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	<title>Archives des conception - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
	<lastBuildDate>Thu, 14 Dec 2023 17:10:04 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des conception - Reeflexions</title>
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		<title>Aquarium en verre : 1 au cœur de la cuve</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 10:43:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[conception]]></category>
		<category><![CDATA[verre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Imaginer et réaliser un aquarium ou établir quelques règles pour sa conception nécessitent de comprendre le comportement d&#8217;une cuve remplie d&#8217;eau. Comment réagissent les divers éléments d&#8217;une cuve ? Je vous propose, dans cette première partie, d&#8217;aborder quelques aspects théoriques sur le verre, les joints, leurs sollicitations&#8230; en s&#8217;immisçant au cœur des matériaux, au moyen [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Imaginer et réaliser un aquarium ou établir quelques règles pour sa conception nécessitent de comprendre le comportement d&rsquo;une cuve remplie d&rsquo;eau. Comment réagissent les divers éléments d&rsquo;une cuve ? Je vous propose, dans cette première partie, d&rsquo;aborder quelques aspects théoriques sur le verre, les joints, leurs sollicitations&#8230; en s&rsquo;immisçant au cœur des matériaux, au moyen d&rsquo;un logiciel de simulation CAO 3D. Autant d&rsquo;observations qui pourront dans une seconde partie, étayer ou nécessiter de réviser les principes établis.</p>
<div style="clear:both"></div>
<p class="align-c"> <strong> Partie 1 : <a href="https://reeflexion.fr/aquarium-verre-cuve/">Au cœur de la cuve</a>&nbsp;&#8211; Partie 2 : <a href="https://reeflexion.fr/aquarium-verre-conception-realisation/">Conception, réalisation</a>.</strong></p>
<div style="clear:both"></div>
<h2>1. Matériaux</h2>
<p>Un aquarium en verre collé est constitué de deux seuls matériaux : du verre et de la colle silicone.</p>
<h3>1.1. Le verre</h3>
<h4>1.1.1. Origines</h4>
<figure class="figfloat" style="float:left" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/10.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/10.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Structure siliceuse de diatomée.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.micromagus.net/microscopes/pondlife_plants01.html" target="new" rel="noopener">Micromagus.net</a>.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Si l&rsquo;utilisation du verre   sous une   forme naturelle comme l&rsquo;obsidienne d&rsquo;origine volcanique, taillé pour fabriquer des objets tranchants, date de la pr&eacute;histoire, le monde v&eacute;g&eacute;tal<br />
  n&rsquo;a pas attendu l&rsquo;homme. Depuis des mill&eacute;naires d&eacute;j&agrave;,<br />
  des microalgues pr&eacute;sentes en masse dans le plancton marin et que nous<br />
  connaissons bien pour les côtoyer   tous les jours, les diatom&eacute;es, &eacute;laborent<br />
  biologiquement du verre. En effet, ces organismes unicellulaires s&rsquo;entourent<br />
  d&rsquo;un exosquelette &agrave; partir de la silice en solution dans l&rsquo;eau, la frustule,<br />
  semblable au verre. Les chimistes ne s&rsquo;y sont pas tromp&eacute;s puisque, copiant<br />
  ces diatom&eacute;es, ils polym&eacute;risent maintenant de nouveaux types de<br />
  nano particules de verre qui trouvent d&eacute;j&agrave; des applications m&eacute;dicales<br />
  comme le transport de m&eacute;dicaments &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur m&ecirc;me<br />
  de corps humain. </p>
<p class="artalign-j">Environ 4000 ans av. J.-C., les mésopotamiens ont les  premiers, fondu puis moulé du sable pour obtenir plus tard, 1500 ans av.&nbsp;J.&nbsp;C, un verre opaque. Avec l&rsquo;amélioration des fours dont la température est plus élevée, et la  sélection de sables plus affinés, on moule les premiers verres transparents  puis, en leur ajoutant des oxydes métalliques l&rsquo;émail fait son apparition  complétant ainsi une utilisation au début essentiellement esthétique (bijoux, décoration  des céramiques) et progressivement plus utile (des récipients). Le verre soufflé  apparait au début du premier millénaire, Le verre à vitre, connu des Romains  prend son essor au Xème siècle pour la fermeture des fenêtres. Il s&rsquo;impose encore au XVème siècle avec le verre clair obtenu par les Vénitiens (Murano), à partir  d&rsquo;un matériau débarrassé de ses impuretés. L&rsquo;utilisation de potasse purifiée  pour améliorer le coulage, le plomb pour obtenir un verre cristal et  différentes techniques d&rsquo;étirage et de laminage&#8230; lancent son industrialisation  au milieu du XIXème siècle pour aboutir aux  verres actuels.</p>
<h4>1.1.2. Verre et verres</h4>
<p class="artalign-j">Le verre inorganique, sans rapport avec les verres organiques (en matière plastique) ou métalliques, est un produit dur, cassant, transparent. C&rsquo;est un matériau amorphe (non cristallin), c&rsquo;est à dire que son réseau moléculaire en trois dimensions n&rsquo;est pas ordonné. Bonne nouvelle pour nous récifalistes, cette structure permet d&rsquo;y introduire d&rsquo;autres substances qui lui confèrent des caractéristiques intéressantes comme une meilleure mise en œuvre   permettant d&rsquo;obtenir les vitres de nos aquariums. Mauvaise nouvelle, la lumière qui  traverse un matériau amorphe se disperse (diffraction) de manière plus diffuse qu&rsquo;à travers un cristal en silice.</p>
<p class="artalign-j">Le verre est composé d&rsquo;un élément principal, le<br />
  plus souvent  le silicium SI, sous forme de dioxyde de silicium  SiO<sub>2</sub> (principal constituant  du sable), auquel on ajoute  un ou plusieurs éléments modificateurs : des fondants (potasse, feldspath&#8230;) qui abaissent le point de fusion ou la viscosité, facilitant ainsi la transformation, et  des colorants (métaux et oxydes métalliques). </p>
<p class="artalign-j">Parmi les  principaux verres inorganiques citons : </p>
<ul>
<li>Le verre silico-sodocalcique : à base de silice SiO2 (72%), de sodium  (13%) et  de calcium  (5%). Il est chimiquement stable mais  sensible aux chocs thermiques. C&rsquo;est  le plus répandu, utilisé dans la fabrication des verres,  ampoules électriques, bouteilles  et  vitrages. Il  représente  90 % des productions. C&rsquo;est le verre utilisé pour les aquariums.</li>
<li>Le verre au plomb  : composés de silice, oxyde de plomb et potasse. Il porte le nom de cristal quand sa teneur en plomb dépasse 24%. Il est destiné à la verrerie d&rsquo;art,  les téléviseurs et en électronique et pour la protection aux rayons X quand  la teneur en plomb atteint 60%.
  </li>
<li>Le verre borosilicaté : à base de silice, d&rsquo;anhydride borique, de soude et d&rsquo;alumine. Comme le <em>Pyrex</em>, il se caractérise par une bonne résistance aux chocs thermiques et aux agressions chimique. Il est utilisé  en verrerie de laboratoire, ustensiles de cuisine et pour l&rsquo;isolation (fibres de verre).</li>
<li>Le verre de quartz ou de silice : contient au moins 96% de silice. Sa grande pureté le destine aux applications optiques ou pour résister aux   températures élevées, à la corrosion et  aux chocs thermiques.</li>
</ul>
<h4>1.1.3. Fabrication des feuilles de verre</h4>
<p class="artalign-j"> Le verre est un matériau viscoélastique, il passe de l&rsquo;état fondu à l&rsquo;état solide (transition vitreuse) de manière assez rapide autour de 600&nbsp;°C. Les conditions (viscosité, vitesse de refroidissement, pression&#8230;) imposée durant cette phase influent sur les caractéristiques finales du matériau. </p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"><figcaption class="grille-titre">Figure 1 : Fabrication par proc&eacute;d&eacute; &quot;float&quot;</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/9.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/9.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Chaîne de  fabrication du verre chez Pilkington.</figcaption><figcaption class="copyright">Schéma  : Pilkington <a href="http://www.journaldunet.com/management/diaporama/pilkington/10.shtml">Le journal du net.</a></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p class="artalign-j"> Le verre silico-sodocalcique industriel , qui  intéresse les aquariophiles, est maintenant quasi exclusivement issu du procédé « float glass » (fig.&nbsp;1)&nbsp;: un mélange de matières premières (sable blanc, soude,  dolomie, chaux et bris de verres) est porté à fusion à 1550°C dans un four. La haute température et la faible viscosité contribuent à son débullage. Il en sort à l&rsquo;état visqueux, sous forme d&rsquo;un ruban flottant à la surface d&rsquo;un bain d’étain fondu en absence d&rsquo;oxygène, sous atmosphère neutre ou réductrice (dihydrogèn. La surface très lisse de l’étain fondu et sa température  confèrent au verre une excellente planéité, rendant caduque le polissage ou le meulage pratiqués auparavant. Le ruban de verre est ensuite introduit dans un four pour un refroidissement lent et contrôlé jusqu&rsquo;à 250°C. Cette étape, bien que réalisée en ligne sans refroidissement intermédiaire, permet de relâcher les contraintes internes, c&rsquo;est la recuisson. Vient enfin le découpage en plaques avant stockage. Ces plaques sont utilisées en l&rsquo;état pour le vitrage ou refondues pour le moulage (flaconnage), bombage, thermoformage, extrusion (fibres de verre, tubes pour le soufflage), avec éventuellement des traitements de surface (antireflets, hydrophobes).</p>
<h4>1.1.4. Cintrage du verre</h4>
<figure class="figfloat"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/9b.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/9b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Pliage d&rsquo;une plaque de verre dans un four. Elle prend la forme  du gabarit à sa température de ramollissement.</figcaption><figcaption class="copyright">Photo : <a href="http://www.elino.de/fr/news/8/le-cintrage-flexible-du-verre-etire" target="_new" rel="noopener">Elino Gmbh</a></figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Certains vitrages d&rsquo;aquariums  aux formes courbes ou disposant d&rsquo;angles arrondis sont obtenus avec des plaques de verre cintrées. Le cintrage du verre  d&rsquo;aquariums est  réalisé par  thermoformage. Ce procédé  consiste à chauffer la plaque de verre à sa température de ramollissement  vers 600&nbsp;°C  ou elle devient ductile, pour la mettre en forme par gravité sur un moule adapté au contour souhaité. Le matériau refroidit progressivement de façon contrôlée (quand il n&rsquo;est  est trempé) en gardant cette forme. <br />
  L&rsquo;opération  est délicate, il s&rsquo;agit de  conserver les caractéristiques du verre après cette épreuve thermomécanique. Elle peut se réaliser de manière artisanale  par des compagnons expérimentés ou industriellement (pare-brise automobiles). Un  procédé de fabrication reproductible, souple et économique consiste à chauffer  la feuille, puis à surchauffer précisément la zone de cintrage à l&rsquo;aide d&rsquo;un chauffage supplémentaire pour qu&rsquo;elle se cintre  par gravité sur un support  qui se conforme automatiquement  à l&rsquo;intérieur du four.</p>
<p class="artalign-j">Afin de réduire les risques de casse, la manutention des verres bombés exige  de maintenir<br />
  les volumes par les bords rectilignes et par le milieu de la<br />
  courbure, de stocker<br />
  le vitrage en position verticale sur le côté de son développé. Par ailleurs, le verre ne doit pas être bridé lors de son utilisation.</p>
<h4>1.1.5. Types  de verres utilisés dans les vitrages</h4>
<p class="artalign-j">Indépendamment de leur composition, les  caractéristiques des verres dépendent aussi des   traitements de fabrication mécaniques, thermiques ou des renforts éventuellement utilisés.  Les diff&eacute;rents types de verre<br />
  qui s&rsquo;offrent &agrave; l&rsquo;aquariophilie (verres recuits, durcis, trempés ou feuillet&eacute;s)<br />
  poss&egrave;dent des caract&eacute;ristique m&eacute;caniques (limite &eacute;lastique <font size="-1">R<sub>e</sub></font>) où optiques (transmission lumineuse T)<br />
  vari&eacute;es. Certains seront plus adapt&eacute;s l&agrave; où les normes<br />
  de s&eacute;curit&eacute; ou de résistance priment, d&rsquo;autres permettront de rentrer dans un budget<br />
  plus serr&eacute;.</p>
<table align="center" class="tableau"  style="width:95%; max-width: 950px">
<caption class="tableau-titre">
  Classification générale des verres<br />
  </caption>
<tr>
<td width="8%" align="center"><strong>TYPE DE VERRE</strong></td>
<td width="70%" align="center"><strong>PARTICULARITÉS</strong></td>
<td width="12%" align="center"><strong>Résist. mécan.<br />
      Rm </strong></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Verre &agrave; vitre</td>
<td>La feuille de verre, en sortie de four est &eacute;tir&eacute;e verticalement et lamin&eacute;e entre deux rouleaux avant de  p&eacute;n&eacute;trer dans une zone de recuisson. Ce proc&eacute;d&eacute; est abandonn&eacute; au profit du proc&eacute;d&eacute; float plus performant et &eacute;conomique, sauf pour les verres fins, destin&eacute;s au vitrage. La surface est moins plane, ce verre <strong>n&rsquo;est pas utilis&eacute; pour la r&eacute;alisation des aquariums</strong>.</td>
<td align="center">15 MPa</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Float recuit</td>
<td>Ce verre appel&eacute; &quot;glace&quot; par distinction des vitres ci-dessus, ou &quot;glass&quot; ou &quot;float&quot; ou &quot;verre flotté&quot;, est maintenant syst&eacute;matiquement recuit. Sa dénomination normalisée est &quot;vitrage recuit NF EN 572-1&quot;. Comme on l&rsquo;a vu plus haut, cette recuisson consiste à remonter le verre en température en un temps  dépendant  de l&rsquo;épaisseur. Elle permet un certain ramollissement autorisant le relâchement des contraintes internes, ce qui en améliore notablement la résistance. La recuisson est suivie d&rsquo;un refroidissement maîtrisé.<br />
      Le verre float recuit est  disponible dans des &eacute;paisseurs de 2&nbsp;mm jusqu&rsquo;à &agrave; 25&nbsp;mm chez certains verriers. Le verre float recuit est <strong>parfaitement adapt&eacute; &agrave; notre loisir</strong>, il est couramment utilis&eacute; par les fabricants d&rsquo;aquariums destin&eacute;s aux particuliers.<br />
      Le type standard est dit &quot;clair&quot; avec une transmission lumineuse TL de 84 &agrave; 90% selon l&rsquo;&eacute;paisseur. La pr&eacute;sence de certaines impuret&eacute;s engendre une dominante verd&acirc;tre ais&eacute;ment identifiable en examinant la tranche des vitrages. <br />
      Le type &quot;extra clair&quot;, 30 &agrave; 50&nbsp;% plus cher, à tr&egrave;s faible teneur en oxydes de fer, offre une transmission lumineuse accrue (TL ≥&nbsp;90&nbsp;%) et une diminution des dominantes color&eacute;es. Le gain est d&rsquo;autant plus important que l&rsquo;&eacute;paisseur est plus grande.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/sgg_planilux.pdf" target="new" rel="noopener">SGG Planilux</a> <br />
      <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/sgg_planiclear.pdf" target="new" rel="noopener">SGG Planiclear<br />
      </a>(clair)</p>
<p>      <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/sgg_diamant.pdf" target="new" rel="noopener">SGG Diamant</a> <br />
      (extra clair)</p>
<p>      45 MPa</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Durci <font size="-1"><br />
      </font></td>
<td>Le verre float durci, appel&eacute; improprement &#8220;semi-tremp&eacute;&#8221; subit un traitement thermique sp&eacute;cifique dans un four. Ce traitement augmente la r&eacute;sistance m&eacute;canique et  aux chocs thermiques. Sa fragmentation se fait en &eacute;clats de grandes dimensions, cependant, il n&rsquo;est pas consid&eacute;r&eacute; comme un produit de s&eacute;curit&eacute; et <strong>ne doit &ecirc;tre utilis&eacute; que pour les volumes inf&eacute;rieurs &agrave; 1000 litres et sans présence humaine</strong>.</td>
<td align="center"><a href="http://www.saint-gobain-glass.com/FO/fr/pdf/SGG PLANIDUR®.pdf" target="new" rel="noopener">SGG Planidur</p>
<p>      </a>70 MPa</td>
</tr>
<tr>
<td height="201" align="center">Tremp&eacute;</td>
<td> Lors de la trempe thermique, le verre float est r&eacute;introduit dans un four &agrave; une temp&eacute;rature proche du ramollissement &gt;600&deg;C puis refroidi brutalement en surface par un jet d&rsquo;air. Ce proc&eacute;d&eacute; de refroidissement met les deux faces en compression, il augmente fortement la r&eacute;sistance m&eacute;canique et aux chocs thermiques. Ce verre existe aussi avec tr&egrave;s haute r&eacute;sistance m&eacute;canique et se positionne pour des organes en atmosph&egrave;re chaude ou de s&eacute;curit&eacute;. Cependant il <strong>n&rsquo;est pas recommand&eacute; en aquariophilie</strong>. En effet il ne peut &ecirc;tre ni fa&ccedil;onn&eacute; ni coup&eacute; et sa fragmentation en petits morceaux est trop brutale pour autoriser la moindre l&rsquo;intervention dans l’aquarium pour sauver les animaux en cas de rupture. La trempe générant des imperfections de surface, on lui préfère le durcissement pour le vitrage de façade, ou le feuilletage pour les pare-brise. Les verres traités &quot;Heat soak&quot; offrent une meilleure résistance et fiabilité&nbsp;; ils  subissent un traitement thermique destructif éliminant ceux présentant des inclusions de sulfure de nickel qui le fragilisent.  Il  existe également une trempe chimique laquelle, en modifiant les ions de surface, améliore la résistance aux impacts et aux contraintes mécaniques. Cette dernière, contrairement à la trempe thermique, permet de tremper des épaisseurs de 2 à 3&nbsp;mm.</td>
<td align="center"><a href="http://nordic.saint-gobain-glass.com/upload/files/sgg_securit_.pdf" target="new" rel="noopener">SGG S&eacute;curipoint</a> <a href="http://www.saint-gobain-glass.com/FO/fr/pdf/SGG%20SECURIPOINT%AE.pdf" target="new" rel="noopener"></p>
<p>      Heat soak :<br />
      SGG S&eacute;curipoint</p>
<p>      </a>120<br />
      &agrave;<br />
      150&nbsp;MPa</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">Feuillet&eacute;</td>
<td>C&rsquo;est un assemblage sous pression et chaleur, de plusieurs verres (recuits, durcis ou tremp&eacute;s), &agrave; l&#8217;aide d&#8217;intercalaires, g&eacute;n&eacute;ralement en butyral de polyvinyle   (PVB) ou éthylène acétate de vinyle (EVA), de 0,38 &nbsp;mm d&rsquo;épaisseur, mais aussi parfois de résine ou d&rsquo;un gel. Le ou les intercalaires permettent eux seuls, d&rsquo;améliorer la résistance aux impacts,  d&#8217;assurer la   protection des personnes et des biens ou d&rsquo;augmenter le confort acoustique. Il existe plusieurs types de  verre feuilleté : le &quot;verre feuilleté&quot; (NF EN ISO 12543-3) dont l&rsquo;intercalaire empêche la projection des éclats de verre   et le &quot;verre feuilleté de sécurité&quot; (NF EN ISO 12543-2) lequel, de plus, n&rsquo;est pas traversé par un impact normal. Le nombre de feuillets, leur épaisseur et la nature du film déterminent les niveaux de protection selon l&rsquo;installation et le risque encouru   pour les personnes. Ils sont utilisés <strong>pour les aquariums de gros volumes et les installations recevant du public</strong>.</td>
<td align="center"><a href="http://ememento.saint-gobain-glass.com/app/webroot/img/assets/24/products/pdffiles/24_1365160326_1.pdf" target="new" rel="noopener">Feuilleté de sécurité</a> </p>
<p>      <a href="http://ememento.saint-gobain-glass.com/app/webroot/img/assets/24/products/pdffiles/24_1365160326_1.pdf" target="new" rel="noopener">SGG Stadip</a><br />
      2 feuillets</p>
<p>      Stadip&nbsp;Protect<br />
      2 feuillets</p>
<p>
      120<br />
      200 MPa</td>
</tr>
</table>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j"> Note :   la  résistance mécanique Rm d&rsquo;un verre pur est de 2500 à 3600 MPa. Dans la pratique,  cette limite   est bien inférieure, prenant en compte   comme on le verra plus loin, les faiblesses du verre liées à sa fabrication, sa vie ou son utilisation.  Les calculs de verres d&rsquo;aquarium  utilisent une contrainte admissible  de l&rsquo;ordre de 6 à 12 MPa selon les coefficients de sécurité.</p>
<p class="artalign-j">Sauf exigences particulières, les  miroitiers proposeront du verre float recuit,  clair ou extra clair dont les performances sont certes connues, mais le verre possède une mémoire infaillible et ses caractéristiques pourront être affaiblies à chaque évènement de sa vie.  Il  sera soumis à des contraintes de longue durée, dues à la pression hydrostatique, ou brèves, dues aux chocs que l&rsquo;on prendra en compte dans le calcul de l&rsquo;aquarium. Pour autant, il doit toujours protéger les occupants de l&rsquo;aquarium tout autant que les humains. Toutes les pr&eacute;cautions<br />
  doivent donc &ecirc;tre prises durant la d&eacute;coupe, le transport, les manipulations,<br />
  l&rsquo;assemblage, le montage  et à l&#8217;emplacement final pour ne pas ajouter des rayures, des chocs ou des déformations de nature à amplifier les  contraintes internes ou créer des<br />
  zones de fragilit&eacute;.</p>
