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	<title>Archives des co2 - Reeflexions</title>
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	<description>Du récif corallien à l&#039;aquarium récifal</description>
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	<title>Archives des co2 - Reeflexions</title>
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	<item>
		<title>Le Réacteur à calcaire</title>
		<link>https://reeflexion.fr/reacteur-calcaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis TOURNASSAT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 17:23:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipements]]></category>
		<category><![CDATA[Maintenance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le réacteur à calcaire (calcium reactor) demeure, malgré l’essor des méthodes alternatives, un équipement central pour la supplémentation continue en calcium et en alcalinité, indispensables à la croissance des organismes marins calcificateurs. Chez les aquariophiles il suscite encore aujourd&#8217;hui de nombreuses interrogations sur son principe de fonctionnement, ses particularités, son utilisation, les réglages, le choix [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="align-j">Le réacteur à calcaire  (<em>calcium reactor</em>) demeure, malgré l’essor des méthodes alternatives, un équipement central pour la supplémentation continue en calcium et en alcalinité, indispensables à la croissance des organismes marins calcificateurs.</p>
<p class="align-j"> Chez les  aquariophiles il suscite encore aujourd&rsquo;hui  de nombreuses interrogations  sur son principe de fonctionnement, ses particularités,  son utilisation, les réglages, le  choix du modèle, des accessoires et des consommables adaptés à leur besoin. Cet article tente de lever les doutes et propose quelques principes simples basés sur l&rsquo;expérience des utilisateurs.</p>
<h2>1. Généralités</h2>
<h3>1.1. Objectif du RAC </h3>
<div class="commentaire">
<p class="align-j"><strong>Réacteur à calcaire ou calcium ?</strong><br />
      Le RAC utilise un média calcaire, bien distinct du RAH, réacteur à hydroxyde exploitant de l&rsquo;hydroxyde de calcium. Les traductions de notices étrangères installent une confusion : le « calcium reactor » anglais exploite un substrat calcaire et du CO<sub>2</sub>, il s&rsquo;agit de notre RAC. Le RAH quant à lui porte le nom de « kalkwasser reactor » ou « limewater reactor », un réacteur utilisant l&rsquo;eau de chaux. </p>
</p></div>
<p class="align-j">Le réacteur à calcaire (RAC) permet de supplémenter l’eau en calcium et carbonates en poursuivant deux objectifs essentiels :</p>
<ol class="align-j">
<li><strong>Assurer la disponibilité biologique du calcium et des carbonates</strong>.<br />
      Les organismes calcificateurs marins puisent dans l’eau les éléments indispensables à la biominéralisation de leurs structures minérales : squelettes (coraux), coquilles (mollusques), tests (échinodermes), ainsi que certaines structures minéralisées de la microfaune et de la méiofaune. <br />
      Le squelette de nombreux coraux est constitué majoritairement de carbonate de calcium (CaCO3). Les scléractiniaires (SPS), forment un squelette continu et massif. Certains coraux dits « mous » (octocoralliaires), minéralisent des spicules ou sclérites, petits éléments squelettiques calcaires inclus dans les tissus, contribuant au maintien  de la colonie. <br />
      Le RAC vise ainsi à maintenir dans l’eau des formes biodisponibles de Ca²⁺ et de carbonates, sans chercher à forcer la calcification, mais en évitant toute limitation chimique.</li>
<li><strong>Maintenir l’équilibre chimique et la stabilité de l’eau de mer</strong> <br />
      En dissolvant un matériau calcaire, le RAC apporte le calcium et l’alcalinité selon une stœchiométrie stable, proche de celle de l&rsquo;eau de mer. <br />
      Cet apport continu permet de compenser la consommation réelle du bac : préserver l’équilibre ionique de l’eau ; maintenir la capacité tampon (KH) et conserver un état de saturation naturel en CaCO3. <br />
      Le RAC contribue ainsi, au-delà de la simple supplémentation, à la stabilité globale de la chimie de l’eau de mer nécessaire au bon fonctionnement de l&rsquo;aquarium récifal.</li>
</ol>
<p class="align-j">L&rsquo;aquariophile doit donc pourvoir a leurs besoins de plus en plus importants au fur et à mesure de leur croissance. Le RAC est un moyen performant permettant d&rsquo;assurer cette supplémentation continue.</p>
<h3>1.2. Principe de fonctionnement </h3>
<p class="align-j">Le carbonate de calcium  (CaCO<sub>3</sub>) est peu soluble dans l’eau.  Le principe du RAC   repose sur la dissolution contrôlée de ce média solide en ions calciums Ca<sup>2+</sup> et en ion bicarbonates 2HCO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup> par injection de dioxyde de carbone (CO<sub>2</sub>) acide (figure 1). </p>
<figure   class="figcolonne pos-centre" ><figcaption class="grille-titre">Figure 1 : Principe de fonctionnement, circuits gazeux et liquides.</figcaption><a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/5.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/5.jpg"></a><figcaption class="figlegende"  >Le dioxyde de carbone CO<sub>2</sub> dissout le média calcaire CaCO<sub>3</sub> pour libérer les ions solubles de calcium Ca<sup>2+</sup> et de dihydrogénocarbonate (bicarbonate) 2HCO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup>.</figcaption></figure>
<h3>1.3. Réactions dans le RAC</h3>
<p class="align-j">Le gaz carbonique CO<sub>2</sub> abaisse le pH interne qui déplace l’équilibre carbonaté et permet, en présence d&rsquo;eau H<sub>2</sub>O, la dissolution du CaCO<sub>3</sub>, selon la réaction globale : </p>
<p class="align-c">CaCO<sub>3</sub> + CO<sub>2</sub> + H<sub>2</sub>O → Ca<sup>2+</sup> + 2HCO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup> [Equation 1]
  </p>
<p class="align-j">La dissolution libère à la sortie du réacteur un effluent enrichi simultanément en ions calcium Ca²⁺ et    en ions hydrogénocarbonates (bicarbonates) HCO₃⁻ représentant l&rsquo;essentiel de la dureté carbonatée (KH).	Cette réaction est déterminante car elle délivre exactement 1 mole de calcium et 2 moles de bicarbonates. Ainsi <strong>calcium et alcalinité sont libérés dans un ratio fixe</strong>, identique à celui consommé par les organismes calcificateurs.<br />
    Cet effluent enrichi est ensuite injecté dans l’aquarium où il compense la consommation.</p>
<p class="align-j">L&rsquo;équation montre les apports principaux des médias calcaires :  calcium Ca et bicarbonates <span class="align-c">HCO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup></span>. De plus, les<strong> substrats calcaires sous forme aragonite apportent des éléments secondaires</strong> selon leur origine : strontium (Sr) associé au réseau squelettique, magnésium (Mg) en faible proportion, baryum (Ba), lithium (Li), fluor (F), et quelques métaux traces&nbsp;: fer, manganèse, zinc&#8230; . <br />
    Ces apports sont directement proportionnels à la quantité de CaCO<sub>3</sub> dissoute. Le RAC contribue donc au maintien ces oligo-éléments. Mais non pilotables individuellement, il ne garantit ni leur équilibre, ni leur réponse aux besoins biologiques. Les organismes assimilant les éléments dans des ratios variés, des dérives s&rsquo;installent naturellement. Il convient de les<strong> ajuster après  des analyses ICP</strong>.</p>
<h3>1.4. Pourquoi piloter par  le KH et non le Calcium</h3>
<p class="align-j">Le RAC libère essentiellement des carbonates et du calcium dans un ratio fixe. Il pourrait être piloté avec l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces éléments. Pourtant sa gestion  ne s&rsquo;intéresse  qu&rsquo;aux carbonates (KH).      Ce choix s&rsquo;avère  pertinent pour des questions chimiques, métrologiques et biologiques&nbsp;: </p>
<ul>
<li class="align-j"><strong>Consommation</strong> : Pour 1 mole de Ca²⁺ consommée, ce sont 2 équivalents d’alcalinité qui disparaissent. La calcification consomme deux fois plus  de KH que de calcium. Le calcium étant plus présent, une consommation  normale représente moins de 0,5 % du calcium et 5 à 15 % du KH. Le KH est donc épuisé bien avant le calcium, son suivi est plus pertinent.</li>
<li><strong>Polyvalence</strong> : L&rsquo;alcalinité  intègre de nombreux aspects : calcification biologique, précipitations abiotiques, apports acides (CO₂, nitrification), il exprime aussi la capacité tampon vis-à-vis des acides, dominée par : les bicarbonates HCO₃⁻ (majoritaires), les carbonates CO₃²⁻ (minoritaires) et des Le calcium n’intervient que dans la calcification : il n’est pas affecté par la respiration, le CO₂, la nitrification. Il varie lentement. dès lors une dérive du KH peut survenir sans variation notable du Ca.</li>
<li><strong>Réactivité</strong> :  l&rsquo;alcalinité réagit en quelques heures à un déséquilibre et immédiatement aux variations de réglage d’un RAC. <em>A contrario</em>, le calcium réagit sur plusieurs jours, parfois semaines.</li>
<li><strong>Détection des variations</strong> : la précision de mesure du KH est ±&nbsp;0,1&nbsp;dKH alors que celle du Ca est ±&nbsp;10 à 20&nbsp;mg/L. Ainsi, une variation journalière du KH (0,5 à  2,5 dKH/j)  est plus facilement détectable que celle simultanée du Ca (2–10 mg/L/j), noyée dans l’erreur de mesure. Le calcium n’est pas un bon traceur à court terme. </li>
</ul>
<h3>1.5. Mesure  de l&rsquo;alcalinité KH</h3>
<h4>Le système carbonaté en eau de mer</h4>
<p class="align-j">Pour mémoire, en eau de mer le carbone inorganique dissous (<em>Dissolved Inorganic Carbon &#8211; DIC</em>) se répartit entre quatre formes chimiques dont les proportions dépendent directement du pH :</p>
<p class="align-c">CO<sub>2</sub>(aq) ⇌ H<sub>2</sub>CO<sub>3</sub> ⇌ HCO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup> ⇌ CO<sub>3</sub><sup>2-</sup>[équation 2]<br />
    Dioxyde de carbone dissous ⇌ Acide carbonique ⇌ Bicarbonate ⇌ Carbonate</p>
<p class="align-j">Dans la plage de pH des récifs coralliens (≈ pH&nbsp;7,8 à 8,4), le système carbonaté est dominé par les ions dihydrogénocarbonate (bicarbonate)  (HCO₃⁻), qui représente environ 85 à 95 % du DIC. Les ions carbonate (CO<sub>3</sub><sup>2-</sup>) ne constituent qu’une fraction minoritaire (5 à 15 %), bien qu’ils jouent un rôle clé dans la précipitation du carbonate de calcium.
