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	<title>Archives des eau de chaux - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
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	<title>Archives des eau de chaux - Reeflexions</title>
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		<title>Du bon usage de l’eau de chaux et du réacteur à hydroxyde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christian SEITZ]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 11:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[alcalinité]]></category>
		<category><![CDATA[calcium]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’eau de chaux est une solution saturée d’hydroxyde de calcium&#160;qui permet de fournir du calcium et de maintenir l’alcalinité dans nos aquariums. L’hydroxyde de calcium  Ca(OH)2. se présente sous forme de poudre qui se dissout mal dans l’eau&#160;et moins d’1,5 grammes suffisent pour amener 1 litre d’eau  à saturation. 1. L’eau de chaux Une fois [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">L’eau de chaux est une solution saturée  d’hydroxyde de calcium&nbsp;qui permet de fournir du calcium et de maintenir  l’alcalinité dans nos aquariums. L’hydroxyde  de calcium  Ca(OH)<sub>2</sub>. se présente sous forme de poudre qui se dissout  mal dans l’eau&nbsp;et moins d’1,5 grammes suffisent pour amener 1 litre d’eau  à saturation.</p>
<h2>1. L’eau de chaux</h2>
<p class="align-j">Une fois mélangé à  l’eau osmosée, il se forme une solution  laiteuse, le lait de chaux, qu’il faut laisser reposer pour obtenir un liquide  clair qui est l’eau de chaux. Cette  solution claire se trouvant dans la couche supérieure est composée d’ions  calcium, d’ions hydroxyde et d&rsquo;eau. Le pH d’une eau de chaux à saturation est  proche de 12,5. Elle a une concentration en calcium légèrement supérieure à 800  mg/l. Autrement dit : 1 litre d’eau de chaux dilué dans 100 litres d&rsquo;eau de mer, permet d&rsquo;augmenter la concentration de calcium de près de 8 mg/l dans ce volume de 100 litres. Un supplément d’ions calcium de 20&nbsp;mg/l augmente l&rsquo;alcalinité totale de 1&nbsp;meq/l. Concrétement cela signifie que le <abbr title="Dureté carbonatée"><a href="http://www.cap-recifal.com/glossaire-lettre-k#term61">KH</a></abbr> peut être augmenté potentiellement de 2,8 par conversion des ions hydroxydes en espèces carbonatées.<br />
  En simplifiant un peu&nbsp;: au contact avec l’eau de  l’aquarium et du CO<sub>2</sub> disponible, il se forme des ions  hydrogénocarbonate HCO<sub>3</sub>(-) (bicarbonate). Une partie des ions HCO<sub>3</sub>(-)  va se transformer en carbonate CO<sub>3</sub>(2-), partie qui sera  d’autant plus importante que le pH est élevé. En résumé, différentes réactions chimiques vont avoir lieu pour donner finalement des ions calcium, bicarbonate et carbonate, les ions hydroxyde (OH-) tirant le pH vers le haut. (en neutralisant les acides présents).</p>
<p class="align-j">La pureté du rajout dépend de la qualité de l’hydroxyde,   d’où l’importance de choisir une qualité &quot;alimentaire&quot; ou &quot;pharmaceutique&quot;, qui   sont en principe le choix des fournisseurs aquariophiles, et non pas une   qualité &quot;technique&quot;, susceptible de contenir des éléments non souhaités, comme   des métaux lourds.. L’eau  de chaux doit être injectée lentement, par petites quantités, pour que le pH ne  s’élève pas brutalement et de manière excessive, à un endroit fortement brassé  pour qu’elle se dilue rapidement dans un grand volume.  On parle généralement d’un  «&nbsp;goutte-à-goutte&nbsp;», ce qui est   assez vague, ce goutte-à goutte pouvant être plus ou moins rapide.&nbsp;1  goutte par seconde correspond environ à un débit d’1 litre par heure et au-dessus de 5 l/h il s’agit plutôt d’un filet d’eau. Plus le débit est rapide,  plus la zone où l’eau de chaux est versée doit être soumise à un brassage  puissant, pour accentuer le phénomène de dilution. Le tube de rejet ne doit pas  être en contact avec l’eau du bac, ce qui provoquerait un précipité pouvant  entraîner le colmatage du tube. La concrétion calcaire qui se forme au bout du  tuyau s’élimine facilement par écrasement avec les doigts.<br />
