouper dans le même ordre Alcyonacea (Alcyonacés ou Alcyonaires). L&rsquo;illustration</span>&nbsp;1 propose un  classement  courant <span class="align-j"> de la sous-classe Octocorallia,  suivant 3&nbsp;ordres&nbsp;: Alcyonacea, Helioporacea et Pennatulacea.</span></p>
<figure   class="figcolonne pos-centre"><figcaption class="grille-titre">Illustration 1 : Classement fréquemment utilisé pour les Octocoralliaires </figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/1.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/1.png"></a></figure>
<h3>1.2. Espèces</h3>
<p class="align-j">Il existe  encore de nombreuses divergences quand il s&rsquo;agit de rentrer dans le détail des nomenclatures et notamment dans le  classement des genres au sein des familles. Le tableau&nbsp;2 présente  la sous-classe Octocorallia selon le WoRMS et  donne un aperçu non  exhaustif des genres   concernés.</p>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
 Tableau 2 : Classement des genres appartenant à la sous-classe Octocorallia selon le WoRMS (07/2014)<br />
 </caption>
<tr>
<th width="12%" valign="top">Ordres</th>
<th width="12%" valign="top">Sous-ordre</th>
<th width="15%" valign="top">Familles</th>
<th width="18%" valign="top">Spécimen (ph.)</th>
<th valign="top">Genres</th>
</tr>
<tr>
<td rowspan="19" valign="middle">Alcyonacea<br />
          (Alcyonacés)</p>
<p>          (Alcyonaires)</td>
<td rowspan="5">Alcyoniina<br />
          (Alcyoninés)</td>
<td>Alcyoniidae<br />
          (Alcyoniidés)</td>
<td align="center">
<a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b1.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"   / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b1.jpg"></a><br />
<a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b2.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b2.jpg"></a></td>
<td><em>Acrophytum , <span class="rouge">Alcyonium</span>, <span class="vert">Aldersladum</span>, Anthomastus, <span class="bleu">Bellonella</span>, <span class="vert">Cladiella</span>, <span class="bleu">Dampia</span>, Dimorphophyton, Discophyton, Drifa, Elbeenus, <span class="rouge">Eleutherobia</span> (Photo&nbsp;1), Heteropolypus Inflatocalyx, <span class="vert">Klyxum</span>, Lampophyton, Lanthanocephalus, <span class="vert">Litophyton</span>, <span class="vert">Lobophytum</span>, Lobularia Lohowia, Malacacanthus, Minabea, Notodysiferus, <span class="rouge">Paraminabea</span>, Parerythropodium, Protodendron, Pseudoanthomastus, <span class="vert">Rhytisma</span>, <span class="vert">Sarcophyton</span> (Photo&nbsp;2), <span class="vert">Sinularia</span>, Skamnarium, Sphaeralcyon, Thrombophyton, Verseveldtia</em></td>
</tr>
<tr>
<td>Nephtheidae<br />
          (Nephteidés)</td>
<td align="center">
        <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b3.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b3.jpg"></a></td>
<td><em><span class="vert">Capnella</span>, Chondronephthya, Chromonephthea, Coronephthya,&nbsp;<span class="rouge">Dendronephthya,</span> Gersemi, <span class="vert">Lemnalia</span>, <span class="rouge">Leptophyton</span>,&nbsp;Neospongodes,&nbsp;<span class="vert">Nephthea</span>, <span class="bleu">Pacifiphyton</span>, <span class="vert">Paralemnalia</span>,&nbsp;Pseudodrifa, <span class="rouge">Scleronephthya</span>, <span class="rouge">Stereonephthya</span>, <span class="rouge">Umbellulifera</span></em> (Photo)</td>
</tr>
<tr>
<td>Nidaliidae<br />
          (Nidaliidés)</td>
<td align="center">
        <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b4.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b4.jpg"></a></td>
<td><em>Agaricoides, <span class="rouge">Chironephthya </span></em>(Photo),<em> <span class="rouge">Nephthyigorgia, Nidalia</span>, Nidaliopsis, Orlikia,    Pieterfaurea,<span class="rouge"> Siphonogorgia</span></em></td>
</tr>
<tr>
<td>Paralcyoniidae<br />
          (Paralcyoniidés)</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b5.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b5.jpg"></a></td>
<td><em>Maasella </em>(Photo)</td>
</tr>
<tr>
<td>Xeniidae<br />
          (Xéniidés)</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b6.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b6.jpg"></a></td>
<td><em><span class="vert">Anthelia, Asterospicularia, Cespitularia</span>, <span class="bleu">Funginus</span>, <span class="vert">Efflatounaria, Heteroxenia, Sympodium, Sansibia, Xenia</span></em> (Photo)</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">&#8211;</td>
<td>Acanthoaxiidae<br />
          Haimeidae<br />
          Paramuriceidae<br />
          Parasphaerascleridae <br />
          Viguieriotidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b7.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b7.jpg"></a></td>
<td><em>Acanthoaxis</em><em><br />
          &#8211;<br />
          Villogorgia, Muriceides, Thesea</em><em><br />
          Parasphaerasclera</em><em><br />
          <span class="rouge">Studeriotes</span></em> (Photo)</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="4">Holaxonia<br />
          (Gorgones) </td>
<td>Acanthogorgiidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b8.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b8.jpg"></a></td>
<td><span class="rouge"><em>Acanthogorgia </em></span>(ex <em>Acalycigorgia</em>) (Photo)<em>,<span class="rouge"> Anthogorgia</span>, <span class="rouge">Calcigorgia</span>,<span class="rouge"> Muricella</span>,  Cyclomuricea</em></td>
</tr>
<tr>
<td>Gorgoniidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b9.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b9.jpg"></a></td>
<td><em>Adelogorgia, Antillogorgia, Eugorgia,<span class="rouge"> Eunicella</span>, Filigorgia, <span class="vert">Gorgonia</span>, <span class="bleu">Guaiagorgia</span>, <em><span class="vert"> Hicksonella</span>,<span class="rouge"> Leptogorgia, Lophogorgia, Olindogorgia, Pacifigorgia, Phycogorgia</span></em>, <span class="vert">Phyllogorgia, Pinnigorgia</span>, <span class="rouge">Pseudopterogorgia</span>&nbsp;</em>(Photo),<em> <span class="vert">Pterogorgia</span>, <span class="vert">Rumphella</span>, Tobagogorgia, </em></td>
</tr>
<tr>
<td>Plexauridae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b10.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b10.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Astrogorgia</span>, <span class="rouge">Bebryce</span>,  Caliacis, <span class="rouge">Echinomuricea</span>, <span class="rouge">Echinogorgia</span>,<span class="vert"> Eunicea</span>, <span class="rouge">Euplexaura</span>, Hypnogorgia, Lytreia, <span class="rouge">Menella</span><span class="rouge">&nbsp;</span></em>,<em><span class="rouge"> </span></em><em><span class="vert"> Muricea</span>, Muriceides, Muriceopsis, <span class="rouge">Paracis</span>, Paramuricea, Placogorgia, <span class="rouge">Paraplexaura</span>&nbsp;(Photo), <span class="vert">Plexaura</span>, Plexaurella, Psammogorgia, <span class="vert">Pseudoplexaura</span>, Scleracis, Spinimuricea  (ex Echinomuricea), <span class="rouge">Swiftia</span>, Thesea, <span class="bleu">Trimuricea</span>, <span class="rouge">Villogorgia</span></em></td>
</tr>
<tr>
<td>Keroeididae           </td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td><em><span class="rouge">Keroeides</span>,</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2">Calcaxonia<br />
          (Gorgones)</td>
<td>Ellisellidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b11.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b11.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Ctenocella</span>, <span class="rouge">Dichotella</span>, <span class="rouge">Ellisella</span>, <span class="rouge">Heliania</span>, <br />
        </em><em><span class="rouge">Junceella&nbsp;</span></em>(Photo),<em><span class="rouge"> Nicella</span>,<span class="rouge"> Verrucella</span>,<span class="rouge"> Viminella</span>,</em></td>
</tr>
<tr>
<td>Chrysogorgiidae<br />
          Dendrobrachiidae<br />
          Ifalukellidae<br />
          Isididae <br />
          Primnoidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b12.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"   / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b12.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Stephanogorgia</span>,<br />
          Dendrobrachia</em><em><span class="rouge"><br />
        </span><span class="vert">Ifalukella</span>, <span class="vert">Plumigorgia</span>,<span class="rouge"><br />
        </span><span class="vert">Isis</span>, <span class="rouge">Jasminisis</span>, <span class="rouge">Pteronisis</span>,<span class="rouge"> Zignisis</span>,<br />
        Calyptrophora (Photo), Callogorgia, <span class="rouge"><br />
          Plumarella</span><span class="rouge"> </span></em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="5">Scleraxonia<br />
          (Gorgones)</td>
<td>Anthothelidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b13.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b13.jpg"></a></td>
<td><em><span class="vert">Alertigorgia</span>, Anthopodium,  Anthothela, <span class="rouge">Diodogorgia</span>, <span class="vert">Erythropodium</span>,    Homophyton, <span class="rouge">Iciligorgia</span>, <span class="rouge">Solenocaulon </span></em>(Photo), <em>Semperina, Titanideum</em></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Briareidae<br />
          Coralliidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b14.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b14.jpg"></a></td>
<td><em><span class="vert">Briareum</span> </em>(Photo)<em><br />
<span class="rouge">Corallium</span>,<br />
        </em></td>
</tr>
<tr>
<td>Melithaeidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b15.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b15.jpg"></a></td>
<td><span class="rouge"><em>Acabaria </em></span>(Photo)<em>, <span class="rouge">Clathraria</span>, <span class="rouge">Melithaea</span>, <span class="rouge">Mopsella</span>, <span class="rouge">Wrightella</span>,</em></td>
</tr>
<tr>
<td>Paragorgiidae<br />
          Parisididae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b16.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b16.jpg"></a></td>
<td><em>Paragorgia </em>(Photo)<em><span class="rouge"><br />
          Parisis</span>, </em></td>
</tr>
<tr>
<td>Subergorgiidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b17.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b17.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Subergorgia</span> </em>(Photo)<em>, <span class="rouge">Annella</span></em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2">Stolonifera<br />
          (Stolonifères)</td>
<td valign="top">Clavulariidae</td>
<td align="center" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b18.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b18.jpg"></a></td>
<td valign="top"><em><span class="bleu">Carijoa</span>, <span class="vert">Clavularia</span> </em>(Photo), <em><span class="vert">Sterosoma, </span><span class="rouge">Paratelesto</span>, Telesto</em></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Acrossotidae<br />
          Arulidae <br />
          Coelogorgiidae<br />
          Cornulariidae<br />
          Pseudogorgiidae <br />
          Tubiporidae </td>
<td align="center" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b19.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b19.jpg"></a></td>
<td valign="top"><em>Acrossota<br />
          Arula <br />
          <span class="vert">Coelogorgia</span>,<br />
          <span class="vert">Cervera</span>, Cornularia<br />
          Pseudogorgia <br />
          <span class="vert">Tubipora</span></em> (Photo)</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" align="center">Helioporacea</td>
<td>Helioporidae<br />
          Lithotelestidae</td>
<td align="center" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b20.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b20.jpg"></a></td>
<td valign="top"><em><span class="vert">Heliopora</span> </em> (Ph.)<br />
          <em>Epiphaxum</em> </td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3" align="center">Pennatulacea<br />
          (Pennatules)</td>
<td>Sessiliflorae</td>
<td>Umbellulidae<br />
          Veretillidae<br />
          Protoptilidae<br />
          &#8230;</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b21.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b21.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Umbellula,<br />
          Cavernularia</span> (Photo)<span class="rouge">, Cavernulina, Veretillum&#8230;<br />
          Distichoptilum, Protoptilum&#8230;<br />
          &#8230;<br />
          </span></em></td>
</tr>
<tr>
<td>Subsessiliflorae</td>
<td>Halipteridae<br />
          Pennatulidae<br />
          Virgulariidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b22.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b22.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Halipteris<br />
          Crassophyllum , Pennatulata&#8230;<br />
          <strong><em>Acanthoptilum</em></strong>, Virgularia</span> (Photo)<span class="rouge">&#8230;</span></em></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">&#8211;</td>
<td>Chunellidae<br />
          Echinoptilidae<br />
          Pennautlidae<br />
          Rennilidae<br />
          Scleroptilidae<br />
          Stachyptilidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b23.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b23.jpg"></a></td>
<td><em>Chunella</em><br />
<em>Actinoptilum</em>, <em>Echinoptilum</em><br />
&#8211;<br />
<em>Renilla</em>  (Photo)<br />
<em>Calibelemnon</em> , <em>Scleroptilum</em><br />
<em>Gilibelemnon</em>, <em>Stachyptilum</em></td>
</tr>
<caption class="tableau-legende">
      Symbiotisme  : <span class="vert"> espèces zooxanthellées</span> ;<span class="rouge"> espèces azooxanthellées</span> ;<span class="bleu"> indéterminé </span>; absence d&rsquo;information.<br />
      </caption>
</table>
<p class="align-j">
  L&rsquo;identification d&rsquo;un spécimen n&rsquo;est pas toujours aisée&nbsp;: son aspect  peut varier en fonction des facteurs environnementaux, ainsi deux individus  apparemment différents peuvent être des morphes de la même espèce. De plus, des  coraux apparemment identiques peuvent appartenir à des espèces, à des genres,  voire à des familles différentes. Bien souvent l&rsquo;identification s&rsquo;arrête au genre, notamment  pour les Alcyonnaires. Comme on le verra, une identification formelle de l&rsquo;espèce n&rsquo;est possible  que grâce à un examen microscopique des constituants de leur squelette interne,  les sclérites ou spicules.</p>
<h2>2. Anatomie des Octocoralliaires</h2>
<h3>2.1. Morphes</h3>
<p class="align-j">D&rsquo;une manière générale, on distingue une portion basilaire (pied) surmontée d&rsquo;une région  plus ou moins ramifiée, portant les polypes (tiges, branches, lobes&#8230;), mais les formes peuvent varier notablement  d&rsquo;un genre à l&rsquo;autre (illustration 2). Les Octocoralliaires sont le plus souvent constitués d&rsquo;une colonie de polypes, il existe  cependant des espèces monopolypes (solitaires) comme les Pennatules. Le pied est parfois bien distinct ou au contraire, il peut former une membrane (<em>Briareum</em>). Le capitule peut se déployer en ombrelle massive ou sous forme de dentelle légère. </p>
