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	<title>Archives des gorgone - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
	<lastBuildDate>Thu, 03 Jul 2025 18:19:08 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des gorgone - Reeflexions</title>
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	<item>
		<title>Octocoralliaires 1 &#8211; Biologie : classification et anatomie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 23:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vivant]]></category>
		<category><![CDATA[corail]]></category>
		<category><![CDATA[gorgone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un peu délaissés aujourd’hui en aquariophilie récifale au profit des Scléractiniaires, les Octocoralliaires ne sont pourtant pas dépourvus d’intérêt. Ces coraux avec leur remarquable souplesse, renforcent la dynamique de l’aquarium. Leurs formes sont variées : des Sarcophyton massifs aux Junceella élancées, en passant par l’élégance mystérieuse des Dendronephthya. Zooxanthellés ou non symbiotiques, le choix pour [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-1-biologie-classification-et-anatomie/">Octocoralliaires 1 &#8211; Biologie : classification et anatomie</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<br />
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<p class="align-j">Un peu délaissés aujourd’hui en aquariophilie récifale au profit des Scléractiniaires, les Octocoralliaires ne sont pourtant pas dépourvus d’intérêt. Ces coraux avec leur remarquable souplesse,  renforcent la dynamique de l’aquarium. Leurs formes sont  variées : des <em>Sarcophyton</em> massifs aux <em>Junceella</em> élancées, en passant par l’élégance mystérieuse des <em>Dendronephthya</em>. Zooxanthellés ou  non symbiotiques, le choix pour le récifaliste est vaste. On ne peut envisager d&rsquo;aborder leur maintenance sans tenter de comprendre  ce qu&rsquo;ils sont et comment ils  fonctionnent. Commençons avec ce premier chapitre.</p>
<p class="align-c"><a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-1-biologie-classification-et-anatomie/">1 : Classification, anatomie</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-2-biologie-nutrition-reproduction/">2 : Nutrition, reproduction</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-3-ecologie/">3 : Écologie</a> &#8211; <a href="https://reeflexion.fr/octocoralliaires-4-maintenance/">4 : Maintenance</a></p>
<h2>1. Classification</h2>
<h3>1.1. Sous  classe Octocorallia</h3>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires appartiennent à l&rsquo;embranchement des  cnidaires (&quot;animaux-orties&quot; en allusion à leurs cnidocytes) et à la  classe des anthozoaires (&quot;animaux-fleurs&quot; en rapport à leur  symétrie radiale). La classification des Octocoralliaires a beaucoup évolué ces  dernières années et il n&rsquo;est pas rare d&rsquo;être perdu dans des descriptions  antérieures.</p>
<div class="commentaire"><strong>Corail mou et  « coraux mous » </strong><br />
  On assimile bien souvent  les zoanthaires (Zoanthus, Palythoa, Isaurus…) et les corallimorphaires (Actinodiscus, Discosoma, Ricordea…),   dont les formes sont molles et dépourvues de squelette, à ce que l&rsquo;on a coutume de nommer &quot;coraux mous&quot;. Et pourtant, tout comme les Antipathaires (coraux noirs)  souples, qui ressemblent aux gorgones, ces espèces appartiennent à la sous-classe Hexacorallia qui inclut les &quot;coraux durs&quot;. </div>
<p class="align-j">De nombreux récifalistes nomment les Octocoralliaires sous le  terme &quot;coraux mous&quot;, désignant ainsi  les coraux n&rsquo;ayant pas  de squelette massif ou axial (les alcyons) et en leur associant parfois  les gorgones, avec leur tige axiale semi-rigide. Mous, certains Octocoralliaires  ne le sont pourtant pas, comme le corail bleu <em>Héliopora coerulea</em> ou <em>Tubipora</em> spp. qui forment des colonies  au squelette rigide. La notion de «&nbsp;corail mou&nbsp;» restera à jamais une  nébuleuse et nous devrions définitivement éviter d&rsquo;utiliser cette dénomination. </p>
<p class="align-j">Les scientifiques  ne sont  malheureusement pas tout à fait d&rsquo;accord sur le classement des Octocoralliaires, à en juger le <a href="http://www.itis.gov/" target="_blank">Système  d&rsquo;information taxonomique intégré</a> (SITI) et  celui du <a href="http://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&amp;id=1341" target="_blank">World  Register of Marine Species</a> (WoRMS), comme le montre le tableau&nbsp;1.  Stolonifera est en effet classé en tant  qu&rsquo;ordre par SITI et sous-ordre par Worms de plus SITI reconnait l&rsquo;ordre Telestacea  alors que WoRMS l&rsquo;ignore.</p>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
Tableau 1 : Comparatif de classement<br />
</caption>
<tr>
<th  valign="top">Noms    communs</th>
<th width="40%" valign="top"><a href="http://www.itis.gov/" target="_blank">Système d&rsquo;information taxonomique intégré<br />
      SITI</a></th>
<th width="40%" valign="top"><a href="http://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&amp;id=1341" target="_blank">World Register Of Marine Species<br />
    WoRMS</a></th>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Alcyoninés</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;:    Alcyonacea&nbsp;<br />
      Sous ordre&nbsp;: Alcyoniina</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;:    Alcyonacea<br />
      Sous ordre&nbsp;: Alcyoniina</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Gorgones</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Alcyonacea&nbsp; <br />
      Sous ordre&nbsp;: Holaxonia<br />
      Sous-ordre&nbsp;: Scleraxonia<br />
      Sous-ordre&nbsp;: Calcaxonia </td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Alcyonacea&nbsp; <br />
      Sous ordre&nbsp;: Holaxonia<br />
      Sous-ordre&nbsp;: Scleraxonia<br />
      Sous-ordre&nbsp;: Calcaxonia </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Stolonifères</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;:    Stolonifera</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Alcyonacea<br />
      Sous-ordre&nbsp;: Stolonifera </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Heliopora</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Helioporacea </td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Helioporacea </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Plumes de mer</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;:    Pennatulacea&nbsp;</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;:    Pennatulacea&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">&nbsp;</td>
<td valign="top">Ordre&nbsp;: Telestacea&nbsp; </td>
<td valign="top">&#8211;</td>
</tr>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="align-j">Il n&rsquo;y a pas si longtemps, les Alcyoninés et&nbsp;les gorgones (qui constituaient les  <em>coraux mous</em> aux yeux des scientifiques) étaient répartis dans des ordres différents. Comme le montre le tableau ci-dessus,  les taxinomistes modernes sont aujourd&rsquo;hui d&rsquo;accord&nbsp;pour  les regrouper dans le même ordre Alcyonacea (Alcyonacés ou Alcyonaires). L&rsquo;illustration</span>&nbsp;1 propose un  classement  courant <span class="align-j"> de la sous-classe Octocorallia,  suivant 3&nbsp;ordres&nbsp;: Alcyonacea, Helioporacea et Pennatulacea.</span></p>
<figure   class="figcolonne pos-centre"><figcaption class="grille-titre">Illustration 1 : Classement fréquemment utilisé pour les Octocoralliaires </figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/1.png" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/1.png"></a></figure>
<h3>1.2. Espèces</h3>
<p class="align-j">Il existe  encore de nombreuses divergences quand il s&rsquo;agit de rentrer dans le détail des nomenclatures et notamment dans le  classement des genres au sein des familles. Le tableau&nbsp;2 présente  la sous-classe Octocorallia selon le WoRMS et  donne un aperçu non  exhaustif des genres   concernés.</p>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