  Potentiellement,  une charge de 20 grammes d’hydroxyde peut amener à saturation environ 13 litres  d’eau de chaux. Mais comme un précipité calcaire insoluble se forme petit à  petit et tombe au fond du récipient en se mélangeant à l’hydroxyde de calcium,  il ne faut donc pas attendre que tout ait disparu pour le renouvellement. 20 g  est également un exemple et on peut mettre une plus grande quantité si l’on  veut, mais il est important de veiller à n’utiliser que de l’eau de chaux à  saturation.</p>
<h2>2. Méthode manuelle</h2>
<p class="align-j">Les  premiers utilisateurs mélangeaient une quantité d’hydroxyde de calcium dans un  conteneur avec de l’eau.  Puis, ils attendaient que le lait de chaux ait décanté avant d’ajouter l’eau de  chaux ainsi obtenue dans l’aquarium, au goutte-à-goutte, de préférence la nuit,  pendant que le pH de l&rsquo;aquarium est au plus bas (l’élévation du pH ayant des  limites à ne pas dépasser, typiquement 8,6 ) et quand le CO<sub>2</sub> est le  plus disponible.</p>
<p class="align-j">Dans  la pratique, on verse dans un bidon transparent (de 5 litres par exemple)  contenant de l’eau osmosée, une cuillère à soupe bombée, ce qui représente  environ entre 15 à 20 g d’hydroxyde de calcium.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);">
<div class="grille-titre ">Pesée de l&rsquo;hydroxyde de calcium</div>
<figure class="figcolonne">
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/01.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/01.jpg"></a><figcaption class="grille-legende">Manipulation.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne">
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/02.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/02.jpg"></a><figcaption class="grille-legende">Pesée.</figcaption></figure><figcaption class="copyright">Photos : Christian SEITZ </figcaption></div>
<p class="align-j">Le bidon est refermé, pour éviter un contact permanent avec le CO<sub>2</sub> atmosphérique, puis énergiquement  remué pour que le mélange se fasse. On laisse ensuite cette solution laiteuse reposer suffisamment pour récupérer la quantité nécessaire de la partie claire de la solution et pour l&rsquo;injecter par la suite dans l&rsquo;aquarium. Puis on rajoute à nouveau de l&rsquo;eau osmosée dans le bidon initial pour dissoudre encore une partie de l&rsquo;hydroxyde excédentaire restant au fond et préparer ainsi l&rsquo;eau de chaux pour la prochaine distribution, la nuit suivante. L&rsquo;eau de chaux est ajoutée à l&rsquo;aide d&rsquo;un robinet goutteur ou d&rsquo;un tube pincé en fonction du débit voulu.</p>
<p class="align-j">Cette méthode de maintien du calcium et du KH, préconisée par Peter Wilkens dès 1973, était et est toujours une alternative intéressante et économique aux solutions mono-composants,  chlorure de calcium et buffers carbonatés. Un autre avantage est que l&rsquo;on peut évaluer, par les tests, la quantité journalière d&rsquo;eau de chaux à distribuer afin de l&rsquo;adapter à la consommation du bac, avec toutefois bien-sûr, la limite de la quantité journalière d&rsquo;eau s&rsquo;évaporant du bac lui-même.<br />
  Néanmoins, faire cette préparation tous les jours est une contrainte vite lassante. Des aquariophiles ingénieux et les professionnels eurent tôt fait de créer le Réacteur à Hydroxyde de Calcium, connu en France sous l&rsquo;acronyme : RAH </p>
<h2>3. Le réacteur à hydroxyde de calcium</h2>
<p class="align-j">L&rsquo;appareil est pratique et simplifie la préparation d&rsquo;eau de chaux de façon semi-automatique…<br />