<p class="align-j"> Molles, souples ou parfois rigides,  habituées du lagon ou des très grands fonds, des mers chaudes, tempérées et même froides&#8230; les espèces ne manquent pas pour qui veut s&rsquo;intéresser aux Octocoralliaires.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);"><figcaption class="grille-titre">Spécimens coloniaux et solitaires d&rsquo;Octocoralliaires en milieu naturel</figcaption><figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/2.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/2.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.whoi.edu/hpb/viewImage.do?id=661&amp;sid=193&amp;ppid=401&amp;cl=0">Kristen E. WHALEN</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/3.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/3.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.whoi.edu/hpb/viewImage.do?id=661&amp;sid=193&amp;ppid=401&amp;cl=0">NachoBen</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/4.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/4.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : Inconnu</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/5.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/5.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://astronomy-to-zoology.tumblr.com/post/39313968675/order-pennatulacea-sea-pens-sea-pens-are-a">Diver.net</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/6.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/6.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.messersmith.name/wordpress/tag/dendronephthya-roxasia/">Jan Messersmith</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/7.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/7.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.guamreeflife.com/htm/bluecoral.htm">guamreeflife</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/8.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/8.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://chaloklum-diving.com/marine-life-koh-phangan/corals-more-cnidaria/octocorals-alcyonaria/ellisellidae-sea-fans/">Chaloklum Diving</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/9.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/9.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://oceanexplorer.noaa.gov/welcome.html">NOAA Ocean Explorer</a></figcaption></figure>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">&quot;Ramifié&quot;, &quot;arborescent&quot;, &quot;digité&quot;&#8230; beaucoup, trop de qualificatifs étaient employés  pour définir ces formes souvent complexes. Les nombreux synonymes parfois sans  correspondance linguisitique, ajoutaient à la difficulté de communiquer. Un groupe de biologistes a contribué à  uniformiser, en plusieurs langues,  le vocabulaire relatif aux Octocoralliaires. Ces travaux ont été publiés en 1983 par les professeurs&nbsp;Bayer, Grasshoff et Verseveldt<span class="align-j"> dans le rapport <em><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/guide-bayer.pdf" target="_blank">Illustrated Trilingual  Glossary of Morphological and Anatomical Terms Applied to Octocorallia</a></em>.</span> L&rsquo;illustration 2 reprend une partie de cette terminologie  relative aux morphes. Il n&rsquo;est pas rare de devoir utiliser plusieurs  termes  pour caractériser un spécimen.  Malheureusement, cette étape ne suffit pas à préciser le genre et encore moins l&rsquo;espèce, comme on le verra plus loin.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(5,1fr);"><figcaption class="grille-titre">Illustration 2 : Terminologie non exhaustive relative aux morphes des colonies d&rsquo;Octocoralliaires </figcaption><figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c1415.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c1415.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>1 Ramifié</strong> : colonie comportant des rameaux. 1a Sympodiale : la tige principale est formée de tiges unies entre elles, partant des branches latérales et formant un zigzag ou une spirale, ex. <em>Pseudocladochonus, Chrysogorgia</em>. 1b Monopodiale : la tige est unique et continue, ex. <em>Telesto, Carijoa, Plumarella, Metallogorgia</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c39.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c39.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>2 Solitaire</strong> : composé d&rsquo;un seul polype, ex <em>Taiaroa</em> (cas unique).</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c47.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c47.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>3 Arborescent</strong> : avec un tronc bien défini (Alcyonacea) ou une tige (Gorgonacea). Ex. <em>Nephthea</em>, <em>Dendronephthya</em>, <em>Lemnalia</em>, <em>Verrucella</em>, <em>Ellisella</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c48.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c48.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>4 En glomerule</strong> : Colonie arborescente, peu ramifiée  avec de nombreux amas de polypes serrés en grappes arrondies, caractéristiques des espèces &quot;Glomerata&quot;. Ex. <em>Dendronephthya gigantea</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c49.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c49.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>5&nbsp;&quot;Divaricate&quot;</strong> (non traduit en français) : colonies arborescentes abondamment ramifiées, avec de longues branches fines, nettement distinctes qui divergent en faisceaux de polypes,  caractéristiques des espèces &quot;Divaricata&quot;. Ex. <em>Dendronephthya cirsium</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c50.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c50.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>6&nbsp;Ombelliforme</strong> : colonie arborescente avec de nombreux faisceaux partant d’un même endroit du tronc. Les polypes sont regroupés, formant  des agrégats en forme d’ombelle (parasol courbe)  ou en corymbe (parasol plat), tous les polypes étant alignés sur une même surface. Caractéristiques des espèces &quot;umbellata&quot;. Ex. <em>Dendronephthya florida</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c43.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c43.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>7&nbsp;Encroûtant ou membraneux</strong> : la colonie encroûtante est composée d&rsquo;une  couche épaisse, charnue recouvrant le substrat, ex. <em>Sinularia</em>. <em>Lobophytum</em>, <em>Erythropodium&nbsp;</em>; la colonie membraneuse étant fine, ex. <em>Sympodium</em>, <em>Parerythropodium</em> <em>fulvum</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c40.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c40.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>8 Stoloné</strong></strong> : multiplication asexuée par stolons (tiges aérienne et/ou dans le substrat) sans rapport avec le sous-ordre Stolonifera, ex. <em>Cornuiaria</em>, <em>Clavularia</em>.  </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c41.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c41.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>9 Digitiforme</strong> : colonie en forme de doigt, sans branche, ex. <em>Bellonella</em>, <em>Minabea</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c46.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c46.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>10&nbsp;Digité</strong> : colonie comportant des ramifications en forme de doigts, ex. <em>Alcyonium</em>, <em>Sinularia</em>, <em>Lobophytum</em>, <em>Nephthyigorgia</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c42.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c42.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>11 En lobes</strong> : colonies composées de plusieurs lobes robustes, ex. <em>Alcyonium</em>, <em>Asterospicularia</em>, <em>Cladiella</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c57.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c57.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>12 Buissonnant</strong> : colonie dont les branches abondantes débutent immédiatement au-dessus du crampon sans  tige principale évidente, ex.  <em>Stereonephthya</em>, <em>Plexaurella</em>, <em>Rumphella</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c51.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c51.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>13&nbsp;Plan</strong> : colonie ramifiée dans laquelle les branches poussent plus ou moins dans un même plan.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c52.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c52.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>14 Dichotome</strong> : colonie dont les rameaux se divisent régulièrement en bifurquant en deux parties identiques. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c53.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c53.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>15 Pennée</strong> : colonie dont les rameaux sont ramifiés dans un plan comme une plume, ex. <em>Pseudopterogorgia</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c55.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c55.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>16 En goupillon</strong> : colonie pennée dont les rameaux sont nombreux, courts et répartis en brosse cylindrique, autour de la tige principale, ex. <em>Thouarella</em>, <em>Xenogorgia</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c59.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c59.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>17&nbsp;Clairsemé</strong> : colonie dont la densité des branches latérales sont est faible, ex. <em>Ellisella romasa</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c60.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c60.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>18 Lyriforme</strong> : colonie plane en forme de lyre ou de candélabre, dont les branches secondaires sont verticales dirigées vers le haut et sensiblement parallèles les unes aux autres, ex. <em>Ctenocella</em>, <em>Trichogorgia</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c62.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c62.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>19&nbsp;Réticulé ou rétiforme</strong> : colonie ramifiée dont les branches s&rsquo;anastomosent pour former une structure en filet, ex. <em>Gorgonia</em>, <em>Subergorgia</em>, <em>Pacifigorgia</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c63.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c63.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>20 Flagelliforme</strong> : colonie solide, non ramifiée en forme de fouet, ex. <em>Ellisella</em>, <em>Junceella</em>, <em>Lepidisi</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c64.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c64.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>21&nbsp;Filiforme</strong> : colonie en forme de fil mince, non ramifiée, ex. <em>Leptogorgia</em>, <em>Eunicella filiformis</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c44.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c44.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>22&nbsp;Capité</strong> : colonie non ramifiée avec une large partie distale (à l&rsquo;opposé du corps), sur une tige nettement plus étroite, ex. <em>Xenia</em>, <em>Nidalia</em>, <em>Anthoinastus</em>, <em>Heteroxenia</em>, <em>Metalcyonium</em>.</figcaption></figure><figcaption class="copyright">Illustrations :  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/guide-bayer.pdf">Illustrated Trilingual  Glossary of Morphological and Anatomical Terms Applied to Octocorallia</a>.</figcaption></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>2.2 Polype</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/10.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/10.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Un Octocoralliaire déployant ses polypes sous l&rsquo;oeil  d&rsquo;un photographe sensible à sa beauté.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Boris (Cap récifal)</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires sont facilement reconnaissables&nbsp;: sauf  rares exceptions, le polype présente, une symétrie d&rsquo;ordre 8, ce qui se traduit  extérieurement par la présence de huit tentacules et intérieurement, la cavité  gastrique est divisée par huit cloisons. D&rsquo;une manière générale, leurs  tentacules possèdent des ramifications latérales en forme de plumes les pinnules (que n&rsquo;ont pas les polypes de Scléractiniaires).</p>
<h4>2.2.1. Couches cellulaires</h4>
<p>Comme tous les Cnidaires, les Octocoralliaires sont des organismes diploblastiques c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;ils sont formés à partir de deux feuillets cellulaires, l&rsquo;endoderme et l&rsquo;ectoderme. Entre ces deux feuillets on trouve une matrice, la mésoglée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/11.png" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/11.png"></a><figcaption class="figlegende">Les trois couches cellulaires du polype.</figcaption></figure>
<p class="align-j"><strong>L&rsquo;ectoderme</strong> : ce tissu externe couvre  la surface du polype et  de la colonie (le cœnenchyme). La zone couvrant le polype comporte des cellules sensorielles (détection), des cellules  à mucus (captation et défense chimique),  et des cnidocytes ou cnidoblastes (chasse et défense). La zone couvrant le cœnenchyme  comporte moins de cellules sensorielles et de cnidocytes. On peut constater  la faculté de certaines espèces à émettre une forte quantité de mucus, d&rsquo;odeur  caractéristique, destiné à protéger l&rsquo;animal de la dessiccation lors des  expositions à l&rsquo;air durant les périodes d&rsquo;exondation. Outre ce rôle,  le mucus, riche en molécules antimicrobiennes, est aussi la première barrière immunitaire de ces organismes.</p>
<p class="align-j"><strong>L&rsquo;endoderme</strong> : ce tissu interne  chargé de la digestion et de la reproduction, correspond à la  couche interne des tentacules, de l&rsquo;anthocodie (voir chapitre 2.3) et de la totalité des cavités  internes.<br />
C&rsquo;est dans  les cellules de ce tissu que sont hébergées les zooxanthelles des espèces  symbiotiques.</p>
<p class="align-j"><strong>La mésoglée</strong> : c&rsquo;est&nbsp;  une matrice gélatineuse, située entre les deux couches ci-dessus. Elle ne constitue pas  un véritable tissu puisqu&rsquo;elle ne contient pas de cellules organisées (structurées)  entre elles et donc par définition aucun organe différencié. D&rsquo;épaisseur et de composition  cellulaire variable selon l&rsquo;espèce, elle est très fine au niveau des polypes mais  représente la plus grande partie du cœnenchyme, entre ces derniers. Au niveau du cœnenchyme, la mésoglée abrite un  réseau de canaux endodermiques (solenia) qui  font communiquer toutes les cavités  gastriques entre elles, répartissant ainsi les nutriments dans la colonie. Ce  réseau est particulièrement développé chez les espèces massives comme <em>Sarcophyton</em> spp., il est réduit chez les  espèces émergeant peu, à partir d&rsquo;un tissu encroutant ou de stolons.  Dans la mésoglée siège le système nerveux. Elle contient également les sclérites et  des cellules chargées de  la production du squelette.</p>
<h4>2.2.2. Zooxanthelles  et symbiose</h4>
<div class="commentaire">
<strong>Zooxanthelles et photosynthèse</p>
<p>  </strong>Les zooxanthelles se  développent en présence de lumière. Elles réalisent la photosynthèse qui  consiste en la fabrication de composés carbonés à partir d&rsquo;eau et de dioxyde de  carbone sous l&rsquo;action énergétique  de la lumière. <br />
    Comme tous les végétaux photosynthétiques, les zooxanthelles  contiennent des pigments qui leur confèrent une couleur brune, jaune ou verte&nbsp;:  chlorophylles a et c, caroténoïdes et phycobilines. Ces pigments sont les  molécules responsables soit directement de la photosynthèse, soit comme  transmetteur de lumière, élargissant ainsi le spectre des longueurs d&rsquo;onde  utilisables. Ces pigments variés permettent aux zooxanthelles de s&rsquo;adapter aux  conditions d&rsquo;éclairement (ensoleillement, profondeur…) et d&rsquo;optimiser l&rsquo;énergie  lumineuse disponible. Ils présentent un pic d&rsquo;absorption maximal situé entre  408 et 475&nbsp;nm, c&rsquo;est à dire dans la bande bleue extrême du spectre visible. <br />
    Le  taux de photosynthèse croit avec l&rsquo;intensité lumineuse, jusqu&rsquo;à une valeur  limite au-delà de laquelle il n&rsquo;augmente pas. En situation d&rsquo;éclairement  extrême, notamment en présence d&rsquo;UV (photo oxydation) leur densité diminue,  elles dégénèrent et sont rejetées&nbsp;: les coraux blanchissent (phénomène de blanchissement des coraux). Cette situation est  cependant réversible si les conditions redeviennent favorables.