 Tableau 2 : Classement des genres appartenant à la sous-classe Octocorallia selon le WoRMS (07/2014)<br />
 </caption>
<tr>
<th width="12%" valign="top">Ordres</th>
<th width="12%" valign="top">Sous-ordre</th>
<th width="15%" valign="top">Familles</th>
<th width="18%" valign="top">Spécimen (ph.)</th>
<th valign="top">Genres</th>
</tr>
<tr>
<td rowspan="19" valign="middle">Alcyonacea<br />
          (Alcyonacés)</p>
<p>          (Alcyonaires)</td>
<td rowspan="5">Alcyoniina<br />
          (Alcyoninés)</td>
<td>Alcyoniidae<br />
          (Alcyoniidés)</td>
<td align="center">
<a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b1.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"   / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b1.jpg"></a><br />
<a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b2.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b2.jpg"></a></td>
<td><em>Acrophytum , <span class="rouge">Alcyonium</span>, <span class="vert">Aldersladum</span>, Anthomastus, <span class="bleu">Bellonella</span>, <span class="vert">Cladiella</span>, <span class="bleu">Dampia</span>, Dimorphophyton, Discophyton, Drifa, Elbeenus, <span class="rouge">Eleutherobia</span> (Photo&nbsp;1), Heteropolypus Inflatocalyx, <span class="vert">Klyxum</span>, Lampophyton, Lanthanocephalus, <span class="vert">Litophyton</span>, <span class="vert">Lobophytum</span>, Lobularia Lohowia, Malacacanthus, Minabea, Notodysiferus, <span class="rouge">Paraminabea</span>, Parerythropodium, Protodendron, Pseudoanthomastus, <span class="vert">Rhytisma</span>, <span class="vert">Sarcophyton</span> (Photo&nbsp;2), <span class="vert">Sinularia</span>, Skamnarium, Sphaeralcyon, Thrombophyton, Verseveldtia</em></td>
</tr>
<tr>
<td>Nephtheidae<br />
          (Nephteidés)</td>
<td align="center">
        <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b3.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b3.jpg"></a></td>
<td><em><span class="vert">Capnella</span>, Chondronephthya, Chromonephthea, Coronephthya,&nbsp;<span class="rouge">Dendronephthya,</span> Gersemi, <span class="vert">Lemnalia</span>, <span class="rouge">Leptophyton</span>,&nbsp;Neospongodes,&nbsp;<span class="vert">Nephthea</span>, <span class="bleu">Pacifiphyton</span>, <span class="vert">Paralemnalia</span>,&nbsp;Pseudodrifa, <span class="rouge">Scleronephthya</span>, <span class="rouge">Stereonephthya</span>, <span class="rouge">Umbellulifera</span></em> (Photo)</td>
</tr>
<tr>
<td>Nidaliidae<br />
          (Nidaliidés)</td>
<td align="center">
        <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b4.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b4.jpg"></a></td>
<td><em>Agaricoides, <span class="rouge">Chironephthya </span></em>(Photo),<em> <span class="rouge">Nephthyigorgia, Nidalia</span>, Nidaliopsis, Orlikia,    Pieterfaurea,<span class="rouge"> Siphonogorgia</span></em></td>
</tr>
<tr>
<td>Paralcyoniidae<br />
          (Paralcyoniidés)</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b5.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b5.jpg"></a></td>
<td><em>Maasella </em>(Photo)</td>
</tr>
<tr>
<td>Xeniidae<br />
          (Xéniidés)</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b6.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b6.jpg"></a></td>
<td><em><span class="vert">Anthelia, Asterospicularia, Cespitularia</span>, <span class="bleu">Funginus</span>, <span class="vert">Efflatounaria, Heteroxenia, Sympodium, Sansibia, Xenia</span></em> (Photo)</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">&#8211;</td>
<td>Acanthoaxiidae<br />
          Haimeidae<br />
          Paramuriceidae<br />
          Parasphaerascleridae <br />
          Viguieriotidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b7.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b7.jpg"></a></td>
<td><em>Acanthoaxis</em><em><br />
          &#8211;<br />
          Villogorgia, Muriceides, Thesea</em><em><br />
          Parasphaerasclera</em><em><br />
          <span class="rouge">Studeriotes</span></em> (Photo)</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="4">Holaxonia<br />
          (Gorgones) </td>
<td>Acanthogorgiidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b8.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b8.jpg"></a></td>
<td><span class="rouge"><em>Acanthogorgia </em></span>(ex <em>Acalycigorgia</em>) (Photo)<em>,<span class="rouge"> Anthogorgia</span>, <span class="rouge">Calcigorgia</span>,<span class="rouge"> Muricella</span>,  Cyclomuricea</em></td>
</tr>
<tr>
<td>Gorgoniidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b9.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b9.jpg"></a></td>
<td><em>Adelogorgia, Antillogorgia, Eugorgia,<span class="rouge"> Eunicella</span>, Filigorgia, <span class="vert">Gorgonia</span>, <span class="bleu">Guaiagorgia</span>, <em><span class="vert"> Hicksonella</span>,<span class="rouge"> Leptogorgia, Lophogorgia, Olindogorgia, Pacifigorgia, Phycogorgia</span></em>, <span class="vert">Phyllogorgia, Pinnigorgia</span>, <span class="rouge">Pseudopterogorgia</span>&nbsp;</em>(Photo),<em> <span class="vert">Pterogorgia</span>, <span class="vert">Rumphella</span>, Tobagogorgia, </em></td>
</tr>
<tr>
<td>Plexauridae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b10.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b10.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Astrogorgia</span>, <span class="rouge">Bebryce</span>,  Caliacis, <span class="rouge">Echinomuricea</span>, <span class="rouge">Echinogorgia</span>,<span class="vert"> Eunicea</span>, <span class="rouge">Euplexaura</span>, Hypnogorgia, Lytreia, <span class="rouge">Menella</span><span class="rouge">&nbsp;</span></em>,<em><span class="rouge"> </span></em><em><span class="vert"> Muricea</span>, Muriceides, Muriceopsis, <span class="rouge">Paracis</span>, Paramuricea, Placogorgia, <span class="rouge">Paraplexaura</span>&nbsp;(Photo), <span class="vert">Plexaura</span>, Plexaurella, Psammogorgia, <span class="vert">Pseudoplexaura</span>, Scleracis, Spinimuricea  (ex Echinomuricea), <span class="rouge">Swiftia</span>, Thesea, <span class="bleu">Trimuricea</span>, <span class="rouge">Villogorgia</span></em></td>
</tr>
<tr>
<td>Keroeididae           </td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td><em><span class="rouge">Keroeides</span>,</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2">Calcaxonia<br />
          (Gorgones)</td>
<td>Ellisellidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b11.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b11.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Ctenocella</span>, <span class="rouge">Dichotella</span>, <span class="rouge">Ellisella</span>, <span class="rouge">Heliania</span>, <br />
        </em><em><span class="rouge">Junceella&nbsp;</span></em>(Photo),<em><span class="rouge"> Nicella</span>,<span class="rouge"> Verrucella</span>,<span class="rouge"> Viminella</span>,</em></td>
</tr>
<tr>
<td>Chrysogorgiidae<br />
          Dendrobrachiidae<br />
          Ifalukellidae<br />
          Isididae <br />
          Primnoidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b12.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"   / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b12.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Stephanogorgia</span>,<br />
          Dendrobrachia</em><em><span class="rouge"><br />
        </span><span class="vert">Ifalukella</span>, <span class="vert">Plumigorgia</span>,<span class="rouge"><br />
        </span><span class="vert">Isis</span>, <span class="rouge">Jasminisis</span>, <span class="rouge">Pteronisis</span>,<span class="rouge"> Zignisis</span>,<br />
        Calyptrophora (Photo), Callogorgia, <span class="rouge"><br />
          Plumarella</span><span class="rouge"> </span></em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="5">Scleraxonia<br />
          (Gorgones)</td>
<td>Anthothelidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b13.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b13.jpg"></a></td>