jusqu&rsquo;au moment de recharger le réacteur. Ce qui fait que la contrainte passe de journalière à hebdomadaire. Le RAH se présente sous la forme d&rsquo;un tube transparent solidaire d&rsquo;un socle et pouvant être fermé hermétiquement à son sommet … et ouvert aisément à l&rsquo;occasion des remplissages et nettoyages. Le couvercle est doté d&rsquo;une entrée pour l&rsquo;eau osmosée, prolongée d&rsquo;un tube allant au fond du réacteur, et d&rsquo;une sortie pour l&rsquo;eau de chaux au point le plus haut. Sur certains modèles, on y trouve parfois également un logement pour une sonde pH. Ce système, peu usuel, permet de vérifier le pH de l&rsquo;eau de chaux, en sachant que quand il chute de 12.45 à 12.2, la quantité d&rsquo;ions calcium produite diminue de 70&nbsp;%, ce qui implique qu&rsquo;il faut renouveler l&rsquo;hydroxyde. On peut d&rsquo;ailleurs, dans ce cas très particulier, calibrer la sonde pH sur 12.45 avec une eau de chaux neuve dans le réacteur. Entendons-nous bien, l&rsquo;eau de chaux n&rsquo;a pas les qualités requises pour étalonner une sonde pH de manière fiable, l&rsquo;idée étant d&rsquo;être alerté  d&rsquo;une baisse de potentiel de l&rsquo;eau de chaux dans le réacteur se traduisant par une baisse significative du pH interne. L’observation du contenu du réacteur et le rechargement en hydroxyde de calcium sur une base régulière restant les méthodes traditionnelles les plus efficaces à moindre prix.<br />
Un système de brassage interne s&rsquo;effectue par une petite pompe de circulation, un agitateur magnétique ou un bras motorisé assurant ainsi que l&rsquo;eau de chaux soit toujours à saturation, au fur et à mesure de l&rsquo;approvisionnement en eau osmosée.  Pompes et agitateurs ont un positionnement et un débit ou une vitesse qui font que le mélange se réalise dans la partie inférieure du réacteur, laissant la partie supérieure claire et disponible pour être envoyée dans l&rsquo;aquarium. Ce système de brassage est indépendant et peut être mis en route par intermittence ou de préférence simultanément à l&rsquo;adjonction d&rsquo;eau osmosée quand le RAH est correctement utilisé. On peut donc brancher le brassage interne sur un minuteur ou le coupler avec la pompe d&rsquo;osmolateur, ou sur une prise commandée (ex : Tunze 3150.11), ou une prise commutable pilotée par un ordinateur de gestion d&rsquo;aquarium. L&rsquo;eau osmosée est amenée au réacteur par une pompe d&rsquo;osmolation, ou dédiée, ou encore péristaltique.</p>
<p class="align-j">Il faut toujours placer un anti-retour à l&rsquo;entrée du RAH et faire de sorte que le tube de sortie soit positionné au-dessus de la surface de l&rsquo;eau, pour les raisons déjà citées précédemment. D&rsquo;autre part, la sortie d&rsquo;eau de chaux ne devrait pas se faire dans le bac principal mais de préférence en amont de l&rsquo;écumeur. Cela permet de profiter du courant du  <em>turn over</em>  de la pompe de relevage pour diluer rapidement l&rsquo;effluent, mais également d&rsquo;éliminer par écumage l&rsquo;apatite hydroxyle (précipitation des phosphates), ou encore de siphonner les précipités dans la cuve technique. Dans le bac, ces précipités se retrouveraient dans le décor et les sédiments, et seraient ultérieurement décomposés de nouveau en PO<sub>4</sub> par la micro faune. De plus, il est souvent dit que la hausse locale du pH permet d’améliorer le rendement de l&rsquo;écumeur. </p>
<h2>4. Ajout d’eau de chaux couplé à l’osmolation</h2>
<p class="align-j">Les  utilisateurs avaient fait le constat que l’eau de chaux qu’ils ajoutaient  correspondait grosso modo au volume d’eau évaporée. Et comme on ne peut  rajouter plus d’eau de chaux que d’eau évaporée, c’est en toute logique qu’ils  couplèrent le RAH à l’osmolateur&nbsp;: à chaque baisse de niveau dans la cuve  technique due à l’évaporation, l’osmolateur met en route la pompe d’osmolation  qui envoie l’eau osmosée de compensation à travers le réacteur. Toute l’évaporation  est ainsi compensée par de l’eau de chaux.</p>
<figure class="figcolonne pos-centre"><figcaption class="grille-titre">Animation 1</figcaption><video style="width:100%; height:auto;" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/rahv1.mp4"><source type="video/webm" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/rahv1.webm"></video><br />
      </figure>
<p class="align-j">Dans l’exemple ci-dessus (Animation 1), la pompe du RAH assurant le  brassage interne est branchée sur un minuteur simple se mettant en route selon  le choix de l’aquariophile 2, 3 ou 4 fois par jour. Mais ce genre de  programmateur ne propose que des périodes de 15 minutes. Cette durée est  inutilement longue ce qui fait que le lait de chaux envahit pratiquement la  totalité du réacteur et que l’eau de chaux met plus de temps à s’éclaircir.</p>