<h3>1.2. La colle silicone</h3>
<p class="artalign-j">Comme pour le verre, le  silicium Si  est le premier constituant de la colle silicone. Le silicium est obtenu à partir de silice (dioxyde de silicium SiO<sub>2</sub>)   ou de silicates qui en contiennent, par chauffage au four électrique, en présence de carbone. Inerte à la température ordinaire, il se combine facilement à l&rsquo;oxygène aux températures élevées. Si l&rsquo;usage du silicium dans le verre est connu depuis longtemps, c&rsquo;est en 1824 que l&rsquo;on produit le tétrachlorure de silicium, la base du silicone,  par combustion du silicone dans un courant de chlore. Ce n&rsquo;est que beaucoup plus récemment, en 1930, que l&rsquo;on exploite la propriété du silicium à fixer des  groupes organiques qui permettront la polymérisation, c&rsquo;est à dire la production de  polymères à partir de macromolécules, aux propriétés si exceptionnelles que la seconde guerre mondiale en accélérera   le développement. Après les huiles et les graisses, les premiers élastomères silicones voient le jour en 1945, supplantant sur de nombreux points, les élastomères  d&rsquo;alors, basés sur la chimie du carbone.</p>
<p class="artalign-j">Le  silicone est donc un macropolymère (polysiloxane)  inorganique formé d’une chaîne silicium-oxygène (&#8230;-Si-O-Si-O-Si-O-&#8230;). La réaction chimique de polymérisation (polycondensation par hydrolyse)  se traduit par la formation de chaînes dont on peut régler la longueur, par greffages terminaux, pour obtenir un matériau de consistance adaptée à l&rsquo;usage (huile, gel,  élastomère&#8230;). Le plus fréquent est le polydiméthylsiloxane  (PDMS). Certains greffages sur l&rsquo;atome Si, ont  également pour but de créer des sites réactifs qui permettront de lier les molécules ultérieurement.  Par exemple, le groupe organique   méthyle CH<sub>3</sub> pour les colles et adhésifs.  La liaison des atomes Si et O  est très mobile et de forte énergie, celà   confère au matériau, un caractère souple  et  de bonnes résistances générales (chimique, température, UV, mécaniques&#8230;) conservées dans une large gamme de températures.</p>
<p class="artalign-j">Le passage du stade macropolymère  visqueux (une pâte épaisse) à celui d&rsquo;élastomère élastique (aux formes souhaitées), consiste à créer des liaisons entre les molécules,  par une réaction chimique à froid ou à chaud (vulcanisation ou réticulation). Les pontages obtenus génèrent ainsi un réseau élastique. Le matériau revient en forme après avoir été déformé&nbsp;: il est élastomère.</p>
<p class="artalign-j"> Les colles   silicone sont des élastomères  vulcanisables à froid (EVF). D&rsquo;autres terminologies sont utilisées : <span class="artalign-j">colle  froid (CAF) ou silicone  RTV (<em>Room temperature vulcanisation</em></span>). Les colles que nous utilisons sont dites &quot;acétoxy&quot;. Produits monocomposant,  leur durcissement chimique est déclenché et s&rsquo;enchaîne par hydrolyse (condensation) des groupes réactifs acétoxyloxysilane sous l&rsquo;action de l&rsquo;humidité atmosphérique (le catalyseur). La condensation se poursuit lentement au sein de la colle, par diffusion de la vapeur d&rsquo;eau. Cette vulcanisation est accélérée par  des composants qui dégagent de l&rsquo;eau par réaction avec l&rsquo;acide acétique, d&rsquo;où l&rsquo;odeur de vinaigre.</p>
<p class="artalign-j">La colle silicone est composée   :</p>
<ul>
<li>De polymère silicone, le polydiméthylsiloxane  (PDMS)&nbsp;;</li>
<li>de charges renforçantes,   essentiellement la silice qui améliore notablement les propriétés mécaniques (rupture, déchirement&#8230;) ainsi que  la  thixotropie de la colle, l&#8217;empêchant    de couler&nbsp;;</li>
<li>d&rsquo;adjuvants pour l&rsquo;adhésion, à base de silanes&nbsp;;</li>
<li>éventuellement d&rsquo;un  colorant&nbsp;;</li>
<li> d&rsquo;un agent de vulcanisation le méthyltriacétoxysilane ;</li>
<li>d&rsquo;accélérateurs de vulcanisation.</li>
</ul>
<p class="artalign-j"> Les élastomères silicone sont dotés de nombreuses qualités d&rsquo;exception. Mais ils ont aussi quelques  points faibles. Hormis leur perméabilité aux gaz, signalons la vulcanisation par hydrolyse et réaction acétique, qui provoque la corrosion de certains métaux. Elle  nécessite des précautions particulières  en présence de verre renforcé ou feuilleté. Cette réaction chimique est par ailleurs, facilement inhibée par de nombreux polluants (corps gras, solvants&#8230;). Elle impose quelques précautions indispensables pour obtenir un bon durcissement et l&rsquo;adhérence attendue avec le verre, dans la durée.</p>
<h2>2. CAO 3D, un outil d&rsquo;analyse  et de simulation&#8230; aussi pour les aquariums</h2>
<p class="artalign-j">Le calcul de structures statiques se base sur des notions relativement simples, mais il se complique avec les formes et les sollicitations. L&rsquo;artisan, sur le terrain,  fait appel à des formules empiriques issues d&rsquo;une  expérience, comme par exemple estimer que l&rsquo;épaisseur d&rsquo;une glace d&rsquo;aquarium doit mesurer deux fois la hauteur divisée par dix. Ces approximations ne sont  acceptables que pour un usage ciblé. Les  concepteurs doivent faire appel à des modèles physiques  plus sérieux,  bien que simplifiés pour en permettre l&rsquo;utilisation. Citons  Timoshenko dont les travaux relatifs aux plaques, permettent de calculer l&rsquo;épaisseur  d&rsquo;une glace en verre. Ils sont utilisés encore aujourd’hui par les plus grands verriers et dans des calculateurs d&rsquo;épaisseurs. Leurs formules et abaques s&rsquo;étendent à de nombreux cas mais  ciblent malgré tout des formes particulières  (poutres,  plaques,  anneaux&#8230;). Le calcul manuel devient impossible   quand les formes et les sollicitations sont plus complexes. Les bureaux d&rsquo;études utilisent aujourd&rsquo;hui la puissance des processeurs informatiques et des logiciels de conception assistée par ordinateurs (CAO) pour  concevoir des formes en relation avec les matériaux et leur environnement. Il va sans dire que ces résultats, même s&rsquo;ils font appel à des algorithmes  étudiés, doivent toujours être validés par comparaison avec des cas existants similaires, ou des tests.</p>
<p class="artalign-j">Il était tentant d&rsquo;utiliser un tel logiciel de CAO pour comprendre comment se  comportent mécaniquement un aquarium  en verre et ses éléments (glaces, renforts, colle&#8230;), en situation, et d&rsquo;en déduire des règles de conception applicables simplement, par tous. Ces logiciels  permettent aussi de présenter des résultats de manière très visuelle, compréhensible par les non-initiés. De la même manière, pourquoi ne pas   confronter ces résultats aux différentes méthodes de calcul existantes. Disposant d&rsquo;un tel logiciel, j&rsquo;ai pensé  intéressant de partager mes observations avec les membres de Cap récifal.</p>
<p class="artalign-j"> L&rsquo;outil utilisé est <span style="font-family: Roboto, 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif"><em></em></span><em>Solidworks premium</em> de Dassault systems avec son module &quot;<em>simulation</em>&quot;. Un outil puissant aux multiples fonctions, depuis la  mise en forme d’objets simples jusqu&rsquo;à la simulation du comportement d&rsquo;ensembles en termes de résistances, de déformations, d&rsquo;écoulements, d&rsquo;endurance, de fonctionnement, de réalisation&#8230; la liste est longue.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(6,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 2 : Possibilités d&rsquo;un logiciel de CAO</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7a.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Conception 3D.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7b.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Dessin.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7c.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7c.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modélisation, maillage.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7d.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7d.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Résistance.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7e.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7e.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Déformations..</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7f.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/7f.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Écoulements.</figcaption></figure><figcaption class="grille-legende">Un logiciel de CAO tel que Solidworks permet de concevoir des éléments et des assemblages :  simuler des sollicitations appliquées (efforts, pressions&#8230;), en mesurer  les effets (contraintes internes, déformations, déplacements&#8230;), réaliser des études d&rsquo;écoulements et bien d&rsquo;autres analyses comme des tests de chocs, des essais d&rsquo;endurance, de fiabilité etc. et de les traduire en plans de définition. A delà, il permet de concevoir les outils permettant de réaliser les éléments étudiés et de réaliser les programmes de production pour machines-outils   numériques.</figcaption></div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Sans trop s&rsquo;attarder, voyons comment procède ce type d&rsquo;analyse en relation avec notre aquarium, et dans premier  temps,  rappelons-nous  quelques bases de mécanique.</p>
<h3>2.1. Notions de résistance des matériaux</h3>
<p class="artalign-j">L&rsquo;étude de la résistance des matériaux (RDM)  repose sur l&rsquo;analyse globale  d&rsquo;un composant ou d&rsquo;un assemblage, ou détaillée au sein même du matériau, des effets (contraintes, déformations) des différentes sollicitations extérieures  (eau, gravité&#8230;), traduites en charges d&rsquo;actions (forces, pressions&#8230;) ou de réaction, comme par exemple  au niveau du collage d&rsquo;un aquariium.</p>
<p class="artalign-j">Les principes de   RDM  s&rsquo;adressent aux matériaux répondant à des conditions strictes. Ils s&rsquo;appliquent au verre   ainsi qu&rsquo;à la colle  silicone utilisée pour les joints, dans les limites de leur utilisation pour aquarium : pas de déplacement, faibles déformations et température constante. En effet, ces matériaux sont élastiques (pas de déformation résiduelle après relâchement des efforts), linéaires (déformations proportionnelles aux contraintes), homogènes (matériau uniforme dans sa masse) et isotropes (propriétés identiques en toutes directions).</p>
<h4>2.1.1. Modes de sollicitations</h4>
<p class="artalign-j">Les éléments d&rsquo;un aquarium sont soumis à des sollicitations élémentaires intégrées dans les logiciels de calculs.</p>
<style type="text/css">
</style>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(5,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 3 : Principales sollicitations,  représentées sur un joint de colle.</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/18.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/18.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Traction.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/19.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/19.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Compression.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/20.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/20.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Cisaillement.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/21.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/21.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Flexion.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/22.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/22.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Torsion.</figcaption></figure><figcaption class="grille-legende">Dans un aquarium, l&rsquo;élément étudié (glace, fond, traverse, joint&#8230;) peut être soumis à une ou plusieurs de ces sollicitations. Certaines sont peu fréquentes ou peuvent être négligées.</figcaption></div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h4>2.1.2. Charges et déformations</h4>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 4 : Modes d&rsquo;application des forces</figcaption><figure class="figcolonne"  style="max-width:90px; vertical-align:top"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/11.png" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/11.png"></a><figcaption class="figlegende">a: Force.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"  style="max-width: 85px; vertical-align:top"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/12.png" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/12.png"></a><figcaption class="figlegende">b : Pression</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"  style="max-width: 85px; vertical-align:top"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/13.png" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/13.png"></a><figcaption class="figlegende">c : Couple.</figcaption></figure>
</div>
<p class="artalign-j"> La RDM s&rsquo;appuie sur la notion de charge  représentée par un vecteur et caractérisée par un point d&rsquo;appui, une direction, un sens et une intensité (fig. 4a).  La charge peut être une  force,  appliquée localement et linéaire, son intensité est exprimée en Newton (N), son ancêtre le kilogramme force (kgf) ayant été abandonné. Elle peur être répartie sur une surface, il s&rsquo;agit alors d&rsquo;une pression (comme la pression hydrostatique, variable selon la hauteur, exercée par  l&rsquo;eau sur une glace) (fig. 4b), exprimées en N/m2 le Pascal (Pa) ou son multiple le mégapascal (1 MPa = 10<sup>6</sup> Pa = 10<sup>6</sup> N/m2= 1 N/mm2). On évite de l&rsquo;exprimer en bar. Elle peut être un couple (fig. 4c), formé par deux forces de direction non alignées et de sens différent, exprimé en Newton mètre (N.m). Ces charges peuvent prendre d&rsquo;autres dénominations dans des circonstances particulières qui échappent à notre hobby.</p>
<h4>2.1.3. Statique</h4>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 5 : De l&rsquo;élément à la modélisation de l&rsquo;ensemble</figcaption><figure class="figcolonne" style="width:100px; vertical-align:top"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/14.png" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/14.png"></a><figcaption class="figlegende">a : Objet statique.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" style="width: 100px; vertical-align:top"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/15.png" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/15.png"></a><figcaption class="figlegende">b : Cas d&rsquo;une face d&rsquo;aquarium</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" style="width: 100px; vertical-align:top"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/16.png" data-ipslightbox="data-ipsLightbox"><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/16.png"></a><figcaption class="figlegende">c : Décomposition de force F dans un repère x,y,z.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" style="width: 100px; vertical-align:top"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/17.png" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/17.png"></a><figcaption class="figlegende">d : Maillage en éléments.</figcaption></figure>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Un objet est statique (immobile) quand  l&rsquo;addition des charges (forces, pressions, couples&#8230;) qu s&rsquo;exercent sur lui, est nulle (fig.&nbsp;5a et&nbsp;5b). Cette situation permet de déduire des réactions à partir d&rsquo;actions connues. Les charges exercées sur un objet peuvent être décomposées en son sein, en micro-forces appliquées sur des micro-surfaces : les contraintes (σ : <em>lire &quot;sigma&quot;</em>), exprimées également en Pascal. Quelles que soient leurs directions, elles peuvent toujours être traduites dans un référentiel (x, y, z)  commun (fig.&nbsp;5c), judicieusement choisi pour les exploiter. On  découpe alors le corps à étudier en petits éléments selon un maillage en trois dimensions (fig.&nbsp;d), qui permet de  déduire comment les sollicitations externes se répercutent au sein et en tout point  de la matière. Il devient alors facile de déceler des zones surcontraintes, même si l&rsquo;ensemble ne l&rsquo;est pas. Ces contraintes    locales entraînent des microdéformations   (ε : <em>lire &quot;epsilon&quot;</em>)  exprimées en millimètres, selon des lois d&rsquo;écoulement (loi de Hooke). Elles sont perceptibles sur l&rsquo;objet global sous forme de macro-déformations&nbsp;: les flèches dans le cas de flexion, le flambage ou la compression.</p>
<div  class="encadre"> Charge -&gt; contrainte σ -&gt;  déformation locale&nbsp;ε&nbsp;&gt; macro déformation (flèche&#8230;)</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Connaissant les charges externes, on ne peut pas comprendre les déformations globales sans  l&rsquo;analyse des contraintes et des déformations locales.</p>
<h4>2.1.4. Valeurs associées aux contraintes σ  : Re, Rm,  σadm, S</h4>
<p class="artalign-j">Selon que l&rsquo;on traite du matériau, du composant ou des objectifs visés, la contrainte mécanique est exploitée sous plusieurs dénominations que l&rsquo;on retrouve dans les préconisations des fabricants. </p>
<ul>
<li><strong class="artalign-j">Résistance mécanique de rupture (Rm)</strong> : <br />C&rsquo;est la contrainte maximale que peut subir un matériau avant sa rupture. La détermination de Rm pour des  matériaux dits &quot;fragiles&quot;, comme le verre,  tient compte de leurs particularités. La surface des verres silicatés contient de nombreuses imperfections  (microfissures&#8230;) qui   conduisent à une dispersion  des niveaux de  rupture. On leur fixe  donc une valeur pratique, statistique. Ainsi,  la résistance à la rupture Rm servant au calcul du  verre  float recuit pour les aquariums, est près de 200 fois plus faible que sa limite   théorique&nbsp;! </li>
<li><strong>Limite élastique (Re)</strong> : <br />
    C&rsquo;est la contrainte  maximale que peut supporter le matériau sans déformation permanente. Bien souvent, on limite l&rsquo;utilisation d&rsquo;un matériau à son état élastique.</p>
<div  class="encadre"> Contrainte réelle σ  &lt; Re &lt;   Rm</div>
<p>
    La limite élastique     ne s&rsquo;applique qu&rsquo;aux matériaux &quot;ductiles&quot; comme l&rsquo;acier et ceux &quot;élastiques&quot;, lesquels lorsqu&rsquo;on les étire, passent par une phase élastique suivie d&rsquo;une autre plastique, avant leur rupture. Le verre étant un matériau &quot;fragile&quot;, sans phase plastique, sa rupture se produit quand il n&rsquo;y a plus d&rsquo;élasticité. Alors, Re&nbsp;=&nbsp;Rm.</li>
<li><strong>Contrainte admissible <span class="artalign-c">(σadm)</span> et coefficient de sécurité (S) </strong> : <br />
    Tout dispositif est conçu pour assurer ses fonctions en toute sécurité. Cela suppose de connaitre exactement les charges et les réactions en jeu, mais ce n&rsquo;est pas toujours excatement le cas. Concernant le verre float, sa fragilité   a pu être entamée durant les manipulations post-fabrication et  les risques encourus pour les personnes, associés à la rupture d&rsquo;une vitre,  sont loin d&rsquo;être  négligeables. Il est donc d&rsquo;usage de dimensionner les structures de telle sorte que la contrainte maximale (σmax) mesurée au sein du matériau, ne dépasse pas une valeur  admissible (σadm). Cette dernière étant la limite élastique du matériau divisée par un coefficient de sécurité. Le coefficient de sécurité est déterminé avec des tests et/ou d&rsquo;après des analyses de défaillance, pour un usage donné et pafois imposé par des normes.</li>
<p></p>
<div  class="encadre" > Contrainte réelle σ ≤ σmax ≤ σadm <br />
    σadm  = Re / S</div>
</ul>
<h4> 2.1.5. Valeur associée aux déformations ε : la  flèche f</h4>
<p class="artalign-j">Les déformations locales au sein du matériau se traduisent par des déformations globales du produit (comme la flèche dans le cas de flexion) en ses différents endroits. </p>
<ul>
<li><strong>Flèche admissible (fadm) : </strong><br />
    La notion de flèche maximale admise est souvent évoquée dans les calculs d&rsquo;épaisseur d&rsquo;une dalle de verre soumise à une flexion. La flèche étant directement liée à la contrainte (pour un matériau et une forme donnés), on peut se poser la question de l’intérêt de  la mesurer. C&rsquo;est vrai et justement, facile à mesurer, elle informe sur le niveau de sollicitation et donc, de ses effets sur les éléments environnants  ou sur d&rsquo;autres caractéristiques. Par exemple, dans le cas d&rsquo;un aquarium, un vitrage qui se déforme impacte la réaction des autres faces assemblées et génère des distorsions  dans le verre qui peuvnet gêner l&rsquo;observateur de l&rsquo;aquarium. Autre exemple : un plancher peut se déformer  sans effet notable sur sa performance, mais une trop grande flexion peut générer des effets non souhaités sur ses encastrements et dans les murs  eux-mêmes. Ainsi, il a été défini pour chaque type d&rsquo;application, des flèches maximales admissibles, parfois imposées par des normes. La  norme <em>NF DTU 39-P4</em> définit les flèches admissibles relatives aux vitrages, le mémento de Saint Gobain Glass propose celles relatives aux verres d&rsquo;aquariums.