<td><em><span class="vert">Alertigorgia</span>, Anthopodium,  Anthothela, <span class="rouge">Diodogorgia</span>, <span class="vert">Erythropodium</span>,    Homophyton, <span class="rouge">Iciligorgia</span>, <span class="rouge">Solenocaulon </span></em>(Photo), <em>Semperina, Titanideum</em></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Briareidae<br />
          Coralliidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b14.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b14.jpg"></a></td>
<td><em><span class="vert">Briareum</span> </em>(Photo)<em><br />
<span class="rouge">Corallium</span>,<br />
        </em></td>
</tr>
<tr>
<td>Melithaeidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b15.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b15.jpg"></a></td>
<td><span class="rouge"><em>Acabaria </em></span>(Photo)<em>, <span class="rouge">Clathraria</span>, <span class="rouge">Melithaea</span>, <span class="rouge">Mopsella</span>, <span class="rouge">Wrightella</span>,</em></td>
</tr>
<tr>
<td>Paragorgiidae<br />
          Parisididae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b16.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b16.jpg"></a></td>
<td><em>Paragorgia </em>(Photo)<em><span class="rouge"><br />
          Parisis</span>, </em></td>
</tr>
<tr>
<td>Subergorgiidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b17.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b17.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Subergorgia</span> </em>(Photo)<em>, <span class="rouge">Annella</span></em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2">Stolonifera<br />
          (Stolonifères)</td>
<td valign="top">Clavulariidae</td>
<td align="center" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b18.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b18.jpg"></a></td>
<td valign="top"><em><span class="bleu">Carijoa</span>, <span class="vert">Clavularia</span> </em>(Photo), <em><span class="vert">Sterosoma, </span><span class="rouge">Paratelesto</span>, Telesto</em></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Acrossotidae<br />
          Arulidae <br />
          Coelogorgiidae<br />
          Cornulariidae<br />
          Pseudogorgiidae <br />
          Tubiporidae </td>
<td align="center" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b19.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b19.jpg"></a></td>
<td valign="top"><em>Acrossota<br />
          Arula <br />
          <span class="vert">Coelogorgia</span>,<br />
          <span class="vert">Cervera</span>, Cornularia<br />
          Pseudogorgia <br />
          <span class="vert">Tubipora</span></em> (Photo)</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" align="center">Helioporacea</td>
<td>Helioporidae<br />
          Lithotelestidae</td>
<td align="center" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b20.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b20.jpg"></a></td>
<td valign="top"><em><span class="vert">Heliopora</span> </em> (Ph.)<br />
          <em>Epiphaxum</em> </td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3" align="center">Pennatulacea<br />
          (Pennatules)</td>
<td>Sessiliflorae</td>
<td>Umbellulidae<br />
          Veretillidae<br />
          Protoptilidae<br />
          &#8230;</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b21.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b21.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Umbellula,<br />
          Cavernularia</span> (Photo)<span class="rouge">, Cavernulina, Veretillum&#8230;<br />
          Distichoptilum, Protoptilum&#8230;<br />
          &#8230;<br />
          </span></em></td>
</tr>
<tr>
<td>Subsessiliflorae</td>
<td>Halipteridae<br />
          Pennatulidae<br />
          Virgulariidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b22.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b22.jpg"></a></td>
<td><em><span class="rouge">Halipteris<br />
          Crassophyllum , Pennatulata&#8230;<br />
          <strong><em>Acanthoptilum</em></strong>, Virgularia</span> (Photo)<span class="rouge">&#8230;</span></em></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">&#8211;</td>
<td>Chunellidae<br />
          Echinoptilidae<br />
          Pennautlidae<br />
          Rennilidae<br />
          Scleroptilidae<br />
          Stachyptilidae</td>
<td align="center"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b23.jpg" data-ipsLightbox><img class="vignette2 lws-optimize-lazyload"    / data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/b23.jpg"></a></td>
<td><em>Chunella</em><br />
<em>Actinoptilum</em>, <em>Echinoptilum</em><br />
&#8211;<br />
<em>Renilla</em>  (Photo)<br />
<em>Calibelemnon</em> , <em>Scleroptilum</em><br />
<em>Gilibelemnon</em>, <em>Stachyptilum</em></td>
</tr>
<caption class="tableau-legende">
      Symbiotisme  : <span class="vert"> espèces zooxanthellées</span> ;<span class="rouge"> espèces azooxanthellées</span> ;<span class="bleu"> indéterminé </span>; absence d&rsquo;information.<br />
      </caption>
</table>
<p class="align-j">
  L&rsquo;identification d&rsquo;un spécimen n&rsquo;est pas toujours aisée&nbsp;: son aspect  peut varier en fonction des facteurs environnementaux, ainsi deux individus  apparemment différents peuvent être des morphes de la même espèce. De plus, des  coraux apparemment identiques peuvent appartenir à des espèces, à des genres,  voire à des familles différentes. Bien souvent l&rsquo;identification s&rsquo;arrête au genre, notamment  pour les Alcyonnaires. Comme on le verra, une identification formelle de l&rsquo;espèce n&rsquo;est possible  que grâce à un examen microscopique des constituants de leur squelette interne,  les sclérites ou spicules.</p>
<h2>2. Anatomie des Octocoralliaires</h2>
<h3>2.1. Morphes</h3>
<p class="align-j">D&rsquo;une manière générale, on distingue une portion basilaire (pied) surmontée d&rsquo;une région  plus ou moins ramifiée, portant les polypes (tiges, branches, lobes&#8230;), mais les formes peuvent varier notablement  d&rsquo;un genre à l&rsquo;autre (illustration 2). Les Octocoralliaires sont le plus souvent constitués d&rsquo;une colonie de polypes, il existe  cependant des espèces monopolypes (solitaires) comme les Pennatules. Le pied est parfois bien distinct ou au contraire, il peut former une membrane (<em>Briareum</em>). Le capitule peut se déployer en ombrelle massive ou sous forme de dentelle légère. </p>
<p class="align-j"> Molles, souples ou parfois rigides,  habituées du lagon ou des très grands fonds, des mers chaudes, tempérées et même froides&#8230; les espèces ne manquent pas pour qui veut s&rsquo;intéresser aux Octocoralliaires.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);"><figcaption class="grille-titre">Spécimens coloniaux et solitaires d&rsquo;Octocoralliaires en milieu naturel</figcaption><figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/2.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/2.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.whoi.edu/hpb/viewImage.do?id=661&amp;sid=193&amp;ppid=401&amp;cl=0">Kristen E. WHALEN</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/3.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/3.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.whoi.edu/hpb/viewImage.do?id=661&amp;sid=193&amp;ppid=401&amp;cl=0">NachoBen</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/4.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/4.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : Inconnu</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/5.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/5.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://astronomy-to-zoology.tumblr.com/post/39313968675/order-pennatulacea-sea-pens-sea-pens-are-a">Diver.net</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/6.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/6.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.messersmith.name/wordpress/tag/dendronephthya-roxasia/">Jan Messersmith</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/7.