<p class="align-j">Avec une cuve annexe bien conçue, dont le compartiment de  la pompe de relevage présente une surface faible, les osmolations sont courtes  et on peut synchroniser la pompe de brassage interne du RAH avec  la pompe d’osmolation sur le même circuit  électrique. De cette façon, l’eau de chaux est toujours à saturation sans le  «&nbsp;risque&nbsp;» d’injecter du lait de chaux dans l’aquarium (Animation 2).</p>
<figure class="figcolonne pos-centre"><figcaption class="grille-titre">Animation 2</figcaption><video style="width:100%; height:auto;"  controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/rahv2.mp4"><source type="video/webm" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/rahv2.webm"></video><br />
      </figure>
<p class="align-j">Voilà qui est pratique et séduisant, en théorie, mais qui de fait soulève quelques problèmes :</p>
<ul>
<li>On ne peut fournir plus d&rsquo;eau de chaux que l&rsquo;évaporation, ce qui peut se révéler insuffisant ou au contraire être trop, selon les différents besoins des aquariums.</li>
<li> Les taux d&rsquo;évaporation varient selon les bacs et les changements de température, au fil des saisons, rendant aléatoire la quantité d&rsquo;eau de chaux distribuée tout au long de l&rsquo;année.</li>
<li>L&rsquo;adjonction d&rsquo;eau de chaux se fait toute la journée, au rythme de l&rsquo;évaporation et même quand le pH est déjà élevé. Pour lutter contre ce dernier problème et quand le pH de l&rsquo;aquarium dépasse 8.6, une solution consiste à injecter du CO2 dans l&rsquo;aquarium.</li>
<li>Le débit des pompes d&rsquo;osmolation est souvent rapide, ce qui provoque un plus grand taux de précipitation et un entartrage des résistances chauffantes et des pompes de circulation.</li>
</ul>
<p class="align-j">Dans des aquariums ayant une population majoritaire d&rsquo;organismes peu demandeurs en calcium, la méthode du RAH couplé à l&rsquo;osmolation peut correspondre à la demande (par chance) mais généralement que temporairement. Il arrive fréquemment qu&rsquo;il y ait trop d&rsquo;eau de chaux ainsi distribuée, ce qui entraîne à la longue une élévation excessive du calcium (bien au-dessus de 500 mg/l), conduisant à une précipitation générale de l&rsquo;alcalinité, du calcium et du magnésium.</p>
<p class="align-j">Il faut donc en réduire le volume et découpler le RAH de l&rsquo;osmolateur pour trouver la meilleure façon de fournir la quantité nécessaire et suffisante. Dériver une partie de l&rsquo;eau d&rsquo;osmolation du RAH est une fausse bonne idée, incontrôlable très rapidement. Une meilleure solution est d&rsquo;ajouter uniquement le volume qui convient et à l&rsquo;idéal, par une pompe doseuse, pour son débit contrôlable et son côté pratique.</p>
<h2>5. Ajout d’eau de chaux découplé de l’osmolation</h2>
<h3>5.1. Avec programmateur horaire</h3>
<p class="align-j">Si, par  exemple, un aquarium de 400 litres ayant 4 litres d’évaporation par jour a  besoin de seulement 3 litres d’eau de chaux pour maintenir stablement le  calcium (Ca) et l’alcalinité (KH), on peut utiliser une pompe doseuse à faible  débit, comme par exemple une SP1500 d’Aqua Medic qui délivre 1,5 litres par  heure (ou toute autre pompe péristaltique à débit faible ou réglable). Il faudra qu’elle fonctionne 2 heures durant  pour fournir les 3 litres nécessaires. Ces  2 heures de fonctionnement peuvent être fractionnées et étalées pendant la  période nocturne.</p>
<p class="align-j">Un programmateur ordinaire ne permettant de programmer que le  ¼ d’heure, on lui préférera un modèle électronique capable de gérer la minute.  On peut ainsi programmer des séquences d’injection courtes, de disons deux  minutes, suivies de périodes d’arrêt de 5 minutes (par exemple).  Dans ce cas précis, Il faudra 60 périodes de  2 minutes, pour faire 120 minutes (2 heures) pour envoyer ainsi 3 litres d’eau  de chaux. Et 60 périodes de 5 minutes d’arrêt, soit 300 minutes. (300 + 120 =  420 minutes/60 = 7 heures). On pourra donc  programmer 2 minutes d’injection et 5 minutes d’arrêt sur une période de 7&nbsp;heures, allant de 2 h à 9 h du matin (Animation 3).</p>