  </p>
<h4>L&rsquo;alcalinité : KH</h4>
<p class="align-j">L’alcalinité exprime la capacité de l’eau à neutraliser un apport acide, autrement dit son pouvoir tampon vis-à-vis des variations de pH. En eau de mer, cette alcalinité est assurée quasi exclusivement par le système carbonaté : bicarbonates et carbonates, bien moins par les borates et  marginalement par des hydroxydes. L’alcalinité représente ainsi la réserve alcaline totale disponible pour amortir les variations de pH et alimenter les processus de calcification. </p>
<p class="align-j">En aquariophilie marine, le terme générique &quot;carbonates&quot; ou KH est toutefois utilisé pour désigner l’ensemble du système carbonaté mesuré. Il inclut sans distinction&nbsp;: bicarbonates, carbonates et les borates souvent ignorés par l&rsquo;aquariophile, bien que leurs rôles chimiques et biologiques soient différents.</p>
<p class="align-j">Depuis des millions d’années, <strong>les organismes calcificateurs marins</strong> (coraux, mollusques, échinodermes, algues calcaires, micro-calcificateurs) se sont adaptés à un milieu où les bicarbonates sont majoritaires. Ils<strong> prélèvent donc principalement du bicarbonate HCO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup> dans l’eau</strong>. Leur métabolisme interne convertit ensuite ce bicarbonate en carbonate (CO<sub>3</sub><sup>2-</sup>) au site de calcification, permettant la formation du carbonate de calcium (CaCO<sub>3</sub>) selon la réaction simplifiée :</p>
<p class="align-c" id="equ3">Ca<sup>2+</sup> + CO<sub>3</sub><sup>2-</sup> → CaCO<sub>3</sub>(s) [Equation 3]</p>
<h4>Mesure de l&rsquo;alcalinité KH en dKH</h4>
<p class="align-j">Mesurer l&rsquo;alcalinité revient donc à mesurer la charge alcaline totale portée par l&rsquo;eau, selon plusieurs unités&nbsp;: </p>
<ul>
<li class="align-j"><strong>meq/L</strong> : c&rsquo;est l&rsquo;unité de référence chimique directement liée aux équilibres acide–base, unité la plus rigoureuse. <br />
      1 meq/L = 1&nbsp;mmol de charge négative/L. 1 meq/L = 2,8 dKH ; </li>
<li><strong>dKH</strong> : le degré allemand de dureté carbonatée (<em>deutscher Karbonathärte</em>). Le terme <em>dureté</em> est impropre, en effet cette mesure n’implique pas le calcium ni le magnésium contribuant à la dureté totale de l’eau. Il est cependant adopté en aquariophilie comme unité pratique de mesure de l’alcalinité.<span class="align-j"> Par extension, en aquariophile marine  le terme<strong> KH désigne l’alcalinité</strong>, et le<strong> dKH son unité de mesure</strong>. C&rsquo;est l&rsquo;outil  de dimensionnement et de pilotage des réacteurs à calcaire.</span> 1 dKH = 0,357 meq/L.
    </li>
</ul>
<p class="align-j">Conversions usuelles : 1 dKH = 17,848 mg/L CaCO<sub>3</sub> équivalent ; 1 meq/L = 2,8 dKH ; 1 dKH = 0,357 meq/L.</p>
<figure class="figcolonne pos-centre" >
    <video style="width:100%; height:auto;" poster="http://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/anim_rac.jpg" controls="controls" muted="muted"  class="lws-optimize-lazyload"><source type="video/" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/anim_rac.webm"><source type="video/mp4" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/anim_rac.mp4"></video><figcaption class="copyright">Vidéo : Denis TOURNASSAT</figcaption></figure>
<h2>2. RAC vs autres méthodes</h2>
<p class="align-j">Parmi toutes les méthodes de supplémentation en Ca et KH trois tendances se détachent : le réacteur à calcaire (RAC), la méthode Balling et ses variantes et puis le réacteur à hydroxyde de calcium (RAH). Le tableau 1 pourra guider l&rsquo;aquariophile débutant afin de choisir celle correspondant à son aquarium et sa maintenance. </p>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 1 : Comparatif de méthodes de supplémentation en Ca et KH<br />
    </caption>
<thead>
<tr>
<th>Critère</th>
<th width="28%">RAC</th>
<th width="27%">Balling</th>
<th width="27%">RAH</th>
</tr>
</thead>
<tr>
<td>Principe</td>
<td>Dissolution de  calcaire  par injection de CO₂, libérant Ca²⁺, HCO₃⁻ et des éléments traces</td>
<td>Microdosage de solutions de calcium, KH et sels sans NaCl</td>
<td>Dissolution d&rsquo;hydroxyde de calcium  dans  l’eau osmosée d’appoint, apportant Ca et KH.</td>
</tr>
<tr>
<td>Éléments fournis</td>
<td>Ca, KH, Mg et oligos selon    le média</td>
<td>Ca, KH, Mg et oligos selon    formule</td>
<td>Ca et KH uniquement</td>
</tr>
<tr>
<td>Capacité d&rsquo;apport</td>
<td>Très élevée</td>
<td>Élevée</td>
<td>Limitée</td>
</tr>
<tr>
<td>Ajustement</td>
<td>Lent (CO₂ et débit)</td>
<td>Très rapide et précis (%, débit)</td>
<td>Limité par le volume d&rsquo;évaporation</td>
</tr>
<tr>
<td>Stabilité</td>
<td>Stable si pH et injections CO₂ fiables</td>
<td>Stable si fiabilité  pompes doseuses</td>
<td> Variations en fin de recharge</td>
</tr>
<tr>
<td>Mise en œuvre </td>
<td>Complexe (CO₂, débit)</td>
<td>Simple (microdosage), calcul</td>
<td>Simple</td>
</tr>
<tr>
<td>Consommables</td>
<td>Bouteilles CO₂, média calcaire</td>
<td>Solutions commerciales ou DIY</td>
<td>Hydroxyde de calcium</td>
</tr>
<tr>
<td>Coût initial</td>
<td>Élevé</td>
<td>Faible à moyen</td>
<td>Faible</td>
</tr>
<tr>
<td>Coût fonctionnement</td>
<td>Faible</td>
<td>&Eacute;levé</td>
<td>Très faible</td>
</tr>
<tr>
<td>Recharge, autonomie</td>
<td> Peu fréquente &asymp; 6 mois</td>
<td>Régulière &asymp; mois</td>
<td>Fréquente &asymp; semaine</td>
</tr>
<tr>
<td>Influence sur pH</td>
<td>Peut abaisser le pH si inadapté</td>
<td>Neutre à légèrement positif</td>
<td>Relève le pH</td>
</tr>
<tr>
<td>Apport d&rsquo;oligoéléments</td>
<td>Oui (selon le substrat)</td>
<td>Oui si ajoutés dans les solutions</td>
<td>Non</td>
</tr>
<tr>
<td>Dérive ionique</td>
<td>Très faible</td>
<td>Possible accumulation de NaCl</td>
<td>Aucune</td>
</tr>
<tr>
<td>Ratio Ca / KH</td>
<td>Fixe (stœchiométrique)</td>
<td>Décorrélé, ajustable</td>
<td>Fixe (stœchiométrique)</td>
</tr>
<tr>
<td>Vitesse de correction</td>
<td>Lente</td>
<td>Rapide</td>
<td>Lente</td>
</tr>
<tr>
<td>Risque surdosage</td>
<td>Faible</td>
<td>Plus élevé</td>
<td>Faible à modéré</td>
</tr>
<tr>
<td>Risque carence</td>
<td>Possible si sous-dimensionné</td>
<td>Faible si bien réglé</td>
<td>Possible si évaporation insuffisante</td>
</tr>
<tr>
<td>Adapté aux bacs</td>
<td>Gros volumes, forte consommation</td>
<td>Tous volumes</td>
<td>En complément, faible    consommation</td>
</tr>
</table>
<h2>3.  RAC : le matériel</h2>
<p class="align-j">Le réacteur à calcaire est plus qu&rsquo;un simple récipient en plastique. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un dispositif de dissolution contrôlée d’un matériau carbonaté solide par circulation d’eau et injection de CO2. Il comprend un ensemble de modules fonctionnels interdépendants (figure&nbsp;1) : </p>
<h3>3.1. Le réacteur </h3>
<p>Pièce centrale du système, le réacteur inclut plusieurs éléments  :</p>
<h4>3.1.1. Chambre de réaction</h4>
<p>La chambre de réaction, ou corps du réacteur, contient  le média calcaire. Elle comprend : </p>
<ul>
<li class="align-j">Un <strong>corps cylindrique</strong> en plastique (acrylique, PVC) transparent, étanche, résistant à une légère surpression. Son volume est supérieur  &asymp;20 à 30&nbsp;% au volume utile de substrat.</li>
<li>Un large <strong>couvercle étanche</strong> permet l&rsquo;introduction du média et le passage d&rsquo;une brosse  pour un nettoyage annuel.</li>
<li>Un <strong>diffuseur interne</strong> : une grille support de substrat ou autre système assurant la répartition   de l&rsquo;eau remontant dans la colonne de substrat. Certains équipements disposent d&rsquo;une vanne optionnelle de réglage du débit de recirculation.</li>
<li>Une <strong>entrée et sortie  d’eau</strong>. </li>
<li>Une <strong>purge haute</strong> (dégazage). Un orifice de sortie situé dans la partie la plus haute de la chambre de réaction permet de :
<ul>
<li><strong>Purger l&rsquo;air</strong> inclus dans la chambre <strong>lors de la mise en service</strong> du réacteur (et seulement à ce moment). L&rsquo;eau sous légère pression repousse ce dernier en partie haute, le remettant continuellement  en circulation dans le RAC. Il est alors indispensable de l&rsquo;évacuer à la mise en eau. Le tube de sortie dispose d&rsquo;une micro vanne ON/OFF de type irrigation. Le RAC étanche, avec une bonne dissolution du CO2, sans  admission d&rsquo;air (fuite,  cavitation de la pompe de recirculation&#8230;) ne nécessite pas d&rsquo;être purgé ultérieurement.</li>
<li>Récupérer le gaz non dissous en partie haute pour le réinjecter dans le circuit. Ce principe est apparu avec les premiers réacteurs sous-dimensionnés qui injectaient excessivement du CO2 sans le dissoudre totalement. L&rsquo;optimisation des RAC   et de leurs réglages rendent ce dispositif inutile.</li>
<li>Un orifice destiné à la sonde de pH interne. </li>
</ul>
</li>
<li>Une <strong>connexion d&rsquo;entrée de CO2</strong>. </li>
</ul>
<p>  PHOTO CHAMBRE DE REACTION</p>
<h4>3.1.2. Recirculation interne</h4>
<h5 class="align-j">Objectifs</h5>
<p class="align-j">Une pompe assure la  recirculation    interne de l&rsquo;eau acidifiée  en boucle fermée. L&rsquo;arrivée de CO<sub>2</sub> se connecte généralement à son aspiration. Le refoulement se situe de préférence en bas du réacteur. L&rsquo;acidification de l&rsquo;eau et la présence de particules de calcaire ne s&rsquo;avèrent  pas un problème majeur pour la pompe dont la durée de vie peut dépasser 10 ans. </p>
<p class="align-j">La recirculation    interne de l&rsquo;eau acidifiée a plusieurs missions&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Mise en contact</strong> permanente de l’eau acidifiée avec le média calcaire. </li>
<li><strong>Homogénéisation</strong> rapide du pH dans tout le volume du RAC, sans zone mortes. Le pH mesuré dans un RAC n’est représentatif que si la recirculation est suffisante.</li>
<li><span class="align-j"><strong>Remise en suspension</strong> des fines particules de calcaire, limitant ainsi le colmatage</span>.</li>
<li><strong>Décorrélation de la dissolution</strong> du débit d&rsquo;effluent vers l’aquarium. </li>
</ul>
<h5>Temps de contact et débit de pompe</h5>
<p class="align-j">Le <strong>temps de contact</strong> nécessaire n&rsquo;est  pas un paramètre critique, il est toujours obtenu dans la pratique. En effet, la dissolution du CaCO₃ en présence de CO₂ est une réaction rapide, de l’ordre de quelques secondes. </p>
<p class="align-j">Le <strong>débit de la pompe</strong> doit cependant être suffisant afin d&rsquo;assurer des passages multiples indispensables  pour&nbsp;: entretenir la dissolution ; assurer un brassage homogène du média ; éviter les zones mortes ; évacuer les fines (boues) pouvant obstruer la circulation ; compenser les pertes de charge liées au colmatage, à la granulométrie du substrat et à la géométrie du réacteur. Les pertes de charge sont essentiellement liées à la granulométrie   et la structure du substrat  (porosité de la masse de média). Elles représentent de 60 à 80 % du débit nominal. En pratique,  un débit  de l’ordre de 150 à 200 fois le volume de substrat s&rsquo;avère suffisant. Le <a href="#calculateur">Calculateur RAC</a> détermine le temps de contact et le turn over de l&rsquo;eau de circulation.</p>
<p class="align-j"><strong>Exemple</strong> : un débit de recirculation de 2 500&nbsp;l/h pour 13&nbsp;l de substrat (x 200) assure un temps de contact de l’ordre de 7&nbsp;s par passage. C&rsquo;est largement suffisant au regard de la cinétique de dissolution du CaCO₃, tout en garantissant un renouvellement efficace de l’eau au sein du lit de média. </p>
<h4>3.1.3. Circuit de circulation de l&rsquo;effluent</h4>
<p>La  circulation assure l&rsquo;apport de Ca et KH dans l&rsquo;aquarium. Le circuit de l&rsquo;effluent comprend : </p>