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/7.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.guamreeflife.com/htm/bluecoral.htm">guamreeflife</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/8.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/8.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://chaloklum-diving.com/marine-life-koh-phangan/corals-more-cnidaria/octocorals-alcyonaria/ellisellidae-sea-fans/">Chaloklum Diving</a></figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/9.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/9.jpg"></a><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://oceanexplorer.noaa.gov/welcome.html">NOAA Ocean Explorer</a></figcaption></figure>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p class="align-j">&quot;Ramifié&quot;, &quot;arborescent&quot;, &quot;digité&quot;&#8230; beaucoup, trop de qualificatifs étaient employés  pour définir ces formes souvent complexes. Les nombreux synonymes parfois sans  correspondance linguisitique, ajoutaient à la difficulté de communiquer. Un groupe de biologistes a contribué à  uniformiser, en plusieurs langues,  le vocabulaire relatif aux Octocoralliaires. Ces travaux ont été publiés en 1983 par les professeurs&nbsp;Bayer, Grasshoff et Verseveldt<span class="align-j"> dans le rapport <em><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/guide-bayer.pdf" target="_blank">Illustrated Trilingual  Glossary of Morphological and Anatomical Terms Applied to Octocorallia</a></em>.</span> L&rsquo;illustration 2 reprend une partie de cette terminologie  relative aux morphes. Il n&rsquo;est pas rare de devoir utiliser plusieurs  termes  pour caractériser un spécimen.  Malheureusement, cette étape ne suffit pas à préciser le genre et encore moins l&rsquo;espèce, comme on le verra plus loin.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(5,1fr);"><figcaption class="grille-titre">Illustration 2 : Terminologie non exhaustive relative aux morphes des colonies d&rsquo;Octocoralliaires </figcaption><figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c1415.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c1415.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>1 Ramifié</strong> : colonie comportant des rameaux. 1a Sympodiale : la tige principale est formée de tiges unies entre elles, partant des branches latérales et formant un zigzag ou une spirale, ex. <em>Pseudocladochonus, Chrysogorgia</em>. 1b Monopodiale : la tige est unique et continue, ex. <em>Telesto, Carijoa, Plumarella, Metallogorgia</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c39.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c39.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>2 Solitaire</strong> : composé d&rsquo;un seul polype, ex <em>Taiaroa</em> (cas unique).</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c47.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c47.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>3 Arborescent</strong> : avec un tronc bien défini (Alcyonacea) ou une tige (Gorgonacea). Ex. <em>Nephthea</em>, <em>Dendronephthya</em>, <em>Lemnalia</em>, <em>Verrucella</em>, <em>Ellisella</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c48.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c48.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>4 En glomerule</strong> : Colonie arborescente, peu ramifiée  avec de nombreux amas de polypes serrés en grappes arrondies, caractéristiques des espèces &quot;Glomerata&quot;. Ex. <em>Dendronephthya gigantea</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c49.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c49.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>5&nbsp;&quot;Divaricate&quot;</strong> (non traduit en français) : colonies arborescentes abondamment ramifiées, avec de longues branches fines, nettement distinctes qui divergent en faisceaux de polypes,  caractéristiques des espèces &quot;Divaricata&quot;. Ex. <em>Dendronephthya cirsium</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c50.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c50.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>6&nbsp;Ombelliforme</strong> : colonie arborescente avec de nombreux faisceaux partant d’un même endroit du tronc. Les polypes sont regroupés, formant  des agrégats en forme d’ombelle (parasol courbe)  ou en corymbe (parasol plat), tous les polypes étant alignés sur une même surface. Caractéristiques des espèces &quot;umbellata&quot;. Ex. <em>Dendronephthya florida</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c43.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c43.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>7&nbsp;Encroûtant ou membraneux</strong> : la colonie encroûtante est composée d&rsquo;une  couche épaisse, charnue recouvrant le substrat, ex. <em>Sinularia</em>. <em>Lobophytum</em>, <em>Erythropodium&nbsp;</em>; la colonie membraneuse étant fine, ex. <em>Sympodium</em>, <em>Parerythropodium</em> <em>fulvum</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c40.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c40.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>8 Stoloné</strong></strong> : multiplication asexuée par stolons (tiges aérienne et/ou dans le substrat) sans rapport avec le sous-ordre Stolonifera, ex. <em>Cornuiaria</em>, <em>Clavularia</em>.  </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c41.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c41.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>9 Digitiforme</strong> : colonie en forme de doigt, sans branche, ex. <em>Bellonella</em>, <em>Minabea</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c46.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c46.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>10&nbsp;Digité</strong> : colonie comportant des ramifications en forme de doigts, ex. <em>Alcyonium</em>, <em>Sinularia</em>, <em>Lobophytum</em>, <em>Nephthyigorgia</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c42.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c42.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>11 En lobes</strong> : colonies composées de plusieurs lobes robustes, ex. <em>Alcyonium</em>, <em>Asterospicularia</em>, <em>Cladiella</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c57.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c57.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>12 Buissonnant</strong> : colonie dont les branches abondantes débutent immédiatement au-dessus du crampon sans  tige principale évidente, ex.  <em>Stereonephthya</em>, <em>Plexaurella</em>, <em>Rumphella</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c51.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c51.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>13&nbsp;Plan</strong> : colonie ramifiée dans laquelle les branches poussent plus ou moins dans un même plan.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c52.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c52.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>14 Dichotome</strong> : colonie dont les rameaux se divisent régulièrement en bifurquant en deux parties identiques. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c53.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c53.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>15 Pennée</strong> : colonie dont les rameaux sont ramifiés dans un plan comme une plume, ex. <em>Pseudopterogorgia</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c55.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c55.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>16 En goupillon</strong> : colonie pennée dont les rameaux sont nombreux, courts et répartis en brosse cylindrique, autour de la tige principale, ex. <em>Thouarella</em>, <em>Xenogorgia</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c59.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c59.