<p class="align-j">Il sera  facile d’ajuster le volume en modifiant la durée et les heures de programmation  de quelques minutes afin d’affiner ce réglage, toujours en testant les deux  paramètres Ca et KH et, évidemment, sans dépasser le volume d’eau total  évaporé.</p>
<figure class="figcolonne pos-centre"><figcaption class="artfig-titre">Animation 3</figcaption><video style="width:100%; height:auto;"  controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/rahv3.mp4"><source type="video/webm" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/rahv3.webm"></video><br />
      </figure>
<h3>5.2. Avec automate</h3>
<p class="align-j">La  programmation d’une fonction «&nbsp;intervalle&nbsp;» se fera encore plus  confortablement avec un ordinateur de gestion d’aquarium ou un automate, qui  fournira quelques avantages supplémentaires (Animation 4).<br />
  <br />
  Ces  ordinateurs sont à équiper en priorité de sondes de mesures essentielles au  contrôle permanent de la température et du pH, ce qui permet leur régulation.  Or, l’eau de chaux  injectée  a un pH proche de 12.45, ce qui a un impact  immédiat sur le pH du bac. Il est donc nécessaire d’injecter l’eau de chaux  lentement et de préférence la nuit, quand le pH est au plus bas, afin que  l’augmentation de ce dernier reste dans une plage raisonnable. Par la même  occasion, on constate également que le pH matinal est un bon indicateur de la  qualité de l’eau de chaux&nbsp;: s’il est plus bas le matin que d’habitude, il  est probable que l’eau chaux n’est plus à saturation et il faut recharger le  réacteur.</p>
<figure class="figcolonne pos-centre"><figcaption class="artfig-titre">Animation 4</figcaption><video style="width:100%; height:auto;"  controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/rahv4.mp4"><source type="video/webm" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/rahv4.webm"></video><br />
      </figure>
<h3>5.3. Avec régulateur de pH</h3>
<p class="align-j">Quand on  dispose déjà d’un tel matériel, on peut également profiter de la baisse  naturelle du pH pour lui asservir l’ajout d’eau de chaux, en fixant un seuil en  dessous duquel les injections seront déclenchées (Animation 5). </p>
<p class="align-j">Si on choisit par exemple un pH de 8 : dès que le pH descend en dessous de cette valeur, l’ordinateur va déclencher la mise en route de la pompe doseuse et le brassage interne du <abbr title="Réacteur à Hydroxyde">RAH</abbr>, par le biais de prises commutables, jusqu’à ce que la valeur du pH de consigne, augmentée de son hystérésis, soit atteinte dans l’aquarium. Et ainsi de suite, chaque  fois que le pH s’abaissera de nouveau jusqu’à ce que l’éclairage s’allume et  que la photosynthèse prenne le relais en faisant augmenter naturellement le pH  diurne. La distribution d’eau de chaux stoppe automatiquement à partir de ce  moment-là… jusqu’à la prochaine baisse du pH la nuit suivante. </p>
<figure class="figcolonne pos-centre"><figcaption class="artfig-titre">Animation 5</figcaption><video style="width:100%; height:auto;" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/rahv5.mp4"><source type="video/webm" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/rahv5.webm"></video><br />
      </figure>
<p class="align-j">Par les  mesures du Ca et du KH on pourra affiner le réglage du seuil du pH afin  d’obtenir des valeurs stables dans l’aquarium. Le seuil de  déclenchement peut être ajusté finement par pas de 0.01 dans un sens ou dans  l’autre (de 8.00 à  8.01 ou 7.99 par  exemple), permettant de trouver le réglage le plus adapté à la consommation du  bac en utilisant ainsi au mieux <strong>l’eau de  chaux</strong>. Bien-sûr, 8  de pH n’est qu’un exemple et on aurait pu dire 7.95 ou 8.10, cela ne change  rien au principe et c’est à l’aquariophile de déterminer le seuil adéquat.</p>