</div>
<p class="align-j">Certaines espèces d&rsquo;Octocoralliaires dites zooxanthellées, sont  pourvues d&rsquo;algues symbiotiques&nbsp;: les zooxanthelles, qui influent de manière  notable dans leur métabolisme. Les Octocoralliaires dépourvus de ces algues  sont dit azooxanthellés ou non photosynthétiques (NPS). Le tableau&nbsp;2  détermine pour certains genres, leur caractère zooxanthellé&nbsp;ou  azooxanthellé.</p>
<h5>2.2.2.1. Les zooxanthelles</h5>
<figure class="figfloat" style="float:left"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/12.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/12.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Coupe dans la paroi d&rsquo;un polype Les zooxanthelles se situent dans les cellules de l&rsquo;endoderme.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : <a href="http://baladesnaturalistes.hautetfort.com/archive/2010/07/16/coraux-des-antilles-2.html" target="_blank">André GUYARD</a></figcaption></figure>
<p class="align-j">Ce sont des algues  Dinoflagellés unicellulaires du genre <em>Symbiodinium</em>,  de longueur environ 10&nbsp;µm. Elles peuvent avoir une vie  libre dans le milieu extérieur mais, concernant le corail, elles sont insérées,  à raison d&rsquo;une à trois cellules végétales, dans les cellules endodermiques   de leur hôte.  Lors de la reproduction sexuée, les  zooxanthelles sont soit déjà présentes  dans l&rsquo;œuf du corail, soit ingérées en pleine eau aux stades larvaires ou juste  après fixation et métamorphose. Lors de la reproduction  asexuée, elles sont transmises via les tissus de la colonie mère. Les zooxanthelles  se multiplient par mitose (division d&rsquo;une cellule mère en deux cellules filles) au sein du corail et probablement aussi par voie sexuée  hors du corail. Lors de la phase larvaire, leur  population peut doubler en 10 jours. Cette biomasse végétale  élevée  représente alors une source d&rsquo;énergie non négligeable.</p>
<p>  Plus abondantes dans  les parties superficielles exposées à la lumière : disque oral, cœnosarque et  tentacules, leur densité et leur répartition dans les tissus varient selon  plusieurs paramètres&nbsp;: les colonies de forme lamellaires développent bien naturellement  plus d&rsquo;algues sur leurs faces supérieures&nbsp;; la densité varie sur la hauteur des espèces  digitées&nbsp;; les polypes en expansion le jour renferment d&rsquo;avantage de  zooxanthelles, notamment au niveau des tentacules&nbsp;; la densité de ces algues symbiotiques augmente également  avec la concentration en ions NH<sub>4</sub><sup>+</sup> dans l&rsquo;eau. Mais la lumière semble bien être  le facteur le plus important.</p>
<h5> 2.2.2.2. Symbiose</h5>
<figure class="figfloat" style="float:left"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/13.png" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/13.png"></a><figcaption class="figlegende">Profits  de la symbiose entre zooxanthelle et polype corallien. Ainsi, la symbiose permet un recyclage local et rapide de la matière. Elle est à l&rsquo;origine de la réussite des coraux dans les milieux pauvres en éléments nutritifs (oligotrophes).</figcaption></figure>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une  association durable et profitable (symbiose mutualiste) entre deux organismes&nbsp;: le  polype hébergeur (hôte) et les zooxanthelles hébergées (symbiote). L&rsquo;algue  étant incluse dans une vésicule intracellulaire (le  symbiosome) du polype, on parle d&rsquo;endosymbiose. <br />
  Les zooxanthelles bénéficient  de leur hôte&nbsp;: elles trouvent au sein des tissus, un environnement stable,  à l&rsquo;abri de la sédimentation de la prédation et des infections&nbsp;; elles utilisent les déchets issus du métabolisme du  corail&nbsp;pour leur propre métabolisme : le carbone à partir du gaz  carbonique, en complément de celui provenant des hydrogénocarbonates dissous  dans l&rsquo;eau de mer&nbsp;; les composés phosphorés (phosphates), azotés (ions NH4)  comme source d&rsquo;éléments minéraux qui sont localement plus concentrés que dans  le milieu extérieur et dans une moindre mesure, nitrites et nitrates&nbsp;; l&rsquo;acétate  converti en acides gras.</p>
<p class="align-j"> En  retour, outre l&rsquo;élimination des déchets azotés et phosphorés du corail, les zooxanthelles jouent  un rôle important dans son métabolisme. Elles produiraient du dioxygène O<sub>2</sub> utilisé  par le tissu animal et agiraient dans la calcification&nbsp;:  le prélèvement du CO<sub>2</sub> par les zooxanthelles favoriserait la précipitation du  carbonate de calcium et donc l&rsquo;élaboration du squelette. Elles  contribuent également largement à la nutrition des  coraux qui les hébergent.</p>
<h3>2.3. Deux types de polypes : autozoïdes et siphonozoïdes</h3>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires disposent  de  polypes autozoïdes (ou gastrozoïdes) émergeant du corps. Certaines  espèces possèdent en plus des polypes syphonozoïdes dont on ne  distingue que l&rsquo;orifice buccal au ras de l&rsquo;épiderme. Ces deux types de polypes ont des fonctions spécialisées.</p>
<div class="figcolonne" style="width:70%;"><figcaption class="grille-titre">Illustration 3 : Représentation schématique des polypes d&rsquo;Octocoralliaires</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/14.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/14.jpg"></a><br /><figcaption class="figlegende">Polypes autozoïdes (gastrozoïdes) et polypes siphonozoïdes.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : indéterminée. Adaptation : Denis TOURNASSAT</figcaption></div>
<h4>2.3.1. Polypes  autozoïdes</h4>
<p class="align-j">Tous les Octocoralliaires disposent de polypes autozoïdes (ou  gastrozoïdes). Dédiés essentiellement au nourrissage ils assurent les fonctions  de capture, de digestion des aliments, de respiration, de captation de lumière  (tel un puit de lumière) vers le cœur de la colonie ainsi que la reproduction puisqu&rsquo;ils portent les  gonades (ovaires et testicules). La capture prend ici un sens étendu, assurée  de plusieurs manières, comme on le verra plus tard.</p>
<h5>2.3.1.1. Anthocodie, partie émergeante</h5>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/15.png" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/15.png"></a><figcaption class="figlegende">Tentacules et pinnules de la gorgone Diodogorgia nodulifera.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">La partie émergeante du polype (l&rsquo;anthocodie), de forme tubulaire  plus ou moins allongée, de quelques millimètres à plus de dix centimètre de  longueur chez certaines espèces comme <em>Xenia</em>,  est prolongée de ses huit tentacules. Entre les tentacules, se situe la bouche  ou débute le pharynx. A la base de l&rsquo;anthocodie, les stolonifères développent une  partie en saillie formant un calice ou anthostèle, plus épaisse, dure et  chargée de spicules. Contrairement à une idée répandue, l&rsquo;anthostèle ne se  limite pas à la partie émergeante, elle inclut tout le canal gastrodermique qui  s&rsquo;enfonce parfois profondément dans le corps.   Selon les espèces, la partie supérieure de l&rsquo;anthocodie, molle, peut se contracter  dans le calice par simple déflation ; on dit que le polype est contractile. L&rsquo;anthocodie peut également s&rsquo;invaginer entièrement  ne laissant apparaître qu&rsquo;un orifice, on dit alors qu&rsquo;il est rétractile. Chez certaines espèces comme <em>Anthelia</em> spp., le polype ne peut pas se contracter  ni se rétracter. Chez d&rsquo;autres, les polypes sont seulement formés  d&rsquo;une longue anthocodie, simplement déprimée à la base, juste au-dessus du  stolon. Les Pennatules s&rsquo;égarent de ce schéma habituel&nbsp;: elles  disposent d&rsquo;un polype principal (le rachis) d&rsquo;où partent des rangées de polypes  secondaires. Quelques espèces comme <em>Sarcophyton</em> spp., disposent de longs polypes en mesure de se rétracter profondément à l&rsquo;intérieur  du corps. Ces derniers permettraient de conduire la lumière vers les couches  internes pourvues de zooxanthelles.</p>
<h5>2.3.1.2. Tentacules et pinnules</h5>
<p class="align-j">Sauf exception, les tentacules sont au nombre de huit. De 1  à 50 mm, ils se répartissent autour du disque oral de chaque polype et alternent  avec les huit cloisons. De forme parfois asymétrique, comme chez les  pennatules, ils sont creux, effilés à leur extrémité et en général, portent des  petites ramifications latérales, les pinnules.   Contractiles, ils peuvent être épanouis ou rétractés, le jour ou la  nuit, selon  l&rsquo;espèce. Les tentacules, mobiles, tactiles et préhensiles, contiennent de nombreux  cnidocytes et interviennent dans la défense, la capture des proies et la  nutrition. Ils assurent également  l&rsquo;acheminement de la nourriture vers la bouche. </p>
<h5>2.3.1.3. Disque oral et bouche</h5>
<p class="align-j">La bouche, de forme ovale au centre du disque oral, présente  à l&rsquo;une de ses extrémités étroites un élargissement indiquant la position du siphonoglyphe (voir ci-après) qui se prolonge à l&rsquo;intérieur du pharynx.</p>
<h5>2.3.1.4. Pharynx </h5>
<p class="align-j">Le pharynx ou stomodeum, ovale, peut être lisse ou parcouru  de sillons. Il s&rsquo;étend plus bas jusqu&rsquo;à la cavité gastrique. Il est parcouru à  son extrémité ventrale par une gouttière bordée de cellules ciliées, le  siphonoglyphe (absent chez les scléractiniaires). Cette gouttière est destinée  à assurer la circulation de l&rsquo;eau vers l&rsquo;intérieur, dans la cavité gastrique et  participerait à l&rsquo;ingestion de particules alimentaires.</p>
<h5>2.3.1.5. Cavités gastriques</h5>
<figure class="figfloat" style="float:left"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/16.png" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/16.png"></a><figcaption class="figlegende">Coupe d&rsquo;un Octocoralliaire au niveau des chambres radiaires.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">La cavité gastrovasculaire (ou cœlenteron) de chaque polype est    formée d&rsquo;un ensemble de huit cavités  gastriques, indépendantes les unes des autres. Dans la partie supérieure, elles sont soudées  entre elle par des cloisons  ou septes, qui se  poursuivent longitudinalement, délimitant ainsi depuis le disque oral et au niveau du pharynx, huit  compartiments distincts (les chambres radiaires), communiquant directement avec  les sillons tentaculaires. Il y a une chambre asulcale (sans sillon), une  chambre sulcale (avec sillon) et six chambres latérales.    Au-dessous du pharynx, les cavités se prolongent vers la base de la colonie sous forme de canaux  longitudinaux endodermiques terminés en cul de sac. A ce niveau, les bords externes des cloisons (cloisons mésentériques) sont reliés  à la paroi des polypes, alors que les bords internes  sont libres  et portent des cordons épais et onduleux, les filaments mésentériques. <br />
  On distingue huit filaments mésentériques, dissemblables  tant par leur constitution que par leur origine&nbsp;: les deux filaments  asulcaux sont longs, rectilignes souvent bilobés et descendent jusqu&rsquo;au fond du  polype. Fortement ciliés, ils servent à créer un courant d&rsquo;eau exhalant, vers  la bouche. Les six autres filaments (deux sulcaux et quatre latéraux) sont plus  réduits, ils contiennent des glandes digestives et achèvent la digestion des  particules alimentaires commencée dans le pharynx. En général ces derniers  produisent les gonades.<br />
  Dans les colonies massives, une quantité parfois importante  de polypes se prolonge profondément dans la masse en un tube nommé canal  gastrodermique. Ce canal est également connecté aux autres parties de la  colonie par un réseau communicant le solenia. Dans les colonies qui disposent  de tissus fins autour d&rsquo;un axe ou celles qui s&rsquo;étendent sur le substrat, la  cavité gastrique est réduite.</p>
<h5>2.3.1.6. Circulation d&rsquo;eau</h5>
<p class="align-j">La circulation de l&rsquo;eau&nbsp;au sein des colonies  coralliennes, joue un rôle fondamental dans le métabolisme du corail&nbsp;:  elle facilite la nutrition, permet les échanges gazeux et favorise l&rsquo;évacuation  des déchets du métabolisme. <br />
  Il existe au niveau de la bouche des polypes  gastrozoïdes et des polypes siphonozoïdes, deux courants ciliaires plus ou  moins puissants :<br />
  d&rsquo;un côté, un courant inhalant provient du siphonoglyphe et  de l&rsquo;autre, les filaments mésentériques asulcaux génèrent un courant ciliaire  exhalant ascendant, depuis la base jusqu&rsquo;au sommet de la cavité  gastrovasculaire. Leurs actions conjuguées assurent l&rsquo;arrivée d&rsquo;une grande quantité d&rsquo;eau dans les polypes et son expulsion, tout en permettant aux particules  nutritives de pénétrer et éventuellement, de ressortir de l&rsquo;orifice buccal.</p>
<h4>2.3.2. Polypes  siphonozoïdes</h4>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/17.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/17.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Entre les grands polypes autozoides, on distingue les orifices plus nombreux et plus petits, des polypes siphonozoides de la vérétille <em>Cavernularia obesa</em>,</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les espèces aux formes massives comme celles de la famille  Pennatulidae, quelques alcyoniidés (<em>Sarcophyton</em>, <em>Lobophyton</em>, <em>Hetroxenia</em>…) et les gorgonidés sont dimorphes&nbsp;: elles possèdent en  plus des polypes autozoïdes, un autre type de polypes&nbsp;dits siphonozoïdes.<br />
  Ces derniers, démunis de tentacule  et dont on ne voit que les orifices à fleur de l&rsquo;épiderme,  ne sont pas rétractiles. Ils sont spécialisés dans les échanges  respiratoires de la colonie.<br />
  Leurs cloisons gastriques et  leurs filaments mésentériques son plutôt atrophiés, alors que les siphonoglyphes sont très  développés. <br />
Les filaments mésentériques asulcaux (sans sillon) assurent la circulation  d&rsquo;eau, l&rsquo;exhalant de bas en haut. Le courant inhalant qui en résulte    assure la  respiration jusqu&rsquo;au sein du polype ainsi que le maintien d&rsquo;une  pression interne permettant aux colonies massives ou peu arborescentes, de se  dresser. Certaines espèces ne forment d&rsquo;ailleurs des polypes siphonozoïdes  qu&rsquo;au-delà d&rsquo;une certaine taille.</p>
<h3>2.4. Squelette  et hydrosquelette</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/18.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/18.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Polypes de <em>Nephthyigorgia sp. </em> dont on distingue l&rsquo;anthostèle (calice) et le cœnenchyme  (tissu) chargés de sclérites rouge foncé.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">La grande majorité des Octocoralliaires possède un squelette  interne (endosquelette) composé d&rsquo;éléments en carbonate de calcium (calcite) et  organique, de petites tailles&nbsp;: les sclérites (terme employé au masculin ou au féminin) ou spicules (masculin), les  scientifiques n&rsquo;ayant  pas tranché sur le terme le plus approprié, répartis à  l&rsquo;intérieur du cœnenchyme.  Ces sclérites  plus ou moins acérés assurent le maintien du corail et contribuent à sa protection contre des prédateurs. L&rsquo;aspect des sclérites  est très varié. En forme d&rsquo;aiguille plus ou moins longue de 0.02 à 4&nbsp;mm, plus  ou moins épaisse, rectiligne ou au contraire difforme, en forme de boutons  épineux, de croix, d&rsquo;haltères, d&rsquo;étoiles ou de massues.</p>
<figure class="figfloat" style="float:left"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/19.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/19.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Catalogue de  sclérites. </figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : Frederick M. BAYER</figcaption></figure>
<p class="align-j">Il est bien souvent impossible de déterminer visuellement un Octocoralliaire  au-delà du genre. Ce n&rsquo;est pas vraiment un handicap pour la pratique du hobby  récifal.  Les scientifiques poussent  l&rsquo;identification jusqu&rsquo;à l&rsquo;espèce par une analyse microscopique des sclérites,  de leur disposition ou de leur forme. Des catalogues (photo ci-contre) répertorient les formes aux noms évocateurs&nbsp;: papillon, rayon, disque, baril double tête, double étoile, torche, feuille&#8230; Leur forme variant selon leur localisation sur  l&rsquo;animal, les prélèvements sont effectués à la fois à la base des colonies et  sur les ramifications. L&rsquo;arrangement des sclérites de la colonie est également  un indicateur pour leur identification. Certaines espèces de <em>Nepthea</em> sont empaquetées dans un réseau  de larges sclérites. Des sclérites en forme d&rsquo;arcs allongés peuvent être  organisées en collerettes ou couronnes renforçant le calice ou en pointes à la  base des tentacules (Illustration 2)</p>
<div style="clear:both"></div>
<div class="commentaire pos-centre" > <strong>Manuel du petit taxinomiste</strong></p>