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>17&nbsp;Clairsemé</strong> : colonie dont la densité des branches latérales sont est faible, ex. <em>Ellisella romasa</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c60.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c60.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>18 Lyriforme</strong> : colonie plane en forme de lyre ou de candélabre, dont les branches secondaires sont verticales dirigées vers le haut et sensiblement parallèles les unes aux autres, ex. <em>Ctenocella</em>, <em>Trichogorgia</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c62.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c62.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>19&nbsp;Réticulé ou rétiforme</strong> : colonie ramifiée dont les branches s&rsquo;anastomosent pour former une structure en filet, ex. <em>Gorgonia</em>, <em>Subergorgia</em>, <em>Pacifigorgia</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c63.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c63.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>20 Flagelliforme</strong> : colonie solide, non ramifiée en forme de fouet, ex. <em>Ellisella</em>, <em>Junceella</em>, <em>Lepidisi</em>. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c64.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c64.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>21&nbsp;Filiforme</strong> : colonie en forme de fil mince, non ramifiée, ex. <em>Leptogorgia</em>, <em>Eunicella filiformis</em>.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c44.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/c44.jpg"></a><figcaption class="figlegende"><strong>22&nbsp;Capité</strong> : colonie non ramifiée avec une large partie distale (à l&rsquo;opposé du corps), sur une tige nettement plus étroite, ex. <em>Xenia</em>, <em>Nidalia</em>, <em>Anthoinastus</em>, <em>Heteroxenia</em>, <em>Metalcyonium</em>.</figcaption></figure><figcaption class="copyright">Illustrations :  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/guide-bayer.pdf">Illustrated Trilingual  Glossary of Morphological and Anatomical Terms Applied to Octocorallia</a>.</figcaption></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>2.2 Polype</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/10.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/10.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Un Octocoralliaire déployant ses polypes sous l&rsquo;oeil  d&rsquo;un photographe sensible à sa beauté.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Boris (Cap récifal)</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires sont facilement reconnaissables&nbsp;: sauf  rares exceptions, le polype présente, une symétrie d&rsquo;ordre 8, ce qui se traduit  extérieurement par la présence de huit tentacules et intérieurement, la cavité  gastrique est divisée par huit cloisons. D&rsquo;une manière générale, leurs  tentacules possèdent des ramifications latérales en forme de plumes les pinnules (que n&rsquo;ont pas les polypes de Scléractiniaires).</p>
<h4>2.2.1. Couches cellulaires</h4>
<p>Comme tous les Cnidaires, les Octocoralliaires sont des organismes diploblastiques c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;ils sont formés à partir de deux feuillets cellulaires, l&rsquo;endoderme et l&rsquo;ectoderme. Entre ces deux feuillets on trouve une matrice, la mésoglée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/11.png" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/11.png"></a><figcaption class="figlegende">Les trois couches cellulaires du polype.</figcaption></figure>
<p class="align-j"><strong>L&rsquo;ectoderme</strong> : ce tissu externe couvre  la surface du polype et  de la colonie (le cœnenchyme). La zone couvrant le polype comporte des cellules sensorielles (détection), des cellules  à mucus (captation et défense chimique),  et des cnidocytes ou cnidoblastes (chasse et défense). La zone couvrant le cœnenchyme  comporte moins de cellules sensorielles et de cnidocytes. On peut constater  la faculté de certaines espèces à émettre une forte quantité de mucus, d&rsquo;odeur  caractéristique, destiné à protéger l&rsquo;animal de la dessiccation lors des  expositions à l&rsquo;air durant les périodes d&rsquo;exondation. Outre ce rôle,  le mucus, riche en molécules antimicrobiennes, est aussi la première barrière immunitaire de ces organismes.</p>
<p class="align-j"><strong>L&rsquo;endoderme</strong> : ce tissu interne  chargé de la digestion et de la reproduction, correspond à la  couche interne des tentacules, de l&rsquo;anthocodie (voir chapitre 2.3) et de la totalité des cavités  internes.<br />
C&rsquo;est dans  les cellules de ce tissu que sont hébergées les zooxanthelles des espèces  symbiotiques.</p>
<p class="align-j"><strong>La mésoglée</strong> : c&rsquo;est&nbsp;  une matrice gélatineuse, située entre les deux couches ci-dessus. Elle ne constitue pas  un véritable tissu puisqu&rsquo;elle ne contient pas de cellules organisées (structurées)  entre elles et donc par définition aucun organe différencié. D&rsquo;épaisseur et de composition  cellulaire variable selon l&rsquo;espèce, elle est très fine au niveau des polypes mais  représente la plus grande partie du cœnenchyme, entre ces derniers. Au niveau du cœnenchyme, la mésoglée abrite un  réseau de canaux endodermiques (solenia) qui  font communiquer toutes les cavités  gastriques entre elles, répartissant ainsi les nutriments dans la colonie. Ce  réseau est particulièrement développé chez les espèces massives comme <em>Sarcophyton</em> spp., il est réduit chez les  espèces émergeant peu, à partir d&rsquo;un tissu encroutant ou de stolons.  Dans la mésoglée siège le système nerveux. Elle contient également les sclérites et  des cellules chargées de  la production du squelette.</p>
<h4>2.2.2. Zooxanthelles  et symbiose</h4>
<div class="commentaire">
<strong>Zooxanthelles et photosynthèse</p>
<p>  </strong>Les zooxanthelles se  développent en présence de lumière. Elles réalisent la photosynthèse qui  consiste en la fabrication de composés carbonés à partir d&rsquo;eau et de dioxyde de  carbone sous l&rsquo;action énergétique  de la lumière. <br />
    Comme tous les végétaux photosynthétiques, les zooxanthelles  contiennent des pigments qui leur confèrent une couleur brune, jaune ou verte&nbsp;:  chlorophylles a et c, caroténoïdes et phycobilines. Ces pigments sont les  molécules responsables soit directement de la photosynthèse, soit comme  transmetteur de lumière, élargissant ainsi le spectre des longueurs d&rsquo;onde  utilisables. Ces pigments variés permettent aux zooxanthelles de s&rsquo;adapter aux  conditions d&rsquo;éclairement (ensoleillement, profondeur…) et d&rsquo;optimiser l&rsquo;énergie  lumineuse disponible. Ils présentent un pic d&rsquo;absorption maximal situé entre  408 et 475&nbsp;nm, c&rsquo;est à dire dans la bande bleue extrême du spectre visible. <br />
    Le  taux de photosynthèse croit avec l&rsquo;intensité lumineuse, jusqu&rsquo;à une valeur  limite au-delà de laquelle il n&rsquo;augmente pas. En situation d&rsquo;éclairement  extrême, notamment en présence d&rsquo;UV (photo oxydation) leur densité diminue,  elles dégénèrent et sont rejetées&nbsp;: les coraux blanchissent (phénomène de blanchissement des coraux). Cette situation est  cependant réversible si les conditions redeviennent favorables.
</div>
<p class="align-j">Certaines espèces d&rsquo;Octocoralliaires dites zooxanthellées, sont  pourvues d&rsquo;algues symbiotiques&nbsp;: les zooxanthelles, qui influent de manière  notable dans leur métabolisme. Les Octocoralliaires dépourvus de ces algues  sont dit azooxanthellés ou non photosynthétiques (NPS). Le tableau&nbsp;2  détermine pour certains genres, leur caractère zooxanthellé&nbsp;ou  azooxanthellé.</p>
<h5>2.2.2.1. Les zooxanthelles</h5>
<figure class="figfloat" style="float:left"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/12.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/12.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Coupe dans la paroi d&rsquo;un polype Les zooxanthelles se situent dans les cellules de l&rsquo;endoderme.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : <a href="http://baladesnaturalistes.hautetfort.com/archive/2010/07/16/coraux-des-antilles-2.html" target="_blank">André GUYARD</a></figcaption></figure>