<p class="align-j">Évidemment,  il y a toujours l’astreinte de recharger le réacteur en temps utile, la limite  de l’évaporation et celle du bac dont la consommation est supérieure à ce que  peut fournir le RAH raisonnablement. Mais si on veut conserver l’usage de l’eau  de chaux et profiter de ses bienfaits&nbsp; (empêcher la chute du pH nocturne,  fournir des ions calcium et carbonates équilibrés sans chlorure de sodium et  précipiter les phosphates) les méthodes du volume d’eau de chaux contrôlé ou  asservi au pH offrent le plus de chances à l’aquariophile d’utiliser un RAH d’une  façon optimale et d’obtenir d’excellents résultats pour un faible coût de  revient. On peut  utiliser ces techniques sans essayer de dépasser leurs limites, et ce qui sera  amené en calcium et en alcalinité sera autant de moins à apporter  éventuellement par un autre moyen.</p>
<h2>6. Le matériel proposé dans le commerce</h2>
<p class="align-j">A  part le fabriquer soi-même, le commerce aquariophile propose toute une gamme de  réacteurs à hydroxyde. Ces modèles existent en plusieurs tailles pour  correspondre aux différents volumes des aquariums. </p>
<p class="align-j">Le plus petit est le Calcium  Dispenser de Tunze, d’une conception simplissime et n’offrant que peu de  possibilité d’adaptation, initialement prévu pour être installé dans une  réserve d’eau et être couplé à l’osmolateur de la même marque. La pompe de  l’osmolateur assure simultanément le brassage de l’hydroxyde dans le réacteur  et l’osmolation. Le  grand classique est le RATZ 110. D’une contenance de 4 litres et doté d’une  pompe de brassage interne Aquabee UP 300, c’est l’exemple même d’un appareil  simple, fiable, bien conçu et ayant déterminé le standard du format. Il  convient parfaitement aux aquariums d’un volume allant jusqu’à 600 litres et même  au-delà. C’est donc ce modèle qui a servi à la conception des animations de  Denis Tournassat (Denisio) pour cet article et qui est représenté sur les  photos. La  petite histoire dit que la conception initiale serait de Claude Hug qui,  n’ayant pas le loisir de le réaliser, l’aurait confié à son ami Mario Ratz  (comm.perso. C.Hug &#8211; NDA). Aqua  Medic propose le KS 1000 au format équivalent et le KS 5000 pour les volumes  plus grands. Le couvercle renferme un moteur faisant tourner un bras équipé  d’un rotor, pour effectuer le brassage interne. Deltec  a une gamme étendue à trois modèles, KM 500, KM 500S, et KM 800 qui utilisent  sensiblement le même principe de brassage. La  marque française Aquavie propose 2 modèles, le RH 1000 et RH 2000, dotés d’un  agitateur magnétique Hanna à vitesse variable, ce qui peut-être intéressant  dans certains cas pour régler la hauteur du lait de chaux dans le réacteur lors  du mélange ou éventuellement le faire fonctionner en permanence. Produit  en France également, par Néo3plus, le RAH+++ et le RAH+++XL équipé d’une pompe  de brassage externe. Ainsi que 2 modèles multifonctions pouvant servir de RAH,  de RAC ou de réacteur à lit fluidisés, le Multirac +++V2 et le Multi rac  +++V2XL</p>
<h2>7. Recharger et entretenir</h2>
<p class="align-j">Au fur et à  mesure que le RAH délivre de l&rsquo;eau de chaux, une petite quantité de résidus  calcaires insolubles (du carbonate de calcium) précipite à l&rsquo;intérieur (à cause  du faible taux de CO<sub>2</sub> de l&rsquo;eau osmosée) se mélangeant petit à petit  à l&rsquo;hydroxyde et donnant l&rsquo;impression qu&rsquo;il reste encore quelque chose d&rsquo;utile  dans le réacteur. Il ne faut donc pas attendre que le réacteur soit  complètement vide pour le recharger&nbsp;! Ce qui reste au fond est impropre à  fournir des ions calcium en suffisance. Visuellement, on peut constater que le  niveau de la poudre au fond du réacteur diminue et que la couleur change  légèrement, passant d&rsquo;un blanc relativement pur à un blanc «&nbsp;sale&nbsp;».  Le lait de chaux pendant le brassage devient moins dense et floconneux, c&lsquo;est  déjà très tard pour recharger&nbsp;! L&rsquo;observation  est le moyen le plus simple pour décider du rechargement, le plus sophistiqué  étant l&rsquo;utilisation d&rsquo;une sonde pH interne au RAH couplée à une alarme. On peut soit  rajouter une nouvelle charge dans l&rsquo;eau du réacteur, soit, ce qui me semble  préférable,  rincer complètement  l&rsquo;appareil pour le remplir à nouveau d&rsquo;eau osmosée et d&rsquo;hydroxyde de calcium. 