<ul>
<li class="align-j"><strong>Une pompe de circulation </strong>d&rsquo;effluent : son débit doit être régulier et supérieur au besoin réel d&rsquo;une part pour compenser la perte de charge liée à la longueur des tuyaux et la hauteur du RAC, et permettant de régler le débit dans une marge acceptable. Ex. une pompe 1000&nbsp;l/h pour une un RAC de 15 litres utiles. xxx PRECONISATION xxxUne pompe péristaltique assure un débit régulier. Couteuse et limitée dans une marge de débit, il est préférable d&rsquo;évaluer précisément   le besoin de l&rsquo;installation.</li>
<li><strong>Tuyaux entrée/sortie </strong>d&rsquo;effluent : je conseille un diamètre pas trop petit &asymp; 8&nbsp;mm limitant l&rsquo;impact du dépot de biofilm sur le débit.</li>
<li><strong>Vanne  de débit sortie</strong> : permet le réglage précis du débit d&rsquo;effluent.</li>
<li><strong>Débitmètre</strong> d&rsquo;effluent :<span class="align-j"> Le débit initial se réduit parfois dans le temps du fait des biofilms, encrassements, obturations&#8230; que ce soit pour le régler ou le vérifier, le débitmètre est un </span> <strong>organe essentiel de gestion du RAC</strong>. Il doit être visible au premier coup d&rsquo;œil, régulièrement nettoyé (tous les 3 à 6 mois) des dépôts   de sels et concrétions puis calibré en mesurant le volume ou le poids débité durant 1 mn. Un débitmètre DIY fiable peut se réaliser  à partir d&rsquo;une seringue dont on adapte l&rsquo;orifice de sortie au besoin, et que l&rsquo;on  gradue à partir de son calibrage.</li>
</ul>
<h4>3.1.4. Compte bulle</h4>
<p>Le compte bulle consiste en une petite chambre transparente à laquelle se connecte l&rsquo;arrivée du gaz CO2 en partie basse. Il permet de visualiser l&rsquo;arrivée du gaz. Parfois utilisé pour comptabiliser le volume de gaz injecté  en  bulles/seconde, <strong>il est alors un organe essentiel de la gestion du RAC</strong>. </p>
<p>PHOTO COMPTE BULLE</p>
<h4>3.1.5. Chambre secondaire  de dégazage </h4>
<p class="align-j">Elle consiste en un récipient placé entre la sortie d&rsquo;effluent   et l&rsquo;aquarium. Il contient également du média calcaire mais ne reçoit pas de CO2. Il ne s&rsquo;agit pas exactement de dégazer mais de post-dissoudre le CO2 résiduel n&rsquo;ayant pas réagi dans le réacteur, et de rehausser légèrement le pH pour  améliorer le  rendement. Ce concept est apparu pour résoudre le problème d&rsquo;acidification progressive de l&rsquo;aquarium par les premiers RAC inadaptés. Leur optimisation  rend aujourd&rsquo;hui ce module inutile. </p>
<p class="align-j">PHOTO CHAMBRE SECONDAIRE</p>
<h4>3.1.6 Réacteurs du commerce</h4>
<p class="align-j">Le commerce propose des références variées (figure 2).</p>
<p class="align-j">En  marge des RAC au fonctionnement classique développé dans cet article,  la marque <strong>DaStaCo</strong> se distingue par des méthodes de régulation et d&rsquo;automatisation  particulières en utilisant un  média  de grosse granulométrie propre à fabricant. Ce modèle ne régule pas le pH et ne nécessite pas de sonde. Il fonctionne par saturation  en CO₂ à pH interne  bas (~&nbsp;6,0), auquel des réactions (augmentation du pouvoir tampon, équilibre gaz-liquide) équilibrent la consommation de CO₂. Les injections régulières de CO₂ utilisent un flotteur détectant le volume de CO₂ non dissous et commutant une vanne. La quantité d’alcalinité produite est uniquement réglée par  le débit de la pompe péristaltique de circulation d&rsquo;effluent. Toutefois ce système dit à &quot;contrôleur central intelligent&quot; utilise un calculateur qui pilote une électrovanne d’injection de CO₂  pour conserver le régime de saturation. Ce faisant, le calculateur permet d&rsquo;autres fonctionnalités   : détection de non circulation d’eau, bouteille de CO₂ vide, accumulation anormale de gaz&#8230; et déclencher des alarmes LED et sonores.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(5,1fr);">
<div class="grille-titre ">Figure 2 : Modèles de réacteurs à calcaire.</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/51.jpg"><figcaption class="figlegende">Grotech HCR 200.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/52.jpg"><figcaption class="figlegende">Deltec PF601S. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/53.jpg"><figcaption class="figlegende">Aquamedic KR 5000.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/54.jpg"><figcaption class="figlegende">Reef Octopus VarioS CR140.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/55.jpg"><figcaption class="figlegende">DaStaCo compact C2 + DFCS pack 0.</figcaption></figure>
</p></div>
<h5>Préconisations commerciales&#8230; attention !</h5>
<p class="align-j">Les réacteurs à calcaire sont généralement préconisés pour un volume d’aquarium. Cette donnée, bien que pratique, ne repose pas sur des  critères physico-chimiques   et doit être interprétée avec précaution. En effet, les fabricants dimensionnent leurs modèles selon certaines hypothèses (variables entre fabricants) : consommation alcaline moyenne, dissolution maximale du média, fonctionnement continu à pH interne bas, charge biologique standard. Or, la consommation réelle dépend fortement : de la densité et du type d&rsquo;organismes calcificateurs (SPS, algues calcaires, bénitiers&#8230;), de la vitesse de croissance, de la cinétique biologique du bac, des conditions de nutrition et d’éclairage, de la capacité réelle du média à se dissoudre sans colmatage&#8230; </p>
<p class="align-j">Le volume du bac ne constitue donc pas, à lui seul, un indicateur pertinent de choix d’un réacteur à calcaire. À volume égal, deux aquariums peuvent  consommer une alcalinité quotidienne variant aux extrêmes dans un rapport un à cinq. Dans un RAC de gros volume, l’effluent  se charge davantage en Ca²⁺ et HCO₃⁻ avant de sortir. <em>A contrario</em> un réacteur sous dimensionné doit compenser ces apports par un  pH interne plus bas et  un débit d’effluent plus élevé avec des risques d&rsquo;acidification de l&rsquo;eau. </p>
<p class="align-j">Des préconisations trop optimistes,  laissent peu de marge d’évolution et conduisent parfois à des <strong>modèles sous-dimensionnés</strong>, inadaptés aux aquariums densément peuplés de coraux et d&rsquo;autres organismes calcificateurs (bénitiers&#8230;). Cette situation impose des régimes de fonctionnement &quot;agressifs&quot; avec un <strong>risque d&rsquo;acidification</strong> de l&rsquo;eau, comme nous allons l&rsquo;aborder. Cependant, la dissolution étant limitée au-delà d&rsquo;un pH, augmenter le volume de substrat (du RAC) au-delà du nécessaire n&rsquo;apporte rien.</p>
<p class="align-j"> A titre d&rsquo;information, le tableau 2 reprend les caractéristiques de quelques réacteurs. Les recommandations  n&rsquo;engagent que le fabriquant (2020).  Le <a href="#calculateur">Calculateur RAC</a> permet de sélectionner sans risque un modèle correspondant au besoin. N&rsquo;hésitez pas à confronter les données.
  </p>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 2 : Caractéristiques de RAC commerciaux<br />
    </caption>
<tr>
<th width="12%">Modèle Deltec</th>
<th>Poids substrat (kg)</th>
<th>Volume bac (l)</th>
<th>Diamètre<br />
        mm </th>
<th>Haut chambre<br />
        mm</th>
<th>Volume chambre<br />
        litres</th>
</tr>
<tr>
<td>PF 509</td>
<td align="center">2,2</td>
<td align="center">500</td>
<td align="center">90</td>
<td align="center">300</td>
<td align="center">≈ 2,4</td>
</tr>
<tr>
<td>PF501</td>
<td align="center">2,9</td>
<td align="center">1000</td>
<td align="center">125</td>
<td align="center">300</td>
<td align="center">≈ 2,9</td>
</tr>
<tr>
<td>CRTT 1500</td>
<td align="center">5,5</td>
<td align="center">1500</td>
<td align="center">125</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">4,0</td>
</tr>
<tr>
<td>PF601</td>
<td align="center">8,7</td>
<td align="center">2000</td>
<td align="center">160</td>
<td align="center">410</td>
<td align="center">≈ 8,2</td>
</tr>
<tr>
<td>CRTT 3000</td>
<td align="center">13,5</td>
<td align="center">3000</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">10</td>
</tr>
<tr>
<td>PF601S</td>
<td align="center">14</td>
<td align="center">3000</td>
<td align="center">200</td>
<td align="center">410</td>
<td align="center">≈ 12,9</td>
</tr>
<tr>
<td>PF1001</td>
<td align="center">34</td>
<td align="center">5000</td>
<td align="center">200</td>
<td align="center">950</td>
<td align="center">≈ 29,8</td>
</tr>
<tr>
<td>CRTT 10000</td>
<td align="center">30</td>
<td align="center">10000</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">&nbsp;</td>
<td align="center">30</td>
</tr>
<tr>
<td>PF1370</td>
<td align="center">97</td>
<td align="center">20000</td>
<td align="center">300</td>
<td align="center">1170</td>
<td align="center">≈ 36,0</td>
</tr>
</table>
<h3>3.2. Système d&rsquo;approvisionnement en CO2</h3>
<p class="align-j">La supplémentation en Ca et KH est un point critique de la maintenance récifale. Tous les équipements, sans exception, doivent être de qualité et fiables. La chaîne d&rsquo;approvisionnement en dioxyde de carbone se compose des éléments suivants :</p>
<h4>3.2.1. Bouteille de CO2</h4>
<p>Elle contient du CO2 liquéfié à 50 &#8211; 60 bar à 20°C. </p>
<figure class="figfloat" style="max-width:200px;"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/11.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/11.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Les gravures identifient la bouteille et l&rsquo;état des épreuves.</figcaption></figure>
<figure class="figfloat" style="max-width:200px;"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/12.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/12.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Bande orange : réseau de gestion Air Liquide.</figcaption></figure>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/13.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/13.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Choix du volume de CO2 pour une année</figcaption></figure>
<ul>
<li><strong>Contenance</strong> : MODIFIER COURBES SCHEMA xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Le poids en charge (ex. 10 kg) détermine la masse du gaz inclus. Il se présente à 90 &#8211; 95% sous forme liquide, le reste étant sous forme gazeuse. La pression interne varie légèrement selon la température : ≈ 57&nbsp;bar à 20°C, ≈ 64&nbsp;bar à 25°C, et reste stable tant que la bouteille contient du gaz liquéfié. <br />
      Le tableau 1 estime la contenance nécessaire pour un an d&rsquo;utilisation selon le volume d&rsquo;aquarium et la consommation.</li>
<li><strong>Evaluer la réserve de gaz </strong> :
<ul>
<li>Lorsque le CO<sub>2</sub> liquide s&rsquo;est  vaporisé il ne reste plus que du gaz. Alors la pression chute régulièrement durant  3 à 6 semaines. Il est temps de  changer la bouteille.</li>
<li>Un système DIY de pesée en continu  peut utiliser 4  jauges de contraintes avec compensation de température pour une résolution de &plusmn;10&nbsp;g de CO<sub>2</sub> .</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Raccord</strong> : en Europe le filetage  est à droite type C W21,8 x 1/14&quot;.</li>
<li><strong>Sécurité</strong> : Les bouteilles rechargeables sont soumises à une requalification sous pression, généralement tous les 10 ans. La date de dernière épreuve est gravée sur la bouteille. Hors délai la bouteille  peut être refusée au remplissage. Les bouteilles consignées    appartiennent à un circuit de vérification, parfois repéré par une large bande de couleur. Elles sont de ce fait toujours à jour.</li>