<p>  Pour analyser un Octocoralliaire il faut, dans un premier temps, découper au scalpel un échantillon du tissu du  corail, dissoudre la matière organique avec quelques gouttes d&rsquo;hypochlorite de  sodium (eau de javel), laver plusieurs fois les sclérites à l&rsquo;eau distillée, les  laisser sécher sur une lame de microscope puis les recouvrir d&rsquo;une lamelle. Il  est parfois nécessaire de les consolider dans une inclusion de résine époxy. Les  spicules mises en évidence, on peut les observer sous grossissement  moyen. Mais à ce stade, l&rsquo;identification nécessite de la persévérance&nbsp;: contrairement aux  scléractiniaires, les rapports de recherches sont peu accessibles, les  différences entre espèces sont parfois ténues, d&rsquo;autant plus que celles vivant en captivité  peuvent développer des malformations. Mais pas de panique en cas d&rsquo;erreur : la classification est en plein remaniement et promet quelques bouleversements  dans les prochaines décennies.</p></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/20.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/20.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Anatomie d&rsquo;une gorgone.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration :  BAYER et al. Adaptation : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">Chez certains groupes (pennatules, gorgones), le squelette  prend la forme d&rsquo;un axe  semi-rigide, formé de matière protéinique et de  substances collagènes, à l&rsquo;aspect de la corne (la gorgonine), enrobé d&rsquo;un fin  tissu, le cœnosarque appelé cortex chez les gorgones (ex. gorgones des familles  Holaxonia et Calcaxonia). Les plus complexes incorporent dans la composition de  leur axe (la médulla), des matières calcaires plus ou moins agrégées&nbsp;: cimentées  comme chez le fameux Corail rouge de Méditerranée <em>Corallium  rubrum</em> ou libres comme chez les gorgones du sous-ordre Scleraxonia qui incluent  des sclérites indépendantes. Ces structures plus ou moins souples possèdent des  médullas fortement liées, compactes, solides et peuvent parfois dépasser les  trois mètres d&rsquo;envergure. D&rsquo;autres moins complexes, constituées de spicules non  agglomérées dans la gorgonine, sont bien plus fragiles. <br />
  Les espèces de la famille Briareidae, qui se développent en forme de membranes  encroûtantes, sont considérées comme des gorgones dont la médulla cornée a  migré et s&lsquo;est étendue sur la face d&rsquo;appui, le cortex accueillant les polypes étant  sur la face supérieure.<br />
  Chez quelques stolonifères comme <em>Tubipora</em>, le squelette prend la forme d&rsquo;une enveloppe cornée dans  laquelle le polype peut se rétracter. Certaines espèces du genre <em>Sinularia</em> peuvent agglomérer des  sclérites à leur base, pour former une structure rigide, rocheuse, la  spiculite.<br />
  De nombreux Octocoralliaires n&rsquo;ont pas de squelette, leur  maintien est alors assuré par un réseau de canaux sous pression d&rsquo;eau. Cet hydrosquelette  peut se dégonfler quasi instantanément, en réponse à une perturbation ou à un  stress. Le corail se vide alors de son eau par la bouche pour rapetisser en  moins d&rsquo;une minute. Les Octocoralliaires contenant peu ou pas de squelette sont  en général de petites tailles, mais on trouve des colonies supérieures à un  mètre dont le corps contient de véritables sacs à eau.</p>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/21.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/21.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Section  d&rsquo;un polype  : mm&nbsp;mesentères; mb&nbsp;fibres musculaires; sc&nbsp;siphonoglyphe; st&nbsp;stomodeum.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : <a href="http://en.wikisource.org/wiki/Page:EB1911_-_Volume_02.djvu/109" target="_blank">Wikisource</a></figcaption></figure>
<h3>2.5. Musculature  et système nerveux</h3>
<p class="align-j">Les septes abritent de puissants muscles longitudinaux endodermiques  permettant la rétraction de la partie supérieure du polype, et d&rsquo;autres,  transversaux et moins développés, servant à mouvoir  les tentacules. Ces muscles sont commandés par  un système nerveux.</p>
<p class="align-j">La mésoglée contient un réseau de fibres nerveuses très primitif <span class="align-j">(deux plexus nerveux, un sous-ectodermique et un sous-endodermique)</span>. Les quelques centaines de milliers de neurones, également  dispersées dans l&rsquo;endoderme et l&rsquo;ectoderme de manière à détecter les proies de  toutes parts, sont plus denses autour de la bouche. Ces cellules nerveuses répondent aux stimulations et transmettent  des impulsions aux cellules contractiles.</p>
<h3>2.6. Substances bioactives</h3>
<p class="align-j">Bien que les cnidaires soient des organismes relativement simples, leur métabolisme produit des substances bioactives complexes que l&rsquo;on découvre encore.  Ces substances,  appelées métabolites secondaires, sont tout  sauf des sous-produits. Leur production  nécessite des enzymes spécifiques exigeant beaucoup d&rsquo;énergie de leur part. Destinées à dissuader des prédateurs, à nettoyer les envahisseurs, à lutter pour la conquête de l&rsquo;espace, à se protéger des radiations solaires ou combattre les maladies, elles jouent un rôle physiologique  et écologique si important pour la  survie de l&rsquo;animal, et donc sa maintenance en captivité, que nous ne pouvons les passer sous silence. Nous  aborderons plus en détail cet aspect de l&rsquo;écologie chimique des Octocoralliaires, dans un chapitre ultérieur.</p>
<h2 align="left">Références</h2>
<ul>
<li>K. Fabricius, P. Alderslade. <em>Soft  corals and sea fans – A comprehensive guide to the tropical shallow-water  genera of the Central-West Pacific, the Indian Ocean and the Red Sea</em>.  Australian Institute of Marine Science, Townsville, Australia. 2001. 264 p </li>
<li>J. Sprung, J. C. Delbeck. <em>L&rsquo;aquarium récifal, volume 2</em>. Ricordea Publishing 1999.</li>
<li>J. Vimal. <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=Physiopathologie+des+Coraux&amp;source=web&amp;cd=1&amp;cad=rja&amp;ved=0CCQQFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww2.vetagro-sup.fr%2Fbib%2Ffondoc%2Fth_sout%2Fdl.php%3Ffile%3D2007lyon025.pdf&amp;ei=g9KqUNnhFLDY0QXJr4DoAQ&amp;usg=AFQjCNEZ7tW0_o2vvCXcNQ--SCMwP5KpMQ" target="_blank"><em>Physiopathologie des Coraux</em></a><em>.</em> Thèse  Université Claude-Bernard. Lyon I, mai 2007.</li>
<li>F. M. Bayer, M. Grasshoff, Jakob Verseveldt, <a href="https://repository.si.edu/bitstream/handle/10088/6237/Bayer-087-1983-pg-1-75.pdf?sequence=1&amp;isAllowed=y" target="_blank"><em>Illustrated Trilingual Glossary of  Morphological and Anatomical Terms Applied to Octocorallia</em></a>, E.  J. BRILL , DR. W. BACKHUYS LEIDEN, The Netherland, 1983.</li>
<li>Les Octocoralliaires – <a href="http://www.mer-littoral.org/05/octocoralliaires.php" target="_blank"><em>Mer et littoral</em></a></li>
<li>M. P. Janes. <a href="http://shop.aquatouch.com/Images%20old%20site/PDF_Files/Coral%20Husbandry%20Book%20ch%2046.pdf" target="_blank"><em>Laboratory methods for the identification of soft corals (Octocorallia: Alcyonacea)</em></a>. Advances in Coral Husbandry in Public Aquariums. Public Aquarium Husbandry Series, vol. 2. R.J. Leewis and M. Janse (eds.),ch 46, pp. 413-426. 2008 Burgers’ Zoo, Arnhem, the Netherlands.</li>
</ul>
<p>
</p>
<p class="align-j">Tous mes remerciements aux auteurs des photos pour leur accord de publication et à mes  correcteurs Christian SEITZ, Olivier SOULAT et Jérémie VIDAL DUPIOL.</p>
<p align="center"><em>Article publié sur Cap récifal le 1 novembre 2014.</em></p>
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		<title>Octocoralliaires 2 &#8211; Biologie : nutrition, reproduction</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 23:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vivant]]></category>
		<category><![CDATA[corail]]></category>
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		<category><![CDATA[nutrition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier volet sur les Octocoralliaires nous a permis de mieux connaître l&#8217;anatomie des Octocoralliaires, mais ces organismes sessiles, filtreurs, totalement dépendants de leur environnement, ne sont pas tous égaux pour garantir leur survie. Ce chapitre s&#8217;attarde sur la nutrition qui n&#8217;est pas le moindre des processus en jeu, en milieu naturel comme en aquarium. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Le premier volet sur les Octocoralliaires nous a permis de mieux connaître l&rsquo;anatomie  des Octocoralliaires, mais ces  organismes  sessiles, filtreurs, totalement dépendants de leur environnement, ne sont pas tous égaux pour garantir leur survie. Ce chapitre s&rsquo;attarde sur la  nutrition qui n&rsquo;est pas le moindre des processus en jeu, en milieu naturel comme en aquarium. Nous verrons aussi les modes de reproduction ingénieux dont disposent les Octocoralliaires pour assurer la pérennité des espèces. </p>
<p class="align-c"><a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-1-biologie-classification-et-anatomie/">1 : Classification, anatomie</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-2-biologie-nutrition-reproduction/">2 : Nutrition, reproduction</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-3-ecologie/">3 : Écologie</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-4-maintenance/">4 : Maintenance</a></p>
<h2>1. Comportements alimentaires</h2>
<p>Le comportement alimentaire des  Octocoralliaires est fortement dépendant de leur anatomie.</p>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/1.jpg" data-ipsLightbox><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/1.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Tous polypes déployés dans le courant. Pas de doute, cette gorgone symbiotique <em>Gorgonia ventalina</em> des Caraïbes est bien  suspensivore microphage.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Pascal SUROU, Cap récifal</figcaption></figure>
<h3>1.1. Azooxanthellés&nbsp;: hétérotrophes</h3>
<p class="align-j">Les organismes non photosynthétiques, en l&rsquo;absence  d&rsquo;endosymbiose, ne peuvent se fournir en carbone via les zooxanthelles. Ils  doivent subvenir à tous leurs besoins en carbone et azote, dans les aliments  collectés à l&rsquo;extérieur et déployer d&rsquo;autres techniques de nutrition&nbsp;: ils  doivent capter les particules organiques (plancton, détritus) dans l&rsquo;eau ou  bien absorber des molécules dissoutes. Les Octocoralliaires azooxanthellés sont <strong>hétérotrophes</strong>.</p>
<h3>1.2. Zooxanthellés&nbsp;:   mixotrophes</h3>
<p class="align-j">Les coraux zooxanthellés bénéficient de la photosynthèse de leurs  algues symbiotiques et  une  grande majorité des  Octocoralliaires en dépendent fortement  pour leur nutrition, notamment certains  Xeniidés  dépourvus de moyen de chasse et disposant d&rsquo;un appareil digestif  réduit. Mais sont-ils autotrophes pour autant ?<br />
  Il est prouvé aujourd&rsquo;hui que la photosynthèse ne  peut subvenir à elle seule, à tous les  besoins en carbone. En effet, les Octocoralliaires dont la  part de zooxanthelles répartie essentiellement en surface est faible en regard  de leur biomasse, doivent mettre en œuvre une part des processus de nutrition  hétérotrophe  comme la capture de particules. Selon leur environnement comme l&rsquo;éclairement  ou la disponibilité en plancton, ils adaptent leur mode de nutrition.  Puisqu&rsquo;ils exploitent  les deux types de  processus métaboliques, autotrophie et hétérotrophie, les Octocoralliaires zooxanthellés sont <strong>mixotrophes</strong>.</p>
<h3>1.3. Sessiles  -&gt; Suspensivores microphages, osmotrophes</h3>
<p class="align-j">Hétérotrophes ou mixotrophes, les Octocoralliaires sont  fixés au substrat.  Ce caractère sessile  les contraint à trouver leur pitance dans leur espace proche&nbsp;;  ils sont totalement  dépendants de ce que leur offre leur environnement. <br />
  Pour ce, ils exploitent diverses méthodes basées sur la  capture de plancton et de particules organiques disponibles dans la colonne  d&rsquo;eau&nbsp;: ce sont des <strong>suspensivores </strong>(ou  filtreurs). Contrairement aux scléractiniaires, les Octocoralliaires disposent d&rsquo;un  système pour générer un courant d&rsquo;eau chargé de nourriture, ce sont des <strong>filtreurs actifs</strong>. Les particules  capturées sont de petite taille en regard de la taille de leur bouche&nbsp;: ce  sont des <strong>suspensivores microphages</strong>.  Selon la nature et la taille des particules, la capture sera basée sur la  filtration complétée parfois d&rsquo;actions de chasse&nbsp;de proies vivantes : ce  sont donc aussi, mais dans une faible mesure on le verra, des <strong>prédateurs</strong>. <br />
  Les Octocoralliaires ont également la faculté de puiser directement  dans l&rsquo;eau les nutriments sous forme dissoute, et de les absorber à travers leurs  téguments&nbsp;: ils sont <strong>osmotrophes</strong>. </p>
<h2>2. Processus de nutrition </h2>
<p class="align-j">La nutrition consiste en une succession de plusieurs  processus (Illustration 1) : </p>
<ul>
<li>Ingestion&nbsp;: dans un premier temps, l&rsquo;animal  doit détecter et capter de diverses manières, la nourriture (les aliments)  composés de matières organiques, sous différentes formes. </li>
<li>Digestion&nbsp;: Il s&rsquo;ensuit plusieurs phases  pour fragmenter et décomposer, par voies mécaniques, chimique ou enzymatique, la nourriture ou macronutriments, en unités suffisamment  petites (les nutriments ou métabolites), pour passer dans les cellules. <br />
    Ces métabolites tels que glucose,  acides  aminés, acides gras… proviennent de la transformation de macro  nutriments&nbsp;: sucres (glucides), protéines et corps gras (lipides) et d&rsquo;autres plus petits&nbsp;:  sels minéraux, antioxydants, oligo  éléments… issus de la nourriture et de l&rsquo;eau environnante.<br />
    &#8211; Les polysaccharides (glucides) sont transformés  en monosaccharides (glucose…)<br />
    &#8211; Les lipides sont transformés en glycérol et acides gras<br />
    &#8211; Les protéines sont transformées en acides aminés<br />
    &#8211; Les acides nucléiques sont transformés en nucléotides <br />
    Les glucides et les lipides ont pour fonction principale  de fournir de l&rsquo;énergie&nbsp;; les protéines jouent un rôle capital dans le  fonctionnement de l&rsquo;organisme (anabolisme).</li>
<li>Absorption&nbsp;et  assimilation : à partir des nutriments, les  cellules peuvent finalement fabriquer leurs propres molécules et les  transporter à travers les tissus, vers les organes vitaux et selon les besoins.</li>
</ul>
<div class="figcolonne pos-centre" ><figcaption class="grille-titre">Illustration 1 : Processus simplifié de nutrition</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/2.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/2.png"></a>
</div>
<h2>3. Moyens de nutrition  dans le  milieu naturel</h2>
<p class="align-j">Comme tous les animaux, pour assimiler  protéines,  sucres,   corps gras et les autres éléments nutritifs, les Octocoralliaires mettent en œuvre  différents procédés, selon les espèces.</p>
<h3>3.1. Rôle  des zooxanthelles dans la nutrition</h3>
<p class="align-j">Les zooxanthelles exploitent l&rsquo;énergie lumineuse pour  réaliser la photosynthèse.  Cette dernière se déroule en deux phases distinctes et successives&nbsp;: </p>
<ul>
<li>Durant  la première, dite phase claire parce qu&rsquo;elle est déclenchée par la lumière, la photosynthèse transforme l&rsquo;énergie solaire en énergie  chimique.<span class="align-j"> Durant la période diurne, l&rsquo;expansion des colonies augmente l&rsquo;activité photosynthétique de 30&nbsp;%.</span></li>
<li>Durant  la seconde phase obscure, appelée ainsi  parce qu&rsquo;elle  ne dépend pas de la lumière,  avec l&rsquo;énergie  produite lors de la première phase, la photosynthèse convertit le CO<sub>2</sub>  au contact du tissu corallien, en différents  produits qui sont pour l&rsquo;essentiel : du glycérol, du glucose, des acides aminés  (essentiellement de l&rsquo;alanine), des vitamines, des hormones et quelques autres  acides organiques utilisées par le polype. </li>
</ul>
<p class="align-j">Les molécules organiques fabriquées par les zooxanthelles  passent à travers la membrane de l&rsquo;algue, qui leur est perméable, pour  rejoindre le cytoplasme des cellules du polype. Les zooxanthelles peuvent  fournir jusqu&rsquo;à 98% des produits de leur photosynthèse à leur hôte. Une partie  de la matière organique produite est utilisée comme source de nourriture par le  polype. <br />
  Mais cette source essentiellement de glucides  ne suffit pas, le polype doit trouver les protides et les lipides nécessaires à sa  croissance et à son maintien en capturant des&nbsp;proies.</p>
<h3>3.2. Capture, ingestion, digestion de particules</h3>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires utilisent plusieurs outils, propres aux  invertébrés marins microphages, leur permettant de détecter, d&rsquo;attirer, de  capturer, de capter et transporter leur nourriture planctonique avant de  pouvoir la digérer. </p>
<h4>3.2.1. Déclenchement  des captures</h4>
<p class="align-j">D&rsquo;après les observations, on peut penser  que, de manière similaire aux scléractiniaires, des stimuli chimiques  déclenchent les réactions de nutrition des Octocoralliaires&nbsp;: extension du  polype, mobilité des tentacules, production de mucus, mouvements ciliaires,  sortie des entéroïdes&#8230; Des analyses sur les scléractiniaires ont permis  d&rsquo;identifier l&rsquo;efficacité de quelques stimulants chimiques, notamment  des acides aminés (proline, arginine, phénylalanine,  glycine, aspartate, leucine, glutamate, lysine…) qui agissent à faible dose de manière spécifique. Plus  empiriquement, l&rsquo;efficacité du nuoc-mâm a pu être vérifiée.  Les impulsions sont transmises depuis les cellules réceptrices ectodermiques jusqu&rsquo;au  centre musculaire des polypes.</p>