  </li>
</ul>
<div class="commentaire" style="float:none; width:70%; margin:auto;">
<p class="artalign-j"><strong>En résumé</strong></p>
<ul>
<li>Un objet est soumis à des solicitations (eau, vent, gravité&#8230;)</li>
<li>Les sollicitations sont traduites en charges (forces, pression, accélération, écarts de température&#8230;).</li>
<li>Un objet est statique quand toutes les charges s&rsquo;équlibrent. Leur somme est égale à zéro.</li>
<li>Les charges sont décomposées dans le matériau en microforces qui s&rsquo;appliquent sur des microsurfaces (les contraintes internes) et qui génèrent des déformations (flèches&#8230;).</li>
<li>La contrainte σ au sein d&rsquo;un matériau, doit toujours être inférieure à la contrainte admissible σadm, elle-même étant égale à sa limite élastique Re affectée d&rsquo;un coefficient de sécurité S.</li>
</ul>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h3>2.2. Comment simuler un comportement avec un logiciel de  CAO   3D ?</h3>
<p class="artalign-j">Les   principes ci-dessus sont mis en œuvre en CAO pour simuler les comportements d&rsquo;un objet (ou d&rsquo;un ensemble d&rsquo;objets) par <em>Analyse par éléments finis</em>. Elle permet de résoudre des équations complexes sur des corps de formes variées, massives, et/ou des assemblages de produits en matériaux différents, avec une approximation acceptable. Pour ce, on procéde par  étapes :</p>
<ul>
<li><strong>1 étude statique</strong> : inventorier les efforts extérieurs sollicitant la pièce, les actions (comme la pression hydraulique de l&rsquo;eau et les réactions comme les forces de retenue du joint de colle ;</li>
<li><strong>2  modéliser le matériau</strong> : déterminer ses caractéristiques, par des tests si elles ne sont pas connues ;</li>
<li><strong>3 modéliser la pièce</strong> : donner une forme à la pièce, éventuellement en utilisant des formes simplifiées ;</li>
<li><strong>4 mailler le modèle</strong> : le maillage peut être adapté spécifiquement à des composants, des volumes, des surfaces ; de ce choix résulte la rapidité des calculs, qui peuvent devenir interminables et la cohérence des résultats.</li>
<li><strong>5 calculer</strong> : le logiciel   calcule, selon des formules prédéfinies ou introduites, les contraintes internes, les déplacements externes, les déformations locales et bien d&rsquo;autres mesures, en tous nœuds du maillage de l&rsquo;objet ou de l&rsquo;assemblage ;</li>
<li><strong>6 valider le calcul</strong> : Il est nécessaire de vérifier la cohérence des résultats, par une approche expérimentale en réalisant quelques tests ou en en exploitant les expériences antérieures. Dans l’impossibilité de comparer le comportement du modèle virtuel et le comportement du composant ou de l’assemblage dans son environnement réel, l&rsquo;analyse  ne conservera qu&rsquo;un intérêt relatif, permettant d&rsquo;évaluer globalement une situation, sans pouvoir passer à l&rsquo;étape suivante ;
  </li>
<li><strong>7 valider le modèle</strong>, en comparant les contraintes  avec les limites élastiques des matériaux affectées des coefficients de sécurité adaptés (ex : un coefficient de sécurité de 3 consiste à s&rsquo;imposer une limite d&rsquo;élasticité divisée par 3).
  </li>
</ul>
<p class="artalign-j">Dans les analyses qui suivent, les résultats sont chiffrés et/ou représentés sous forme graphiques en zone d&rsquo;égales valeurs. En l&rsquo;absence de confrontation avec des tests réels, les valeurs  issues des simulations (contraintes, déformations&#8230;)  doivent être exploitées avec le recul nécessaire.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 6 : Modélisation 3D  d&rsquo;une face d&rsquo;un aquarium chargé en eau, réalisée avec Solidworks.</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/23.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/23.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Traction.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/24.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/24.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Compression.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/25.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/25.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Cisaillement.</figcaption></figure><figcaption class="grille-legende">Les zones rouges localisent les valeurs (contraintes ou déformations) maximales et les bleues, les minimales. L&rsquo;utilisateur peut explorer toute information à  chaque nœud du maillage, ce dernier étant adapté à l&rsquo;objectif et la précision souhaitée.</figcaption></div>
</p>
<p><!-- Format video 325px pour smartphones --></p>
<figure style="width:90%; max-width:350px; margin:auto">
  <video width="350" title="Déformation d'une face d'aquarium  sous la pression de l'eau." preload="auto" controls="controls" muted="muted" autoplay="autoplay" loop="loop"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/mp4" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/video1.mp4"><source type="video/webm" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/video1.webm"></video><figcaption class="figlegende">Déformation d&rsquo;une face d&rsquo;aquarium  sous la pression de l&rsquo;eau.</figcaption><figcaption class="copyright"> Vidéo : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h2>3. Paramétrage des simulations CAO  pour l&rsquo;analyse d&rsquo;aquariums</h2>
<p class="artalign-j">La démarche exposée ci-dessus a été suivie en vu de traiter les cas d&rsquo;aquariums parallélépipédiques aux faces verticales.</p>
<h3>3.2. Modélisation des matériaux</h3>
<p class="artalign-j">De cette phase essentielle  découle toute l&rsquo;analyse. Contrairement aux apparences, il s&rsquo;agit   là d&rsquo;une vraie difficulté. Dans l&rsquo;impossibilité de réaliser des tests grandeur nature, parmi la mine d&rsquo;informations parfois trompeuses, incomplètes ou contradictoires, il faut sélectionner  les bonnes valeurs, adaptées au matériau,  qui ne feront pas trop s&rsquo;éloigner le modèle simulé, de la réalité.</p>
<h4>3.2.1. Caractéristiques du  verre float recuit</h4>
<div class="commentaire"> <strong>Caractéristiques du verre silico-sodocalcique, float, recuit:&nbsp;</strong> </p>
<p>  Masse volumique : 2458 kg/m3<br />
  Module de Young E = ~ 70000 MPa<br />
  Module de cisaillement G: 28000 MPa<br />
  Coefficient de poisson ν: 0.21<br />
  Limite élastique en traction Re: 3600 MPa<br />
  Limite élastique en cisaillement : 2000 MPa<br />
  Résistance à la rupture Rm : 20 à 45 MPa<br />
  &#8211; Verre structuré bâtiment : 45 MPa<br />
  &#8211; verre d&rsquo;aquarium : 21 MPa.<br />
  Résistance compression : 600 à 1000 MPa<br />
  Résistance au cisaillement : 28 MPa<br />
  Transition lumineuse : 84 &agrave; 90 %<br />
  Indice de réfraction n par rapport à l’air : 1.5 <br />
  Coefficient de dilatation linéaire α: 9.10-6 m/(m.K)<br />
  1MPa = 1&nbsp;N/mm<sup>2</sup> </div>
<p class="artalign-j">Si on trouve facilement les caractéristiques physicochimiques du verre en général, il faut savoir que des différences importantes subsistent entre les verres, liées à leur mode d&rsquo;obtention tout autant qu&rsquo;à leur composition. <br />
  Le verre silico-sodocalcique flotté est  le siège de défauts propres à son processus de fabrication&nbsp;: la surface des verres silicatés contient de nombreuses imperfections liées au flottement sur bain d&rsquo;étain. On y trouve des  microfissures superficielles,  des microporosités et  des microcristallisations qui fragilisent  le matériau. Le verre float est déjà fissuré superficiellement dès sa fabrication. Qu&rsquo;on se rassure, certains défauts presque invisibles sont détectés par contrôle destructif sous haute température. Les défauts résiduels conduisent à une dispersion statistique des niveaux de contraintes à la rupture. Aussi, en pratique, la limite élastique  admise pour chaque type de verre float (par exemple 20 MPa pour le verre float recuit), est bien inférieure à la limite élastique théorique  adoptée dans le cas du verre filé (fibre de verre).<br />
  D&rsquo;autres facteurs influent sur les caractéristiques. Sa surface est pourvue de sites réactifs  oxygène O  ou hydrogène H qui affectent sa mouillabilité (difficulté à nettoyer) ou son adhésion (les sites siloxanes ou silanols Si-OH modifient l&rsquo;énergie de surface et réagissent avec les colles silicones). Les  cations alcalins (sodium NA<sup>+</sup>)  génèrent des phénomènes de diffusion, relativement rapide, de molécules d&rsquo;eau au sein même du verre pour en modifier les caractéristiques optiques ou mécaniques. Ils entretiennent une hydrolyse qui propage de manière importante les fissures et cela, d&rsquo;autant plus que l&rsquo;environnement est basique, comme l&rsquo;est l&rsquo;eau de mer. </p>
<p class="artalign-j">De ce fait, on ne peut pas parler de caractéristiques du verre mais de différents verres. Il est donc  essentiel de sélectionner les caractéristiques spécifiques au verre utilisé ainsi que les coefficients de sécurité appropriés.</p>
<p class="artalign-j">La résistance du verre,  utilisée dans les calculs, est très disparate selon les sources, de même que les coefficients de sécurité choisis. Il est donc très difficile de s&rsquo;y retrouver. Heureusement, la  récente série de normes prEN 13474 associée aux  Eurocodes, définit maintenant presque totalement les paramètres à utiliser selon les situations. La norme prEN 13474-3 définit officiellement la résistance à la flexion du verre (45 N/mm2 pour le verre recuit, 70 N/mm2 pour  verre durci  et   120 N/mm2 pour le verre trempé). Ces valeurs sont ensuite assorties de coefficients partiels : coefficient  relatif aux matériaux, coefficient de durabilité qui prend en compte la diminution de la résistance du verre avec la durée d&rsquo;application de la charge (de quelques minutes à des décennies), d&rsquo;autres coefficients relatifs à la surface, les traitements thermiques ou le feuilletage et  selon la criticité de la situation. Ces coefficients permettent d&rsquo;adapter le niveau de sécurité à la situation réelle, de façon raisonnée. Il n&rsquo;est plus question de  coefficient de sécurité global,  pénalisant. Nous en reparlerons plus loin.</p>
<h4>3.2.3. Caractéristiques de  la colle silicone</h4>
<div class="commentaire"> <strong>Caractéristiques  de la colle silicone acétoxy pour aquarium&nbsp;:</strong></p>
<p>  Dureté Shore A : ~ 25 à 30 <br />
  Masse volumique :  ~ 1030  kg/m3<br />
  Module de Young E :  ~ 0.50 MPa<br />
  Module de cisaillement G = E/3 ~ 0.17 MPa<br />
  Coefficient de Poisson : 0.49<br />
  Limite d&rsquo;&eacute;lasticit&eacute; Re ~  0.50 MPa (Module 100%)<br />
  Déformation maximale compression ~ 20 %<br />
  Déformation maximale en extension ~ 100 %<br />
  Résistance à la traction Rm ~ 2.0 MPa<br />
  Allongement à la rupture : &gt; 500  %<br />
  R&eacute;sistance au d&eacute;collement sur verre :<br />
  &#8211;<br />
  en traction : &gt; 2 MPa<br />
  &#8211; au cisaillement : ~ 0.8 MPa, 100% rupture cohésive<br />
  &#8211; au pelage : ~ 57 N/cm<br />
  Résistance  au déchirement  (ISO 34-1 /&nbsp;C) : ~ 5 N/mm<br />
  Résistance aux UV, brouillard salin, ozone : excellente<br />
  Résistance aux températures  : &#8211; 50°C à +180°C<br />
  Résistance aux micro-organismes : Bonne<br />
  1MPa = 1&nbsp;N/mm<sup>2</sup> </div>
<p class="artalign-j">On confie à la colle de liaison, deux missions et non des moindres :   l&rsquo;étanchéité et la solidité de la structure. Le collage permet  de transférer les efforts de manière beaucoup plus continue qu&rsquo;une fixation mécanique et sur une surface plus grande réduisant ainsi les risques de concentration de contrainte dans les vitrages. </p>
<p class="artalign-j">Composant essentiel de la structure, on ne peut sélectionner n&rsquo;importe quelle colle à base de silicone. Son élasticité doit être suffisante pour permettre d&rsquo;accuser les déformations du verre mais pas trop, pour ne pas amplifier les déformations de la cuve. Sa résistance mécanique doit permettre de résister aux contraintes locales générées par la pression hydrostatique,  par le poids du verre et   par la déformation du verre et pourquoi-pas, contribuer  à l&rsquo;amélioration du comportement du verre. Enfin, son adhérence et sa cohésion doivent  rester intactes face à toutes les  sollicitations, qu&rsquo;elles soient induites par l&rsquo;utilisation de l&rsquo;aquarium lui-même ou  malencontreuses, provoquées par des évènements extérieurs comme un coup de cutter, le nettoyage des vitres, l&rsquo;exposition à l&rsquo;éclairage ou l&rsquo;agression biologique.</p>
<p class="artalign-j"><span title="Tuttavia l'EOTA ha definito delle Guide per il Benestare">L&rsquo;Organisation pour l&rsquo;Agrément Technique Européen (EOTA) a défini un Guide d&rsquo;Agrément </span><span title="Tecnico Europeo (ETAG) per i sigillanti siliconici (ETAG 002 - Edition November 1999, Guideline">Technique Européen pour les colles silicones. L&rsquo;ETAG&nbsp;002 &#8211; </span><span title="for European Technical Approval for Structural Sealant Glazing Systems (SSGS), amended October">Agrément Technique Européen pour les systèmes de vitrages extérieurs collés (VEC), </span><span title="2001) in cui si suggeriscono verifiche sulle tensioni e valutazioni dello spessore dei giunti siliconici"> définit les modules d&rsquo;élasticité et de cisaillement à prendre en compte ainsi que les méthodes de mesures appropriées. </span><span title="Il modulo elastico viene misurato, a cura del produttore, secondo le UNI EN">Dans le domaine du collage manuel les coefficients de sécurité imposés sont importants. Il est de 6 pour la contrainte de traction admissible. <br />
  </span><br />
  Indépendamment des rares données des fabricants de colles à froid (CAF) silicone  (<a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/ft_silirub_aq.pdf" target="new" rel="noopener">S<em>ilirub AQ</em></a>, <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/ft_soudal_sa.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Soudal aquarium</em>, <em>Aquafix</em></a>, <a href="http://www.codim.fr/img_base/produits/parasilico-aquarium.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Parasilico aquarium</em></a>, <a href="http://www.otto-chemie.de/live/www/www_api/linkgenerator.php?produkt_id=71&#038;lang=fr&#038;file=tds" target="new" rel="noopener"><em>Ottoseal S28</em></a>,&nbsp;<a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/ft_dc881.pdf" target="new" rel="noopener"><em> Dow Corning &nbsp;881</em></a>&#8230; cette dernière n&rsquo;est pas recommandée pour aquarium), il est très difficile d&rsquo;obtenir des caractéristiques exploitables permettant de modéliser le matériau. Celles données ci-contre, sont issues  de plusieurs sources et doivent être considérées comme indicatives. Elles s&rsquo;appliquent à des colles à froid (CAF) polysiloxanes à réticulation acétique (acétoxy) de dureté environ 25 Shore A.</p>
<h3>3.3. Modélisation de l’assemblage verre / colle</h3>
<h4>3.3.1. Élaboration d&rsquo;un modèle de cuve aux dimensions variables</h4>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/68.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/68.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle étudié avec dimensions variables.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Conscient qu&rsquo;un aquarium ne se résume pas à quatre vitres &quot;soudées&quot; les unes aux autres et que le joint collé, aux caractéristiques si particulières, contribue  probablement de manière non négligeable à son comportement général, il a paru important de simuler un ensemble verre plus colle, chacun avec ses caractéristiques et ses réactions propres. <br />
  Partant aussi du principe que les quatre faces, similaires, se comportent de la même manière et afin de simplifier les calculs, le modèle analysé a été réduit à une face en verre de dimensions variables :  longueur,  largeur et  épaisseur. Cette face est associée sur  3 ou 4 côtés, à une bande de colle silicone de dimensions également variables : une largeur égale à l&rsquo;épaisseur du verre et une épaisseur. Les surfaces de colle opposées au verre, sont alors supposées fixes.</p>
<h4>3.3.2. Définition de &quot;modèles&quot; pour l&rsquo;analyse</h4>
<p class="artalign-j">Il n&rsquo;était pas question  de simuler toutes les configuration possibles de cuves, aux dimensions variables, percées ou non, renforcées ou pas etc. J&rsquo;ai donc défini plusieurs modèles de cuves sans renfort, de 60 à 2700 litres, représentatifs de ce que l&rsquo;on peut trouver en aquariophilie récifale. Ils permettent de limiter les simulations  et de comparer les résultats avec  d&rsquo;autres sources ou d&rsquo;autres configurations (perçages, renforts). Le tableau 2 ci-après  résume les caractéristiques de ces  modèles, certains étant utilisés plus loin dans les analyses. Notons que ces choix sont définis uniquement pour les besoins de l&rsquo;étude. <strong>Ces valeurs ne doivent  pas être utilisées en l&rsquo;état</strong>, pour n&rsquo;importe quelle installation.</p>
<table align="center" class="tableau"  style="width:100%; max-width: 950px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 2 : Modèles de cuves utilisés lors des différentes analyses<br />
  </caption>
<tr>
<th colspan="7">Cuve</th>
<th>Joint</th>
</tr>
<tr>
<th>Modèle</th>
<th>Volume</th>
<th>Long.</th>
<th>Largeur</th>
<th>Haut.</th>
<th>Épais.<br />
      4&nbsp;appuis</th>
<th>Épais.<br />
      3&nbsp;appuis</th>
<th>Ép.<br />
      mm</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">M60</td>
<td align="center">60 l</td>
<td align="center">0.5 m</td>
<td align="center">0.4 m</td>
<td align="center">0.3 m</td>
<td align="center">4&nbsp;mm</td>
<td align="center">4&nbsp;mm</td>
<td align="center">1</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M120</td>
<td align="center">120 l</td>
<td align="center">0.6 m</td>
<td align="center">0.5 m</td>
<td align="center">0.4 m</td>
<td align="center">5&nbsp;mm</td>
<td align="center">6&nbsp;mm</td>
<td align="center">1</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M300</td>
<td align="center">300 l</td>
<td align="center">1.0 m</td>
<td align="center">0.6 m</td>
<td align="center">0.5 m</td>
<td align="center">8&nbsp;mm</td>
<td align="center">10&nbsp;mm</td>
<td align="center">1</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M600</td>
<td align="center">600 l</td>
<td align="center">1.5 m</td>
<td align="center">0.7 m</td>
<td align="center">0.6 m</td>
<td align="center">12&nbsp;mm</td>
<td align="center">15&nbsp;mm</td>
<td align="center">2</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M1100</td>
<td align="center">1100 l</td>
<td align="center">2.0 m</td>
<td align="center">0.8 m</td>
<td align="center">0.7 m</td>
<td align="center">15&nbsp;mm</td>
<td align="center">25&nbsp;mm</td>
<td align="center">2</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M1800</td>
<td align="center">1800 l</td>
<td align="center">2.5 m</td>
<td align="center">0.9 m</td>
<td align="center">0.8 m</td>
<td align="center">19&nbsp;mm</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">3</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M2700</td>
<td align="center">2700 l</td>
<td align="center">3.0 m</td>
<td align="center">1.0 m</td>
<td align="center">0.9 m</td>
<td align="center">25&nbsp;mm</td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">3</td>
</tr>
</table>
<h3>3.4. Paramétrage des calculs de simulation</h3>
<p class="artalign-j"> Les sollicitations externes se réduisent à :</p>
<ul>
<li> une poussée hydrostatique variant avec la hauteur d&rsquo;eau ;</li>
<li> le poids propre du verre. </li>
</ul>
<p class="artalign-j">Cette étape  vite résolue, la vraie difficulté a été de paramétrer correctement les modes de fixation, les degrés de libertés, les types de liaisons ainsi que la finesse du maillage et son mode de calcul, imposés par les caractéristiques fondamentalement différentes des deux matériaux : le verre et l&rsquo;élastomère silicone.</p>
<h3>3.5. Validation des calculs de simulation</h3>