<li><strong>Achat, consigne</strong> : la bouteille peut être achetée, il est alors compliqué de rejoindre un circuit de rechargement. Le plus simple est d&rsquo;acheter une bouteille consignée, sans loyer ni ré épreuve à gérer. Le montant pour une bouteille de 10 kg est de l&rsquo;ordre de 40 € la consigne vide, et 20 € chaque recharge.</li>
<li><strong>Où se fournir</strong> : le particulier n&rsquo;a pas accès aux fournisseurs de gaz industriels (Air Liquide, Messer, Linde, etc.) mais peut s&rsquo;approvisionner chez les fournisseurs de gaz  ; les brasseries et certains bars à bières (ex. V and B) ; les magasins spécialisés en aquariophilie ; les grossistes et discounters alimentaires (Metro, Aldi&#8230;). </li>
</ul>
<p>A VERIFIER AVEC CALCULATEURV REMPLACER PAR COURBES</p>
<p>  <!-- 

<table class="tableau" style="max-width:250px; min-width:50px; float:right; margin:5px" > --></p>
<table class="tableau" style="max-width:450px">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 3 wwwwwwwwwwwwwwwwww: Contenance de bouteille CO<sub>2</sub> pour 1 an<br />
    </caption>
<tr>
<th width="20%">Bac</th>
<th>Conso. (dKH/j)</th>
<th width="20%">Contenance&nbsp; (l)</th>
</tr>
<tr>
<td rowspan="4">250 l</td>
<td align="center">0,5</td>
<td align="center">1</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">1,0</td>
<td align="center">1</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">1,5</td>
<td align="center">2</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">2</td>
<td align="center">5</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="4">750 l</td>
<td align="center">0,5</td>
<td align="center">1</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">1,0</td>
<td align="center">5</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">1,5</td>
<td align="center">5</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">2</td>
<td align="center">10</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="4">1500 l</td>
<td align="center">0,5</td>
<td align="center">5</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">1,0</td>
<td align="center">10</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">1,5</td>
<td align="center">10</td>
</tr>
<tr>
<td align="center">2</td>
<td align="center">10</td>
</tr>
</table>
<h4>3.2.2. Le système de détente du gaz</h4>
<p class="align-j">Il se compose  dans l&rsquo;ordre depuis la bouteille de CO<sub>2</sub> des éléments suivants&nbsp;: </p>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/14.jpg" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/14.jpg"></a><figcaption class="figlegende">Kit d&rsquo;approvisionnement en CO<sub>2</sub></figcaption></figure>
<ol class="align-j">
<li><strong>Manomètre haute pression</strong> : le manomètre  haute pression indique la pression interne mais n&rsquo;est pas n’un indicateur de quantité. il permet seulement de connaitre le changement de la phase liquide / gazeuse  évoquée.</li>
<li><strong>Détendeur</strong> : Le détendeur abaisse la pression du CO<sub>2</sub> à celle de service ≈ 1 à 2 bars. Les modèles généralement à membrane  sont plus souples que ceux à piston. La qualité est primordiale, elle conditionne la stabilité des injections qui doivent être stables pour un dosage  fin et continu  à très faible débit. Les modèles à double étage détendent à une pression intermédiaire permettant encore plus de souplesse. </li>
<li><strong>Manomètre basse pression</strong> : mesure la pression  de sortie de 0,8 à 1,5 bar qui retombe à zéro à la fin de chaque injection.</li>
<li><strong>Électrovanne</strong> : toujours indispensable pour assurer l&rsquo;ouverture tout ou rien du circuit. De type &quot;normalement fermée&quot;  elle évite  une forte acidification du RAC en l&rsquo;absence de courant, quel que soit le mode de fonctionnement :
<ul>
<li>Si le RAC est piloté par le  pH la tension  de fonctionnement  12, 24&nbsp;V correspond à ce que permet le régulateur de pH qui pilote l&rsquo;ouverture et la fermeture de la vanne.</li>
<li>Si le RAC est piloté au compte bulle, l&rsquo;électrovanne se branche sur le circuit dédié au RAC, éventuellement via une prise commandée 230&nbsp;V. </li>
</ul>
</li>
<li><strong>Vanne micrométrique</strong> à pointeau : intégrée d&rsquo;office après l&rsquo;électrovanne sur certains détendeurs, elle permet un réglage très fin du débit maxi de CO<sub>2</sub>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un <strong>élément essentiel</strong> de la gestion du RAC pour :
<ul>
<li><strong>Régler </strong>manuellement <strong>le débit</strong> de CO<sub>2</sub> exprimé en bulles/secondes.</li>
<li> Réaliser des<strong> injections douces </strong>avec régulateur de pH dans  une amplitude   de 0,05pH.</li>
</ul>
</li>
</ol>
<h4>3.2.3. Accessoires</h4>
<ul class="align-j">
<li><strong>Système anti-retour</strong> : indispensable, surtout quand la bouteille n&rsquo;est pas surélevée par rapport au RAC.
<ul>
<li><strong>Le clapet anti retour</strong> : empêche toute remontée d’eau ou d’humidité depuis le RAC, source d&rsquo;oxydation de la micro vanne, de l’électrovanne ou du détendeur. Il se positionne au plus près  du RAC, après la vanne micrométrique pour ne pas nuire à sa sensibilité.</li>
<li>Une double boucle du tuyau au-dessus du RAC est une assurance supplémentaire.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Compte-bulles</strong> : </li>
<ol>
<ul>
<li>Indispensable pour visualiser la régulation manuelle du débit en bulles/secondes.</li>
<li> En présence d&rsquo;un régulateur de pH il permet  de vérifier l&rsquo;arrivée du gaz. </li>
</ul>
</ol>
<li><strong>Tubes</strong> : en polyuréthane ou éventuellement en PVC souple, généralement de diamètre 4/6 mm. Le silicone est exclu du fait de sa forte perméabilité aux gaz.</li>
</ul>
<h3>3.3. Régulation du pH</h3>
<p class="align-j">La régulation du pH a pour but, avec le débit d&rsquo;effluent, de gérer l&rsquo;apport en calcium et carbonates. Elle peut se réaliser avec un simple compte bulle, plus automatiquement avec une régulation du pH.</p>
<h4>3.3.1. Compte bulle </h4>
<p class="align-j">Il consiste en une petite chambre transparente partiellement immergée d&rsquo;eau du RAC dans laquelle on observe la remontée de  bulles de gaz. La vanne micrométrique règle le débit. On a l&rsquo;habitude de l&rsquo;exprimer en nombre de bulles par seconde bien que le réglage se déduise d&rsquo;un comptage sur une période plus longue, une minute. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un système <strong>simple</strong>, fiable, peu coûteux et relativement stable, mais <strong>dépendant de variations externes</strong> :   pression dans la bouteille,  colmatage,  présence d&rsquo;eau dans le circuit de gaz et  température. Non pilotable, il nécessite une attention régulière du KH en sortie de RAC et du bac.</p>
<h4>3.3.2. Régulation du pH</h4>
<p class="align-j">Il consiste en un ensemble indissociable contrôleur et sonde dont dépendent les performances. Ainsi l&rsquo;étalonnage se fait toujours pour  chaque couple régulateur + sonde. </p>
<h5>Le  régulateur de pH </h5>
<p class="align-j">Le contrôleur électronique pilote l’électrovanne assurant des injections du CO₂ quand le pH dépasse  une consigne. Ce système  automatise la régulation, prenant en compte des variations externes (pression bouteille, température&#8230;), et<strong> réduit </strong>ainsi<strong> le risque de dérive du pH interne</strong>. Il s&rsquo;agit cependant d&rsquo;une régulation binaire qui génère une variation du pH interne dans une certaine plage. Cette dernière doit être la plus faible possible pour un fonctionnement en souplesse, comme on le verra. <br />
    De nombreux équipement ne sont pas adaptés à la mission  du RAC, organe critique dans  la maintenance. <span class="align-j">L&rsquo;article <a href="https://reeflexion.fr/mesurer-ph-aquariophilie-recifale/">Mesurer le pH en aquariophilie récifale</a> développe le sujet. </span>L&rsquo;équipement  doit ici répondre à quelques critères essentiels&nbsp;: </p>
<p class="align-j">Caractéristiques du régulateur du pH</p>
<ul>
<li>Bonne qualité électronique, fiable dans la durée dans une ambiance parfois saline à proximité d&rsquo;équipements potentiellement parasites (chauffage, alimentations à découpage, ozoniseur&#8230;).</li>
<li>Consigne au point pH haut : l&rsquo;injection de CO₂  se déclenche au point haut maximum du pH.</li>
<li>Résolution de l&rsquo;affichage 0,01 pH&nbsp;; </li>
<li>Exactitude &lt; 0,05 pH&nbsp;; </li>
<li>Etalonnage facile, voire automatique en 2 points pH&nbsp;7 et 9 (ou pH&nbsp;10)&nbsp;; </li>
<li>Le réglage de l&rsquo;hystérésis, seuil de déclenchement au-delà   de la consigne, n&rsquo;est  pas indispensable compte tenu de l&rsquo;inertie des réactions.</li>
<li>Le câble de connexion à l&rsquo;électrovanne dont la tension de fonctionnement et la broche correspondent aux spécifications du fabricant.</li>
<li>L&rsquo;alimentation basse tension permet le fonctionnement 24/7.</li>
<li>D&rsquo;autres fonctions sont optionnelles selon le besoin (connexion wifi, enregistrement des mesures, alertes&#8230;).</li>
</ul>
<h5>Autres options de régulation</h5>
<p>Des<strong> ordinateurs de gestion d&rsquo;aquarium</strong> tels que Apex neptune, GHL &#8211; ProfiLux&#8230; réunissent les conditions&nbsp;pour la régulation.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(4,1fr);">
<div class="grille-titre ">Modèles de régulateurs de pH</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/15.jpg"><figcaption class="figlegende">DIGIPH+++PRO E &plusmn;? pilote pH et Redox nombreux paramètres consigne haute, basse, hystérésis&#8230;</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/16.jpg"><figcaption class="figlegende">Tunze pH controller 7070/2 E &plusmn;0,01&nbsp;pH, une valeur sûre avec prise commandée et alimentation. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/17.jpg"><figcaption class="figlegende">Aquamedic pH monitor E : inconnue.</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/18.jpg"><figcaption class="figlegende">Modèle exotique PH301, E&asymp; &plusmn;0,03&nbsp;pH, ATC, étalon 2 pts 7, 4 ou 9&nbsp;pH, apprécié par des récifalistes.</figcaption></figure>
</p></div>
<h4>3.3.3. La sonde de mesure pH</h4>
<figure class="figfloat"> <a href="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/19.png" data-ipsLightbox><img alt=""  / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/19.png"></a><figcaption class="figlegende">Schéma d&rsquo;une sonde pH</figcaption></figure>
<p class="align-j">Placée dans la chambre du RAC, c&rsquo;est un organe essentiel qui conditionne la fiabilité de la mesure. Sa qualité dépend de la stabilité électrochimique, de la cinétique de réponse et de la résistance à l&rsquo;usure. L&rsquo;article <span class="align-j"><a href="https://reeflexion.fr/mesurer-ph-aquariophilie-recifale/">Mesurer le pH en aquariophilie récifale</a></span> détaille les conditions d&rsquo;utilisation, d&rsquo;étalonnage et de conservation pour allonger la durée de vie.</p>
<p class="align-j">Dans le cadre d&rsquo;un réacteur à calcaire quelques caractéristiques s&rsquo;imposent :</p>
<ul class="align-j">
<li><strong>Corps </strong> en verre ou en matériau composite, </li>
<li><strong>Sonde combinée</strong>, avec deux  électrodes  l&rsquo;une pour la mesure et l&rsquo;autre comme référence de mesure,</li>
<li><strong>Connexion</strong> au contrôleur pH, en général avec <strong>prise BNC</strong>.</li>
<li><strong>Câble</strong> de longueur adaptée, en général 1,5&nbsp;m, 3&nbsp;m, voire plus. </li>
<li><strong>Usure</strong> : le bulbe (verre spécial) et jonction externe  (céramique) protégés.</li>
<li><strong>Qualité</strong> électrochimique, électronique, cinétique sont fortement liées au coût. Sans tomber dans des produits exotiques parfois inutilisables à l&rsquo;achat, des sondes de 30 à 80€  pourront donner satisfaction. 