<p class="align-j">Les cycles d&rsquo;ouverture et de rétraction des polypes restent encore mal expliqués. Les gorgones symbiotiques des Caraïbes déploient en général leurs polypes et se nourrissent durant la journée, la majorité se contractant la nuit. Sur la Grande barrière, les polypes sont déployés pour moitié le jour et presque tous, ouverts la nuit pour se nourrir activement. Les contractions diurnes peuvent s&rsquo;expliquer par des courants trop faibles ou au contraire trop importants, une intensité lumineuse trop forte ou le dérangement par des prédateurs.</p>
<h4>3.2.2. Piégeage  par mucus</h4>
<div class="commentaire"><strong>Neige marine</strong></p>
<p>  On peut noter que ce  mucus est également utilisé comme nourriture. Éliminé dans la colonne d&rsquo;eau, il  flotte, en combinaison avec des détritus, sous une forme appelée «&nbsp;neige marine&nbsp;» qui devient à son tour  une source alimentaire. Des fabricants commercialisent d&rsquo;ailleurs une forme  reconstituée de cette neige marine.</p></div>
<p class="align-j">Les coraux élaborent sur la partie externe de leurs tissus,  un mucus hydrophile constitué d&rsquo;un mélange de protéines et de glucides. Ce  mucus est utilisé lors de processus variés comme la protection contre la  sédimentation, pour le déparasitage, contre la dessiccation durant leur exondation à  marée basse, le stress augmentant sa production. Il est ensuite évacué par des  mouvements ciliaires. </p>
<p class="align-j">Mais ce mucus est également utilisé lors de la nutrition, pour  piéger leur nourriture. À la surface de la colonie et selon l&rsquo;espèce, le mucus piège  les particules de zooplancton et/ou de phytoplancton (diatomées) en  suspension. Colonisé par une microflore bactérienne, de protozoaires  (flagellés, ciliés), il est le siège d&rsquo;une dégradation et du recyclage en  matières bactériennes et organiques ensuite dirigées vers la cavité gastrovasculaire   par des mouvements ciliaires.  Des études  portant sur l&rsquo;activité antibiotique du mucus de Scléractiniairse<em> </em>contre des espèces  invasives, ont permis d&rsquo;identifier quelques espèces résidentes appartenant aux genres <em><em>Alteromonas</em>, Agrobacterium</em>, <em><em>Bacillus, </em>Photobacterium</em>, <em>Phyllobacterium, Halomonas</em>, <em>Exiguobacterium</em>, <em>Peligiobacter</em>.</p>
<h4>3.2.3. Panaches  tentaculaires</h4>
<figure class="figcolonne" style="width:50%; min-width:200px; margin:auto;">
<video style="width:100%; height:auto;" poster="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/01.jpg" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/vid1.webm"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/vid1.mp4"></video><figcaption class="figlegende">Capture d’aliments  en suspension par <em>Diodogorgia nodulifera</em></figcaption><figcaption class="copyright">Vidéo : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">Nombre d&rsquo;invertébrés suspensivores microphages, surtout  lorsqu&rsquo;ils sont filtreurs passifs, déploient des dispositifs destinés à augmenter  leur surface muqueuse dans le courant naturel. <br />
  Ainsi, les Octocoralliaires disposent de panaches tentaculaires ou bras et ces derniers sont de plus pourvus de  pinnules rapprochés (de l&rsquo;ordre de 60 à 80&nbsp;µm chez <em>Dendronephthya</em>). Ce &quot;maillage&quot; ne fixe pas la taille des proies comme on le verra plus loin.</p>
<h4>3.2.4. Immobilisation  par empoisonnement (cnidocytes)</h4>
<p class="align-j">Même si la présence de zooxanthelles au sein  de leurs tissus peut assurer l&rsquo;essentiel de leur besoins énergétiques,  les cnidaires conservent tous un comportement de prédateur et peuvent capturer des proies  vivantes au moyen de leurs cnidocytes. Les cnidocytes (ou cnidoblastes) sont des cellules  spécialisées, concentrées en différents endroits sous l&rsquo;épiderme&nbsp;: au bout  de tentacules mais aussi près de la bouche, qui   servent à la capture de proies et à la protection de l&rsquo;organisme. Chaque  cnidocyte comporte une capsule (cnidocyste) en forme d&rsquo;ampoule de 10 à 50&nbsp;µm, refermée par un opercule, enfermant un ensemble d&rsquo;organes  urticants (le nématocyste). Ces organes baignant dans un venin, sont constitués d&rsquo;un filament, enroulé  autour d&rsquo;un dard invaginé vers le centre de la capsule portant de petits crochets : les stylets.</p>
<p class="align-j">La présence d&rsquo;une proie ou d&rsquo;un environnement chimique stimule un cil  sensoriel (cnidocil). Lors de l&rsquo;excitation du cnidocil, le nématocyste est expulsé par gradient de pression : il stocke dans sa capsule une grande quantité d&rsquo;ions calcium qui vont être envoyés dans le cytoplasme du cnidocyte. L&rsquo;augmentation de la concentration en ions calcium dans le cnidocyte crée une pression osmotique qui va causer une entrée d&rsquo;eau dans la cellule. Cette augmentation du volume d&rsquo;eau dans le cytoplasme provoque l&rsquo;expulsion  du nématocyste en quelques  millisecondes. Le nématocyste  libéré, se plante dans sa proie et s&rsquo;accroche  au moyen de stylets, pour  injecter son venin et la paralyser. Les cnidocystes à usage unique seront  remplacés. L&rsquo;usage et le remplacement des cnidocytes exigent une dépense d&rsquo;énergie, aussi. Ceci lié au fait que le cnidaire ne doit pas se piquer, un système de chémorécepteur analyse la proie et le contenu chimique de son épiderme pour déployer les nématocystes seulement si nécessaire et en nombre  suffisant. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);  width:70%;"><figcaption class="grille-titre">Illustration 2 : Principe de fonctionnement des cnidocytes..</figcaption><figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/3.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/3.png"></a><figcaption class="figlegende">Cnidocyte et séquence de harponnage.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : <a title="w:National Oceanic and Atmospheric Administration" href="http://en.wikipedia.org/wiki/National_Oceanic_and_Atmospheric_Administration">NOAA</a>. Adaptation : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/4.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/4.png"></a><figcaption class="figlegende">Cnidocils et nématocyste en action, dont on distingue les stylets (microscope électronique).</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:Nematocyst-discharged.png" target="_blank">Wikipédia</a>.</figcaption></figure>
</div>
<p class="align-j">
  La majorité des Octocoralliaires dispose de cnidocytes mais  leur structure est plus simple, ils sont moins nombreux et leurs nématocystes sont  beaucoup moins efficaces (incapables de pénétrer la peau humaine) que ceux des  cnidaires à grands polypes tels que les anémones ou les méduses. Ils sont  dédiés à la paralysie de petites proies zooplanctoniques vivantes, lentes ou blessées comme les larves de crustacés et de bivalves. Les particules  indigestes, les proies trop grandes ou trop actives peuvent être capturées mais  vite relâchées. On a pu noter cependant, que des polypes pouvaient s&rsquo;associer à  deux ou trois, pour capturer des proies de plus grande taille. Chez les  Octocoralliaires les nématocystes opèrent plutôt en support d&rsquo;un système de  filtration, pour paralyser une proie qui sera ramenée et immédiatement fixée  par le mucus, ou pour achever une proie  engluée dans ce mucus. </p>
<h4>3.2.5. Transport  vers la bouche et le pharynx</h4>
<p class="align-j">Les proies et les diverses particules organiques engluées  dans le mucus, immobilisées ou non par les nématocystes, peuvent être  transportées directement par le tentacule vers la bouche de l&rsquo;animal. <br />
  Si ce n&rsquo;est pas le cas, la  surface tissulaire est couverte de cellules dotées de cils vibratiles animés  de battements coordonnés. Leurs mouvements, composés d&rsquo;une poussée suivie d&rsquo;une  récupération durant laquelle ils reviennent à leur position initiale, créent  un mouvement  directionnel (voir le chapitre <em>Génération de courants</em>). Ces cils vibratiles, concentrés dans les tentacules et  l&rsquo;environnement buccal portent les aliments vers la bouche puis vers la cavité  gastrovasculaire pour y être digérés. <br />
  Chez les invertébrés marins, on retrouve ce type de cils  vibratiles dans d&rsquo;autres processus physiologiques comme  la création de courants ou l&rsquo;évacuation de mucus et  de particules indésirables.</p>
<h4>3.2.6. Prédigestion  extracœlentérique par les entéroïdes </h4>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/5.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/5.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Organe digestif d&rsquo;un Octocoralliaire, avec ses filaments mésentériques.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : Reader&rsquo;s Digest 1990, adaptation Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les cnidaires sont pourvus d&rsquo;une bouche puis d&rsquo;un pharynx  qui débouche dans une cavité gastrique. La surface interne présente des tissus  (mésentères), formant des bourrelets mésentéroïdes qui augmentent la surface  d&rsquo;échange. Le mésentère a de nombreuses fonctions : il possède des fibrilles  musculaires contribuant à  la contraction  et l&rsquo;extension des polypes, il renferme les organes reproducteurs et il intervient  aussi dans la digestion. Le bord interne du mésentère dispose de fibres  allongées, les filaments mésentériques (entéroïdes), chargées de cnidoblastes  et de  glandes digestives, qui s&rsquo;enroulent  en rubans dans la partie inférieure. Les filaments mésentériques produisent une  excrétion muqueuse abondante chargée de protéases  (enzymes qui brisent les liaisons des protéines). Ils peuvent sortir par la  bouche permettant la prise de proies, la conquête du terrain en attaquant les  tissus d&rsquo;un voisin envahissant, pour entamer une première digestion  extracellulaire. La digestion se poursuit au niveau des filaments mésentériques  ventraux et latéraux qui possèdent eux aussi un grand nombre de ces cellules.</p>
<h4>3.2.7. Génération  de courant</h4>
<p class="align-j">La capture est assurée par les tentacules  et dans une moindre mesure par les cnidocytes mais comme on l&rsquo;a vu plus haut,  les Octocoralliaires, sont des filtreurs actifs. Ils sont en mesure de  générer un courant d&rsquo;eau permettant d&rsquo;attirer les nutriments issus de leur environnement  très proche et d&rsquo;assurer leur circulation interne, jusqu&rsquo;au rejet des déchets.  Cette relative autonomie ne simplifie pas pour autant le système de  maintenance aquariophile puisqu&rsquo;il faut assurer,  comme pour les filtreurs passifs, un brassage général de l&rsquo;aquarium permettant  l&rsquo;apport des nutriments et plus globalement de tous les éléments particulaires  ou solubles nécessaires à leur développement, jusque à proximité de l&rsquo;animal.</p>
<h5>3.2.7.1. Siphonoglyphe</h5>
<p class="align-j">Les polypes autozoïdes des  Octocoralliaires sont également appelés gastrozoïdes et pour cause&nbsp;! Comme on l&rsquo;a vu  dans l&rsquo;article <em><a href="http://www.cap-recifal.com/page/articles.html/_/vivant/octocoralliaires-1-biologie-classification-r85">Octocoralliaires 1</a></em>, ils  sont pourvus d&rsquo;une gouttière, le siphonoglyphe, absente chez  les scléractiniaires, qui prend naissance à la bouche, se prolonge le long du  pharynx jusqu&rsquo;à la cavité gastrique. Ce siphonoglyphe est pourvu de cils  générant un courant inhalant. La  proie est rapidement triée, rejetée ou rapidement acceptée traversant alors le  pharynx en quelques minutes.</p>
<h5>3.2.7.2. Courant ciliaire</h5>
<figure class="figfloat" style="float:left"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/7.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/7.png"></a><figcaption class="figlegende">Les cils créent un mouvement parallèle à la surface d&rsquo;implantation.</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les cils sont des excroissances en forme de poils plus ou  moins long, présents en nombre et couvrant la surface de la membrane externe  des cellules. Leurs battements dans les siphonoglyphes, provoquent un mouvement  d&rsquo;eau. Ils se présentent en rangs&nbsp;; le cil se raidit et se courbe à sa base  pour donner un coup de fouet dans le plan de la rangée. Ce mouvement produit  une impulsion qui commence en un point et se propage sur le reste de la surface  comme une vague. Le cil devient ensuite flasque, il quitte le plan de mouvement  pour se coucher sur le côté, sans résistance à l&rsquo;eau et retrouve sa position  initiale. La direction de battement peut être inversée à tout moment. Ainsi,  les cils ont un mouvement ondulatoire, coordonné. Le mouvement engendré par les  cils est parallèle à la surface de la membrane. Ils transportent ainsi les  particules de nourriture vers les organes de digestion (bouche, estomac…) et  contribuent à rejeter les particules indésirables, les déchets.</p>
<h4>3.2.8. Digestion  extracellulaire, intracellulaire</h4>
<p class="align-j">La proie triée par le polype : rejetée  ou acceptée, traverse le pharynx en quelques minutes. La présence de proies dans la cavité gastrovasculaire  stimule les cellules glandulaires (cellules  caliciformes) pour la sécrétion d&rsquo;enzymes (protéases). A ce stade, les enzymes fragmentent les proies trop  grosses pour les cellules digestives et amorcent une première digestion extracellulaire.  Il s&rsquo;ensuit une digestion intracellulaire à l&rsquo;intérieur des cloisons radiaires (mésentères) de la cavité gastrique qui en augmentent notablement la  surface.&nbsp;Ces dernières sont bordées d&rsquo;entéroïdes dont les filaments mésentériques  ventraux et latéraux, riches en cellules digestives et d&rsquo;enzymes, phagocytent  et terminent la digestion. L&rsquo;intercommunication  des cavités gastriques des différents polypes, par le réseau de canaux du  cœnosarque (solenia) permet à la colonie de bénéficier de la capture d&rsquo;un  individu. <br />
  Selon les espèces et/ou leurs besoins,  les modes de nutrition autotrophie/hétérotrophie évoluent et s&rsquo;équilibrent. Ainsi  il existe une relation inversement proportionnelle entre le nombre des  zooxanthelles et le développement des filaments mésentériques ventraux et  latéraux en termes de surface et de quantité de cellules glandulaires hébergées.  Par exemple, les filaments mésentériques de <em>Lobophytum</em>&nbsp;sp.  contiennent un grand nombre de cellules glandulaires et seulement quelques  zooxanthelles, à contrario <em>Silunaria</em> sp. possède de très petits filaments mésentériques en petit nombre, voire pas  du tout&nbsp;; ses cellules glandulaires sont rares et les zooxanthelles très  nombreuses.</p>
<h4>3.2.9. Absorption,  excrétion</h4>
<p class="align-j">L&rsquo;absorption se produit au niveau des cellules  digestives des mésentéroïdes. Les nutriments assimilés diffusent de cellule à cellule selon des mécanismes complexes et  encore mal identifiés, à l&rsquo;échelle moléculaire.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;excrétion se fait également au  niveau des mésentéroïdes de la cavité digestive. Le courant exhalant entretenu  par les filaments mésentériques permet d&rsquo;évacuer les déchets inattaqués et les  composés phosphatés et ammoniacaux issus du métabolisme.  Ils sont ensuite évacués par le courant  ciliaire exhalant généré par les   filaments mésentériques puis rejetés au niveau de la bouche. </p>
<h2>4. Sources nutritives dans le milieu naturel</h2>
<h3>4.1. Photosynthèse  : des zooxanthellés aux  azooxanthellés</h3>
<p class="align-j">Les nutriments se font rares dans certaines eaux tropicales. Dans les faibles profondeurs, les coraux   hébergent des zooxanthelles permettant de compléter  leur régime alimentaire&nbsp;: les zooxanthelles transforment au moyen de l&rsquo;énergie  lumineuse, les molécules inorganiques (carbone, azote, phosphore) en molécules  organiques directement assimilables par les tissus du corail (glucose,  glycérol, acides gras, triglycérides, des acides aminés simples et quelques  éléments traces, vitamines…). De rares espèces comme les Xeniidés, dépourvus de cnidocytes et dont l&rsquo;appareil digestif  est réduit,  sont très dépendantes des zooxanthelles. </p>
<p class="align-j">En général, du fait de la biomasse importante des Octocoralliaires par  rapport à leur surface, la production de leurs algues  symbiotiques est faible comparée  à  celle des Scléractiniaires symbiotiques. D&rsquo;autre part, contrariés par les dérangements environnementaux (courants, lumière excessive, sédiments…),  leurs polypes ont des cycles d&rsquo;ouverture et de contraction qui ne correspondent  pas exactement à ceux de la lumière du jour. Contrairement aux Scléractiniares, leurs besoins respiratoires, en relation avec l&rsquo;importance de leur biomasse, sont  finalement rarement totalement atteints du fait de la seule photosynthèse. Ils doivent  donc trouver ailleurs ce que les algues ne  leur fournissent pas&nbsp;ou insuffisamment : azote, phosphore, quelques éléments  traces (fer, vitamines…). Ainsi,  les    Octocoralliaires, toujours peu zooxanthellés (mixotrophes) ou    azooxanthellées (hétérotrophes),   doivent exploiter d&rsquo;autres sources nutritives détaillées  ci-après.</p>
<h3>4.2. Matières  dissoutes, organiques (MOD) et non organiques</h3>
<h4>4.2.1. Matières  organiques dissoutes (MOD) </h4>