<p class="artalign-j">Un laboratoire de recherche aurait pu   valider  ses calculs de contraintes en les mesurant au moyen de capteurs collés à la surface du verre, ce que je n&rsquo;ai pas fait, bien entendu. Je m&rsquo;en suis tenu à la comparaison des flèches calculées et mesurées  sur deux cuves de 85  et 600&nbsp;litres sans renfort. Les mesures des flèches n&rsquo;ont pas été aisées. Il a fallu dévier un pied à coulisse de sa configuration initiale pour mesurer des largeurs de 40 à 80&nbsp;cm. Il était, par ailleurs, impossible de comparer les largeurs des extrémités avec celle du centre de la cuve, le verre étant déjà bombé à vide. Après un bon mois de tâtonnements, l&rsquo;écart obtenu entre les flèches mesurées et simulées oscillaient autour de 0.1 mm, soit un écart d&rsquo;environ 5&nbsp;%, de l&rsquo;ordre des erreurs de mesures et négligeable pour l&rsquo;objectif recherché. Les simulations pouvaient commencer.</p>
<h2>4. Cahier des charges pour cuve d&rsquo;aquarium en verre collé</h2>
<p class="artalign-j">L&rsquo;outil de calcul étant opérationnel et fiable, il eût été dommage de s&rsquo;en tenir à une simple analyse sans pouvoir statuer si l&rsquo;aquarium est ou non opérationnel. Pour ce, dans un premier temps, il est nécessaire d&rsquo;inventorier les caractéristiques essentielles et dans un second temps, de définir autant que possible, les limites de leur  acceptation. Tout cela contribuant finalement à établir   ce que pourrait devenir un cahier des charges pour aquarium, une base bien entendu perfectible, pour d&rsquo;éventuelles applications.</p>
<h3>4.1. Inventaire des actions (sollicitations)</h3>
<p class="artalign-j">Le tableau 3 ci-dessous inventorie  les sollicitations sur la durée de vie, les incidents potentiels pouvant impacter les fonctions.  Dans les études qui suivront je me limiterai à quelques  aspects  mécaniques essentiels.</p>
<h3>4.2. États  limites et coefficients de sécurité</h3>
<p class="artalign-j">Un aquarium, au sens de la conception ne peut être considéré comme un simple assemblage de vitres,  comme par exemple un terrarium  délimitant l&rsquo;univers de phasmes. L&rsquo;aquarium collé doit assurer  sa propre tenue, face à des sollicitations  non négligeables, d&rsquo;autant plus que les risques associés à ses dimensions ou son exploitation, sont importants. Il doit (devrait) donc être considéré  comme une véritable structure, au même titre que les poutrelles  d&rsquo;un pont et répondre à des critères stricts.</p>
<p class="artalign-j">L&rsquo;analyse d&rsquo;une structure verre/colle nécessite donc de s&rsquo;imposer au préalable, des limites admissibles&nbsp;pour les contraintes <em>σ</em> et pour les déformations exprimées par la flèche <em>f</em>, à ne pas dépasser : σmax&nbsp;≤&nbsp;σadm et   fmax&nbsp;≤&nbsp;fadm. Jusqu&rsquo;à récemment, la contrainte admise était déterminée à partir d&rsquo;un seul coefficient de sécurité (CS) global. Concernant le verre, le CS était alors déterminé par convention. Les raisons de son choix  sont   restées   une énigme pour beaucoup et d&rsquo;autant plus que la nature fragile du verre  rendait difficile la détermination de sa résistance mécanique. Ainsi c&rsquo;est essentiellement l&rsquo;expérience qui avait permis de fixer pour les aquariums un  coefficient de sécurité global d&rsquo;environ 3.5,  pour atteindre un objectif de contrainte admissible (σadm) d&rsquo;environ 6&nbsp;MPa, à partir d&rsquo;une valeur de résistance mécanique (Rm) d&rsquo;environ 21&nbsp;MPa.  Cette dernière résultant d&rsquo;un consensus chez les verriers. Tout cela conservait une part d&#8217;empirisme rarement contesté.</p>
<p class="artalign-j">La situation a été clarifiée en collaboration avec les professionnels européens et l&rsquo;appui de laboratoires d&rsquo;essais. Les prénormes PrEN&nbsp;13474, associées aux Eurocodes, fixent maintenant toutes les bases de calculs : la résistance mécanique du verre  (voir les caractéristiques ci-dessus) et, selon des niveaux de risques et des probabilités d&rsquo;apparition, les  critères et les coefficients permettant de<br />
  déterminer les contraintes admissibles <span class="artalign-c">σ</span>adm (prEN&nbsp;13474-3) , les flèches et  les coefficients de sécurité   (prEN&nbsp;13474-1) adaptés  à chaque situation ou un cumul de situations :  matériau,  finition, forme,     durée  d&rsquo;application (permanence des charges),  durée de vie&#8230;   Bref, les calculs n&rsquo;utilisent plus un unique  coefficient de sécurité, mais plusieurs coefficients partiels, qui varient selon des  situations  dites &quot;états limites&quot;.</p>
<p class="artalign-j">Les états limites constituent les situations extrêmes permettant  de définir les valeurs maximales acceptables en fonction de coefficients de sécurité (nommés <em>facteurs</em> au sein desdites normes), pour que le produit reste opérationnel durant sa période d&rsquo;utilisation et les évènements de sa vie. On considère :</p>
<ul>
<li><strong>Les états-limites de service (ELS) :</strong><br />
    Ils intègrent  les situations  (les différentes charges comme la pression de l&rsquo;eau, le poids propre du verre&#8230;), rencontrées dans une utilisation normale et qui pourraient avoir des conséquences sur l&rsquo;usage-même (le service rendu) de l&rsquo;aquarium. A ce stade  ce n&rsquo;est pas la résistance (qui n&rsquo;est pas critique puisque prise en compte plus loin) qui définit le mieux la limite mais plutôt  la déformation représentée par la flèche maximum. Dans l&rsquo;exemple de l&rsquo;aquarium, une déformation trop importante génère des  défauts visuels et peut avoir des effets néfastes sur les autres composants de l&rsquo;aquarium. 
  </li>
<li><strong>Les états-limites ultimes (ELU) :</strong><br />
    Temporaires ou permanents, ils intègrent les situations critiques, pouvant être rencontrées dans une configuration anormale,  qui pourraient mettre en jeu la sécurité des personnes, des animaux hébergés ou la destruction (la ruine) de la structure considérée.  Il s&rsquo;agit de  concevoir  un aquarium avec des coefficients de sécurité  empêchant tout risque de défaillance durant la durée de vie. Ici, concernant  la résistance même de la structure, on utilise  la contrainte admissible (σadm). Pour un aquarium, il faut simuler un état ou s&rsquo;accumuleraient des situations extrêmes mais tout à fait possibles en usage normal, comme une cuve pleine débordant, ou bien de simuler des situations d&rsquo;accidents qui ne se produiront, il faut l&rsquo;espérer, jamais. On peut par  exemple, anticiper la situation d&rsquo;une vitre en appui sur 4 côtés dont  un renfort (raidisseur ou traverse) viendrait à se rompre ou se décoller et ainsi éviter la casse immédiate du verre. Cette notion n&rsquo;est malheureusement pas abordée dans les préconisations de calculs d&rsquo;aquariums actuellement proposées par les verriers mais elle est incluse dans le calculateur de verre proposé par Cap récifal que j&rsquo;évoquerai plus loin. La probabilité d&rsquo;atteinte d&rsquo;un ELU est de 0,0001 à 0,1&nbsp;%.</li>
</ul>
<p class="artalign-j">Finalement, le choix (comme l&rsquo;épaisseur d&rsquo;un verre) sera tantôt limité par l&rsquo;ELS, parfois  par un ELU permanent ou par un ELU temporaire.  Il est donc nécessaire d&rsquo;étudier tous les états limites.  Bien sûr, chaque état est affecté de conditions (coefficients de sécurité, de majoration de charge, de facteurs de pondération&#8230;) en général fixées par  les normes d&rsquo;usage pour l&rsquo;application. Les critères utilisés pour les verres d&rsquo;aquarium s&rsquo;inspirent fortement des normes, très élaborées, traitant des vitrages structuraux pour le bâtiment (façades  d’immeubles, marches, plancher ou balcons en verre). Quelques grands spécialistes du verre comme <em>Saint Gobain Glass</em> ou le <em>Centre Scientifique et Technique de la Construction</em> (Bruxelles), se sont penchés sur le cas particulier des aquariums et des bassins. Il  est fort probable que leurs recommandations évolueront encore pour mieux s&rsquo;adapter, mais elles sont déjà assez bien définies et surtout communément admises pour les choisir comme références.</p>
<h3>4.3. Cahier des charges</h3>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/72.png" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/72.png"></a><figcaption class="figlegende">Définition de L pour le calcul de la flèche.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j"><span class="artalign-j">L&rsquo;inventaire des actions, des charges, de tests et de leurs  limites admissibles, issues principalement des normes et Eurocodes ci-dessus ou de recommandations, constituent ce qui peut devenir un cahier des charges mécanique pour la conception  d&rsquo;un aquarium. Celui-ci suppose  une utilisation normale de l&rsquo;aquarium et un comportement raisonnable des usagers, c&rsquo;est à dire sans  coup  de marteau, ni appui excessif sur les traverses, ni entaille  dans les joints. </span><span class="artalign-j">Les tests sont choisis parmi des tests normalisés les plus représentatifs, les valeurs limites, quand elles sont mentionnées, sont évaluées par rapport à un ensemble de sources telles que des préconisations, des calculs ou même l&rsquo;expérience pratique</span>.<br />
  La durée de vie de l&rsquo;aquarium est celle donnée pour la colle silicone soit 40&nbsp;ans. La valeur L (illustration ci-contre)     &quot;L = min (2a, b)&quot; signifie que L est la plus petite valeur entre &quot;2&nbsp;x&nbsp;a&quot; et&nbsp;&quot;b&quot;. b étant la hauteur d&rsquo;eau entre appuis (1) ou  cuve pleine (2). </p>
<p class="artalign-j">Ce cahier des charges ne prend pas en compte les risques dus aux vibrations  (sonores, transmises par le sol&#8230;), aux intempéries, au feu ou sismiques. <span class="artalign-j">De la même manière, il ne considère pas les sollicitations en compression, au cisaillement. En effet, le mode d&rsquo;assemblage &quot;dans les règles de l&rsquo;art&quot; limite les cas de cisaillement et sa bonne résistance a la compression n&rsquo;est pas un frein à son dimensionnement.</span></p>
<table align="center" class="tableau"  style="width:100%; max-width: 950px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 3 : Exemple de cahier des charges pour un aquarium  en verre collé totalement supporté<br />
  </caption>
<tr>
<th align="center">Éléments</th>
<th width="24%" align="center">Fonction, actions</th>
<th width="24%" align="center">Charges, conditions</th>
<th width="45%" align="center">Spécifications<br />
      Etat limite de service (ELS) <br />
      Etat limite  ultime (ELU)</th>
</tr>
<tr>
<td rowspan="6" align="center"><strong>Faces verticales</strong></td>
<td><strong>Retenir l&rsquo;eau</strong><br />
      Action permanente, cuve pleine</td>
<td>Pression eau (Pe = 1,2b.10<sup>-4</sup> (N/m2) Hauteur sable : négligé si &lt; b/6<br />
      Appui roche : négligé si poreuse </td>
<td align="left"><strong>ELS sur 40 ans</strong><br />
      Test  flexion : σmax = 7.45 MPa</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="artalign-j"><strong>Retenir l&rsquo;eau<br />
        </strong>Action accidentelle (renfort décollé, cuve pleine, 24&nbsp;h pour  d&rsquo;intervention).</p>
</td>
<td>Pression eau (Pe = 1b.10<sup>-4</sup> (N/m2)</td>
<td align="left"><strong>ELU</strong> <strong> sur 24 h</strong><br />
      Test  flexion <u>sur 3 appuis.</u> σmax = 13,5 MPa</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Confort optique de l&rsquo;observateur</strong><br />
      Faible déformation  en flexion, entre points d&rsquo;appuis (avec ou sans renforts), remplissage  normal.</td>
<td>Pression eau (Pe = 1b.10<sup>-4</sup> (N/m2)<br />
      Hauteur sable : négligé si &lt; b/6<br />
      Appui roche : négligé si poreuse</td>
<td align="left"><strong>ELS sur 40 ans</strong><br />
      Test  flexion :<br />
      fmax  ≤ L/300 mm et fmax  ≤ 5 mm</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Résister aux chocs</strong><br />
      accidentels,  sur la vitre</td>
<td>Enfants qui tapent sur la vitre&#8230;</td>
<td align="left"><strong>ELU. </strong>Test de choc  corps mou, à déterminer</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Ne pas blesser</strong> les utilisateurs</td>
<td>Finition des arrêtes</td>
<td align="left">Spécif. arêtes abattues, chanfreins</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Esthétique</strong> de la cuve</td>
<td>Finition des champs<br />
      Alignement  vitrages</td>
<td align="left">Type  champs : bruts, polis<br />
      Tolérances dimensionnelles</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" align="center"><strong>Fond</strong></td>
<td><strong>Retenir l&rsquo;eau</strong><br />
      En cas de déformations légères du support (durée de vie)</td>
<td>Résistance à la flexion sur défauts de planéité de 2&nbsp;mm sur la longueur du vitrage.</td>
<td align="left">Pris en compte dans la nature du verre.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Résister aux chocs</strong> occasionnel<br />
      (chute de PV, pompe, lâchée dans l&rsquo;eau&#8230;)</td>
<td>&#8211; Privé  : à déterminer<br />
      &#8211; Public : à déterminer (sécurité)</td>
<td align="left"><strong>ELU. </strong>Test de choc à déterminer :<br />
      Test de choc de corps dur, test de choc corps mou.</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="5" align="center"><strong>Traverses</strong></td>
<td rowspan="2"><strong>Retenir les faces</strong><br />
      Cuve pleine  en cas de débordement</td>
<td>R&eacute;sist. rupture du verre en traction</td>
<td align="left"><strong>ELS sur 40 ans</strong></td>
</tr>
<tr>
<td>R&eacute;sist.  décollement  des joints en traction</td>
<td align="left"><strong>ELS sur 40 ans</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Résister à un appui temporaire</strong><br />
      Masse additionnelle occasionnelle (appui, chute de rampe).</td>
<td>Charge ponctuelle  100&nbsp;N/m</td>
<td align="left"><strong>ELU</strong> <strong> &lt; 1 h</strong><br />
      Test  flexion : σmax = 10 MPa </td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Résister à un choc dur</strong><br />
      Ponctuel occasionnel  (outil).</td>
<td>&#8211; Privé : chute d&rsquo;une masse<br />
      &#8211; Public : à fixer (sécurité)</td>
<td align="left"><strong>ELU.</strong>Test de choc à déterminer :<br />
      Test de choc de corps dur, test de choc corps mou.<strong><br />
      </strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Résister à une surchauffe<br />
      </strong>occasionnelle (ampoule HQI proche)</td>
<td>Température  de 50°C (HQI 400&nbsp;W à 5&nbsp;cm de la traverse) à 80°C </td>
<td align="left"><strong>ELU</strong> <strong> &lt; 24 h</strong><br />
      &#8211; Résistance thermique 80°C</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" align="center"><strong>Raidisseur</strong></td>
<td rowspan="2"><strong>Retenir les faces</strong><br />
      Cuve pleine  en cas de débordement</td>
<td>&#8211; R&eacute;sistance &agrave; la flexion <br />
      &#8211; Flèche max</td>
<td align="left"><strong>ELS sur 40 ans</strong><br />
      &#8211;<br />
      fmax  ≤ L/500 mm et   ≤ 5 mm</td>
</tr>
<tr>
<td>R&eacute;sist.  décollement  des joints en traction</td>
<td align="left"><strong>ELS sur 40 ans</strong></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" align="center"><strong>Joints</strong></td>
<td><strong>Retenir les faces</strong><br />
      Selon le cas pression hydrostatique et poids propre </td>
<td>R&eacute;sist.  décollement  en traction et/ou cisaillement</td>
<td align="left"><strong>ELS sur 40 ans</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Innocuité</strong> pour les animaux. </td>
<td>Composants extraits dans l&rsquo;eau à doses non létale.</td>
<td align="left">Engagement fabricant et/ou homologations.</td>
</tr>
</table>
<p class="artalign-j">Attention, un tel  cahier des charges est une base de réflexion destinée à mieux appréhender les analyses qui vont suivre. Il pourrait s&rsquo;avérer incomplet  pour un usage professionnel grand public. Nul doute que votre fabricant local ne s&rsquo;engagera pas sur un tel cdc, dans l&rsquo;état actuel des relations client amateur / fournisseur.</p>
<p class="artalign-j">Le cadre des simulations étant exposé, venons-en aux simulations elles-mêmes.</p>
<h2>5. Analyses par simulations CAO des éléments d&rsquo;un aquarium </h2>
<h3>5.1. Joint de colle</h3>
<p class="artalign-j"><span class="artalign-j">Composant essentiel, il n&rsquo;est pas inutile de comprendre son comportement dans un aquarium. Son utilisation en faibles épaisseurs, permet de l&rsquo;étudier sans rentrer dans les considérations complexes d&rsquo;hyperélasticité auxquelles sont souvent confrontés les élastomères. En général, les calculs de résistance du joint s&rsquo;en tiennent à une valeur de contrainte moyenne, ratio entre </span> la poussée générale hydrostatique et  la surface totale d&rsquo;adhésion. Cette méthode ignore les tensions locales qui s’avèrent non négligeables, il a paru intéressant de vérifier ou se situent les points d&rsquo;extrêmes contraintes de manière à les éviter. Cette analyse était d&rsquo;ailleurs nécessaire pour déterminer les  modèles de cuves  ci-dessus, avec une épaisseur de joint adaptée.</p>
<h4>5.1.1. Quelle épaisseur de joint ?</h4>
<p class="artalign-j">Le joint de la face doit retenir la poussée hydrostatique, cette action exerce une traction sur le joint. Le joint doit aussi retenir la masse de la vitre qui exerce un cisaillement sur le joint. Ces sollicitations sont irrégulières,  du fait  de la poussée hydrostatique qui augmente avec la profondeur d&rsquo;eau et  du fait des tensions induites par la flexion de la vitre qui peut exercer, au niveau du joint des   tensions supplémentaires ou au contraire des compressions.</p>
<p class="artalign-j">La figure 7 montre l&rsquo;impact de l&rsquo;épaisseur du joint en silicone (de 0.1 à 4.0 mm) sur les contraintes internes dans le verre et sur la flèche d&rsquo;une vitre verticale. Les simulations portent sur des cuves sans renfort remplies d&rsquo;eau&nbsp;; les modèles M600 : L1000&nbsp;x&nbsp;H500 ép&nbsp;8&nbsp;mm et M1100 : L2000 x H700&nbsp;ép&nbsp;19&nbsp;mm. On observe que pour ces deux modèles de cuves, les contraintes maxima internes sont  particulièrement importantes avec un joint très fin, inférieur à 0.5&nbsp;mm. Elles dépassent alors localement la limite de rupture du verre. On constate aussi que ces contraintes, ainsi que les flèches maxima se stabilisent rapidement à un niveau acceptable pour le verre, dès lors que l&rsquo;épaisseur du joint dépasse  0.5 mm.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"><figcaption class="grille-titre">Figure 7 : Impact du joint sur la résistance des vitres</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/66a.png" data-ipsLightbox><img alt="" style="border:thin; border-style:solid" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/66a.png"></a><figcaption class="figlegende">Une épaisseur inférieure à 0.5&nbsp;mm génère dans les deux modèles de cuve, des contraintes σ et des flèches f excessives sur le verre.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">On remarquera (fig. 8&nbsp;)  sur le modèle de cuve  M1100, que l&rsquo;épaisseur du joint influe également  notablement sur la répartition des contraintes dans le verre. Cette observation est identique pour tous les modèles de cuves,  volumineux ou pas. En présence d&rsquo;un joint de très faible épaisseur (fig. 8a),  les contraintes maxima se concentrent le long du joint. Cette situation  est regrettable puisque la résistance  intrinsèque du silicone est bien inférieure à celle du verre et elle est d&rsquo;autant plus risquée que le joint est alors particulièrement sollicité au décollement, l&rsquo;une des caractéristique critique de l&rsquo;assemblage.  On relève alors des contraintes de l&rsquo;ordre de 8&nbsp;Mpa, bien au-delà de la limite de rupture du silicone. Ce cas est bien sûr extrême, il explique pourquoi nombre de décollements ont lieu dans cette zone, lorsque le collage n&rsquo;est pas parfait. La situation s&rsquo;améliore très rapidement et se stabilise, dès lors que le joint atteint une épaisseur d&rsquo;environ 1&nbsp;mm (fig. 8b). Les contraintes maxima (en rouge) sont alors  mieux réparties au sein du  verre et le joint est bien moins sollicité (zones bleues). Les contraintes de traction dans le joint atteignent, à ce stade, un niveau acceptable localement.