    </li>
</ul>
<h2>4. Substrats calcaires </h2>
<p class="align-j">Le substrat du réacteur à calcaire  fournit, par dissolution acide contrôlée les minéraux nécessaires à la calcification et parfois des oligoéléments à taux variables selon leur origine. Leurs caractéristiques physiques (composition, structure, granulométrie), mécaniques (abrasion)  sont également des facteurs qui influencent leur efficacité à de nombreux niveaux (chimique, hydraulique, maintenance. </p>
<h4>4.1. Types de substrats</h4>
<ul class="align-j">
<li><strong>CaCO<sub>3</sub> synthétique</strong> : produit par précipitation chimique contrôlée, ce carbonate de calcium cristallisé sous forme de <strong>calcite</strong> est très pur (99–100 % de CaCO<sub>3</sub> ), peu poreux. Il est chimiquement prédictible mais mécaniquement et hydrauliquement moins performant que l’aragonite biogène. Proposé en granulométries variées 2, 4, 6, 8, 12, 16 mm, il est facilement disponible à coût  modéré. Sa nature dense, cassante, produit des particules d&rsquo;autant plus fines (boues, colmatage) que la granulométrie est faible.</li>
<li><strong>ARM</strong> (<em>Aragonite Reactor Media</em>) : issu de dépôts  marins fossilisés (coraux, mollusques&#8230;). Constitué essentiellement de CaCO<sub>3</sub> aragonite, selon les sources il peut contenir des minéraux divers en faible proportions : Mg, Fe, Si, Mn, Al&#8230; il est plus dense que les fragments de coraux et se présente sous forme de blocs concassés  en 3 classes de granulométries : ARM standard : ~&nbsp;3–5 mm ; ARM coarse : ~&nbsp;8–12 mm ; ARM extra coarse : ~&nbsp;12–20 mm. Sa structure compacte génère peu de  fines. <br />
      L&rsquo;ARM est plus soluble que la calcite. Chimiquement aussi soluble que les fingers de coraux, sa surface spécifique réduite rend sa dissolution  plus lente et nécessite finalement un pH plus faible pour une dissolution identique. Moins disponible, il est plus coûteux que le synthétique.</li>
<li><strong>Fragments de coraux</strong> : aussi nommés “fingers” du fait de leur forme allongée, il s&rsquo;agit de bris de squelettes de coraux. Branches (“fingers”) Composés de CaCO<sub>3</sub> sous forme aragonite biogène, on y retrouve tous les constituants biominéralisés par le corail dans des ratios naturels : Ca, carbonates, Mg, Sr et des oligoéléments métalliques à l&rsquo;état de traces liés à l’environnement de croissance. <br />
      La législation CITES règlemente le prélèvement in situ et les tailles importées à 3 cm maximum. Il est donc moins commercialisé. Les fragments sont généralement proposés en tailles approximatives : 3, 5, 10, 20 et 30 mm.  Leur forme et leur structure hautement poreuse   réunissent de nombreux avantages : hydraulique fluide, peu  de colmatage,  dissolution rapide au cœur  du squelette permettant un pH plus élevé que l&rsquo;ARM et une utilisation &quot;douce&quot;. Il a la faveur des récifalistes  exigeants.</li>
<li><strong>Substrats avec magnésium</strong> : utiliser le  RAC pour maintenir un taux de Mg s&rsquo;avère une fausse bonne idée. Le magnésium se dissout à pH plus bas que le carbonate de calcium et sera consommé prioritairement, sans que l&rsquo;on puisse maitriser la quantité de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre, le ratio Ca/KH étant modifié. Une supplémentation Mg séparée est préférable.
<ul>
<li>Dolomite  CaMg(CO₃)₂ : c&rsquo;est la forme la plus fréquente. La dolomite se dissout  à pH  bas (≈ 5,5 – 6) et peu dans des RAC réglés au-dessus de 6,5.</li>
<li>Coquille d’huître : constituées de 95 à 97 % CaCO₃ sous forme aragonite, elles contiennent également 1 à 3 % de matrice organique (protéines, polysaccharides) et des traces de Mg, Sr, Na et autres éléments mais aussi des métaux traces polluants selon leur provenance. Ces éléments peuvent être relargués avec les risques associés pour l&rsquo;aquarium récifal.
        </li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Quelle que soit leur provenance, <strong>ces substrats nécessitent tous une supplémentation  en oligoéléments</strong> après tests ICP.</p>
<table class="tableau">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 4 : Bilan comparatif des substrats calcaires pour RAC<br />
    </caption>
<thead>
<tr>
<th>Critère</th>
<th>CaCO<sub>3</sub> synthétique <br />
          (calcite)</th>
<th>ARM <br />
          (aragonite fossile)</th>
<th>Bris de coraux<br />
          (aragonite biogène)</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Pureté chimique CaCO<sub>3</sub></td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733; </td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Autres éléments Mg, Sr oligos</td>
<td align="center">&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>pH de solubilité en RAC</td>
<td align="center">6,3 à 6,7</td>
<td align="center">6,5 à 6,85</td>
<td align="center">6,7 à 7,05</td>
</tr>
<tr>
<td>Solubilité à pH égal</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Surface utile effective</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Circulation hydraulique</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Stabilité mécanique</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Absence de boues, colmatage</td>
<td align="center">&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Régularité de dissolution</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Rendement  (KH délivré / masse)</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Disponibilité</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Maintenance</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Modélisation (calcul)</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
<tr>
<td>Polyvalence</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
<td align="center">&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;&#9733;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>4.2. Impact des caractéristiques physiques du média</h4>
<p class="align-j"> Le bref inventaire des caractéristiques ci-dessus  dévoile que leur performance  ne dépend pas seulement de la constitution chimique. Les caractéristiques physiques jouent un rôle tout aussi essentiel dans la performance du réacteur. </p>
<ul>
<li><strong>Granulométrie</strong> : la finesse assure une grande surface spécifique pour la dissolution. Pour autant cette finesse peut engendrer une perte de charge, réduire la circulation de l&rsquo;eau et avec elle la dissolution du média. Des formes plus grossières proposent une moindre surface d&rsquo;échange, compensée par une meilleure circulation interne.</li>
<li><strong>Forme</strong> :  les formes variées laissent des espaces libres tandis que celle sphériques se tassent. N&rsquo;hésitons pas à recycler les squelettes variés de nos coraux malheureusement morts.</li>
<li><strong>Solidité</strong> : l&rsquo;abrasion génère plus facilement des particules fines à l&rsquo;origine de boues qui obstruent la colonne et forme des poches gazeuses stagnantes.</li>
<li><strong>Porosité</strong> : elle assure une grande surface spécifique et permet des échanges à cœur. Les bris de coraux sont de ce fait plus efficaces que l&rsquo;ARM de composition similaire, le pH de dissolution est réduit pour une même production de Ca, KH.
    </li>
</ul>
<p class="align-j">Le choix d&rsquo;un substrat dépend de nombreux facteurs parfois contradictoires. Le but étant le même : une dissolution maitrisée sans impact négatif telle que l&rsquo;acidification de l&rsquo;eau. Il en résulte pour le calculateur RAC, l&rsquo;adoption de coefficient de rendement pour évaluer les consommations. Les bris de coraux s&rsquo;avèrent le premier choix.</p>
<div class="grille" style="grid-template-columns: repeat(3,1fr);">
<div class="grille-titre ">Media calcaires variés</div>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/20.jpg"><figcaption class="figlegende">Bris de coraux « fingers »</figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/21.jpg"><figcaption class="figlegende">ARM Calcium Reactor Media de différentes granulométries. </figcaption></figure>
<figure class="figcolonne"><img   alt="" / class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/22.jpg"><figcaption class="figlegende">Deltec Calcite Media 9-18mm.</figcaption></figure>
</p></div>
<h2>5. Paramétrages du RAC</h2>
<p class="align-j"> Le fonctionnement optimal d&rsquo;un RAC vise à couvrir la consommation quotidienne en Ca et KH du bac sans l&rsquo;acidifier  avec une consommation de CO₂ réduite. Il n&rsquo;est pas conçu pour corriger une dérive importante à traiter par une complémentation ciblée. </p>
<h3>5.1. Notions générales de paramétrage</h3>
<p class="align-j">Avant d&rsquo;aborder le réglage, passons en revue des notions générales permettant une meilleure compréhension.</p>
<h4>5.1.1. Impact du pH interne</h4>
<p>Le   carbonate de calcium a une  solubilité  très faible, quelques mg/l, au pH de l&rsquo;eau de mer. Au contraire il a plutôt tendance à précipiter. Mais en milieu acide avec l&rsquo;apport de CO₂ il n’existe plus de limite de solubilité. <strong>La quantité dissoute dépend du pH</strong>. </p>
<ul>
<li>pH trop élevé : <span class="align-j">Le pH maximal à partir duquel le CaCO₃ peut commencer à s&rsquo;y dissoudre  est de l&rsquo;ordre de pH 7,6. </span>xxxxxxx dissolution inefficace, temps de contact insuffisant xxxxx</li>
<li>pH trop bas : L&rsquo;alcalinité peut atteindre des valeurs extrêmes &gt;&nbsp;100 dKH avec un pH interne bas, mais on constate du colmatage,    dégazage excessif de CO₂, dissolution non linéaire &#8230;..</li>
</ul>
<p><span class="align-j">Dans la pratique le pH interne varie selon le substrat  entre  7,0 pour obtenir une légère dissolution avec les formes de CaCO3 les plus solubles et 6,3 une acidité très agressive.</span></p>
<h4>5.1.2. Impact du débit de l&rsquo;effluent</h4>
<p class="align-j">Pour un pH donné, <strong>la quantité d&rsquo;alcalinité apportée dépend aussi du débit de l&rsquo;effluent</strong>.</p>
<h4 class="align-j">5.1.3. Régimes de fonctionnement : pH  vs débit </h4>
<p class="align-j">On le comprend : il existe de nombreux  réglages de pH interne et débits permettant d&rsquo;atteindre l&rsquo;objectif d&rsquo;alcalinité dans l&rsquo;aquarium, entre des limites conditionnées par la nature et  la porosité du substrat comme nous l&rsquo;avons abordé. Le réglage du RAC ne vise donc pas une valeur de dKH en sortie mais  un équilibre cinétique contrôlé entre pH et débit. <br />
    Ainsi deux régimes de fonctionnement opposés (identifiés doux et agressif dans le calculateur) selon la valeur du pH interne, permettent d&rsquo;atteindre un même objectif de KH bac, mais  avec des impacts différents. </p>
<h5 class="align-j">Régime &quot;agressif&quot; : pH bas et débit faible</h5>
<p>C&rsquo;est la méthode utilisée à l&rsquo;origine des premiers RAC en récifal. Elle permettait de produire un effluent à très forte alcalinité 35 à 50 dKH avec n&rsquo;importe quel média&#8230; et de vendre des petits RAC destinés à de gros volumes. Un sous dimensionnement qui <strong>présente des risques</strong> : </p>
<ul>
<li>Rendement CO2 faible (surconsommation)</li>
<li>Effluent très acide entrainant l&rsquo;<strong>acidification du bac</strong>.</li>
<li>Sensible aux dérives (colmatage, sur-acidification),</li>
<li>Peu tolérant aux variations de débit. </li>
<li>Dissolution non stœchiométrique, une surproduction de CO₂ dissous sans gain proportionnel en alcalinité.</li>
</ul>
<p> Ce type de RAC ne convenait qu&rsquo;aux <strong>aquariums peu densément peuplés en organismes calcificateurs.</strong></p>
<p class="align-j">xxx Régimes &quot;commerciaux&quot; </p>
<p class="align-j">Les fabricants proposent souvent une approche simple pour l’utilisateur, très simplifiée, voire simpliste, mais qui fait abstraction du besoin réel et qui peut conduire, avec les valeurs de base recommandées (pH ≈ 6,5 ; débit effluent 1 goutte toutes les 2 s ; objectif ≈ 35 à 50 dKH&#8230;)  à un débit trop faible imposant un très faible  pH et l&rsquo;acidification du bac, ou bien un débit qui dépasse la capacité du réacteur. Le temps de contact devenant trop court le KH de l&rsquo;effluent chute  malgré l&rsquo;augmentation de CO₂. Le mal est fait : il faut  changer pour un RAC plus volumineux. xxxxxxxxxxxxx </p>