<p class="align-j">Ce sont des algues  Dinoflagellés unicellulaires du genre <em>Symbiodinium</em>,  de longueur environ 10&nbsp;µm. Elles peuvent avoir une vie  libre dans le milieu extérieur mais, concernant le corail, elles sont insérées,  à raison d&rsquo;une à trois cellules végétales, dans les cellules endodermiques   de leur hôte.  Lors de la reproduction sexuée, les  zooxanthelles sont soit déjà présentes  dans l&rsquo;œuf du corail, soit ingérées en pleine eau aux stades larvaires ou juste  après fixation et métamorphose. Lors de la reproduction  asexuée, elles sont transmises via les tissus de la colonie mère. Les zooxanthelles  se multiplient par mitose (division d&rsquo;une cellule mère en deux cellules filles) au sein du corail et probablement aussi par voie sexuée  hors du corail. Lors de la phase larvaire, leur  population peut doubler en 10 jours. Cette biomasse végétale  élevée  représente alors une source d&rsquo;énergie non négligeable.</p>
<p>  Plus abondantes dans  les parties superficielles exposées à la lumière : disque oral, cœnosarque et  tentacules, leur densité et leur répartition dans les tissus varient selon  plusieurs paramètres&nbsp;: les colonies de forme lamellaires développent bien naturellement  plus d&rsquo;algues sur leurs faces supérieures&nbsp;; la densité varie sur la hauteur des espèces  digitées&nbsp;; les polypes en expansion le jour renferment d&rsquo;avantage de  zooxanthelles, notamment au niveau des tentacules&nbsp;; la densité de ces algues symbiotiques augmente également  avec la concentration en ions NH<sub>4</sub><sup>+</sup> dans l&rsquo;eau. Mais la lumière semble bien être  le facteur le plus important.</p>
<h5> 2.2.2.2. Symbiose</h5>
<figure class="figfloat" style="float:left"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/13.png" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/13.png"></a><figcaption class="figlegende">Profits  de la symbiose entre zooxanthelle et polype corallien. Ainsi, la symbiose permet un recyclage local et rapide de la matière. Elle est à l&rsquo;origine de la réussite des coraux dans les milieux pauvres en éléments nutritifs (oligotrophes).</figcaption></figure>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une  association durable et profitable (symbiose mutualiste) entre deux organismes&nbsp;: le  polype hébergeur (hôte) et les zooxanthelles hébergées (symbiote). L&rsquo;algue  étant incluse dans une vésicule intracellulaire (le  symbiosome) du polype, on parle d&rsquo;endosymbiose. <br />
  Les zooxanthelles bénéficient  de leur hôte&nbsp;: elles trouvent au sein des tissus, un environnement stable,  à l&rsquo;abri de la sédimentation de la prédation et des infections&nbsp;; elles utilisent les déchets issus du métabolisme du  corail&nbsp;pour leur propre métabolisme : le carbone à partir du gaz  carbonique, en complément de celui provenant des hydrogénocarbonates dissous  dans l&rsquo;eau de mer&nbsp;; les composés phosphorés (phosphates), azotés (ions NH4)  comme source d&rsquo;éléments minéraux qui sont localement plus concentrés que dans  le milieu extérieur et dans une moindre mesure, nitrites et nitrates&nbsp;; l&rsquo;acétate  converti en acides gras.</p>
<p class="align-j"> En  retour, outre l&rsquo;élimination des déchets azotés et phosphorés du corail, les zooxanthelles jouent  un rôle important dans son métabolisme. Elles produiraient du dioxygène O<sub>2</sub> utilisé  par le tissu animal et agiraient dans la calcification&nbsp;:  le prélèvement du CO<sub>2</sub> par les zooxanthelles favoriserait la précipitation du  carbonate de calcium et donc l&rsquo;élaboration du squelette. Elles  contribuent également largement à la nutrition des  coraux qui les hébergent.</p>
<h3>2.3. Deux types de polypes : autozoïdes et siphonozoïdes</h3>
<p class="align-j">Les Octocoralliaires disposent  de  polypes autozoïdes (ou gastrozoïdes) émergeant du corps. Certaines  espèces possèdent en plus des polypes syphonozoïdes dont on ne  distingue que l&rsquo;orifice buccal au ras de l&rsquo;épiderme. Ces deux types de polypes ont des fonctions spécialisées.</p>
<div class="figcolonne" style="width:70%;"><figcaption class="grille-titre">Illustration 3 : Représentation schématique des polypes d&rsquo;Octocoralliaires</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/14.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/14.jpg"></a><br /><figcaption class="figlegende">Polypes autozoïdes (gastrozoïdes) et polypes siphonozoïdes.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : indéterminée. Adaptation : Denis TOURNASSAT</figcaption></div>
<h4>2.3.1. Polypes  autozoïdes</h4>
<p class="align-j">Tous les Octocoralliaires disposent de polypes autozoïdes (ou  gastrozoïdes). Dédiés essentiellement au nourrissage ils assurent les fonctions  de capture, de digestion des aliments, de respiration, de captation de lumière  (tel un puit de lumière) vers le cœur de la colonie ainsi que la reproduction puisqu&rsquo;ils portent les  gonades (ovaires et testicules). La capture prend ici un sens étendu, assurée  de plusieurs manières, comme on le verra plus tard.</p>
<h5>2.3.1.1. Anthocodie, partie émergeante</h5>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/15.png" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/15.png"></a><figcaption class="figlegende">Tentacules et pinnules de la gorgone Diodogorgia nodulifera.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">La partie émergeante du polype (l&rsquo;anthocodie), de forme tubulaire  plus ou moins allongée, de quelques millimètres à plus de dix centimètre de  longueur chez certaines espèces comme <em>Xenia</em>,  est prolongée de ses huit tentacules. Entre les tentacules, se situe la bouche  ou débute le pharynx. A la base de l&rsquo;anthocodie, les stolonifères développent une  partie en saillie formant un calice ou anthostèle, plus épaisse, dure et  chargée de spicules. Contrairement à une idée répandue, l&rsquo;anthostèle ne se  limite pas à la partie émergeante, elle inclut tout le canal gastrodermique qui  s&rsquo;enfonce parfois profondément dans le corps.   Selon les espèces, la partie supérieure de l&rsquo;anthocodie, molle, peut se contracter  dans le calice par simple déflation ; on dit que le polype est contractile. L&rsquo;anthocodie peut également s&rsquo;invaginer entièrement  ne laissant apparaître qu&rsquo;un orifice, on dit alors qu&rsquo;il est rétractile. Chez certaines espèces comme <em>Anthelia</em> spp., le polype ne peut pas se contracter  ni se rétracter. Chez d&rsquo;autres, les polypes sont seulement formés  d&rsquo;une longue anthocodie, simplement déprimée à la base, juste au-dessus du  stolon. Les Pennatules s&rsquo;égarent de ce schéma habituel&nbsp;: elles  disposent d&rsquo;un polype principal (le rachis) d&rsquo;où partent des rangées de polypes  secondaires. Quelques espèces comme <em>Sarcophyton</em> spp., disposent de longs polypes en mesure de se rétracter profondément à l&rsquo;intérieur  du corps. Ces derniers permettraient de conduire la lumière vers les couches  internes pourvues de zooxanthelles.</p>
<h5>2.3.1.2. Tentacules et pinnules</h5>
<p class="align-j">Sauf exception, les tentacules sont au nombre de huit. De 1  à 50 mm, ils se répartissent autour du disque oral de chaque polype et alternent  avec les huit cloisons. De forme parfois asymétrique, comme chez les  pennatules, ils sont creux, effilés à leur extrémité et en général, portent des  petites ramifications latérales, les pinnules.   Contractiles, ils peuvent être épanouis ou rétractés, le jour ou la  nuit, selon  l&rsquo;espèce. Les tentacules, mobiles, tactiles et préhensiles, contiennent de nombreux  cnidocytes et interviennent dans la défense, la capture des proies et la  nutrition. Ils assurent également  l&rsquo;acheminement de la nourriture vers la bouche. </p>