</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 8&nbsp;: Répartition des contraintes en présence d&rsquo;un joint silicone sur une face de cuve modèle M1100 de 1100 litres</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/67a.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/67a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">a : En présence d&rsquo;un joint de faible épaisseur (INFERIEUR XXXX  0.5&nbsp;mm), les contraintes maxima (en rouge) sont localisé</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/67b.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="380"/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/67b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">b  : En présence d&rsquo;un joint plus épais (1&nbsp;mm), les contraintes maxima (en rouge) se répartissent sur le verre. Le joint est  moins sollicité.</figcaption></figure>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Ces observations ne confirment pas les usages ou recommandations  qui consistent à augmenter l&rsquo;épaisseur avec les dimensions. Finalement, ce sont plutôt des raisons pratiques   (calage, injection de la colle, marge d&rsquo;erreur&#8230;) qui justifieront le choix d&rsquo;une épaisseur   de joint plus importante, de 2 à 3&nbsp;mm.</p>
<h4>5.1.2. Le cordon triangulaire à l&rsquo;intérieur de la cuve est il indispensable ?</h4>
<figure class="figfloat"> <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/67c.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/67c.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modélisation d&rsquo;un cordon  de colle triangulaire.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Cette analyse vise à observer  les effets mécaniques, sur le joint lui-même et dans le verre, d&rsquo;un  cordon de colle triangulaire, ajouté à l&rsquo;intérieur de la cuve, comme illustré  ci-contre (la vitre étant collée sur la face verte). La largeur du cordon à l&rsquo;intérieur de la cuve varie de 0 à 15&nbsp;mm. Les vitrages des modèles de cuve choisis M120, M600 et M1100   sont appuyés sur 3 côtés, ce qui représente une situation extrême. Les épaisseurs  du verre et du joint sont adaptées selon les modèles (voir le tableau plus haut).</p>
<p class="artalign-j">On constate (fig.&nbsp;9) que ce cordon n&rsquo;a aucune incidence sur le verre (traits pleins), en effet on n&rsquo;observe pas d&rsquo;évolution de ses contraintes internes maximales.</p>
<div style="clear:both"></div>
<figure class="figcolonne" style="width:70%"><figcaption class="grille-titre">Figure 9 : Effet d&rsquo;un cordon de joint triangulaire</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/67d.png" data-ipsLightbox><img style="border:thin; border-style:solid"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/67d.png"></a><figcaption class="figlegende">Un cordon triangulaire n&rsquo;a pas d&rsquo;influence sur les contraintes exercées sur le verre (traits pleins)&nbsp;; jusqu&rsquo;à  5&nbsp;mm, il réduit celles exercées dans le joint de colle (tirets) pour augmenter ensuite.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Concernant le joint, dans tous les cas de figure, un calcul traditionnel aboutit à une contrainte d&rsquo;adhésion moyenne  inférieure aux 0.17&nbsp;MPa recommandés. Toute augmentation de la surface d&rsquo;adhésion  améliore, théoriquement, la situation.<br />
  Ce n&rsquo;est pas exactement ce que révèlent les courbes (tirets). L&rsquo;évolution des contraintes internes est représentée en pourcentage par rapport au joint sans cordon. Dans un premier temps, jusqu&rsquo;à une largeur de 5 mm, ces contraintes diminuent plutôt ou restent stables. A ce stade, les forces résultant de la pression hydrostatique se répartissant sur une plus grande surface de colle. Par contre, dans un second temps, les contraintes internes augmentent. La colle est à ce moment, plus exposée aux tensions générées par les déformations locales de la vitre. La relative différence de comportement entre la cuve modèle M120 (tiret rouge) et les deux autres modèles M600 (tiret bleu) et M1100 (tiret vert), s&rsquo;explique par la réaction  prépondérante du  cordon proportionnellement plus épais, sur une plus faible épaisseur de verre. <br />
  Toute situation entrainant une augmentation des contraintes d&rsquo;adhésion à l&rsquo;interface colle/verre  étant néfaste, il est inutile  de réaliser des cordons trop importants. La décision de les dimensionner au-delà de 5 millimètres peut se justifier pour des raisons esthétiques, pour une meilleure protection du joint  lors du nettoyage des vitres ou pour retarder la dégradation par les organismes  hébergés, comme on a pu le constater avec  certains vers polychètes.</p>
<div class="commentaire" style="float:none; width:70%; margin:auto;">
<p class="artalign-j"><strong>En résumé, concernant le joint :</strong></p>
<ul>
<li>Une faible épaisseur accroît le risque de fuite. </li>
<li>Un  collage défectueux faillira de préférence en bas de la face. </li>
<li>Il suffit d&rsquo;un joint d&rsquo;épaisseur &gt; 1&nbsp;mm  pour garantir la résistance mécanique.</li>
<li>Une épaisseur de joint plus importante s&rsquo;impose seulement pour impératifs de réalisation.</li>
<li>Un léger cordon de colle, triangulaire,  d&rsquo;environ 5&nbsp;mm peut améliorer  l&rsquo;adhésion des zones les plus contraintes.</li>
<li>Un cordon de colle, triangulaire, supérieur à 5&nbsp;mm contribue seulement à protéger le joint.</li>
</ul>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h3>5.2. Épaisseur de la face verticale d&rsquo;un  aquarium</h3>
<h4>5.2.1. Comment se répartissent les contraintes internes dans le verre ?</h4>
<p class="artalign-j">Les contraintes  internes permettent de vérifier la résistance d&rsquo;un élément dans une situation donnée. La première condition de résistance à vérifier est que la contrainte maximale calculée ne dépasse pas la résistance mécanique Rm affectée d&rsquo;un coefficient de sécurité.</p>
<p class="artalign-j">La figure 10 représente les répartitions des contraintes au sein de glaces avant d&rsquo;aquariums de petit volume M120 (120 litres) et grand volume M1100 (1100 litres), en appui sur 3 et 4 côtés. Il s&rsquo;agit d&rsquo;aquariums modèles,  remplis d&rsquo;eau, représentatifs de cas pratiques. Ils sont soumis à un niveau de contrainte maximum similaire, proche de 6 MPa, les épaisseurs varient donc, dans chaque cas.<br />
  Les simulations prennent en compte les caractéristiques des deux matériaux (verre et colle silicone). Les déformations du verre sont dépendantes de celles de la colle. Les degrés de libertés sont donc importants et varient à chaque point de contact, ce qui place le modèle plus proche de la réalité que ne le font les calculs traditionnels, basés sur des cas simplifiés d&rsquo;appuis (appuis fixes sur des faces ou pivotants sur des arrêtes).</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 80%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 10 : Répartition des contraintes dans des faces de cuves en appui sur 3 et 4 côtés.</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/3c-c-120l.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/3c-c-120l.jpg"></a><figcaption class="figlegende">a : Contraintes dans la face  d&rsquo;une cuve modèle M120, en appui sur 3 côtés.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/3c-c-1100l.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/3c-c-1100l.jpg"></a><figcaption class="figlegende">b : Contraintes dans la face  d&rsquo;une cuve modèle M1100, en appui sur 3 côtés</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/4c-c-120l.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/4c-c-120l.jpg"></a><figcaption class="figlegende">c : Contraintes dans la face  d&rsquo;une cuve modèle M120, en appui sur 4 côtés</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/3c-c-1100l.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/3c-c-1100l.jpg"></a><figcaption class="figlegende">b : Contraintes dans la face  d&rsquo;une cuve modèle M1100, en appui sur 3 côtés</figcaption></figure>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Les cas d&rsquo;appui sur 4 côtés (fig. 10c et 10d) confirment ec que l&rsquo;on  savait déjà : la présence d&rsquo;un renfort allège les contraintes dans la glace puisqu&rsquo;il permet d&rsquo;obtenir un même niveau de contraintes avec une épaisseur moindre, mais le second effet bénéfique est de soulager également et notablement les joints, surtout ceux verticaux. Les représentations mettent en évidence, en rouge, les zones les plus sujettes au décollement. On observe   dans la figure 10b, que la zone rouge atteint les bords latéraux alors qu&rsquo;elle sen écarte dans la figure 10d. On pourra remarquer   dans ces exemples pratiques, que la glace de hauteur 400 mm (M120 litres) est plus contrainte en son centre supérieur que celle de hauteur 700 mm (M1100 litres). Contrairement aux idées  reçues, la hauteur de la glace ne justifie  pas à elle seule le choix de son épaisseur, il faut prendre en compte également la longueur entre appuis. Enfin, on notera que, dans le cas de grandes longueurs,  le renfort placé en position haute (fig. 10b) n&rsquo;est pas dans la zone la plus sollicitée, ce qui laisse quelques espoirs de pouvoir intervenir en cas de décollement, lorsque la situation passe du cas 10d à 10b. Le dimensionnement d&rsquo;une glace et surtout, le choix de son épaisseur, pourra être effectué selon deux conditions : un état limite de service (ELS) avec un fort coefficient de sécurité (par exemple 3.5) pour répondre à une sollicitation d&rsquo;usage à long terme avec un renfort (fig. 10d) et un état limite ultime (ELU) sans renfort (fig. 10b), avec un coefficient de sécurité moindre (par exemple 2), représentant une situation de courte durée, critique, avec un risque pour les personnes ou les  animaux.</p>
<h4 class="artalign-j">5.2.2. Comment le verre se déforme-t-il ?</h4>
<p class="artalign-j">Comme on peut le voir dans la figure 10,  les faces verticales d&rsquo;un aquarium soumis à une pression d&rsquo;eau variable sont similaires quelle que soient les dimensions. La flèche est maximale au milieu du bord supérieur de la face lorsqu’elle est en appui sur 3 côtés et elle se situe à environ 40% de la hauteur de la face en appui sur ses 4 côtés.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 80%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 11 : Répartition des déformations dans des faces de cuves en appui sur 3 et 4 côtés.</figcaption><figure class="figcolonne" > <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/3c-f-120l.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/3c-f-120l.jpg"></a><figcaption class="figlegende">a : Déformations de la face  d&rsquo;une cuve modèle M120, en appui sur 3 côtés.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" > <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/3c-f-1100l.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/3c-f-1100l.jpg"></a><figcaption class="figlegende">b : Déformations de la face  d&rsquo;une cuve modèle M1100, en appui sur 3 côtés</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" > <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/4c-f-120l.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/4c-f-120l.jpg"></a><figcaption class="figlegende">c : Déformations de la face  d&rsquo;une cuve modèle M120, en appui sur 4 côtés</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" > <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/4c-f-1100l.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/4c-f-1100l.jpg"></a><figcaption class="figlegende">d : Déformations de la face  d&rsquo;une cuve modèle M1100, en appui sur 4 côtés</figcaption></figure>
</div>
<p class="artalign-j">
<div class="commentaire" style="float:none; width:70%; margin:auto;">
<p class="artalign-j"><strong>En résumé, concernant les faces verticales :</strong></p>
<ul>
<li>La présence d&rsquo;un renfort allège les contraintes dans la glace.</li>
<li>La présence d&rsquo;un renfort  soulage  notablement les joints.. </li>
<li>La hauteur de la glace et la longueur entre appuis conditionnent le choix de son épaisseur.</li>
<li>Dans  le cas de grandes longueurs,  le renfort supérieur  n&rsquo;est pas dans la zone la plus sollicitée.</li>
<li>La flèche est maximale au  milieu du bord supérieur si la face est en appui sur 3 côtés ; elle est à  40% de la hauteur d&rsquo;une face en appui sur  4 côtés. </li>
</ul>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h4>5.2.3. Quelles  épaisseurs de vitrages selon une simulation CAO ?</h4>
<p class="artalign-j">Le dimensionnement des verres de l&rsquo;aquarium consiste à définir une épaisseur en fonction d&rsquo;une longueur et largeur prédéterminées. Les épaisseurs  industrielles disponibles  en verre float sont :  2, 3, 4, 5, 6, 8, 10, 12, 15, 19 et 25 mm<br />
  chez certains fabricants. </p>
<p class="artalign-j">Forts des informations ci-dessus, le programme de simulation a été utilisé pour déterminer les épaisseurs nécessaires aux cuves types, en 3 et 4 appuis. Les épaisseurs ont été calculées pour respecter les conditions aux limites précisées au cahier des charges tableau 3. L&rsquo;épaisseur finale  retenue est la plus forte, celle répondant à toutes les conditions du cahier des charges.</p>
<table style="width:100%; max-width:600px" class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 4 : Simulation d&rsquo;une face sur 4 appuis &#8211; épaisseur de verre<br />
  </caption>
<tr>
<th width="45%" rowspan="2">Cahier des charges<br />
      Face en appui sur 4 côtés</th>
<th colspan="7">Modèle de cuve type</th>
</tr>
<tr>
<th>M60</th>
<th>M120</th>
<th>M300</th>
<th>M600</th>
<th>M1100</th>
<th>M180</th>
<th>M2700</th>
</tr>
<tr>
<td>ELU Contrainte 40 ans&lt;= 7.45 MPa</td>
<td align="center">4 mm</td>
<td align="center">5 mm</td>
<td align="center">8 mm</td>
<td align="center">10 mm</td>
<td align="center">12 mm</td>
<td align="center">15 mm</td>
<td align="center">19 mm</td>
</tr>
<tr>
<td>ELU en 3 appui sur 24 h C &lt;= 12,7 MPa</td>
<td align="center">3 mm</td>
<td align="center">5 mm</td>
<td align="center">8 mm</td>
<td align="center">12 mm</td>
<td align="center">15 mm</td>
<td align="center">19 mm</td>
<td align="center">25 mm</td>
</tr>
<tr>
<td>ELS Flèche max 40 ans</td>
<td align="center">3 mm</td>
<td align="center">4 mm</td>
<td align="center">6 mm</td>
<td align="center">8 mm</td>
<td align="center">10 mm</td>
<td align="center">12 mm</td>
<td align="center">15 mm</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Épaisseur retenue</strong></td>
<td align="center"><strong>4 mm</strong></td>
<td align="center"><strong>5 mm</strong></td>
<td align="center"><strong>8 mm</strong></td>
<td align="center"><strong>12 mm</strong></td>
<td align="center"><strong>15 mm</strong></td>
<td align="center"><strong>19 mm</strong></td>
<td align="center"><strong>25 mm</strong></td>
</tr>
</table>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<table style="width:100%; max-width:600px" class="tableau">
<tr>
<th width="45%" rowspan="2">Cahier des charges<br />
      Face en appui sur 3 côtés</th>
<th colspan="7">Modèle de cuve type</th>
</tr>
<tr>
<th>M60</th>
<th>M120</th>
<th>M300</th>
<th>M600</th>
<th>M1100</th>
<th>M180</th>
<th>M2700</th>
</tr>
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 5 : Simulation d&rsquo;une face sur 3 appuis &#8211; Épaisseur de verre<br />
  </caption>
<tr>
<td>ELU Contrainte 40 ans&lt;= 7.45 MPa</td>
<td align="center">4 mm</td>
<td align="center">6 mm</td>
<td align="center">10 mm</td>
<td align="center">15 mm</td>
<td align="center">25 mm</td>
<td align="center">30 mm</td>
<td align="center">35 mm</td>
</tr>
<tr>
<td>ELS Flèche max 40 ans</td>
<td align="center">4 mm</td>
<td align="center">5 mm</td>
<td align="center">8 mm</td>
<td align="center">12 mm</td>
<td align="center">19 mm</td>
<td align="center">25 mm</td>
<td align="center">30 mm</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Épaisseur retenue</strong></td>
<td align="center"><strong>4 mm</strong></td>
<td align="center"><strong>6 mm</strong></td>
<td align="center"><strong>10 mm</strong></td>
<td align="center"><strong>15 mm</strong></td>
<td align="center"><strong>25 mm</strong></td>
<td align="center">&#8211;</td>
<td align="center">&#8211;</td>
</tr>
</table>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Ces épaisseurs étant obtenus par simulation CAO, il était intéressant de les comparer aux préconisations du  hobby aquariophile.</p>
<h4 class="artalign-j">5.2.4. Quelles préconisations  pour l&rsquo;épaisseur des vitrages ?</h4>
<h5>5.2.4.1. Préconisations usuelles</h5>
<p class="artalign-j">Aujourd&rsquo;hui, le concepteur de l&rsquo;aquarium dispose  de  diverses pr&eacute;conisations dont certaines sont empiriques,  bas&eacute;es<br />
  uniquement sur la hauteur d&rsquo;eau. D&rsquo;autres se basent sur des méthodes de calculs dans lesquelles les sollicitations des vitrages sont plus ou moins simplifiées en  modèles. Très peu élargissent leurs propositions à différents types de verre ou d&rsquo;appuis. Certaines ne disent rien sur les principes retenus pour leur élaboration, d&rsquo;autres sont clairement expliquées et parfois reprises dans des normes internationales ou des standards de métiers mais bien souvent limitées à certaines dimensions. Le tableau 6 en présente un inventaire non exhaustif.</p>
<table align="center" class="tableau"  style="width:100%; max-width: 950px">
<caption class="tableau-titre">
  Tableau 6 : Préconisations d&rsquo;épaisseurs.<br />
  </caption>
<tr>
<th width="5%">Règle</th>
<th width="60%">Commentaire</th>
<th>Contenu</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">A</td>
<td>Règle sans information sur la nature des appuis ni le niveau de risque.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69a.png" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="40" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69a.png"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">B</td>
<td class="artalign-j">Méthode présentée dans la <em>Revue française des cichlidophiles</em>. Se référer à l&rsquo;article natif pour plus de précisions.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69b.png" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="40" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69b.png"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">C</td>
<td>Règle sans information sur la nature des appuis ni le niveau de risque.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69c.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="40" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69c.jpg"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">D</td>
<td>Exemple sans information sur la nature des appuis ni le niveau de risque.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69d.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="40" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69d.jpg"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">E</td>
<td>Tableau déterminant l&rsquo;épaisseur en fonction de la longueur et de la hauteur, sans préciser le contexte d&rsquo;application.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69e.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="40" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69e.jpg"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">F</td>
<td>Abaque déterminant de manière assez imprécise l&rsquo;épaisseur en fonction de la longueur et de la hauteur, sans préciser le contexte d&rsquo;application.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69f.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="40" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69f.jpg"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">G</td>
<td> L&rsquo;article <em><a href="http://www.confederationconstruction.be/Portals/27/Userfiles/File/laverreetlapressiondeleau.pdf" target="new" rel="noopener">Le verre et la pression de l&rsquo;eau</a></em> du  magazine  1994du <em>CSTC</em> (Belgique)  présente de façon claire les principes liés à l&rsquo;aquarium et propose des abaques pour le dimensionnement de vitres verticales en appuis sur 3 et 4 côtés et pour la plaque de fond.<br />
      <em>Note : cet article a été annulé  et remplacé par la NIT&nbsp;242</em></td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69n1.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="50" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69n1.jpg"> </a><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69n2.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="50" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69n2.jpg"></a>&nbsp;<a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69n3.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="50" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69n3.jpg"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">H</td>