<h5>Régime  &quot;doux&quot; : pH haut et débit élevé</h5>
<p>Cette <strong>approche actuelle</strong> consiste à générer un <strong>pH interne haut</strong> (pH&nbsp;6,7 &#8211; 6,9), <strong>proche du seuil de dissolution</strong> (tableau 2). La dissolution à alcalinité moyenne 15 à 25&nbsp;dKH est alors entretenue par une surface spécifique élevée</p>
<p>    et un flux alcalin à haut débit. <br />
    Cette méthode présente de <strong>nombreux avantages</strong> : </p>
<ul>
<li><strong>Excellent rendement</strong> CO2.</li>
<li>Effluent peu acide avec un <strong>impact pH bac minimal</strong></li>
<li>Très grande <strong>stabilité</strong>.</li>
<li><strong>Pas  de dégazage</strong> en sortie.</li>
<li>Compatible avec <strong>bacs très chargés</strong> en calcificateurs</li>
</ul>
<p>  Et quelques inconvénients :</p>
<ul>
<li>Dépend fortement de la qualité du média.</li>
<li>Rendement volumique plus faible.</li>
<li>Réacteur  plus volumineux.</li>
<li>Moins tolérant à une baisse de débit ou à un média colmaté.</li>
</ul>
<p class="align-j">Ce régime  convient aux bacs très consommateurs avec une stabilité ionique et pH maitrisé. C&rsquo;est un régime rationnel, qui couvre le besoin avec un minimum de risques.</p>
<h3>5.2. Dimensionner  le RAC</h3>
<p class="align-j">Le  dimensionnement d&rsquo;un réacteur à calcaire consiste à déterminer sa taille pouvant contenir le volume de  média nécessaire pour couvrir la consommation en alcalinité. <br />
    Il met en jeu des paramètres nombreux, interagissant entre eux, dont on ne peut appréhender tous les effets. Aussi, si l&rsquo;estimation repose  sur des  relations physiques et chimiques, elle fait aussi appel à des règles issues de l&rsquo;expérimentation de réacteurs en fonctionnement réel. L&rsquo;objectif  n&rsquo;est donc pas d&rsquo;obtenir une valeur exacte, mais un ordre de grandeur fiable  permettant de choisir un réacteur adapté en fonction des objectifs, sans risque  d&rsquo;acidification de l&rsquo;eau. <strong>Le <a href="#calculateur">Calculateur RAC</a> permet de dimensionner</strong> le réacteur sans procéder aux calculs qui suivent.</p>
<p class="align-j">Le processus de dimensionnement suit les étapes suivantes :</p>
<ol>
<li>Déterminer la consommation du bac</li>
<li>Déduire la consommation en alcalinité</li>
<li>Déterminer la dissolution permise par le média</li>
<li>Estimer le volume de média   nécessaire </li>
<li>Dimensionnner le réacteur pouvant contenir ce volume</li>
</ol>
<h4>5.2.1. Déterminer la consommation du bac</h4>
<p class="align-j">Selon le cas, on peut souhaiter acquérir un RAC pour un usage à long terme répondant aux besoins futurs, ou bien évaluer une situation actuelle pour affiner les réglages. </p>
<h5>Mesurer le besoin actuel</h5>
<p class="align-j">Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;estimer la consommation actuelle,  pour un premier réglage ou pour l&rsquo;améliorer. Le réglage sera affiné selon  l&rsquo;évolution de la densité  des calcificateurs (acquisitions, croissance, élagages&#8230;). <span class="align-j">Connaissant le besoin journalier du bac  &Delta;KH<sub>bac</sub> (dKH/j) , on pourra déduire l&rsquo;apport horaire nécessaire en carbonates et procéder aux réglages.</span></p>
<p>La mesurer se réalise précisément en stoppant momentanément tout apport de carbonates  : </p>
<ol>
<li>Stabiliser le bac à une valeur cible au-dessus de la limite basse (eau de mer), vers 8 &#8211; 9 dKH.</li>
<li>Mesurer le KH à une heure précise (dKH1)  en respectant le mode opératoire, avant la reprise de l&rsquo;éclairage.</li>
<li>Arrêter toute compensation KH (Balling, RAC, buffer) pendant la mesure. </li>
<li>Maintenir : même photopériode, nourrissage inchangé, écumage et brassage constants durant 24 à 48 heures.</li>
<li>Mesurer le KH  (dKH2), à la même heure, au même endroit, avec le même lot de test .</li>
<li> Calculer la consommation journalière du bac &Delta;KH<sub>conso</sub> (dKH/j) = (dKH1 &#8211; dKH2) / nombre de jours. <br />
      Exemple : pour une valeur initiale  8,7 dKH qui tombe à 7,5 dKH après 24&nbsp;h d&rsquo;arrêt, la consommation du bac &Delta;KH<sub>conso</sub> = (8,7-7,5) / 1&nbsp;j = 1,2 dKH/j.</li>
</ol>
<h5>Calculer le besoin futur</h5>
<p class="align-j">La croissance des coraux suit une relation sigmoïde, avec une phase exponentielle   avant sa stabilisation. Autant dire qu&rsquo;elle peut vite s&rsquo;accélérer, pouvant évoluer entre 0,5 et 2,5 dKH/j. Il est préférable de l&rsquo;anticiper avec l&rsquo;acquisition d&rsquo;un RAC qui ne sera pas vite dépassé. Pour ce,  la série de calculs qui suit n&rsquo;est donnée qu&rsquo;à titre informatif : le <a href="#calculateur">Calculateur RAC</a> permet d&rsquo;estimer la consommation de l&rsquo;aquarium selon la densité de population et son niveau de développement. </p>
<h4>5.2.2. Consommation en alcalinité du  bac</h4>
<p class="align-j">La consommation journalière en alcalinité &Delta;KH<sub>conso</sub> étant établie en dKH, il est nécessaire de la convertir  en masse de carbonate de calcium dissoute M<sub>CaCO3</sub> selon sa définition chimique  : 1 dKH correspond à 17,848 mg de CaCO₃ par litre d&rsquo;eau.</p>
<table id="equation4" class="tableau" style="max-width:700px;">
<caption class="tableau-titre">
    Equation 4<br />
    </caption>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align:center" width="40%"><math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
            <mrow>
              <msub>
                <mi>M</mi>
                <mrow>
                  <mi>CaCO3</mi>
                </mrow>
              </msub>
              <mi>/j</mi>
              <mo>=</mo>
              <mn>0,01786</mn>
              <mo>&#x00D7;</mo>
              <msub>
                <mi>V</mi>
                <mi>bac</mi>
              </msub>
              <mo>&#x00D7;</mo>
              <msub>
                <mi>&Delta;KH</mi>
                <mi>conso</mi>
              </msub>
            </mrow>
          </math></td>
<td>M<sub>CaCO3</sub>/j : masse de CaCO₃ consommée par jour (g/j)<br />
          V<sub>bac</sub> : volume de l&rsquo;aquarium (L) <br />
          &Delta;KH<sub>conso</sub> : consommation alcaline journalière du bac (dKH/j).</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Exemple&nbsp;: un bac  de 1000 L consommant une alcalinité 1,5 dKH/j, consomme 1000 L x 17,848 mg/L ≈ 26,8 g  de CaCO₃ par jour<br />
    Cette valeur  représente la quantité de calcaire que le RAC doit dissoudre quotidiennement.</p>
<h4>5.2.3. Dissolution du média dans le RAC</h4>
<p class="align-j">La capacité du RAC à dissoudre le calcaire peut s&rsquo;estimer avec deux paramètres  reliant la  dissolution chimique du CaCO₃ au fonctionnement réel du réacteur  :</p>
<ul>
<li>Dv : La dissolution volumique du média </li>
<li>&epsilon;<sub>media</sub> : Le facteur d’efficacité du média.</li>
</ul>
<h5>a &#8211; Dissolution volumique du média </h5>
<p class="align-j">La dissolution volumique du média Dv représente la  masse de carbonate dissoute par litre de média et par jour en fonction du pH interne au RAC :</p>
<table class="tableau" style="max-width:600px;">
<caption class="tableau-titre">
    Equation 5<br />
    </caption>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align:center" width="40%"><math>
            <mrow>
              <msub>
                <mi>D</mi>
                <mi>v</mi>
              </msub>
              <mo>=</mo>
              <mn>1,1</mn>
              <mo>&#x00D7;</mo>
              <msup>
                <mn>10</mn>
                <mrow>
                  <mn>0,75</mn>
                  <mo>(</mo>
                  <mn>7,1</mn>
                  <mo>&#8211;</mo>
                  <mi>pH</mi>
                  <mo>)</mo>
                </mrow>
              </msup>
            </mrow>
          </math></td>
<td> Dv : dissolution volumique (g<sub>CaCO3</sub>/L<sub>media</sub>/j) <br />
          pH : pH dans le réacteur. </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="align-j">Cette  relation reflète la réalité chimique : la dissolution du CaCO₃ augmente très rapidement lorsque le pH diminue&nbsp;(tableau 5). </p>
<table class="tableau" style="max-width:500px;">
<caption class="tableau-titre">
    Tableau 5 : Dissolution du calcaire selon le pH<br />
    </caption>
<tbody>
<tr>
<th width="20%">pH</th>
<td align="center">7,0</td>
<td align="center">6,8</td>
<td align="center">6,6</td>
<td align="center">6,4</td>
<td align="center">6,2</td>
</tr>
<tr>
<th>Dv<span class="align-j"> (g/L/j)</span></th>
<td align="center">1.3</td>
<td align="center">1,85</td>
<td align="center">2,6</td>
<td align="center">3,7</td>
<td align="center">5,2</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="align-j">Le Calculateur RAC permet de simuler l&rsquo;impact du pH interne sur le volume de média. L&rsquo;expérience montre qu&rsquo;un pH ≈ 6,75 à 6,95 permet des réglages sans risque d&rsquo;acidification de l&rsquo;eau. </p>
<h5>b &#8211; Facteur d’efficacité du média </h5>
<p class="align-j">La dissolution volumique ne reflète pas à elle seule la capacité de dissolution. En  pratique de nombreux paramètres  influent&nbsp;: la  granulométrie et  la surface du       média&nbsp; &nbsp;; l&rsquo;eau recircule   cumulant les dissolutions successives&nbsp;; débit d&rsquo;effluent&nbsp;; distribution du pH dans le lit       de média&nbsp;avec des zones plus acides  à l&rsquo;entrée du CO2&#8230; La dissolution réelle s&rsquo;avère supérieur d&rsquo;environ 30%. La dissolution est affectée d&rsquo;un coefficient d&rsquo;efficacité du média &epsilon;<sub>media</sub>&nbsp;≈&nbsp;1,3. </p>
<h4>5.2.4. Volume de média</h4>
<p class="align-j">La dissolution du média étant connue, il reste à prendre en compte l&rsquo;usure du média dans le temps. Son volume  diminuant, la capacité  du RAC       se réduit, et fortement quand le média atteint   ≈&nbsp;60&nbsp;% du volume initial.  Le volume est donc majoré d&rsquo;un coefficient      de réserve Kv  (Kv&nbsp;≈1,2, soit  20&nbsp;% du besoin). Il  assure  une marge de fonctionnement efficace de 40&nbsp;% entre deux recharges, en général 2 fois par an. xxxxxxx CALCULATEUR ??????</p>
<p class="align-j">Le calcul  du volume du média V<sub>media</sub> selon l&rsquo;équation&nbsp;6 reste une approximation, mais l&rsquo;expérience  montre  qu&rsquo;elle est très  réaliste.</p>
<table class="tableau" style="max-width:700px;">
<caption id="equation6" class="tableau-titre">
    Equation 6<br />
    </caption>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align:center" width="40%"><math>
            <msub>
              <mi>V</mi>
              <mtext>media</mtext>
            </msub>
            <mo>=</mo>
            <mfrac>
              <mrow>
                <msub>
                  <mi>M</mi>
                  <mi>CaCO3</mi>
                </msub>
                <mo>×</mo>
                <mi>Kv</mi>
              </mrow>
              <mrow>
                <mi>Kv</mi>
                <mo>×</mo>
                <msub>
                  <mi>&epsilon;</mi>
                  <mtext>media</mtext>
                </msub>
              </mrow>
            </mfrac>
          </math></td>
<td> M<sub>CaCO3</sub> : masse de CaCO₃ à fournir chaque jour (g/j).<br />
          Dv : dissolution volumique du média (g<sub>CaCO3</sub>/L<sub>media</sub>/j)<br />
          <span class="align-j"> &epsilon;<sub>media</sub>&nbsp;</span> : coef. efficacité du média <span class="align-j">≈&nbsp;1,3. </span><br />
          Kv : coef. volume de réserve média <span class="align-j">≈1,2.</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="align-j">Exemple  : une consommation de 26,8 g/j de CaCO3 correspond   à pH 6,8  une dissolution  ≈ (26,8  x 1.2) / (1.85 x 1,3) soit 13.4&nbsp;L   de média.</p>
<h4>5.2.5. Dimensionner le réacteur </h4>