<h5>2.3.1.3. Disque oral et bouche</h5>
<p class="align-j">La bouche, de forme ovale au centre du disque oral, présente  à l&rsquo;une de ses extrémités étroites un élargissement indiquant la position du siphonoglyphe (voir ci-après) qui se prolonge à l&rsquo;intérieur du pharynx.</p>
<h5>2.3.1.4. Pharynx </h5>
<p class="align-j">Le pharynx ou stomodeum, ovale, peut être lisse ou parcouru  de sillons. Il s&rsquo;étend plus bas jusqu&rsquo;à la cavité gastrique. Il est parcouru à  son extrémité ventrale par une gouttière bordée de cellules ciliées, le  siphonoglyphe (absent chez les scléractiniaires). Cette gouttière est destinée  à assurer la circulation de l&rsquo;eau vers l&rsquo;intérieur, dans la cavité gastrique et  participerait à l&rsquo;ingestion de particules alimentaires.</p>
<h5>2.3.1.5. Cavités gastriques</h5>
<figure class="figfloat" style="float:left"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/16.png" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/16.png"></a><figcaption class="figlegende">Coupe d&rsquo;un Octocoralliaire au niveau des chambres radiaires.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">La cavité gastrovasculaire (ou cœlenteron) de chaque polype est    formée d&rsquo;un ensemble de huit cavités  gastriques, indépendantes les unes des autres. Dans la partie supérieure, elles sont soudées  entre elle par des cloisons  ou septes, qui se  poursuivent longitudinalement, délimitant ainsi depuis le disque oral et au niveau du pharynx, huit  compartiments distincts (les chambres radiaires), communiquant directement avec  les sillons tentaculaires. Il y a une chambre asulcale (sans sillon), une  chambre sulcale (avec sillon) et six chambres latérales.    Au-dessous du pharynx, les cavités se prolongent vers la base de la colonie sous forme de canaux  longitudinaux endodermiques terminés en cul de sac. A ce niveau, les bords externes des cloisons (cloisons mésentériques) sont reliés  à la paroi des polypes, alors que les bords internes  sont libres  et portent des cordons épais et onduleux, les filaments mésentériques. <br />
  On distingue huit filaments mésentériques, dissemblables  tant par leur constitution que par leur origine&nbsp;: les deux filaments  asulcaux sont longs, rectilignes souvent bilobés et descendent jusqu&rsquo;au fond du  polype. Fortement ciliés, ils servent à créer un courant d&rsquo;eau exhalant, vers  la bouche. Les six autres filaments (deux sulcaux et quatre latéraux) sont plus  réduits, ils contiennent des glandes digestives et achèvent la digestion des  particules alimentaires commencée dans le pharynx. En général ces derniers  produisent les gonades.<br />
  Dans les colonies massives, une quantité parfois importante  de polypes se prolonge profondément dans la masse en un tube nommé canal  gastrodermique. Ce canal est également connecté aux autres parties de la  colonie par un réseau communicant le solenia. Dans les colonies qui disposent  de tissus fins autour d&rsquo;un axe ou celles qui s&rsquo;étendent sur le substrat, la  cavité gastrique est réduite.</p>
<h5>2.3.1.6. Circulation d&rsquo;eau</h5>
<p class="align-j">La circulation de l&rsquo;eau&nbsp;au sein des colonies  coralliennes, joue un rôle fondamental dans le métabolisme du corail&nbsp;:  elle facilite la nutrition, permet les échanges gazeux et favorise l&rsquo;évacuation  des déchets du métabolisme. <br />
  Il existe au niveau de la bouche des polypes  gastrozoïdes et des polypes siphonozoïdes, deux courants ciliaires plus ou  moins puissants :<br />
  d&rsquo;un côté, un courant inhalant provient du siphonoglyphe et  de l&rsquo;autre, les filaments mésentériques asulcaux génèrent un courant ciliaire  exhalant ascendant, depuis la base jusqu&rsquo;au sommet de la cavité  gastrovasculaire. Leurs actions conjuguées assurent l&rsquo;arrivée d&rsquo;une grande quantité d&rsquo;eau dans les polypes et son expulsion, tout en permettant aux particules  nutritives de pénétrer et éventuellement, de ressortir de l&rsquo;orifice buccal.</p>
<h4>2.3.2. Polypes  siphonozoïdes</h4>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/17.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/17.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Entre les grands polypes autozoides, on distingue les orifices plus nombreux et plus petits, des polypes siphonozoides de la vérétille <em>Cavernularia obesa</em>,</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">Les espèces aux formes massives comme celles de la famille  Pennatulidae, quelques alcyoniidés (<em>Sarcophyton</em>, <em>Lobophyton</em>, <em>Hetroxenia</em>…) et les gorgonidés sont dimorphes&nbsp;: elles possèdent en  plus des polypes autozoïdes, un autre type de polypes&nbsp;dits siphonozoïdes.<br />
  Ces derniers, démunis de tentacule  et dont on ne voit que les orifices à fleur de l&rsquo;épiderme,  ne sont pas rétractiles. Ils sont spécialisés dans les échanges  respiratoires de la colonie.<br />
  Leurs cloisons gastriques et  leurs filaments mésentériques son plutôt atrophiés, alors que les siphonoglyphes sont très  développés. <br />
Les filaments mésentériques asulcaux (sans sillon) assurent la circulation  d&rsquo;eau, l&rsquo;exhalant de bas en haut. Le courant inhalant qui en résulte    assure la  respiration jusqu&rsquo;au sein du polype ainsi que le maintien d&rsquo;une  pression interne permettant aux colonies massives ou peu arborescentes, de se  dresser. Certaines espèces ne forment d&rsquo;ailleurs des polypes siphonozoïdes  qu&rsquo;au-delà d&rsquo;une certaine taille.</p>
<h3>2.4. Squelette  et hydrosquelette</h3>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/18.jpg" data-ipsLightbox><img   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/18.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Polypes de <em>Nephthyigorgia sp. </em> dont on distingue l&rsquo;anthostèle (calice) et le cœnenchyme  (tissu) chargés de sclérites rouge foncé.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">La grande majorité des Octocoralliaires possède un squelette  interne (endosquelette) composé d&rsquo;éléments en carbonate de calcium (calcite) et  organique, de petites tailles&nbsp;: les sclérites (terme employé au masculin ou au féminin) ou spicules (masculin), les  scientifiques n&rsquo;ayant  pas tranché sur le terme le plus approprié, répartis à  l&rsquo;intérieur du cœnenchyme.  Ces sclérites  plus ou moins acérés assurent le maintien du corail et contribuent à sa protection contre des prédateurs. L&rsquo;aspect des sclérites  est très varié. En forme d&rsquo;aiguille plus ou moins longue de 0.02 à 4&nbsp;mm, plus  ou moins épaisse, rectiligne ou au contraire difforme, en forme de boutons  épineux, de croix, d&rsquo;haltères, d&rsquo;étoiles ou de massues.</p>
<figure class="figfloat" style="float:left"  ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/19.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/19.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Catalogue de  sclérites. </figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : Frederick M. BAYER</figcaption></figure>
<p class="align-j">Il est bien souvent impossible de déterminer visuellement un Octocoralliaire  au-delà du genre. Ce n&rsquo;est pas vraiment un handicap pour la pratique du hobby  récifal.  Les scientifiques poussent  l&rsquo;identification jusqu&rsquo;à l&rsquo;espèce par une analyse microscopique des sclérites,  de leur disposition ou de leur forme. Des catalogues (photo ci-contre) répertorient les formes aux noms évocateurs&nbsp;: papillon, rayon, disque, baril double tête, double étoile, torche, feuille&#8230; Leur forme variant selon leur localisation sur  l&rsquo;animal, les prélèvements sont effectués à la fois à la base des colonies et  sur les ramifications. L&rsquo;arrangement des sclérites de la colonie est également  un indicateur pour leur identification. Certaines espèces de <em>Nepthea</em> sont empaquetées dans un réseau  de larges sclérites. Des sclérites en forme d&rsquo;arcs allongés peuvent être  organisées en collerettes ou couronnes renforçant le calice ou en pointes à la  base des tentacules (Illustration 2)</p>