<td>Abaques pour vitres latérale en appui sur 4 côtés, sur 3 côtés et pour le fond. Coefficient de sécurité 3.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69g1.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="50" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69g1.jpg"></a>&nbsp;<a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69g2.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="50" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69g2.jpg"></a><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69g3.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  width="80" height="50" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69g3.jpg"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">I</td>
<td class="artalign-j">Abaques <em>Saint Gobain Glass</em>. Largement utilisées pour vitres verticales en appui sur 4 côtés avec CS = 3.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69h.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  width="80" height="40" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69h.jpg"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">J</td>
<td>Recommandations<em> (<a href="/Bricolage/realisercuve/ghb2013.pdf" target="new" rel="noopener">GlasHanbuch 2013</a></em> page 290) de la société <span class="artalign-j"><em>Flachglas MarkenKreis GMB </em></span> pour le choix de l&rsquo;épaisseur du verre float  d&rsquo;une face verticale en appui sur quatre côtés.   Les valeurs sont basées sur un niveau de contraintes admissibles de 5 N/mm². </td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69j.png" data-ipsLightbox><img alt=""  width="80" height="40" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69j.png"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">K</td>
<td>NIT&nbsp;242  du <em>Centre Scientifique et Technique de la Construction</em> (Belgique), respectivement pour des faces sur 3 et  4 appuis.<br />
      <em>Nota : le  tableau a, entaché d&rsquo;erreurs sera remplacé par le tableau&nbsp;b, transmis par le CSTC (conversation personnelle).</em></td>
<td align="center"> a <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69i1.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  width="80" height="40" class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69i1.jpg"></a><br />
      b <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69i1erratum.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  width="80" height="40" class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69i1erratum.jpg"></a> <br />
      c <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69i2.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  width="80" height="40" class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69i2.jpg"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">L</td>
<td>La <em>Norme DIN 32622</em> (traduction partielle) traite des faces latérales (NDT : à priori, en appui sur 4 côtés) et du fond autoporté pour des cuves de   200 x 60 x 60&nbsp;cm maximum, destinées à un usage privé. Elle autorise une flèche de 1/500 de la plus grande distance entre appuis (entre 2 traverses). </td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69k1.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  width="80" height="50" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69k1.jpg"></a>&nbsp;<a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69k2.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   width="80" height="50" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69k2.jpg"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M</td>
<td>Le <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/ngp_section_14.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Catalogue and reference guide &#8211; Flooring ans aquaria 14</em></a> de la société <a href="http://www.nationalglass.com.au/"><em>National glass</em></a>.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69l.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  width="40" height="50" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69l.jpg"></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">N</td>
<td>Dans son <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/memento_sgg.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Memento<br />
      2007</em></a> au chapitre <em>D&eacute;termination des &eacute;paisseurs</em> &sect; 3.2.410 <em>Vitrages d&rsquo;aquariums et de hublots de piscine</em> page 421, la société <em>Saint Gobain Glass</em> précise les critères et formules de calculs, tirés des coefficients de Timoshenko, pour différents types de verres et de cuves (fond, faces en appui sur 3 et 4 côtés&#8230;). Ces calculs ont été repris dans mon <a href="http://dtournassat.free.fr/Bricolage/Verre/CalculSG.html" target="new" rel="noopener"><em>Calculateur d&rsquo;épaisseur de verre selon SGG</em></a>.</td>
<td align="center"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/memento_sgg_extrait.pdf" target="new" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""  width="40" height="50" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69m.jpg"><br />
      Extrait relatif aux aquariums</a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center">O</td>
<td>
<p class="artalign-j">Ceux qui souhaitent réaliser leurs propres calculs peuvent se référer aux documents normatifs  :<br />
        &#8211; Norme <em>NF DTU 39-P4 &#8211; Travaux de vitrerie miroiterie : Mémento calculs pour le dimensionnement des vitrages</em>; fournit les formules à utiliser selon les cas d&rsquo;utilisation des vitrages. <br />
        &#8211; Norme prEN 13474-1. <em>Verre dans la construction &#8211; Détermination de la résistance du verre plat &#8211; Partie 1 : Verre et produits verriers pour les fenêtres</em>.<br />
        &#8211; Norme prEN 13474-2. <em>Verre dans la construction &#8211; Détermination de la résistance du verre plat &#8211; Partie 2 : Conception sous charge uniformément répartie.</em><br />
        &#8211; Norme <em>prEN 13474-3 : Verre dans la construction &#8211; Détermination de la résistance du verre plat &#8211; Partie 3 : méthode de détermination de la résistance du verre</em>.      &#8211; L&rsquo;<em>Eurocode 1, partie 1-1</em>,  définit les actions permanentes (poids propre, pression d&rsquo;eau) et  variables  à considérer.</p>
</td>
<td align="center"><a href="http://www.cap-recifal.com/page/calculateurs/epaisseurs_vitrages.html" target="_blank" data-ipsLightbox rel="noopener"><img alt=""   width="60" height="70"/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/69o.jpg"></a></p>
<p class="artalign-j">Les calculs théoriques sont aujourd&rsquo;hui normalisés et s&rsquo;appuient sur la théorie des plaques minces, à faible déplacements. Les méthodes ci-contre, pour   verre structural ou  miroiterie, n&rsquo;envisagent pas des charges progressives ni  une hauteur d&rsquo;eau supérieure  à  la vitre (hublot). <span><a href="http://www.cap-recifal.com/page/calculateurs/epaisseurs_vitrages.html" target="new" rel="noopener"><em>Le calculateur  d&rsquo;épaisseur de verre </em></a> de  Cap récifal, répond à ces normes avec une pression hydrostatique progressivve.</span></p>
</td>
</tr>
</table>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h5 class="artalign-j">5.2.4.2. Comparaison de la simulation CAO avec les préconisations</h5>
<p class="artalign-j">La figure 12 permet de visualiser l&rsquo;ensemble des résultats obtenus selon les préconisations d&rsquo;usage ci-dessus, dont le tout nouveau calculateur <a href="http://www.cap-recifal.com/page/calculateurs/epaisseurs_vitrages.html" target="new" rel="noopener"><em>Calcul d&rsquo;épaisseur de verre pour vitrages d&rsquo;aquariums</em></a> (pointillé vert), avec la simulation CAO (pointillé rouge). </p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(2,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 12 : Comparaison des épaisseurs préconisées selon les différentes règles.</figcaption><figure class="figcolonne" > <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/70a.png" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/70a.png"></a><figcaption class="figlegende">a : Faces  en appui sur 4 côtés.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" > <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/70b.png" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/70b.png"></a><figcaption class="figlegende">b : Faces en appui sur 3 côtés.</figcaption></figure>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Les zones grisées rouge représentent l&rsquo;étendue des préconisations pour un même cas. On comprend les hésitations du concepteur d&rsquo;aquarium face à autant de disparités. Dans le cas de faces en appui sur 4 côtés (fig. 12a), les préconisations s&rsquo;échelonnent de 10 à 19 mm pour une cuve modèle M600 dont la face mesure L 150 x H 60&nbsp;cm ! Autant dire que le budget pour la réalisation du bac n&rsquo;est pas le même. Et pourquoi devrions-nous choisir la solution la plus épaisse au seul prétexte que ce qui peut le plus, peut le moins, sachant qu&rsquo;un verre plus épais est moins transparent et pénalisera nos observations, au quotidien ? La situation se complique en présence d&rsquo;une face en appui sur 3 côtés (fig. 12b)&nbsp;: peu de règles proposent cette solution, celles qui la proposent se limitent à une hauteur de 600&nbsp;mm et lorsqu&rsquo;elles la proposent, les valeurs sont également dispersées.</p>
<p class="artalign-j">Le tracé en en pointillé rouge visualise les résultats obtenus par les simulations CAO. Les valeurs se situent dans le bas de la fourchette. Cela peut s&rsquo;expliquer par une meilleure prise en compte du comportement de la colle. En effet, comme on l&rsquo;a vu plus haut, la simulation intègre les caractéristiques de la colle avec une charge hydrostatique réaliste.</p>
<h5 class="artalign-j">5.2.4.3. Quelles préconisations choisir ? </h5>
<ul>
<li>On évitera bien entendu tout ce qui est imprécis et ne repose pas sur des sources fiables. </li>
<li>Un professionnel, fabricant d&rsquo;aquariums,  pourra préférer  garantir son aquarium selon une norme officielle comme la norme DIN 32622 (règle L) qui ne prévoit malheureusement pas plus que 60 cm de hauteur d&rsquo;eau ou les données d&rsquo;un verrier, si lui-même peut garantir sa méthode de calcul.</li>
<li>Parmi ces derniers, les préconisations de Saint Gobain Glass (règle N) précisent leurs sources. Elles prennent en compte plusieurs types de verre,  d&rsquo;appuis (3 ou 4 côtés), les cas de faces verticales et ceux du fond horizontal. Ils intègrent la pression d&rsquo;eau variable ainsi que les situations ou la hauteur d&rsquo;eau dépasse celle de la vitre. Un calculateur facilite les opérations pour tous cas de dimensions et permet de  situer le niveau de risque (coefficient de sécurité). C&rsquo;est une  règle fiable,  polyvalente et   facile à exploiter.<br />
    Par contre, dans le cas d&rsquo;une vitre en appui sur 3 côté, cette méthode propose curieusement des épaisseurs de verre bien en delà des autres et de ce que l&rsquo;on peut constater dans la pratique.</li>
<li>Les tableaux de préconisations du CSTC, établis pour certaines dimensions, sont basés sur la méthode des coefficients partiels, normalisée par la série des normes prEN-14374 et les Eurocodes. Ils démontrent une cohérence avec la réalité et  sont proches des simulations CAO (seul le tableau b de la règle K a été pris en compte). Ils s&rsquo;exploitent rapidement mais ne répondent qu&rsquo;à un nombre déterminé de dimensions. Les calculs répondent à de nombreux cas non prévus par les tableaux mais ils sont complexes et hors de portée de l&rsquo;aquariophile qui n&rsquo;aurait pas le temps de s&rsquo;y plonger. Il existe bien des logiciels de calcul mais, adaptés aux cas des vitrages du bâtiment, ils délaissent quelques spécificités relatives aux aquariums.</li>
<li class="artalign-j">Le <a href="https://reeflexion.fr/calcul-epaisseur-verre-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calculateur Epaisseur de verre d’aquarium</strong></a> (pointillé vert) de Cap récifal, comme la règle K, est établi selon les Eurocodes. Il permet d&rsquo;envisager de nombreux cas particuliers. Ces résultats se rapprochent le plus de la simulation CAO. Ceci s&rsquo;explique par le fait que les coefficients de sécurité sont multiples et adaptés au mieux, selon les normes. Ses valeurs restent supérieures à la simulation CAO, notamment parce qu’il ne prend pas en compte l&rsquo;impact du joint élastique.</li>
<li>La simulation CAO<span class="artalign-j"> (pointillé rouge)</span> propose des valeurs dans le bas de la fourchette. <span class="artalign-j">Cela peut s&rsquo;expliquer par une meilleure prise en compte du comportement de la colle. En effet, comme on l&rsquo;a vu plus haut, la simulation intègre les caractéristiques de la colle avec une charge hydrostatique réaliste alors que dans les calculs théoriques, les plaques de verre sont supposées en simples appuis,  avec moins de degrés de liberté et parfois une pression d&rsquo;eau linéaire. </span>La simulation permet de répondre à des cas très particuliers non prévus par les modèles standards tout en s&rsquo;approchant au mieux de la réalité, comme l&rsquo;effet amplificateur d&rsquo;une liaison élastique par collage, sur la flèche de la vitre (prEN&nbsp;13474-2). Elle permet de prendre en compte le poids propre du verre, non négligeable dans certaines situations, et d&rsquo;affiner ses choix spécifiques. Dans le cas d&rsquo;usage professionnel ou en présence de public, elle nécessite d&rsquo;être validée par un bureau d&rsquo;étude spécialisé.</li>
</ul>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<div class="commentaire" style="float:none; margin:auto; width:70%;">
<p class="artalign-j"><strong>En résumé, concernant l&rsquo;épaisseur du verre des vitrages verticaux :</strong></p>
<ul>
<li>De nombreuses préconisations sont arbitraires, certaines présentent des surcoûts et des dangers.</li>
<li>Les préconisations utilisant les   Eurocodes sont les plus cohérentes avec les simulations CAO et les solutions pérennes en  aquariophile.</li>
<li>Le <a href="https://reeflexion.fr/calcul-epaisseur-verre-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calculateur Epaisseur de verre d’aquarium</strong></a>, basé sur les Eurocodes, permet d&rsquo;étudier de nombreux cas particuliers de cuves,  avec  cohérence.</li>
</ul>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h3>5.3. Renforts : cas des raidisseurs (ceinturage) </h3>
<p><span class="artalign-j">Les vitres verticales d&rsquo;aquariums de grande longueur et/ou hauteur présentent les déformations et contraintes les plus importantes. Quand elles ne sont  pas encastrées dans un cadre, on peut faire appel à des   renforts  destinés à les diminuer avec parfois, la possibilité de réduire les épaisseurs des faces verticales. </span>Lorsque les quatre parois sont renforcées par des raidisseurs, ils forment ce que l&rsquo;on nomme le ceinturage. Les éléments du ceinturage sont en général de mêmes dimensions mais ce n&rsquo;est pas une obligation dans la mesure ou chaque raidisseur est adapté à la vitre qu&rsquo;il renforce. </p>
<p>Le ceinturage est composé de raidisseurs et de colle, voyons comment ces deux éléments réagissent en situation. </p>
<h4>5.3.1. Comment se comporte  la colle silicone  dans des raidisseurs ?</h4>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/73.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/73.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modélisation du raidisseur collé.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">La modélisation de raidisseurs sur les modèles M300 avec raidisseur  largeur 60&nbsp;mm et M2700 avec raidisseur  largeur 185 mm (illustration ci-contre) révèle   l&rsquo;impact de l&rsquo;épaisseur du collage sur la résistance du raidisseur et sur le collage lui-même. Le modèle M2700 avec un raidisseur est bien entendu un cas extrême d&rsquo;étude. Le raidisseur, sous les effets de la pression hydrostatique puis des déformations des vitrages et des joints, se comporte comme une poutre  fléchie sur deux appuis qui ne seraient pas aux   extrémités. Sa partie centrale se déforme dans une direction tandis que ses bordures se déplacent dans l&rsquo;autre. Le joint de colle est donc tendu au centre et comprimé aux extrémités. Comme on le voit sur le graphique 13, lorsque l&rsquo;épaisseur est très faible, inférieure à 0,5 mm, les contraintes maximales sont localisées aux extrémités (fig 1b). Cette situation de fortes contraintes peut entrainer  des fissures  dans cette zone du verre. Très vite, au-delà de 0,5 mm, les contraintes se répartissent le long du raidisseur et deviennent supportables. Ce scénario se reproduit de manière très similaire sur les deux modèles étudiés de 300 litres et 2700 litres. A partir de 0,5 mm, les contraintes maximales dans la colle restent très stables.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 80%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 13 : Répartition des zones de contraintes dans un raidisseur selon l&rsquo;épaisseur du collage</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/73a.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/73a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">a1 : Raidisseur. Ep. joint 0.2 mm</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/73b.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/73b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">a2 : Extrémité. Ep. joint 0.2 mm.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/75a.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/75a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">b1 : Raidisseur. Ep. joint &gt; 0.2 mm.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/75b.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/75b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">b2 : Extrémité. Ep. joint &gt; 0.2 mm.</figcaption></figure><figcaption class="grille-legende"> Pour une faible épaisseur (fig.a1, a2), la contrainte maximum est localisée en bout de raidisseur (fig. a2) , ici de 30 MPa (zone orange), au-delà de la résistance du verre&nbsp;; le centre du raidisseur (fig. a1)  est alors peu sollicité, environ 3 MPa (zone bleu-clair). Pour une épaisseur légèrement plus importante, les contraintes maxima (zone rouge) se répartissent au centre du raidisseur (fig. b1) à un niveau acceptable (ici 8 MPa), les extrémités  du raidisseur (fig. b2) ont alors très peu contraintes (zones bleues).</figcaption></div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h4>5.3.2. Comment dimensionner des     raidisseurs ?</h4>
<figure class="figfloat">
<table class="tableau" style="width:100%; text-align:center">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 7 : Raidisseurs<br />
    analysés<br />
    </caption>
<tr>
<th>Cuve</th>
<th>Joint</th>
<th colspan="2">Raidisseur</th>
</tr>
<tr>
<th>Modèle</th>
<th>Ép.</th>
<th>Ép.*</th>
<th>Largeur</th>
</tr>
<tr>
<td align="center">M60</td>
<td align="center">1 mm</td>
<td align="center">5 mm</td>
<td align="center">25 mm</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M120</td>
<td align="center">1 mm</td>
<td align="center">5 mm</td>
<td align="center">40 mm</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M300</td>
<td align="center">1 mm</td>
<td align="center">8 mm</td>
<td align="center">60 mm</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M600</td>
<td align="center">2 mm</td>
<td align="center">12 mm</td>
<td align="center">90 mm</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M1100</td>
<td align="center">2 mm</td>
<td align="center">30 mm</td>
<td align="center">90 mm</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M1800</td>
<td align="center">3 mm</td>
<td align="center">40 mm</td>
<td align="center">110 mm</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">M2700</td>
<td align="center">3 mm</td>
<td align="center">50 mm</td>
<td align="center">130 mm</td>
</tr>