  </p>
<p class="align-j">À la  réception d&rsquo;un nouvel appareil, il est toujours instructif de le démonter, pour  faire connaissance avec lui et s&rsquo;initier ainsi aux gestes qui seront un jour  nécessaires pour son entretien ou une éventuelle réparation.  En profiter également pour le rincer et le  faire tourner à l&rsquo;eau du robinet.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);">
<div class="grille-titre ">Réception du réacteur</div>
<figure class="figcolonne">
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/03.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/03.jpg"></a><figcaption class="figlegende">État neuf.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne">
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/04.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/04.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Démontage.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne">
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/05.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/05.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Rinçage.</figcaption></figure><figcaption class="copyright">Photos : Christian SEITZ </figcaption></div>
<p class="align-j">À cette occasion, une fois le réacteur rempli partiellement et  le couvercle remis en place hermétiquement, on complète le remplissage. En  enlevant de nouveau le couvercle, il sera pratique de repérer par une marque le  niveau d’eau à ne pas dépasser. On peut alors procéder au premier remplissage  avec une dose d’hydroxyde (de 50 à 100 g) jusqu’au niveau repéré, refermer le couvercle  et brancher la pompe de brassage interne du réacteur.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);"><figcaption class="grille-titre">Chargement du réacteur</figcaption><figure class="figcolonne">
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/06.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/06.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Repère.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" >
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/07.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/07.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Remplissage.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" >
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/08.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/08.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Homogénéisation, pompe branchée.</figcaption></figure><figcaption class="copyright">Photos : Christian SEITZ </figcaption></div>
<p class="align-j">On peut constater au bout de  plusieurs semaines une opacification des parois transparentes du réacteur et il  faut alors envisager un nettoyage plus poussé. On le vide entièrement avant de  le remplir d’eau du robinet à laquelle on rajoute, par exemple, un verre  d’acide chlorhydrique. On referme le réacteur en branchant le système de  brassage interne et on laisse tourner 15 à 20 minutes. Après cela on vide et  rince bien l’appareil, pour le remplir à nouveau d’eau osmosée et d’hydroxyde,  avant de brancher le système de brassage interne une ou deux minutes. On peut  alors réinstaller le RAH en place et attendre une demi-heure que l’eau de chaux  décante avant de le rebrancher. Si on craint d’oublier, ou si on n’a pas le  temps d’attendre, certains aquariophiles versent un peu d’eau osmosée supplémentaire  dans la cuve technique pour retarder la prochaine osmolation et ainsi rétablir  le circuit de fonctionnement tout de suite. La première eau de chaux ainsi  obtenue sera encore légèrement trouble mais c’est sans incidence sur  l’aquarium. </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);"><figcaption class="grille-titre">Maintenance du réacteur</figcaption><figure class="figcolonne">
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/09.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/09.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Opacification des parois.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" >
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/10.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/10.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Remplissage.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" >
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/11.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/11.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Acide chlorhydrique.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne">
  <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/12.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/12.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Détartrage.</figcaption></figure><figcaption class="copyright">Photos : Christian SEITZ </figcaption></div>
<h2>8. Risques dûs à l’hydroxyde de calcium</h2>
<figure class="figfloat"><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/13.jpg" data-ipsLightbox><img  alt="" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rah-cseitz/13.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Hydroxyde de calcium.</figcaption><figcaption class="copyright">Photos : Christian SEITZ </figcaption></figure>