<p>La chambre du réacteur  V<sub>RAC</sub> réserve à son sommet un espace libre, sans média, pour la mesure du pH, la fermeture, les connexions (dégazage, effluent&#8230;). Le calcul du volume de média étant déjà affecté d&rsquo;un coefficient de sécurité,  il n&rsquo;est pas nécessaire de la surdimensionner. Un excédent de 10% suffit en général. </p>
<p>Notre exemple conduit donc à choisir un RAC de  volume interne V<sub>RAC</sub> : 13,4 x 1,1 = 14,7 litres. </p>
<h3>5.3. Réglages du RAC</h3>
<p class="align-j">Le réglage consiste à équilibrer deux paramètres couplés :</p>
<ul>
<li>le pH interne du RAC (piloté par l’injection de CO₂)</li>
<li>le débit de l’effluent (pompe doseuse ou vanne)<br />
      afin d’obtenir une élévation d’alcalinité de l’effluent par rapport à l’eau du bac. </li>
</ul>
<p class="align-j">L’objectif est que la quantité de CaCO₃ dissoute par jour compense exactement la consommation du bac, tout en conservant un pH interne relativement élevé pour un fonctionnement « doux ».</p>
<p class="align-j">Les réglages du pH et du débit peuvent se réaliser par approximations successives selon le test KH dans le bac. Leur calcul anticipé permet cependant de procéder de manière plus pertinente. <strong>Tous les calculs qui suivent sont intégrés dans le <a href="#calculateur">Calculateur RAC</a></strong>. Il permet de débuter le réglage avec des valeurs cohérentes xxxx </p>
<p class="align-j">La méthode décrite ici donne la priorité au pH, ce dernier ne devant jamais être en dessous d&rsquo;un seuil critique d&rsquo;acidification de l&rsquo;eau. La consommation du bac étant déjà connue au chapitre précédent.</p>
<p class="align-j">Le réglage du RAC se résume à&nbsp;:</p>
<ol>
<li>Régler le pH interne à un niveau élevé compatible avec le substrat. </li>
<li>Fixer une élévation d’alcalinité de l’effluent (ΔKH effluent). </li>
<li>Calculer puis régler le débit d’effluent correspondant. </li>
<li>Ajuster finement le débit pour stabiliser le KH du bac. </li>
<li>Réajuster le pH si besoin.</li>
</ol>
<h4>5.3.1. Régler le pH interne</h4>
<p class="align-j">Le pH détermine la vitesse de dissolution du média et donc la  quantité d&rsquo;alcalinité poduite par le média. Dans l&rsquo;approche d&rsquo;un <strong>régime &quot;doux&quot;</strong> avec pH haut et débit élevé, viser une valeur proche (0,1&nbsp;à 0,2 pH en dessous) du seuil de dissolution (tableau 4 xxxxxxxxx). Par exemple&nbsp;:  pH&nbsp;6,9 avec des fingers de coraux. Plus tard, une fois l&rsquo;objectif de KH atteint et stabilisé dans l&rsquo;aquarium, on pourra affiner le pH interne le plus haut  possible pour réduire la plage de variation de pH de l&rsquo;eau et la consommation de CO2. xxxx </p>
<h4>5.3.2. Fixer l&rsquo;élévation d’alcalinité du KH de l&rsquo;effluent</h4>
<p class="align-j">L’apport quotidien d’alcalinité &nbsp;(KH<sub>total</sub>) au bac dépend de l’augmentation d’alcalinité produite par le RAC (ΔKH<sub>effluent</sub>). Dans un <strong>régime doux</strong> on cible une élévation de l&rsquo;alcalinité entre bac et sortie de RAC : <strong>ΔKH<sub>effluent</sub>&asymp; 3 à 5   dKH</strong>. </p>
<table class="tableau" style="max-width:600px;">
<caption class="tableau-titre">
    Equation 7<br />
    </caption>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align:center" width="40%">KH<sub>effluent</sub> = KH<sub>bac</sub> + ΔKH<sub>effluent</sub></td>
<td>KH<sub>effluent</sub> : alcalinité de l&rsquo;effluent en sortie de RAC (dKH) <br />
          KH<sub>bac</sub> : alcalinité du bac (dKH)<br />
          &Delta;KH<sub>effluent</sub> : augmentation alcaline dans le RAC (dKH).</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="align-j">Exemple si l&rsquo;alcalinité du bac est 8&nbsp;dKH<sub>bac</sub>, alors régler l&rsquo;alcalinité de l&rsquo;effluent KH<sub>effluent</sub> à 8 + 4 = 12 dKH<sub>effluent.</sub></p>
<h4>5.3.3. Calculer puis régler le débit d’effluent</h4>
<p class="align-j">L’<strong>apport quotidien d’alcalinité</strong> &nbsp;(KH<sub>total</sub>) au bac dépend de l’augmentation d’alcalinité produite par le RAC (ΔKH<sub>effluent</sub>) mais aussi du <strong>débit de l’effluent</strong> (Q<sub>effluent</sub>). Le réglage consiste à <strong>ajuster le débit pour obtenir une alcalinité</strong> raisonnable. C&rsquo;est à dire plus basse que ce qui est historiquement conseillé pour minimiser les risques de précipitation et d&rsquo;acidification de l&rsquo;eau.</p>
<p class="align-j"> Le débit de l&rsquo;effluent en sortie de RAC en fonction de son KH se formule par&nbsp;l&rsquo;équation : </p>
<table class="tableau" style="max-width:700px;">
<caption class="tableau-titre">
    Equation 8<br />
    </caption>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align:center" width="35%"><math>
            <msub>
              <mi>Q</mi>
              <mi>effluent</mi>
            </msub>
            <mo>=</mo>
            <mfrac>
              <mrow>
                <msub>
                  <mi>&Delta;KH</mi>
                  <mi>conso</mi>
                </msub>
                <mo>.</mo>
                <msub>
                  <mi>V</mi>
                  <mi>bac</mi>
                </msub>
              </mrow>
              <mrow>
                <mi>24</mi>
                <mo>.</mo>
                <msub>
                  <mi>&Delta;KH</mi>
                  <mi>effluent</mi>
                </msub>
              </mrow>
            </mfrac>
          </math></td>
<td>Q<sub>effluent</sub> : débit d&rsquo;effluent (L/h)<br />
          &Delta;KH<sub>effluent</sub> : augmentation KH effluent dans le RAC (dKH) <br />
          &Delta;KH<sub>conso</sub> : consommation alcaline journalière du bac (dKH).<br />
          V<sub>bac</sub> : volume du bac (L)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>  <math>
    <mi></mi>
  </math><br />
  <math>
    <mfrac>
      <msub></msub>
    </mfrac>
  </math></p>
<h4>5.3.4. Ajuster finement le KH  par le débit effluent</h4>
<p class="align-j">Ces premières étapes permettent de dégrossir le réglage dans un régime doux. Les paramètres en jeu étant nombeux et interdépendants, il faudra certainement <strong>ajuster l&rsquo;apport de KH en sortie de RAC</strong> pour obtenir l&rsquo;alcalinité souhaitée dans l&rsquo;aquarium. Cela se réalise finement principalement <strong>via le débit  d&rsquo;effluent</strong> Q<sub>effluent</sub>, tandis que le pH interne n&rsquo;influence que la concentration de l’effluent. Le KH de l’effluent correspond à l’alcalinité de l’eau du bac augmentée de la production du RAC&nbsp;: </p>
<p class="align-j">Le <strong> <a href="#calculateur">Calculateur RAC</a></strong> permet de simuler l&rsquo;impact de différents  débits  d&rsquo;effluent Q<sub>effluent</sub> sur le KH<sub>effluent</sub> en sortie de RAC.</p>
<h4>5.3.5. Réajuster le pH si besoin</h4>
<p class="align-j">Le débit constitue  le réglage principal&nbsp;:  il permet d’ajuster finement l’apport total d’alcalinité. Le pH interne positionne plutôt la plage de fonctionnement : il fixe la concentration de l’effluent. <br />
    Le pH<br />
    nécessite parfois un réajustement, toujours aussi élevé que possible, quand le débit sort d’une zone raisonnable, anormalement élevé ou faible ou ne permet pas d&rsquo;atteindre l&rsquo;objectif&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Le débit est excessif</strong> : si le <strong>KH du bac reste insuffisant</strong> malgré un débit d’effluent déjà élevé, cela signifie que l’effluent est trop peu enrichi en alcalinité. Autrement dit, la dissolution du média est trop faible pour la consommation du bac. Il faut alors abaisser légèrement le pH interne du RAC (augmenter l’injection de CO₂) afin d’augmenter la dissolution du CaCO₃. Le KH de l’effluent augmente alors, ce qui permet de réduire le débit nécessaire pour atteindre le même apport d’alcalinité. </li>
<li><strong>Le débit est trop faible</strong> : si l’<strong>alcalinité du bac augmente</strong> alors que le débit d’effluent est déjà très faible, ou si l&rsquo;on a des <strong>difficultés à contenir l&rsquo;acidification</strong> de l&rsquo;eau, cela signifie que l’effluent est trop concentré. La dissolution du média est trop importante par rapport aux besoins du bac. On peut alors augmenter légèrement le pH interne du RAC (réduire l’injection de CO₂) afin de diminuer la dissolution du média. Le KH de l’effluent diminue, ce qui permet d’augmenter le débit d’effluent tout en conservant un apport total d’alcalinité adapté.</li>
</ul>
<h3>5.4. Quand faire fonctionner le RAC</h3>
<p class="align-j">Les coraux consomment principalement calcium (Ca) et alcalinité (KH) pendant la photopériode. Cependant la consommation nocturne reste significative&nbsp;: elle représente environ un tiers de la consommation totale.</p>
<p>    Il ne faut donc <strong>pas arrêter le RAC la nuit</strong>. </p>
<p class="align-j">Réduire son fonctionnement nocturne pour limiter la baisse du pH du bac peut sembler logique, mais c’est une fausse bonne idée. Le volume d’eau de l’aquarium constitue un réservoir alcalin important qui amortit naturellement les variations. Le RAC participe justement à maintenir cette réserve tampon. De plus, arrêter le RAC perturbe l’équilibre interne du réacteur (pH et dissolution du média). Pour ces raisons, <strong>le RAC doit fonctionner en continu (24 h/24)</strong> afin de garantir la stabilité chimique de l’aquarium.</p>
<h2 class="align-j">6. Consommations</h2>
<p class="align-j">La connaissance des consommations permet d&rsquo;évaluer les besoins à l&rsquo;achat et en réapprovionnement des  consommables : média calcaire (CaCO₃)  et de dioxyde de carbone (CO₂). Dans un réacteur à calcaire leurs consommations sont liées par la stœchiométrie de la dissolution (équation 1).</p>
<h3>6.1. Média calcaire</h3>
<h3>6.1. Poids du média en charge</h3>
<p class="align-j">Le volume de média du RAC chargé est déterminé par l&rsquo;<a href="#equation4">équation 6</a>. La masse du média dépend de sa masse volumique apparente &rho;<sub>media</sub>,  très variable selon ses caractéristiques : vides entre grains&nbsp;;  tassement du lit&nbsp;; granulométrie&nbsp;; forme des grains&#8230; de 0,75&nbsp;g/L pour des fingers de 30&nbsp;mm à 1,55&nbsp;g/L pour de la calcite en granulés de 2&nbsp;mm.</p>
<table class="tableau" style="max-width:600px;">
<caption id="equation9" class="tableau-titre">
    Equation 9<br />
    </caption>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align:center" width="35%"><math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
            <mrow>
              <msub>
                <mi>M</mi>
                <mi>media</mi>
              </msub>
              <mo>=</mo>
              <msub>
                <mi>V</mi>
                <mi>media</mi>
              </msub>
              <mo>&#x00D7;</mo>
              <msub>
                <mi>&#x03C1;</mi>
                <mi>media</mi>
              </msub>
            </mrow>
          </math></td>
<td> V<sub>media</sub> : volume de média dans le RAC en charge (L)<br />
          M<sub>media</sub> : masse de média dans le RAC en charge (Kg)<br />
          &rho;<sub>media</sub> : masse volumique apparente du média (kg/L)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="align-j">Pour compléter notre exemple : la masse de 13,4&nbsp;L de  finger 30&nbsp;mm de masse volumique apparente 0,75 kg/L, nécessaires pour remplir le RAC est égale à 13,4 x 0,75 = 10,1&nbsp;kg.</p>
<h3 class="align-j">6.1.2. Consommation du média </h3>
<p class="align-j">La masse de CaCO3 consommée chaque jour, définie par <a href="#equation4">l&rsquo;équation 4</a>, permet d&rsquo;estimer le besoin sur plusieurs jours ou verifier la durée d&rsquo;une recharge. </p>
<h3>Consommation en CO<sub>2</sub></h3>
<h5>Calcul théorique</h5>
<p class="align-j">La consommation de CO<sub>2</sub> est gouvernée par la quantité de CaCO<sub>3</sub> dissoute. L&rsquo;équation 1 montre qu&rsquo;1 mole de CaCO<sub>3</sub> dissoute (100,1&nbsp;g/mol)  consomme 1 mole de CO₂ (44,0&nbsp;g/mol). Masse&nbsp;CO<sub>2</sub> = masse CaCO<sub>3</sub> × 44,0/100,1 ≈ 0,44 × masse CaCO<sub>3</sub>.