</table><figcaption class="figlegende"> * Épaisseur   du joint sur l&rsquo;ensemble de la cuve.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">On peut trouver quelques préconisations pour le calcul des raidisseurs comme la note d&rsquo;information NIT242 du Centre scientifique et technique de la construction ou comme d&rsquo;autres calculateurs qui ne précisent pas toujours leur mode de calcul. Quoi qu&rsquo;il en soit, les méthodes de dimensionnement  sont  issues de la <em>théorie des poutres</em> en résistance des matériaux : elles assimilent l&rsquo;élément à un modèle simplifié permettant d&rsquo;évaluer, à des erreurs connues près, la résistance et la déformée. C&rsquo;est une  approximation, peu pénalisante, mais seulement si l&rsquo;on reste dans le domaine de la situation applicable à ladite poutre, ce qui n&rsquo;est pas le cas des formules proposées.  Par exemple le raidisseur ne se comporte pas comme une poutre isolée en deux appuis simple, comme on vient de le voir, en effet la rigidité du vitrage collé et la souplesse de la colle silicone ne sont jamais prises en compte. Ainsi, les valeurs des forces de réactions aux appuis ne représentent pas la  réalité, on ne se soucie pas de  leurs répartitions ni de l&rsquo;évolution de leurs surfaces d&rsquo;application   selon les déformations. Bref, s&rsquo;agissant d&rsquo;un vitrage d&rsquo;aquarium, d&rsquo;approximations en simplifications, on peut aboutir à un surdimensionnement ou au contraire passer à côté de situations pouvant être critiques, et quand ces simplifications ne vont pas toutes dans le même sens (favorable ou défavorable) les solutions proposées ne peuvent plus prétendre aller dans le seul sens de la sécurité. Au contraire, la simulation CAO permet de cerner comment évoluent les contraintes, aux contacts ou au sein même des matériaux. Cette notion est particulièrement intéressante en présence de matières  souples comme la colle silicone ou en relation avec d&rsquo;autres éléments de l&rsquo;assemblage tels qu&rsquo;une vitre disposant de renforts.</p>
<p class="artalign-j">Puisque nous n&rsquo;avons pas souvent l&rsquo;opportunité de modéliser le cas qui se présente à nous, et en l&rsquo;absence d&rsquo;outils de calcul, il a paru intéressant de confronter les résultats obtenus avec le <a href="https://reeflexion.fr/calcul-epaisseur-verre-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calculateur Epaisseur de verre d’aquarium</strong></a>, avec la modélisation CAO. Ce comparatif est réalisé sur les cuves modélisées plus haut, de 60 à 2700 litres. Les dimensions choisies pour les  raidisseurs (tableau 7) sont des exemples, pour les seuls besoins de l&rsquo;analyse.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 14 : Contraintes  et flèches selon calculateur CR et  simulation 3D.</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/76.png" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/76.png"></a> </figure>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<div style="width:100%; max-width:800px; margin:auto"> </div>
<p class="artalign-j">Les écarts (fig. 14) sont stables sur l&rsquo;ensemble des modèles. L&rsquo;écart maximum   est de 5&nbsp;% pour les contraintes et de 0.4&nbsp;mm  pour les flèches, ce qui reste une bonne approximation compte tenu des longueurs considérées.  Les valeurs obtenues avec le <a href="https://reeflexion.fr/calcul-epaisseur-verre-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calculateur Epaisseur de verre d’aquarium</strong></a>, seul outil actuellement disponible pour le dimensionnement des raidisseurs, apparaissent fiables et cohérentes.</p>
<div style="clear:both"></div>
<h4 class="artalign-j">5.3.3 Comment évaluer la résistance au décollement des raidisseurs ?</h4>
<p class="artalign-j">L&rsquo;absence de donnée fiable sur la résistance mécanique admissible au sein du joint silicone, notamment à l&rsquo;interface  colle/verre, ne permet pas de tirer des conclusions sur les résultats obtenus localement par simulation. En effet, les contraintes en extension sont maximales au niveau de la surface du verre et décroissent très rapidement au sein de l&rsquo;élastomère. On doit donc se contenter de suivre la règle admise, celle de vérifier la contrainte moyenne, c&rsquo;est à dire le ratio entre la charge hydrostatique globale qui se répercute sur le raidisseur et sa surface sollicitée. C&rsquo;est ce qu&rsquo;intègre le calculateur d&rsquo;épaisseur. Ce calculateur détermine si, les conditions de résistance du verre étant remplies, elles le sont du point de vu des forces adhésives. Ainsi, on peut avoir avantage à doubler l&rsquo;épaisseur du raidisseur quitte à en réduire  la largeur.</p>
<div class="commentaire" style="float:none; margin:auto; width:70%;">
<p><strong>En résumé, concernant les raidisseurs :</strong></p>
<ul>
<li>Un joint de colle excessivement faible centralise dangereusement les efforts aux extrémités du raidisseur.</li>
<li>Un joint d&rsquo;épaisseur 0,5 mm minimum, est nécessaire. Trop important, la rigidification de l&rsquo;ensemble des vitrages sera affectée.</li>
<li>Les conditions d&rsquo;adhésion imposent parfois d&rsquo;augmenter (doubler) l&rsquo;épaisseur du raidisseur tout en  réduisant la largeur.</li>
<li>Le <a href="https://reeflexion.fr/calcul-epaisseur-verre-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calculateur Epaisseur de verre d’aquarium</strong></a> permet de dimensionner les raidisseurs avec cohérence. </li>
</ul>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h3>5.4. Renforts : cas des traverses</h3>
<p class="artalign-j">Les traverses  relient les faces avant et arrière. Autrefois très répandues, les exigences de l&rsquo;aquariophilie récifale  en termes de lumière et d’accessibilité, lui préfèrent les raidisseurs.  Les traverses sont toutefois encore utilisées sur les cuves de grande longueur. Des traverses correctement dimensionnées, permettent  également d&rsquo;assimiler la vitre à un cas &quot;en appui sur les quatre côtés&quot;. Ceci,  à condition que le nombre de traverses soit suffisant pour accepter cette approximation, en effet la vitre n&rsquo;étant pas retenue  sur toute sa longueur, elle se trouve plus sollicitée face aux traverses comme on le voit sur l&rsquo;illustration ci-contre (zone rouge). </p>
<h4 class="artalign-j">5.4.1. Comment évaluer la résistance en traction et en flexion des traverses ?</h4>
<p class="artalign-j">L&rsquo;effort de traction exercé sur la traverse n&rsquo;est pas un réel problème. Les contraintes y sont faibles comme le dévoile sa couleur bleue (fig. 15a). Une faible largeur de 30&nbsp;mm aurait suffi ici, pour résister. Son dimensionnement sera plutôt conditionné par sa résistance à la flexion sous un effort,  comme par exemple celui du soigneur qui prendrait un appui en son milieu. Ce cas simple de poutre fléchie est pris en compte dans le <a href="https://reeflexion.fr/calcul-epaisseur-verre-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calculateur Epaisseur de verre d’aquarium</strong></a>. </p>
<h4 class="artalign-j">5.4.2. Pourquoi multiplier les  traverses ?</h4>
<p class="artalign-j">Dans l&rsquo;exemple de la figure 15, d&rsquo;une cuve modèle M110,  la contrainte maximale dans le verre, excessive,  supérieure à 8&nbsp;MPa (fig.&nbsp;15a), est réduite à un niveau acceptable inférieur à 5 MPa, en doublant le nombre de traverses (fig. 15b). En effet, les maxima se répartissent alors entre les deux traverses et le centre de la vitre, ceci bien que leur largeur soit réduite  de 150 à 110&nbsp;mm.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 80%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 15 : Impact du nombre de traverses sur les contraintes et déformations de la vitre</figcaption><figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/80a.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/80a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">a : Contrainte max concentrée</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/80b.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/80b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">b : Contraintes max réparties.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/80c.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/80c.jpg"></a><figcaption class="figlegende">c : Déformation du bord supérieur.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/80d.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/80d.jpg"></a><figcaption class="figlegende">d : Déformation répartie au centre.</figcaption></figure>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">De la même manière,  de façon non négligeable pour éviter les distorsions visuelles au travers du verre, les déformations se répartissent et la flèche maxi passe de 1.5&nbsp;mm, dans la bordure supérieure de la vitre avec une traverse (fig. 15c), à 0,6&nbsp;mm au centre du vitrage, avec deux traverses (fig. 15d).</p>
<h4>5.4.3. Comment évaluer la résistance au décollement des traverses ?</h4>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/81.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/81.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Efforts résultants sur les traverses et la colle.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">On le constate (fig. 15a et b), le collage est soumis à un effort de traction non négligeable. Pour les mêmes raisons que pour le   raidisseur, les données de simulation ne peuvent être exploitées. On s&rsquo;en tient à vérifier que la force résultante qui s&rsquo;applique sur la colle ne génère pas une contrainte moyenne  supérieure à celle communément admise pour le produit. </p>
<figure class="figfloat" style="float:left" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/82.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/82.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Surface de collage augmentée</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Dans l&rsquo;exemple ci-dessus avec 2 traverses sur une cuve M1100 (L 2&nbsp;m x H 0.7&nbsp;m), la simulation définit une force de 550&nbsp;N sur chaque traverse (illustration ci-contre). Le calculateur donne le même résultat : 541&nbsp;N. Cela revient à dire que la contrainte moyenne est, compte tenu de la surface de colle, de 0,33 MPa (simulation et calculateur). Cette valeur est excessive pour la colle silicone utilisée. Cette situation confirme que, fréquemment pour les cuves hautes, la surface de collage doit être augmentée, par exemple en doublant l&rsquo;épaisseur par une pièce de verre. Ainsi, le doublement de la largeur de collage (traverse plus pièce de verre) la contrainte moyenne dans la colle est réduite à 0.17 MPa (simulation 3D) et 0,16 MPa (calculateur), ce qui est acceptable.</p>
<p class="artalign-j">Rappelons que,  raidisseurs ou de traverses, le dimensionnement de la cuve doit toujours prévoir un éventuel décollement. C&rsquo;est à dire qu&rsquo;une vitre normalement maintenue sur quatre côtés, doit pouvoir résister à la rupture, en appuis sur trois côtés, le temps nécessaire aux interventions. C&rsquo;est l&rsquo;état limite ultime évoqué plus haut. Cette notion   essentielle, malheureusement éludée dans de nombreux calculs est  intégrée dans le <a href="http://www.cap-recifal.com/page/calculateurs/epaisseurs_vitrages.html" target="new" rel="noopener">Calculateur d&rsquo;épaisseurs de vitrages d&rsquo;aquariums</a>.</p>
<div class="commentaire" style="float:none; margin:auto; width:70%;">
<p class="artalign-j"><strong>En résumé, concernat les traverses :</strong></p>
<ul>
<li>Des traverses permettent d&rsquo;assimiler une cuve à une situation &quot;en appui sur 4 côté&quot;, seulement si leur nombre est suffisant.</li>
<li>Un nombre adapté de traverses permet de réduire notablement   les contraintes et les déformations maximales de la vitre.</li>
<li>La traverse doit être suffisamment   résistante pour supporter une charge en flexion imprévue.</li>
<li>Le critère d&rsquo;adhésion   est crucial dans le dimensionnement du renfort.</li>
<li>L&rsquo;obtention d&rsquo;un  niveau de sécurité acceptable peut nécessiter d&rsquo;augmenter la surface de collage par un renfort en verre.</li>
<li>Le <a href="https://reeflexion.fr/calcul-epaisseur-verre-aquarium/" target="_self" rel="noopener"><strong>Calculateur Epaisseur de verre d’aquarium</strong></a> permet de dimensionner les traverses et leur collage avec cohérence. </li>
</ul>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h3>5.5. Incidence de perçages sur la résistance d&rsquo;une face d&rsquo;aquarium</h3>
<p class="artalign-j">Les façades arrières d&rsquo;un bac sont souvent percées d&rsquo;un ou de plusieurs trous d&rsquo;arrivée ou de débordement d&rsquo;eau, dans leur partie supérieure. Le verre possède une certaine élasticité permettant de supporter des sollicitations mais ces perçages   le fragilisent de manière évidente. Il n&rsquo;existe pourtant pas de donnée concernant leur incidence  sur la résistance du vitrage. Le concepteur d&rsquo;une  cuve doit donc bien souvent les positionner sans connaitre la réelle répercussion de ses choix.</p>
<h4 class="artalign-j">5.5.1. Quels sont les effets d&rsquo;un perçage sur un vitrage ?</h4>
<figure class="figfloat" style="float:left" > <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/27a.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  alt=""/ class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/27a.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Modélisation de perçage.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Les deux paramètres importants, a priori, sont la  taille des perçages et leur distance par rapport aux bordures. Dans un premier temps, l&rsquo;analyse a tenté d&rsquo;évaluer l&rsquo;ampleur de son impact en s&rsquo;éloignant de ses bords.</p>
<figure class="figfloat" style="max-width:350px;"><figcaption class="grille-titre">Figure 16 : Évolution  des contraintes aux abords des perçages</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/27.png" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/27.png"></a><figcaption class="figlegende"> Perçages de 10, 30 et 60&nbsp;mm, réalisés sur des modèles  M60, M600 et M2700. Les contraintes, exprimées en pourcentage par rapport à une situation sans perçage,  se stabilisent   à une distance égale au diamètre du trou.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">L&rsquo;analyse porte sur 3 modèles de cuves de 60, 600 et 2700 litres. L&rsquo;épaisseur du verre correspond à un cas d&rsquo;appui sur 4 côtés, mais pour répondre à la réalité, la simulation est traitée  en appui sur 3 côté, comme si la cuve était sans renfort, cas représentatif d&rsquo;une situation extrême ou ce dernier se serait décollé. Cette situation est plus contraignante qu&rsquo;une cuve dimensionnée pour 3 appuis. Les vitres, supposées collées, sont percées d&rsquo;un trou dans la zone centrale  supérieure du vitrage,   de   plus forte déformation.  Le diamètre  des perçages   de 10, 30 et 60&nbsp;mm, associés aux modèles choisis, couvrent un large champ de situations.</p>
<p class="artalign-j">Les techniciens matériaux le savent : toute discontinuité de forme (épaulements, gorges, trous&#8230;) génèrent des concentrations  de contraintes qu&rsquo;ils intègrent dans les calculs par un facteur de concentration, coefficient Kt,  reposant sur les hypothèses de la théorie de l&rsquo;élasticité. Kt dépend de la géométrie de la forme, la géométrie de la pièce et la nature des sollicitations. Dans le cas de perçage circulaire, Kt est indépendant de la taille du trou, les petits se comportent exactement comme les gros. Les contraintes sont maximales au voisinage du changement de section. C&rsquo;est ce qui est constaté ici  (figure 16), où les contraintes déterminées  par la simulation 3D sont comparées à celles du même vitrage sans trou. Les courbes expriment l&rsquo;évolution des contraintes en  pourcentage selon leur distance aux bordures  exprimée en fonction du diamètre du trou. Comme on le voit,  malgré la diversité des situations, les comportements sont similaires dans  tous les cas :</p>
<ul>
<li>Les bords des trous sont le siège de contraintes jusqu&rsquo;à deux fois plus importantes qu&rsquo;en leur absence (Kt). </li>
<li>La situation s&rsquo;améliore rapidement  dès que l&rsquo;on s&rsquo;écarte du bord.</li>
<li>Les sollicitations  retrouvent  un niveau stable  au-delà d&rsquo;une distance de  1 fois le diamètre du trou.</li>
</ul>
<figure class="figfloat" style="float:left" > <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/28.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/28.jpg"></a><figcaption class="figlegende"> Profil d&rsquo;iso-contraintes autour d&rsquo;un trou débouchant.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Les analyses 3D permettraient d&rsquo;évaluer Kt avec une précision de l&rsquo;ordre de 10%. Mais la situation n&rsquo;est pas aussi simple : aux  contraintes générées par le perçage du trou, se superposent celles, inégales, subies par la vitre. Ainsi, comme on peut le voir sur l&rsquo;illustration ci-contre, le gradient des contraintes ne décroit pas radialement de la même manière et le point maxi n&rsquo;est pas systématiquement dans le plan vertical. Les contraintes peuvent alors se stabiliser à un niveau plus élevé qu&rsquo;en l&rsquo;absence de perçage. Expérimentalement,  la manière dont elles décroissent peut prendre toute forme de courbe à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;enveloppe rose délimitée dans la figure 16. </p>
<h4>5.5.2. À quelle distance des bords percer les trous ?</h4>
<p class="artalign-j">Il existe peu de recommandations pratiques concernant le perçage du verre. Certaines  concernent  le verre durci ou trempé et la réalisation de trous destinés à la fixation des vitrages, comme celles du <em>Centre scientifique et technique de la construction</em> Belge (CSTC) et  du <em>Centre Scientifique et Technique du Bâtiment</em> (CSTB). Ces cas, qui incluent des analyses en compression du verre, sont bien éloignés de nos vitrages d&rsquo;aquariums dont les bords sont collés et qui travaillent essentiellement en flexion. Ces  recommandations accordent une première importance à l&rsquo;épaisseur du verre alors que les simulations 3D, sur de<br />
  s faces d&rsquo;aquariums,  mettent en évidence le diamètre du perçage   comme paramètre essentiel. Observation qui rejoint les études mécaniques sur le sujet.</p>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/56d.png" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/56d.png"></a><figcaption class="figlegende"> Conditions de perçages selon simulation 3D.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Dans l&rsquo;état actuel des simulations 3D réalisées on peut dégager une règle   :</p>
<ul>
<li> Distance du bord d&rsquo;un trou à celui du vitrage  : au minimum une fois le diamètre du trou. </li>
<li>Distance du bord d&rsquo;un trou à celui d&rsquo;un autre trou : au minimum la somme des diamètres des deux trous.</li>
</ul>
<p class="artalign-j">Ces données ne sont toutefois pas corroborées par des tests pratiques. Elles ne prennent pas en compte les potentiels effets de l&rsquo;eau sur l&rsquo;évolution des contraintes dans le verre et  doivent être interprétées avec prudence. Dans la pratique, ces  distances sont en général supérieures, ne serait-ce que pour placer les passe-parois utilisés en aquariophilie, avec des  collerettes d&rsquo;appui débordant largement du trou.</p>
<h4 class="artalign-j">5.5.3. Où positionner les  trous dans un vitrage ?</h4>
<p class="artalign-j">On peut retenir de cette analyse, qu&rsquo;il est    essentiel de ne pas fragiliser le vitrage en évitant de le percer  là où il est le plus sollicité, de telle sorte que la contrainte maximale  ne soit pas augmentée.  Mais où se trouvent ces zones de moindres contraintes ?</p>
<p class="artalign-j">Les profils de courbes d&rsquo;iso-contraintes sont spécifiques à chaque cas. Afin d&rsquo;orienter le choix du  positionnement la simulation 3D permet d&rsquo;établir une cartographie des iso-contraintes pour les modèles de cuve de 60 à 2700 litres. Ces cartographies sont établies avec deux valeurs seuils maxi et mini  :</p>
<ul>
<li>Zone bleue :  contraintes inférieures au seuil mini. Les perçages  ne fragiliseront pas la vitre avec les coefficients de sécurité préconisés pour l&rsquo;application.</li>
<li>Zone jaune à verte :  contraintes entre les seuils mini et maxi. Les perçages génèreront des contraintes  qui peuvent dépasser les contraintes admissibles pour des coefficients de sécurité préconisés.</li>
<li>Zone rouge : contraintes supérieures au seuil mini. Les contraintes finales admissibles  seront dépassées. Cette zone est à éviter pour rester dans les  coefficients de sécurité préconisés. Une augmentation de l&rsquo;épaisseur, au moins dans la zone percée, peut être envisagée.</li>
</ul>