<p class="align-j">L’hydroxyde  est un produit corrosif et il est important de le <strong>manipuler avec précaution, de  préférence avec masque, lunettes et gants</strong>. L’appareillage peut tomber en panne  et il faut prévoir des pièces de remplacement. Il faut également stocker une  bonne réserve d’hydroxyde de calcium pour ne pas se retrouver démuni et dans  l’impossibilité de recharger quand il le faut. Dans les accidents, ce qui est  le plus à craindre est qu’un flotteur d’osmolateur se bloque en provoquant  une  injection d’eau de chaux ininterrompue.&nbsp;Le résultat peut-être dramatique,  avec un pH dépassant largement les 9.5 et une précipitation massive du KH, Ca  et Mg dans le bac, lui donnant un aspect laiteux spectaculaire … mais non  désiré&nbsp;! Et pouvant être fatal pour les poissons. Il faut bien-sûr  débrancher tout de suite le réacteur et ramener le pH en dessous de 8,6. Une  injection de CO<sub>2</sub> contrôlée est une bonne solution d’urgence. Il est probable  qu’il faudra remettre par la suite tous les paramètres à niveau et éliminer le  plus possible de précipités répandus sur le substrat et le décor, ce qui n’est  pas une mince affaire et un changement d’eau massif y aidera beaucoup. Et  bien-sûr, il faudra réparer le problème initial ayant causé cet accident.</p>
<p class="align-j">Autre  risque, le fait de ne pas changer en temps utile l’hydroxyde entraîne une  baisse de potentialité et un RAH asservi à un pH-mètre continuera à injecter de  l’eau jusqu’à obtenir le bon pH, ce qui ne se fera pas avec une eau de chaux  non saturée et <strong>augmentera le niveau d’eau au-dessus de la normale dans la cuve  de filtration annexe, assorti d’une baisse de la densité</strong>. Une recharge du RAH y  remédie, les paramètres se rétablissent vite et le surplus d’eau s’évapore  naturellement, mais lentement. Ce genre de déboire aide l’aquariophile à  comprendre la nécessité d’être très attentif aux renouvellements de l’hydroxyde  de calcium et à prendre pleinement conscience que c’est une contrainte  constante.</p>
<h2>9. Pour conclure …</h2>
<p class="align-j">L’utilisation  d’un RAH peut commencer lors de la phase de démarrage, dès que le KH baisse en  dessous de 6 KH. L’eau de chaux reconstituera le pouvoir tampon, principalement  mis à mal par la production d’acide liée à l’épuration naturelle des déchets.  Elle aidera également à neutraliser le dioxyde de carbone (qui favorise le  développement des algues indésirables) et à précipiter les phosphates.  L’absence d’apport d’autres oligo-éléments se fera au détriment des algues  inférieures, en concurrence avec le développement des algues calcaires. Les  algues inférieures ayant pratiquement disparu et les corallines bien établies,  un changement d’eau conséquent rétablira le niveau des autres oligo-éléments,  nécessaires à la croissance des coraux tout en «&nbsp;boostant&nbsp;» les  algues calcaires.  </p>
<p class="align-j">Quand la  quantité d’eau chaux pouvant être envoyée ne suffit plus, c&rsquo;est-à-dire quand le  bac a une consommation en calcium supérieure à 8 mg par litre et par jour, il  faut envisager un autre moyen&nbsp;de supplémentation. «&nbsp;Balling&nbsp;» ou  RAC sont les deux options qui viennent spontanément à l’esprit, soit en  complément, soit en remplacement. <br />
    Forcer  l’évaporation est plus contraignant qu’efficace. La méthode consistant à  Injecter de l’acide acétique dans le RAH, décrite dans l&rsquo;article &quot;<a href="http://www.recifs.org/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=85" target="_blank">Réacteur à hydroxyde (RAH) et acide acétique</a>&quot; sur Récif.org,  est intéressante également mais plus délicate à mettre en place&nbsp;et surtout  à contrôler.
  </p>
<p class="align-j">Mais nous ne pouvons ignorer une autre méthode, atypique, d&rsquo;utilisation du <strong>lait de chaux</strong> à la place de l&rsquo;<strong>eau de chaux</strong> pour le maintien du pH au-dessus d&rsquo;une valeur seuil et l&rsquo;apport du calcium en quantité plus importante. Pratiquée par quelques amateurs, initiée et décrite par Régis Doutres, <a href="http://www.cap-recifal.com/topic-166-reacteur-hydroxyde-merci-mr-doutres">commentée sur le forum Cap récifal</a> et détaillée dans cet article :  &ldquo;<a href="http://www.cap-recifal.com/page/articles.html/_/materiel/calcium-kh-et-ph-stables-en-aquarium-r%C3%A9cifal-r41">Calcium, <abbr title="Dureté carbonatée">KH</abbr> et pH stables en aquarium récifal&#8230; le lait de chaux ?</a> &quot;. Il me semble toutefois préférable d&rsquo;avoir déjà une bonne expérience avec l&rsquo;eau de chaux avant de se lancer dans cette méthode et je conseillerai aux débutants d&rsquo;être très attentifs aux mises en garde.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Tous mes remerciements à l’équipe de   Cap récifal et particulièrement à Denis TOURNASSAT  pour ses animations.</p>
<p align="left" class="artalign-c"><em>Article de Christian Seitz, extrait de : «&nbsp;La pratique de la  supplémentation&nbsp;», un cahier spécial paru dans ZebrasO’Mag n° 19 de novembre  2011(après correction de la rédaction n’engageant pas </em><em>la responsabilité de  l&rsquo;auteur). </em><em>Adapté  par l’auteur pour Cap Récifal et publié par Cap Récifal le 10&nbsp;février&nbsp;2012</em>.</p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/usage-eau-de-chaux-reacteur-hydroxyde-calcium/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/usage-eau-de-chaux-reacteur-hydroxyde-calcium/">Du bon usage de l’eau de chaux et du réacteur à hydroxyde</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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