<p class="align-j">La matière organique est l&rsquo;ensemble de ces macromolécules  parfois complexes et difficiles à identifier dans le milieu marin, provenant de  la dégradation de débris animaux et végétaux ainsi que de la production  primaire du phytoplancton ou des coraux. Les concentrations océaniques sont faibles et augmentent au niveau du récif. Les MOD incluent divers éléments tels que  l&rsquo;azote organique dissous (NOD), le carbone organique dissous (COD) ou dans une moindre mesure, le phosphore.<br />
  Une part des MOD est agglomérée en matières particulaires,  certaines étant assimilables par les tissus.  L&rsquo;absorption fait intervenir des cellules ectodermiques  chargées de nombreuses petites excroissances (microvillosités) qui augmentent la surface d&rsquo;échange. Les matières dissoutes pénètrent  la cellule par pinocytose,   phagocytées par la membrane cellulaire, puis digérées dans des vésicules au moyen d&rsquo;enzymes, en composants aptes à être transportés et absorbés par les cellules destinataires. L&rsquo;importance des MOD dans la nutrition des Octocoralliaires  reste encore mal déterminée&nbsp;: certains auteurs estiment que, largement consommés  par les bactéries et les algues sur le récif, les nutriments dissous sont disponibles seulement à l&rsquo;état de traces  et qu&rsquo;ils interviennent peu dans la nutrition des Octocoralliaires. D&rsquo;autres pensent qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas négligeable, les coraux savent d&rsquo;aille urs bien détecter la présence d&rsquo;acides aminés (glycine, alanine,  glutamate), manifestée par le déploiement de leurs polypes, le gonflement de  leur cœnenchyme et  des tissus de leur  cavité gastrovasculaire. Les MOD trouvent probablement plus d&rsquo;intérêt chez les espèces profondes ou celles qui ne profitent pas d&rsquo;une symbiose avec les zooxanthelles.</p>
<h4>4.2.2. Matières  non organiques  dissoutes</h4>
<p class="align-j">Les matières non organiques absorbées sont des macroéléments  (calcium, magnésium, potassium), des bicarbonates, des gaz (O<sub>2</sub>, CO<sub>2</sub>) et des  oligo-éléments. Les macroéléments jouent un rôle important dans la  calcification. Les oligo-éléments comme les halogènes (iode), l&rsquo;azote (ammonium NH<sub>4</sub>+  et nitrates  NO<sub>3</sub>−), le phosphore, les métaux (fer,  zinc, aluminium…), disponibles dans l&rsquo;eau de mer en infimes concentrations,  sont indispensables à la vie. Certes, les Octocoralliaires ne sont pas  hermatypiques et leurs besoins pour la calcification sont faibles, mais ils sont réels.</p>
<h3>4.3. Matières  organiques particulaires (MOP) vivantes </h3>
<div class="commentaire">
<p><strong>Production primaire, production secondaire</p>
<p>    Production primaire</strong> : c&rsquo;est  la production par photosynthèse (la lumière est l&rsquo;énergie primaire). Elle est la première étape de la chaîne alimentaire. Les  végétaux chlorophylliens sont en effet capables de  synthétiser de la matière organique, ils sont les producteurs primaires. En mer, ce sont le  plancton végétal et les algues telles que les zooxanthelles des coraux.</p>
<p>    <strong>Production secondaire</strong> : elle provient de la transformation de matière organique existante, végétale ou animale. Les consommateurs de phytoplancton, végétariens (zooplancton, petits crustacés, larves de coquillages et de poissons&#8230;) sont des producteurs secondaires et nourrissent les animaux carnivores (zooplancton carnivore, poissons, mammifères marins).</p>
</div>
<p class="align-j">Le plancton est la composante vivante des MOP. Il regroupe  un nombre immense d&rsquo;organismes (illustration 14), classés selon leur taille, en  femto, pico, nano, micro, méso et mégaplancton. La nourriture des  Octocoralliaires se compose essentiellement de petits  organismes planctoniques, depuis les plus petits composant le bactérioplancton,   essentiellement du picoplancton,  mais aussi de microplancton  sous forme de phytoplancton et  de zooplancton. S&rsquo;agissant d&rsquo;organismes de petites tailles et la biomasse des Octocoralliaires étant parfois  importante, leur alimentation peut occuper de longues périodes durant la  journée.</p>
<h4>4.3.1. Virioplancton</h4>
<p class="align-j">On ne sait pas grand-chose sur l&rsquo;alimentation de virus par  les Octocoralliaires. Retenons qu&rsquo;il intervient au moins indirectement  puisqu&rsquo;il affecte de manière conséquente l&rsquo;évolution qualitative et quantitative des populations  bactériennes.</p>
<h4>4.3.2. Bactérioplancton</h4>
<p class="align-j">Le bactérioplancton de 0,2 à 10&nbsp;µm, forme l&rsquo;essentiel du picoplancton et une  partie du nanoplancton. Dans les  écosystèmes marins, la biomasse bactérienne est énorme, bien plus importante que celle du phytoplancton.  Les  bactéries hétérotrophes sont  des compétiteurs efficaces du phytoplancton pour les éléments nutritifs. En ce qui concerne le carbone, le bactérioplancton constitue la biomasse dominante<br />
  dans les eaux récifales à caractère oligotrophe et comme les bactéries présentent des rapports C/N et C/P plus<br />
  faibles que ceux du phytoplancton,  cette dominance<br />
  est donc encore accrue en termes d’azote et de phosphore. Ainsi, dans les eaux  faiblement pourvues en azote  il peut représenter la quasi-totalité des  ressources.</p>
<p class="align-j">Le rôle du bactérioplancton dans  les processus écologiques des récifs et dans celui de la chaîne alimentaire comme  source nutritive, s&rsquo;avère plus important que ce que l&rsquo;on imaginait il y a quelques années. Il est établi que les abondances bactériennes décroissent lors de leur passage au-dessus du récif, ce qui dénote une forte consommation et que le bactérioplancton tire profit de la matière organique produite par les organismes benthiques.  Les progrès effectués dans l&rsquo;identification des bactéries  et la détermination de leur taux de croissance, ont permis  de réévaluer le rôle du bactérioplancton dans les flux de matière organique. C&rsquo;est le concept de  &quot;boucle microbienne&quot; dont tirent profit les habitants du récif.</p>
<div class="commentaire pos-centre" > <strong>La boucle microbienne</strong></p>
<p class="align-j">C&rsquo;est le processus en boucle mettant en œuvre  les bactéries hétérotrophes dans les flux de matières organiques au sein de la colonne d’eau. </p>
<figure class="figcolonne"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/8.png" data-ipsLightbox><img  alt="Boucle microbienne"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/8.png"></a></figure>
<ul>
<li>D&rsquo;une part, les bactéries transforment en biomasse les matières organiques dissoutes MOD issues des producteurs primaires (algues, bactéries photosynthétiques, coraux&#8230;) :<br />
    la  MOD produite par l&rsquo;exsudation du phytoplancton et les déjections du zooplancton phytophage (brisures de phytoplancton, excrétions, pelotes fécales) est consommée  par les bactéries hétérotrophes. Cette biomasse bactérienne  est elle-même consommée par le nano  zooplancton  hétérotrophe bactérivore (Protistes : Flagellés et Ciliés). Ce dernier, consommé par le mésoplancton (Copépodes&#8230;), la biomasse devient finalement consommable par les maillons supérieurs de la chaîne trophique, au lieu de couler et de s&rsquo;accumuler dans les sédiments organiques. Cette transformation peut être importante et, notamment dans les écosystèmes recevant des apports externes, dépasser la production primaire du phytoplancton.</li>
<li>
    D&rsquo;autre part, les bactéries régénèrent des éléments minéraux : leurs rapports cellulaires C/N et C/P étant relativement bas, elles ne libèrent généralement pas les éléments N et P, mais consommées par les protistes (flagellés et dans une moindre mesure par les ciliés) qui libèrent ces éléments, elles participent ainsi à la régénération des éléments nutritifs (ammonium, phosphore) provenant de la matière organique détritique. Les éléments minéraux libérés de la matière organique peuvent ainsi connaître une deuxième vie dans la couche euphotique (éclairée) et servir à produire, selon les écosystèmes, un surcroît de production primaire, dite de régénération.</li>
</ul>
</div>
<p class="align-j">Les espèces bactériennes sont assez ciblées selon leur niche nourricière  (colonne d&rsquo;eau, sédiments, mucus corallien&#8230;) mais la capacité de régénération des populations bactériennes est telle, qu&rsquo;elle leur permet de s&rsquo;adapter rapidement aux fluctuations de MOD (temporelle ou spatiale). Si, comme on l&rsquo;a vu, la consommation par les protistes dans la colonne d&rsquo;eau revêt un caractère essentiel, le taux de bactérioplancton décroit  fortement (de 40 à 70&nbsp;%) vers l&rsquo;aval du récif, ce qui laisse suggérer  une prédation bien plus importante  par le benthos notamment par les organismes filtreurs.</p>
<p class="align-j">La consommation de bactéries par les divers organismes benthiques (polychètes, éponges, ascidies, huîtres, coraux&#8230;) est encore mal cernée. Elle représenterait globalement de 1 à 9&nbsp;% de leur besoins quotidiens pour l&rsquo;ensemble de la faune benthique et avoisinerait de 95 à 99&nbsp;% pour les éponges. Le taux de bactérioplancton  est important dans les sédiments et relativement stable dans les eaux, qu&rsquo;elles soient chargées ou plus pauvres. Sa diversité est  par contre plus importante dans ces dernières.  De  nombreuses bactéries sont ingérées, fixées aux éléments détritiques ou au  phytoplancton (ce qui permet aujourd&rsquo;hui de relativiser l&rsquo;importance  nutritionnelle accordée au phytoplancton). De fait, en milieu marin, les  bactéries s&rsquo;avèrent être une source  essentielle de C et N pour la production de protéines par les animaux  consommateurs de phytoplancton ou les consommateurs secondaires. Parmi ceux-ci, les coraux disposent d&rsquo;une   bonne aptitude  à s&rsquo;adapter en cas de besoin pour consommer les bactéries. Ils capturent les protozoaires bactérivores, piègent  les bactéries, en partie directement dans leurs mucosités   mais plus surement sous forme de  particules  nutritives,  avec une excellente rentabilité si l&rsquo;on considère le ratio  énergie reçue/dépensée. En fait, les coraux vivent dans et dépendent de cette &quot;soupe bactérienne&quot;, même si certaines bactéries sont potentiellement pathogènes.</p>
<p class="align-j">Pélagique ou concentré à la surface des sédiments comme à  l&rsquo;intérieur des agrégats, le récifaliste ne sait pas mesurer quantitativement ni  qualitativement la population bactérienne occupant son système aquariophile. Connaissant son  importance, il a tout intérêt à entretenir au mieux cette population, par l&rsquo;apport de souches, par son  alimentation et  à la perturber le moins possible avec des  traitements ou des produits aux résultats aléatoires.</p>
<h4>4.3.3. Phytoplancton,  protistes et bactéries autotrophes</h4>
<p class="align-j">Le phytoplancton est constitué de la partie végétale du  plancton, des protistes autotrophes, photosynthétiques&nbsp;(les protophytes)  comme les dinoflagellés ainsi que des bactéries autotrophes comme les  cyanobactéries. Il couvre une partie du picoplancton, tout le nanoplancton et  une part de microplancton avec quelques espèces à caractère filamenteux. Un peu moins  importante que pour les bactéries, la biomasse représentée par le phytoplancton  reste considérable et impacte, elle aussi, le milieu récifal. Comme les  bactéries, le phytoplancton réagit rapidement à l&rsquo;environnement (prédation,  éclairement, nutriments…) au point de créer des blooms à l&rsquo;image des  proliférations bactériennes. Ces algues sont présentes dans le milieu naturel  et jouent sûrement un rôle dans un milieu captif.</p>
<div class="figcolonne pos-centre" ><figcaption class="grille-titre">Illustration 3 : Plancton  d&rsquo;eaux marines et saumâtres</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/9.png" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/9.png"></a><br /><figcaption class="figlegende">Sources alimentaires d&rsquo;eaux marine et saumâtre réparties selon leur taille face à celle des composants   du plancton marin.</figcaption></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Le phytoplancton est essentiellement consommé par le  zooplancton. Les ciliés, les protozoaires et certaines larves d&rsquo;invertébrés  consomment le nanoplancton tandis que les copépodes, amphipodes  consomment le microplancton, de plus grande  taille.  Cette consommation évolue selon  des cycles saisonniers mais également selon un cycle quotidien. En effet, le taux mesuré  de phytoplancton baisse la nuit en relation avec la consommation nocturne du  zooplancton.</p>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires se nourrissent essentiellement du phytoplancton dont la taille est inférieure à 20&nbsp;µm. Les tests montrent que les  Octocoralliaires consomment des protistes Dynophyta (Dinoflagellés), des microalgues  Bacillariophyta (diatomées) comme <em>Chaetoceros</em> et d&rsquo;autres comme <em>Nannochloropsis</em>, <em>Isochrysis</em> et <em>Tetraselmis&nbsp;</em>spp. Dans nos  aquariums, le phytoplancton est présent, en quantité difficile à apprécier,  non négligeable  quand on procède au nettoyage des vitres, sauf quand  il n&rsquo;est pas rapidement éliminé par l&rsquo;écumeur. Quels sont les besoins  réels&nbsp;? Cela reste encore flou et difficile à apprécier, mais ils sont sûrement importants.  Encore faut-il déterminer la quantité et la régularité des distributions selon  les consommateurs de l&rsquo;aquarium. L&rsquo;idéal serait de proposer une gamme  similaire en taille, à celle du milieu naturel. La disponibilité sur le marché  ne permet malheureusement pas de répondre aux besoins de tous les  consommateurs. On doit saluer les efforts de certains éleveurs  pour conserver et proposer les souches vivantes en leur  possession.</p>
<h4>4.3.4. Zooplancton  et protistes hétérotrophes</h4>
<p class="align-j">Le zooplancton est constitué des espèces animales du  plancton. Dans la nature, la production de zooplancton évolue selon la  disponibilité de leur nourriture constituée du phytoplancton. On constate une  recrudescence importante l&rsquo;été ainsi qu&rsquo;en périodes nocturnes quand le taux de  micro crustacés et de larves d&rsquo;invertébrés augmente. Ceci explique en partie  l&rsquo;ouverture et le gonflement de polypes des coraux, la nuit, en quête de  nourriture. Comme on le verra plus loin, les polypes savent s&rsquo;adapter à la  concentration de cette nourriture qui varie suivant d&rsquo;autres critères  environnementaux comme le courant.</p>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires sont de piètres chasseurs, du fait de la faible efficacité de leurs cnidoblastes. Ils consomment essentiellement du plancton peu actif, de taille inférieures à 20&nbsp;µm et jusqu&rsquo;à 300&nbsp;µm selon les espèces, constitué  de micro crustacés et de leur larves (copépodes, ostracodes, amphipodes) ainsi que des larves  de bivalves, de gastéropodes, tintinnides (ciliés), polychètes… Malheureusement, nombre de ces espèces ne sont pas  disponibles dans un aquarium. La nourriture vivante de substitution constituée  de copépodes ou de nauplii d&rsquo;artémia est, selon leur régime alimentaire, bien acceptés par les  Octocoralliaires.</p>
<p class="align-j">Comme indiqué plus haut, ce zooplancton inclut également des  protistes hétérotrophes (protozoaires) qui constituent les proies les plus  petites et forment l&rsquo;essentiel du nano-zooplancton, de 2 à 20 µm. De  constitution très simple, les protozoaires se nourrissent de particules organiques,  de bactéries,  d&rsquo;autres protozoaires ou d&rsquo;animaux microscopiques. Les espèces qui nous intéressent sont représentées par les  formes vivant à l&rsquo;état libre dans des milieux aqueux. Il a été établi que des  Octocoralliaires se nourrissent de protozoaires flagellés comme source non  négligeable d&rsquo;azote, indispensable à leur croissance. Les ciliés (infusoires)  du genre <em>Euplotes</em> élevés par certains  aquariophiles dans le cadre de leur aquaculture  devraient convenir.</p>
<h4>4.3.5. Autres  invertébrés</h4>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires, à l&rsquo;instar des scléractiniaires, sont  en mesure de se nourrir des invertébrés avoisinants d&rsquo;une autre espèce ou de la  même espèce, Ce mécanisme de prédigestion extracœlentérique comme on l&rsquo;a vu plus  haut, permet de lutter contre la concurrence pour l&rsquo;occupation du territoire.</p>
<h4>4.3.6. Macro  algues benthiques</h4>
<p class="align-j">Des expérimentations ont mis en évidence la capacité de  certains coraux à collecter et ingérer, par expulsion de leurs filaments  mésentériques, les éléments nutritifs secrétés par les algues et les biofilms  superficiels, riches en éléments organiques et en bactéries. </p>
<h3>4.4. Matières  organiques particulaires (MOP) inertes&nbsp;: détritus et neige marine</h3>
<p class="align-j">Les détritus sont les restes des nourritures non consommées,  des excréments, des organismes animaux et végétaux en décomposition et d&rsquo;autres  poussières inorganiques en sustentation. Ils s&rsquo;agglomèrent en <em>particules  exopolymériques transparentes</em> (TEP) de 1 à environ 50&nbsp;µm. Liés  spontanément par un mucus issu de l&rsquo;exsudation de polysaccharides, produit par  le phytoplancton et les bactéries, ils sont très riches en carbone (glucides)  fixé lors de la photosynthèse. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on nomme la <em>neige  marine</em>.  La production de neige  marine est donc liée à celle du phytoplancton.