  </p>
<p class="align-j">&nbsp;</p>
<p class="align-j">Exemple : si le RAC dissout le média à raison de 28.6&nbsp;g/l/j alors il emploierait théoriquement une masse de CO<sub>2</sub> = 28,6 x 44,0 / 100,1 = 12.6 g CO<sub>2</sub>/j.</p>
<p class="align-j">
    xxxxxxxxxxxxxx formule simplifiée </p>
<p>  CO2&nbsp;(g/j) = (V × ΔdKH × 0,357) / 2 × 44 [Equation 4]<br />
  en simplifiant :<br />
  où :</p>
<ul>
<li> V = volume du bac (L) </li>
<li> ΔdKH= consommation journalière (dKH/j) </li>
<li> 44 = masse molaire du CO2 (g/mol) </li>
</ul>
<p>Formule simplifiée : CO2 (g/j)<br />
    ≈ 7,85 × V (m3) × ΔdKH x<span class="align-j"> η</span> [Equation 4] <br />
    avec V = volume bac en m3 ; ΔdKH= consommation journalière (dKH/j) ; <span class="align-c">η</span> = rendement <br class="align-j"><br />
    La consommation théorique de CO2 d’un réacteur à calcaire peut être déduite directement de la consommation d’alcalinité du bac, à raison d’une mole de CO2 pour deux équivalents d’alcalinité produits.  </p>
<h5>Consommation pratique, rendement<span class="align-j"> CO2 : η</span></h5>
<p class="align-j">La consommation réelle de dioxyde de carbone est cependant toujours supérieure à la quantité strictement nécessaire à la dissolution du carbonate de calcium en raison de l’export d’une fraction du CO2  vers l’aquarium sous forme dissoute via  l’effluent. Cet export a des effets favorables et parfois défavorables pour l&rsquo;aquarium. </p>
<ul class="align-j">
<li><strong>Export efficace</strong> : une partie du CO2 injecté est temporairement présente sous forme de CO2(aq) et d’acide carbonique H2₂CO₃. Elle participe bénéfiquement à l’équilibre carbonaté du système, peut être consommée par la photosynthèse et contribue au pH diurne. Cette fraction ne constitue pas une perte au sens chimique.</li>
<li><strong>Export non valorisé</strong> (acidifiant) : une autre fraction du CO₂, sous forme de gaz non dissous ou d&rsquo;excès lié à un pH interne trop bas, n&rsquo;est pas exploitée dans la chimie du bac. Elle est en partie éliminée par dégazage et contribue pour le reste à une acidification progressive de l&rsquo;eau, sans production proportionnelle d&rsquo;alcalinité. </li>
</ul>
<p class="align-j">Le rendement η<sub>CO2</sub> traduit l’efficacité de conversion  du CO2 injecté en alcalinité utile. Il  dépend&nbsp;de la valeur du pH interne du réacteur, de la nature chimique du substrat (calcite, aragonite), de sa porosité (ARM, fingers de coraux) et des cinétiques de dissolution associées.  À titre indicatif, on observe généralement : </p>
<ul>
<li><span class="align-j">η<sub>CO2</sub></span> ≈ 0,5 à 0,7 pour un RAC correctement réglé, assurant une production d’alcalinité efficace et un export majoritairement utile ; </li>
<li><span class="align-j">η</span><span class="align-j"><sub>CO2</sub></span>&lt; 0,5 lorsque le pH interne est trop bas, conduisant à un excès de CO2 non valorisé et à une tendance à l’acidification du système.</li>
</ul>
<p>  Le calculateur prend en compte différents  rendements <span class="align-j">η<sub>CO2</sub></span> :</p>
<ul class="align-j">
<li><strong>η<sub>CO2</sub> &lt; 0,35 &#8211; Critique</strong> : valeur alarme extrême. Le CO₂ est massivement perdu, le pH interne trop bas. Il y a dysfonctionnement ou mauvais réglage.</li>
<li><strong>η<sub>CO2</sub> de 0,35 à 0,55 &#8211; Acidifiant </strong>: un excès de CO2 est non converti,  typique des régimes à pH &lt; 6,4.</li>
<li><strong>η<sub>CO2</sub> de 0,55 à 0,65 &#8211; Standard</strong> : correspond à de nombreux RAC fonctionnels.</li>
<li><strong>η<sub>CO2</sub> de 0,65 à 0.75 : Optimisé</strong> : bon équilibre dissolution / export, faible dérive pH du bac. C&rsquo;est une cible raisonnable.</li>
<li><strong>η<sub>CO2</sub> &gt; 0,75 &#8211; Dissolution lente</strong> : la conversion est lente mais efficace, souvent associée à un pH élevé, un fort débit d&rsquo;éluat, un substrat très poreux.</li>
</ul>
<p class="align-j">Les régimes de pH et les classes de rendement η<sub>CO2</sub> sont corrélés mais non équivalents : un pH interne modéré associé à un fort débit peut présenter un η<sub>CO2</sub> supérieur à un fonctionnement plus acide.</p>
<p>Equation simplifiée de la consommation journalière en CO2&nbsp;en fonction de la conso en CaCO3 dans le volume du bac :</p>
<table class="tableau" style="max-width:700px;">
<caption class="tableau-titre">
    Equation 9<br />
    </caption>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align:center" width="40%">
		  <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" display="block">
  <msub>
    <mi>M</mi>
    <mtext>CO2</mtext>
  </msub>
  <mo>=</mo>
  <msub>
    <mi>eta</mi>
    <mtext>CO2</mtext>
  </msub>
  <mo>&#x22C5;</mo>
  <mn>0.44</mn>
  <mo>&#x22C5;</mo>
  <msub>
    <mi>M</mi>
    <mtext>CaCO3</mtext>
  </msub>
</math>
		  </td>
<td> M<sub>CO2</sub> : masse de CO2 consommé (g)<br />
          η<sub>CO2</sub> rendement xxxx<br />
          M<sub>CaCO3</sub> : conso. journalière dans le volume du bac (g)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="align-j">Equation simplifiée en fonction de l&rsquo;alcalinité en dKH&nbsp;et du volume du bac :</p>
<table class="tableau" style="max-width:700px;">
<caption class="tableau-titre">
    Equation 10<br />
    </caption>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align:center" width="40%">
		  <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" display="block">
  <msub>
    <mi>M</mi>
    <mtext>CO2</mtext>
  </msub>
  <mo>=</mo>
  <msub>
    <mi>&eta;</mi>
    <mtext>CO2</mtext>
  </msub>
  <mo>&#x22C5;</mo>
  <mn>7.876</mn>
  <mo>&#x22C5;</mo>
  <msub>
    <mi>&#x0394;KH</mi>
    <mtext>conso</mtext>
  </msub>
  <mo>&#x22C5;</mo>
  <mfrac>
    <msub>
      <mi>V</mi>
      <mtext>bac</mtext>
    </msub>
    <mn>1000</mn>
  </mfrac>
</math></td>
<td> M<sub>CO2</sub> : masse de CO2 consommé (g)<br />
          η<sub>CO2</sub> rendement xxxx<br />
          &Delta;KH<sub>conso</sub> : consommation quotidienne du bac (dKH/j/L)<br />
          V<sub>bac</sub> : volume du bac (L)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4><br class="align-j" /><br />
  </h4>
<h2 id="calculateur">Calculateur  RAC  </h2>
<p class="align-j">Le calculateur permet des usages multiples&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Déterminer le type de RAC adapté au besoin.</li>
<li>Choisir les réglages appropriés pour fonctionner en un régime doux.</li>
<li>Evaluer les consommations en média calcaire et en CO2 pour une période choisie.</li>
</ul>
<div style="text-align:center">
    <!-- https important --><br />
    <iframe  width="840" height="800" border="0" frameborder="0" class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.reeflexion.fr/wp-content/uploads/articles/rac/Calcul-RAC/Calcul-RAC.htm"></p>
<p>Your browser does not support iframes.</p>
<p>    </iframe><br />
    <!--Fin du calculateur-->
  </div>
<h2>En savoir plus </h2>
<ul>
<li><a href="https://reefkeeping.com/issues/2002-04/rhf/feature/index.php">Calcium and Alkalinity</a>, Randy Holmes-Farley &#8211; Reefkeeping.com</li>
<li><a href="https://reefs.com/magazine/chemistry-and-the-aquarium-solving-calcium-and-alkalinity-problems/">Chemistry And The Aquarium: Solving Calcium And Alkalinity Problems</a> Randy Holmes-Farley &#8211; Reefs.com</li>
<li><a href="https://reef.diesyst.com/crarticle/crarticle.htm">Calcium Reactors… In, Out and Everything in Between</a>, Jose Dieck</li>
<li><a href="http://reefkeeping.com/issues/2002-05/sh/feature/index.htm">A guide to using calcium reactor, Simon Huntington</a> &#8211; Reefkeeping</li>
<li><a href="https://www.researchgate.net/publication/279871074_The_kinetics_of_calcite_dissolution_in_CO2-water_systems_at_5C_to_60C_and_00_to_10_atm_CO2">The kinetics of calcite dissolution in CO2–water systems</a>, L. N. Plummer<br />
      et all &#8211; February 1978 American Journal of Science 278
   </li>
</ul>
<h3>Images liées:</h3> [<a href="https://reeflexion.fr/reacteur-calcaire/">See image gallery at reeflexion.fr</a>] <p>L’article <a href="https://reeflexion.fr/reacteur-calcaire/">Le Réacteur à calcaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://reeflexion.fr">Reeflexions</a>.</p>
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