<p class="artalign-j">Les modèles  sur 4 appuis (figure 17)  sont dimensionnés avec des épaisseurs de verre pour 4 appuis, mais simulés avec 3 appuis (il s&rsquo;agit de l&rsquo;état de service accidentel correspondant à un décollement des renforts). La cartographie   est établie avec des seuils mini 6,5 MPa et maxi 8,5 MPa. Ces derniers autorisent  une augmentation   respectivement de 100&nbsp;% et 50&nbsp;% de la contrainte due au perçage permettant de rester en deçà  de la valeur admissible pour un ELS accidentel à 12,7 MPa.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);  width: 70%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 17 : Profils d&rsquo;iso-contraintes de modèles de cuve dimensionnés sur 4 appuis, simulés en 3 appuis</figcaption><figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-60.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-60.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 60 : 500 x 300 x 4 mm</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-120.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""    / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-120.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 120 : 600&#215;400 x 5 mm.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-300.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-300.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 300 : 1000&#215;500 x 8 mm.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-600.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-600.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 600: 1500&#215;600 x 12 mm.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-1100.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-1100.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 1100 : 2000&#215;700 x 15 mm.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-1800.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-1800.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 1800 : 2500&#215;800 x 19 mm.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-2700.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/83-2700.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 2700 : 3000&#215;900 x 25 mm.</figcaption></figure><figcaption class="grille-legende">Cartographie des contraintes dans les modèles  de cuve : zone bleue &lt; 6.5&nbsp;MPa ; zone rouges &gt; 8.5&nbsp;MPa. Les perçages doivent être évités dans les zones rouges, ou bien le verre doit être renforcé.</figcaption></div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">La cartographie des modèles    avec 3 appuis (figure 18)  est établie avec des seuils mini 4,5 MPa et maxi 6,5 MPa. Ces derniers autorisent  une augmentation     respectivement de 100 et 15&nbsp;% de la contrainte due au perçage permettant de rester en deçà de la valeur admissible pour un état limite de service  à 7,5 MPa.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(5,1fr);  width: 80%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 18 : Profils d&rsquo;iso-contraintes de modèles de cuve  sur 3 appuis</figcaption><figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/84-60.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/84-60.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 60 : 500 x 300 x 4 mm</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/84-120.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/84-120.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 120 : 600&#215;400 x 6 mm.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/84-300.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/84-300.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 300 : 1000&#215;500 x 10 mm.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/84-600.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/84-600.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 600: 1500&#215;600 x 15 mm.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/84-1100.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""   / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/84-1100.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modèle 1100 : 2000&#215;700 x 25 mm.</figcaption></figure><figcaption class="grille-legende">Cartographie des contraintes dans les  modèles  de cuve : zone bleue &lt; 4,5&nbsp;MPa ; zone rouges &gt; 6,5&nbsp;MPa. Les perçages doivent être évités dans les zones rouges, ou bien le verre doit être renforcé.</figcaption></div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<div class="commentaire" style="float:none; width:70%; margin:auto;">
<p class="artalign-j"><strong>En résumé, concernant les perçages :</strong></p>
<ul>
<li>Un perçage génère très localement, en bordures du trou, des contraintes qui peuvent doubler.</li>
<li>Les contraintes aux abords d&rsquo;un perçage décroissent rapidement, pour se stabiliser.</li>
<li>Les contraintes peuvent se stabiliser au niveau du même vitrage non percé ou  supérieur, selon l&#8217;emplacement du perçage.</li>
<li>La distance du bord d&rsquo;un trou à celui du vitrage devrait mesurer au minimum une fois le diamètre du trou.</li>
<li>La distance du bord d&rsquo;un trou  à celui d&rsquo;un autre trou devrait mesurer au minimum la somme des diamètres des deux trous.</li>
<li>Privilégier l&#8217;emplacement des trous dans les zones de moindres contraintes lorsque la situation du vitrage est la plus critique.</li>
</ul>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h3>5.6. Fond d&rsquo;aquarium en porte-à-faux</h3>
<figure class="figfloat"><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/85a.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/85a.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Modélisation du fond en porte-à-faux, sous une pression d&rsquo;eau variable.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Certains aquariums, pour des questions d&rsquo;esthétique ou d&rsquo;encombrement, présentent une surface plus grande que leur support. La partie du fond, qui  dépasse  de ce support est en  porte-à-faux. Le verre possède une résistance et une élasticité qui le permettent dans une certaine  limite. Pour déterminer cette dernière, le fond d&rsquo;un aquarium a été modélisé (ci-contre à droite) l&rsquo;épaisseur du verre et la hauteur d&rsquo;eau étant variables. Les côtés de l&rsquo;aquarium ont été fixés suffisamment   grand, à un mètre, de telle sorte qu&rsquo;ils n&rsquo;interfèrent pas dans les résultats. </p>
<figure class="figfloat" style="float:left" ><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/85b.jpg" data-ipsLightbox><img alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/85b.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Répartition des contraintes et des déformations.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">Comme on le voit ci-contre, la contrainte est maximale dans les angles du support puisque le verre subit, à cet endroit, les effets cumulés de la flexion dans deux axes perpendiculaires. Cette contrainte est bien supérieure à celle mesurée le long des côtés du support. Le fond se comporte en effet comme une plaque. Tout calcul qui le considèrerait comme une simple poutre, comme on  le constate parfois sur le net, serait entaché d&rsquo;une erreur importante, critique. <br />
  Ces simulations ne prennent pas en compte les vitrages verticaux collés. Leur masse représente certes une charge supplémentaire, mais en même temps, agissant comme renforts, ils supportent une partie des effets dus à la pression hydrostatique, allégeant   ainsi les contraintes dans la vitre du fond. Des études antérieures ont permis de déterminer que l&rsquo;absence de vitrage est finalement plus pénalisante. La modélisation choisie, représente donc une situation  plus critique.</p>
<p class="artalign-j">La figure 19 définit les limites d&rsquo;un porte-à-faux, selon la hauteur d&rsquo;eau et l&rsquo;épaisseur du verre. Cette limite a a été tracée pour une contrainte maximale, dans les angles du support, de 7.5 MPa. Bien évidemment, les plus fortes épaisseurs  permettent des porte-à-faux plus importants.</p>
<figure class="figcolonne" style="width:80%;"><figcaption class="grille-titre">Figure 19 : Porte-à-faux selon la hauteur d&rsquo;eau et l&rsquo;épaisseur du verre</figcaption><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/85c.png" data-ipsLightbox><img alt="" style="border:thin; border-style:solid"  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/85c.png"></a><figcaption class="figlegende">Les courbes déterminent la limite de contrainte de flexion maximale  à 7.5 MPa pour une épaisseur de verre, en fonction de la hauteur d&rsquo;eau. Pour chaque épaisseur, les valeurs sont à choisir à gauche de la courbe correspondante.</figcaption></figure>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Il faut reconnaitre que cette utilisation d&rsquo;un aquarium dont le fond de verre est en porte-à-faux,  est exceptionnelle. En principe,  s&rsquo;agissant d&rsquo;un matériau aux effets parfois imprévisibles, les particuliers s&rsquo;orientent vers la solution plus sûre, du   vitrage reposant sur une plaque rigide, elle-même en porte-à-faux. </p>
<div class="commentaire" style="float:none; width:70%; margin:auto;">
<p class="artalign-j"><strong>En résumé, concernant les porte-à-faux:</strong></p>
<ul>
<li>Le verre résiste dans une certaine limite à un porte-à-faux.</li>
<li>Les contraintes sont maximales dans les angles formés par deux porte-à-faux.</li>
<li>Les épaisseurs plus importantes autorisent des porte-à-faux plus grands.</li>
<li>Autant que possible, supporter le verre avec une plaque rigide elle-même en porte-à-faux.</li>
</ul>
</div>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Nous pourrions étudier encore le comportement mécanique d&rsquo;une cuve, tant les simulations 3D sont riches d&rsquo;enseignements. Ces analyses ont déjà pu paraitre rébarbatives pour certains lecteurs et nous en resterons là. Souhaitons qu&rsquo;elles  éclairent   ceux qui aiment concevoir leurs cuves en connaissance de cause. Ces données ont, pour l&rsquo;heure, été exploitées dans la partie 2, plus pratique celle-là, consacrée à la conception et la réalisation des cuves d&rsquo;aquariums.</p>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<h2>En savoir plus *</h2>
<ul>
<li>S. Timoskenko, Woinowsky-Krieger S. <em><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/Timoshenko_-_Theory_of_plates_and_shells.pdf" target="new" rel="noopener">Theory of Plates and Shells</a></em> &#8211;  McGraw-Hill<br />
    Book Co. Singapore, 1959</li>
<li>C. R. Sodergerg. <a href="http://www.nasonline.org/publications/biographical-memoirs/memoir-pdfs/timoshenko-stephen-1.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Stephen P. Timoshenko &#8211; A Biographical Memoir</em></a> &#8211;  National Academy of Sciences<br />
    Washington D.C.</li>
<li>J. Courbon. <a href="http://197.14.51.10:81/pmb/collections/Techniques de lingenieur/itcd1/af/af5/a310.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Calcul des structures, Plaques minces élastiques</em></a>. Dossier &#8211; <a href="http://www.techniques-ingenieur.fr/">Techniques de l&rsquo;ingénieur</a>. </li>
<li>J. C. Charmet. <a href="http://cours.espci.fr/site.php?id=59&#038;fileid=364" target="new" rel="noopener"><em>Mécanique du solide et des matériaux &#8211; Elasticité-Plasticite-Rupture</em>.</a> ESPCI &#8211; Laboratoire d’Hydrodynamique et Mécanique Physique.</li>
<li>Y. Debard. <a href="http://iut.univ-lemans.fr/ydlogi/cours/elasticite.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Elasticit&eacute;.</em></a> Institut Universitaire de Technologie du Mans, D&eacute;partement G&eacute;nie M&eacute;canique et Productique</li>
<li>L. Daudeville, F. Bernard F,  H. Carre. <a href="http://geo.hmg.inpg.fr/~daudevil/publis/verre.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Le verre structural maitrise du comportement pour une  conception optimale</em>. </a>Novembre 2005.</li>
<li>P. Chartier. <a href="http://www.pressesdesmines.com/media/extrait/SurfTribExtr.pdf" target="new" rel="noopener"><em>La surface du verre, bases scientifiques pour la recherche industrielle</em></a> &#8211; Saint Gobain vitrages.</li>
<li>G. Berthier.- <a href="http://www.recifs.org/modules.88.html" target="new" rel="noopener"><em>Tout<br />
    ce que vous avez toujours voulu savoir sur le verre&#8230;</em></a> R&eacute;cifs.org. Mars 2006</li>
<li>S. Testu., S. Etienne.,<br />
    J. M. Ricard. <a href="http://www.idverre.net/veille/dostec/securisation/lemta.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Renforcement<br />
    m&eacute;canique du verre par trempe thermique. </em></a>Ecole des Mines de Nancy</li>
<li>M. Studer. <a href="http://www.memoireonline.com/07/10/3650/Conception-et-calcul-des-structures-en-verre.html" target="new" rel="noopener"><em>Conception et calcul des structures en verre</em></a> &#8211; Faculté des Sciences appliquées Bruxelles (2007 &#8211; 2008) </li>
<li>J. Dehard. <a href="http://www.gramme.be/unite9/dehard/CALCUL STRUCTURES BAC3/CALSTRU03a.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Bac3 &#8211; Cours de calcul des structures &#8211; Bases de calcul des structures</em> &#8211; </a> Institut Hemes Gramme. 2006.</li>
<li>CNRS. <em>L&rsquo;obscure nature du verre</em><a href="http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1974.htm" target="new" rel="noopener"><em>. </em></a>Le journal du CNRS n° 181, février 2005.</li>
<li>O. Gagliardini. <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/principes_eurocodes.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Principes Généraux du dimensionnement des ouvrages Eurocodes EN 1990 et EN 1991</em></a>. L3 Génie Civil et Infrastructures, UJF-Grenoble I. 2008-2009 </li>
<li>I. Maniatis. <a href="http://d-nb.info/980321689/34" target="new" rel="noopener"><em>Numerical and Experimental Investigations on the Stress Distribution of Bolted Glass Connections Under In-Plane Loads</em>. </a>Technishe Universität München. Munich, décembre 2005.</li>
<li><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/memento_sgg.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Memento<br />
    2007</em></a> &#8211; D&eacute;termination des &eacute;paisseurs &sect; 3.2.410 p 421 &#8211;<br />
    Saint Gobain Glass. 2007</li>
<li><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/ghb_2013.pdf" target="new" rel="noopener"><em>GlasHanbuch 2013</em></a> (<em>tableau 8.1 p 291 partiellement traduit</em>). Société <span class="artalign-j">Flachglas MarkenKreis</span>. 2013</li>
<li><a href="http://www.verreonline.fr/index.php" target="new" rel="noopener">Verre Online</a> &#8211; Le portail<br />
    du verre</li>
<li><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/ngp_section_14.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Catalogue and reference guide &#8211; Flooring and aquaria 14</em></a>. <a href="http://www.nationalglass.com.au/">National glass</a>. Australia, 2013.</li>
<li>Centre Scientifique et Technique du Bâtiment. <em><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/cpt-3574-v2.pdf" target="new" rel="noopener">Vitrages extérieurs attachés (VEA) faisant l’objet d’un Avis Technique : Conditions générales de conception, de fabrication et de mise en oeuvre </a></em> : e-cahier 3574 v2. CSTB, janvier 2012.</li>
<li><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/cpt_3488_v2.pdf" target="new" rel="noopener">Vitrages extérieurs collés &#8211; Cahier des prescriptions techniques</a>.  Cahier du CSTB. e-cahier 3488 v2. Centre Scientifique et Technique du Bâtiment. Mars 2011. </li>
<li><em>Le verre et les produits verriers &#8211; Les fonctions des vitrages</em> &#8211;  Note d&rsquo;information technique 214. Centre scientifique et technique de la construction. Bruxelles. Décembre 1999</li>
<li><em>Ouvrages particuliers  en verre &#8211; Partie 1 : Applications structurales</em>. Note d&rsquo;information  Technique 242. Centre Scientifique et Technique de la Construction. Bruxelles, novembre  2011. </li>
<li><a href="http://www.cstc.be/homepage/index.cfm?cat=publications&#038;sub=bbri-contact&#038;pag=Contact22&#038;art=321" target="_blank" rel="noopener"><em>Focus sur les parois vitrées de bassin et les aquariums</em></a>. Centre scientifique et technique de la construction. Bruxelles. </li>
<li><em><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/leverreetlapressiondeleau.pdf" target="new" rel="noopener">Le verre et la pression de l&rsquo;eau </a></em>Centre scientifique et technique de la construction. Bruxelles.</li>
<li><em><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/yourglass_2_verre_quid_.pdf" target="new" rel="noopener">II. Le verre &#8211; Quid</a></em>. Yourglass. AGC &#8211; Asahi Glass Corporation  Europe.</li>
<li><em><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/yourglass_5_techniques.pdf" target="new" rel="noopener">V. Annexes techniques &#8211; Règlementation</a></em>. Yourglass. AGC &#8211; Asahi Glass Corporation  Europe. </li>
<li>Prénorme européenne prEN 13474-3 (10/2009) &#8211; <em>Glass in building &#8211; Determination of the strength of glass panes &#8211; Part 3: General method of calculation and determination of strength of glass by testing</em>.</li>
<li>Norme <em>NF DTU 39-P4 &#8211; Travaux de vitrerie miroiterie : Memento calculs pour le dimensionnement des vitrages</em>. </li>
<li>Norme européenne <em>EN 1990 Eurocodes structuraux &#8211; Bases de calcul des structures</em>. Mars 2003.</li>
<li>Norme européenne <em>EN 1991-1-1 Eurocode 1 Actions sur les structures Partie 1-1 : Actions générales — Poids volumiques, poids propres,<br />
    charges d&rsquo;exploitation des bâtiments</em>. Mars 2003.</li>
<li>Deutsche norm DIN 32622. <em>Aquarien aus Glas &#8211; Sicherheitstechnishe Anforderungen und Prüfung. Aquariums de verre &#8211; Exigences de sécurité et essais</em>. Deutsches Institut für Normung. Septembre 2006.</li>
<li>P. Stettler. <a href="http://www.vbsf.ch/userfiles/CMS/221796_2010_1007_SSPS_VIM.pdf" target="new" rel="noopener"><em>La sécurité par le verre</em></a>. Verres Industriels SA. Ch 2010.</li>
<li><em>Istruzioni per la Progettazione, l’Esecuzione ed il Controllo di Costruzioni con Elementi Strutturali di Vetro</em>. CNR-DT 210/2012. Consiglio Nazionale Delle Ricerche. Rome 2012.</li>
<li>A. Delaplace, F. Gatuingt, F. Ragueneau. <a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/Mecaniquedesstructures.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Aide mémoire &#8211; Mécanique des structures, Résistance des matériaux</em></a>. Dunod. Paris, 2008.</li>
<li><a href="http://www.itterbeek.org/fr/index" target="new" rel="noopener">R. Itterbeeck</a>. <em>Cours de résistance des matériaux</em> <a href="http://www.itterbeek.org/uploads/documents/RMChap1(IntroductionVecteur).pdf" target="new" rel="noopener"><em>Chapitre 1 : Introduction et vecteurs</em></a><em>, <a href="http://www.itterbeek.org/uploads/documents/RMChap2(IntroductionRM).pdf" target="new" rel="noopener">Chapitre : 2 Introduction à la résistance des matériaux</a>, </em><a href="http://www.itterbeek.org/uploads/documents/RMChap2(IntroductionRM)Complement.pdf" target="new" rel="noopener">Chapitre 2 : Compléments</a>. 2015.</li>
<li>J. Lu, H.P. Lieurade. <em>Concentration de contraintes</em>. Techniques de l’Ingénieur, traité Génie mécanique, référence BM5040. 10 avr. 1998. Source 05/2015.</li>
<li>J. P. Faurie, P. Monnier, A. Niku-Lari. <a href="http://guillaume.speurt.free.fr/telechargements/Conception/Guide De La Conception Cetim.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Guide du dessinateur &#8211; Les concentrations de contraintes</em></a>. Cetim, 01/2000. <a href="http://guillaume.speurt.free.fr/telechargements/Conception/Guide De La Conception Cetim.pdf">Source</a>.</li>
<li><a href="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/cuveaqua1/Guide-conception.pdf" target="new" rel="noopener"><em>Concentration de contrainte dans une plaque trouée en traction</em></a>. Mécanique des milieux continus, École  des Mines de Paris. <a href="http://mms2.ensmp.fr/index.php">mms2-ensmp<br />
    </a>* Références à la date de publication de l&rsquo;article. </li>
</ul>
<p class="artalign-j">&nbsp;</p>
<p class="artalign-j">Tous mes remerciements à Gregory Lagarigue et Thierry Seguin pour leurs contributions..</p>
<p align="center"><em>Article publié sur Cap récifal le 01 juin 2015</em></p>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/aquarium-verre-cuve/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/aquarium-verre-cuve/">Aquarium en verre : 1 au cœur de la cuve</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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