</p>
<figure class="figfloat" > <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/10.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/10.jpg"></a> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/11.jpg" data-ipsLightbox><img    alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/11.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Agrégats de neige marine recueillis   en  eau profonde, en expédition sur  le navire de recherche James Cook. La neige marine est associée à des pelotes de matières fécales.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : National Oceanography Centre <a href="http://downtothetwilightzone.noc.ac.uk/2013/06/14-on-marine-snow-and-copepod-poo.html">Richard LAMPITT</a></figcaption></figure>
<p class="align-j">Cette neige, en partie en suspension étant consommée, par plusieurs organismes&nbsp;:  copépodes, protozoaires, coraux et autres animaux filtreurs, elle est ainsi réintroduite  dans la chaine alimentaire, mais pas seulement. La neige marine   poursuit son agglomération en agrégats plus importants et se dépose sur le fond sous forme de sédiments.  Cette couche de matière organique est finalement partiellement minéralisée par  les bactéries (bactériobenthos) et convertie en molécules inorganiques telles que le nitrate et le  phosphate pour servir de nutriments à d&rsquo;autres invertébrés, en particulier ceux  qui se développent dans les eaux turbides.</p>
<p class="align-j">Les effets des sédiments ne sont pas toujours   positifs. Leur accumulation excessive, bien souvent provoquée par l&rsquo;activité  humaine, sur les invertébrés sessiles peut être désastreuse, jusqu&rsquo;à la  disparition des individus et des récifs. Une forte sédimentation étouffe  littéralement le récif en bloquant la lumière, l&rsquo;absorption de la nourriture et  les échanges gazeux. </p>
<p class="align-j">Les coraux d&rsquo;une manière générale, sont consommateurs des MOP qui peuvent fournir l&rsquo;essentiel de leurs besoins en azote et carbone. Les octocoralliaires et les gorgones en particulier, s&rsquo;avèrent bien accepter  cette source de nourriture morte qui  nécessite un minimum de dépense énergétique pour la capture par ailleurs pourvue d&rsquo;une flore bactérienne et d&rsquo;algues.</p>
<p class="align-j">En aquariums les MOP sont constituées par les excréments de poissons, le mucus du corail, les restes d&rsquo;algues, les déjections de vers, les mues de microcrustacés, les restes de nourriture et d&rsquo;autres débris. Elles sont  souvent évacuées par la filtration et l&rsquo;écumeur et peut-être trop souvent, étant considéré ce qui vient d&rsquo;être énoncé. Les particules grossières se déposent au fond sous forme de sédiments organiques dont la présence dans un milieu captif reste largement discutée : soit considérés comme une pollution de nature à déstabiliser le système clos ou nécroser les coraux au niveau des zones en prise  avec les dépôts et donc, aspiré,  soit géré biologiquement au sein d&rsquo;un sable vivant efficace associé à une flore bactérienne et une faune détritivore adaptées.</p>
<h2>5. Reproduction</h2>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires disposent de plusieurs modes de reproduction sexuée et asexuée. La stratégie de reproduction se reflète bien souvent dans la  manière dont les colonies se sont propagées, ont colonisé ou recolonisé des zones libres. Par exemple, la  ponte  massive en eau libre  des Alcyoniidae  permet de coloniser des habitats lointains, le choix adopté par les  Xeniidae de procéder sexuellement par incubation de larves ou par reproduction  asexuée permet une multiplication rapide mais une colonisation lente des  espaces.</p>
<div class="figcolonne pos-centre" ><figcaption class="grille-titre">Illustration 4 : Processus de reproduction sexuée et asexué des Octocoralliaires</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/12.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/12.jpg"></a>
</div>
</p>
<h3>5.1. Reproduction  asexuée</h3>
<div class="commentaire"><strong>Filtre de rencontre</strong></p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;ensemble des facteurs qui font que  deux individus  ne vont pas pourvoir se rencontrer. Par exemple, l&rsquo;émission non synchrone des gamètes rend leur rencontre  impossible,  elles ne vont pas pouvoir se féconder.</p></div>
<p class="align-j">La reproduction asexuée présente certains avantages : elle fait participer l&rsquo;ensemble des individus d’une colonie, elle présente une grande simplicité par rapport à la reproduction sexuée (en l’absence  de production et de filtre de rencontre des gamètes) ; elle produit de nombreux individus de même génération et de même lignée génétique à partir d&rsquo;un parent : dans un environnement stable et favorable, la croissance de ces individus agrégés est plus rapide. Par contre, elle n’augmente pas la diversité génétique et si elle avait été le seul moyen de reproduction, les récifs ne seraient pas ce qu&rsquo;ils sont ou ne seraient plus. La majorité des Octocoralliaires peut se reproduire de cette manière asexuée et s’avère en certaines occasions, leur principal mode de reproduction. En milieu captif, c&rsquo;est le mode de prolifération privilégié par les aquariophiles.</p>
<h4>5.1.1. Fragmentation  de colonies</h4>
<p class="align-j">C&rsquo;est le mode de reproduction le plus  fréquent. Il se produit de différentes manières&nbsp;:</p>
<ul class="align-j">
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/13a.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/13a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Auto fragmentation  de <em>Sarcophyton</em> sp.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo  : Advanced aquarists</figcaption></figure>
<li><strong>Auto étranglement </strong>d&rsquo;un  rameau de quelques polypes ; le fragment tombe  sur le substrat et s&rsquo;y fixe rapidement (<em>Dendronephthya</em>, <em>Junceela fragilis, Sarcophyton&#8230;</em>). La colonie fille  s&rsquo;enracine par des filaments depuis la base ou adhère, elle se consolidera avec la  croissance.</li>
<li><strong>Segmentation</strong> de  l&rsquo;extrémité d&rsquo;une branche ; le corail favorise la croissance d&rsquo;algues qui  croissent autour d&rsquo;un rameau et le compriment jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il se détache (<em>Alcyonium</em>, <em>Lemnalia</em>, <em>Nephtea</em>, <em>Capnella</em>…). Le segment, parfois gonflé,   se déposera plus loin avec le courant.</li>
<li><strong>Fragmentation subie</strong>&nbsp;:  due à des prédateurs, à des perturbations naturelles  (tempêtes, cyclone) ou anthropique (amarrage, engin de pêche). Les  dégâts peuvent être importants mais le développement de nouvelles colonies  l&rsquo;est tout autant. Le corail (<em>Sarcophyton</em>)  peut même générer des nécroses pour accélérer le processus.</li>
<li><strong>Séparation spontanée</strong>&nbsp;:  des polypes individuels se détachent spontanément et sont entrainés par le  courant (<em>Xenia</em>, <em>Anthelia</em>). La fragmentation se produit chez certaines espèces (<em>Xenia</em>), au niveau du pédoncule colonial.</li>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/13.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/13.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Stolonisation de <em>Clavularia</em> sp.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo  : Hebus13 (Cap récifal)</figcaption></figure>
<li><strong>Stolonisation&nbsp;</strong>:  Certaines espèces (<em>Efflatounaria</em>)  développent des cordons rubanés ou cylindriques (stolons), à leur base ou sous  forme de branches stériles de trois à cinq fois la taille de la colonie, qui se  fixent au substrat. La colonie mère transfère une partie de son corps via le  stolon pour former une colonie fille avant de se détacher. Le stolon se résorbe  ensuite et disparait, laissant deux colonies indépendantes. D&rsquo;autres espèces (<em>Clavularia</em>), forment à leur base un  stolon qui génère des bourgeons (stolon prolifère), à l&rsquo;origine d&rsquo;un nouveau  polype. Le stolon reste fixé au substrat formant des connexions horizontales  entre les polypes.</li>
</ul>
<h4>5.1.2. Bourgeonnement</h4>
<p class="align-j">Il se produit à la base du pédoncule ou  juste sous le capitule du spécimen (<em>Sarcophyton</em>, <em>Sinularia</em>). Si le bourgeonnement a  lieu à la base d&rsquo;une petite colonie, fille et mère peuvent se développer  ensemble. S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une grande colonie, les filles restent chétives car ombragées  par leur mère. Le bourgeon peut se séparer et se fixer au substrat pour former  une petite colonie.</p>
<h4>5.1.3. Scissiparité</h4>
<p class="align-j">On peut avoir une division transversale  avec séparation du capitule et du pédoncule, ou une division longitudinale chez  les genres à pédoncule épais (<em>Sarcophyton</em>, <em>Lobophytum</em>) ou branchus (<em>Lemnalia</em>, <em>Nephtea</em>, <em>Cladiella</em>, <em>Xenia</em> et <em>Heteroxenia</em>). Ce phénomène donne naissance à deux colonies de  taille équivalente.</p>
<h4>5.1.4. Lacération du pied</h4>
<p class="align-j">Certains Octocoralliaires (<em>Xenia</em>, <em>Cladiella</em>, <em>Nephtea</em>) se  déplacent sur le substrat en rampant. Au cours de leur mouvement, une partie du  tissu de la base peut se détacher de la colonie et donner naissance à un  nouveau spécimen. Les lacérations issues de prédations ou de blessures aboutissent, suivant le même principe, à la multiplication de la colonie.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);  width: 70%;">
<figure class="figcolonne" > <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/a1.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/a1.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo  : <a href="http://www.wetwebmedia.com/AlcySocDisF.htm" target="_blank">Wetwebmedia</a></figcaption><figcaption class="figlegende">Bourgeonnement  de <em>Sarcophyton</em> sp.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" > <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/a2.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/a2.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo  : <a href="http://www.infopez.com/viewtopic.php?f=20&amp;t=15695" target="_blank">Escupi</a></figcaption><figcaption class="figlegende">Scissiparité sur <em>Sarcophyton</em> sp.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" > <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/a3.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/a3.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : ReefDVMs</figcaption><figcaption class="figlegende"><em>Xenia</em> sp. séparé après lacération du pied.</figcaption></figure>
</p></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>5.2. Reproduction  sexuée</h3>
<h4 class="align-j">5.2.1. Principe</h4>
<p class="align-j">Les organes reproducteurs (gonades) des polypes, les ovaires chez la femelle et les spermaties chez le mâle, produisent des cellules reproductrices (gamètes) : les ovocytes qui évoluent à leur stade mature en ovules, chez la femelle et les spermatozoïdes, chez le mâle. La fécondation des ovules  par les spermatozoïdes   aboutit à l&rsquo;union de ces deux gamètes en une cellule-œuf (zygote). Il se  développe alors un embryon lequel, après des divisions cellulaires  successives, forme une larve (planula), en mesure de nager librement. Cette dernière, après évolution peut finalement se fixer et se métamorphoser en un  polype juvénile possédant à ce stade, toutes  les fonctions de l&rsquo;espèce.</p>
<h4>5.2.2. Sexualité des  Octocoralliaires </h4>
<p class="align-j">Lorsque des  colonies d&rsquo;une même espèce occupent un territoire, quel que soit le mode de reproduction, sexué ou asexué, chaque colonie de polypes est toujours issue d&rsquo;un seul polype parent. Tous les descendants disposent donc des  caractéristiques  de ce parent. Ainsi, les polypes d&rsquo;une même colonie sont tous : soit mâles, soit femelles, soit hermaphrodites (Illustration 15).</p>
<ul>
<li>La majorité des Octocoralliaires est gonochorique (ou dioïque) : La colonie contient uniquement des polypes mâles ou uniquement des polypes femelles.</li>
<li>Une minorité est hermaphrodite, la colonie produit alors, à la fois des ovocytes et du sperme (hermaphrodisme simultané). Dans ce scénario, les polypes contiennent à la fois des gonades mâles et femelles, c&rsquo;est le cas d&rsquo;<em>Heteroxenia</em> et de <em>Xenia</em>. Selon les espèces, les organes génitaux mâles et femelles sont situés sur des mésentéroïdes séparés ou sur les mêmes mésentéroïdes. Le mode de libération varie selon les espèces mais aussi parfois selon leur taille : ovules et spermatozoïdes peuvent être libérés séparément ou bien ensemble en un paquet qui se disloque rapidement avant que l’ovule  soit fécondable.</li>
</ul>
<p class="align-j">Les coraux, atteignent leur maturité sexuelle après un certain temps qui peut dépendre de l&rsquo;âge de la colonie, par exemple un an pour les <em>Xenia</em> tandis que les colonies de femelles <em>Sarcophyton</em> spp. en nécessitent dix. Pour d&rsquo;autres, ce serait la taille ou leur surface qui est déterminante ou encore la densité de polypes. Ceci dit, les conditions étant remplies, il n&rsquo;est pas sûr que la colonie devienne féconde. La production de gamètes et la ponte nécessitent une grande dépense d&rsquo;énergie, il est nécessaire que le corail soit en bonne santé et même en mesure de stocker auparavant cette énergie. Dans certains cas, une colonie peut être partiellement féconde, avec des polypes capables de produire des gamètes sur une zone et stériles ailleurs. Cette dépendance à l&rsquo;énergie explique en partie le caractère saisonnier des périodes de reproduction. En effet, la température, la présence de plancton et la production de zooxanthelles constituent des facteurs importants. D&rsquo;une manière générale, les pontes ont lieu à des jours et heures (souvent la nuit mais pas toujours) liés à la pleine lune lors des périodes les plus chaudes, mais ceci peut varier d&rsquo;une région à l&rsquo;autre et de manière décalée selon les espèces. Le facteur chimique supposé déclencher  la ponte au sein du corail, reste actuellement au stade d&rsquo;hypothèse..</p>
<h4>5.2.3. Organes reproducteurs</h4>
<figure class="figfloat" style="float:left"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/14.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/14.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Gonades de <em>Metallogorgia melanotrichos</em>, gorgone d&rsquo;eaux profondes.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo  : <a href="http://www.ucs.louisiana.edu/~scf4101/Bambooweb/repro_AS.html#recruit" target="_blank">Anne SIMPSON</a></figcaption></figure>
<p class="align-j"> Les organes génitaux  se situent dans des accumulations de tissu gastrodermal, sur les mésentères des polypes. Les ovaires produisent les ovules dont elles prennent  la teinte orange   et les spermaries ont la blancheur opaque de leurs sacs spermatiques contenant les spermatozoïdes. En général, les gonades se trouvent dans les polypes autozoïdes (<em>Sarcophyton</em>, <em>Lobophytum</em>), chez certaines espèces on les trouve dans les polypes  siphonozoïdes (<em>Bathyalcyon robustum</em>,<em> Heteroxenia</em>) alors que les polypes autozoïdes sont stériles et dans de plus rares cas (<em>Minabea robusta</em>), les deux types de polypes hébergent les gonades.</p>
<p class="align-j">Les   sacs spermatiques contiennent de nombreux spermatozoïdes flagellés qui arrivent à maturation après une année. Les  ovaires contiennent de un à cinq ovules en moyenne. L&rsquo;ovule d&rsquo;environ 0,7&nbsp;mm, présente un cytoplasme granulaire et un noyau large muni d&rsquo;un nucleolus excentrique mais à ce stade il n&rsquo;héberge pas de zooxanthelle. L&rsquo;étude de certaines espèces montre que le  développement des ovules dure jusqu&rsquo;à deux ans, Il n&rsquo;est donc pas rare de  trouver dans le même polype des ovules de taille différente. Après rupture des différentes membranes  qui les entourent, les ovules se détachent des cloisons et se retrouvent libres  dans la cavité gastrovasculaire. Chez les espèces à fécondation externe, elles remontent par le pharynx et sont expulsées  dans l&rsquo;eau de mer par la bouche du polype.  En cas de fécondation interne, elles restent dans la cavité gastrovasculaire  dans l&rsquo;attente d&rsquo;un éventuel spermatozoïde.</p>