<div style="clear:both"></div>
<div class="commentaire pos-centre" > <strong>Manuel du petit taxinomiste</strong></p>
<p>  Pour analyser un Octocoralliaire il faut, dans un premier temps, découper au scalpel un échantillon du tissu du  corail, dissoudre la matière organique avec quelques gouttes d&rsquo;hypochlorite de  sodium (eau de javel), laver plusieurs fois les sclérites à l&rsquo;eau distillée, les  laisser sécher sur une lame de microscope puis les recouvrir d&rsquo;une lamelle. Il  est parfois nécessaire de les consolider dans une inclusion de résine époxy. Les  spicules mises en évidence, on peut les observer sous grossissement  moyen. Mais à ce stade, l&rsquo;identification nécessite de la persévérance&nbsp;: contrairement aux  scléractiniaires, les rapports de recherches sont peu accessibles, les  différences entre espèces sont parfois ténues, d&rsquo;autant plus que celles vivant en captivité  peuvent développer des malformations. Mais pas de panique en cas d&rsquo;erreur : la classification est en plein remaniement et promet quelques bouleversements  dans les prochaines décennies.</p></div>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<figure class="figfloat" style="float:left"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/20.jpg" data-ipsLightbox><img  alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/20.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Anatomie d&rsquo;une gorgone.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration :  BAYER et al. Adaptation : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="align-j">Chez certains groupes (pennatules, gorgones), le squelette  prend la forme d&rsquo;un axe  semi-rigide, formé de matière protéinique et de  substances collagènes, à l&rsquo;aspect de la corne (la gorgonine), enrobé d&rsquo;un fin  tissu, le cœnosarque appelé cortex chez les gorgones (ex. gorgones des familles  Holaxonia et Calcaxonia). Les plus complexes incorporent dans la composition de  leur axe (la médulla), des matières calcaires plus ou moins agrégées&nbsp;: cimentées  comme chez le fameux Corail rouge de Méditerranée <em>Corallium  rubrum</em> ou libres comme chez les gorgones du sous-ordre Scleraxonia qui incluent  des sclérites indépendantes. Ces structures plus ou moins souples possèdent des  médullas fortement liées, compactes, solides et peuvent parfois dépasser les  trois mètres d&rsquo;envergure. D&rsquo;autres moins complexes, constituées de spicules non  agglomérées dans la gorgonine, sont bien plus fragiles. <br />
  Les espèces de la famille Briareidae, qui se développent en forme de membranes  encroûtantes, sont considérées comme des gorgones dont la médulla cornée a  migré et s&lsquo;est étendue sur la face d&rsquo;appui, le cortex accueillant les polypes étant  sur la face supérieure.<br />
  Chez quelques stolonifères comme <em>Tubipora</em>, le squelette prend la forme d&rsquo;une enveloppe cornée dans  laquelle le polype peut se rétracter. Certaines espèces du genre <em>Sinularia</em> peuvent agglomérer des  sclérites à leur base, pour former une structure rigide, rocheuse, la  spiculite.<br />
  De nombreux Octocoralliaires n&rsquo;ont pas de squelette, leur  maintien est alors assuré par un réseau de canaux sous pression d&rsquo;eau. Cet hydrosquelette  peut se dégonfler quasi instantanément, en réponse à une perturbation ou à un  stress. Le corail se vide alors de son eau par la bouche pour rapetisser en  moins d&rsquo;une minute. Les Octocoralliaires contenant peu ou pas de squelette sont  en général de petites tailles, mais on trouve des colonies supérieures à un  mètre dont le corps contient de véritables sacs à eau.</p>
<figure class="figfloat" ><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/21.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/octo1/21.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Section  d&rsquo;un polype  : mm&nbsp;mesentères; mb&nbsp;fibres musculaires; sc&nbsp;siphonoglyphe; st&nbsp;stomodeum.</figcaption><figcaption class="copyright">Illustration : <a href="http://en.wikisource.org/wiki/Page:EB1911_-_Volume_02.djvu/109" target="_blank">Wikisource</a></figcaption></figure>
<h3>2.5. Musculature  et système nerveux</h3>
<p class="align-j">Les septes abritent de puissants muscles longitudinaux endodermiques  permettant la rétraction de la partie supérieure du polype, et d&rsquo;autres,  transversaux et moins développés, servant à mouvoir  les tentacules. Ces muscles sont commandés par  un système nerveux.</p>
<p class="align-j">La mésoglée contient un réseau de fibres nerveuses très primitif <span class="align-j">(deux plexus nerveux, un sous-ectodermique et un sous-endodermique)</span>. Les quelques centaines de milliers de neurones, également  dispersées dans l&rsquo;endoderme et l&rsquo;ectoderme de manière à détecter les proies de  toutes parts, sont plus denses autour de la bouche. Ces cellules nerveuses répondent aux stimulations et transmettent  des impulsions aux cellules contractiles.</p>
<h3>2.6. Substances bioactives</h3>
<p class="align-j">Bien que les cnidaires soient des organismes relativement simples, leur métabolisme produit des substances bioactives complexes que l&rsquo;on découvre encore.  Ces substances,  appelées métabolites secondaires, sont tout  sauf des sous-produits. Leur production  nécessite des enzymes spécifiques exigeant beaucoup d&rsquo;énergie de leur part. Destinées à dissuader des prédateurs, à nettoyer les envahisseurs, à lutter pour la conquête de l&rsquo;espace, à se protéger des radiations solaires ou combattre les maladies, elles jouent un rôle physiologique  et écologique si important pour la  survie de l&rsquo;animal, et donc sa maintenance en captivité, que nous ne pouvons les passer sous silence. Nous  aborderons plus en détail cet aspect de l&rsquo;écologie chimique des Octocoralliaires, dans un chapitre ultérieur.</p>
<h2 align="left">Références</h2>
<ul>
<li>K. Fabricius, P. Alderslade. <em>Soft  corals and sea fans – A comprehensive guide to the tropical shallow-water  genera of the Central-West Pacific, the Indian Ocean and the Red Sea</em>.  Australian Institute of Marine Science, Townsville, Australia. 2001. 264 p </li>
<li>J. Sprung, J. C. Delbeck. <em>L&rsquo;aquarium récifal, volume 2</em>. Ricordea Publishing 1999.</li>
<li>J. Vimal. <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=Physiopathologie+des+Coraux&amp;source=web&amp;cd=1&amp;cad=rja&amp;ved=0CCQQFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww2.vetagro-sup.fr%2Fbib%2Ffondoc%2Fth_sout%2Fdl.php%3Ffile%3D2007lyon025.pdf&amp;ei=g9KqUNnhFLDY0QXJr4DoAQ&amp;usg=AFQjCNEZ7tW0_o2vvCXcNQ--SCMwP5KpMQ" target="_blank"><em>Physiopathologie des Coraux</em></a><em>.</em> Thèse  Université Claude-Bernard. Lyon I, mai 2007.</li>
<li>F. M. Bayer, M. Grasshoff, Jakob Verseveldt, <a href="https://repository.si.edu/bitstream/handle/10088/6237/Bayer-087-1983-pg-1-75.pdf?sequence=1&amp;isAllowed=y" target="_blank"><em>Illustrated Trilingual Glossary of  Morphological and Anatomical Terms Applied to Octocorallia</em></a>, E.  J. BRILL , DR. W. BACKHUYS LEIDEN, The Netherland, 1983.</li>
<li>Les Octocoralliaires – <a href="http://www.mer-littoral.org/05/octocoralliaires.php" target="_blank"><em>Mer et littoral</em></a></li>
<li>M. P. Janes. <a href="http://shop.aquatouch.com/Images%20old%20site/PDF_Files/Coral%20Husbandry%20Book%20ch%2046.pdf" target="_blank"><em>Laboratory methods for the identification of soft corals (Octocorallia: Alcyonacea)</em></a>. Advances in Coral Husbandry in Public Aquariums. Public Aquarium Husbandry Series, vol. 2. R.J. Leewis and M. Janse (eds.),ch 46, pp. 413-426. 2008 Burgers’ Zoo, Arnhem, the Netherlands.</li>
</ul>
<p>
</p>
<p class="align-j">Tous mes remerciements aux auteurs des photos pour leur accord de publication et à mes  correcteurs Christian SEITZ, Olivier SOULAT et Jérémie VIDAL DUPIOL.</p>
<p align="center"><em>Article publié sur Cap récifal le 1 novembre 2014.</em></p>
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