<h4>5.2.4. Modes  de reproduction sexuée</h4>
<p>Les Octocoralliaires procèdent selon trois modes de reproduction sexuée (Illustration 5).  Comme chez tous les Anthozoaires,  la planula des Octocoralliaires se transforme directement en polype sans passer par une phase méduse.</p>
<h5><strong>5.2.4.1. Diffusion  de gamètes en eau libre et fécondation externe (ovipare) (Broadcasting)</strong></h5>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/15.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/15.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Diffusion de gamètes par la gorgone <em>Isidid</em>. On distingue les ovocytes   le long de l&rsquo;axe.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.ucs.louisiana.edu/~scf4101/Bambooweb/repro_AS.html#recruit" target="_blank">Skip FOREST</a></figcaption></figure>
<p>C’est le mode le plus fréquent chez les alcyoniidés et certaines gorgones. Il nécessite un frai synchronisé. La ponte a lieu à différents moments de l’année, en principe synchronisée avec le cycle lunaire ou avec la température de l’eau mais les conditions sont encore mal cernées et l&rsquo;aquariophile ne doit pas espérer provoquer des pontes par le seul effet d&rsquo;une lampe « clair de lune » au-dessus du bac. Cette diffusion massive dans le courant augmente les chances de fécondation. Simultanément, les individus femelles se plissent, rétractent leurs tentacules et libèrent leurs ovules en pleine eau par leur orifice buccal, tandis que les mâles émettent par paquets, des spermatozoïdes dépourvus de queue et dont la tête est ornée de pointes coniques. Les hermaphrodites simultanés, en général, ne libèrent pas leur œufs et le sperme séparément mais dans des paquets contenant plusieurs centaines d&rsquo;œufs au milieu de spermatozoïdes. Les spermatozoïdes ayant une durée de vie réduite et sans mobilité en eau de mer, cela permet de les conserver plus longtemps et proches des ovules, flottant en nappes à la surface. Lorsque les poches se rompent, la fécondation peut avoir lieu, avec un meilleur taux de réussite.</span></p>
<h5><strong>5.2.4.2. Fécondation  interne et incubation (Brooding)</strong></h5>
<p>Dans ce mode de reproduction : </p>
<ul>
<li><strong>Soit les colonies sont gonochoriques</strong>, alors   le sperme (jamais les ovules), est répandu dans l&rsquo;eau, bien souvent quelques  heures après le coucher du soleil au printemps et en été, généralement après la  nouvelle lune. De manière aléatoire, les spermatozoïdes, attirés par des phéromones, rejoignent la cavité gastrovasculaire des polypes femelle pour  féconder une faible quantité d&rsquo;ovules. </li>
<li><strong>Soit il s&rsquo;agit d&rsquo;une colonie hermaphrodite</strong>, les gamètes mâles et femelles  s&rsquo;autofécondent alors à l&rsquo;intérieur du polype. L&rsquo;incubation des œufs  fécondés (zygotes) se déroule ensuite suivant deux cas en fonction des  espèces :
<ul>
<li><strong>Incubation interne de larves (vivipare)<br />
        </strong> Les zygotes forment des  planulas au sein du polype qui migrent ensuite  dans des chambres de la mésoglée pour se développer. Quelques jours à quelques semaines  plus tard, les larves sont expulsées lorsqu&rsquo;elles sont proches de leur  métamorphose en polype. Les espèces de la famille Xeniidae et la majorité des  gorgones sont des incubateurs internes.</li>
<li>I<strong>ncubation externe des œufs  (ovipare)<br />
        </strong>Les œufs zygotes sont  expulsés  du polype, ils adhèrent à ses flancs dans des poches muqueuses. Ces sacs d&rsquo;incubation sont  à flottabilité négative et peuvent également s&rsquo;établir sur la surface de la  colonie ou à quelques mètres. Les larves s&rsquo;y développent jusqu&rsquo;à leur libération,  quelques heures après le crépuscule. C&rsquo;est le cas des espèces des genres <em>Clavularia,</em> <em>Briareum</em>, <em>Rhytisma</em>, <em>Efflatounaria</em> et certaines gorgones.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);"><figcaption class="grille-titre">Différents modes de reproduction sexuée d&rsquo;Octocoralliaires.</figcaption><figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/b1.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/b1.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Fécondation interne et incubation externe  d&rsquo;œufs de <em>Clavularia</em> sp.  dans une poche muqueuse.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="https://www.flickr.com/photos/34486353@N07/6176453250/sizes/o/in/photostream/" target="_blank">Jeff GODDARD</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/b2.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/b2.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Reproduction sexuée : ponte en eau libre de <em>Cryptophyton goddardi</em></figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://bodegahead.blogspot.fr/2012/01/soft-corals-on-bodega-head.html" target="_blank">E. SANFORD &amp; J. SONES</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/b3.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/b3.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Diffusion des  œufs de <em>Cryptophyton goddardi.</em></figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://bodegahead.blogspot.fr/2012/01/soft-corals-on-bodega-head.html" target="_blank">E. SANFORD &amp; J. SONES</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/b4.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/b4.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Fécondation et maturation interne de deux larves de <em>Clavularia</em> sp. expulsées (en haut), d&rsquo;environ 1 mm de long. En bas, deux polypes 24 jours après la collecte des œufs dans la poche muqueuse.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="https://www.flickr.com/photos/34486353@N07/6176453190/" target="_blank">Jeff GODDARD</a></figcaption></figure>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);"><figcaption class="grille-titre">Diffusion de gamètes en eau libre d&rsquo;Octocoralliaires, en aquarium</figcaption><figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/c1.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/c1.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><em>Briareum</em> sp.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Tom &#8211; <a href="http://reefkeeping.com/issues/2003-06/eb/index.php" target="_blank">Reefkeeping</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/c2.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/c2.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><em>Pseudopterogorgia bipinnata</em>.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Lisa PAGE- <a href="http://reefkeeping.com/issues/2003-06/eb/index.php" target="_blank">Reefkeeping</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/c3.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/c3.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><em>Muriceopsis flavida</em>.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Jeff RUSYNYK.<a href="http://reefkeeping.com/issues/2003-06/eb/index.php" target="_blank">Reefkeeping</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/c4.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/c4.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> <em>Sinularia</em> sp..</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Skip ATTIX &#8211; <a href="http://reefkeeping.com/issues/2003-06/eb/index.php" target="_blank">Reefkeeping</a></figcaption></figure>
</div>
<h4>5.2.5. Étapes  de reproduction</h4>
<h5>5.2.5.1. Fécondation,  développement  embryonnaire et larvaire</h5>
<p><span class="align-j">On l&rsquo;a vu, selon les espèces, le  développement débute au sein du polype ou dans le milieu extérieur. </span>Dans le cas de diffusion, la fertilisation des ovules se produit quelques heures après la ponte.  Chez les incubateurs, L&rsquo;ovule est entouré des  spermatozoïdes, puis est fécondé par l&rsquo;un d&rsquo;entre eux. C&rsquo;est le point de départ  du développement embryonnaire. Chez certaines espèces, les  zooxanthelles pénètrent dans l&rsquo;œuf juste après la fécondation. Ces algues ne  sont pas digérées mais incluses dans le tissu du polype pour débuter une vie de  symbiote. </p>
<p class="align-j">L&rsquo;œuf fécondé subit une segmentation superficielle.  Après environ 24 heures, le développement embryonnaire aboutit à une dizaine de  cellules (stade morula). On observe la formation d&rsquo;une vésicule  non ciliée la blastosphère (stade blastula), ayant  une large cavité centrale composée de un puis deux feuillets (ectoderme et  endoderme). Le renversement d&rsquo;un feuillet aboutit à l&rsquo;ouverture de la vésicule  qui deviendra la future cavité gastrique (stade gastrula). La mésoglée se  différencie entre l&rsquo;ectoderme et l&rsquo;endoderme, les flagelles se forment et ainsi  l&rsquo;embryon se transforme en larve. 48&nbsp;heures  après la fécondation, la surface de l&rsquo;embryon est ondulée et la larve  (pré-planula) apparaît pour évoluer jusqu&rsquo;au quatrième jour, en planula sphérique, onduleuse et ciliée  en mesure de nager librement.
</p>
<h5>5.2.5.2. Planulation</h5>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/16.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/16.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Planula de <em>Clavularia</em> sp. (0.8 mm). On distingue les cloisons internes 15&nbsp;j après éclosion.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="https://www.flickr.com/photos/34486353@N07/6176453204/" target="_blank">Jeff GODDARD</a></figcaption></figure>
<p class="align-j">On désigne sous ce nom l&rsquo;expulsion  des jeunes larves dans le milieu extérieur. Après  incubation interne. La planula nage dans le lumen du polype  pendant deux à quatre semaines puis est rejetée, le plus souvent par  la cavité buccale mais, chez certaines espèces, on observe la formation de  pores transitoires permettant l&rsquo;évacuation des larves. Le nombre de larves  expulsées par unité de temps est variable selon les espèces. La période de  planulation est sous contrôle génétique, mais elle dépend également de facteurs  externes ; elle peut donc varier pour une même espèce. Selon les espèces, elle est  en relation ou non avec les phases lunaires. Si elle est en relation avec la  lune, elle se produira de façon périodique ; dans le cas contraire, elle aura  lieu de façon continue sur des intervalles de temps plus ou moins longs en  fonction des espèces. Le contrôle lunaire s&rsquo;exerce par l&rsquo;intermédiaire des marées  : la pression dans l&rsquo;eau (qui varie en fonction de l&rsquo;alignement du soleil et de  la lune avec la terre) agit sur la maturation des gonades et sur l&rsquo;expulsion  des planula. La lune exerce aussi son action grâce à la lumière qu&rsquo;elle  réfléchit.</p>
<p class="align-j">La  planula incubée, après son expulsion du polype,  reste parfois quelques minutes sans bouger, puis grâce à ses  flagelles, nage jusqu&rsquo;à la surface de l&rsquo;eau. Elle avance de manière saccadée  grâce à l&rsquo;alternance de contractions et d&rsquo;extensions.  Les  planula incubées sont assez matures pour se métamorphoser rapidement en polypes juvéniles. Elles sont généralement plus grandes que les larves produites par diffusion massive et contiennent une souche de zooxanthelles transmis par le parent.  La durée de la vie larvaire  varie avec les espèces. Les planulas incubées sont potentiellement capables de se disperser  loin avec l&rsquo;énergie fournies par leurs zooxanthelles, mais dans la pratique, leur vie est réduite, elles ne se dispersent pas  longtemps ni très loin et  se fixent dans l&rsquo;environnement du parent.</p>
<p class="align-j">Dans le cas d&rsquo;une diffusion massive (broadcaster), les larves  se  développent dans le plancton pélagique durant quelques jours à mois, sur des  distances pouvant avoisiner les cent kilomètres,   selon l&rsquo;espèce et la vitesse d&rsquo;acquisition des souches de zooxanthelles. </p>
<h5>5.2.5.3. Fixation  de la larve</h5>
<p>Plus tard, <span class="align-j">parfois d&rsquo;après certains signaux environnementaux, la larve </span> coule vers  le fond. Elle choisit le lieu selon le substrat (dureté, rugosité), la profondeur, la lumière, les biofilms  bactériens et d&rsquo;autres micro-organismes,  les algues coralliennes&#8230;  selon la perception de certains indicateurs chimiques, avec une préférence pour les surfaces   encroutées de corallines. La planula sécrète une substance muqueuse blanche, adhésive et  s&rsquo;accroche finalement au support par son  pôle aboral. la planula a la possibilité de ramper vers des zones   plus  protégées, lumineuses, plus adaptées à la prolifération de l&rsquo;espèce;</p>
<p class="align-j">Dès le premier jour de fixation, les  cils de la planula disparaissent et la larve fixée s&rsquo;aplatit. Son pôle aboral devient  le pied du premier polype. Elle devient discoïde Le deuxième jour, La larve se  divise, huit extensions verticales apparaissent et on distingue, au sommet de  la surface libre, huit petites digitations coniques tentaculaires. Le troisième  jour, le polype grandit et il se forme au centre du disque tentaculaire une  invagination ectodermique dont la rupture au quatrième jour, forme la bouche. Les  jours suivants, le polype grandit et les rangées de pinnules se forment  progressivement. La larve est transformée en un polype appelé oozoïte,</p>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/17.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo2/17.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Polypes de Xenia après fécondation interne, dans le bac d&rsquo;Arioch, membre de Cap récifal</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.cap-recifal.com/topic/3470-comportement-de-reproduction-chez-les-cnidaires/" target="_blank">Arioch, Cap récifal</a></figcaption></figure>
<p class="align-j">A ce stade, certaines espèces commencent  à ingérer des zooxanthelles du plancton. Pour les autres, comme on l&rsquo;a vu plus  haut, les gamètes femelles sont pourvues en zooxanthelles juste après la  fécondation, avant leur libération en pleine eau.</p>
<h5>5.2.5.4. Développement  de la colonie</h5>
<p class="align-j">Trois semaines plus tard on assiste à  une prolifération par stolon&nbsp;: ce dernier se développe en cercle autour de  la base du polype puis engendre un bourgeon qui donne naissance à un deuxième  polype dont les septes dorsaux sont voisins de ceux du polype primitif. Un  nouveau bourgeon se développe et donne naissance à un autre polype et ainsi de suite,  naissent de nouveaux polypes primitifs (zoïdes). Après un premier cercle de  bourgeons, un second cercle se créé à l&rsquo;extérieur du précédent. Il apparait  ensuite de nouveaux polypes entre le premier cercle et le polype primitif. Seules  quelques espèces d&rsquo;Octocoralliaires de profondeur ne sont formées que d&rsquo;un seul  polype et restent solitaire.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Ce chapitre se termine sur la  reproduction et la propagation des Octocoralliaires. Laissons les colonies s&rsquo;étendre, nous  verrons comment celles-ci évoluent dans leur milieu, dans un prochain chapitre consacré à l&rsquo;écologie des Octocoralliaires.</p>
<h2 align="left">Références</h2>
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<li>Y. Achituv, E. Benayahu. <a href="http://www.int-res.com/articles/meps/64/m064p263.pdf" target="_blank"><em>Polyp dimorphism and functional, sequential hermaphroditism in the soft coral Heteroxenia<br />
    fuscescens (Octocorallia)</em></a>. Marine Ecology Progress Series, Vol. 64: 263-269, juillet 1990.
  </li>
</ul>
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</p>
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</p>
<p class="align-j">Tous mes remerciements aux auteurs des photos pour leur accord de publication et à mes  correcteurs Christian SEITZ, Olivier SOULAT et Jérémie VIDAL DUPIOL, pour leur soutien.</p>
<p align="right">
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p align="center"><em>Article publié sur  Cap récifal le 01 novembre 2014.</em></p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-2-biologie-nutrition-reproduction/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-2-biologie-nutrition-reproduction/">Octocoralliaires 2 &#8211; Biologie : nutrition, reproduction</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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